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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 17 juin 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1917-06-17, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XL \u2014 No 34.MONTREAL, 17 JUIN 1917.- H Cinq Centins | 3 ZA Last 7 NL Ma 2.) il.3 | = > , \u20ac à ( LÉ Ld Ww i \\ Vi SEA > À Jd UE OS i NS Ne f~ N Ns ~\\\\ Sa aN \"VEN | A , i 1 i ln N yy 7 Ny wt \\ oD D fl = 5 71 = Es - @ >) Fa lg\" = AN Le = Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique - Littéraire \u2014 Illustré / \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sais blague \u201d \u2014 BOISL'EAU, Rédigé en Collaboration.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est Musée Victoria\u2014 Collection du Gouvernement Conservateur $ / \u2014 à & 07 25 | ® ORDF plo N PWN & TE (4 : 4B X | x SP ONSCRIP TION 4/7 Em ph Il TRY ar\u201d ! % D FJ Ë % = d $ 2 | Les: Trois (dis) grâces.Tableau actuellement exposé à Ottawa.À -\u2014 Pd LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL \u2014 No 34.ré - UN CONTE PAR SEMAINE ¥~ | LE CHARBON Ce fut un matin.Le calorifére s'éteignit dans l'immeuble: Les propriétaires molcstés auront cu cette petite revanche.Il gelait à moins sept.Tulipe de Harlem, s'éveillaiit, vit son lit pompeux entouré de visages sur lesquels s'inscrivait: consternation.Comme le porteur de mauvaises nouvelles aux pieds du Pharaon, chaque domestique, humine où femme, avait envie de se prosterner, car la maison était bonne.Après avoir crié, juré grossièrement, la jolie dame: \u2014Ben!.Quon allume du feu dans toutes les cheminées.Et mon bain tout de suite! Il y avait des grilles dans les cheminées, mais pas de charbon dans la cave.Il fallut le dire, et déclarer aussi que le bain n'était pas possible.Quelqu'un enfin s'en chargea.Une stupeur faillit étouffer Mlle de Harlem.Certes, elle savait que la crisc du charbon existait; mais cela faisait partie des choses qu'elle ne lisait pas daus les journaux.La crise du charbon?Le froid?Bon pour les autres.La guerre lui était une occasion de dire: \u201cmon poilu\u201d.de porter du bleu horizon et de raconter de-ci dc-là qu'elle avait été au front ou qu\u2019elle se préparait à y aller.Outrée, opprimée, Tulipe lit des scènes par téléphone, raconta cinquante-six fvis dans le cornet un événement près duquel la Lataille de la Marne n'était rien et s'en prit, pour finir, à la maison de charbon qui Ja fournissait, Lille apprit que la commande faite Un mois auparavant n'était pas arrivée parce que volée plusicurs fois en route par d'audacieux sou- doyeurs de bougnats, Elle fut informée par une autre maison qu'une péniche de tout-venant était bloquée à Suresnes.Un troisième marchand lui dit qu'elle avait chance d'être servie dans quinze jours.Documentée sur les horreurs de la guerre, Tulipe, une fuis le récepteur raccroché, se croisa les bras et prit la vie au tragique.L'entrée d\u2019un gigolo ne la fit pas sourire, mais éclater en reproches fu- ricux, 11 apportait des fleurs, Elle les lui jeta au nez en disant qu'il lui fallait des boulets.La crise du charbon devenait une crise de nerfs.Le gigolo, qui était un Sud-Américain, devenait de plus en plus vert à mesure que la jolie dame haussait le ton.Le froid gagnait.A chaque syllabe pronon- céc, une petite fumée sortait de la bouche de Mlle de Harlem, Teinte ct fardée malgré ses vingt-cinq ans, la jolie dame fut secrètement enchantée qu'un second monsieur demandait audience.C'était un habitué de la maison, vieux Parisien qu\u2019on aimait bien.quoique assez dépourvu d'argent, parce qu'il portait un grand nom et un grand titre.Les deux rivaux se jetércut d'abord le regard qui brille dans l'oeil rouge des cogs qui vont se vattre; cependant ils étaient des humains: ils se saluerent.Aussi durement apustrophé que l'autre, Ic vieux, qui n'avait méme pas apporté de fleurs, ne se laissa pourtant pas faire.H coupa.par ces mots, la parole à la gentille mégère: \u2014Du charbon?Moi je vous en rapporterai demain matin, du charbon! Un silence émerveillé, respectueux, suivit.Puis ce fut une série de petits cris, ensuite unc série de questions, le tout accompagné de tines si coquettes, voirc si amoureuses, que le Sud-Américain, ne pouvant devenir plus vert, se vit forcé de passer au rouge sombre.: Au bout d'un moment, le barbon, après avoir écrasé lc freluquet d'un coup d'ocil lourd de mépris, sortit en annonçant : \u2014Je vais m'occuper tout de suite de l'affaire.Dès la porte refermée, le soupirant restant haussa les épaules.\u2014Du charbon?Moi je vous en aurai ce soir même! Dans son autu, regardant tournoyer la neige, il cuminença de se de- wander comment il allait s\u2019y prendre.\u201cBah! songea-t-il, j'interrogerai les sens de l'hotel!\u201d .L'hôtel, naturellement, était situé du côté de l'Etoile.L'Argentin, après s'être informé près d'un personnel tout à fait incompétent quant à la question qui l'occupait, s\u2019en fut nonchalamment au téléphone.11 en sortit au bout d\u2019une heure, la sueur au front et les yeux hors de la tête.Comme Tulipe de Harlem, il venait d\u2019y apprendre la guerre.Le Jour commençait à tomber, ll comprit que, même à minuit, il n'aurait pas un gramme de charbon si légèrement promis.ll se sentit perdu, se rua dans son auto les dents serrées et le coeur battant, et tout ccla non par amour, muis par vanité, Tulipe de Harlem étant à la mode.Mais la vanité, parfois, à la force d\u2019un grand sentiment.Ce fut à une heure du matin que quelqu'un, où ne sait au juste qui, l'informa qu'il pouvait avoir autant de kilos de charbon qu'il en voulait, s'il allait lui-mênie les chercher au wagon d'arrivée, et se chargeait de les faire transporter \u2014 admirable ruse de guerre par laquelle certains marchands auront évité de payer main-d'ocuvre ct transport ct auront obtenu la libération la plus rapide de teur wagon.A la suite de quelle crise de désespoir se décida-t-il?A la suite de quelles impossibilités se trouva-t-il seul avec son chauffeur.ct dès l'aube, dans Vinfernale gare, enfin découverte après des recherches à devenir fou?Au moment de charger le premier sac sur ses épaules de snob, il sen- Ut en son coeur qu'il était un héros, lui aussi, tout comme ceux du front, Et cela le consola de tout.be lendemain matin vit s'arrêter devant la porte cochère de l\u2019inmeu- ble où logenit Mile Tulipe lu limousine du petit monsieur, laquelle attrou- pit le peu de monde qui passait à cette heure induc.Car, bourrée de char- Lon en dedans, en dessus et jusque sur son siège, fléchissant sur ses ressorts, elle était vraiment impressionnante de luxe souillé, cette voiture magnifique niuntée par deux noirs bougnats.Comme on les regardait descendre, un second étonnement pétrifi& la petite foule arrêtée.Un cortège venait du bout de la belle rue, conduit par un vieux monsieur en haut de forme, dont on devinait encore l'élégance sous les sombres trainées qui le salissaient.Et ce cortège était fait de femmes, d'enfants et de vicillards du peuple.réquisitionnés on ne sait où, dix personnes environ, chacune tirant ou poussant sa petite voiture, chargée d'un où de plusieurs sacs de charbon.Au moment d'entrer dans l'ascenseur, le gentilhomme et l'Argentin se reconnurent sins rire.ps arrivèrent ensemble dans le vestibule de leur amie, sc précipitérent ensemble dans sa chambre.Knveloppée d'une grande zibeline, elle regardait à la fenêtre, minaudant et battant des mains.A leur approche, elle sursautu, se retourna, les toisa, les reconnut, leur rit au nez.\u2014Pauvres idiots, vous ne voyez donc pas ce qu'il y a dans la cour?Alors ils regardèrent ct virent, tranquillement déchargée par de vrais bougnats, unc immense voiture de boulets, celle qu'on avait commandée un mois plus tôt ct que le hasard amenait ce matin même à destination.\u2014Vous pouvez le remporter, votre sale charbon.conclut Mile de Harlem.Je ne veux même pas le voir.D'abord je n\u2019ai pas de place dans ma cave, ct ensuite vous me dégoûltez tous les deux.Elle fit un geste qui les chassait à jamais, détailla d'un dernier regard leur désordre ct leur salissure et dit: \u2014Espèces de mufles! LUCIE DELARUE-MARDRUS. | \u201cMoi.XL \u2014 No 34.LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.3 LES SPORTS AU \u201cCANARD\u201d.POLEON LAJOIE Les vingt-deux amateurs de baseball qui s'étaient transportés à Maisonneuve pour assister au \u2018\u201cLajoic\u2019s Day\u201d, dimanche dernier, ont été fort désappointés.Une pluie fine (c\u2019est toujours ça) n\u2019a pas cessé de tomber jusqu'à deux heures, alors que l'annonceur vint nous prier poliment de conserver nos \u2018\u201c\u2018rain checks\u201d jusqu'au jour où le soleil, plus clément, nous fera l'honneur d\u2019une visite.\u2019 Plus heureux que les mortels ordinaires, le \u201crédacteur des sports\u201d au \u201cCanard\u201d à pu \u201cprendre\u201d le char spécial qui ramenait les représentants des Orangistes en ville; et il a pu voir de près ce fameux mangeur de soupe aux pois qui pendant vingt et un ans (le meme nombre que les mortels ordinaires de tout à l'heure) à épaté les Yankces.L'entrevue ne fut pas tragique du tout.11 nous est apparu comme it Horace sous son aspect canadien, de couleur brune; mais où notre grand confrère fait erreur, c\u2019est lorsqu'il nous dit que Lajoie est le plus élégant des joueurs.Pour dire toute la vérité, l'uniforme de Pulcon est aussi crotté que ceux de ses joucurs, ct son \u201cgant\u201d, en voilà un gant qui a fait du chemin depuis vingt ans, il vous à une couche de jus de chique à faire envie à la plus belle Larbe de nos \u2018\u2018ex-seineux\u201d de bars.Nous avons causé, pendant Jes quarante-huit minutes ct quelques sc- condes qua duré le trajet, de différents sujets.La conversation cut lieu en canaycn, langue que Poléon parle aussi bien que les Boches d'Ontario.C'était sa première visite à Maisonneuve et il n'en a pas été enchanté.\u201c[ mouille trop\u201d, nous dit-il avec une grimace.Comme tous les grands joueurs, Lajoic était très jeunc lorsqu'il vit le jour pour la première fois, quelque part dans les \u201cStates\u201d.Son père ct sa mère étant venus de Saint-Hyacinthe pour le rencontrer.Lajoie avoue qu\u2019il a beaucoup grandi depuis ce jour, et il ajoute que ce fut même sa seule oc cupation jusqu'à l'âge de scize ans.Poléon commença alors à jouer à la pelotte, mais il ne fut pas heur ux; c'était au temps où une règle du jeu disait: \u201cOver the fence is out\u201d, et comme Lajoie ne pouvait parvenir à \u201ctenir\u201d lu pelotte à l\u2019intérieur de la cour où sc faisaient les piques-niques, il reçut son congé.11 passa alors aux ligues majeures, les boss de ces dernières possédant des sacs dc \u201cbelle argent\u201d, le jeune Canayen pouvait donner toute liberté à ses ébats.Plus il perdait de pelottes de $1.50, plus ses amis étaient contents.En entendant Lajoic nous raconter ses exploits, pourquoi Sammy ne l'a pas engagé pour \u201crunncr\u201d sa troupe.Il n'a joué qu\u2019une journée en ville, ct il a trouvé le moyen d'envoyer cinq pelottes sur fa Catherine.Pour un \u201cfort en chiffres\u201d comme nous, il est facile de se rendre compte qu\u2019en 05 parties, en perdant 3 pelottes de $1.25 chacune par joute, nous avons le joli montant de $406.25.Sammy à sans doute fait ce calcul avant nous, et poursuivant ces données, il a de plus (rouvé qu'à 30 cents le cent, il lui fallait acheter 81,250 livres de vicilles ferrailles pour balancer ses livres, C\u2019est la seule raison, d'après nous, qui l'a empèché d'engager l\u2019oléon.Nous lui avons parlé d\u2019un jeune club qui jouc ses parties dans nuire cour, ct le grand empercur à semblé prendre un vif intérêt a notre conversation.11 nous a meme demande les noms ct adresses de ces jeunes pelot- teux en \u201charbe\u201d.Il va sans dire que Lajoic fut le héros de plusieurs aventures, toutes plus amusantes les uues que les autres, et il à bien voulu nous en raconter quelques-unes.