Le Canard : journal humoristique, 23 septembre 1917, dimanche 23 septembre 1917
[" = Cinq Centins Vol.XL \u2014 No 48.MONTREAL, 23 SEPTEMBRE 1917.Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL'EAU.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est- Rédigé en Collaboration.PRIVATIONS a an 7 A afd J = Ÿ ff D 3 \\ i \\ 2) > LN! What: fe EX 564 EL OWA flo i\" - ce 1fR = 2 a be ve 1 4 * 1 En.a oe E11 I A oll: o 0 0 x 4 kL 294 , : Ld ; ames gst 1 py 4018 IR ES = peat LN Pa pr Ty aed fac pesée iy Bo Gm Ls SY a he , , EN NESS wilh AO NN .Se > - NTI A aes \u2014Parfaitement, ma chère, j'estime qu\u2019en ce moment de conscription on doit se priver de viande deux jours: par semaine, \u2018ne manger rien en boîte, ménager lé gaz; le charbon; aller à pied, ne pas aller au restaurant: après le théitre.mais se: priver d\u2019étre:d:la.mode?Ga, jamais, surtout en cette saison d'exposition d\u2019automne | * 2 LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.Vol.XL \u2014 No 48.i UN CONTE PAR SEMAINE _J Une Correspondance Clandestine De tout ce que l\u2019on disait en famille, autour d\u2019elle, Mlle Geneviève \u2018 Crinon avait conclu aux souffrances de son oncle, captif en Allemagne et malade, et à la lenteur du roi d'Espagne, pourtant sollicité par l\u2019intermédiaire de puissantes relations, afin que lc prisonnier füt évacué en Suisse.Elle avait questionné, au risque de paraître sotte, pour se bien mettre en tête Je nom du camp de Westphalie où son cher tonton était si mal; et, un après-midi qu\u2019elle aurait dû apprendre l'orthographe, elle rédigea la lettre que voici : Monsieur Sa Majestée le Roi d\u2019Espagne, Espagne, capitale Madride.Monsieur Votre Majestée le roi d\u2019Espagne, vous devrié bien s'il vous plet vous ocupé pour mon oncl Gabriel Crinon qui est prisaunier au kamp de Festerdorf en Vouesfali.11 est tré mallade il parai et il pa- ret que vous n\u2019avé ka demandé pour que les soldat français mallade pa- cent en Çuisse.Un de vos ami vous la demand: à Votre Majestée pour ma bonne-maman et pour maman.Sa nous feret bien plaisirre à tous qu\u2019on iret le voire en Çuisse quand il serait libre des Boches ki l\u2019on prit blessé.Sans ces blessures jamai mon tonton aurai été prisonié.Je vous embrace pour 3i vous fette revenir mon tonton le serjan de linie Crinon Gabriel du quan de Festerdorf dans la Vaisfali, Comme je vous aicri en cachète de maman, ne me répondé pas sa pourai me ferre atrapé.Je vous mai quan même mon adrèce si Votre Majaistez avet besoin d\u2019otres ranseignements.Je n\u2019ai encore que neuf ans mais quand je seret grande après cette vileine guerre j'irez vous remercié dans votre châtot en Espagne.GENEVIEVE CRINON rue Saint Ferdinan 126 à Paris (France).Quelques jours durant, elle avait paru singulière, par un maintien dont l'importance demeurait inexplicable à ses proches.l\u2019uis elle redevint une petite fille qui a des poupées, des joies, de grosses peines, après avoir eu, sur les rois, des sentiment favorables ou défavorables tour à tour.Elle les exprimait à sa grand\u2019mère, la seule des grandes personnes de son entourage dont l'indulgence ne subissait aucun contre-coup, de la hausse des denrées ni des nouvelles plus directes de la guerre.Elle avait tout oublié, de son initiative hardie.Même à Mie Crinon mère, elle parlait plutôt de Vercingétorix, pour briller, que des événements dont elle entendait la critique hasardeuse ct verbale, aux repas où il lui fallait manger en silence et sans étaler ses coudes.Un soir, sa mère ct sa grand'mère la surprirent, par une expression solennelle qu\u2019elles avaient rarement ensemble.Elle apprenait le verbe aimer, dans sa grammaire, comme toutes les petites filles qui ont eu le bonheur de se préparer aux impromptus de la vie par l'étude des conjugaisons régulières.Des \u2018mains maternelles, une belle enveloppe carrée, blanche, en papier fort, tomba sur les pages du livre ouvert.\u201cVévève, c'est une lettre pour toi!\u201d La mère compléta : \u201cElle vient d\u2019Espagne.Nous n\u2019y comprenons rien, ta grand\u2019mère et moi.\u201d Si elle eût été tout à fait précoce, Mlle Geneviève Crinon aurait discerné, pour s\u2019en réjouir dans la mesure des convenances, une égale ct vive curiosité chez ces deux femmies différentes par l'âge et pour une multitude de causes.Au lieu de cela, la fillette rougit, palit, ferma sa , grammaire sur la lettre qui dénonçait son entreprise et sa dissimulation ; et elle lâcha le mince volume, afin de dérober, sous ses mains, son visage.La bonne-maman se baissa, malgré les douleurs qui le lui interdisaient d'ordinaire, pour ramasser le livre, avec la lettre qui en était sortie; et, cependant, la mère découvrait la pauvre petite figure, déjà toute mouillée, d'où partait une imploration presque vhémente : \u201cPardon!.Oh! pardon, ma petite maman chérie!.Je ne le fe: rai plus jamais.