Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 4 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Canard : journal humoristique, 1915-07-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vol.XXX VIII \u2014 No 36.H MONTREAL, 4 JUILLET 1915.F Cinq Centins | HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe mai peut quelquefois n'être pas vrat sans blague\" \u2014 ROISL'EAU Rédigé en Collaboration.Administration : 105 a 109 rue Ontario Est EUROPE VE > ot 11 est parti pour les vieux pays, ce cher Borden afin, sans doute, de ne pas dire oui ou non sur pas mal de questions que devaient lui poser les libéraux.Méfiez-vous de ceux qui ne lisent pas le Canardce sont des gens tristes. LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.Les Mots Historiques A la bataille d'Ivry, qu'il gagna également, il entraînait ses soldats en leur criant: Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et du devoir! Son grand-ministre Sully l\u2019aidait beaucoup dans l'administration de la France.Il avait coutume de répéter: \u2014Labourage ct pâturage sont les deux mamelles de la France.°.Le cardinal de Richelieu qui le remplaça comme premier ministre était environné d'ennemis et, avec le caractère faible ct hésitant de Louis XIII, les difficultés ne lui étaient pas épargnées.I1 avait coutume de répéter: \u2014Les quatre pieds carrés du cabinet du roi me donnent plus de mal que tous les cabinets de l\u2019Europe! * * + Un jour, alors qu'il attendait l'ambassadeur d'Espagne, il s\u2019amusait à faire chevaucher scs enfants sur son dos.Le duc de Fuentes, envoyé de Sa Majesté Catholique, le surprit dans cette attitude.\u2014Monsieur l'ambassadeur, êtes- vous père?lui demanda Henri sans se relever.\u2014Oui, sire.- \u2014En ce cas, reprit le roi en riant, je vais faire encore un tour! Ce fut encore un cardinal, rin, qui obtint la charge de ministre.La cour et la ville, furicuses de sa ladrerie et de ses impôts continuels.le\u2019 raillaient ct le chansonnaient.Il avait coutume de répéter une parfaite sérénité: \u2014Hs chantent, donc ils paicront! Mazapremier avec *.Après la mort de Henri IV.tâche- ment assassiné par Ravaillac, Sully venait rarement à lu cour.Les courtisans qui cotouraient Louis XIII raillaient parfois son austérité et su mise à l'ancienne mode.T1 dit durement au nouveau maitre: \u2014Quand le roi- votre père, me faisait l'honneur de s'entretenir avec moi sur les affaires importantes de l'Etat, au préalable, il faisait les bouffons de cour! sortir *.Les commencements de la minorité de Louis XIV furent très orageux et Paris était dans un état de révolution continuel.Le Parlement s'entremit pour rétablir Ia paix entre le peuple et la cour.A leur retour dans la capitale, les conseillers faillirent être massacrés.Comme on menaçait Mathieu Molé, leur président, d'un pistolet, il dt sans s'émouvoir: \u2014Quand vous n'aurez tué il ne nte faudra que six pieds de terre! CHARADES 94 Méfiez-vous, jeunes hlleties, Des airs câlins de mon premier, Car sous ses formes gentillettes, De tromper il est coutumier, Dans les refrains de chansonnette, Mon second n'est jamais chauté; On préfère mainte piquette A sa pure limpidité.Sur son rouet.une pauvrette, Sait faire un fil de mon dernier : Du tisseur et de sa navette, Bientôt il est le prisonnier, Un petit port de la Bretagne, Où l'on pêche de Lon saumon, Forme mon tout.Belle campagne, Grains, légumes et vieux donjon.95 Mon un est instrument borné mais fort sonore.Mon deux est végétal qui n\u2019est pas Inodarc.Que dire de mon tout?Serait-ce un végétal?Il me semble plutôt que c'est un animal, EXPLICATION DES CHARADES PARUES LA SEMAINE DERNIERE 92.Moulin.93.Kilomètre.Vol.XXXVIII \u2014 No 36.Prochainement Paraïtra cc AMOUR?\u201d Numéro spécial du Canard.\u201cLE BULLETIN\u201d Le plus ancien, le plus sérieux et le mieux renseigné des journaux du dimanche.Toujours les dernières nouvelles sportives.Suivez ses articles sur les choses municipales.Medium d\u2019annonces très efticace.» RUE MANCE Prés Van Horne MAISON À VENDRE SIX LOGEMENTS 4 pièces chacun.Améliorations modernes.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixe tures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Etc.Prix, $11,500.Revenu actuel, $1,200.Peu de comptant requis.S\u2019adresser au Journal \u201cLE BULLETIN\u201d 109 Ontario Est. Vol.XXXVIII \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.3 tt etn cat rt mr ' \u201c MONTREAL LA NUIT Petites scénes de la vie aprés 8 heures p.m.\u2014Ici, 1a, partout et .ailleurs.Recueillies par Guy d\u2019Oranger & Cle.i I} L\u2019INFIRME.\u2014Et quel est l\u2019affreux malheur qui vous a privé de l\u2019usage de vos jambes ?\u2014C\u2019est que je suis tellement saoul, voyez-vous, ma brave dume.SURMENAGE.La petite femme.\u2014 Sapristi! tout à l\u2019heure c\u2019était le boulanger, puis l\u2019épicier, puis le boucher, puis la modiste, maintenant c\u2019est le petit Gaston! Non, mais, tout le monde vient done pour.palper aujourd\u2019hui! PIF! M.Lecoureur.\u2014 Je peux bien t\u2019avouer ça, maintenant, ma chère amie, ce que j'en ai fait des.trompés! Mme lLecoureur.\u2014 Eh bien! moi, malgré toute ma bonne volonté, je n\u2019ai jamais pu en faire qu\u2019un! * * * BON SIGNE.Le voyageur.\u2014 Mais quand va-t-il donc venir, votre sacré train?Si ce n\u2019est pas scandaleux, un retard pareil ! Le chef de train.\u2014 Un peu de patience, monsieur, ca ne va pas tarder.Je vois là-bas le chien du mécanicien qui arrive.Alors, vous comprenez, le train ne doit pas être très loin.BON CONSEIL.\u2014Quel âge avez-vous?\u2014 23 ans.\u2014 Et le pouce! \u2014 Madame, si vous vouliez paraître cet âge-là, il y a trente ans que vous auriez dû user crèmes, fards et poudres de toilette.' Mon Chier fils, \u2014Mes godillats me génent atroce- toi qui les gène.colonelle, , champignons.\u2014Nous nauvons pas voulu tué nate co- Vampignons ment.chon san pansé à toi ct nous t'anvoyons \u2014Avec des pieds pareils, c'est plutôt = deux live de boudain a partagé avec ton ZUT.\u2014Qu\u2019est-ce que c\u2019est que cette salade-là ?\u2014La barbe.\u2014Comment, Justine, il y a huit jours que vous êtes .« .à Montréal et vous voilà déjà aussi canayenne que ça?» + TRES FACILE.] \u2014*\u201cDites bien que je ne redoute pas la solitude.je me tiens compagnie à moi-même.je me suffis.\u2014\u2018\u201c Oh! pour ça, le pauv\u2019 cher homme, on peut l\u2019dire, il u\u2019est pas difficile!.\u201d\u201d * y e ® ® ALE, \u2014lEn voilà une qui n\u2019a pas les yeux dans sa poche!\u2026 \u2014lFichtre non! ! ! Tls sont même dans la tienne en ce moment.EN RETARD.\u2014Mâtin!.Conime vous êtes pressée ! \u2014.Je suis en retard.\u2014De beaucoup?\u2014De huit jours.- + * LEÇON DE CHOSES.\u2014Oui, Monsieur, c\u2019est comme j'vous le dis, le bois flotté est le meilleur, ça le rend incapable de jouer.\u2014Ah! bah!.Je devrais bien faire flotter un peu mon coquin de neveu.BONNE FORTUNE.\u2014 Au moins, serez-vous discret?\u2014Oh! vous pouvez être sûr que je ne m\u2019en vanterai past.\u2014Des légumes?oui.surtout pas de \u2014Qu'adviendrait-il ,messieurs, qu\u2019ad- viendrait-il si tout à coup toutes les au- \u2014Oh! Docteur, quel domage ! la seule berges étaient plongées dans la mer?chose qui ne soit pas hors de prix cette \u2014On boirait chez nous, pis c\u2019est tou- annéel.tel Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.Le Canard Publié et imprimé par À.