Le Canard : journal humoristique, 13 octobre 1906, samedi 13 octobre 1906
[" ¥me Année\u2014Nq.48 fy H: BERTHELOT, FONDATEUR.JOURNAL MONTREAL, 13 OCTOBRE 1906, 5 no Sa 3 RR > \\ Lt a ù an RAT PARAISSANT LE SAMEDI Le Scandale des Assurance.CIC) .ESS REES PI 256 LI ve Se 00SS : = or AN N HUMORISTIQUE BUREAUX 1595-1597 RUE ONTARHI [=] LA COMMISSION D'ENQUETE :\u2014Ohé ! M.Borden, si vous voulez avoir de Ta *\u2018clean .politic**, il faudra que vous commenciez à élever une autre famille.ceux-là, il n\u2019y a pas moyen.J'ai beau essayer de blanchir + Deux paysans sont en arrêt devant une vitrine d'un chapelier du Boulevard St-Michel, Ils contem- _plent avec extase une invention * nouvellement brevetée, un chapeau Au fond duquel figure une petite glace ronde.\u2014Pourquoi done, dit l\u2019un, qu'on a mis ce miroir au fond de ce chapeau ?\u2014Es-tu bête?répond l'autre, Tmais c\u2019est pour celui qui achète le Chapeau, voie comment il lui va, \" parbleu.5 Un jour Callico entre chez un maréchal ferrant et le voit cracher sur son fer, { \u2014Pourquoi cela ?demanda t-il.\u2014Pour savoir si ilest cliaud à point.\u2018 Calico rentre chez lui, sa femme sert le potage.Voulant mettre à profit sa nouvelle découverte et faire le connaisseur, il soulève le couvercle et crache dans le bouillon.\u2014C'estle moyen de savoir s'il -est chaud à poiut, dit-il à sa femme 4, hébahie, Æn police correctionnelle.\u2014Prévenu, vous .avez déjà été condamné ?\u2014Oui, mon président, deux fois par les médecins.= = = Une bontie femme un peu simple, commande un monument pour son défunt mari : \u2014Quelle inscription faut-il mettre sur la pierre ?demande l\u2019entrepreneur.Oh ! une très grosse inscription.\u201cMon pauvre mari était a MALASSIS Sous la vaste coupole de la salle de réunions publiques, plus de deux mille auditeurs se pressaieut.Au milieu d\u2019une lourde atmosphère, épaissie encore par l'odeur Âicre de la fumée des pipes, Malassis pérorait.Malassis, le bavard ndulé de cette foule avide d\u2019illusions, Malassis à la farge lavalière flottant sur le thorax boutouné haut de velours groseille, les longs cheveux rejettés en arrières, la barbe hirsute, le visage coloré, Malassis traitait ce soir-là un sujet passion- want.Sur des emplacements de murs disponibles, à la devanture de certains bars, une éclosion d'ufiiches aanuscrites s'était révélée la veille aux passants, invitant le \u2018\u2018prolétariat'\u2019 à venir entendre la bonne pa- tole,le lendemain soir, au Grand Alcazor, V1 les \u2018 courus.Bien qu\u2019il fut très apprécié par le populaire, le talent oratoire de Malassis ne planait guère au-dessus de la médiocrité.Phrases rouflantes, souvent creuses ; aphorismes ambigus et paradoxes plus ou moins heureux.Cela sentait les lectures hâtives, l\u2019abseuce de méthode et les lleux communs ramassés un peu partout.D'intempestifs pataqués, surnageant de temps A autre à la surface de ces périodes, ainsi que des cheveux sur le potage, éinaillaient ses discours, pour l'agrément d'adversaires plus avertis et la félécité des loustics, tapis dans le fond des salles de réunions publiques.C'était lui, Malassis, qui, un soir d\u2019agapespolitico-humanitaires, emporté par la chaleur communicative des banquets, avait déclaré \u2018\u2018 qu\u2019on le verrait toujours à son poste, quand le clairon du parti battrait le rappel ! Cette perle lui valut, le lendemain, les honneurs d'une boutarde lu célèbre polémiste Cameuberg.Mais qu\u2019importait qu\u2019il ne possédât pas le verbe d'un avocat de Cour d\u2019asssises ; son toupet et l'a- boudance des gestes y suppléait.C'était du moins l'opiniou de l\u2019auditoire.Celle du cordonnier Grenache, président de la réunion, et des accesseurs : Lambouti, Kausanof, Le Guen et Lescures.Ceuxti, renversés sur le dossier de leurs chaises, en poses extatiques, les yeux perdus daus le vide, affirmaient, à chaque instant, par d'é- neigiques hochements de tête, leur étroite communion d'idées avec l'orateur, quand ils ne portaient pas brusquement le buste en avant pour doutier le signal des applaudissements.Les affiches avaient annoncé : le tamarade Malassis traitera l'importante question des castes et de l\u2019argent.Après un court préambule, Malassis était entré tout de suite dans sou sujet.Dans la société moderne, distinguait deux castes : les dorgeois et les vaveriers.Iniquité sociale qui prolétaires \u2019\u2019 étatent ac- LE CANARD .LOCATAIRES GENS a SALAIRES Ambherst, Devenez Propriétaire ! Possédez votre propre Maison! CONSIDEREZ CECI : 35 cents par semaine en moutant, payable mensuellement, et vous serez propriétaire d'un beau lot dans ce Parc Hmberst Une des plus jolies localités de la Ville sur la ligne des Chars Klectriques Saint-Henri et Saint-Denis, Achetez des Lots a batir avec vos Economies LE PRIX DES LOTS A BATIR EST DE $125 a $500 PAIEMENTS MENSUELS DE 16-S1.33 EN MONTANTS'adresser soit au bureau de LA COMPAGNIE DES TRRRES du PARC AMHERST, 145 rue St-Jacques, où au Secrétaire de la Compagnie, 14 rue Amberst, Parc Soit à M, G.W.BADGLEY, 124 rue St-Pierre, ou aux agents sur le terrain.devait disparaître devant le sentiment grand, beau, admirable, de fraternité universelle, dont tous les peuples étaient assoiffés ! Plus de classe dirigeante, plus d\u2019oppresseurs buvant, À longues gorgées, la sueur du peuple, se repaissant de sa graisse