\u2014 Mais, je ne te gronde pas, mon choul!.\u201d Un rire léger, ce rire charmant des vieilles dames qui ne se sont jamais teint les cheveux ni fardé les joues, grelotta, derrière Geneviève et Mme Crinon.L\u2019aîeule allait vers un fauteuil, pressée d\u2019y rire son saoul, sans préoccupation d'équilibre.Elle agitait une grande feuille de papier : \u201cQue Vévève lise ça elle-meme!.matine futée!.\u201d L\u2019enfant tremblait et son coeur craintif ct coupable bondissait.La mère lisait et Mlle Geneviève attendait sa condamnation, ses petites mains l\u2019une dans l'autre, ses genoux serrés, les pointes de ses chaussures voisinant ct les talons ouverts à angle droit.\u201cAh! ma petite chérie!.T'oi!.Tu as écrit au roi d\u2019Espagne |.Toi toute seule!.Mais, c\u2019est qu\u2019il te répond !.\u2026.\u2014C'est que c\u2019est un autographe! prôna Mme Crinon, l\u2019ainée, \u2014Ne pleure donc plus, mon amour!.Viens sur mes genoux, mon bijou.Lis.Maman t\u2019essuie tes beaux yeux.na.na.Lis, mon trésor!\u201d S\u2019adressant a sa belle-mére, la bru admira: \u201cDire que si Gabriel revient, il le devra & ce petit chignon de rien du tout!\u201d Peu faite encore à déchiffrer un menuscrit qui ne provint de sa plume, Mlle Crinon essayait de lire.Les caresses nuisaient à sa bonne volonté.Elle s'attendait à une gronderie pour le moins.Au lieu de cela, on vantait son intelligence et son coeur.C'était trop à la fois! Elle s'en remit au savoir maternel, pour connaître la lettre du roi : Ah! par exemple!.Ah! la Mademoiselle, À neuf ans vous ne pouvez pas encore savoir que les rois ne font pas toujours ce qu'ils voudraient, autrement monsieur votre oncle serait déjà rendy à votre famille.Je viens d'écrire en Allemagne pour cs- sayer de répondre à votre attente, et de la façon que je l'aurais fait pour un ami personnel, tellement votre gentille lettre m'a charmé.Je me félicite de la confiance que vous voulez bien placer en moi et retiens votre promesse de venir me rendre visite à Madrid quand vous serez grande.Permettez, mademoiselle, que le roi d'Espagne vous exprime sa reconnaissance par les deux gros baisers de papa sur vos joues de petite Française qui montre un grand coeur.La lecture achevée, Mmes Crinon assaillirent l\u2019enfant d\u2019explications, de compliments ; et elles revenaient au texte, pour lui en faire apprécier la valeur.Rien ne détournait Mlle Geneviève de penser ceci et de le savourer: à neuf ans, une petite fille est assez grande, quoi qu\u2019on dise, pour agir sans demander conseil à personne.Et cette découverte l\u2019éblouissait beaucoup plus que la faveur dont le roi d\u2019Espagne l\u2019avait distinguée.CHARLES-HENRY HIRSCH. Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.3 | Une Page de.Mots d\u2019Esprit PETITES ANNONCES A la porte d\u2019une salle de conférences : La conférence de M.X.sur: \u201cL'art de ne jamais être malade\u201d n\u2019aura pas lieu par suite d\u2019une irrdisposition du conférencier.A Nancy, devant un bureau de tabac dont les vitres brisées ont été | remplacées par des palissades de planches, lue cette annonce : | \u201cLe magasin bien que fermé est ouvert à l\u2019intérieur.\u201d | : \u201c* | AU CONGRES DE STOCKHOLM.| .\u2014Et comment cela va-t-il à Vienne?demande un Suédois à un |\u201d Autrichien.1 \u2014Mal, répond celui-ci.On ne rencontre que des blessés.Mais le plus triste, ce sont les fous!.Ah! nous avons des milliers de fous !.| \u2014II n\u2019empêche, dit sévèrement un Boche, que votre pays doit tenir \\ jusqu\u2019au bout./ \u2014Parbleu! fait le Suédois, l\u2019Autriche est votre.\u201calliée née !\u201d * | * { LA BONNE REPONSE.| ; Le grand romancier Rudyard Kipling entre, certain jour, dans | une librairie, choisit un volume et, s'adressant au marchand, lui deman- * de: | \u2014Est-ce intéressant, cela ?\u2018 \u2014Je ne sais pas, répond le libraire, je n'ai pas lu cet ouvrage.\u2014Comment, vous vendez des livres et vous ne les lisez pas ?| \u2014Ma foi non! Si j'étais pharmacien, exigeriez-vous de moi que je goûte toutes mes drogues ?x * x BON CHIEN CHASSE DE RACE.Le général de C.aperçut un jour, au volant d\u2019une auto mise à sa disposition, le duc de., dont l\u2019aïeul s\u2019était illustré dans les guerres de l\u2019Empire.Arrivé à destination, le général, qui connaissait fort bien son automobiliste, eut un sourire tout à la fois paternel et railleur et, en rendant le salut : \u2014Je vois, lui dit-il, que vous faites encore mieux que votre aieul, le n.aréchal: lui, il savait conduire ses hommes; vous, vous conduisez fort bien les généraux ! J È haat \u201c* MALADIE OU VILLEGIATURE ?Les amis sont quelquefois \u2018\u201c\u2018rosses\u201d : Alors qu\u2019il s\u2019était délibérément lancé dans quelques affaires plus que véreuses, certain banquier, pris tout à coup d\u2019un gros rhume, fut contraint à garder la chambre.Quinze jours après, il reparaissait sur le boulevard.Alors, tous ses bons amis d\u2019accourir à sa rencontre, de lui serrer la main avec effusion tout en le félicitant.