\u201cC'était en 1902, je voulais jumper mon contrat, mais la Ligue Natlonale prit un bref d'injouction contre moi, Je perdis mon procès, mais lc juge Potter, qui me condamna, fut si aimable que je ne me fachai pas.\u201d \u201cJe ne puis que vous condamner, me dit-il, car, vu votre nabilcté, votre science ct vos connaissances approfondies du jeu, vous privez la Ligue Nationale d'un joueur \u201cunique\u201d ct, conséquemment, causez des dommages considérables au club dont vous faisiez partie.\u201d Et il ajouta: \u2018\u201cDonnes\u2019y Poléon\u201d.A ce moment; Lalonge, un-dutre Canayen qui fait partie des \u201cl\u2019cuilles\u201d, dit +, Lajoic) \u201cContes.y don éelle-de\u2018Chique a gauche\u201d.\u201cAh?oui\u201d, s'exclama | sajoie, \u201ccelle de Chicage, l'année dernière\u201d.ous devions jouer une séric aveë les \u201cChaussons Blancs\u201d, mais toutes les parties furent remises à cause de la pluie, et le mieux que nous eù- nous avons compris mes à faire fut de \u201cloafer\u201d à l'hôtel.Tl y avait justement une convention en ville, et nous nous joignions aux délégués pour tuer le temps.Un jour, un délégué de la Nouvelle-Angleterre, qui s'introduisit comme M, B., me demanda: \u201cDélégué?\u201d \u201cOui, de I'lowa.\u201d \u201cTu m'en diras tant\u201d, répliqua-t-il, l'Ouest.\u201d \u201cDans ce cas, si vous me permettez, je vous en présenterai quelques- uns\u201d, répondis-je cordialement.Je lui présentai Connie Mack comme étant le sénateur Reed Smoot de l\u2019Utah.Puis ce fut Ira Thomas qui devint le sénateur Cummins de Plowa.Amos Strunk qui passait, fut immédiatement présenté comme le sc crétaire privé du gouverneur Copper du Kansas.Le chargé d'affaires von ONI fut sacré gouverneur Hanna du Dakota Nord.Je venais de présenter Big Nabors comme étant le délégué Cobb de Georgia, lorsqu'un rédacteur de sports, de Chicago, s'avanga vers nous.Je n\u2019eus pas le loisir de lui faire de signaux, cet avec l'emphase que dunne la satisfaction personnelle, :1 dit très haut à un ami: \u201cSykes, laisse-moi te présenter à Napoléon Lajuic, le plus grand joueur de baseball du monde.\u201d Je donnai une rapide poignée de mains ct je disparus.Les \u2018sénateurs Simvot et Cummins\u201d ct lc \u201cgouverneur Hanna\u201d ainsi que le \u201cdélégué Cobb\u201d sortirent aussi pour voir s\u2019il mouillait toujours.\u201d Comme le char approchait du boulevard St-Justin, je donnai une poi- enée de mains à Poléon, ct je sautai.les deux pieds dans une mare d'eau.\u201cje connais trés peu de gens de JOE VILLA.TROIS-RIVIERES AU COIN FLAMBANT.Excusez-moi, mon cher Canard, si j'ai interrompu depuis longtemps mon courrier hebdomadaire que j'avais l'habitude de t'envoyer au sujet du \u201cCoin Flambant\u201d.Des raisons sérieuses que je ne peux dévoiler, m'en ont cmpéché.Le \u201cCoin Flambant\", ave: sa toilette neuve, est plus flambant que jamais.Tout le monde y va, même le \u201cconscriptionniste\u201d Martin.\" L'un des gérants, Hébert, est complètement rétabli d'une maladie qui n\u2019a pas de nom.L'autre gérant ,Lamuthe, cest pris d\u2019une démangeaison d'aller à Montréal toutes les semaines.Quel diable y u-t-il de si drôle à Montréal?+%s Conrad cst à organiser une excursion cu automobile Ford a Montréal.Malgré le prix élevé de la gazoline, Conrad s'en est réservé 62 gallons.Il entend bien cette fois-ci n'être pas obligé de braver la férocité des chiens pour aller au premier voisin, avec une chaudière de :o gallons, s'il vous plait, n'en chercher qu\u2019une pinte.\u2026.= * = Frisé¢ (Chevalier) Médéric (Forestier) dimanche.Les temps changent.figuraient dans la procession «%e Où as-tu mis ton Boysalino, Georges?«a Viens-tu prendre une nippe, Zeph?LA * * Henri G.se marie.après la conscription, la grande nouvelle du jour.:0: PROCHAINEMENT DANS LE CANARD o!° Le fameux roman \u201cdramatique\u201d du grand \u201ccomique\u201d Hector Berthelot.2° Organisation du club du \u201cCanard\u201d.3° Concours des dessinateurs canadiens.4° Enquête sur les cartomanciennes, etc. ( 4 LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL \u2014 No 34.Au Firmament Artistique A Central Falls, RI.(E.-U.), dimanche, le 3 dernier, un groupe d\u2019'amateurs de Manville \u2014 Cercle Lalime \u2014 a fait représenter au Gymnase une pièce intitulée \u201cL\u2019Abime du Divorce\u201d.* Voyons, Ernest, où est donc ton chapeau de paille?= \u201c 0% Borden serait-il le porle-poussière de nos cabots?» x ® Au Chanteclere, il n'y a plus de régisseur.M.Julliany est en vacances.A une représentation de \u201cArsène Lupin\u201d, au Chanteclerc, assistaient au troisième rang des fauteuils, Mme et M.Louis F.Gauvreau, ex-directeur de ce théâtre.Bravo, bravo.Mile Verneuil, l'admirable artiste très aimée, ne fait plus partie de la troupe du Nord.Au Chanteclere, c'est Farhood & Cu.qui sont propriétaires et veulent faire du changement?Reussiront-ils?.Wilbrod veut faire des noces.Mais à quand la date du mariage?.+Tax Mme ou Mile XXX ouvre sur lu vic des yeux étonnés -qui lui valent vertes des amis respectables \u2014 car il n'est rien qui plait aux hommes comme ces regards qu\u2019ils peuvent croire innocents \u2014 mais qui, de fait, témoignent d'une intelligence assez brève et d'un esprit encore mal éveillé.Or, il serait temps qu\u2019il le Füt, puisqu'elle a aujourd'hui trente-huit ans ct six mois.Vous me trouvez renseigné?Certes, et de première main, comme on dit, puisque j'ai vu un laissez-passer délivré à la belle.À ce propos comme ie lui faisais impertinemment remarquer: \u2014Maintenant, je sais votre age.File s\u2019est troublée ct a trouvé cette excuse candide: \u2014ONh! ce laisscz-passer est trés vicux.Elle aurait pu prendre modèle sur sa camarade et contemporaine Mile qui, celle-là, a de l\u2019espirt: Comme un mulle dépité d'être éconduit lui disait: \u2014Vous savez! On vous doune quarante ans.Elle répondit superbe: \u2014C'est possible.Mais je ne les prends pas., A.» \u201c 8 Ça s'est passé a Montréal, mais ce fut une aventure bien parisienne.Par le cltarme souriant d'une jeune comédienne dont le nom est frais comme l'avril.un couple d'artistes menaçait de se disloquer.\u2026 \u201cLui\u201d était devenu très amoureux de la gracieuse., aux côtés de qui il jouait, ainsi que l'autre.Et les potins de circuler, et les langues de marcher.\u2014HMs vont se lâcher, disaient ceux-ci: \u2014Îs ne se sépareront jamais, disaient ceux-là.Ils sont associés par le succes.semble.Brusquement, coup de théâtre: ce n'est plus seulement sur la scène qu'on les voit, mais en tête à tête au cabaret, comme des amoureux.Ils ne se quittent plus.Le nuage s\u2019est éclipsé, le soleil brille.Puis, après lc printemps, l'été, le bel été.Que s\u2019est-if done passé?.Ah! voila!l.Cela se chuchote dans tout Cabotinville.Un oiseau cst venu et il a enlevé le jeune coeur oublieux dans un tourbillon d'amour.Et puis.cela s'est ébruité.Et, comme par enchantement, la paix menacée s\u2019est rétablie.Ils ne peuvent pas.Le public a l'habitude de les voir en- Après l'hiver, le printemps.\u201c*.Un amoureux éconduit par une comédienne qui interprétait derniêre- ment un des principaux rôles d\u2019une revue canadienne vient de se livrer à une plaisanterie du plus déplorable mauvais goût.Il a fait passer dans \u201cLa Presse\u201d diverses annonces de ce genre: \u2014Rue X., No ., 3e étage, charbon à distrétion.| Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards- ET \u2014 Chez les Amateurs \u2014Rue X.No .3e étage, soins de beauté.massage, manucure, pédicure, par jeune Indienne diplômée et tatouéc.\u2014Rue X., No .\u2026, Je étage, leçons d'anglais par les soeurs lloveyou, licenciées en mathématiques.\u2014Rue X., No ., 3e étage, un philanthrope vous indiquera le moyen de faire fortune sans mise de fonds ni aptitudes spéciales.En huit jours.l'artiste persécutée a reçu plus de cent visites.* CERCLE PAROISSIAL ST-HENRI, Eux autres, i1s sont morts.ou plutôt, pardon, leur saison théâtrale cat terminée.\u201c.Jos.(la Danse du Ventre).il s'occupe, lui, à être Directeur de Troupe.dent il est le seul membre.Pas vrai, Dodéphe.«ta \u201cLe P'tit Nord\u201d a repris son roulis d'autrefois.Dentandez à Luce.Tt-Louis R.l'a vu.Les autres de la \u201cgang\u201d sont en gréve.* La réunion organisée par le Cercle St-Edouard.y'a quéque temps, a fait bécher \u201cLa clique des Inséparables*.Leurs trombines étaient gonflées à.la Morta Ah! mais quelle \u201cbinette\u201d, mon \u201ctenfant\u201d.y'a pas vu 1 de s'faire lire unc adresse.Titoine le sait bien, L.\" \u201cLucien\u201d.lui, parlez m°en pas.Il est l'idolc du quartier et du Cercle d'puis c'temps-là.(Ça changé, hein.Les poignards se sauvent, pas vrai.\u201cLa Main Noire\u201d.Pauvre Dodophe.Paf.\u2026 .* \u201cTit Paul\u201d, pardon, 1a Grande Févremais non.«de l\u2019autre.\u201cUgeéne\u201d.l'temps.\u2026.en était épaté.pas de lui.* \u201cCandide\u201d, lui, y'est dans le Régiment de \u201cVictor\u201d.triote*!!.Salut.l\u2019pa- =» .CERCLE PAROISSIAL ST-ZOTIQUE.La-bas, les affaires sont Ro.sces.\u2018des fleurs.nananne.\u2026.de choux.Pas vrai, Mire Haut?.\u201c*.Boudin.Pardon, Crocos.où sont-ils, ceux autres.Taber et Cie.Reponse: Dans le blé-d'inde.Ouf.clique.a Lachine surtout y'a «a En septembre, \u201cdébuts\u201d, nou pas annoncés, mais prononcés.Tit Fred, Charlie, Titure.Crocos.le Patineur \u2014 pardon \u2014 Sylveny, et puis pour dessert.le Directeur-Artistique du Paroissial de St-Henri alias le Peintre.Lucien.Triomphe magistral.> PL Aussi, une revue écrite spécialement pour l'uccasion: \u201cSauvons-nous, les vla\u201d.Titre épatant, n'est-ce pas.Lucien.lui, y s'ra le Compére.C'est sa composition.*.Un qui pense sur le soir.\u2014 \u201cPENSOIR.\u201d rs y Vol.XL \u2014 No 34.LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.5 VERS LAURIER.Depuis la guerre, les journaux torys n\u2019avaient eu qu\u2019injures à de Sir Wilfrid Laurier qu\u2019ils avaient essayé de peindre sous les les plus fausses.Mais, dans la crise où M.Borden s\u2019est lui-même engagé, ces mémes journaux se tournent maintenant vers Laurier, et dans un langage concerté de flatteries et d'espérance, ils le supplient de venir en aide au premier ministre: la situation serait comique, si elle n\u2019était aussi gravel'égard couleurs :0: UNE BONNE REPLIQUE.Le poète canadien Wm.Chapman, renommé pour son esprit, assistait à un grand diner, quand Albert Sévigny pensa se rendre intéressant en lui décochant ces mots à travers la table: \u2014Dites-moi, M.Chapman, votre père n\u2019était-il pas libraire?\u2014C\u2019est exact, répondit le poète.\u2014FPourquoi, dès lors, n\u2019a-t-il pas fait aussi de vous un libraire?\u2014Pardon, fit avec affabitité Chapman; votre père n\u2019était-il pas un gentleman?\u2014Oui, monsieur, \u2014Pourquoi, dès lors, n'a-t-il pas fait aussi de vous un gentleman?HH LA RUINE DU MONDE.Un collaborateur de I\u2019 \u201cOutlook\u201d montre que la dette nationale belligérants, après trois années de guerre, s'établit comme suit : des Milliards Grande-Bretagne.,, .$19,000 \u2019 France .ve ee 9,500 Russie.«+o 10,000 ltalie., .Ce ee 20 ee ee ee ae 2,000 Allemagne ., .19,000 Etats-Unis .00 8,000 C'est beau la guerre! Banqueroute et ruine du monde.C'est peut-être le commencement de la fin.Et la conscription par-dessus le marché! :0: CE QU'ILS DISENT.A propos de l'opposition que rencontre la conscription au Canada, opposition dont on voudrait accuser les seuls Canadiens-français, 1'\u201cIndépendant\u201d de Fall River publie ce qui suit: \u201cIS QUEBEC ALONE?\" Voici une note que nous cueillons dans le \u201cGlobe\u201d, un des principaux organes anglais de Toronto, et que les détracteurs de la Province de Québec feront bien de lire.Nous la publions dans son texte original afin de ne lui rien enlever de sa saveur.D'ailleurs, le Canadien-français est bilingue et saura bien traduire lui- même: - ~ \u201cA thousand people in this city met Sunday night and unanimously denounced conscription, There are anti-conscriptionists by the thousands in every province, though partisans talk and write as if it were a Quebec problem alone, The anti-conscription movement must be met by reason and argument.There is no cause for fearing it will be necessary to use compulsion to enforce compulsion.