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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 13 octobre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1912-10-13, Collections de BAnQ.

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[" XXXVe Année \u2014 Noso | OU Montréal, 13 Octobre 1913 || » Cents LE 522 PS 4 7 an ZZ 7 HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague\u201d*\u2014BOISL'EAu rt - w= A, P, PIGEON, Editcur-Propriétaire, Bureau et Administration : 105 4 109 rue Ontario Est DANS RICHELIEU doe I Z = =: 2S: wu Ix Ud 3 x3 _\u2014 \u2018+ = == A & = = p,N =} Sag GEE = = je > N on a x Zi > E & = == Li Z| \u2014 I [ ey LF E I =f evs Ev se \\ Ta a 4 } ) pr d.- WIT 2 ip nc + - AS = A \u2026.N Ta actory L'ORGANISATEUR BLEU, \u2014 Torrieux, dire qu'il faut que je fasse l'élection avec ces agrès-i LE CANARD, Montréal, 13 Oct.1912 XXXVe Année \u2014 No 50 as al ~\u2014 TAALIE- Enfin, pour une fois, Baptiste Poquelin a découvert que Mme Vhéry est une artiste.C\u2019est pas trop tôt.D'ailleurs, mieux vaut tard que jamais.es, On dit que \u201cla Flambée\u201d sera joude au National.Diable, qu\u2019on attende le froid! ees M.Fréjust est au Ouimet-à-scope, il est tordant en piou-piou.C'est la huitième merveille du monde.comique.I! gagne son public, mais pas à la manille.eo, M.Pitéon est de plus en plus épileptique.sq Madame Laviolette est toujours blonde, blonde comme les épis, blonde comme la bierre, blonde comme de la tire et ça tire.bouchonne.° * ° Ou demande \u201cL'Aiglon\u201d.eg Pipi Marcel (P.P.en anglais ça se prononce Pipi) n'aura pas le théâtre Princessa, Piléon s\u2019en va à \"Auditorium de Québec.Tant pis pour les mont- réalais.tev M.Gustave Comte n'aime pas le mélo.C\u2019est son affaire.Mais voici le plus épatant de la chose: l\u2019our ne pas avoir dit que le mélo est la \u201cforme la plus pure sous laquelle l\u2019art scénique est.\u201cfumée\u201d il à vu son salaire augmenter considérablement.Ce n'était pas assurément le but des types qui prétendent empécher notre musicographe de baiser Thalie sur la bouche et de f., un coup de pied au derrière de Melpomèneoe\" Bref, Deplaus reste en plan au dernier plan.Ça lui apprendra, itou, de réveiller le lion qui roupille.\u201cyc La troupe de Pipi Marcel sera à f.owell le 31 octobre.Dugal se marie parce que, dit-il, àl cesse d'être célibataire.\u201ca.M.Pellerin est au National Piographe.en Le nouveau théâtre de Sainte Qunégonde fermera-t-il ses portes avant de les ouvrir?te, 0 M.Paul Pierre Fraize cot PDP.Maccel ne sont qu'une seule et erdu le Nord.11 est c maintenant banque.nçait M.P.P.Comédie Fran- ELPOMENE KS La Société des Artistes (A.A.A.) à pour président M, Delbé.LE M.Mallet fait du théâtre, il fait dans les chevaux, dans tes autos, \u20acs- pérons que bientôt il fera dans les aéroplanes, parce que c'est.dans l\u2019air.ee La mode est aux cahbots.C\u2019est entendu; nous l\u2019avons déjà dit.* Cependant, Mlle Flavie d'Oranges ne fait pas comme les autres.Elle se distingue; ct au lieu d'avoir un toutou, c'est minou qu\u2019elle possède.En effet, le petit chat de Flavie est un Angora de 14 karats, qui vaut son pesant de.poit, «.Cartal est au Bellevue.CI) 11 paraît que J.-B M.se fait ache- quer! een A la dernière assemblée de ia A.À.A.c'est effrayant comme il y avait une foule d'artistes du théâtre National, LIP Chez Roméo de V.on y mange du blé-d'Inde bouilli.\u201c Durand a le den d'imitation.Voyez ce chapeau, to: THEATRE DES NOUVEAUTES \u201cMa femme manque de chict\u201d, comédie en 3 actes de William Busnach et Henri Debrit, un des plus grands et des plus durables succès parisiens, voilà la pièce que la direction des Nouveautés offre au public pour la semaine prochaine, M, Harmant a monté cette joyeuse ct ravissante comédie d'après toutes les indications de la misc en scène parisienne et le publie peut être certain d'assister à un spectacle des plus intéressants ct des plus gais, Voici quelle sera la distribution de \u201cMa femme manque de chic!