-P.PIGEON, aux Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Teléphone Bell: Est 1121.ABONNEMENT.\u2014 Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50.Hors de la Ville, en Canada, un an, $200; six mois, $1.25.\u2014 Un an, pour les Etats-Unis, $2.50; six mois, $1.25.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014 Contrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes, 4c la ligne; 3,000 à 5,000 lignes, 3H4c la ligne; 6,000 à 10,000 lignes, 2e la ligne.Annonces à court terme: quentes, sc la ligne.Première insertion, 10c la ligne; insertions subsé- \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, Montréal, 4 Juillet 1915 Une Cause par Semaine TRIBUNAUX COMIQUES Pur JULES MOINAUX ALTERE PAR CARACTERE Les époux Biroy sont devant le tribunal, la femme à la barre des témoins, le mari sur le banc des prévenus.Biroy, interrogé, donne ses noms, âge et profession; puis, se tournant vers sa femme: Alt c'est propre, ce que tu as fait 131 La femme.\u2014 Je t'en ai prévenu qu'un jour ou l\u2019autre tu serais sur le banc des malfaiteurs.Biroy.\u2014 J'y viens pur deux et deux font quatre.M.le président.\u2014 Voyons, femme Biroy, adressez-vous au tribunal.La femme Biroy.\u2014 Je viens près pour ça.M.le président.\u2014 Eh bien, de quoi vous plaignez-vous?La femme Biroy.\u2014 Je me plains que c'est un homme que, si on ne me retire pas de ses mains, je finirai en quatre morceaux, Biroy.\u2014 Tu m'arraches des sourires.La femme Biroy.\u2014 Les témoins sont là pour dire que c'est un homme qui ne \u201cdésivre\u201d pas et qui me bat tous les jours de la semaine, quelquefois plus.Biroy.\u2014 Les témoins, je les prise comme un verre d'eau.M.le président (à la plaignante) \u2014 Enfin, précisez des faits et ne restez pas dans les généralités.Biroy.\u2014 Elle ne sait pas où c\u2019est, M.le président, \u2014 Voulez-vous vous taire?(A la plaignante.) Quand votre mari vous a-t-il porté des coups, et quels conps?La plaignante.\u2014 Quand?Mais toujours; un feignant qui bat le pavé du matin au soir.Biroy.\u2014 Bon, c'est le pavé que je bats à présent.La plaignante.\u2014 Oui, et soir en rentrant.comme ex- mé- seulement moi le\u201d M.le président.\u2014 Mais le jour de la scène, quels coups vous a-t-il portés?La plaignante, \u2014 Il m'a jeté manger à la figure.M.le président.\u2014 Vous a-t-il fait des blessures?La plaignante, \u2014 Non, la panade, M.le président.\u2014 Il ne vous a pas jeté le plat avec?La plaignante.\u2014 Non, mais la panade m'a emberné la figure, floc! que j'ai mes effets massacrés.Biroy.\u2014 Et toi, le jour que tu t'as assise sur mon chapeau, est-ce que je t'ai trainée devant le tribunal?M.le président.\u2014 Enfin, recon- naissez-vous que vous maltraitez votre femme?Biroy.\u2014 Quand je suis en ribotte, naturellement.M.le président.\u2014 Comment, naturellement?La plaignante.\u2014 Il y est tous les jours.Biroy.\u2014 Ecoutez, mon président, vous ne pouvez pas savoir.Les femmes, ¢a vous a comme ¢a des airs devant le monde; mais cette femme- 13, mon président, serait 3 un noble, à un notaire, à quelqu'un de la haute, qu'il y ficherait des piles.Je suis d'une bonne famille, moi; j'ai mème eu une position dans les chemins de fer.M.le président.\u2014 Quelle position?La plaignante (tendant le bras) \u2014 Cette position-là.quand les trains passaient: il était cantonnier.Biroy.\u2014 Oui, ct elle me buvait mon argent, vu qu\u2019elle ne se gêne pas, non plus, pour la chose du casque.M.le président.\u2014 Vous lui nez un bon exemple! Biroy.\u2014 Moi.ça vient d'un caractère altéré de sa nature.On voit tou- son c'était de don- jours quand un homme a bu, mais on ne voit jamais quand il a soif.La plaignante.\u2014 Il casse tout à la maison, il a démantibulé jusqu'au lit.Biroy.\u2014 Oh! pour le lit, ça vient de ce qu'il n'était pas solide et que j'ai le sommeil lourd.Le tribunal condamne Biroy à - quinze jours de prison.Biroy.\u2014 Ah! les femmes font de jolis chefs-d\u2019ocuvres.La plaignante.\u2014 Oui, ta mère en a fait un beau, c\u2019est vrai.+?Semaine prochaine: \u201cLe Café de la portière\u201d.Les Echos de nos Campagnes Les jeunes gens du Royal Georges sont en état de faire une bonne partie, j'ai yenque ça à te dire.» * + Le maître du Port a obligé Ti- Georges à raccommoder son vieux sabot de chaland.Tout le monde par icite dit qu'Edouard a raison.+ ts Ma grand conscience, je croyais pas Rodrigue aussi tétu, Y est le ya- ble, m'en passe un papier, aussi pire que Baptiste ct Hilaire.Ÿ ont pas emmené un sacré poteau pour le téléphone.Ÿ sont slow c\u2019est effrayant.Tu le sais, Timond.+ a Les citoyens les plus cocus de par cheu nous ont été en ville féter la St- Jean-Baptiste sur les places publiques, les autres dans les places privées.\" Ti-Georges est arrivé avec sa ménagerie ct pis sa vache.,.une bon- guenne de belle vache.» * * La prochaine fois qu'Alma va venir en ville, je m'en va y dire, je t'en passe un papier.+ + * Edouard y.trouve Liobe et pis Caramel, aussi l'Enclume, de son goût.C est pas bête, ce crapaud-là.* * * Anthime voudrait changer notre livrée, Michel veut pas, ça c'est correct, .+ * Toué, Alex, t'as pas de jalouseri-, attention, regarde à travers tes châssis doubles ou ben tu perds tout.J'ai jamais vu ça comme le monde est lousse à la campagne.Si Annette savait, y mangerait une ronde que le yable la chercherait pour la l*cher.Chut! chut! pas d'indiscrétion ! \u201c*.La grosse Léonie cngraisse, e'le mange son prochain du matin au soir, c'est pas tétonnant.Vol.XXXVIII \u2014 No 36.Une vieille chanson française par semaine C\u2019est mon ami, rendez-le moi Ah! s\u2019il est, dans votre village, Un berger sensible et charmant, Qu'on chérisse au premier moment, Qu'on aime ensuite davantage, C\u2019est mon ami, rendez-le-moi.J'ai sun amour, il a ma foi.Si, par sa voix douce ct plaintive, H charme l'écho de vos bois, Si les accents de son hautbois Rendent la bergére pensive; C\u2019est encor lui, rendez-le-moi.J'ai son amour, il à ma foi.Si, même en n\u2019osant rien vous dire Son regard sait vous attendrir; Si, sans jamais faire rougir, Sa gaieté fait toujours sourire; C\u2019est encor lui, rendez-le-moi.J'ai son amour, il à ma foi.Si, passant près de sa chaumière, Le pauvre en voyant son troupeau Ose demander un agneau, Et qu\u2019il obticnne encor la mere; Th! c\u2019est bien lui, rendez-le-moi : J'ai so amour, il a ma foi.FLORIAN.Il n\u2019y a pas qu'en France où on réquisitionne les animaux: on pratique même ce droit à Dakar.La réquisition cut lieu ces jours derniers.Nos braves indigènes amenèrent leurs chevaux, boeufs, etc.Les gazettes de là-bas nous apprennent que certains indigènes de l'intérieur des terres amenèrent jusqu'à des serpents, des singes et des dromadaires.Mais le plus pittoresque fut que plusieurs, croyant bien faire, vinrent livrer aux autorités leur.femme et furent fort étonnés dapprendre que ce n\u2019était point là un animal domestique.\u2014Soyez fort contre la maladie., \u2014Tmpossible, puisque c\u2019est une maladie de faiblesse. Vol.XXXVIII \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.5 PRIX : Seul Quotidien paraissant le dimanche.GRATIS aves 25 Cents.LADEBAUCHE, Directeur Le CANARD Voi.2, No 9.MONTREAL, Aujourd\u2019hui 1915.Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.NOUVELLES DE BERLIN (Fil spécial avec l\u2019Agence Wolff.) Le communiqué autrichien d\u2019avant-hier a rendu l\u2019espoir aux plus pessimistes.11 annonce en effet que dans les Karpathes, les pertes de l\u2019ennemi sont très élevées (2,400 mètres d\u2019altitude).Un five o\u2019clock thé Deum a eu lieu au palais impérial pour célébrer cette bonne nouvelle.A propos de \u2018\u2018bonne nouvelle\u2019\u2019.un journal berlinois assure que les Parisiens ont débaptisé le boulevard qui porte ce nom.11 s\u2019appelle maintenant le boulevard Mauvaise- Nouvelle.Autres signes de démoralisation : la rue de la Victoire est devenue rue de la Défaite; la rue de la Gaîté, rue de la Tristesse ; la rue de la Paix n\u2019est pas changée en rue de la Guerre, mais la place de la Concorde se nommera bientôt place de la Discorde, et le quartier de la Santé, quartier de In Maladie.Fan conséquence, des illuminations auront lieu dans tout l\u2019Empire, dont la situation, comme on le voit, est loin d\u2019empirer.Afin de donner au peuple l'exemple du patriotisme, le kronprinz, malgré son souci d\u2019élégance.a renoncé depuis quelque temps à se faire blanchir à Londres.Nénammnoins, il se rendra en France cette semaine pour se faire prendre mesure d\u2019une veste.* * > - A la suite des récents combats qui ont fauché la fine fleur de la noblesse teutone.le kaiser a déclaré qu\u2019il fal- Jait être en deuil jusqu\u2019au bout des ongles.Depuis ce temps, il est de bon ton de porter à l\u2019extré- mité des ongles un mince liseré noir.Cette mode, facile à suivre, est déjà adoptée par toutes les dames de ln Cour, ainsi que par les gentilshommes de haute kultur.Selon le code du nouveau chic prussien, il est également de suprême élégance d\u2019avoir les yeux bordés en rouge.La Comédie Impériale de Berlin devait jouer lundi dernier une pièce de théâtre récemment prise aux Français, et qui avait pour titre: L'homme qui assassina.S.M.Guillaume II y a sans doute vu quelque allusion blessante, car il a interdit la représentation.Il n\u2019a pas voulu non plus accorder l\u2019autorisation de jouer le Volcur, de Bernstein, ni le Menteur, de Corneille.On se perd en conjectures sur les motifs de ces prohibitions.Un grand diner a eu lieu ces jours-ci à l\u2019ambassade de Turquie, en l'honneur de Bismarek.Les convives ont eu des cure-dents à discrétion.On a servi à chacun d\u2019eux un grand nombre de petits pains blanes.Mais c\u2019étaient des pains a kacheter.Cet aliment, d\u2019ailleurs, est des plus nutritifs: la \u2018 preuve, c\u2019est que presque tous les invités ont en une indigestion.INFORMATIONS Les effets de l'occupation des neuf-dixièmes du territoire français par les troupes de la vertueuse Allemagne commencent à se faire sentir: la population s\u2019accroît rapidement.D'après les caleuls du savant docteur Spermatoboschus, dans les pays que nous avons conquis le chiffre de la natalité va tripler: en effet, tandis qu\u2019il fallait aux Français neuf mois au, moins pour avoir un enfant, l\u2019article allemand se fabrique couramment livrable à 90 jours net, sans escompte. 6 .Un Monologue par Semaine Le Fiancé d\u2019Octavie Mouchette Par Rodolphe Bringer LS Oh! ce fut un joli scandale a la mairie du XVILe, je vous prie de le croire, quand on vit arriver cette noce qui s\u2019en venait demander à l'officier de l'état civil de serrer l'écrou de sa chaine conjugale.a Certes, la mariée, cette brave Octavie Mouchette, était jolie comme un coeur sous son voile nuptial, le père Mouchette était fort digne dans sa redingote noire, les témoins étaient confortables ct tout eût été bien si ce satané Pied, Jérôme Pied, le propre marié, je vous prie, n'eût été saoul comme un régiment de bourriques à Robespierre ayant vendangé dans toutes les vignes de Pologne.Ohl ils furent reçus de la belle fu- gon! M.l'officier de l\u2019état civil, rougissant à la fois de honte et d'horreur, se voila la face avec son écharpe, et d'une voix que la colère faisait trembler d'émotion: \u2014Vous n'avez pas honte de vous présenter dans cet état devant la loi?Allez cuver votre vin.vous reviendrez quand vous serez convenable.Et toute la noce fut obligée de s'en Tetourner gros Jean comme devant.Mais, le lendemain, ils revinrent.Certes, Octavie Mouchette était plus jolie encore, si possible, sous sa fleur d'oranger immaculée; le père Mouchette portait sa redingote avec encorc plus de majesté; les témoins luttaient entre eux de honne grâce et de belles manières, et la nocc tout entière s'efforçait de paraître le plus confortable qu'il se pouvait.Seulement pour tout dire, cet animal de pied était douze fois plus saoul que la veille.Du coup, l'officier faillit s'en évanouir: \u2014Comment! c'est encore vous?et dans fe même état! Et, se tournant vers la pauvre Ocde l\u2019état civil tavie: .\u2014Vous n'avez pas honte de conduire devant la majesté de la loi un homme ivre comme un cochon?Et Octavie, de sa voix douce: Que voulez-vous, monsieur! Je suis plus à plaindre qu'à blämer, allez! Seulement, quand il n'est pas saoul, il ne veut plus se marier! 0: UN ZEPPELIN \u2014\u2014 Conique ou cylindro-cubique.C'est qu\u2019un gros cochon d'\u2019éléphant Qui monte dans l'air et le fend, En pétant des crottes de brique.GAVROCHE.LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 91s.HUM! Lille.- L'homune que j'épouscrai duit être un léro.Un ami charitable.\u2014 I le sera certainement, au colon, commandant la place d\u2019Auxerre, Que t'a-t-il dit?\u201d Le clairon lui raconte lu conversation.\u201cEh bien, mon colon.tu es frais! Que vas-tu écoper?.Un bon conseil à toutes fins utiles, va donc te faire raser!\u201d Le clairon se rend chez VACHE ! H y a quelque temps, un clairon du 4e territorial, barbu, rencontra dans les rues d'Auxerre un civil qui l'arré- le plus prochain coiffeur et, de là.ta et lui dit: court prévenir ses collègues de lu \u201cclique\u201d de se faire tous raser de frais.Le lendemain matin, au petit jour le colonel est à la caserne: \u201cQue pas un clairon ne manque, faites venir ceux qui sont en ville et rassemblez- les tous.Un quart d'heure après, tous les clairons du 37e étaient alignés, astiqués comme pour la garde, rasés de frais, l'air parfaitement innocent.Le colonel s'en est allé furieux, sans avoir pu reconnaitre celui qui l'avait traité de \u201cvache\u201d, et sans pouvoir trouver à redire à leur tenue.\u201cDites-moi, mon ami, une question: Etes-vous content à la caserne?Etesvous bien nourri?Tout va-t-il comme vous le désirez?\u2014 Je vous dirai, franchement, monsieur, repartit le clairon barbu, que nous ne sommes pas mal, et que tout irait bien, n'était cette vache de colonel!\u201d Le civil reste abasourdi.Le clairon le laisse et s'en va.Un sergent qui de loin avait vu la scène, s\u2019'approche.alors du clairon et lui dit: \u201cSais-tu à qui tu viens de parler?\u2014 Non.\u2014 Eh bien, c'est Une FABLICHONNERIE par Semaine par GEORGES GILLET ~~ BROUILLE Choqué de fa façon dont la belle Charlotte Mangæait une hotte d'asperges, son amant Quitta ta table brusquement.Moralité A propos de bottel.