et se vêtissaut de la haine prise sur son dos | Et pour arriver à ce résultat nécessaire, que faisait Malassis ?En deux mots il allait le dire ! La face apoplectique, il se ruait au bord de l'estrade.L'argent auteur de tout le mal, l'argent, il /a prenait et \u2018a partageait entre tous les humains | O c succès ! Ce furent des acclamations, puis une tempête de hurlements, où l'on sentait de la joie et des vieilles rancunes mélangées.Pris d\u2019une belle ardeur, Grenache martelait la table à grands coups de poings, en criant à tue-tête : \u2014Le camarade a raison ! Partageons l'argent | Partageous l\u2019ar- geut | Partageons l'argent ! Les accesseurs, les larmes aux yeux, trépignent d'enthousiasme, Peu à peu, cependant, la salle se calma, On entendit voltiger des mots : fraternité.partage.revendications.convaincu.tandis qu\u2019en bas de l'estrade un homme s\u2019agitait depuis un moment, désireux de roser une question, A l\u2019exemple de Moise qui, jadis, apaisait et faisait reculer les flots, Malassis étendit les deux bras pour obtenir un silence relatif.L'interpellateur, mal À son aise, | balbutiait quelques mots à l'orc.de Malassis, penché au-dessus ce lui,la main en cornet derrière l'oreille.\u2014Le camarade, s'écria-t-il en se relevant, me demande ce que je ferais si j'avais de l\u2019argent.Ma rc- ponse, camarades, sera concise ; mais, auparavant, je désire vous faire une déclaration : ouvrier zingueur, marié et père de famille, :e gagne six francs par jour : de son côté, ma compagne gague ses tros francs dans une blanchisserie, Nos vivons heureux, sans souci du le:.- demain, sachant que les temps tir turs sout proches.Les trois premiers jours de la semaine, nous ne nous privons de rien : vin cacheté, hor=- d'œuvre, gigot, dessert et de tout le fourbi.Si bien qu\u2019à la fin de la semaine, nous nous voyons dans l'obligation de serrer nos ceintures d\u2019un ou plusieurs crans.Tant qu\u2019il y a de l'argent à la maison : Ja noce ! Quand il n\u2019y eu a plus : Tant pis ! Ceci pour vous dire : 1° que l'argent, je ne sais pas /a garder, je la méprise ! 2° qu\u2019un héritage ou un legs peut m'échoir.Immédiatement, fidèle A mes principes, je distribuerais tout ça entre mes frères plus pauvres que moi, car j'aurais peur, camarades, que celfe argent, elle me brûle les mains ! ! ! A cette énergique déclaration, une sorte de délire s\u2019empara des deux mille auditeurs.Les plus ar- dents escaladèrent l\u2019estrade.Chacun voulait congratuler Male assis ; des mains sollicitaient une .\u2014 Qui n\u2019a pas ces faiblesses ?\u2014 il _ sins, æ M ¥ _ bien à quoi s\u2019en tenir.Quand à - douter de la pureté de ses convic- ee \u2014\u2014 êtreinte.Quelques-uns réussirent À l\u2019embrasser.Ce fut beau, autant que spontané.Entouré, bousculé, étouffé par tant de chaudes sympathies, Malassis, qui venait de terminer sa conférence, ne dut de gagner la porte de sortie qu\u2019à l\u2019évergique protection de Grenache et des ac- cesseurs, constitué en garde du corps.Dès qu'il fut dehors, il se sentit happé par une de ses mauches.Il se retourna, C'était sa petite fille, qui l\u2019attendait là depuis un moment.\u2014Tiens, gamine, pas encore couchée ?grouda-t-il, l'œil sévère.\u2014M\u2019 man m\u2019envoie te chercher, répondit l\u2019enfant.\u2014La mère est malade ?J'sais pas | Élle rit, elle chante, elle pleure.Les voisines du palier disent que c'est uue vraie chance et que tu vas en faire une tête | En attendant, elles ont fait du café.A peine Malassis, très perplexe, commençait-il de gravir son esca- fier, suivit de sa fillette, qu\u2019une grosse commère réjouie, venant à Sa rencontre, faillit lui tomber dans les bras, \u2014Ah Ÿ nysieu Malassis | Quelle joie ! Quel bonheur ! suffocait-elle, sans arriver À reprendre sa respiration.Montez vite.on vous attend.La loterie du Vin sans Zau.,.le gros lot.oui, le gros lot.trois qeat mille ! C\u2019tte pauvre chère bonue m\u2019ame Malassis s'en est trouvée mal I.Malgré l\u2019incohérence de ces propos, Malassis comprit soudain la vérité.Quelques jours auparavant avait acheté un billet de loterie.Dans l'après-midi, alors qu'il n'y songeait pas, le tirage avait eu lieu.d'homme dédaigueux des biens de ce monde, Malassis le désintéressé, n\u2019avait pas encore pénétré chez lui, qu\u2019une immense joie, un bonlieur sans mélange, se coulait Jentement daus sou âme.Désormais, Malassis était riche.Qu'allait-il faire de sa fortune ?Depuis trois longs mois, Malassis n'avaient pas reparu dans les réu- uions publiques, Les uns préteu- daient qu\u2019il était en tournée de con* férence dans les départements voi- D'autres, plus malins, clignaient de l'œil en pensant des choses qu'ils gardaient pour eux.A Ia fin, Grenache prit son parti.Il irait voir le camarade et saurait tions, il ne fallait même pas y songer.Lui, Grenache, s\u2019eu portait garant, Malassis, ayant quitté son ancien logement, Grenache se vit renvoyé daus une rue plus centrale, plus propre, l'aspect plus engageant.Le camarade habitait maintenant au deuxième étage d\u2019une fort belle maison, dans un quartier aristocratique.! Quand Grenache eut sonué à la porte indiqué par le concierge, il se vit introduire dans un salon cossu, par un domestique à la lippe À LE CANARD - Rue de 8 large où Canal d\u2019égout S\u2019adresser à À VENDRE I MESURANT 25 x 130 chacun, situés rue Christophe Colomb Près Saint-Zotique.0 pieds de les chars passent.construit Titres Parfaits Conditions faciles A.P.Pigeon ANGLE Ontario et Hotel-de-Ville Enfoncé dans un large fauteui! de velours, ses maims calleuses et déformées par le labeur quotidien, le cordonuier tournait machinalement sa casquette daus ses mains, quelque peu intimidé par ce con- «Portable qui l'entourait Ses yeux émerveillés allaient d\u2019un superbe piauo aux peintures murales, de la grande glace biseautée surmontant une vaste cheminée de marbre, garnie de mille bibelots, aux rideaux de fine guipure des croisées.Une douce somuolence commençait à l'envahir ; mais uue porte s'ouvrit enfin et, devant lui, un homuie souriant, la barbe élégamment taillée, les cheveux partagés .