\u201d Anecdotes et Récits Canadiens A L'HOTEL DE VILLE.M y a un fonctionnaire de la ville de Montréal qui a du hon sens; c'est un plaisir de le constater.Invité à expliquer pour quelle raison nos squares, nos parcs et la montagne n'étaient pas convertis en champs d'oignons, de carottes et de pommes de terre, le fonctionnaire a simplement fait observer que pour livrer nos parcs à ce genre de culture avec quelques chances de succès, il faudrait _ d\u2019abord abattre tous les arbres, car ils interceptent la chaleur et la lumière indispensables à la maturité des plus humbles légumes.De plus, à supposer ce sacrifice criminel accompli, les plantes résisteraient certainement moins aux poussières et aux vapeurs de gazoline que les arbres eux-mêmes, dont un grand nombre souffrent et meurent.Ces sages constatations devraient tempérer les ardeurs des partisans enthousfastes de Moutréal-pommes de terre.Qu'ils laissent le monopole de cette propagande aux personnes pieuses qui, comme M.Bégin, Omer Héroux et Tardivel, ont assez de foi dans la Providence pour espérer des miracles horticoles.HH LEGENDE CANADIENNE.- 11 existe au Canada une amusante légende, pour expliquer les caractères si différents du peuple français et du peuple anglais.La voici: Au commencement, Dieu voulant peupler le monde.prit une motte de terre, la pétrit et en façonna successivement un nègre, un Chinois, un Indien.Quand la motte de terre fut épuisée, Dieu étendit le bras et saisit le premier animal qui lui tomba sous la main.C'était un papillon.fl lui rogna les ailes et souffla dessus pour lui donner une ame.Ce fut le premier Fran- Cais.: D'un second mouvement semblable au premier, le Créateur étendit encore la main et saisit de nouveau le premier animal qu\u2019il rencontra.Cette fois, il se trouva que c'était une fourmi; il lui donna la figure d'un homme et Ini insuffla une âme.Ce fut le premier Anglais.Et voilà pourquoi les Anglais ont toujours gardé quelque chose de la ténacité laborieuse et un peu âpre de la fourmi; les Français quelque chose de la grâce légère mais parfois inconstante du papillon.(Le \u201cPéleMéle\u201d.) :0: UN CANAYEN A BERLIN.Des succès féminins?Nos pauvres prisonniers canayens en obtiennent aussi, là-bas, chez l\u2019ennemi.\u2026.La fille d'un peintre boche très célèbre, Mlle de Herkomer, élevée d\u2019ailleurs à Toronto, vient d'etre condanimée a 1,500 marks d'amende ou cent cinquante jours de prison pour avoir écrit des billets doux à un prisonnier québecois.Le plus curieux, c\u2019est que sa mère se chargeait de porter ces poulets \u2014 hélas! ce n'étaient pas de vrais poulets! \u2014 au poilu en exil; cette dame complaisante a été condamnée à soixante jours de prison.O vertueuse Germanie, voilà bien de tes coups! Je trouve très bien, pour ma part, qu\u2019un prisonnier se débrouille en inspirant un amour plus on moins chaste à Gretchen, S\u2019it peut en tirer un peu de graisse, c\u2019est parfait.Que voulez-vous, une liaison peut être utile tout autant qu'agréable et après avoir ouvert les bras à son amoureux, Gretchen est bien capable de lui ouvrir les portes.Qui veut la fin veut les moyens! Seulement, il ne faudrait pas que nos poils aux pattes se missent à repeupler l\u2019Allemagne.Ah! non, pas de çal 6 LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL \u2014 No 34, Quelques Réponses Puisque tu te vantes, gracieux \u201cCanard\u201d, d'être prêt à te faire casser la \u201cgueule\u201d mais non à fermer ton bec, je vais, avec ta permission, me servir de ce dernier pour répondre aux diverses questions que tu nous poses aujourd\u2019hui.D'abord il me faut avouer que je quitte pour un instant ma peau de Canayen pour me mettre dans celle de M.Borden, ce cher M.Borden!!! Et il est bien entendu que tout à l'heure je prendrai le bain le plus hygiénique qui se puisse rèver afin de désinfecter mon humble carcasse; et ce Ne sera pas sans besoin, car ayaut revêtu pendant quelques minutes une pareille personnalité, vous comprenez aussi bien que moi qu'il me faudra me nettoyer et changer de chaussettes.Et je commence.C'est moi dans M.Borden qui parle.à la mière personne, s\u2019il vous plait: 1° Certainement que j'avais le droit de promettre 560.000 hommes a l'Angleterre, et si j'avais pensé à lui en ofirir 5.000,000, je l'aurais fait avec plaisir.Après tout, est-ce que je ne suis pas premier ministre?Ft j'ai pour moi le Droit, la Force, et autre chose encore.2° Quant à créer un précédent, j'ai demandé à mes bons collègues ce qu'ils entendaient par ce mot, et ils ont répondu, du premier an dernier: \u201cComprenons pasi.\u201d et moi non plus.Ce qu\u2019ils sont bêtes, hein?.mais pas moi, allez!.\u2026.3° Pour ce qui est de mettre le Canada en danger, la chose ne me regarde nullement: je suis franc.Si le pays fait banqueroute, j'ai des amis et de l'argent, je pourrai donc vivre de mes revenus à l\u2019étranger sans m\u2019occuper du reste.4° Et puis, quand bien même l'Australie ne veut pas forcer ses enfants à aller se faire tuer, c\u2019est mon affaire.à moi seul, de vouloir envoyer malgré eux, de l'autre côté de l'Atlantique, les gars du Canada.Ca me fait bien voir de l'Angleterre et ça m'assure son amitié.Mais l'amitié, entie nous, je n\u2019y crois pas.Toutefois, mon orgueil est délicieusement flatté quand un richissime ministre de Georges, notre gentil souverain, m'appelle \u201cmy dear friend\u201d ou Lord Robert Bordens° Puis les Irlandais!.Ils ne font que suivre la loi commune qui est de nuire le plus possible 4 ceux qui nous font du bien et de mépriser - des coeurs compatissants.Or comme le Canada s'est montré, généreux envers ces pauvres enfants de la \u201cVerte Erin\u201d quand il les recueillait, les abritait et les guérissait de leur traditionnel choléra, ils sont dans leur droit de critiquer aujourd'hui la conduite pourtant vaillante de notre pays.pendant qu'eux-mêmes récoltent tranquillement leurs patates sans trop s'exciter les sangs.6° Et si je pense à établir la conscription sélective plutôt qu\u2019une autre forme, j'ai une raison fort simple à vous donner: Je l'ai choisie parce que je dois, À mon grand regret, reconnaître que les Canadiens-français pre- 44 SE NS | WWE, \u2026/ A y \u2014Gentil avec votre gendre?\u2014Adorable à tel point que lorsque je pars en voyage, il m'engage À rester quelques jours * de plus chez nos amis.\u2014J'y vois d'autant \u2014Est-il permis de pêcher dans cet étang?qu'il n'y a pas de poisson.sont courageux et vaillants et aw'ils feront de superbes et valeureux soldats.Et ça me permettra aussi de conserver auprès de moi tous ceux pour qui j'ai un peu d'affection et qui pissent dans leurs bottes à la pensée de s\u2019enrôler.Voilà!l! 7° Ne soyez pas jaloux du sort des 500,000 jeunes Anglais qui continuent de mener dans Londres une vie joyeuse et calme.Ils forment une réserve que l'Angleterre enverra se faire mussacrer par les Boches aprus que j'aurai moi-même envoyé à la boucherie quelques milliers de mes compatriotes.Vous avez en ceci le plus beau rôle et remerciez-moi de vous avoir conservé la première place.8° Pour ce qui regarde les journaux d\u2019Ontärio qui veulent manger du Canayen, by gosh! laissez-les donc faire.Ils sont assez constipés qu\u2019ils ont besoin, pour se remettre, d'ingurgiter un peu, sinon beaucoup, de bonne viande fraiche, et il paraît que la vôtre est succulente.,, Chacuñ a ses goûts et ses faiblesses; et pour leur faire plaisir, laissez-vous donc \u2018avaler\u201d tout bonnement au lieu de vous monter la téte.C\u2019est un conseil da père que je vous donne.\u2026.9° G.dam?., La marinel.Je passe à un autre sujet, car je serais viligé de vous dire que Laurier avait pleinement raison quand il voulait doter le pays d\u2019une marine, et je mourrai plutôt que d'avouer pareille vérité.: 10° Quant à la promesse que j'ai.faite, 4 savoir que la conscription ne serai: jamais établie au Canada, je vous confie que ¢'était du \u201cbluff\u201d tout pur.Et d\u2019ailleurs, j'ai tant fait de promesses que je he sais pas les tenir.Pardonnez-moi cette faiblesse et oubliez tout ce que j'ai pu promettre, car si vous avez confiance en moi, vous serez certainement déçus.\u201cMais comme je commence à sentir la fatigue envahir mon cerveau qui n\u2019est pas très robuste, vous savez, je résume les autres questions dans une seule réponse: Occupez-vous pas des affaires des Etats-Unis, de I'Angleterre ou d'autres pays, ne protestez pas contre la conscription sélective que je veux vous imposer, ne parlez pas de production agricole et indus trielle intensive, des soldats revenus du \u201cfront\u201d et qui manquent un peu de tout, des centaines de canons qui remplaceraient fort bien plusieurs milliers de soldats, enfin ne vous occupez pas de l\u2019avenir, soyez de bons et délicieux* petits moutons qui se laissent docilement conduire à la boucherie, et je saurai, moi, votre chef, votre père, rendre plus brillante encore la gloire du Canada, tout en laissant flatter mon fol orgueil par l'Angleterre.\u201d «Te Bigre!.que ça puel.et je me hâte de faire sauter loin de moi cette damnée peau que j'ai endossée, pour revêtir ma vraie, ma bonne peau de Canayen, et ensuite aller me plonger dans l\u2019eau chaude.\u2026.\u201cJuliette, ma femme, remplis la baignoire, prépare des serviettes et une brosse-mais ne m'opproche pas encore car j'empestel.\u201d Et si Borden veut savoir qui peut bien se fourrer ainsi dans son individu et lui faire dire des choses qu\u2019il pense et n\u2019ose avouer ouvertement, vous lui direz que c\u2019est un pauvre petit Québecois qui aime de tout son coeur sa bonne vieille ville historique, son beau pays, le Canada, et qui ne veut pas souffrir la maudite conscription sélective.JEAN BART.Québec, le 2 juin 1917.\u2014Le costume que vous m'avez vendu il y a trois semaines tombe en\u2019 loques! \u2014Alors, je ne vous ai pas trompé en vous le vendant, je vous ai dit que vous reviendriez chez moi, moins d'inconvénient ~~ Vol.XL \u2014 No 34.- LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.7 MOTS D\u2019ESPRIT ILLUSTRES | J à, \u201cDP 27a = Pow 8.554 A Re A iad > Wo ol DA 5 caf ac \u20ac .N= WE _ \u2014Voyons, mon neveu, encore à te faire du mauvais sang avec l'impôt sur les successions! - Je ne veux pas que tu aies de soucis, rassure- toi, tu n'auras rien à payer sur la mienne! 2 £3 A \u201cam = + LR ar; \u2014Vous ne voyez pas que c'est un tout petit \u2014Nous n'avons jamais vu autant de punaises que dans cet hôtel.Impossible de dormir perdreau., Ne le tirez pas avant une huitaine pour qu\u2019il ait le temps de grossir! \u2014C'est ce qu\u2019on appelle un \u201cGratten Party\u201d.| \u2014 Si je n'arrive pas à me sortir d\u2019embarras, voilà ma dérnière ressource.\u2014Malheureux, vous voudriez vous tuer?\u2014Jamais de la vie, je le vendrais!.\u2014Voilà vingt minutes que je suis de.le guichet) \u2014Et moi, monsieur, il y a vingt ans que je suis derrière.\u2014A quel titre demandez-vqus une pension?~J'ai rencontré en 1870 deux bleussures mortelles, à Châteaudun et à la jambe! 8 LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL \u2014 No 34.Le Canard L'Unite Nationale Monsieur H.J.J.B.Chouinard (en a-t-il des prénoms c't'ani.admiral-13), le trés estimable et estimé copain de L.-O, David, qui, à l'instar de notre sénateur montréalais, préside lui aussi au secrétariat de la ville de Québec, cumule là-bas, sous le cap, les fonctions de chef du protocole (pot à colle) et de rédacteur d'adresse à l\u2019Autel.de ville.Son savoir faire lui a, dit le \u201cCri\u201d, fait jouer de mauvais tours aux maires de la Vieille Capitale \u2014 car \u2014 et il est assez compréhensible que la lecture d'une adresse ne se fasse jamais sans accidents ni, au moins, d'accidents.Lorsque les délégués du Congrès de L'Unité Nationale \u2014 comme dirait M.Ludger Gravel \u2014 sont arrivés à Québec, les mots aimables que le maire de la Vieille Capitale devait leur dire étaient préparés depuis plusieurs jours.On lisait le passage suivant: \u2018 \u201cLes plus braves d\u2019entre nos concitoyens sont allés à votre rencontre et dans une course triomphale à travers nos riches campagnes, saluant_en passant les clochers élégants de nos paroisses et les blanches maisonnettes de nos cultivateurs, sans jamais perdre de vue les ondes blenes de notre majestueux Saint-Laurent.