\u2026.Vol.XXXVIII \u2014 No 36.La requete des fous \u2014 Les fous à Berlin, daus leur gedle, S'agitent et mènent grand bruit; Ils font parvenir au Contrôle L'État la requête qui suit: Nos Kluck, Eichborn, dont l'art borne À creuser des boyaux profonds Où notre soldat veule et morne N'avance pas, marche à teutons; se Le Kaiser invoquant les mines De son cher et défunt papa Qu'il traiîtait de dernier des ânes, De roi fénéant et gaga; L'agence Wolfi qui de sa lune, Tire, tire de tels canards Qu'ils font monter dans la Kulture Le rouge au front des épinards; Nos Herr professors à lunettes, Qui prétendent chimiquement Muer les cordons de sonnettes En Loudin, truite où vol-au-vent.C'est bien eux, malgré leurs breloques, Les vaincus d'Ypres et de Vauquoi; C'est eux les marteaux, les loufoques Et les timbrés de cerveaux, quoil Qu'on les enierme! Qu'on isole Ces êtres malfaisants! Et nous, Qu'on nous ôte la camisole: Nous ne sommes pas les vrais fous! ANDRE ALEXANDRE.:0: PARC SOHMER \u2014 La direction du parc Sohmer a trouvé le moyen de plaire à un grand nombre d'habitués en leur offrant de l'opérette tout en conservant son programme de.vauleville.Dès la semaine prochaine, on nous servira \u201cLa Fille du Tambour-Major\u201d, l'oeuvre toujours si populaire d'Offenbach, réduite en 4 tableaux par M.Armand Robi, directeur de la troupe qui compte comme solistes Mlle E.Delaur, une soprano de grande envergure, et Mmes Simone Rivière et A.de Brimont, et MM.Gaston Rudolf, Antonio Pellerin, Delville, etc.Les décors seront tout à fait dans la note et il y aura de beaux costumes, sans compter le côté patriotique de l'oeuvre.On compte que cette innovation, fort dispendieuse du reste, sera fort appréciée du public de Montréal.A part cette attraction de tout premier ordre, il y aura aussi du vaudeville.Les trois Van der Prim sont des équilibristes européens à grande sensation, ainsi que les trois Coppe, jongleurs incomparables avec cerceaux et quilles.Quant aux deux Kellar, ce sont des danseurs qui plairont infiniment par leur genre tout nouveau.Il y aura à part cela concert dans le pavillon et au kiosque par l'excellente musique de M.Vandermeerschen, promenade sur la terrasse, illumination et soirées de gala le mercredi et le vendredi.T1 n\u2019y a pas de doute qu'i- vec un tel programme, il y aura foule à chaque représentation. Vol.XXXVIII \u2014 No 36.Elle \u2014 Papa va nous donner un cheque pour notre cadeau de noces.Lui \u2014 Parfaitement.Alors notre mariage se fera à midi au lieu de quatre heures.Elle -\u2014\u2014 Pourquoi cela, cher?Lui \u2014 La banque ferme à trois heures.L'éducation de nos filles: La maman \u2014 As-tu étudié la ballade en ré mineur de Chopin?La jeune fille \u2014 Oui, maman.\u2014As-tu traduit ta page d'Homère?\u2014Oui maman.\u2014Âs-tu appris tes cinq problèmes de géométrie ?\u2014Oui maman.: \u2014Et tes théorémes?\u2014Aussi maman.\u2014C\u2019est bien, ma fille, va maintenant ¢pousscter le salon, je te le permets, 1ère voisine.\u2014 Et vous êtes devenue complètement sourde! Quel malheur! El ben, on dit qu'il n'y a pas de grande malchance sans une compensation, 2e voisine, \u2014 Ça, c'est vrai! Ma com- pensidtion, c'est que mon mari ronfle et que je ne l'entends plus! que LE CANARD, Montréal, 4 Juillet rors.\u2014Les Ecossais, mossieu, s\u2019habillaient en cyclistes avant la bicyclette n'ait été inventée.Et pis, à propos.Mme Piquette, avez- vous envoyé 50 cents pour avoir la recette pour faire les gâteaux sans lait.\u2014Ben oui, et pis savez-vous ce que ce chenapan-là m'a répondu?\u201cEmployez de la creme!\u201d \u2014Jeune homme, pour arriver dans la vie, il faut partir d\u2019en bas, pour arriver au sommet \u2014Ah! fit le jeune homme, ce n'est pas ce que m'avait dit mon père: il était parti du sommet pour descendre en bas.\u2014Et, naturellement ,il n'a pas réussi ?\u2014Au contraire, il a fait fortune dans 123 mines d'or.- \u2014Te rappelles-tu que tu m'as emprunté $ piastres il y a six mois?Cost vrai.\u2014Te souviens-tu aussi que tu m'as dit que ce n'était pas pour longtemps ?\u2014Je t'ai dit la vérité: je ne les ai pas gardées plus d'une demi-heure sans les Jépenser. LA VIE CHERE \u2014 Vous ne chassez pas cette année?\u2014Au prix ou sont les lapins de garenne, c\u2019est impossible ! Ces pauvres chiens allemands Il y a un vieux proverbe qui dit: \u201cCelui qui veut noyer son chien l'ac- euse d'avoir la rage!\u201d En Allemagne, en ce moment, ce sont les hommes qui, tombant rudement du haut de leur orgueil himalayen sur le nez, commencent à l'avoir, la rage.Alors, voulant noyer leurs chiens pour ne plus les nourrir, ils les accusent simplement.de manger! Dans un pays obligé par suite de _circonstançes imprévues, de serrer de quelques crans sa ceinture, la nourriture disponible n\u2019est pas faite, en effet, pour les chiens.Et voila pour- Quoi des mesures rigoureuses vont être prises chez nos ennemis contre la voracité de \u201cFami de l'homme\u201d, transformé tout à coup en son pire ennemi pour des raisons de garde- manger.Les chiens de luxe, qui sont, pa- rait-il, plus de deux millions en Bochie, vont être frappés d\u2019une taxe de vingt ou vingt-cinq marks par museau, C'est cher! Aussi espère-t-on qu\u2019à ce prix-là on aura raison de l\u2019affection et de la sensibilité de leurs propriétaires.Or compte que les gens qui ne sont pas millionnaires se häteront de transformer en conserves alimentaires leurs Fifines ct leur Totos \u2014 eç qui doit s'écrire en lan- %age mastiqué et gargarisé allemand, les Feifines et les Tochtochs! Quant aux richards (Strauss Hu autres) qui consentirent au grand sacrifice pécuniaire pour conserver leurs bètes autrement que dans des boîtes en fer-blanc, il leur sera interdit de les alimenter avec des choses succulentes.11 faudra les nourrir chichement avee des \u201cdétritus™, dit l'ordonnance.Où commence et cù finit le \u201cdétritus\u201d: C'est là un point alimentaire obseur que sans doute éclaircira ultérieurement une ordou- nance complémentaire.Constatons seulement qu'il est bien humiliant pour la première puissance militaire du monde, partie un matin.le sourire aux bouches de ses canons pour ac- LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.complir une triomphale petite promenade de santé, d'en étre sculement, aprés neuf mois d\u2019efforts, a rendre des ordonnances où il est question de petits chiens et de détritus!,., ; Mais, revenons à nos moutons, qui dans l'espèce sont des toutous.Les pauvres.chiens boches sont (et c\u2019est un état qui a l'air d\u2019avoir été inventé pour les chiens) aux abois.,, Ils vivent là-bas dans la plus cruelle perplexité.Chacun se demande si son maitre se résoudra à payer ou non la fameuse taxe.Chacun essaie de déchiffrer sur le visage de son patron ou de sa mémère les sentiments qu\u2018 l'agitent.L'attendrissement = l'em- portera-t-il sur l\u2019avarice?L'intérét primera-t-il le sentiment?.,.De quoi demain sera-t-il fait?Sera-t-on demain chien fumé ou chien de mark\u2014 de vingt-cinq marks?.,.Et chacun de redoubler de gentillesse: de se dévisser la queue à force de la remuer; de s'user le poil à force de faire le beau: de fâcher de se révéler indispensable en annonçant bruyamment le facteur.en portant le journal.en montrant les dents aux vagabonds.en signalant, la nuit.des dangers imaginaires.Hélas! ils ne doivent pas.les infortunés, se faire grande illusion sur le sort qui les attend, s\u2019ils ont eu connaissance de cette phrase extraite textuellement d'une lettre adressée par les siens à un Allemand prisonnier en France: \u201cLe pain cet toutes les denrées sont terriblement chers.Nous avons tué notre chien.mais il.