| par une raie impectable, lui tendit une main soignée, \u2014Salut au camarade Malassis ! Comment va la santé ?\u2014Très bien, monsieur Grenache ! Monsteus Grenache ! Le camarade avait dit : Monsieur Grenache | Une vague inquiétude, in mauvais pressentiment s'emparaient du cordonnier.Il lui semblait qu\u2019un large fussé venait d'être creusé en- cette homme, naguère encore un frère de lutte, et lui-même, pauvre gueux, resté seul debout sur la brèche, Il aurait voulu parler, questionner, mais les mots ne venaient pas.La gorge serrée par l'émotion, par petits coups il avalait sa salive, angoissé.Malassis lui ayant fait signe de se rasseoir, s'assis lui-même, puis prit la parole.\u2014Monsieur Grenache, dit-il, je lis sur votre visage de l'étonne- meut et de la tristesse.Je devine dre.Autrefois étant pauvre, je revendiquais ma part de bonheur, de \u2018bien-être, de richesse.Je revendi- méprisante, au maintien grave, - vos pensées.Je tâcherai d'y répon-, quais, parce qu\u2019il est toujours facile | de revendiquer, quitte ensuite à n'obtenir qu\u2019un résultat partiel.Or, depuis trois mois, j'ai beaucoup réfléchi.Le monsieur qui, malgié I'égoisme de l'humanité, voudrait quand méme son bonheur, m'appa- rait maintenant comme un utopiste, O ne vous fachez pas, monsieur Grenache ! c\u2019est une chose positive, on ne lutte avec l'égoisme des hommes.Je vais plus loin, en vous déclarant que j'admets parfaitement la nécessité des castes.Quand au partage des richesses : encore utc utopie.|.Mu comme par un ressort,Grerache s'était brusquement levé, éclatant d\u2019indignation.Le visage blème, le poing en avant, il hurla : \u2014Misérable ! Renégat ! Mais l'autre, l\u2019empoignant par les épaules : \u2014Hé là,pas de scandale ! conseil: la-t-il.Ma femme préside son fiv o'clock, dans le salon à côté.Ft, tout doucement, il poussa le vieille entêté dehors.B.CHURCH PARC SOHMER SAISON D'HIVER 1906-07 Attractions nouvelles chaque Dimanche Deux Rcprérentations, 3 et 8 p.nr Admission - 10 cts Tous les chars conduisent directemen au Parc, PATENTES yer-yousune fel hist poss aie fourni: Ere 108 ce boty HABION, Eaperia, ON \u2018Eaia Nour van Lito, Montréalet Aplantio Dl, Wakhingios, On 00 Bureaux: À I) A ° LE CANARD Je Canard.Ÿ Journal Humoristique Hebdomadaire Publié par .A.P.PIGEON, 1505-07, Rue ONTARIO, Coin Avenue Iôtel-de-Vills el.Bell, Est 1131.ABONNEMENT Un an (pour le Canada et Etats-Unis) soc Strictement payable d\u2019avauce.\u2014\u2014\u2014 MonTREAL, 13 OcT.1906 A NOS ABONNES bou envoyant unchangomeont d'adresse, indiquez toujours votre ancienne adresse pour T6 pas éprouver de retard dans l\u2019envoi du journal.= GRICOB0OGOUS 5 © $ La Semaine $8000000055000000600000C Nous avons reçu avaut-hier d'un monsieur qui se dit l'un de nos plus assidus et plus dévoués lecteurs, la lettre suivante, que nous sons empressons de reproduire pour ie profit que l'humanité peut en retirer si seulement les gouvernements veulent se douner la peine de mettre le profit à exécution.Il s\u2019agit d\u2019une fameuse invention comiue vous allez voir.Monsieur le Directeur, Je suis un passiouné des innova- Hous intéressautes que vous publiez naguère, aux mois de mai et de juin je crois, sous la rubrique: Les grandes inventions du Canard\u2019.Et je viens à mon tour contribuer Jans la mesure de mes faibles moyens à ses utiles recherches.Je ne puis, malheureusement, rehausser mon idée par le dessin, car je n'ai aucune counaissance dans cet art délicat où excelle notre ami Alonzo Ryan.De ma profession, je suis ram- brioleur, (Que ceci ne vous cffraye pas, je ne le suis plus.Je le fus, car il faut vivre, mais après fortithé faite, je me suis découvert un penchant irrésistible à l\u2019honnêteté.Et c'est pour racheter mes ariciens errements que je viens mettre mes lumières Ê@u service de l'humanité.Pourquoi existe-t-il des cambrioleurs?P'arce qu'il existe des gens qui valeut Ia prine d'étre cambriolés.C'est là un axiome que personne ne pourra contester.Supprimez l'appât de la cambriole etdu coup vous supprimez la cambriole elle-même, Or, en quoi consiste l'appât du tambrioleur?En bijoux, en meubles ct objets d'art, en argent mou- nayé, Pour l'argent monnayé le pro- \u2018blème est résolu par les Anglais ct tes Américains.Ils n'ont chez eux que des carnets de chèques, Au Canada comme dans les vieilles provinces de France, on en est zncore at bas de laine et au paie- Ment en espèce, Mais nous y vien- _ drons.