\u201d .Or, le programme ayant été changé, les délégués arrivèrent à Québec en bateau et, pour les rencontrer, il y avait Lien quelques braves cochers, mais ce ne sont pas les Lraves dont M.Chouinard parle dans son adresse, \u2014\"Et Te maire l\u2019a lue comme cela?\u201d direz-vous.Rassurez-vous.M.Chouinard n'avait pas corrigé son adresse, mais un journaliste à qui on avait remis une copie du document deux heures avant qu'il ne fût lu, avait très aimablement prévenu le maire de Québec.M.Chouinard a bien failli jouer un mauvais tour à M.La ViFüeur.\u201cEt si vous n'êtes pas content, faites-les donc vous-même vos adresses,\u201d pourrait dire M.le Greffier si M.le Maire aimait faire des reproches.* * * Les délégués du Congrès de l\u2019Unité Nationale sont partis de Québec furieux.Et avec raison.On leur a fait une réception de mesquins.Sans doute, nous sommes en guerre, mais nous n'avons jamais été si riches, et on aurait .pu faire un peu mieux avec les $5,000 qu\u2019a donnés le gouvernement provincial, Trois-Rivières, dont Québec rit si souvent, Trois-Rivières a fait mieux que nous, La réception a été manquée d\u2019un bout à l\u2019autre.D'abord, à l'hôtel-de- ville, le maire devait souhaiter JA bienvenue aux délégués à 11 heures.Dès leur arrivée, ces messieurs étaient prévenus que M.[La Vigueur serait prêt À leur lire son adresse à dix heures et demie.Onze heures sonnaient à l'hôtel-de-ville et les délégués atterdaient toujours les souhaits du maire; ce qui fit dire à l'un d'eux: \u2014\u201cThose dam.«d Frenchmen are always late.\u201d » Plusieurs des délégués n'ont pas manqué de s'amuser aux dépens des Québecquois en se promenant autour du palais municipal de Québec.On s'était bien gardé de dire, par exemple, aux pompiers qui habitent le rez-de- chausdée de l'hâtel-de-ville, de rester, pour une fois, dans leur caserne.H y en avait qui flänaient sur la plate-forme de la rue de la Fabrique.Ils étaient une demi-douzaine.\u2014\u201cThat's your fire brigade?\u201d demanda un délégué de Vancouver à un des membres du comité de Québec, qui ne comprend pas très bien l'anglais.\u2014\"\u201cYes, yes,\u201d répondit l'horume de Québec.Voilà un type qui ne manquera pas de dire, quand il sera rendu à Vancouver: \u2014\u201cLes Québecquois n'aiment pas l'uniforme, il n\u2019y a pas plus de recrues dans la brigade du feu que dans les bataillons d\u2019outre-mer.\u201d C'est comme cela que l\u2019on écrit l\u2019histoire contemporaine.Le comité a été tellement mesquin (on dit peigne au \u201cCanard*), qu\u2019entre nne ballade en anto et un trolley ride, on a choisi les p'tits chars.En arrivant du Kent House, le président -du Congrès demanda: \u2014Où allons-nous?\u2018 \u2014Faire le tour de la ville, répondit un des organisateurs.\u2014Where are the autos?demanda un délégué d'Ontario.\u2014Nous faisons le tour (le trajet) en tramway, dit notre Québecquois\u2014\u201cThe hell with the tramways, we walk,\" s'écrièrent une douzaine de Sophranie à Montréal En débarquant, gare Viger, Sophranie.Arrivant de Sainte-Christine, Monta la rue Berri Jusqu'à la rue Sainte-Catherine.Elle était accompagnée De \u201cBizounc\u201d, une jeune fille, Qui, connaissant la cité, La conduisait chez son oncle Giles.Rue Sainte-Catherine, elle prit les p'tits chars, Quand le conducteur, au regard sévère, Cria, d'une voix de ténor: \u201cSaint-Hubert, Saint-Hubert.\u201d Cela surprit Sophranie Chalifoux Qui, croyant qu'il disait les litanies.Dit, tout bas: \u201cPriez pour nous\u201d, Sans que personne l\u2019entendit.\u201cSaint-Christophe, Saint-André\u201d, i Cria le conducteur à la moustache grise.\u201cPriez pour nous\u201d, dit étonnée Sophranie, de plus en plus surprise De voir qu'à Montréal On priait même dans les tramways.Alors le conducteur, au regard glacial, Dit, par deux fois: \u201cSaint-Timothée, Saint-Timathée.\u201d \u201cPriez pour nous\u201d, continua Sophranie.\u201cMais\u201d, dit Bizoune, \u201cil récite pas les litanies\u201d.\u201cAmherst\u201d, dit le conducteur, \u201cChangez de char pour le Nord\u201d.Sophranie à Bizoune, d'un air vainqueur: \u201cCrois-tu qu\u2019il va m\u2019embéter, \u201cY parle latin, le \u201cv'limeux\u201d, pour faire son jars\u201d, \u201cOra pro nobis\u201d, criu-t-elle sans hésiter, \u2018 J.G.PANSOEUR.CE QUE DISAIT CET AGRES DE SEVIGNY EN 1910.M.Arthur Sévigny, député de Dorchester, ct vice-président de la Chambre des Communes, ayant remplacé 3 ce poste I'Hon, M.Blondin cn 1914, est un autre Nationaliste qui a eu sa part des récompenses et que les principaux journaux nationalistes-conservateurs recommandaient fortement pour la place donnée à M.Patenaude.C'est le même M.Sévigny qui, au dire de l'organe de M.Bourassa, \u201cLe Devoir\u201d, aurait déclaré à Vaudreuil: \u201cLoin de nous ce chiffon rouge, blanc et bleu\u201d, et qui, d\u2019après la \u201cCanadian Annual Review\u201d, a dit à Tingwick le 31 octobre 1910; \u201cLe Cabinet Laurier est un Cabinet d\u2019impérialistes qui veulent sacrifier les inté rêts du Canada et nous plonger dans des guerres qui ne nous regardent nullement.Qu'est-ce que l'Angleterre a jamais fait pour nous?Elle n'a nul besoin de notre aide,,, Vous ne devez pas servir l'Angleterre dans ses guerres\u201d.C'est encore le même M.Sévigny, aujourd'hui vice-président de la Chambre des Communes, par la grâce de Sir Robert Borden et de sa miajorité conservatrice qui, d\u2019après le même journal, a déclaré à Arthabaska le 19 novembre 1910: \u201cLa marine appartient à Sa Majesté.Est-ce une maritte canadienne?Qui donc est Sa Majesté?Avons-nous une Majesté ici?\u201d Telles sont les vues, telles sont les croyances et les vendications des hommes que Sir Robert Borden est obligé de faire asseoir à la table du cabinet ministériel ou de nommer à des postes importants du gouvernement parce qu'il leur doit sa position actuelle en vertu de l\u2019inique alliance de 1910-13, Aujourd'hui, ce méme Sévigny est en train de licher le c.& Borden, à cirer ses bottes et à manger la m.outarde des orangistes et des impé- dialistes.> Que ne f.-t-il pas l\u2019camp en Europe.Il a sa place toute trouvée au rayon des vidangeurs dé crottin dans la cavalerie.FIER CAVALIER.délégués.Et ils montèrent à pied jsuqu'au.Château Frontenac où nne douzaine de \u201cscotchs\u201d les attendaient sur le bar. Vol.XL \u2014 No 34.LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.9 Soyons libres mais dignes.+ + L'\u2019ours russe a mal à la patte.\u201c* L'artillerie est active à.Ottawa.» x 0% Bulk Rogers est la pierre d'achoppement.= x x Ce n'est pas le pain frais qui est le meilleur.x «+ S'il y a conscription, y aura-t-il moratorinm® \".\u201cCoalition sans conscription\u201d, dit le \u201cDevoir\u201d, = * 8 Combien ça peut coûter un titre de haronnet?* les jeunes libéraux sont contre la conscription.* .x = C'est la province de Québec qui tient la.clet, x¥ x Après la crise ce sera sans doute la saison des cerises.- e 8 Le parlement est vermoulu: le gouvernement corrompu.( .\u2018.les ouvriers se plaignent.mais Borden s'en plaint pas.* x & Le tunnel sous la Manche est un projet qui revient sur l\u2019eau.*.Notre pain quotidien coûte les yeux de la tête et la farine baisse.*.J.H.Roberts a-t-il digéré sa défaite?On n'entend plus parler de lui! *.M.Cochrane est un homme pas ordinaire: il est en train de faire transporter en Eurape tous les rails de nos chemins de fer.\u201c* Encore une autre anomalie maintenant que les vaches ent le pâturage on élève le prix du lait.* Si le pain continue à se faire un article de luxe, il faudra vieille galette de sarrasin, adopter la \u201c* | Le gouvernement Borden est en train de.r\u2019virer nos ouvriers en socialistes, C\u2019est complet.ste La conscription, est-il besoin de le dire, est le sujet de toutes les conversations, et bien peu de personnes se prononcent en sa faveur.\u201c* .Les Canayens du faubourg Québec à Montréal attendent la visite des Boches d'Ontario avant d'aller hocher ceux de Berlin.* Tous les ouvriers sont contre la politique de Borden.Il a tout contre lui le futur baron.«a 11 paraît que M, Blondin n'aime pas trop M.Foster.Pourtant, quand on couche dans le même lit conservateur! * Les accapareurs profitent de l'agitation contre continuer leur p'tit commerce.la conscription pour * L'après le \u201cNew-York Sun\u201d, le programme allemand était: \u201cParis en trois semaines, Londres en trois mois, New-York en trois ans\u201d, La hatail- le de la Marne a tout dérangé.|TURLUPINADES _\u2014 Le seul gouvernement provincial qui montre un surplus dans l'adui- nistration des affaires du peuple, c'est celui de la Prov.nce de Québec.* Dire que maintenant les profiteurs de Li rae Drolet sont peut-étre sans \u201cfonds\u201d, \u201c* l'heure est grave, mais heureusement le vieux Laurier est vert.toujours ** La conscription c'est un premier pas vers le militarisme et le dernier pour entrer dans l'impérialisme.*.Avez-vous jamais vu de plus beaux chemins dans La province que depuis l'avénement de Gouin au pouvoir?*.M y a des Canayens qui jouent au golf que pour se donner le \u201ccarac*- tère\u201d anglais.» « + M.Joseph Henri Bourassa est un homme original de pied en cap.le cap, surtout, est intéressant avec ce qu'il y a dedans.* Que la Russie (riche en homme) fournisse des soldats et le Canada se charge de faire son possible pour les nourrir.«a La ville de Westmount est comme Bruges (en Belgique), on l'appelle la morte, - - * + La meilleure guerre à faire.c\u2019est celle qu'il faut entreprendre les accapareurs, contre * Une femme ignore généralement ce qu'elle veut et ce qu'elle ne peut avoir, «x Les orangistes ne sont pas des étres si dangereux après tout.D'ailleurs toute bête trouve son dompteur.x x =x M.Armand Lavergne est, dit-on, un membre à vie du Club de la Garnison de Québec.: = * = Voilà maintenant que \u2014 résultat de la loi de prohibition \u2014 le château Frontenac de Québec est menacé de fermer ses portes.Çn va être gai Québec sans château! * Le Board of Trade a voulu la conscription ct pas qu\u2019on prélève un impôt sur les gros industriels.institution est un corps sans ame.maintenant il ne veut Il faut dire que cette *.Si nous avons la conscription, l\u2019an prochain on entendra des phrases dans le genre de celle-ci: \u201cVenez donc, sans façons, passer avec nous une soirée sans viande\u201d.\u2019 * * * Pour se faire remarquer du peuple, Alcibiade coupa la queue de son chien.Pour se faire remarquer du roi, Borden inventa la conscription \u2014 c'est un moyen plus radical et qui pourrait lui étre fatal, = \u201c +$# Et Borden \u2014 lui-méme \u2014 est forcé d\u2019avouer que son n\u2019a pas su intelligemment organiser le recrutement dans la Québecgouvernement Province de * Seul peut-être, de tous les gouvernements placés à la tête des nations belligérantes, le cabinet Borden reste sourd aux plaintes et aux supplications des classes ouvrières et seul, il ne fait rien pour les protéger et les soulager., 10 LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL \u2014 No 34.LES MOTS HISTORIQUES CONFERENCE CINEMATOGRAPHIQUE PAR LE CAPORAL BIDOUILLOT.: Attention, les bleus, à ce que je vais vous faire l'honneur de vous dé- woiser.Ouvrez vos chasses et débourrez vos esgourdes.J'suis comme qui dirait chargé de vous faire une conférence accompagnée de projections cinématographiques sur les mots historiques et les paroles célèbres pronon cées par des types illustres, Grâce au cinéma, Vos méninges en pate foie n'auront pas besoin de se ficher une entorse pour comprendre c'que je vais vous dire.Réattention! Je commence et n'oubliez pus qu'il y aura deux crans pour celui d\u2019entre vous qui s'aviserait de couper le fl de ma conférence avec le couteau dus réflexions intempestives, saugrenues et troublatoires, la première phrase célèbre et historique qui soit parvenue à travers les siècles jusqu\u2019à nous est le commandement: \u201cEn avant, archef\u201d pronou- cé par Noé quand il prit passage à bord du bateau qui devait lui permettre de Lraver le \u201cdéluge.A quelque temps de là, c\u2019est-à-dire.390 ans avant Jésus-Christ, Brennus, un chef gaulois qui était un peu là, avait fait prisonnier un détachement de légionnaires romains et il avait fait apporter des balances pour peser l'or de leur rançon, Come il trouvait qu\u2019on ne mettait point suffisamment de poids à son gré, il ajouta celui de sa lourde épée afin qu\u2019on lui fit bonne mesure.C\u2019est ce rabiot que les bouchers nomment la \u201créjouissance\u201d.En voyant ça, le chef des Romains qui aboulait la galette voulut faire du foin et rouspéter, mais Brennus qui n\u2019aimait pas être enquiquiné lui en boucha un coin en criant: \u201cMalheur aux vaineus!