était véritablement mauvais et coriace.\u201d Quelle sinistre et brutale oraison funèbre! Quelle sécheresse, quelle impitoyable franchise dans cette an- préciation gastronomiaue du favori à avatre pattes de la famillet S'il était dur, le pauvre.il fant reconnaître que ses maîtres, non plus.n'étaient tendres! pas :0: PETITE ANNONCE Débit de vins.Maison Poivrot Frères, .CALENDRIER AMUSANT Entre flancés, apres la demande en mariage : \u2014Grorges, vous avez l'air triste.cst- ce que par hasard mon père vous aurait refuse ma main?\u2014Oh! du tout, Mademoiselle: il m'a dit: \u201cDu moment que ma fille le veut.il n'y a pas à aller contre,\u201d Mais il a ajouté: \u201cVous en jugerez bientôt.mon ami,\u201d 1L Y À UNE RAISON Madame.\u2014 Tu me diras ce que tu voudras, mais la femme a toujours l\u2019idéc plus claire, plus nette qu'un homme.Monsieur.\u2014 Pas surprenant, elle en change à tout instant.Nous lisons, aux annonces, dans le \u201cTemps\u201d d'Ottawa, 6 mai: \u201cRaison de déménagement.\u2014 Fers électriques de $4.50 pour $2.75, garantis pour la vie.Chaufferettes électriques et rôtisseurs électriques à prix réduits pour quelques jours seulement.\u2014 À.Séguin & Cie, entrepreneurs électriciens, 369 rue Dalhousie, Tél, R.1226,\u201d Est-ce une raison que de vendre des fers électriques garantis pour la vie?Vraiment les gens d'Ottawa sont de drôles de gens! TEL., WESTMOUNT 3303 Pharmacie Handfield \u2014\u2014{# \u2014\u2014 vw 5348 Sherbrooke Ouest Vol.XXXVIII \u2014 No 36.EN VOULEZ-VOUS des LIVRES ?Le plus bel assortiment de livres Jittéraires, scientifiques, historiques, ete, ete, etc.] Spécialité: Romans et revues illustrés, journaux humoristiques, journaux quotidiens, français, etc, etc, etc.Toutes les nouveautés de Paris.J.PONY ° 70 rue Ste-Catherine Est PRIX MODERES.Tél, Est 2853 3-8 PMPARC 10< SOHMER ATTRACTIONS BANDE DE EXTRAORDINAIRES \u2014 30ARTISTES > = Opéra en 4 Tableaux \u201cLA FILLE DU TAMBOUR MAJOR\u201d 60\u2014 Artistes \u2014 60 Auss) Vaudeville Sensatlonel.Gala, Mercredi et Vendredi Semaine du 4 Juillet seulement.Sirop d\u2019Anis Gauvin Pour une guérison rapide dans tous les cas d'Insomnie, Dentition doulonrense, Rhume, Diarrhée, Coliques, Rte.Demandez toujours le ° Il soulagera le Bébé dès la première dose et le guérira plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre remède, En vente partout à 25e Vous Songé | Qu'en matière d\u2019annonce ce n\u2019est pas tant la quantité que la qualité des lecteurs qui fait le succès.Le Canard est lu par la classe alsée de la population, celle qui apprécie et qui achète la bonne marchandise.\u2014 - di Annoncez dans LE CANARD et vous aurez toujours de bons résultats 0.cn Vol.XXXVIII \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, 4.Juillet 1915.9 Cadeblag-Zeïtung QUOTIDIEN HEBDOMADAIRE PUBLIÉ par L\u2019AGENCE WOLF Le seul journal relié por fil spécial avec le vieux Dieu allemand.SARA Dieu le Père est réservé à l'usage exclusif du Kaiser, BUREAUX: KOLOSSAL-KANARD STRASSE, BERLIN UNE NOUVELLE VICTOIRE MARITIME LE RECORD DE VON TIRPITZ: 40 BEBES DE MOINS D'UN AN \u2018 TUES D'UN COUP \u2014 DEUTSCHLAND UBER ALLES Notre espion particulier à Londres nous confirme la nouvelle de notre grande victoire maritime; malgré l'invra:semblance de l'information, il n'y a plus à douter: Douze héroïques marins allemands n\u2019ont pas hésité \u2014 en dépit d'une énorme différence numérique \u2014 à attaquer un puissant paquebot anglais, le Lusitania, défendu par plus de 2,000 personnes \u2014 ct ont réussi à le couler, après un combat acharné! Cet exploit \u2014 unique dans les annales de la mer! \u2014 fait d'autant plus honneur à notre vaillante marine, qu\u2019elle n\u2019a pas encore bougé de Kiel.Deutschland über alles! Gott strafe England! Un géant de la mer Le Lusitania était l'un des plus grands et des plus dangereux paquebots du monde.11 mesurait 245 mètres de la tète à la queue, avec un déplacement de 45,000 tonnes, et une puissance de 70,000 chevaux.Pas un de ces chevaux n'a survéeu à la catastrophe.Il était armé de quatorze pièces de \u201cvacum cleaner\u201d, de deux percolateurs de fort calibre et d'une batterie d'aluminium.En outre, il transportait une cargaison de bigoudis \u2014 considérés, bien entendu, comme contrebande de guerre.On le voit, notre sous-marin eut affaire à forte partie! Le combat C\u2019est exactement à z heures 25 que le Lusitania attaqua 1'U-39 d'un coup de sirène qui frôla le périscope.Mais nos marins avaient fait le sacrifice de leur vie; ils répondirent par deux torpilles, dont unc asphyxiante; le Lusitania piqua de I'avant, déversant ses passagers dans les flots.Femmes, enfants et vieillards cou- vrirent instantanément la surface de la mer, \u201cOn se serait cru, nous télégraphie le capitaine de l'U-39, dans une station balnéaire à la mode!\u201d Durant la demi-heure que ces 2,000 passagers se soutinrent sur les vagues, l'équipage de notre submersible eut l'occasion d'exercer son adresse à la carabine.Le lieutenant Von Krétin mit dans un bébé à tout coup.Il a gagné le macaron de première classe.Conclusions Le bilan de cette kolossale victoire se résume ainsi: Une unité de la anéantie.Sept cents femmes et quarante bébés tués.Si l\u2019on considère que ces femmes \u2014 pour la plupart suffragettes \u2014 auraient contribué, sans nul doute, à la défense de l'Angleterre lors de notre imminent débarque- quement; que ces bébés, appartenant à la classe 1935.étaient, en somme.de jeunes recrues, on ne se réjou\u2019ra jamais assez de notre victoire navale! Moralement, l'effet n'est pas moindre: l'Angleterre est affolée, les neutres sont, de nouveau, remplis de respect et d'admiration pour notre Kultur.Nous sommes convaincus que l'amiral Von Tirpitz ne s'arrêtera pas en flotte anglaise si bon chemin; il n'a pas reçu, des mains du Kaiser, l'ordre de Sainte- Anne, pour des questch; le temps des bateaux-lavoirs, shooners et autres péniches qui donnent à peine un mousse par mois, est fini! C'est, animé de cet espoir, que Berlin a pavoisé et illuminé: que notre kaiser a accordé un jour de congé à toutes les administrations, les éco'es ct les maisons closes, et gracié les condamnés à mort.UNE LETTRE DU KRONPRINZ Nous avons la bonne fortune de » pouvoir communiquer à nos lecteurs le texte authentique de la dernière lettre adressée par S.I.et R.le kronprinz Fritz-Wilhelm à son épouse: \u201cMa chère propre Cécilie et légitime femme, \u201cComme tu le sais déjà, depuis que j'ai quitté volontairement le commandement de l'armée que j'ai menée Si brillamment à la victoire de Vil- lers-aux-Vents, je poursuis ma tournée d'inspection des administrations civiles et militaires des régions que nous avons envahies, J'ai commencé par réglementer la consommation de la viande de boeuf, et j'ai monopolisé le bétail et transformé les boucheries civiles en boucheries municipales.J'ai décidé que la viande serait distribuée suivant la hiérarchle des classes, les meilleurs morceaux (aloyaux, rognons, ete.) étant, réservés à l'aristocratie militaire ou civile et comme en France aux payeurs principaux aux armées, amis de grandes couturières.Les fonctionnaires civils ont droit aux cote- lettes, gigots.Les bourgeois et autres classes inférieures mangeront la peau.et le poil.Ainsi, nous pourrons attendre, avec le sourire, les petits veaux au printemps prochain, sans sacrifier prématurément leurs pauvres vaches de mères.Nous manquons d'or, dit-on! Ja\u2018 mobilisé des milliers de scaphandriers pour exploiter la découverte de notre grand Wagner et draguer l'or du Rhin! J'avais eu l\u2019occasion de constater.chez nos troupes, des symptômes de chlorose et d'anémie.Il leur fallait des toniques et du fortifiant.J'ai prescrit que ces troupes suçassent chaque jour, à jeun, les croix de fer que papa leur a si généreusement octroyés.Papa s\u2019est fâché! Nous nous sommes - disputés.