> Restent les objets de valeur, Supprimous ces objets, \u201cMais, me direz-vous, supprimer fes meubles riches et les bijoux, c'est supprimer le luxe.Or le luxe ue se supprime pas, | 1 me un fonctionnaire représente le ba T yl SORE ARR : \u201cN oe Note 5 Geis SL TR - Fes es Je le sais bien, mon dieu ! et c\u2019est ici que mon invention vicnt remplir sou rôle merveilleux.Le luxe est, on le sait, enfant de la vanité et la vanité c'est une souveraine contre laquelle un petit ex- cambrioleur est impuissant.Ainsi n\u2019est-i! pas question de chasser la vanité comme vous allez le voir.Voici comment je procède : Je fonde sous la garantie du gouvernement une bauque que j'appelle \u201cLa Banque anti-cambriole.\u201d\u2019 Vous possédez un collier de dia- wants d\u2019use valeur de cinq cents piastres, Du jour au lendemain un de mes vaillants confrères d'autrefois peut faire main basse sur ce coûteux bijoux.Portez-le à la banque qui vous remettra en échange une imitation farfaite de cet objet.Un cachet bien visible de Ja banque prouvera aux yeux les plus sceptiques quand vous l'exhiberez en soirée, que vous possédez bel et bien l'original.Le cachet sera, je l'ai dit, très apparant et infalsifiable.Voilà votre vanité sauve et le danger du vol euvolé.Je n'ai parlé jusqu'ici que de bijoux.Mais tous les objets d'art, 1i7 cles bibelots et meubles de prix jouiront des mêmes facilités, Tous peuvent être imités par les soins de la banque et le cœckré officiel attestera toujours que la copie n'est que la représentation de l\u2019objet Iuimême, coïïme le billet de banque représante de l\u2019or, comme un em- bassadeur représente un pays, com- Premier Ministre à une cérémonie.Que dites-vous de imon système ?Plus d'usure, plus de risques de casse pour tine belle potiche, plus de cambriolage.Voilà à quoi j'arrive et sans léser en rien la vanité qui est au fond ce tous nos actes.Je vous livre mon invention gratuitement et sans espoir de récompense.Recevez, ctc.r Lapinice.Nos lecteurs l\u2019ont sans coute di- viné, c\u2019est tu étranger, obliger de s'expatrier chez nous à la suite des méfaits commis dans son pays, qui est l\u2019auteur de cette idée géniale.L'invention cest assez originale pour convenir à l\u2019humoristique *\u201cCanard\u2019\u2019 qui ouvre d\u2019ailleurs sa colonne à tout ce qui promet d\u2019añhé- liorer le surt de no:re pauvre et souffrante humanité.À propos, pouvez-vous 'expliquer comment il se trouve des gens.assez stupides pour s\u2019embêter ct se fatiguer à lire de grands journaux, au lieu de se reposer et de s'amuser dans la lecture d'un plaisant et Na toussez plus, ne ) ne souffrez plus de la gorge, ni des bronches, ÿ ni des poumons.aux Capsules Crésobène (produit Fran- #rais.) Elles sont infaillibles, elles soulagent \u201cimmédiatement les Toux les plus opiniâtres.Prize 50 cis Le flacon.Dépôt: AnTiitn Décany, Pharmacien, 1688 Ste-Catherino ot toutes autres pharmagien.Nous cavorons gratuites ment pur demande un Livre: \u2018Comment lutter Sontru les maladies des pov mons.RN cb ha RRS} bad soyez plus oppressés, Recourez avec confiance \u201c BONS MOTS Un jeune vaurien, qui avait déjà été condamné trois fois pour vol, refusait d\u2019avoué un nouveau vol d\u2019une paire de souliers pour lequel il avait Été arrêté en flagrant délit, Le président du tribunal l'interpellait vivement et lui et lui reprochait avec vigueur sa conduite.Le voleur, mécontent, remet sa casquette sur sa tête et s'assied d'un air furieux en murmurant : \u2014Eh bien, merci ! on refuse de me croire, quaud je donne ma parole d'houneur.J'aime mieux m'en aller.C\u2019est dégoutant !.J'veux un autre président.Je n'ai jamais été présidé comme cela.* Po FICTION et REALITE \u2014_\u2014 Dans le salon de leur gentille villa de Vaucresson, M.et Mme Grossel sont réunis.Madame range et rectifie, Mousieur lit uu roman.Madame \u2014 Augustin, veux-tu avoir la complaisance de chercher ua seau de cnarbon dans la cave.Monsieur \u2014 Allons bou! Que voilà bien les femmes.Elles proti- tent juste pour vous déranger c1 moment oll elles vous voient abso: - bé dans une lecture intéressante.Madame \u2014 C'est bien j'irai nioi- \u2018même.Monsieur \u2014 Naturellement ! ct tu iras dire partout, notatniment à ta mère que ton mari te laisse accomplir les pudes besognes les plus rudes.C\u2019est bon j'y vais.Et grommelant et maugréant, M.Grossel ferma son livre, non sans avoir refoulé au préalable un pleur d'attendricsement que la passionnante lecture avait amené jusqu\u2019au bord de sa paupière.Il se leva, prit le seau, descendit À la cave, et revint quelques instants après avec le charbon demandé.Monsieur \u2014 Tiens, le voilà tcn charbon.J'espère maintenant que tu vas me laisser trauquille.Il se réiustala dans son fauteuil et se plongea voluptieusement dans son feuilleton.Le passage qui l'avait si fort ému comuinençait ainsi : \u201c Chère adorée, quand vous serez ma femme tous les efforts de ma vie n'auront plus pour buts que d'écarter de votre route tout souci, tout labeur.Je protègerai vos frat- ches -joues contre l'âpre bise du Nord.Vos jolies mains re connaîi- -trout pas le cal des besognes rudes, \"Vos moindres désirs seront pour \\ agréable petit \u2018\u2019Canard\u2019\u2019?moi des ordres impérieux, etc.\u2019 - pee L'ANNEXION LE CANARD ec ++» \u2014 2 longe | ya.Sn A ONCLE SAM.