\u201d:; Chaponet ., .MM.Darcy Georges de Préfot .Palmiéri Le Dr Barbotin .+ .Labry Raoul Chaponcet .Gury Saturnin.Renavent Beaucresson .Grasset Alexis .Le 4e 4e ++ 2e + so Gilles Gabrielle de Préfol ,.Mme Parizel Mme Eulalie Chaponet.Lefrançois Nanine .++ .De Luys La Baronne .Rhéa-Harmant La Marquise .\u2026.\u2026.Taldy ter acte: Un salon, chez Chaponet à Tonnerre, en Royrgogne.2e acte: Un salon, à l'Hôtel du Bey de Tunis, à Paris, 3e acte: Au restaurant des tiers, à Bourgival, Pendant les entr'actes: rues, En préparation pour la semaine suivante et pour la première fois à Montréal: \u201cLe Billet de Logement\u201d, le fameux succès parisien, Cano- Vues ani- AMATEURISME REPONSE A UN AMATEUR DRAMATIQUE As-tu vu Ja ferme?à mère! (Homère.) Nous disions, il y a quinze jours, qu'un type quelconque, \u2014 s\u2019étant donné, bien à tort, le titre d'amateur \u2014ne comprenant pas qu'un journal gai puisse écrire un article humoristique sur un sujet drôle, nous avait expédié un poulet pour défendre M.P.P.Marcel, que nous n'avions pas attaque du tout, Après avoir prouvé que ce tard \u2014 ce jeune vieillard \u2014 était un amateur extraordinaire, pour ne pas dire plus, nous avons commencé à travers sa lettre un joli voyage d'a grément.Ce voyage, nous le terminons aujourd\u2019hui, afin de tirer au clair (de la lune) cette palpitante question artistique, Le hasard nous sert à merveille puisque le courrier des \u201cStates\u201d nous apporte justement des nouvelles frai- ches qui, une fois de plus, prouvent que nous avions amplement raison de dire.ce que nous avens dit, Mais n'anticipons pas, Chaque chose en sun temps.Voici donc sans plus de préambale la suite de notre article d'il ¥ a quinze jours, vieil- og A Québec, ce merveilleux artiste qu'est Pipi (*) Marcel n'émerveilla personne, pas même son infortuné directeur, Nous avons ajouté que le feu incendia le Théâtre = l\u2019opulaire.C'est vrai \u2014 malheureusement = vrai \u2014 et M.Amateur Dramatique n\u2019est certaimement pas en état d'affirmer que InP, (Pipi) Marcel était, à moment, consumé par le feu sacré.Done, le \u201cpeu veinard\u201d Pipi Marcel a, témoin \u201cimpuissanmt\u201d, assisté à l'agonie de trois théâtres français.Est-ce la vérité?Mais, dites-nous le donc, estimable amateur! Les faits sent là; ils sont même patents ct le petit R, 1.Pque nous envoyons amicalement au grand P.P.M.est l\u2019exprssion de notre très ultime sentiment.M, l'Amateur Dramatique prend la mouche parce que nous enguculons (le mot est de circonstance) Pipi Marce! pour avoir annoncé dans les journaux qu'il avait engagé \u201cdes étoiles parmi les étoiles\u201d.Voyez-vous d'ici, sans télescope, les étoiles de.Non, c'est bête! c'est ridicule!! c\u2019est grotesque!!! 1) «st vrai que ce cher amateur ne voit pas \u2014 ne peut voir \u2014 la nuance entre de bons artistes, tels Marsoll, Dumestre, etc, ct des \u201cétoiles parmi les ce ¢toiles\u201d comme Sarah Bernhardt et LeBargy.Décidément ce drôle d'amateur n'est pas drôle du tout, il est même de plus en plus.au côté de la \u201ctrack\u201d, comme on dit à l'Académie.Nous avons affirmé que les \u201cétoiles à Pipi Marcel avaient été annon- (*) Pipi, ça veut dire P.P.(en anglais), L *cées à grands coups de grosse caisse.Nous le réaffirmons.Des exemplaires de journaux, dans lesquels on a fail cette publicité à la Wanamaker, sont à lu disposition de M.l'Amateur manqué, Nous affirmons derechef que Pipi Marcel possède une troupe ambulante.S'il en était autrement, comment ferait-il, mou Dieu, pour \u201ctourner\u201d mal ou bien.Poser la question, c\u2019est lu résoudre, comme dit l\u2019autre, La troupe de Pipi Mareel, nous l\u2019avouons sincèrement, fera les délices de nos compatriotes des Etats-Unis, mais de grâce, M, l'Amateur, laissez- nous rigoler à la pensée que ce Talma en papier mâché va rénover, régénérer, vulgariser, promouvoir, populariser, \u201cà lui tout seul\u201d, l\u2019art dramatique français.Et, permettez que nous c¢levions [a voix pour protester contre cette fausseté: \u201cLes Canayens sont des idiots qui ne peuvent pas trouver la \u201cpetite différence\u201d entre un melo a la Cazneuve et une pièce genre theatre National, M.Pierre Paul Marcel ne doute de rien, 11 a découvert que le Canadien igaorait le théâtre.TH a implanté à Montréal un théâtre français \u201cayant lléjà douze années d'existence.