\u2018 \u2014Mais de quoi me félicitez-vous?Vraiment ce n\u2019était pas grand- + chose?\u2014Le bruit courait que tout cela pouvait devenir très grave.\u2014Très grave, un simple rhume! Je ne comprends pas.\u2014 Voyons, cher ami, pas de cachotterie, n'est-ce pas?Est-ce que vous ne sortez point de prison ?J WT SE CA ~~.LA BORNE RETOURNEE.Sous une pluie diluvienne qui défonce les routes normandes, le cycliste pédale laborieusement.Soudain, il saute à terre et, avisant un paysan, lui demande : .\u2014Le village de Saint-Léonard est-il encore bien loin d'ici ?\u2014Eh! vous n'êtes point sur la route, mon pauv\u2019 Monsieur, vous lui tournez censément le dos.\u2014Impossible ! la dernière borne l'indique de ce côté.\u2014Ah! c\u2019est que, je vas vous dire, pour embêter les aviateurs boches qui pourraient venir nous bombarder, on l\u2019a retournée, la borne ! x ¥ JULES VALLES HUMORISTE.L\u2019éminent pamphlétaire ne manquait pas d\u2019à-propos.Un jour, dans une maison amie, on le présente à Charles Baudelaire, alors dans tout l\u2019éclat de sa renommée.Le célèbre poète, dont la plus grande joie était de mystifier ses contemporains, salue son confrère et firi serre cordialement la main, puis, comme se ravisant, il lui dit, impassible : \u2014Excusez-moi, monsieur, mais j\u2019ai omis de vous prévenir que j\u2019avais la galle.\u2014ONh ! ça ne fait rien, réplique Jules Vallès, non moins impassible, moi aussi.Et pendant quelques jours, anxieux, Charles Baudelaire regretta son geste- * »* LE PORTRAIT DU ROL.Le roi Christian de Danemark était extrêmement populaire.Il aimait se promener seul par les rues de Copenhague, s'arrêtant aux devantures des magasins et causant familièrement avec ses sujets.Il avait horreur des paresseux et n\u2019aimait pas les mendiants, à moins qu\u2019ils ne fussent dignes de pitié.Un vieux bonhomme, pauvrement vêtu, l'aborda un jour tout tremblant.\u2014Qu'est-ce que vous voulez?lui demanda le roi apitoyé.\u2014Sire, je voudrais.je voudrais votre portrait.\u2014Mon portrait?Mais je n\u2019en ai pas sur moi! \u2014Si Votre Majesté cherchait dans son porte-monnaie, elle en trouverait certainement un.\u201c0.ROUBLARDISE.M.Toto montre un amour très modéré pour l'étude.Son père use de tous les moyens pour le corriger, mais en vain.11 essaye de I'amour-propre.\u2014 Toto, quel cst le plus paresseux de ta classe?fait le papa avec un regard sévère, \u2014Sais pas.répond-Toto d\u2019un ton parfaitement convaincu.\u2014Comment, tu n\u2019en connais pas un qui ne fait rien tandis que tout le monde travaille, et qui regarde tout autour de lui, alors que tous les autres ont le nez baissé sur leur livre ?\u2014ANh! si, je sais qui c'est.\u2014Qui est-ce?\u2014C'\u2019est le professeur. 4 LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.[ Vol.XL \u2014 No 48.oS LUI.\u2014 Je veux te garder comme ça toute la vie.ELLE.\u2014Vous allez vous fatiguer les mains.Lambrequin cherche une marraine \u2014Depuis longtemps, me raconta Lambrequin, l\u2019idée me trottait dans la tête d\u2019avoir une marraine.Je ne connaissais personne à Paris, et au cas où j'aurais obtenu une permission, j'aurais été content d\u2019y trouver quelqu'un pour s'intéresser à moi.Je touchai donc deux mots de la chose à mon ami Boidru, qui est un garçon de ressource.\u2014Mon vieux, qu\u2019il me dit, y a rien de plus simple.l\u2019as qu\u2019à mettre une annonce.\u2014Une annonce ?\u2014Bien oui.Un tel, poilu à la compagnie.tant, régiment.tant, secteur.tant, voudrait connaître bonne personne qui serait sa marraine pour le recevoir quand il ira en permission.pour échanger correspondance.pour lui envoyer du tabac.enfin c'que tu veux, quoi ! Tu rédiges ça, en abrégé pour que ça te coûte moins cher et tu l'envoies à une journal.liens, j'vais t\u2019arranger ça.Laisse-moi faire! Là-dessus, il se met à l\u2019ouvrage, et après avoir écrit, biffé, rajouté, compté, rebiffé : _ \u2014 Voilà ton affaire, fait-il.Avec un autre, t'en aurais eu pour une pièce de cinq francs.aix francs.Avec moi, t'en auras pour vingt sous.L'tout cst d'savoir.d\u2019savoir condenser, j'crois que c'est ¢a qu'il a dit.Suffit d\u2019envoyer I'fourbi au \u201cPetit Journal\u201d.