Ça m'a dégoûté.Je Notre vérité, rien que notre vérité.Exigez la marque : \u2018Made in Germany.\u201d NAAAAANN Service d'espionnage unique au monde.suis f.le camp à Kiel.La, j'ai vu Tirpitz et sa flotte sous pression.Je lui ai ordonné de faire faucher pour nos bestiaux I herbe qui pousse dans les joints des spardecks et de cultiver la pomme de terre sur le pont des croiseurs et des cuirassés de notre vaillante marine de guerre.Notre avenir est sur l'eau! Pendant que j'y pense, on fera peut-être passer sous tes yeux des cartes postales illustrées, au sujet de prétendues amours que j'entretiendrais avec une certaine demoiselle Weiller ou Mayer dont je me serais follement enbéguiné.J'y suis représenté comme le bourreau des choeurs, par un jeu de mots idiot, et sans doute par allusion malsaine aux ravages que nos vaillantes troupes ont exercés dans certaines cathédrales lâchement défendues par les franc-tireurs des nations ennemies.Ne crois rien de tout cela: c\u2019est I'expression pure et simple de la jalousie.Merci pour l'enfant dont tu viens d'accoucher: c\u2019est fort heureusement un mâle, car nous avons dans la famille moins de princes qu\u2019il n'en faut pour pourvoir les nombreux trones étrangers que nous avons conquis.Nous manquions d'un candidat à la couronne de Valachie, Aujourd'hui, nous l'avons.Hoch! Hoch! trois fois hoch! Heureux Valachiottes.Merci, ma mignonne, pour le ré- veil-matin que tu m'as envoyé: tête de mort sur ossements croisés.C'est d'un goût exquis.Je le place dans ma collection déjà variée de pendules flamandes, champenoises et brabançonnes.Tu recevras en échange le pendentif que tu avais guigné (tu te souviens?.,.crapauds à cabochons sur vipères en torsades) chez un orfèvre d'Unter den Linden que j'invite aujourd\u2019hui même à te faire parvenir ce bijou.Au revoir et à bientôt, à très bientôt, Cécilie.Il me tarde de te presser bien vite.en vue d\u2019un autre fils, car nous aurons tant de têtes à couronner! Ton gosse.ton WILLIE IO LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.Vol.XXX VIII \u2014 No 36.8 \u2014=t ALE BEAU SOUS-OFF.Saynète de BERTHIER et LECHENET SCENE PREMIERE.Aristide, petite tenue de sous-ollicier de cavalerie.Au lever du rideau, il est debout à la porte à gauche du spectateur, et envoie des baisers à la cantonnade, Aristide, seul.Tiens! \u2018liens! Tiens! Ft Tiens! (Descendant la scène).Amour de petite femme, val Dire que dans six mois, ça s'appellern Madame Sabretache! Oui, Madame Sabretache, car Aristide Sabretache c'est moi! Sabretache, pour l'heure, le plus beau sous- off.de toute la garnison de Saint-Ger- main, mais qui dans quatre fois trente jours lichera son poulet d'inde, ses galons, le fourniment et tout le bataclan pour rentrer dans la vie civile, prendre femme, et faire souche de Sabretache! Avce les quelques petites économies que j'ai placées dans le commerce du cousin Jacques, ça fera le mare, comme nous disons au régiment! Certes, la vie militaire est bien belle, mais la vie de famille, c\u2019est du nanan! Avoir une femme qui vous prépare un bon petit diner, EL des enfants qui vous font enrager, voyez- vous, il n'y a que ça?Elle ne se doute pas encore de ça, cette chère petite Catherine, mais Malgré tout, mou uniforme a produit son effet.CHANTANT: 1er Couplet.11 faut me voir quand je suis en selle, Tout flambant et bien astiqué, D'plus d'un\u2019, je boul*vers\u2019 la cervelle.C\u2019est qu\u2019 j'suis pas un soldat manqué! De plus, j'ai l'earactère facile, Je m'vant\u2019 d'être un joyeux compagnon.Quand j'reprendrai ma vi' civile, Combien d'soupirs m\u2019accompagn'ront! REFRAIN.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Voilà de tout l'régiment L'sous-off.le plus galant.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta.Vive le régiment Qui m'a pour ornement! 2ème Couplet.Il w'arrivera rar'ment, j'l'espère, De regretter mon escadron; Au rest\u2019, tous les tracas d'la guerre J'sais qu'on les r'trouve i la maison.Quand meém' Cath'rin' s'rait très soumise, Nous nous trouv'rons quelqu'fois sûr'ment, En train de nous dir\u2019 quelqu\u2019 bétise, Et d'nous taper amical'ment! Au Refrain: Ta, ta, ta, ra, etc.SCENE II.Aristide.Jacques, entrant sur les dernières mesures du refrain.Jacques.Uravo, Aristide! Aristide.Bonjour, cousin! (Il lui serre la main.) \\ Jacques.\u2018Fu es toujours le même! Toujours gai comme un pinson! (Avec un soupir.) Tu es heureux, toi! Aristide.Que veux-tu, cousin Jacques?La vie est si courte que, si on en emploic, meme une toute petite portion à s\u2019ennuyer, il n\u2019en restera pas assez pour rire! Jacques.Tu as raison et je suis loin de te blamer! Aristidelet puis, de plus, un dernier jour de congé, il faut en profiter.Jacques.C'est vrai! C\u2019est ce soir que tu me quittes! Aristide.Pas pour longtemps, va! Encore quelques lunes et tu me verras te revenir! Le croirais-tu?J'aspire après cet heureux moment! Jacques.Je ne te reconnais plus! Comment! Tu te fatigues de l\u2019état militaire?Aristide.Eh bien, oui! Jacques.Ne crois pas que ce soit un reproche! Au contraire! Je voudrais te voir déjà ici.Le travail marche, et j'ai besoin d'étre secondé, aussi.Aristide, Aussi, je tc ferai languir le moins possible, sois tranquille! Quand l\u2019heure aura sonné, le temps d'embrasser ma pauvre Cocotte, de ranger mon bancal et voilà! D'autant plus que j'ai un secret à te confier.(Regardant autour de lui.) Nous sommes seuls?Jacques.Oui! Aristide, très fort.Eh bien! je suis pincé! Jacques.Oh! comme tu cries fort! Aristide.Ca ne fait rien, puisque nous sommes seuls! En tout cas, c'est comme je te le dis! Le petit dieu Cupidon.\u2026.Jacques, souriant.Tu m'\u2019étonnes de plus en plus! Ft c\u2019est pour cela que tu quitteras le service?Aristide.Certainement! Et un mois ou six semaines après, je file devant Monsieur le Mairel Jacques, ébahi.Tu.te.marieras! Aristide.Mais z\u2019ouil.Mais z\u2019oui!.Jacques.Ça t'as pris bien vite! Aristide.Tu as raison! Dès la première minute, je flambais! Jacques.Et peut-on savoir?.| Aristide, amicalement.Tu es curieux, cousin! Mais je ne puis encore rien dire, attendu que.si par hazard, je me trompais! Jacques.Que veux-tu dire?Aristide, hiésitant.Que si.enfin.la petite particulière dont il s'agit.Ah! je ne sais pas t\u2019expliquer cela, moi! Mais tu dois comprendre! Jacques.Pas du tout! je t'assure! Aristide, Tu comprends pas! Il faut te mettre les points sur les \u201ci\u201d! Jacques.Que veux-tu?Tu me poses un.rébus! Aristide, impatienté.Enfin! si je m'étais mis le poing dans l'ocil! Si la petite dont je te parle, n\u2019en tenait pas pour Aristide Sabretache?Qu'est-ce que tu dirais?Jacques, réveur.Tu ne serais pas le premier à qui parcille chose arriverait.Aristide.Voilà tout ce que je trouverais pour me consoler?Jacques, souriant tristement.Que veuxtu que je te dise?