\u2014Enfin, je suis parvenu À te mettre dans le sac, mon petit Cubacrea\u201d PRIE GRR (FEL 5 Ly > We gon La oF pas, et tu seras complètement annexé.POUR RIRE Calino, nommé inspecteur dans ts compagnie de chemins de fer, a fait afficher sur une ligne où se trouve un cmbranchiement, la lumineuse instruction qui suit ; A l'avenir lorsque deux trains marchant dans une direction inverse approcheront l'un contre l\u2019autre, les conducteurs et mécaniciens devront arrêter leurs trains avant le point de jonction et prendre garde à ce qu'aucun des deux ne se mette en marche avant que l'autre ne soit passé.: \u201c x A Toto, rentrant de l\u2019école, montre son caliier de devoirs à sa maman qui y constate une prodigieuse débauche de taches d'encre.\u2014Ce n'est pas de ma faute, va petite mère ! Figures-toi que j'ai pour voisin de case un petit nègre, Il s\u2019est mis À saigner du nez pendant que j'écrivais.« & ow TERESA Un-homme qui avait une femme des plus acarâtres la battait régu- fièrement une fois par semaine.Wee jr.Il annonce qu\u2019il lègue toute sa fortune à la dite femme, à la cou- dition qu\u2019elle se remariera.\u2014Je veux être regetté, dit-il ; et DE CUBA Tr » \"NG : MM % $ oY LA NS G Encore ua Un examinateur, reputé pour sa brusqueric interroge un potache peu cndurant ; \u2014À quoi sert le noir \u2018\u2018animal\u201d\u2019 je suis sûr que celui qui l\u2019épousera ; scaude-t-il d'un ton rogue.me regrettera tous les jours de sa vie.* La scène se passe dans la mairie.Un monsieur se présente.\u2014C'est pour.demonde l'employé.\u2014Pour déclarer le décès de mon oncle.\u2014Le bureau à côte.Le monsieur sort, et l\u2019employé ajoute, s'adressant à tn collègue.\u2014Âessi je trouvais qu'il avait * d'air bien gai pour une déclaration de mariage, * x» A la correctionnelle.Jean Hiroux est sur la sellette, pour la vingtième fois.Le président qui le reconnaît, lui dit : \u2014Conmument ! c\u2019est encore vous ?Et l'autre de répondre avec un gracieux sourire : \u2014Mais oui, mon président.Tous fes gens chics reviennent à la ville.Je fais ma petite entrée.\u2014A clarifier le sucre \u201cbrut\u201d! Il n'y a pas eu échange de coup de poings.* * = Aux funérailles d\u2019un pochard.\u2014À part son amour pour 1\u201d liquides, cet hommes avaient toute les vertus.: \u2014Alors, vous pouvez dire qu'il est mort cn odenr d'absintheté | \u2014\u2014\u2014\u2014 GRIPPESOU ET LE FRUITIER Grippesou, quand il va au mar ché, ne peut se décider que difficile: ment, Il va d\u2019un éventaire à un autre, marchandant partout et s\u2019en allant sans acheter dans la qu\u2019il eût du s'en tirer à meilleur compte ailleurs, Un jour il débattait le prix d\u2019une salade chez un fruitier.Celui-ci apercevant un client abandonna Grippesou pour l'aller servir.L'avare en fut froissé.\u2014Mon argeut ne vaut donc pas celui des autres, fit-il.\u2014Je n'en sais rien, répliqua le Amarchand, je ne l'ai jamais vu, see rs (CRESS * ' Tétreaultville, Oct.1906 Mon Cher Canard.| Nous avons le plaisir de vous an- inoncer qu'à une assemblée tenue ici dimanche dernier, le champion des proposeurs et le champion des secondeurs ont été unanimement engagés à perpétuité pour faire le proposage et le secondage à toutes nos,assemblées.\u201c\\ Ces messieurs entreront en fonc- « tion officielle à la première assemblée.Nos félicitations Les Citoyens de Tétraultville.\"sn \u2018 - \u2019 Saint-C., octobre 1906 REVEIL D'UN ORGUE Un titre qui promet n'est-ce pas ?Voilà, en trois temps et deux mouvements.Une fois.il y avait un vieil orgue, qu'on se plaisait À calomnier et 3 malmener depuis un temps.Tout ce qui ponvait atriver de travers dans son entourage, ¢' était in- varipblement la faute de l'orgue si bien \u2018que pour le punir, sans dou- fe, de ses prétendus méfaits, on Yavait condammé, ls pauvret, à jouer le rôle humiliant d'accordéon, où peut s'en faut.\u2018C\u2019est l'orgue qui ne va pas, dis sait un gros monsieur, c\u2019est pas comme les orgues de la ville, si Vous voyez ça, toutes les machines qu'il y a pour les pieds et les mains, c\u2019est à perdre la tête\u201d\u2019.\u2026.\u201c\u2018J'admets, j'admets, rétorque un passant bourru, mais il faut convenir que les orgues des cathédrales n'auraient guère leur place À la campagne, et qu\u2019un petit argue, si peut conpliqué qu\u2019il soit, peut avoir des ressources suffisantes pour son milieu, quand il est con- fuit par une main habile\"?Les remarques du passant étaient vraies.Une circonstance imprévue a permis au vieil orgue de se \u2018\u2018réveiller\u2019 de sa torpeur, Pendant un moment, il a versé des flots d'harmonie, et vibré sous des accords merveilleux, de ces accords qui font tressaillir toute Ame d'artiste, \u2018C\u2019est, drôle disait un vieux, c'est pourtant la même chose, mais, comme c\u2019est pas pareil\u2019\u2019| + ! Coincidence, l'année dernière, à la même date, avait lieu semblable r\u2018iréveil\"\u201d.\u2026 Une fois par année ce ; n\u2019est pas trop, mais-c\u2019est assez pa- rait-il ; les émotions dues aux belles ; choses sont prohibées, ct il a été ; convenu, dans le cercle diplomatique, d'¢loigner les occasions dan- geureuses, à quelque prix que ce toit.Rodolphe, pend \u2018AT départ de la ligne du Havre : Un employé bouscule très vives ment un voyageur qui chaucelle, \u2014L'employé.\u2014 Vous n'avez pas de mal, Monsieur ?\u2014Si, répond le Voyageur, mais- je l'ai fait enrégistrer, \u2014Cela suffit, 0: LE CANARD EGECEEEEECEIEEGEEGEEGESES ES Lisez-vous L\u2019Album Universel : ® LE JOURNAL & DE FAMILLE 36 pages.