\u2019T\u2019es sûr d\u2019avoir des réponses.J\u2019envoyai donc le fourbi, puis j'attendis.\u2014Et vous eûtes des réponses ?demandai-je.\u2014Pas des tas, me répondit Lambrequin, une seule.Tenez, m\u2019sieu, la v\u2019là.Il tira de son livret militaire qui lui servait de portefeuille, une lettre et me la tendit.Je lus: | Nos Théâtres Hi Principaux personnages de la prochaine revue de l\u2019Arcade.Monsieur, Veuillez me dirc où je pourrais prendre livraison du fourneau qui fait l\u2019objet de votre annonce.J'en offre trente sous.: Veuve CHOPPART.Lt comme un ahurissement bien naturel se peignit sur mon visage, Lambrequin daigna m\u2019expliquer.\u2014Mon annonce était pourtant bien claire : \u201cPoilu sans famille voudrait bonne marraine.Écrire à, etc.\u2026 .\u201d Seulement, Boidru avait trop condensé, comme il disait, et le journal avait imprimé tout simplement : _ \u201cPo.sans fe.v.bon mar.Écrire, etc.\u201d si bien qu'on avait compris.\u2014Quoi donc?demandai-je, après avoir vainement cherché.\u2014Poêle sans fumée, vendu bon marché! s\u2019exclama Lambrequin.Et voilà comment je n\u2019ai pas encore de marraine.\u2018out ça, conclut-il, c'est d\u2019la faute à Boidru.Voilà ce que c\u2019est de faire de la littérature.E.J.LE CANARD Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, Limitée, aux Nos 105-109, rue Ontario Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.Un an (pour le Canada), $2.00; Six mois (pour le Canada), $1.25.Un an (pour les Etats-Unis).$2.50; Six mois (pour les Etats-Unis), $1.50.Strictement payable d'avance, .TARIF DES ANNONCES \u2014Contrat pour un an: 1,000 lignes, 5c la ligne; 2,000 ou 3,000 lignes, 354c la ligne; 4,000 ou 5,000 lignes, 3c la ligne; 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: Première insertion, 10: la ligne, insertions subséquentes, sc la ligne, \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables, Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d Montréal, P.Q.5 \u2019 - Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.~N Nos Petits Sermons du Dimanche Macédoine, péle-méle de \u201cmots\u201d, \u201crécits\u201d, \"Ge \u201cextraits\u201d, \u201cpensées\u201d, \u201cmorales\u201d, \u201créflexions\u201d, \" \u201cvariété\u201d, sérieux, scientifiques, comiques, fantaisistes, fantastiques et.\u201ccomme il vous plaira\u201d, pour l'éducation, l'instruction, l\u2019amusement, l\u2019enseignement de nos contemporains.proverbes\u201d, \u201cLe Naturaliste Canadien\u201d fut dix ans à se rappeler que \u201cdavantage\u201d s\u2019écrit sans apostrophe.\u201cLe Canadien\u201d, autant, à omettre l\u2019accent sur le premier \u201ce\u201d dans \u201cdegré\u201d, * x \u201cCe qui coûte le plus cher\u201d, c\u2019est ce qui ne coûte rien; un présent qu\u2019il faut en général reconnaître par un \u201cretour de bouquet\u201d plus dis- pendieux\u2014un éléphant à nourrir.x*, On entend souvent dire : pourquoi ne pas \u201cdonner de son vivant?\u201d C\u2019est qu\u2019on ne saurait, une fois commencé, quand finir, et le récipiendaire en deviendrait insoucieux, paresseux.De même il vaut mieux ne pas savoir si on va hériter, \u2018ni le jour de sa mort.- ata Les cas sont rares où l\u2019on puisse \u201cservir deux maîtres à la fois\u201d, ou en servir un sans être injuste envess l\u2019autre, ou courir le risque de l\u2019être ou de le devenir.** \u201cLe chantage\u201d existe, a toujours existé, existera toujours, sur une échelle quelconque.Refuser un cigare, un verre de vin, un goûter, une dinde, une douzaine de vin au Jour de l\u2019An, vous donnerait l\u2019air de douter de vous-même, de craindre une faiblesse de votre part.Après avoir regu un oeuf, pour ne pas courir le risque d\u2019avoir à donner un boeuf, faites au donateur la même politesse :faites-lui remettre un cadeau d\u2019égale valeur.Il en conclura que vous n\u2019êtes pas à acheter.x * x Loin de trouver à redire à ce qu\u2019\u2018\u2018un chef de bureau emploie un sien parent\u201d, c\u2019est au contraire un avantage; car, non intéressé à un étranger, il ne s\u2019étudiera aucunement à le rendre propre à ses fonctions ; tandis que dans le cas d'un fils, d\u2019un frère, il tiendra, au besoin, à faire son ouvrage pour qu\u2019on n\u2019ait point à se plaindre d\u2019une erreur, -d\u2019une omission, d\u2019une absence, x * x \u201cPour se réveiller matin\u201d ou à une heure peu ordinaire, il faut se le dire péremptoirement\u2014ça produit invariablement le résultat voulu.Faut le vouloir, y mettre de la volonté.%* \u201cDeux messes se disent\u201d, vous commencez avec l\u2019une\u2014l\u2019autre va plus vite\u2014pouvez-vous continuer avec la scconde pour en.avoir plus vite fini?