\u201d Not, encore une fois, P, P.M.est un artiste \u2014 pas plus mauvais qu'un autre, après tout \u2014 qui a formé un cercle (pardon, une troupe) aussi bonne que le cercle St-Henri, dans le but, très louable, de se faire de la galette, Mais là se borne son rôle.Qu'il ne vienne donc pas nous emplir.C'est assez d'avoir empli cet incommensurable Amateur Dramatique.La tache était des plus faciles, il est vrai, M.l\u2019Amateur écrit: \u201cJ'apprécie a leur juste valeur (c'est ben d'valeur!) les artistes dont se compose actuellement la troupe de M.Gauvreau, mais je ne craîns pas de dire qu'aucun d'entre eux n'apporte à son jeu plus de soin ct un meilleur fini artistique que ne le faisait Marcel\u201d Voyez-vous, Paul Marcel comparé à Filion sous le rapport du \u201cjeu soigné\u201d?Voyez-vous T'aul Marcel ayant le fini artistique de Chanot?Voyezvous Paul Marcel (qui est .méridional) posséder une diction pareille à celle de Pelletier?Voyez-vous Pipi Marcel & coté de Brain dans des roles à panaches?Voyez-vous.on, ça ne sert à rien, La nuit, on ne voit pis, à moins d'avoir les yeux de ces Amateur Dramatique, Et notre critique Tom-Pouce termine en prétendant que nous avons jeté du ridicule sur Mlle Marsoll, Tci, la bétise fait piace à la canaillerie, C'est Pipi Marcel Ini-même (et non nous) qui place Mme Marsoll à côté \u201cdes étoiles parmi tes étoiels\u201d.Jamais nous aurions comparé Mme Marsoll à Cécile Sorel, à Mme Piérat, à Mme Dartet, à Réjane, à Sarah!!! Mais le plus comique, c\u2019est que le nom de Mme Marsoll n'est pas mentionné du tout \u2014 du tout! \u2014 dans XXXVe Année \u2014 No 50 LE CANARD, Montréal, 13 Oct.1912 l'article qui a excité l\u2019ire de M.l'Amateur.Alors, quoi?Il est donc tma- boule l'Amateur?Enfin, pour finir, citons ces extraits de journaux que nos \u201cdétectives\u201d nous envoient des Etats-Unis, afin de convaincre (oh! si c'était possible) ce malheureux amateur de l\u2019art.de ls pommade, \u201cNous ne sommes pas très sûr que la troupe de Paul Marcel soit supé- ricure à celle de l\u2019an dernier.\u201d Tiens!!! \u201cMais c'est Dumestre qui a la palme\u201d, Ah! et Paul Marcel, qu'est-ce qu'il fait?Attendez! *P, Paul Marcel (Pipi) dans son rôle de jeune premier (jeune pre- ander!) a fait une bien belle figure.\u201d (Belle figure!) Et c'est tout?Cui, c\u2019est tout! C\u2019est même trop.Voilà le Pipi Marcell Voilà celui qui \u201cfut une des grandes étoiles du théatre Sarah Bernhardt,\u201d (CI.L'Etoile, Lowell, 27 septembre 1912) Voulez-vous savoir la vérité?La voici: Pipi Marcel n\u2019a jamais joué un aôle important au théâtre Sarah Dernhardt! Pipi Marcel n\u2019a \u201cjamais tenu\u201d un camploi important dans aucun the- âtre de Paris.La voilà l\u2019étoile parmi les étoiles parisiennes, La voilà l'étoile du théâtre Sarah Pernhardt, Le voilà celui qui prétend que Mme C.Paul Marcel et MM.de Béchade (oh! le \u201cde\u201d! et Melvil viennent directement de Paris et sont choisis parmi les meilleurs artistes français.(à suivre) N.de la R.\u2014 Oui, \u201cà suivre\u201d, puisque \u201cUn Amateur Dramatique\u201d persiste à vouloir démontrer qu'il nous écrit de Saint-Jean de Dieu, comme en fait foi sa deuxième lettre en date du 30 octobre, parue dimanche nier dans le \u201cCanard\u201d, A la semaine prochaine, done, notre réponse à der- UN AMATEUR DRAMATIQUE.2; Ve yetit Pierre a été bien sg: On lui promet pour demain un- partie de ; laisir, \u2014O 1! tant mieux.Je vais me cou.h:r maintenant pour que demain arrive plus vite, dit-il en battant des mains.Un \u201cNuméro\u201d au Français, : \u2014\u2014\u2014 A L'HORIZON Anne, ma socur, rien venir?Anne ne vois-tu x, CE QU'ON DIT \u201cA, Mateur a recommencé à écrire dans le \u201cCanard\u201d! CE QU'ILS FONT La Ste-Brigide répète; Le Cercle N.C.F.se réveille; La Dramatique joue au croquignole; le Cercle Paroissial attend l'ouverture de la nouvelle salle; Le Cercle St-Henri\u2026 peut bien faire?,.qu'est-ce qu\u2019il Oui, faudra aller entendre Oberles\u201d, C\u2019est une bonne idée.