* C\u2019est alors que son sergent lui fit poliment observer: \u201cChef, je crois que vous vous gourez.lls ne sont que dix-neuf!\u201d Puisque nous sommes dans l'antiquité, laissez-moi parler de Diogène.Diogéne était un type daus le genre de Bibi-la-l'urée et un pen dingo a qui un bistro avait fait cadeau d'une harrique dans laquelle il se logeait.Mais, à la fin, il savoua que son appartement laissait à désirer au double point de vue de l'espace et du confortable, Alors il alluma sa lanterne, empruntée à un chantier de démolitions, et se mit à parcourir les rues de son patelin, à la recherche d\u2019une plus chouette carrée.Un loustie lui ayant demandé ce qu\u2019il cherchait ainsi à la lueur de son lampion, Diogène, qui n'avait de secrets pour personne, répondit simplement: \u201cJe cherche un home\u201d.Après Diogène, un autre illustre poilu de l'antiquité qui se distingua par une phrase célèbre, c'est Archimède, Archimède était un grand savant en même temps qu'un inventeur comme on n\u2019en voit pas des potées; ce qui ne l'empéchait point de battre la dèche d'un bout de l\u2019année à l'autre.Mais comme c'était pas un \u2018feignant\u201d, afin de pouvoir croûter il embrassa la roulante profession de cocher de fiacre.Afin de remorquer son \u201csaladier, il avait logé dans les brancards une vieille jument qui se matriculait Réka, attendu qu\u2019elle était récalcitrante.F- quand il chargeait un client au lieu de lui gazouiller: \u201cHue, cocotte!\u201d à la façon des Collignon d'à présent, il lui disait simplement: \u2018Hue, Réka!\u201d Après Archimède, passons à Jules César.C'était un fameux capitaine romain qui s'illustra par la conquête de la Gaule et prononça en plusieurs circonstances des paroles célèbres, C\u2019est ainsi qu'avant de faire franchie le Rubicon à ses légions \u2014 sachez d'abord que le Rubicon était un fleuve comme qui dirait la Bièvre, \u2014 Done, avant de leur faire franchir cette espèce de rio salopiot, il prononça cette phrase célèbre: \u201cAlea jacta est!\u201d qui ne veut pas dire, comme vous pourriez le croire: \u201cAllez et jetez du lest!\u201d mais doit se traduire exactement ainsi: \u201cTant pis pour ceux qui ne savent pas nager!\u201d Malgré cette menace de leur chef, les légionnaires romams n\u2019eurent pas une seconde d'hésitation et le soleil ayant pompé toute l'eau du Rubicon, ils le passèrent à pied sec sans la moindre difficulté.Quelques instants avant sa mort, Jules César, un type qui avait un remarquable esprit d'd-propos, prononça une phase que tout chacun doit pouvoir citer sous peine de passer pour le dernier des crétins.Alors que ses meurtriers venaient de le transpercer de coups et que son corps sillonné par les courants d'air ressemblait à une écumoire, il vit rappliquer son fils Brutus, armé d'un browning et qui se disposait à faire un carton sur Je hi- don paternel pris pour une cible.Jules César en fut tellement estomaqué, qu\u2019il s\u2019écria en latin: \u201cTu quoque fili mi?\u201d ce qui veut dire en français: de \u201cComment, mon fils, toi aussi tu veux me zigoui:ler?\u201d Ce reproche n'empé- cha pas Brutus def aire passer le goût du pain à son paternel.Vespasien, Un empereur romain à qui nous devons l'invention des \u201cchâlets\u2019\u201d, était un lascar tout ce qu'il y a de plus rigolo.Il la menait joyeuse et dépensait sa galette sans compter.Cette prodigalité faisait salement loucher Vespasienne, son épouse, qui l'accablait de reproches.Vespasien faisait tout ce qu\u2019il pouvait pour se procurer du poignon.Ayant dégoté un jour une thune marinant au fond d'une 1inette, sans s\u2019épater il retroussa sa manche et repé- cha la pquèce, qu\u2019il empocha après l'avoir préalablement essuyée.en pronon- Çant ces paroles célèbres: \u201cL'argent n\u2019a pas d'odeur!l\u201d Parmi les grands hommes qui se distinguérent en prononçant de ces paroles célèbres qui resteront à jamais gravées en lettres d\u2019or au fronton de la postérité, je n\u2019oublierai point de citer le roi franc Clovis.Pénétrant un jour dans la cuisine, il surprit son cuisinier en train de boulotter tout le contenu d'un vase de haricots en cuivre non étamé.Et comme celui-ci, an moment plus tard, victime de sa gloutonnerie, se tordait, en proie à de violentes coliques, il ricana, avant de la décapiter d'un coup de sa francisque: \u201cSouviens-toi du vase de Soissons\u201d.Ali-Baba, le fameux financier turc, s'imimortalisa, lui aussi, par une phrase célèbre qui était bien de circonstance.Un certain Sésame s'était introduit dans la cave où Ali-Baba cachait ses fabuleux trésors.11 fut surpris par ce dernier pendant qu\u2019il avalait des pièces d\u2019or afin de les dissimuler dans sa poche stomacale.Voulant rentrer dans son bien, Ali-Baba tira un glaive de sa ceinture et présenta ce cimeterre des innocents au voleur médusé qui devait se faire \u201cperroquet hilare\u201d ou \u201chara Kiri\u201d, si vous préférez, en articulant ces mots: \u201cSésamefi ouvre-toil\u201d Bien que jeune encore, Philippe le Hardi, fils de Jean le Bon, se distingua par des paroles restées légendaires.Certain jour qu'il accompagnait sou père sur la route de Poitiers, il s'aperçut que son paternel ayant la vue basse était peu familiarisé avec la circulation intense des automobiles, motos, bécanes et tramways électriques.\u201cZut!\u201d fit-il, en voyant l\u2019auteur de ses jours affolé, \u201cpapa va sûrement se faire écrabouiller!\u201d Et comme il aimait bezef son père, il prit soin, filalement, de le prévenir, C\u2019est alors qu'on entendit le jeune duc de Bourgogne dire au roi ahuri par cette galopade de chevaux-vapeur: \u201cPère, gardez-vous à droite! Père, gardez-vous à gauche!\u201d De Philippe le Hardi, nous passons à Richard 111, roi d\u2019Angleterre.Ce monarque, au cours de la bataille de Basworth, s\u2019aperçut que le sort des armes lui était contraire et qu\u2019il allait prendre inévitablement quelque chose pour son rhume.ll soupira: \u201cJe n'ai plus qu\u2019une seule chose à faire: c\u2019est de calter en vitesse\u201d.Passant séance tenante du projet à l'exécution, il sauta dans un fiacre en recommandant à l'automédon de brûler le pavé.Le canasson du sapin, qui était peu familiarisé avec ce genre de sport, préféra s'abattre.Richard, voyant qu\u2019il ne pouvait se relever et que l'ennemi allait le faire prisonnier, se mit à g.ler en passant sa tête par la portière de la guimbarde: \u201cMon royaume pour un cheval!\u201d Les paroles célèbres, bleus qui développez vos esgourdes, kif-kif des pavillons de phonographe, pour m'écouter, mais on n'a qu\u2019à se baisser pour en prendre.Je m'en voudrais de ne point vous citer celles prononcées par Hamlet.Hamlet était un jeune seigneur danois qui était marié et avait quelques raisons pour douter de la fidélité de son épouse.Le malheureux se faisait des cheveux, c\u2019est rien de le dire, et à chaque instant il formulait en anglais cette amère réflexion: \u201cTo he or not to he?\u201d qui signifie: \u201cL'ê- tre ou ne pas être?\u201d François ler, roi de France, ne fut pas chiche de paroles mémorables.En diverses circonstances il exprima sa façon de penser par des phrases célèbres qui n'étaient point des mots laids.Et de mollets, il en était pourtant friand! François Ier était, comme vous le savez, un joueur enragé.À la suite d'une partie phénoménale, il avait perdu toute sa galette et s'était vu obligé de laisser presque toutes ses royales frusques en gage.D'un oeil navré, il contempla le caleçon qui lui restait pour tout vêtement ct gé- wit: \u201cTout est perdu, fors l'honneur!\u201d Tenez, jendant que j'y pense, un type qui n'avait pas la langue en pitch- in pour jacter des phrases légendaires, c\u2019est Galilée.Cet illustre physicien et astronome italien prétendait que la terre tournait.Quand il soutint cette affirmation devant les savants de son patelin, ceux-ci se payèrent sa cafe- Vol.XL \u2014 No 34.~~ LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.11 tière dans les grands prix, Galilée en fut salement vexé et noya son chagrin en se collant des cuites pharamineuses.Un jour qu\u2019il tenait une biture plus fadée que d'habitude, il prononça ces paroles d'une langue pateuse et d'une voix mélé-cass\u2019: \u201cEt pourtant elle tourne!\u201d Allusions Conjugales Sully, le populaire ministre de Henri IV, se distingua, lui aussi, par une phrase célébre qui est restée incrustée dans mon ciboulot.Ce bon ministre s\u2019était fait le protecteur de l\u2019agriculture et des sports.Il était mème .d\u2019une certaine force sur le patinage à roulettes et prétendait qu'une bonne Joyeux poète, heureux garçon, tasse de bourrache valait mieux que toutes les boissons de la terre.C'est De nature aristocratique, LL.d'ailleurs à ce sujet qu\u2019il prononça ces paroles: \u201cLa bourrache et le pati- Pour avoir une femme poétique.nage sont les deux mamelles de la France!\u201d Entre nous soit dit, je crois J'épousai la petit Suzon.Je me disais en tapinois: \u201cNous ferons de la poésie!\u201d qu\u2019il cherrait un peu dans le camembert! De Sully, le ministre, j'arrive au monarque, Henri IV, le roi vert-ga- Hétas! en sortant de la mairie lant.Ce fut lui qui se distingua entre tous par la fameuse phrase qu\u2019il pro- I'vis qu'elle se mouchait dans ses doigts! nonça lors d'une grande bataille dont le nom ne me revient pas à la mé- Ah! Poésie, Amour Printemps, Lilas! Inspirez ma Suzon, ne la maud!ssez pas.moire.N\u2019ayant plus de drapeaux sous la main pour rallier ses troupes, il leur montra le pan de sa chemise passant par sa culotte, dont il avait aé- chiré le fond en s'accrochaut à un clou de girofle et leur dit, avec le sou- Malgré cela, comme des ions, rire; \u201cRalliez-vous à mon panache blanc.Vous le trouverez toujours au On s'amusa tout\u2019 la journée, chemin de l'honneur!\u201d Inutile d'ajouter que ces sublimes paroles enflam- Et bénissant notre hyménée, mérent son armée d'une invincible ardeur et décidèrent de la victoire.L'soir on rentra bras d\u2019sus bras d'sous.Pendant la campagne d'Egypte, Bonaparte prononça des paroles mé- V'läqu'en montant notre escalier, morables qui sont restées gravées d'une façon indélébile dans toutes les J'demande à Suzon qu\u2019elle m'embrasse.mémoires.Montrant à ses soldats une vieille indigène qui faisait du sport \u201cNon, dit-elle, en faisant la grimace, et avait tenté l'ascension d\u2019une des pyramides au sommet de laquelle elle Ça frait tomber mon râtelier.\u201d se trouvait assise, il leur dit: \u201cSoldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent!\u201d Outrée de ce compliment à rebrousse poil qui ne la rajeunissait guère, la vieille file de Pharaon ne se géna point pour reprocher ce manque de galanterie au général Bonaparte qui ne fit qu'en rire et confia à son aide de camp: \u201cJe m'en f.; je ne comprends pas F°- Enfin.seuls en notre doux nid, Voici venir l'instant suprème.Je murmurai tout bas: \u201cJe t'aime! Aimons-nous en catimini.Puis, en lui prenant un bécot, gyptien!