** x Si quelqu\u2019un vous a entendu \u201cdire quelque chose à vous-même ou aparté\u201d, ajoutez comme si vous ne faisiez que répéter les paroles d\u2019un aîitre \u2018\u2019oui, voilà ce qu\u2019un tel a dit en telle occasion\u201d.x* \u201cIntelligence d\u2019un ex-échevin\u201d: pourquoi une montre pour mesurer l\u2019eau qui entre en ville ; on n\u2019a qu\u2019à compter le nombre de seaux.Pourquoi, quand passe le quêteur, à l\u2019église, hoche-t-on la tête ?\u201d Cela veut-il dire: je donnerais si je pouvais\u2014j'admets la justice de la chose\u2014ou enfin qu'est-ce que ça veut dire?\u201c* Je suis mandé par \u2018A ; rendu chez lui, B, C requièrent mes services.Je puis \u201cfaire payer à chaque client le coût total\u201d du transport et de tout le temps y aller et en revenir ; plus, à chaque client, le temps affecté à celui-là en particulier.\u201c* Je dispose d\u2019une demi-heure ; j\u2019entre, la messe est à moitié dite, je la suis jusqu\u2019à la fin.Une autre messe commence, je la poursuis jusqu\u2019au point où j'avais pris la première.Je ne pouvais faire mieux.\u201cJusqu\u2019à quel point ai-je entendu la messe ?\u201d **s J'en vois qui pendant une messe à l\u2019intention de A, ne se gènent point pour dire une prière, un chapelet à l\u2019acquit de B.Ça n\u2019a pas lair d\u2019être absolument répréhensible ; mais s\u2019il n\u2019y a pas une délimitation au temps ainsi affecté à un autre, ça ne peut être plus juste que de \u201cpayer A avec la monnaie de B\u201d.\u2018 x* x Pourquoi, comme dit Littré, deux n dans \u2018 \u2018consonnance\u2019 * et seulement une dans \u201cdissonance\u201d.Pourquoi \u201cus\u201d dans \u201cabus\u201d fait-il \u2018\u201cu\u201d, et \u201cus\u201d fait-il \u201cuce\u201d.Le mot remplissage (remplir) semblerait devoir s\u2019écrire qu'avec un seul s \u2014 et se prononcer remplizage, pour éliminer toute idée de plisser, plissure.Nos coiffeuses de la campagne emploient le nom \u201cremplisser\u201d pour gaufrer, faire de petits plis à une garniture de coiffe.*,2+ Jai une fois envoyé à mon curé une carte-poste pour lui dire qu\u2019à une messe-basse à Beauport, \u201cneuf sur dix\u201d avaient donné un sou.Ici, ajoutai-je, \u201cneuf sur dix\u201d n\u2019en donnent point.\u201d x\" L'\u201cincurie\u201d pour ne pas dire plus, ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui : les livres du département de l\u2019aqueduc font voir qu\u2019il y a 40 ans, lors de la construction, à Québec, de l\u2019égout en brique de la rue St- Valier, la quantité de ciment y employée ou supposée l\u2019avoir été, eut suffi pour faire ce canal, de 214 x 334 pieds -de diamètre intérieur et de 8 pouces d'épaisseur, en ciment solide, c\u2019est-à-dire sans y faire entrer une seule brique.* * ok \u201cQuant on doit\u201d à un homme \u201cet qu\u2019on ne veut point payer\u201d; on le déprécie, comme on le fait à un tailleur, un pantalon auquel on affecte de trouver toutes sortes de défauts pour gagner du temps en se donnant l\u2019air d\u2019avoir raison.* * On a vu à une séance du conseil de ville, un Hon.Echevin faire le tour de la salle et dire à chacun : \u201cil faut que je parle en faveur de cette mesure; mais votez contre, je ne veux point que ça passe.\u201d * * Un ex-greffier de la cité et son assistant se chicanaient souvent \u201cau sujet d\u2019un guichet\u201d \u2014 celui de l\u2019assistant \u2014 ct qu\u2019il laissait ouvert au grand déconfort de l\u2019autre.Je ne sais ce qu\u2019en-aurait dit - une cour .de justice, si-la chose en-était venue à un- procès. LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.sa Vol.XL \u2014 No 48.- Amour et Orthographe MONETTE DEMANDE EN MARIAGE DE TIBINE LABIBITE A MAM'ZELLE CATHERINE DES P'TITS POIS FLEURIS.Marial, 1229 marsse 1904.Ma cher M\u2019amzelle, Je met la main a la plume, la plume dans le cornet, pi le cornet su I'boutte d\u2019la tab pour vous donner de mes nouvelles qui me trépugne, j'é a vous dire lademoiselle que j\u2019é été malade la semaine passé, pi on m'a appliqué des rons de poel chaud su le vente ça me brulais la demoiselle je vous le persouette, eh ben ! la demoiselle, l\u2019amour que jé pour vous me brule plus encore quin pand j\u2019pense a vous le coeur me serre comme si cétait entre deu porte de grange pi qouon pousserait dessus quin quan je vous voé dan mon idée je vien tout effarouché pi je voé pus rien je cré ben que ça s\u2019passera asteur que chu en eta de me marier j\u2019viens vou demander la demoisel si vou voulé que nos os respoe en semble je vous parsouette la demoisel que vous auré pas d\u2019misere moé.J\u2019é bon pied, pi un bo métier pi un joual de trente ans