\u201cLes te PETITES ANNONCES On demande à louer une salle de spectacles, s'adresser à la Dramatique.On demande des soumissions pour la construction de deux armoires, s'adresser à R.Leblanc.On demande à acheter un beau peigne, s'adresser à C.E, FE.Taceur.Gauthier alias AU NATIONOSCOPE Un Judas national La semaine dernière, un quotidien du soir publiait un article aussi faux que pernicieux d'un soi-disant critique d'art, et if était facile de comprendre à la lecture de cette élucubration que son auteur prenait les Canadiens pour de parfaits imbéciles, A l'en croire, ce peu intéressant = p-rsonnage ne peut comprendre comment il sc fait que le peuple préfère le théa- tre dramatique proprement dit sité, Quant à ce qui en cst de la préférence du public pour le théâtre dramatique, cela s'explique facilement par le fait que les pièces de ce genre possèdent toutes une intrigue facile à suivre, que n'importe quel auditoire les comprendra.Et j'ajouterai pour l'édification de ce soi-disant critique que M.Julien Daoust ne s'en tient pas seulement aux mélodrames, mais qu'il offre à ses habitués toutes les pièces susceptibles de les intéresser, = \u2018elles soient des tragédies, des dranic_@ chrétiens ou des comédies: on se souvient encore des représentations de \u201cRoméo et Juliette\u201d, \u201cLe Triomphe de Ja Croix\u201d, \u201cL'Arlésiennce\u201d, cte.\u2026.C\u2019est justement ce personnage qui ne manque jamais de larmoyer sur le peu d'encouragement qu'ont les arts au Canada, Mais le public ne se aux laisse plus prendre à ces | PROCHAINS DEBUTS Iirazeau ct Laprade dans Mutt et Jeff.J.A.Bertrand dans \u201cAprès moi.\u201d J.Chalifoux dans \u201cLa petite cho- cola.tière\u201d.JE.Marchand dans \u201cLe démon du jeu\u201d, Lr * POUR LE MUSEE Le Le piano de La Dramatiquepool de La Dramatique.La moustache de Vallerand.La casquette de Meunier.I.\u2019accordéon de Titoune Larose.» RAOUL LEBLANC ORATEUR A la boutique dont\u201d je travaille.C'est une pièce avec bien du \u201ctesse ttexte).Hone faut pas abandonner la \u201clut- (lutte).\u201cToutes\u201d les membres s'raient \u201ccontentes\u201d, Jont¢ divine on est rendu au mois \u201csektembre\u201d et le directeur \u2018\u2019attiti- que\u201d n'a pu rejoindre ses assistants, -vulement que.=.LES PHRASES CELEBRES tle ose, Le\u2014\\.Mille.tre\u201d de .«.conde lu motion.\u201d A MATEUR.| intrigues, et les efforts désespé- | res de ce pygmée n'auront d'autres ! résultats que de le couvrir lui-même | de ridicule et de mépris.La semaine prochaine, la troupe Julien Daoust interprétera au Nationoscope \u201cJeanne d'Arc\u201d avec Mme i Bella Ouellette dans le rôle-titre.7 trouvera-t-on encore sujet à critique?PAUL ROSAL.:0: THEATRE NATIONAL FRANÇAIS.La Maîtresse de Piano.Voici encore une comédie bien sentimentale un peu dramatique, et contenant une foule de jolies choses.L'intrigue rappelle un peu celle du \u201cRoman d'un jeune homme pauvre\u201d, le chef-d'oeuvre d'Octave Feuillet: seulemient ici les rôles sont changés et c'est l'héroïne de la pièce, jeune fille noble, distinguée, possédant toutes les qualités, que la » de son père jette dans la plus affreuse détresse.Du jour au lendemain, elle se trouve complètement ruinée, obligée de gagner sa vie et celle de sa mere, enfin placce en présence de difficultés nombreuses.la tâche cest rude pour elle qui, jusqu'alors, n'a connu que le luxe, la richesse et le bonheur.Voici la distribution de cette délicieuse comédie: Marquis de Puylau- 3 rens, Scheler; Victor Laubadier, Mallet; l\u2019abbé Bricourt, Filion; Laubadier père, Brain; Goulette, Robi; Furnonsky, Chanot; Schouflick, Pelletier; Maitre Ricardot, Lombard; Dauriac, Gosselin; Tavernier, Charlot; Urbain, Soulier; le