(Chantant): Quand vou adorez une belle, Et qu'ell* connaît fort bien timent.\u2026.Quand vous mourez d'amour pour elle, Et qu'elle vous r'gard\u2019 d'un air indif- férent, .(Presque parlé).Je connais ça! Quand autr\u2019fois tous deux en cachette, On se serrait la main furtivement, Et qu\u2019 maint'nant dés qu'ell\u2019 voit votr' tête, Ell' vous témoign' sa joie, cn.quivant!.(Presque parlé).Je connais ça! Aristide, ému, lui prenant la main.Jacques! Qu'as-tu done?Jacques, pleurant presque, montrant son coeur, (Chantant): Quand vous avez mis là, que diable! Qu'ell\u2019 s'ra votr\u2019 femme, et qu'vous rêvez d'bonheur!.\u2026.Quand cell\u2019 vous trouve insupportable.votr\u2019 sens\u2019es- Et qu'ell\u2019 vous r\u2019gard\u2019 toujours d\u2019un air moqueur.(Presque parlé).Je connais ça! Et quand vous êt's dans l'ignorance, It qu\u2019 vous n° savez qui l'a changé comm\u2019 ça.Qu\u2019 vous vous creusez l\u2018intelligen- , cc.Et qu\u2019 vous n\u2019 pouvez percer ce mys- ter\u2019-lal.(Presque parlé).Je connais ga! Aristide.Comment! Comment! Tu pleures?.\u201c Jacques.Aristide! C'est plus fort que moi! Aristide, Halte là! Morbleu! Pleurer! Le cousin d\u2019un sous-off! Jacques.Eh bien! Oui! Je pleure! Mais c'est de rage, crois-moi! Car si je connaissais celui qui m'enléve celle que j'ai- met.Je le.Aristide.Je réclame le droit de lui dire deux mots en particulier.Jacques.Lt en quelle qualité! Aristide, Comment! En quelle qualité! Ah! Cousin! Tu ne te souviens donc pas Tu des services que tu m'a rendus! l'es conduit avec moi mieux qu'un frère! lt tu ne voudrais pas, qu'au- jourd'hui, je te paie, en une fois, tout ce que tu as fait pour moi! Jacques, souriant.Oh! Comme tu t\u2019emportes! Aristide, s\u2019exaltant.Comment! Je m'emporte! Je nai jamais été plus calme! Mais je vois de quoi il retourne! Je comprends! Tu aimais quelqu'une.Cette quel- qu\u2019une te traite en vrai Bédouinpour un Ostrogot quelconque! Dismoi qui qu\u2019c\u2019est, que ce Pékin-là! Et situ ne le connais pas, donne-moi seulement son signalement.Le reste me regardel.Chantant: À pied, à cheval, Ça m'est égal, J'ai mon bancal.J' m'en sers pas mal!.\u2026.Donn\u2019 moi I' signal, Et ton rival, Bien qu\u2019 martial, En duel loyal, Aura l\u2019 régal D'un sort fatal! Jacques.Merci de l'intention, mon bon Aristide, mais, crois-moi, ces petits règle- ments-là, faut mieux les faire soi- meme, Aristide.Comme tu voudras! tirer la chose au clair.Jacques.C\u2019est facile! Æcoute-moi bien! Mais il faut Tu Vol.XXXVIII \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.II as dû remarquer dans la cour, l'ébéniste.tu sais, a droite.Aristide, commençant à se'troubler.Tu dis.l'é.bé.niste! Jacques.Cet ébéniste a une fille! Aristide, s\u2019oubliant.Mamzelle Catherine! Jacques, surpris.Tiens! Tu la connais! Aristide, tout à fait troublé.Oui! Oui.c'est-à-dire, non.je la connais.sans la connaître.tu sais.(A part).Sapristi! Voilà du joli.Jacques.J'y suis! Tu l'auras vue en passant! Elle est gentille, n'est-ce pas?Aristide.Si elle est gentille! (à part).Allons! Aristide Sabretache! Du courage, et conduis-toi en hon cousin! (haut).\u2018Alors! c\u2019est elle! \u2018 Jacques.C'est celle! Depuis deux ans! Je la reluque! J'y fais des petites politesses.tu sais, entre voisins.ct puis enfin, du moment que c\u2019est pour le bon motif! Aristide, tout réveur.Certainement! du moment c'est.que Jacques.Jusqu'à il y a quinze jours, ça allait très bien.Mais voila~t-il pas que, depuis ce moment-là.Tiens! deux ou trois jours après ton arrivée.Aristide, à part.Aïe! Aîe! Nous y sommes! Jacques, continuant.elle a commencé à prendre, avec moi, un petit air froid.Ainsi, avant, elle me disait: Bonjour Monsieur Jacques, ou bien bonjour voisin.Lt puis, tout à coup, clle en est arrivée au: bonjour, Monsieur, tout court.Aristide, à part.Gredin de Sabretache! faute! C\u2019est de ta Jacques, le regardant.Qu'est-ce que tu as?Aristide, haut.Je réfléchis! (à part).Aristide! Mon vieux! répare le mal que tu as fait sans le savoir! (haut).Eh bient Cousin, je crois que tu exagères! Jacques, un peu plus tranquille.Tu crois?Aristide.Certainement! C'est unc épreuve qu'elle te fait subir! Et puis, de ce que j'étais Ià?Jacques, surpris.De ce que tu étais là?Aristide, à part.Allons! Bon! J'allais dire une be- tise! (Haut).Je veux dire que.depuis que j'étais là.tu étais peut-être moins empressé.tu t'occupais peut- être trop de ton cousin Aristidehein! \u2019 Jacques.C'est peut-être vrai ce que tu dis là! Aristide.Tu vois que j'ai deviné juste! main! Après mon départ.paraîtra plus! Jacques.Tu me redonnes conflance!.Ah! une idéc! Nous ferons les deux noces en même temps! Deça n\u2019y Aristide.Quelles deux noces?Jacques.4 La tienne et la mienne, donc! Aristide.La mienne! (a part).Mais je n'ai plus de femme, moi, puisque je la lui laisse! (haut).Je te remercie, cousin, mais j'ai réfléchi! Je resterai au régiment! Jacques.Tu te rengageras?Aristide.Ça vaut mieux! Quant à toi, ma- ries-toi! Tu auras des moutards, joufflus et diables; je leur ferai leur éducation! Jacques, riant.Par exemple! Aristide.Oui! Oui! Je leur apprendrai l\u2019'exercice, et je leur donnerai des leçons d'équitation sur mon dos! lt, tout bien pesé, tout bien réfléchi.Jacques.Aristide, tu as tort!.Chantant: C\u2019eût été si gentil vraiment, D'nous voir chacun avec notr\u2019 femme, Partir l\u2019 dimanche en rigolant, Cath\u2019rine et moi, toi, puis ta dame.Aristide, à part.C'est désolant, mais, vrai, j'sais pas Comment faire pour qu'il n\u2019 puiss\u2019 comprendre.Jacques, chantant.D'où peut venir mon embarras!.Hélas! comme lui, j'ai le coeur tendre.Jacques, chantant: Aristide, elt bien! Tu n'dis mot?Aristide, à part, chantant: C'est parc\u2019 que je crains d\u2019en dir\u2019 trop.Jacques, chantant: Tu sembles rempli de tristesse?Aristide, se faisant violence, et presque gaiment.Moi?Non! J'ai l\u2019coeur plein d'allé- gressel.T'est content, C\u2019est charmant, Quant à moi, j'parle avec franchise, J'rais voir avec bonheur ma grise! (I'arlé,) Car, crois-moi bien, Jacques.Chantant: (Reprise de l'air de la Scènel).J'suis pas bon pour le mariage; C\u2019qu'il m'faut, à moi, c\u2019est l'rigolo.Toujours fair\u2019 du bruit, du tapage; Quant à rester tranquill\u2019: nisco.\u2026.J'suis plutôt fait pour la bataille, Que pour écumer l\u2019 pot-au-feu.Aux marmots, j'préfèr\u2019 la mitraille.\u2026.Chacun ses idées, ventrebleu.REFRAIN.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Voilà d\u2019 tout I' régiment, L\u2019 sous-off\u2019 le plus galant.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Vive le régiment Qui m'a pour ornementl.\u2026.Aristide.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Voila d' tout I' régiment, L' sous-off' lc plus galant.