un vo-qui va avoir un an c\u2019printemps, é anne vache qui a tout ces dents cé pas mal hé! et pi cé pas toute, j\u2019é encore ben j\u2019sé pas encore comment zecrire ça é pa trop nett mé j\u2019va vous l\u2019dire téjour.Ce un bo p'tit pas trop gros assé large cochon, pas tro étret comme vous voyé la demoiselle on a de quoi siverner hé! Jé tant de choses a vous dire que ché pas ousque j'en sus rendu me pour teminer je vous dirai que jai une envi féros de vous, pour fem.J'voudrais vous zécrire ave: du papier fleuri mé jé pas l\u2019tem d\u2019aller man cri mé j\u2019espaire ben que vous en s'rai pas faché ¢\u2019sra pour un autre foi, : En regardant mon ménage j\u2019é appercu une couchette qui vient de ma grande grande grande grande tante monté sur des cordes jé peur pour vou la demoiselle me crégné pas j\u2019vou quindré et pi on se quindra itou, l'union fait la force, attention aus entorses.Ben asteur, la demoiselle que j\u2019vou é fait connaître mes avantages et mon patrimoine j\u2019es- paire que j'orai un réponse d\u2019icite a la fin de la semaine qui vient pi vou adresseré y a pas a se tromper, estusé si chu un peu verreux adresse lim ero zero en face drette d\u2019un poto la ru des artist, cé la qu\u2019demeure TIBINE LABIBITE, Pi si vou plait répondé de suit, pi aussi,-le demoiselle, oblié pas hé?\u201cLUC\u201d.+ * REPONSE DE LA D'MOIZELLE.Mon chair future labibite, Je m\u2019tatonne pas pour m\u2019poigné l\u2019manche de la plume afin de t'réponde aussi vite q\u2019un pompier a son premier appelle.Sa ne prend pas gou de tinnet pour te dir que j\u2019acceppe ave boucoup de certainement de m'\u2019aggrafer a toé pour la vie.Sa ma ben choqué une babine d\u2019apprende que ton cor avait été malade et pi q\u2019on ta plassé des rons de poel chaud su I'ventre, ca du te difiguré hein pov toé?Quin si ca te reprend beur toé donc le rinquier avec du dessous de graisse de rot y a rien com ca pour assouplir le cuir humain.Cé pas nécessaire de t'dire que j\u2019t\u2019aime gros com la commod a nous autres et pi quand j\u2019pense a toé ca me donne la pécuite; j'eré ben que ca serait pa \u2018Comment un détective d'Ottawa crut bien, l'autre jour, voir arriver à l\u2019hôtel du gouvernement, le bandit Monette et consorts.\u2014 Mais il paraît que ces gens à l'air rébarbatif étaient les hôtes de Bob Rogers, puisqu\u2019on les vit entrer aux appartements de celui-ci-.La conspiration anticonscriptionniste de Montréal a failli avoir son dénouement à Ottawa.C'était vendredi dernier.On vit soudain arriver au parlement, dans l\u2019après-midi, six hommes en automobile, qui avaient la mine hirsute et inquiétante.Tous avaient des figures qu\u2019on n\u2019aime pas à regarder dans l\u2019ombre ui à rencontrer, le soir, après le couvre-feu.Les six hommes ayant mis pied à terre, entrèrent sans encombre au parlement, et allèrent s'asseoir dans la galerie de la Chambre.Un détective, qui les avait aperçus, n\u2019'hésila pas un instant; il était sûr de trouver dans ce groupe le bandit Monette et sa bande.Aucune preuve ne manquait ; ces figures, l\u2019auto, etc.Les six hommes sortirent après quelques minutes.Le détective crut que c\u2019était là de la nervosité qui décelait leur état d\u2019esprit et leur trouble ; et il se glorifiait déjà de sa \u2018capture.L'agent descendit le grand escalier derrière les six hommes avec la ferme intention de les arrêter à la porte comme suspects.Mais quelle ne fut pas sa surprise quand, soudain, rendus au pied de l\u2019escalier, les six individus obliquèrent à droite et rentrèrent tout droit dans la chambre de Bob Rogers!.Et il en est qui ne sont pas encore convaincus que ces six individus n'étaient pas ceux que la police recherche.possible de loger dans une cuvett toute l'amour que j\u2019ressent pour toé j\u2019sus ben contente d'apprendre que t'a ben de quoi devant toé d\u2019abord ta vache qua toutes ses dents comme moé, pi in joal venerable de 30 ans, s\u2019il vous plait; ton veau d\u2019printemps d\u2019un an pi ton cochon pi ton pére, ta mere a toé on va ti etre heureu au milieu de tou les notres.Tan qu\u2019a la couchette conjugale je n\u2019craindrez rien d\u2019dedan apres que ton bon curé aura passé son sacrement j'tattends avec un fanalle pi une p'tit hache de ferblan.Pour venire fer ta gross demande a poupa, cé pas malaisé de trouvé ousqon resse a Quebec.lu montes la grosse cote pi vir de bor a dret mais cé pa encor la, continue la rue pi suis tou- jour to né pi tarrivera la a une porte qui fait fas a fas en rentrant, la tu sones pi tu me voé sé pas génant hein ?Alorsse tu m\u2019appercoé tu cri \u201cma chair caterine, et moé \u201cmon chair labibite\u201d, j'me jet dans tes bra j'te serre tu me serre on se serra tou les deu quan qu\u2019on s\u2019emme on s\u2019ser hein ?Je t'envoi avec mes lettres un bo bec en pincette sus les deux jous dan ho.A r'voir, Ta CATERINE.setisd GES Fd Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.7 $5| MOTS D'ESPRIT ILLUSTRES de ARTISTES ZEN = HH | \u2014_\u2014 \u2014 \"7 \u2014\u2014 \u2014Eh bien, quoi, il n\u2019y a plus de place dans le train.