chef, Valeur, ete.Mme Laubadier, Mme Devoyod; Yvonne de Chazeau, Mme Vhéry; Honorine Laubadier, Mme Briant; Madame de Chazeau, Mme Degraves; Mme Dauraic, Mme Yrvan; Mme Tavernier, Mile Haimay, etc.Les principaux tableaux sont: La ruine; l'arrivée chez les Laubadier; le bal; la chasse; le ducl; le presbytère de l'abbé Bricourt.Cette pièce fut un des plus gros succès du théâtre Sarah Bernhardt de Paris, succès de public et succès de presse.La mise en scène du National sera la fidèle reconstitution de celle de la création, :0: L\u2019'EMBARRAS DU CHOIX.On sait quelles sont les habitudes d'intempérance des bons Irlandais.Un étranger, arrivant dans un village et désirant se désaltérer, interro- gca vainement les gens qu\u2019il voyait sortir des maisons, tous plus ou moins titubants.Il n'obtint que des bredouillements pâteux at des réponses incompréhensibles.Enfin il rencontra an homme à peu près en équilibre sur ses jambes.\u2014Dites-moi, mon ami, je meurs de soif.Indiquez-moi donc un endroit où je puisse trouver un whisky-soda.L'autre semble surpris par la question, I regarde tout autour de lui et, allongeant le bras dans la direction d'une petite boutique de modeste apparence: \u2014Vous voyez ce petit magasin là- bas?\u2014Oui.\u2026.rie.\u2014Justement, vous voilà renseigné.C\u2019est le seul endroit, dans le pays, où on ne serve pas à boirel mais.c\u2019est une merce- L\u2019Anglais DANS UN ] Coup d\u2019Œil Pour les Francais OlClun nouveau systeme des principes les plus simples, pour l'instruction vot-méme.Par Henry M.Barbour, Cotte méthode est connue pour être la mellleure, pour apprendre l'anglais sans maitre.qui a jnmais été publiée.Elle explique, stimplo- ment et complètement, les différents tous des lettres, donne un vocabulaire suffisant.ordonné, des mots lo plus communément employés, stimplitie In grammaire, o£ donne Uni assez grand nombre d'exercices en expressions faciles, com Ww In ply arte de celles nécessaires dau.ae y= dinaire.La pronone noglals est rondue enhé, conels, vxplicite, pratiq 12mo, couvorture en , \u201c - ANGLAIS sa ss (oP Sn J ews mans Ce, 1% Bus Factory LE CANARD, Montréal, 13 Oct.1912 phy.Le Canard Journal Humoristique Hebdomadaire, blie ét imprimé par A.P.PI tario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Un an (pour le Canada) $1.00; S (pour les Etats-Unis) $1.50; Six mois ment payable d'avance.TARIF DES ANNONCES-Con ac la ligne, 3,000 i 5,000 lignes 2¥%c la Annonces à court terme: Premiè subséquentes 5c la ligne, Le \u201cCANARD\u201d est vendu aux a ment sur réception du compte.Le nu Adressez toutes correspondances Montréal, P.Qparaissant tous les dimanches.Pu- GEON, au Nos.105-107, Tue On- Est 1121, ix mois (pour le Canada) soc.Un an (pour les Etats-Unis) 75e.Strictetrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes ligne, 6,000 à 10,000 lignes 2c la ligne.re insertion, 10c la ligne; Insertions gents 16c la douzaine, payable stricte- méro, 2 cents.ou envoi d'argent à Le \u201cCanard\u201d, = Montréal, 13 Octobre 1912 v Co nil JURISPRUDENCE.Question assez curieuse cn matic- re de jurisprudence commerciale: \u2014Si un huissier se trouvait gêné et avait contracté des engagements qu'il ne pût momentanément remplir; si son créancier était intraitable, ce créancier pourrait-il user de son propre ministère pour exercer les poursuites?Nous n\u2019en savons rien, Mais il serait à coup sûr original de voir un huissier se protester, se saisir et se vendre lui-meme! Il est toutefois probable que heau- coup s'accorderaient du temps! Mais il y en a de si.de si.\u201chuissiers\u201d qu'ils s\u2019exécuteraient immédiatement par \u201camour de l'art\u201d.° 0 PHILOSOPHIE, \u2019 Si le bonheur est chose rare, c'est qu'il faut tout à la fois pour être heureux ct qu\u2019un rien vous rend malheureux, au contraire, Soyez jeune, riche, beau, lien portant, aimé, Si vous souffrez d'un cor au pied, tout le reste ¢st comme s'il n'existait pas.° +» PAN, DANS L'OEIL, T1 y a des gens qui ont la manic de morigéner tout le monde.