\u2014 Morceau de Musique complet.\u2014 100 Illustrations.PARTOUT .0 a Le Magazine National qui intéresse tout le monde.W PARAIT CHAQUE À SEMAINE .SD EGESCCDDDDIDDDDD5DDDST\u201d Cigare Spécial sur commande Bell Téléphone Main 215.PAS DE MACHINES.PAS D'ENFANTS.PAS DE FILLES.Tous nos Cigares sont faits par des ouvriers com- \"L_ pétents, et chaque ouvrier fait son cigare seul pour ot chaque commande, c'est-à-dire qu'un ouvrier come- .mence ct fini son cixare sans le faire passer par 5 ou 6 mains, Cela est plus propre et mieux fait.Grand MOTHER CIGARE valant 10c, pour 5c, en tabac de la Havaue La Champagne Cigare à 10c.n\u2019a pas d\u2019égal, en pur tabac dela Mavaue, | 9p sores) aotun Cigares de l\u2019Union LA CHAMPAGNE OIGAR FACTORY 1509 Rue Notre-Dame.ov duérison des Youx sans médicament, sans opération nl douleur, par les \u201cVerre « Torio\" nouveau style, bien ajustés, A or re, Garantis pour bien voir do loin ©t «té prés, Youx Artifictols posés sans doulours BEAUMIER Médecin et Opticioa OUR RIRE SE \u2014 tués did\" Merveille, Eu 1812, il existait à Liège un confiseur qui s'appelait Veille.Dès SPECIALISTE qu'il eut un fils, il fit savoir au pu- A PINSTETUT blic qu'on pouvait venir chez lui D'OPTIQUE admirer la mre veille.Examen GR ATIS * x += .des Yeux .: 144 Ste-Catherine Est.Petits épanchements de famille / Deuxième étage, porte Fone A ne du magasins de fers, chez le baron Durapiat 5ème porte du coin Ave de ?Hôtel de Ville \u2014Dis, papa I.Ou est-ce que tu AVIS.\u2014Cette annonce rapportée vaut 15 ceate par plastre pour tout achaten lunetterie, Pusd'ageuts sur le chemin pour notre miaisos resvonmable.Prenez Garde ! ! N'achetez jamais anxmagas'ne \u201cA tout faii©\u201d si vous teuez à vos yeux.| SAINT-LOUIS, 1712 ru: \u2014Mon consentement, fillette |.« = \u2014Peigae-moi, ma petite tante.\u2014Comment, te peigner ! Mais c\u2019est l'affaire de la gouvernante, ma chérie ; je ne suis pas coiffeuse, moi.\u2014Alors pourquoi que tu coiffes sainte Catherine ! as Pp \u2014-Entre avocat et client s .==Vous avez oublié de joindre au dossier les pièces principales.\u2014Ah ! oui! les pièces de cent sous.Ste Catherine, Montréal, Journaux comiques lebdomadnires : Le Ris, Le Sourire, Le Bon Vivant, le Jeudi de : « Jeunesse, À sc, 6c par la poste, Lesupp: - ment du Petit Journal ct du Petit Pau: - sien à 3c.Musica, 25c.La Vie Heureus\u2026, 15c, Je sais tout 25e, Pémina 15e, L'Ilz - tration 25c, Paris qui chante 10e, plus 5: par la poste.Journaux illustrés pour lc: enfants : Jeunesse, 15e.Un beau livre 1 - .La Clé des Songes, L'Oracle des Janme donneras quand je me maricrai ?Manuel de l'olitesse, Magie Blanc: .Tours de Cartes, L'Escamoteur, lis Lettres d'Amour, Guide des Amants, 1 - cueil de Lettres et Compliments duns prix variant de 10 À 35c.Moderne Bib thèque, 30c.Le Livre Populaire 35e, cu - tenant chacun un roman complet, Ca -: Postales de Montréal, Québec.ets.- Sirop d'Anis Gauvin } Pour une guérison rapide dans À tous les cas d'Insomnie, Dentition douloureuse, Rhume, Diarrhée, Coliques, etc.Demandez toujours le Il soulugers lc Bébé dès Ia première duso et leguérira plus vito 2et plus aîrement que n'importe * quel autre remède, - ree qe yy x $ Madame appelle la cuisinière 1 Félicité, dit-elle, vous ferez pour ce soir le pot-au-feu.\u2014La domestique embarrassée : Impossible, madame, il est cassé.\u2014Maladroite, comment avez- vous fait çà ?\u2014C'\u2019est hier soir, madame, en prenant mon bain de pieds.& A l'école ; + \u2014Dites-moi, : Larfaillou,, quelles sont les villes de>France qui addi- É,tionnées donnent un total de vingt et un ?\u2014Je denne ma langue.En vente partout a 5c.\u2014Et bien ! ce sont les villes sui- voutes : Troyes, Foix, Cettey | - \u2014 _ 0 tae UN QUIPROQUO Le rôle deg assises était très chargé, une double session est devenue nécessaire \u2014deux jurys, sié- geaut simultanément, chacun dans tine salle séparée, sont appelés à juger concurremment.(Un journal du matin.) F La séance se passe dans une des deux salles de la cour d'assises Après une suspension d'audience.MM.les jurés regagnent leur place.Onze d'entre eux sont déjà arrivés, Enfin le douzième accourt haletant, empressé, C'est un petit monsieur, le nez en trompette, les yeux en boules de loto et qui paraît exclusivement myope.En passant, il se cogne contre ses collègues et s'excuse balbutiant : \u2014Pardon !\u2026.aye ! aye ! aye!\u2026.je vous ai fait mal?.c'est de la faute de mon satané lorgnon!l.j'étais allé prendre un bock.je I'ai perdu en route.ah ! sapristi | je vous ai écrasé un cor |.allons tant mieux !.que je suis confus | Excusez-moi.je vous al enfoncé une côte?Je suis un peu inyope.\u2014Un peu, ronchonne le juré à la côte endommagé.Il est modeste.En voilà un qui ne devrait pas sortir sans cadiche.Enfin le douzième juré était installé.Ta cour fait son entrée.Mn reprend l'affaire Balogneau : \u201cTentative de séduction n\u2019ayant manqué son effet que par des causes indépendantes de la volonté de son anteur\u2026 Et peut-être aussi de sa victime\u2014le papa d\u2019icelle ayant mis Je hold juste 4 temps\u2019 Le douzie- me juré, bien que sa miopie I'empêche de distinguer l'accusé, le ministère public et la cour n\u2019en est pas moins très curieux et excessives ment bavard.C\u2019est le type du juré qui vent faire du zèle.out de suite interrompt les débats en demandant à poser une question.