\u2019 ya pus ! ¢ ler Artiste\u2014]'ai une caricature pour le \u201cCanard\u201d.\u2014Eh bien, quoi.mon Dieu que tu es béte!.2e Artiste\u2014Ton portrait?Cours vite m'acheter une automobile; nous arriverons aussi vite que le rapide! NIMS RTA, SE AL N 4 A _ Pots 3 SEES Les Badauds\u2014Quel drôle d'animal! Est-ce un cheval ou un chameau?C'était tout simplement le père Légumesec qui avait recouvert sa marchandise avec une vieille peau \u2014Moi, mademoiselle, quand je lis un livre, je relis Par crainte de la pluie.deux fois les passages qui me plaisent beaucoup, | et pas du tout ceux qui ne me plaisent pas.\u2018 , 4 ., \u2014C'est gentil, monsieur Boireau, de ne pas avoir Entre jeunes mariés: \u2014C'est bien ici qu\u2019un monsieur vient de se casser oublié qu\u2019il y a six mois, nous vous avons invité à Elle\u2014Vrai, vous ne regrettez pas votre vie de la jambe?\u2014 Oui, êtes-vous menuisier?\u2014 Non, diner.garçon?je suis médecin.\u2014 Inutile, alors, c\u2019est une jambe \u2014J'avais fait un noeud à mon mouchoir\u2026 Lui\u2014Ah! mais non.la cuisine de restaurant de bois.est si mauvaise! 8 LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.Vol, XL \u2014 No 48.Me Canard REVEILLEZ-VOUS Les Cochons Canayens protestent Fort du fait que le lard se vend 30 sous la livre et se prévalant de leur titre héréditaire incontestable de lard, messieurs les cochons, conscients de leur importance de jour en jour grandissante, viennent de fonder une puissante asséciation, sous la raison sociale de \u201cAssociation porcique des lards respectables et authentiques\u201d, sans doute par opposition aux lords de paccotile, made in England, et fabriqués par la maison Cobourg-Gotha & Co., pour le Canada ct autres pays sauvages.Cette nouvelle association, qui a pour but de promouvoir les intérêts et l\u2019honneur de la race porcine, vient d'avoir une importante session dont nous n\u2019avons pu nous procurer un extrait des procès-verbaux traduits par Sir Jos.Flavelle, expert en cochonneries.À cette réunion il s'agissait, entre autres choses concernant l\u2019honneur de la race porcine, de protester énergiquement contre le terme \u201ccochon\u201d appliqué improprement suivant le code cochon- nique à certains renégats.Or, voici le texte même de la résolution a cet effet: ' \u201cAttendu que certains sujets de la race humaine s\u2019arrogent le droit de qualifier de cochons certains sénateurs dont le nom parti de haut (D.O.) a une terminaison rance, il est proposé par Lard Yorkshire, secondé par Lard Berkshire et résolu unanimement, que semblable appellation appliquée à pareilles gens est de nature à déprécier et à déshonorer la race porcine.Il est bien vrai que certains de nos congénères ne dédaignent pas parfois de se vautrer dans la boue, mais nous désirons faire savoir à messieurs les hommes que ce n\u2019est pas là une caractéristique inhérente à notre espèce et que nous serions aussi justifiables d'appeler sénateur XX ceux des nôtres qui se permettent pareille saleté.Donc, nous exprimons le désir que si messieurs les hommes veulent absolument trouver en dehors de leur espèce un terme pour qualifier ceux des leurs qui les déshonorent, ils devraient tout au moins employer le mot marcassin (cochon méprisable), laissant ainsi intact le beau titre de cochon que nous avons réussi à élever à un si haut degré de noblesse.Nous prions sir Jos.Flavelle, notre père et notre associé, de bien vouloir se charger de transmettre aux hommes nos justes revendications.Nous ajouterons que nous sommes fiers de déclarer que nous n\u2019avons qu\u2019un trait de ressemblance avec le sénateur auquel on a voulu nous assimiler; c\u2019est que, comme lui, il y à quelques années, nous ne valions que 4 ou 5 sous la livre, tandis qu\u2019aujourd\u2019hui nous en valons de 30 à 40 sous, voire même 50 sous, quand nous avons passé par les nobles mains de sir Jos.Flavelle.Mais, contrairement à ce monsieur sénateur, en prenant du prix nous prétendons ne pas avoir perdu de l'honneur.(Signé) Lard NEW-LEICESTER, Jrésident.\u201d Evidemment, voild une race dont certains nationalistes auront - bientôt à apprendre bien des choses pour leur perfectionnement.BUFFONET.