\u2014Croyez-en mon expérience! di- sent-ils, comme s'ils étaient seuls à en avoir, et comme si l'expérience était un juge sans appel, On les laisse dire.jusqu'au jour \u2018on S° jente et où le fâcheux , comme on dit, son monsieur qui, docte- mer, Sur dix pipe.Mais sachez à votre sur dix nez cassés, il y en à neuf qui appartiennent à des gens qui se mé- lent de ce qui ne les regarde pas.tour que co ENTRE CAMARADES, \u2014J'ai envie de donner ma démission de fonctionnaire pour me mettre dans les affaires, qu'en dis-tu?\u2014Souviens-toi, nwon vieux, qu'au- jourd'hui tu vois arriver la fin du mois avec plaisir, parce que tu reçois, et quand tu seras dans les affaires, tu la verras venir avec terreur, car il te faudra payer, c\u2019est tout ce que je puis te dire, -\u2014C'est assez, adieu! PATERNITE, Mutsuhito, le mikado qui vient de mourir, inspirait à ses sujets autant de crainte que de vénération, Devant lui tout le monde tremblait, et seul le prince Ito, le prince Yamagata, le comte Okumia, ses familiers, osaient élever la voix en sa présence.Les autres dignitaires, quels qu'ils = fussent, se taisaient, et, quand ils avaient l'honneur d'être interrogés, s'en tiraient avec quelques mots discrets, proférés à voix basse.Le marquis Matsukata, particulié- rement timide, répondait à toutes les questions par ces seuls mots: \u2014Je m'en informerai pour plaire à Votre Majesté.Un jour, l'empereur lui brusquement: \u2014Marquis, je sais que vous avez tne nombreuse famille, De combien d'enfants êtes-pous te père?Le pauvre homme, interloqué rougissant, balbutia: \u2014Te m'en informerai auprès de ma opr plaire à Votre Majestédemanda et \u2014Elle seule, en effet, doit le savoir exactement, \u201c.GUILLAUME II.Au cours de son voyage cn Suisse, le kaiser fut surpris par un de ses conseillers intimes alors qu'il était plongé dans une profonde méditation.\u2014A quoi rêve Votre Majesté?demanda le fonctionnaire, qui a le droit d'être indiscret.\u2014Je songe, répondit Guillaume en désignant les cimes qui Penvironnaient, je songe aux beaux socles de statues que cela ferait pour mes aicux! «a, LE JARDIN DES SUPPLICES, Si votre femme, ou votre amic, enfin cetle de qui vous payez, entre autres choses, les bottines, vous fait part du désir d\u2019avoir des chaussures à talons Louis XV, mettez-lui sous les yeux cette description que donne une revue médicale, d'un malheureux gentil pied féminin enfermé dans cet instrument de torture: Le Mystère de la rue St-Dollard GRAND ROMAN POLICIER I C'est dans la petite ville de Baisemont qu'eut lieu le drame qui fera le fond de notre récit.Dans cette petite ville d'ordinaire si paisible, régnait la plus grande consternation.L'industrie et le commerce étaient suspendus, C'est que ce matin-là un crime atroce avait été découvert, Mais avant de poursuivre, non pas les coupables, mais notre récit, il serait utile au lecteur de connaître su- perficicllement les lieux dans lesquels nous le transportons.La ville de Baisemont compte 2,742 âmes et une demie (y compris les bêtes, les belles-mères et = l'homme- tronc).Elle est située sur le sommet d'une montagne en caoutchouc et traversée par une rivière de pâté de foie, au bord de laquelle les habitants vont en été faire la pêche aux huitres.Ces braves gens péchent tellement même qu'ils sont obligés d'aller à confesse et que la population de la ville augmente sans cesse, [a principauté dont Baisemont est la capitale est située sur l'autre côté de l'Equateur.Pour s\u2019y rendre, c\u2019est très simple: il suffit d'y aller.Voici donc comment on s'était aperçu de ce drame dont les journaux de l\u2019époque parlèrent tant (car dans ce temps, les journaux parlaient: Mais nous ne voulons pas nous lancer dans des réflexions personnelles et nous fermerons la parenthèse avec un bon cadenas).Nous avons omis de dire que le principal commerce de la ville de Baisemont était une fabrique de dents creuses, à l'usage de la classe pauvre et de couveuses artificielles à l'u sage des punaises (article très acheté XXXVe Année \u2014 No 50 \u201cLes orteils y sont en marteau, la première phalange hypertendue contre le métatarsien.Les doigts chevauchent les uns sur les autres.Des bosses surgissent au col, sous la plante, et le pied sc contourne d'une façon disgracieuse, Surtout on souffre.Et il faut redouter ces conséquences: lésions vceineuses du membre inférieur, fractures du péruné, entorses du genou, ete.