« président.\u2014Vous avez la pa- ro .e douzième juré.\u2014 Voici je voudrais savoir si l'accusé en se ruant sur son infortunée victime ignorait que celui-ci fût dans une position intéressante, ou s'il se rendait bien compte que du méme coup il pou.il pouvait tuer la mère ou l'enfant?.(Mouvements de stupéfaction dans l'auditoire.) Le président.\u2014ahzæré \u2014 Mais il n'a jamais été question de cela !.Le juré,\u2014On n'a pas parlé d'au, tre chose toute la matinée avant la suspention de l'audience !., i.e président, regardant le juré avec luquiétude \u2014 Etes-vous bien sûr de n'avoir pas rêvé ?.\u2026.Le juré.\u2014Rêvé?.moi?.\u2026 je n'ai pas dormi !.\u2014(à part) quel drôle de Président ! Il ne se rappelle plus les faits de la cause qu\u2019il jure.Il a une mémoire de lièvre !.\u2026 Le président.\u2014C\u2019est tout ce que vous aviez à dire | Le juré.\u2014 Non ; je demande pour que les jurés puissent bien se rendre compte de l'attentat, que l\u2019on reconstitue sous leur yeux le LB CANARD et \u2014\u2014\u2014 AP PEU Editeur-Propriétaire des Journaux \u201cLe Bulletin\u201d Journal du Dimanche.\u201cLe Canard\u201d Journal Humoristique.Imprimeur de LA MASON MODERNE LA REVUE DE JURISPRUDFAGE THE PROTECTOR Et autres Publications IMPRESSIONS GENERALES 1599-97 Rue Ontario Coin Ave.Hotel-de-Ville MONTREAL, Que Téléphone, Est 1121.- scène du crime.MM.les jurés regarde, effarés ! (Le président Rue Perdu les bars vers le plafond.) L'avocat général, très énergique.\u2014Je n\u2019y oppose formellement, ou je demande le huis-clos ! Le juré.\u2014 Pourquoi le buit-clos ! pour une chose aussi simple I.Le président.\u2014 Mais c'est abominable !\u2026.je ne lolèrerai pas plus Jongtemps \u2026 Le juré.\u2014 Au lieu de choisir un municipal comme on fait d\u2019habitude, on pourrait prendre pour cette reconstitution, la victime elle-même puisqu'elle est ici.Le président, abasourdi \u2014Oh ! ! ! (s'imaginant avoir affaire à un fou et se calmant) inutile.le crime est avoué., Le juré, & part.\u201411 est déplorable ce président.il ne se rappelle de rien! (haut) Le crime est si peu avoué que la victime a dit qu'elle n'était pas certaine reconnaître le coupable.L'accusé, de son banc.\u2014Mais si qu'elle me reconnait.Et qu'elle ne m'en garde pas rancune, et que si on voulait, je l'épouserais bien tout de suite, ma petite victime,.La victime, une jenne fille de dix- huif ans.\u2014J'demandais pas mieux, Anatol, si p'pa y consent.j'vas y dire.Le présidet, paternel.-\u2014I1 est certain qu'un mariage arraugerait tout.\u2019 Le juré, à part.\u2014Oh! ce prési- deat I.Il est cynique I.(Aaxt.) Mais la victime est déjà mariée.\u2026 Une voix dans la salle \u2014Enle- vez-le |.A charenton ! L'accusé, \u2014 Ce juré-est fou | & Le juré.\u2014 Mos fou?.Un autre juré,\u2014ll u\u2019y voit gout- mere Le douzième juré.\u2014J\u2019n\u2019y voit pas parce que j'ai perdu mon lor gnon\u2026 mais je l\u2019avais ce matir quand la victime nous a montré sa blessure.Le présideut, à part.\u2014Ne le contrarions pas, il deviendrait peut- ttre dangeureux | La victlme, accourrnt, \u2014 Ca y est !.p'pa consent.nous nous marions | L'accusé, avec transport.\u2014Dam mes bras 1.Le président.\u2014attendez\u2026 ls noce.L'avocat général.\u2014Je ne m'oppose plus, dès lors, à l\u2019acquitte- meut du sieur Calogneau.Le douzième juré, se levant.Hein ?.Balogneu ?.: ce n'est donc pas l'affaire Letippart, tentative d\u2019assasinat commise sur la femme Trombinette !.\u2026.Le président.\u2014 Mais nonl.a (à part) oh! ce juré |.(Haut) L'affaire Letrippart c\u2019est À côté.Le douzième juré.\u2014Ah ! sapris- til.je me suis trompé de cour d\u2019assisses L.c'est la fante de mo\u201d satané lorguon.après McToc-Toc.60 YEARS\u2019 , EXPERIENCE Parents TRaoE MaRks DesioNs Coryniaurs &c.souding a skotch WT a gvoudios our opinion doen w pr ! lon uiok! her Ape Eicher ai illo \u201cBLE LIES MeL eet weil notice, without arge, in tho | scientific Americanmay Jamie Nin Huis newsdealers.0.56 Brsadwar New A handsomely Nig f aay eo Hj four tu Eranoh NN &.C0 , ds F SL, Washington, LA |.En voilà des réformes économi-* t.- omuwun le violet, tout le monde eo frQuel changement ?; ?Si tant que seulement les out: mes y voulaient écouter le - Ca: nard ! 1! on serait trop heureux ; et puis les créve-faim, i'n'efr\u2019 faut plus!!! \u201c Couac! ne \u2014- ; * ok Xk \"Tout le monde I' mangera des fruits, de la salade et des pommes i: terre.Comme ga, y aura pas be-, soin d'argent pour aller au restau-: rant.Et les cuisiniers i'n\u2018en faut plus!!! Couac! oe bn sss x C\u2019est comme les chapeaux, vous éroyez que ça coûte pas chaud un rhapeau quand il faut l'acheter, Conacl LJ Les chapeaux i'n'eu faut plus ! ! ! Les chapeliers i'n\u2019en faut plus ! ! ! Tout le monde il iratête nue\u2026 Cetera plus égalitaire } | I Couac! +.Et puis tout le monde il se lais- Jera pousser ses cheveux et sa barbe !!! Comue ça pas de dépenses A faire cliez., Couac! aa Oui, mais alors faudrait se ratre aire un schampooing chez les coif- urs.Alors tout le monde s\u2019épilera soi-même ! ! | L'humanité i'sera shauve ! ! ! Les coiffeurs i'n\u2019en faut plus.Couac! i LI - \u201c C'est comme les taitieurs! ! ! Allez louc chez un tailleur pour vous faire faire un veston, et un gilet ! ! ! Faut tout de suite 10 piastres ! ! ! Et si qu'on ne les a pas ! ! ! Donc -pas de veston\u2026 Couac! \"A .ta Pas de gilet!!!y n'en faut plus!!! Et pour la même raison plus de pantalons ! ! | Parce que les tailleurs j\u2019n\u2019en faut plus, Couac! ae +.Et les canegons ! ! Non mais par- jOns-en de ces fameux caneçons !