\u201d Je li dis: \"OQ ma légitime, A Marengo, Napoléon trouva encore l'occasion de laisser tomber de Dis-moi donc quelque chus* d'intime.\u201d ses lèvres impériales unc phrase non moins historique.11 s'était mis à ta- \u201cJ'veux bien, qu'elle répond.Pass'-moi I'pot.\u201d ble et constatant que le poulet qu\u2019on devait lui accommoder avec une sau- Comme j'n\u2018étais plus un étranger, ce spéciale se faisait un peu trop attendre, il se contenta de ricaner, sans Mon épouse, d'un\u2019 voix adorable, marquer la moindre impatience: \u2018Le poulet qui doit m'étrangler n\u2019est pas Me murmura: \u201cTiens, mets sur la table encore pondu\u201d.C\u2019est depuis cette aventure qu\u2019on a donné à la volaille accommodée de cette sorte le nom de Poulet Marengo.Le brave général Ma julie p'tit\u2019 fleur d'oranger.Daumesnil ayant eu une jambe emportée par un houlet de canon i la ba- Pos'-la bien avec précaution, taille de Wagram, l'avait remplacée par un pilon en bois.En 1814, il fut Il faut qu\u2019la marchande me la r'prenne, chargé de défendre Vincennes, que les Alliés assiégeaient.Ceux-ci som- Car, comme j'avais perdu la mienne, J'ai pris celle-là en location.\u201d merent le général de capituler et de rendre la place sans conditions.A cet- Soudain, voyez mon embarras: te sommation, le brave Daumesnil répondit par ces énergiques et liistori- ques paroles: \u201cAh! la jambe! Quand on me rendra la mienne, je rendrai Prise d\u2019un curieux malaise, Vincennes!\" Ces paroles suffirent à le rendre populaire et ce fut lui qui J'la vois s'affaler sur une chaise, inspira la chanson bien connue: \u201cIl avait une jambe de boisi\u201d En agitant ses faux appas.; Parmi tous les grands hommes qui prononcèrent des paroles célèbres, J'ivécrie: \u201cC'est unc indigestion! il en est un qui fut populaire entre tous et dont la phrase se résuma en C'aui t'fait mal, c\u2019est p't'être la saucisse, un seul mot.Je veux parler du général Cambronne.A Waterloo, le géné- La cuiss\u2019 de dind', les écrevisses!\u201d 4 ral anglais lui ayant demandé si l'odeur de la poudre donnait des nausées à \u201cNon, qu'elle me répond, c'est l'eronpion.\u201d ses grenadiers, il répondit du tac au tac: \u201cLa garde meurt et ne se rend bref, enfin, bien haute je le dis: past\u201d Puis, comme le général insistait, il articula un \u201cM.!\u201d si énergique, que son interlocuteur se trouva bouclé et n'eut même pas la présence d'esprit de lui répliquer: \u201cMange!\u201d Dame, dans ces moments-là, on ne pense Nous sommes heureux en ménage; Jamais le plus petit nuage N'obseurcit notre paradis.pas à tout.De tous les mots historiques, c\u2019est celui de Cambronne qui Lui voyant l'air dissimulé, est resté sans contredit le plus célèbre.A lui seul, ce petit mot de cinq Je lui dis: \u201cQu'as-tu done, ma chère?lettres valait tous les meilleurs discours et, dans les circonstances oa il \u201cChut! répond-elle avec mystère, fut prononcé, on peut ajouter que ce fut vraiment le mot de la fin.Tu vas avoir un petit salé.\u201d A présent, les bleus, ma conférence est provisdirement terminée.Je lu REINE.reprendrai après la Victoire a laquelle vous allez avoir l'honneur de participer.Des mots historiques célèbres ont été prononcés pendant la Grande Guerre aussi bien par nos vaillants poilus que par nos braves officiers.En QUESTION.attendant, retenez celui prononcé par un général: \u201cOn les aura!\u201d Depuis deux heures que je m\u2019esquinte à compléter votre instruction j'ai attrapé \u2014Pourquoi un chien branle-t-il la queue lorsqu'on le caresse entre les soif.Il est chambéryfraiseite moins cinq.C\u2019est l'instant, c\u2019est le mo- nreilles?ment de montrer qu\u2019un soldat français n\u2019a pas les foies blancs et qu\u2019* na \u2014U., recule jamais, méme devant une batterie de \u201ccanons\u201d,,., Même quand elle \u2014T'out simplement parce que la queue ne peut branler le chien, quoi) est alignée sur le zinc d'un bistro! .eo: \"SPECIAL Prochainement; \u201cLes Mystires de Montréal\u201d, roman par Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard\u201d, | ! i LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL, \u2014 No 34.TREMBLEMENT DE TERRE.Extrait d'un livre de M.A.E.Sorel: Dans la salle à manger de campagne, je goûtais la détente qui succède aux après-midi ardentes de l'été méridional.Neuf heures un quart venaient de sonner au lointain sur la tour de la ville; des bruits familiers retentissaient dans la maison, et, subitement, Un vacarme de vaisselle qui tombe, un plancher qui fléchit, une suspension secouée qui se met à décrire un \u2018cercle fantastique, un grondement qui se prolonge, qui augmente, qui assourdit, des murs qui craquent.des meubles qui grincent et qui roulent sur le sol; enfin, le fracas d'un bombardement, quelque chose comme un obus qui éclate.Une voix, à mes côtés, prononce ces mots: \u201cUn tremblement de terre!\u201d Que s'est-il passé?J'ai couru au premier étage, j'ai arraché des enfants en pleurs de leurs lits, j'ai dégringolé des marches, ouvert une lourde porte et je me suis trouvé dehors, sur un sol mouvant.Cela n'avait duré que vingt secondes; il y a de ces instants où les forces se centuplent.* * * Maintenant, l'ombre opaque nous enveloppait.La nature s\u2019était tue; elle palpitait encore, toutefois, pareille à la marée qui vient de Driser ses flots sur un récif et qui se retire pour calmer sa fureur.Allous-nous voir de nouvelles vagues de terre se soulever?Le globe allait-il s\u2019entr\u2019ouvrir pour un engloutissement des hommes et des choses?Une immense cla meur s'élevait d'alentour.à des kilomètres à la ronde; une clameur lumen- table, des gémissements fous, des appels désespérés se traînaient à travers la nuit et montaient jusqu'à nous, I! fallut rentrer dans la maison où chaque pas sonnait l\u2019écho plus sonore, éteindre les lumières.par crainte d'un incendie, ct trouver des vétements et du secours, car, désordonné, devant ce tourbillon, ce remous du monde, qui semblait réclamer sa proie.Peu à peu, les clameurs s'atténuaient.On entendait, parfois, comme tn sanglot.Les paysans soupçonneux, commençaient à caleuler les pertes probables et rentraient dans leurs cuisines pour y chercher les restes de leur repas.Les minutes se succédaient.interminables, coupées par un mot, prononcé d'intervalle en intervalle et qui résonnait lugubrement.Nous n'avions pas songe.tout de suite, aux bêtes: les chevaux furent sortis de l'écurie, dans laquelle s'étaient réfugiés deux chiens apeurés et un chat qui miaulait désespérément.On les conduisit dans Vallée, sous les pins, désormais notre asile; une lourde bâche, attachée à quatre trones noueux, pouvait, à la rigueur, nous protéger contre la pluie menaçante.Une lampe éclairait cette crèche improvisée, où reposaient sur le sol, inquiets, des femmes et des enfants.Des nuages eucombraient la voûte cé- \u2018leste au fond de laquelle pleuraient de rares étoiles, dont l'éclat était tamisé par une brume épaque.Un cours d'eau bavardait.et chacun s'imaginait entendre le son des cloches et le roulement des tambours, souligné par le clairon d'alarme, et s'attendait à voir monter des lueurs sinistres d\u2019une ville subitement éteinte.Une femme déclarait.à moitié en français et en provençal, que la fin du monde approchait et que la prédiction en avait été faite pour cette heure méme.Puis, les chevaux piaffèrent: la frai- cheur qui précède l'aube humectait les prairies d'une rosée précoce; un chien grogna et un rossignol soupira amoureusement.«a Le lendemain, le soleil envoyait ses longs rayons sur le pays ému.L'anrore se levait avec un sourire pâle, de son lit d\u2019ocre et d\u2019or; la vicille, maison restait debout; les arbres antiques avaient résisté au choc.Je me rendis à la ville: elle était bouleversée; les murs lézardés s'écroulaient: des objets en désordre jonchaient les rues, et la foule, en larmes.errait désespérément.Sur la place, \u2018es habitants étaient couchés pèle-mêle; des visages résignés vous considéraient avec stupéfaction; d'autres, hébétés.vous imploraient: personne n'avait plus confiance dans son foyer.La nature l'avait secoué, brisé, piétiné; les églises elles-mêmes n\u2018étaient point épargnées.Quelques façades subsistaient; l\u2019intérieur n'étau plus qu'un melange confus de plâtras, de poutres, de miettes sans noms.Beaucoup de fortunes furent ainsi ancanties, et ceux que la ruine avait atteints se.promenaient, impassibles, cachant sous leur figure indifférente le chaos de leur âme: des masques qui devaient tomber bientôt comme les façades des maisons.Toute la tragédie de l'existence bourgeoise et provinciale se déroulait en épisodes simples et se manifestait par des dévouements, qui touchaient à la grandeur par leur spontanéité, Des enfants naquirent cette nuit-là, de- lors, sur la place ou dans la rue, comme si, dès le seuil de la vie, l\u2019expérience de la misère et de l'inürmité humaines devait leur être révélée.On organise des secours: ils sont nécessaires.Mais combien de curieux indifférents passent dans ces lieux ravagés, qui sont, pour ceux qui n'ont point subi les contre-coups du sinistre, un simple but de promenade, La ruine est grande, beaucoup plus étendue qu'on ne se plait à le dire.Le nombre des victimes survivantes s'accroit chaque jour.Des voleurs rôdent parmi les décombres.Maintenant, ce splendide pays de lumière a perdu son repos.Il veille.dans l'attente d'un recommencement; que d'émigrants, que de dépossédés sillonnent ces superbes routes d\u2019exil! :0: - LA FIN DU MONDE.De la \"Revue de Paris\u201d sous la signature de Louis Houllevigue : \u201cD'ordinaire on n'envisage pour notre monde qu\u2019une fin très lointaine, une mort par refroidissement progressif, dont la Lune, qui traine son squelette dans le Ciel, parait nous donner l'image.Cette fin est, en effet, la plus probable : un jour viendra, peut-être, où il n\u2019y aura plus de jour, où le Soleil recouvert d'une croûte solide et sombre, cessera de nous dispenser lumière et chaleur, où les mers congelées formeront des assises assez épaisses et aussi dures que nos calvaires, oft les gaz de l'atmosphère passeront à leur tour à l\u2019état liquide, puis à l'état solide; alors la vie, telle que nous la concevons, aura disparu de la Terre.Mais il peut se produire aussi des collisions entre les astres.De telles catastrophes doivent être extrémement rares.Pourtant les trajectoires des corps célestes sont tellement complexes, si troublées par d\u2019incaleulables perturbations, qu'on ne voit pas la cause qui em- jécherait deux astres d'entrer en conflit ou seulement de passer à faible distance l'un de l'autre, Ce dernier cas se présentant, le résultat dépendra de la vitesse relative des corps célestes et de distance de leurs trajectoires; si la vitesse est grande et si les trajectoires sont assez distantes, celles-ci se contenteront de s'infléchir et les astres après s'être croisés, s'éloigneront pour toujours mais l'attraction peut aussi être assez grande pour enchaîner les deux mondes l\u2019un à l'autre de façon à former un système d'étoiles doubles, tournant autour d\u2019un centre commun: c'est un des types les plus courants dans le ciel.Une telle association, si elle se produisait pour notre Terre, serait déjà l\u2019origine \u2018le catastrophes épouvantables; l'attraction d\u2019un satellite plus gros et plus rapproché que la Lune comme est celui d'Algol, produit des marées qui dévasteraient les continents; les variations de la verticale en chaque point atteindraient une amplitude telle que tous les édifices s'écrouleraient, enfin la pression atmosphérique éprouverait des variations énormes, mais il peut arriver pire; si les astres se rapprochent avec une faible vitesse relative, l'attraction les saisit et les précipite l'un sur l'autre avec une formidable vitesse dont on peut donner une idée en disant qu'un météorite qui, des profondeurs du Ciel tombe sur le Soleil, acquiert, à In fin de sa chute une vitesse de Goo kilométres par seconde.Dans le ciel d'aujourd'hui, nous avons plusieurs témoins de pareilles catastrophes.