\u201d Que feront les femmes, après avoir lu cela?.C\u2019est lien simple: elles courront acheter d:s bottines à talons Louis XV.0 QUE SOMMES-NOUS?Ni plus ni moins que des marchands d'illusions: Cet avocat qui assure à un plaideur de gagner son procès, ce médecin de guérir son malade, ce banquier, qui promet la fortune à son client, ce député, le Lienêtre à ses électeurs, tous ceux-là et combien d\u2019autres ne sont que des marchands d'illusions.par les hôtelleries de second ordre).Le matin du 3 décembre 18.le contremaiire du l'usine entrait dans le bureau du directeur pour voir si tout était bien \u20acn désordre.Un spectacle horrible l'y attendait Un cadavre terriblement mutilé gisait dans le crachoir, Affolé, le contremaitre se moucha, puis il alla avertir les autorités, Le juge d'instruction Courval, sui vi du procureur Rock, arriva sur les lieux ct commença immédiatement l'enquête.T1 fut impossible de reconnaître le cadavre.Il manquait pour l'identification la tête, les membres et le tronc.M one restait que les boyaux, la rate vt un ongle de doigt de pied.Avce sa perspicacité habituelle, Courval déclara qu\u2019il ne pouvait être question d'un suicide, If fallait donc chercher le ou les assassins, C\u2019est ce qu'on fit, mais on ne les découvrit pas.Il fut décidé d'avoir recours au célèbre détective amateur = Claude Gille qui maintes fois s'était illustré avec son lieutenant Renavent.On les attendait par le train de 3 h.45 et la foule stationnait devant la gare.Le train arriva en gare a l'heure indiquée.Deux éléphants sortirent d\u2019un compartiment de première classe, mais nulle trace des détectives, Tout i coup.(La suite au prochain numéro.) :0: LE COMMENCEMENT DES HOS- TILITES.Aspirant-gendre mère.-\u2014Alors, Monsieur Tlenri, vous tenez absolument à devenir mon gendre?minaude une vieille dame acarià- tre.\u2014Mon Dieu, Madame, je vous avoue que je n\u2019y tiens pas particulié- rement.Mais comme c'est le seul moyen à ma disposition pour épouser votre fille.et future belle- XXXVe Année \u2014 No 50 LE CANARD, Montréal, 13 \\ \u201d.1912 MOUPPE EST UN INGRAT L'heure était auguste et solennelle.Aucune auto ne trépidait dans les rues mornes ; cela ne tenait pas, À vrai dire, à la solennité auguste de l'heure mais plutôt à ce qu\u2019il n'y avait point d'auto dans la ville, qui était une de ces cités secondaires que les géographes cataloguent négligemment : autres villes.Il était en réalité six heures tapant, Cette heure est, ainsi que quelques autres, régulièrement biquotidienne ; mais tous les jours elle devenait tout À coup auguste et solennelle, parce que Cyprien Mouppe se dirrgeait vers la terrasse du Café du Commerce.Cela n\u2019a l\u2019air de rien, tan monsieur qui se dirigé vers la terrasse d'un café, me direz-vous.lin historien impartiate et contemporain, je vous répondrai nettement : Non, cela n\u2019a l'air de rien.Mais j'ajouterai: Seulement, quand cette terrasse est celle du Cafëdu Commerce, qui est l'unique café à terrasse de la petite ville en question, et que le monsiour s\u2019appelle Cyprien Mouppe, cela devient tont à coup aussi angnissaut qu'une scène dramatique du Cinéma En effet, Cyprien Mouppe, le sourcil froncé sous son chapeau rabattu, un poing dans son dos, le jarret tendu et l'autre (l'autre poing) courbant puissamment sa badine de jonc contre le pavé raboteux, Cyprien Mouppe se dirigeait vers Je Café du Commerce dun pas lent et fatal d\u2019un bourreau allant au lieu du supplice.Arrivé devant le café, il s'arrêtait, ravageait les guéridons de la terrasse de regards dévastateurs, paraissant faire un choix difficile et soudain, rentrant sa tête dans le col de son pardessus, comme