\u2018! ! Y'm semble qu\u2019on peut très bien s'en passer!!! Et puis les mar- shands de caneçons n\u2019eu faut plus ! \u20ac ouac! \u201c+.: Bt les chemises ! ! ! Une chemise, avez-vous que ça coûte relative- nent cher, Et puis avec ça faut la lonner à blanchir.Supprimées ! ! ! chemises et blanchisseuses !!! i'n'en faut plus | fv: Couac! ry LN J - gues hein?k: sVive le Canard | : Couac! C'ouac! \"AE, ; sent \u2014 » Nous avons rencontré cette se- \u2018maine un \u2018grand monsieur qui fai-: Une distraction Bebéle dont on \u2018donne 18 \u2018paternité à à Mosieu Gralssé, vous savez : : l\u2019homme au porte dra- \u2018peäu ! C'était dans un salon.Une jeune fille Jui disait : : \u2014Voyez.la jolie bague que m'a donnée mon fiancé, il a bon goût, n'est ce pad?\u2014Oui certainement.choix des bagues.ne dans le - { Les affaires sont les affaires.La scène se passe chez un juif de nos voisins ; la rue?\u2014Mais voui, mon fils! Brends | ces cartes de réclame et donneles ;| aux bassants | {| x + REE Madame Nounand, l'épouse de ce confrère chauve que vous counnis- sez, a des attentions fort délicates pour son mari.L'autre jour nous lui demandions : \u2014Vous portez sons doute un \u201csouvenir duns ce médaillon 1 \u2014Précisément !\u2026 c'est une boucle des cheveux de mon mari I.\u2014Mais votre mari vit toujours ?\u2014Oui, mais ses cheveux sont tombés, * %x * Echange de bons procédés dont nous en avons été témoin daus un convoi à bord duquel nous voyagions cet été.\u2014 Monsieur, votre cravate cest de travers, mais cela amusait ces da- nies, je ne vous I'ai pas dit, \u2014NMerci monsieur, voici 10 minutes que la lampe du wagon s'é- goute sur votre habit qui doit être plain d'huile, mais comme tout le monde riait, je n'ai rien dit.* % = \u2014Savez-vous pourquoi Mile Dqui se disait toujours malade, avoue-t-elle maintenant que sa santé se rétablit ?\u2014Parce qu'elle a consulté un docteur malin qui ini a dit que sa maladie était causée par l'âge et augmente avec lui : Aussi, maintenant, d'année en année son mal va-t-il en décroissant, « » 8 Le Bon Père de famille, c\u2019est celui que nous avous rencontré l\u2019autre jour et qui partait pour la Patagonie\u2014 Alors, vous partez pour la Patagonie, et tout seul ! - Ille faut bien | C'est le seul | endroit d\u2019où ma fille n\u2019ait pas encore de cartes postales illustrées.x =» * fa l\u2019admission à l'école.polytechnique | ; de la rue Saint-Denis : © L'examinaieur.\u2014 L'or .exposé.quelque temps à J'air sdbit-il \u201cun \u2018sait son frais parce qu'il portait à-+ changement ?sa boutonnière un ruban violet.\u2014 Quelle bétise |.Mais c\u2019est si arte cet autonne, 7 L'examinateur.SSAh \"y x \u2014Baba, buis-je aller jouer dans \u2018nn Fe EWA) | voyons, oft est-elle ?EN .Le candidat \u2014Oui, popes Ja Ba ent 2 Le candidat.\u2014Un changement de propriétaire.En ont-ils de l'esprit ces étu- diauts en génie.civil ?\u201c * »* ;Ç Il y a encore des gens qui se demandent comment il se fait que les tireuses de cartes peuvent vous dire ainsi votre passé, votre aveuir, ene fin tous les plus gros secrets de votre existance?Si vous voulez le savoir, imaginez la petite scène suivante qui se passera, disons, chez cette fameuse tireuse de cartes de la rue Berri : La tireuse.\u2014Je vois dans votre existance une femme, La dienfe,\u2014~Mauvaise, n\u2019est-ce pas?La tireuse.\u2014TJustement.La cliente.\u2014~C' est ma tante Eulalie.La tireuse \u2014T'allais le dire.La diente\u2014Je savais qu\u2019elle m'en veut.La tireuse.\u2014 Beaucoup.La cliente \u2014C'est parce que je ne vais jamais la voir.La tireuse.\u2014Exactement, neuf de pique, visites rares.La cliente \u2014N\u2019est pas qu\u2019elle veut me dishériter ?La tiveuse,\u2014Cela ne fait aucun doute.neuf de tréfle\u2014deshérite.tuent.La cliente.\u2014 Comment faites-vous pour diviner tout ¢a sans que je vous aie rien dit ! w * * \u2014Moi quaud j'ai besoin d'emprunter de l\u2019argent, je ne m'adresse jamais aux amis, disait hier Letapan au \u2018\u2018Canard\u201d.\u2014À la bonheur, répond gaicment celui-ci, en lui tendant sa large pate te toute ouverte, soyons amis ! * * * Un boucher de nos amis revena \u2018 l\u2019autre jour de chez Granger où il était atlé acheter des livres de clas- \u2018 sa pour sa fille, \u2014Qu\u2019est-ce que tu portes-là, fut notre première question en l'abor- - dant.Ça, fait le boucher, c'est cinq livres de savoir pour ma fille.Il fautêtre boucher (bouché) pour faire des calembours comme ceux- : \u201ca Tout passe, amis, tout, passe sy [la terfé,™ Ce sont là du destin les ordres abs?[solugs: \u2018Tel qui voit du vin dans mon verre, \u2018Dans un instant n\u2019en verra plus.,.ss x = \u2014X.a envoyé son nouveau domestique faire un emplette eh Aux çxamens de chimie pour'bville.y Baptiste.revient les a vides.S ™ \u2014On n'a a pas, voulu là ace que \u2018monsieur \u201cavait a Hiausse, EA gr tiste, d'un'air erhbartassé?, ofqrie elle ne valait rien, ma.\u2018foi Ate aibu un bock aves, Pd "]
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