\u201d PALE Vol.XL \u2014 No 34.LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.13 Derniers Potins du Broadway DANS NOS THEATRES MM.Jacques Copeau et Henri Valbel, de la Comédie lrançaise.sont partis par \u201cEspagne\u201d, samedi dernier, pour Paris, où ils vont cherther des artistes français pour la prochaine saison théâtrale de New-York.L'ancien Garrick sera remodelé et s'appellera \u201cThéâtre du Vieux Colombier\", Avant de partir pour l\u2019Europe, l'ami Valbel m'a envoyé le billet suivant: \u201cEn hâte, quelques mots.Merci pour l\u2019article et les éloges que vous me décernez.Si vous pouviez m'en avoir un exemplaire, je serai enchanté.Comptez sur nous pour des \u201ctuyaux\u201d pour vos journaux canadiens, à notre retour\u201d.= x x Les Broadwayistes canayens ont fait leur devuir dc patriotes en s'en- rolant au bureau de recrutement anglais, 280 Broadway, coin de la Chambers, Ils sont assez nombreux pour former un régiment qui sera connu sous lc nom de \u201cBroadway Slackers\u201d.Comme il leur manque des officiers, ils se sont adressés à Maitre Horace Gagné, Ludger Gravel, Edmond Montet et autres membres influents du *Win the War Association\u201d, dont on n'entend plus parler depuis quelque temps.rue x * + Madame Estelle Beaugrand, qui faisait partie de la troupe française, vient de signer un engagement pour jouer en anglais dans un grand théa- tre new-yorkais.Son \u201cpress agent\u201d ne marque pas de mentionner le fait qu'elle cst la fille de feu Honoré Beaugrand, ex-maire de Montréal.*.Jusé Ruben, ex-membre de la troupe Sarah Bernhardt, et qui a joué au Majesty's Theatre a Montréal, avec Muie Yorska, vient de clore la saison avec les Washington Square Players, avec lesquels il jouait en anglais, et il vient d'être ré-engagé pour la prochaine saison.* * * \u201cFatty\u201d Gratton, le président de la \u201cBoucanc\u201d.est parti pour Montréal, pour aller bravement affronter les périls de la conscription.Notre club de broadwayistes perd en lui un président dévoué et un brave compagnon.Il m'a écrit depuis son arrivée à Montréal, mais l'excitation doit être grande là-bas, car il a oublié de me donner son adresse.C'est malheureux, car j'aurais voulu lui dire que la belle Emélie s'ennuie.wx Les deux socurs X, bien connues autrefois dans les restaurants de nuit de la rue Sainte-Catherine Est, continuent à poser à la \u201cparisienne\u201d dans les grands cafés de Brighton Beach, et, ma foi, clles réussissent pas trop mal.Il y a toujours quelques bonnes poires qui les prennent au sé- ricux, Il faut entendre leur français! Du vrai \u201cParisian French\u201d, celui-là: \u201cOù que tu viens?\u201d \"\u201cKé que tu dis?\u201d \u201cEh ben.quoé, on reconnait pu les amis?\u201d etc.etc.*.A propos de \u201cParisian French\u201d, voici une phrase que je cueille dans \u201cFrench in one lesson\u201d, un manuel a l'usage des marins de 'Oncle Sam qui doivent s'embarquer bientôt pour la France: \u201cRay- vay-yay mwah kong ler dec-nay scrah pray\u201d.Vous ne savez pas ce que cela signifie?Tout simplement: \u201cRéveillez-moi quand le diner sera pret\u201d.«Ta Ernest Quimet ct Palmiéri sont attendus sur le Broadway bientôt.Palmiéri qui connait le coeur des femmes a déjà \u201cprépare les voies\u201d pour parler lc langage biblique, M est déjà en correspondance avec deux char- manites \u201ccousines\u201d qui lui promettent une réception grandiose aupres de luquelle la réception Joffre ne sera que de la petite bière.Ts J'ai rencontré Tizoute qui passe ses fins de semaines à la mer.Ne soyez donc pas surpris s'il ne vous envoic pas sa chronique cette semaine.THEATRE ARCADE.la pièce qui sera jouée au Théâtre Arcade, la semaine prochaine, a pour titre *Le Monde\u201d.grand drame en 5 actes et 7 tableaux, traduction de M.J.R.Tremblay, artiste, auteur bien connu.A en juger par le grand succès remporté par l'excellente troupe du .Théâtre Family, il est certain que le même succès sera remporté au Théâtre Arcade.D'ailleurs, il suffit de jeter un coup d'oeil sur la distribution pour en être convaincu.Citons d'abord MM.Duquesne, Petit-Jean, Villeraie, Léo, Boissonnière, Charlebois, T.aurign, Gagnier, Mmes Laviolette, Aurore Alys et plusieurs autres.Pour dimanche, le grand programme de vues et de chansons qui a été préparé par M.Edmond Desmarteau sera des meilleurs.Commengant par une grande vue en 5 parties intitulée: \u201cJustice Aveugle\u201d, ensuite viendra le 3ème épisode de la série du \u201cChat Noir\u201d.Charley Chaplin dans une comédie en 2 parties suivra, puis pour terminer la partie comique, nous verrons Webster Campbell dans \u201cLocal Color\u201d, comédie en 2 parties et des plus intéressantes.Il y a aussi Frank Daniels dans \u201cCapt.Jinks\".M.Hector Pellerin et M.Léo Rivière chanteront de très jolies chansons, entre autres un duo.Mme Flavy d'Orange.dans son répertoire, sera aussi de la partie, THEATRE FAMILY.\u201cPrètre Martyr\u201d, un des drames les plus émouvants de Dennery, sera l'attraction au Théâtre Family la semaine prochaine.M.Julien Däoust a monté cette pièce d\u2019une manière remarquable.Il vient au Family avec une troupe d'artistes recrutés parmi les meilleurs sur nos scènes canadiennes-françaises.Parmi ceux-ci, remarquons: M.Ernest Valhubert.du Théâtre National l\u2018rançais; M.René D'Arcy, di- recteur-artistique du Théatre des Nouveautés.quand ce dernier était alors dans sa plus grande vogue; M.J.R.Tremblay.du Théâtre Canadien-Fran- çais: MM.Hector Pellerin, Edmond Daoust.Germain, Léry.Guilbert, et Mmes Lilliane, D'Albret, Flavy d'Orange, composent l'excellente troupe qui sera au Family la semaine prochaine.- Pour dimanche.le plus grand programme de vues jamais donné dans l'Ouest de Ia ville sera offert au publie de St-Henri.La favorite de l'écran, Anita Stewart, paraîtra dans une vue intitulée \u201cLe Meilleur Moyen\u201d, magnifique vue qui a obtenu un immense succès partout où celle a été montrée.11 y aura aussi le Même épisode de \u201cLa Voix au Téléphone\u201d; une comédie en 2 parties intitulée \u201cDucking a Discord\u201d, de la Cie Mutual; le 2ème épisode de la série du \u201cChat Noir\u201d, en 2 parties; Dorothy Armstrong dans \u201cLes promesses\u201d, comédie en 2 parties: Charlev Chaplin dans l'une de ses plus belles comédies.et un \u201cWeekly\u201d d'actualité choisi parmi les meilleurs.Les chanteurs seront M.Hector Pellerin, M.Léo Rivière et Mme Flavy d'Orange.Connne on peut le voir.M.Edmond Desmarteau fait tout son possible pour donner pleine et entière satisfaction au public du Family.ELECTRA.Ce populaire théâtre de vues animées de la partie Est, si bien dirigé par MM.St-Germain et Mercier, est maintenant le cinénia favori des véritables amateurs de belles et bonnes scènes filmées.La réputation de M.St-Germain est maintenant bien établie quatit à sa compétence pour choisir les vues et à son intuition pour donner au public ce que le public demande.le secret ost la, il faut plaire au public en lui donnent ce qu'il aime ct non lui imposer des spectacles \u2014 beaux assurément \u2014 mais pas dans ses goûts.Le programme de la semaine prochaine à été judicieusement composé et comprend des vues de tous genres.Chaque changement de spectacle comporte the vie toute spéciale ct inédite dans l'Est.L'orchestre est au grand complet et grâce à son nouvean système de ventilation, l'Eleëtra est de plus le théâtre confortable par excellence de tout l'Est de Montréal.LE CANARD Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, Limitce, aux Nos 105-109, rue Ontario Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.Un an (pour le Canada), $2.00; Six mois (pour le Canada), $1.25.Un an (pour les Etats-Unis), $2.50; Six mois (pour les Etats-Unis), $1.50.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014Contrat pour un an: 1,000 lignes, sc la ligne; 2,000 ou 3,000 lignes, 3%c la ligne; 4,000 ou 5,000 lignes, 3c 1a ligne; 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: Première insertion, 10c la ligne, subséquentes, 5c la ligne, \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent i \u201cLe Canard\u201d, Montréal, P.Qinsertions 14 , , LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.Vol.XL.\u2014 No 34, Grande Scène Comique Créée par VILLE N EF P I Q U E Paroles de FRANCOIS LAMY I Je suis un puits de science, J'parl\u2019 de tout sans embarris : Ayez un peu d'paticnce, Vous n'vous en r'pentirez pas.II Avant de commencer, j'espère Qu'vous m'permettrez de vous toucher Un p'tit mot de mon caractère Et d'ma façon de procéder.D'abord, je dois vous dire que «dès l'âge le plus tendre.j'avais de grandes aptitudes pour l'étude des sciences pratiques, J'ai appris l'astronomie, la chimie, 1a philosophic et la soulographie! J'ajouterai que j'étais bien plus fort sur cette dernière scieuce que sur les autres! Quand j'eus l'âge d'homme, j'épousai une veuve qui faisait le commerce de vins en gros; au bout d'un mois, ma femme tomba malade; alors, pour me distraire, je fermai la boutique et me mis à faire dés études sur les différents crus qu'elle avait dans ses caves; malheurense- ment, j'ai tant étudié, que lorsque ma femme a recouvré la santé, il n\u2019y avait plus une goutte de vin dans ses magasins! Vous voyez d'ici la scène qui s\u2019eu est suivie, et quand j'ai voulu lui donner des explications, ma femme m'a imposé silence en m'disant: Puisque tu aimes tant le liquide, tu devrais faire comme la Scinc, tu devrais te jeter dans la mer.\u2014 Impossible, que j'ai répondu, je nc peux pas faire comme la Seine ct voici pourquoi: Quand clle a pris trop d\u2019liquide, la\u2019 Seine sort de son lit parce qu'elle a une erne, tandis que moi, quand j'ai pris trop de liquide.je rentre dans mon lit parce que j'ai une cuite! 111 Maiut'nant assez causé d'breuvages : Avec votre consentement, Je vais vous parler des sauvages, Gens que je prise énormément.Ah! les sauvages! en v'là des veinards qui comprennent l'existence.le fait est qu'ils sont rud'ment heureux, ct comment en scrait-if autrement, ils n'ont rien qui les embéte.pas d'propriétaires, pas d'portiers.donc pas d'étrennes à donner ni de terme à payer! Quand ils ont soif, les sauvages font une entaille dans certains arbres, ct, instantanément, il en coule un vin excellent! À ce propos, je vais adresser une pétition au Conseil municipal pour l'inviter à voter des fonds pour acheter quelques milliers de ces arbres et les faire transplanter dans chacun des vingt arrondissements de Faris, au lien et place des squares et des fontaines Wallace! si jamais j'réussissais, c'que les troquets en feraient um nez.mince! mais revenons aux sauvages, la clémence du climat leur permet de se passer de tailleurs, couturières, chapeliers.cardon- nièrs.ete, etc.Remarquez l'avantage de cette situation sans pareille: n'ayant pas besoin de cordonniers, les sauvages ne redoutent pas la contrainte par cort.Ignorant le tailleur et la conturière.les naturels de ces pays-se promé- nent habillés avec Un anneau dans le nez pour tout vétement! vous m'direz qu'avec un pareil costume c'est pas facile de fläner les mains dans ses poches?.mais au moins on n'est pas géné dans les entournures! Encore un autre avantage, si vous avez du goût pour le Mariage.vous avez la certitude de ne pas être trompé, car les femmes ne portent ni strapontins, ni faux chignons, ni faux appas en crins, tandis qu\u2019dans les pays soi-disant civilisés, très souvent on doit épouser ume jeunesse dodue et potelée, ct une fois mariée vous vous apercevez que votre moitié n'est plus qu'une limande ou un couteau à papier! J'aime mieux les sauvages, car s'ils ont quelques coutumes qui nous semblent baroques, il en est une que je voudrais voir adopter chez nous, c\u2019est celle-ci.Chez les sauvages, quand c\u2019est le mari qui claque le premier, sa veuve est obligée de se brûler sur un bûcher; dire que c'est un plaisir pour elle, je ne l\u2019affirmerais pas; mais enfin, comme elle ne peut pas faire autrement, elle le fait tout de même.Alors, que fait la dame, pour éviter ou retarder cette brûlante cérémonie?.elle est aux petits soins pour son mari, elle le dorlote.le mijote, en un mot Île met dans du coton: à la chasse elle porte son fusil, à table elle lui sert les meilleurs morceaux; bref, clic fait tout ce qu'elle peut pour que son époux vive le plus longtemps possible! Comparez la conduite de la femme sauvage avec celle de la femme civilisée et vous serez forcés de convenir que c'est la femme sauvage qui mérite tous nos éloges! Maintenant.si c'est la \u2018femme qui lâche rampe la première, ce qui arrive quelquefois, bien que la femme ait généralement la vie plus dure que l'honime, ce dernier n\u2019est pas tenu de se jeter dans le feu; non, mais il peut manger sa belle-mère! Eh bien, il paraît que, même chez les anthropophages les plus féroces, très peu usent de cette permission, les belles-mères étant là-bas, comme ici, très difficiles à digérer!.J'erois que v'là un\u2019 petite conférence qui n\u2019est pas piquée des vers, hein! Moi, j'aime mieux ça que de dire du mal des femmes.Tiens, en - parlant d\u2019femmes, ça m'fait penser qu'au dernier banquet des Boit-sans-Soif, j\u2019ai posé à la société une question qu'aucun invité n'a pu deviner.La voilà: T1 pleut, ai-je dit, une dame s'apprête à traverser Île boulevard, elle tient sa robe d'une main et son parapluie de l'autre: qu'est-ce qu'elle serre?