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Vive le régiment Qui m'a pour orncment!.AÀ LOUER \u2014 \u2014 UN ETAGE\u2014No.2681c rue Mance, contenant 4 pièces, améliorations modernes, appa- reils électriques, bouilloire à eau chaude, w.c.chambre de bain, etc.S'ADRESSER À A.P.PIGEON, 109 Ontario Est, ou TELEPHONES EST 1151 135 Av.Querbes, Outremont Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, Voilà d\u2019 tout I' régiment, L\u2019 sous-off\u2019 le plus galant.\u2026.Ta, ta, ta, ra, ta, ta, ra, ta, ta, 11 r'tourne au régiment Dont il est l\u2019ornement! Jacques.mi- M.Doherty.juge en retraite, nistre, etc, a fait dépenser aux contribuables, pour meubler à neuf son bureau de ministre, la somme de $900.Ce qu'il en faudra des taxes de RIDEAU.guerre pour payer cela! 2e I TRAVAIL Les \u2014 Les Unions A l\u2019Imprimerie du \u201cBulletin\u201d Unions on y exécute, à très bref délai, toutes Quvrières sortes de travaux en fait d\u2019impres- Ouvrières sions.SPECIALITE: \u2018Wl Rouvrage de Luxe} *™ AUSSI invitées invitées Circulaires, Affiches, Pamphlets, Catalogues, Etcvous êtes pressé, vous voulez un bon travail, vous cherchez de l\u2019originalité.VENEZ NOUS VOIR venir oo un?Le Bulletin - nous Dept.des Impressions il 10$-109 Rue ONTARIO Est.voir Angle Ave Hotel-de-Ville.TELEPHONE EST |(21 12 LE CANARD, Montréal, 4 Juillet 1915.Vol.XXXVIII \u2014 No 36.æ|T \u201cBusiness more than usual\u201d, + H est plus facile de lire les pensées de certaines gens que leur écriture.+ * * Souvenez-vous toujours que la war tax est un timbre conservateur.°°.Rogers revient de l\u2019Ouest où il a oublié les élections.4 \u201c Le Jean-Baptisme est mort, mais pas la St-Jean-Baptiste.+ tx Enfin, M.Coderre., il est parti comme un fusil sans plaque.*.M.Bourassa est actuellement dans sa pleine lune.* + * M.Tellier a trouvé que le raisin était trop vert.* * * La \u201cPresse\u201d n'est plus embusquée p derrière les embusqués.* Le On demande le règlement de Ja question du Tramway.* * * Le président Wilson est un pacifique belliqueux.* + Jeanne d'Arc est maintenant en France la fête de tout le monde.+* Quel est celui qui aura le toupet de demander l'autonomie de Montréal?* + * L'Italie est en train de rattraper le temps perdu, » * * Simple question: Le couteau de Bob Rogers \u201cMade in Germany\u201d?* * » est-il Le maire fait parler de lui afin qu\u2019on ne l\u2019oublie pas.C'est très simple.«te M.Philémon Cousineau est toujours en maudit contre le gouvernement.*.Le ma\u2018re Martin a des défauts.qui Wen a pas! Mais c'est un hon patriote puisque rouge il reste rouge.* * a L\u2019Angleterre a besoin des munitions de guerre ct M.Borden lui offre des hommes.Ironie des choses! L'hon.Rogers est de retour de l\u2019Ouest.Son voyage là-bas n\u2019empé- chera pas la récolte d'être abondante.\u201c*.Ce pauvre fameux canal de la Baie Georgienne! Soeur Anne, vois-tu quelque chose?+ ts L'empereur François-Joseph peut dormir tranquille, M.Bourassa est là qui veille.«a Ce pauvre Joe Rainville n'est donc pas encore du bois avec lequel on fait des ministres?* * * Le \u201cDevoir\u201d est-il allemand?Peutêtre.puisque c'est un chiffon de papier.«as Malgré que les lumiéres sont éteintes, Paris est toujours la Ville-Lu- miére, «a On se souviendra longtemps que les Canayens ont fait leur marque à Langemarck.«te Les Dardanelles se consument lentement comme les cigarettes du mé- me nom.\" Le sultan est malade, le kaiser est malade, l\u2019empereur d'Autriche est malade, le kronprinz est malade.Les pauvres gens.s'ils pouvaient en crever! \"a Guillaume.\u2014 Moi, c\u2019est au Rhin et à l'Aisne que je souffre! Mahomed.\u2014 Moi, c'est toujours au fez.Franço:s-Joseph.\u2014 Et ma vistule!!! moi.à URLUPINADES Il n'y a pas d'hommes modestes, seulement certains savent imiter la modestie suffisamment pour en dou- ner l'illusion.Sa \u201cOn dit qu\u2019il n'y a pas d'ouvrage.mais les travaux de la récolte?.Croyez-vous, messieurs les \u2018rien à faire\u201d, que ça s'fa:t à \u201crien faire\"?+ * * M.de Vergannes notait que les tories sont whigs quand ils ont besoin de places et que les whigs sont tories quand ils les ont obtenues.* * * \u201cLe Pays\u201d annonce sous toutes réserves: \u201cOn annonce qu'au nombre des aspirants bibliothécaires pour Montréal, il y en a un qui ne sait pas lire.\u201d * Extrait d\u2019un journal yankee: \u201cAfin de faire place à une étude plus importante, nous remettons à plus tard un article intitulé: \u201cL'âme après la mort et ce qu\u2019elle devient\u201d.* a Nos ministres provinciaux partiront bientôt pour prendre des vacances qu'ils ont bien gagnées puisque tout est on ne peut micux dans la meilleure des provinces.* * + La valeur toujours croissante du Témiscamingue cet autres centres nouvellement créés, est un gage du travail sérieux du gouvernement Gouin, * * * M.le contrô'eur Hébert est intrans\u2018geant envers les grandes compa- Enies qui donnent de l'argent à la corporat\u2018on.M.le contrôleur Hébert sait que qui paye ses dettes enrichit.la ville.\u2014 \u2014 | LA SEMAINE PROCHAINE LIRE DANS \u201cLE CANARD\u201d: Le Théâtre Immoral : \u201cLes Amours de Julie dans le cabinet du Censeur.\u201d 1 _ M.John H.Roberts, Secrétaire de la \u201cDominion Alliance\u201d, est relégué dans l'ombre par la guerre.Ce pauvre John, lui qui aime tant la pub\u2019ici- té! Pa * PA La Chambre de Québec demande à M.Borden de donner au port de Quebec une large part de l'expédition des munitions et provisons achetées au Canada par l'Angleterre.Québec sera donc toujours jalouse de Montréal?* * * A partir du premier août, d\u2019après les ordres du kaiser, tous les chrono- mêtres d'Allemagne avanceront d\u2019une heure.Ceci épargnera cing mi'- lions de dollars d'huile par an.Au fait, il s'agit peut-être d\u2019un poisson d'avril en août.* « ».D'un quotidien: \u201cOn demande un homme sérieux et un tonnelier.\u2019 S\u2019adresser 49.Place du Bon Coin.\u201d 11 parait qu'un homme sérieux et un tonnelier cela fait deux.*.Le \u201cTelegraph\u201d, de Québec, de- nmande qu'on utilise les usines du Transcontinental a la fabrication de munitions de guerre, en attendant qu\u2019elles servent au chemin de fer.Evidemment, Québec ne s'attend pas que le Transcontinental l\u2019inonde de produits d'ici à quelque temps.+e On raconte avec des noms, beaucoup d'histoires, beaucoup trop, de fournitures militaires vendues à des prix plus qu\u2019avantageux, grâce à des intermédiaires bien placés.Il est indispensable que la lumière soit projc- tée dans les coins trop obscurs et que l\u2019on établisse s\u2019il y a eu simple abus de la situation.incompétence de l'au- tor:té ou tripotages avec la complicité d\u2019homines politiques.Une commission a été nommée par la Chambre, à ce propos, on aimerait à connaître la nature de ses travaux, et au besoin on pourrait l\u2019aider.» x x Partout on ne s\u2019aborde qu'en se posant la question suivante: \u201cQuand croyez-vous que la guerre sera finie?\u201d Cela a ému le gouverneur de Grenoble (ne serait-ce point le général P.d.ya?).Il s\u2019est empressé de prendre des mesures radicales: tout individu qui sur la voie publique ou dans des lieux publics posera cette question subversive sera poursuivi devant les tribunaux compétents.Mais cela n'a pas ému les bons Grenobléens: ils s'abordent maintenant en se demandant: \u201cQuand pen- sez-vous que Guillaume s\u2019en ira?\u201d "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.