font les tigres qui vont bondir, il fixait une table, dardait vers le marbre indifférent sa badine frémissante et, après avoir proféré d'une voix sourde ; \u2018LA, c'est 121\", traversait la rue et s'asseyait lourdement autour du guétidon, S ir une chaise de jonc tressé qui gémissait du choc.Après quoi, il bombait le torse, ôtait sa tête de dedans son col, faisait, tel un phare à feu tournant, rayonner ses regards fulgurants sur la rue déserte et, d'un* voix où résonnaient simultanément les accents de la rancune assouvie.de la victoire remportée, du rite accompli, et de la soif extinguible de l'appé- ritif quotidien et glacé, il ordonnait durement au garçon : \u2014Maxime, vous savez ce qu\u2019il vous reste à faire.Maxime, d\u2019un pas nonchalant, disparaissait dans l\u2019ombre du café et en rapportait un plateau supportant les accessoires indispensables à la confection d\u2019une absinthe grenadine tassée '\u2018comme pour un malade'', ainsi que la lui recommandait Cyprien sur le ton exigé parla répétition des plaisanteries immuables, Cyprien couvrait d\u2019un regard éteint le breuvage couleur de corail malade, en avalait une énorme gorgé et lançait, dans le calme silence de l'heure, d'une voix aux sonorités rageuses, ce seul mot : \u2018cochon !\u201d Ce jour-là des, des affaires qui ne regardent que moi, m\u2019ayant amené dans la petite ville eu question, je m'étais assis à la terrasse du Café du Commerce, une fois mes affaires terminées, en attendant l\u2019heure du train qui devait me ramener À Paris.Et j'avais assisté, d\u2019un œil effaré, à l\u2019arrivée de Cyprien Mouppe, dont j'avais appris le nom d\u2019une façon assez imprévue.Le yvarçon, en le voyant venir, s'était en effet écrié: \u2018Tiens, voilà Cyprien Mouppe!\" de sorte que je pouvais mettre un nom sur la figure de l'arrivant.Je n\u2019y mis d'ailleurs pas que cela, car, ayant pris pour moi l\u2019épithète de \u2018\u2019cochon !\u2019\u2019 laucée dans le calme silence, je plaquai au travers des maxillaires de Cyprien un irrésistible crochet du droit qui fit gémir le jonc tressé de sa chaise et troubla un instant la solennité de l'heure.Cyprien se frotta la joue, but une gorgée d'absinthe, s\u2019essuya Ja moustache et, se tournant vers moi: \u2014-Je répète: cochon!.mais ce n'est pas à vous que ce discours s'adresse, Monsieur.J'excuse donc votre mouvement un peu vif et j'espère que vous me permettrez, en échange, de prendre à mon compte votre consommation.Et il ajouta : \u2014 J'ai dit et répété : cochon! et suis tout prêt à le crier encore, car l'être ridicule et odieux que je qualifie ainsi et dont, par vengeance, je viens occuper la table, est digue de tous les mégris.\u2014Qui est-ce ?\u2014C\u2019est mon onc'e, \u2014 À ce que je vois, on est assez uni dans votre famille ?\u2014Uni, uni.c'est façon de parler.Car je dois vous dire que mon oncle s'est séparé de moi.\u2014Ah! Et à la suite de quelle circonstance ?\u2014-À Ia suite de cette circonstance qu\u2019il est mort.\u2014Requlescet, \u2014Appelez-le comme vous voudrez, mais mol je persiste a dire cochon, cochon et vingt mille millions de cochons.\u2014Que vous a-t-il fait ?\u2014Oh ! ce n\u2019est pas que je lui reproche d'être mort, au contraire.C\u2019est la plus belle action qu\u2019il ait jamais commise.Non, ce qu\u2019il m'a fait, voyez-vous, c'est quelque chose de répugnant dans la dégoûtation : il m'a déshérité, \u2014De son vivant ?\u2014Oui, monsieur, de son propre vivant, \u2014Alors, je comprends votre vindicte.\u2014J1 m'a déshérité, moi, son seul et unique neveu affecsionné, comme je signais toujours dans les lettres que je lui envoyais au jour de I\u2019an, \u2014J'ai envie de mettre mes diamants à mon corsage.\u2014Tu ne crains pas que ça ait \"> d\u2019une lanterne sur des démoli*'\u2026za?+ QAAAAAAAAANAAAAAAAAAS © 7 if AAW S \u20141II avait ur= gross: fortuna J \u2014Grosse, non; suffisante, J! s'était amass/ quinze mille i>#_ues livres de rentes Jans le
de

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