\u2014 Je n\u2019sais pas, qu\u2019on m'répond.\u2014 Ell\u2019 se r\u2019trousse! Iv Dans mon genre, je suis unique En Europe et dans l'univers! J'aime tous les arts: la musique, La pros\u2019, la peinture et les vers.Oui, j'aime la peinture, mais pas la peinture que les cocottes se mettent sur la figure, car malgré leurs coups d\u2019pinceaux elles ont beau se badigeonner le museau, elles auront toujours l'air de vieux tableaux! Dans la poésie, j'aime les petits vers.et les grands aussi! Mais ce que j'aime par-dessus tout.c'est la musique! D'abord, la musique adoucit les mocurs, a dit un philosu- phe.1} est vrai que d'autres philosophies unt répondu que, si la musique adoucit les moeurs, elle déchire aussi les orcilles!.Mais ça ne change rien à mon opinion; j'aime la musique et pout en entendre je vais presque tous les soirs au café-concert.Ce qui me plait dans ces établissements, c'est qu'on peut boire en écoutant, et écouter en buvant, et du moment qu\u2019on peut boire.\u2026 ça m'va, car j'ai toujours soif.Ça vient de ce qu\u2019étant tout petit, j'ai avalé un heignet dans lequel on avait mis, en guise de pomme, un\u2019 petite éponge qui m'est restée dans l\u2019gosier, ce qui fait que je suis affecté d'une laringo-pepito- chronico-aigute incurable!.Mais revenons à la musique: on doit l'aimer parce que chacun peut y trouver ce qui lui plait.Exemple: pour écrire la musique, on se sert de portées; une portée se compose de cinq lignes, voilà pour les pécheurs; les clefs conviennent aux serruriers; les notes plaisent aux tailleurs ct aux apothicaires, ces derniers en font énormément et l\u2019on reconnait leurs notes à cette particularité que les apothicaires marquent avec une fourchette: la pause convient aux imbéciles; la ronde aux tourneurs, la blanche à vous, Mesdames; la noire, aux naturels de Bornéo, du Congo et autres pays négros; celles-ci sont plus nombreuses que les premières, mais comme une blanche vaut deux noires, et que la qualité vaut mieux que la quantité, je donne la préférence à nos charmantes femmes de France!.La croche plait aux bancals el les soupirs aux marchands de haricots! T1 y a le ton majeur ct le fon mineur.Le ton mineur convient aux carriers, ces braves gens ne s'amusent guère, car dans leur carrière, les carriers doivent trouver les mois longs! le tou majeur, c'est l'affaire des tambours.surtout des fembours majeurs! Les trilles, c'est pour les palefreniers: quant autriolet, on en trouve autre part que dans la musique: on n'a qu\u2019à regarder son propriétaire, sa portière et sa belle-mère pour voir un trie laid! I y à encore la gamme et les uc- cords; les joucurs de piquet aiment les tierces et les quintes; les Génois les carles, car on aime les quart\u2019s à Gênes! Dans le gamme, les marchandes de poisson choisissent les ré ct les sol, tes gens qui n\u2019ont plus de dents préférent la mi, par contre les gendres ne peuvent souffrir les si, parce que ça leur rappelle leur belle-mère! Quant audo dièse.il est très apprécié des bossus, car les bossus n'ont pas le dos ntaurel! J'erois qu\u2019voilà un° petit\u2019 conférence sur la musique qui n\u2019est pas piquée des \u2019hannetons, hein! Ça vaut mieux que d'dire du mal des femmes.Tiens, en parlant d'femmes, ça m'fait penser qu'au dernier banquet des Becs-Salés, j'ai rudement épaté Mme Pitongras, 1a socur de M.Visagauche, l'ingénieur chargé de la construction du nouvel égout \u2018aérien.Savez-vous, lui demandai-je, le moyen de faire danser un pont?A \u2018cette: question, l'assistance se met à rire en criant: Impossible}\u2014Ecoutez, réponds-je: vous prenez un violon, puis vous montez dans 'omnibus de Batignolles- :Jaÿdin des Plantes; arrivé au milieu du pont Notre-Dame, vous saisissez votre \u201cviciôn Vol.XL \u2014 No 34.TU LE CANARD, Montréal, 17 Juin 1917.15 et, en même temps que vous payez votr\u2019 place, vous prenez la correspondance! \u2014 L'accord ct c'pont danse! Vous allez me dir\u2019: Tu te vantes.Non, j'conmais, soycz-en certain, Les langu's mort's et les langu\u2019s vivantes.L'auvergnat, le grec et l\u2019latin.ee Oui, j'ai étudié toutes les langues.surtout les langues fumces!.C'est un joli sujet d\u2019études, la langue étant, à la fois.ce qu'il y a de meilleur et de plus mauvais, a dit Esope et, après lui, un grand nombre d'écrivains.Mais si je crois Esope, je n'accorde pas la même confiance aux auteurs de notre siècle.car ces derniers ont tellement altéré la vérité qu'elle a été forcée de sortir de son puits et de se réfugier dans le vin, d\u2019où le proverbe: Ju vino veritas.Du reste, on s\u2019est aperçu depuis longtemps que chaque historien relatait le même fait d\u2019une façon différente.Quant à nos savants modernes (Jules Verne excepté), leurs ouvrages laissent beaucoup à désirer sous le rapport de la sincérité: en revanche, ils ne sont pas d\u2019une folle gaité.C'est pourquoi je me suis permis quelques annotations dont je vais vous donner la primeur.Supposons que nous traitons de la question du monde.Le savant dit: Le monde, c'est l'univers, l'ensemble de ce qui existe.Le monde sc compose de quatre éléments: la Terre, Eau, l'Air et le Feu.Les dictionnaires disent: Feu, matière combustible allumée, chaleur qui produit la transpiration.Eh hien, je dis que c\u2019est faux, ct la preuve, c\u2019est que M.X.le député est un orateur qui manque de chaleur, ct cependant ses discours nous font suer ! et, bizarrerie de notre langue, on appelle feuc une personne décédée, ce qui fait qu'on vous appelle feu quand on est éteint! Le feu produit fa lumière, j'ajoute.et les gommeux aussi, car on sait que les cocottes se chargent de les faire éclairer!.Nous passons à l'Air.L'Air est un fluide élastique qui entoure le globe terrestre.À ceci j'ajoute encore: HI y a plusieurs sortes d'air: Vherbette qui se trouve dans les champs ct l\u2019air bête qui est lc monopole des pschutteux ! De plus, quand une dame veut se donner de l'air, elle lève la main (geste de s'éventer); quand c'est un caissier, il lève le pied! Je passe l'Eau, liquide peu digne d'intérêt, et j'arrive à la Terre.SAISON D'ETE Ouvert tous les Jours A 3 h' sets hrs P.M.ATTRACTIONS £7 LA BANDE DU PARC ADMISSION - - =.10¢ts.TYTN SOHMER ATTRACTIONS BANDt tt LATRAURDINAIRES \u2014 30 A001 - ° T H E ATRE A RC A DE coin Ste-Calherine ot Malsonneuve.Tél.Est 202.\u2014\u2014 tens,Die.-Pees.| Julien Daoust, Dir.-Art.SEMAINE DU * MONDNDF \u2018* Pi 5 ran\u2019 ¢ LE MONDE Traduction de J.R.Tremp: MM.Duquesne, Petit-Jean, Villeraie, Lo, Boissonniére ct Charlebois.Mmes Laviolette, Aurore-Alys, etc.MERCREDI : Soirée d'Amateurs.DIMANCHE, 17 JUIN\u2014S100.00 donnés en cadeaux de 810.°0,85.00,81.00 15,000 pds de Vues.\u201cJustice Aveugle\" magnifique vue en 5 parties.Le Jèmc épisode série Hack Car Charly Chaplin dans oo comedies.Webster Campbell dans \u201cLocal Color\u201d omédie en 2 parties.Frank Daniels dans \u2018\u2019Capt Jinks\u201d.Numéro É \u2019 t MM.Hector Pellerin et Léo Rivière.Mme Flavy d'Orange dans son répertoire.Extra! Duo Prix : Semaine, 10-13-25¢ Dimanche, Admission Générale, 15c be \u2014 1374 RUE NOTRE-DAME © e T H E A T R E F A M I L Y Tél.Viotoris 1640.VEST EDMOND DESMARTEAU, Dir.-Prop.JULIEN DAOUST, Dir Art SEMAINE DU «6 9% Drame sensationel à grand cffet 16 JUIN PRETRE MARTYR en 5 actes, de d'Ennery ¢ MM.Julien Daoust, Darcy.Valhubert, J.R.Tremblay.Hector Pellerin, Edmond Daoust, Guilbert.Germain et Lery.Mmes Lillianne.Stella d'Albret, Flavy d'Orance, etc.Vendredi: Soirée d'Amatours.DIMANCHE, 17 JUIN : $100.00 DONNES EN CADPAUX DE $10.t 0, 85.00, 31.00.16,000 pieds de vues.Anita Stewart dans \u2018Le Meilleur Moyen\" magnifique vuc en 6 parties.Charly Chaplin dans \u2018Mabel\u2019s Busy Day\" cn 2 parties.Le Ilième épisode de a Voix au Téléphonc\u2018.Une comédie de Ja Mutual intitulée \u201cDucking a Discord\u201d en 2 parties.2ième épisode du \"Chat Noir\" en 2 parties.Dorothy Armstrong dans \u201cPests and Promises\u201d comédie Numéros Spéciaux Extra ! Mme Flavy d'Orange dans son répertoire.Duo MM, Peberin et Léo Rivière.PRIX : Semaine, 10c.1bc, 25c.Dimanche.15c.20e.mon élément de prédilection.La Terre, globe terrestre, qui produit de tout, depuis le raisin, avec lequel on fait du vin, et la craic, avec laquelle on fait des pipes.Eh bien, malgré celte comexité, il y a une grande différence entre la terre et une pipe, et la preuve: c'est que la terre on lu fume pour labourer ct la pipe on la bourre pour la fumer! :0: CANADIENS ET CANADIENNES Collaborez au \u201cCanard\u201d.Envoyez-nous des articles, des dessins, des bons mots.Posez-nous des questions! Faites-nous des suggestions! Le \u201cCanard\u201d cst votre journal favori, aidez-nous à lc rendre plus intéressant.EXAMEN DES YEUX Guétison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201cà ordre\u201d, sont garantis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER ) DE L'INSTITUT D'OPTIQUE I 144 Est rue Ste-Catherine, $giraaentc Montréal.Tous les articles, dessins, etc, doivent porter les noms ct adresse de l'expéditeur.Une enveloppe affranchie ct adressée doit accompagner -haque envoi.Téléphon, Est 2855.JULES PONY LIBRAIRIE FRANÇAISE Romans et revues en tous genres.Spécial: Illustration de Noël 1916.Publications nouvelles et revues sur la guerre.374 RUE SAINTE-CATHERINE EST, MONTREAL.B LE @e T R A Apprentis Demandés 570 _SAINTE-CATHERINE EST TOUJOURS UN PROGRAMME DE VUES On demande des Apprentis-Pres- DE TOUT PREMIER CHOIX.siers à l'Imprimerie A.-P.Pigeon, Li- Admission, 10c.mitée, 109 Ontarin Est.S'adresser 3 COMPRIS LA TAXE.| M.Jos.Allard.AVIS.\u2014Celte annonce rapportée vaut 15 sous par dollar sur tout achat en lunetteric.Spécialité Yeux artificicis.N'achetez jamais des Aedios niaux magasinsé-foul.fatse, si voustenez à vos yeux Le Sirop d\u2019Anis Gauvi POUR LES ENFANTS _ Epargnera au bébé bien des souffrances résultant des malaises, des indigestions, des maladies si communes au jeune âge; il leur assurera un bon sommeil tranquille ct favorisera ainsi leur croissance et leur développement.- Il est prudent d\u2019en avoir loujeurs unc bouteille à portée de la main.EN VENTE PARTOUT: 26 cents LA BOUTEILLE ] Le Sirop Gauvin 1 Cachets Gauvin POUR LE CONTRE LE RHUME MAL DE TETE Soulage dès la première dose et Soulagent promptement ww ve guérit promptement .__ Maux de Tête, Toux, Rhumes, Bronchites, Migraines, Névralgies, Sciatique, Enrouement.et toutes les douleurs.PRIX : 26 cts la bouteille.PRIX : 285 cents la boîte. 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