- I Du train que vont les choses, Confrères Canadiens, sujets loyaux, Vous avalerez bientôt l\u2019amère dose Que vous prépare \u201cBorden\u201d, le salaud.II C\u2019est donc à dire, tout simplement, Que toutes vos sincères protestations N\u2019ont guère servi, vraiment, A ¢loigner le fantéme de la \u201cConscription\u201d, III Après toutes ces clameurs, tout ce bruit, Vous avouerez-vous donc vaincus ?Consentez-vous à devenir \u201cConscrits\u201d ?Voyons, n'allez pas faire de bévues.IV Fuyez donc cette torpeur Qui de \u201cLion\u201d vous fait \u201cAgneau\u201d, Car bientôt, un traître, de tout coeur D'un habit \u201ckhaki\u201d vous fera cadeau.NV Ne l\u2019endossez point de force, Il vous faut, par d\u2019honnétes moyens, Echapper à la \u201cCamisole de force\u201d, Que vous offre Borden ct les siens.VI Protestez, braves anti-conscriptionnistes, Défendez vos justes libertés.Les basses lois de nos ministres Ne peuvent vous empêcher de parler.LE LON CUEUILLOIS.\u2014\" \u2014Puisque tu aimes Mlle Kalsac, pourquoi ne l\u2019épouses-tu pas?\u2014Ça serait fait depuis longtemps si elle n\u2019avait un satané défaut de langue.\u2014Lequel?\u2014Elle est incapable de dire \u201cOui\u201d, Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.9 ® [TURLUPINADES Etes-vous dynamitard?Il y a des fous à Ottawa.\u201c* Il y a des bleus à Ottawa.\u201c* Il y a des jaunes à Ottawa.*¥ x Il y a un Borden a Ottawa, xx Il y a des traîtres à Ottawa.* - * I y a des voleurs à Ottawa.* Nous dansons sur un volcan.\u201c+ Il y a du militarisme à Ottawax * x I y a de l'impérialisme à Ottawa.*¥ x Le dictateur des vivres vivra-t-il ?7 * Joseph Bégin c\u2019est Joseph Bévue.** x Il y a des.\u201cAllemands\u201d à Ottawa.* EN Il y a dela.conscription 4 Ottawa.Il y a des gens qui n\u2019ont pas de patrie.à Ottawa.* Que MM.les chasseurs ménagent leurs cartouches.* * * : 2 HS {} tid Et pendant ce temps-là, \u201cI'exposition\u201d de Montréal fait \u201cpataque\u201d.*.Est-ce que MM.les Indiens Abénaquis de Pierreville sont cons- criptionnistes ?; * ; ,Ç Le moral des troupes canadiennes reste bon, mais celui de M.Borden.?* * * ° » .L'Ecole de Piano Paris-Montréal est dirigée par Mile Victoria \" Cartier, Officier de l'Instruction Publique de France.* Nicolas de Russie était un complice.C\u2019est donc pour cela que M.Petit-Jean n\u2019aime pas les despotes.**x ; Jamais, sous aucun maire, la ville de Montréal a été plus dans la déche que sous Médéric Ier \u2014 et, espérons-le \u2014 Médéric le dernier.*.Laurier a trouvé le serum pour débarrasser le Canada du microbe conservateur, «x Aux dernières nouvelles on affirme que Blondin est parti pour le front.Les \u201célégantes\u201d ayant porté de la fourrure tout l\u2019été, on se demande avec quoi elles pourront bien se protéger contre le froid, l'hiver prochain.* * * .* Un journal tory rêve de voir le parti libéral revenir aux \u201cbeaux jours\u201d des Brown et des Black.Sans doute, reprend un confrère indépendant, parce qu\u2019en ces jours-là le parti libéral était toujours dans l\u2019opposition.* C\u2019est le juge DÉlbuque qui a traduit, devant la Législature du Massachusetts, le discours de M.Viviani et l\u2019allocution du maréchal Joffre.C\u2019est curieux comme les Canayens des Etats-Unis comprennent le \u201cParisian French\u201d! + M.Hanna nous menace de la famine si nous ne produisons pas davantage, ct les journaux conscriptionnistes trouvent qu\u2019il va trop loin.Quel argument contre la conscription, en effet, que cet avertissement de M.Hanna! Le bill Borden veut nous priver des moyens essentiels de produire, * Que le Ministre des Finances taxe le revenu de chacun pour faire face à ses dépenses de guerre \u2014 sans compter les déficits causés par l\u2019imprévoyance et le gaspillage \u2014 ce n\u2019est pas une raison pour faire rentrer les profiteurs sous le coup de la loi générale et les soustraire à la juste obligation de la taxe spéciale, + .Tandis que les jingoes soutiennent que c\u2019est l\u2019or allemand qui fomente la campagne contre la conscription au Canada, on ne dit rien de la caisse électorale du parti conservateur gonflée des profits de guerre.Chaque obus fabriqué au Canada pour combattre l\u2019Allemagne a laissé derrière lui, dans la caisse tory, une petite somme pour combattre le parti libéral, * On dit que le gouvernement veut mettre la conscription en force le plus tôt possible, dans l\u2019espoir qu\u2019il se produise des émeutes ou des actes de violence dans la Province de Québec.La loi martiale serait immédiatement appliquée, on suspendrait les garanties constitutionnelles, et il n\u2019y aurait pas d'élections.C\u2019est ainsi que le reçours à la violence peut justement amener un résultat contraire à celui qu\u2019on en,espérait.* L'autre soir, vers neuf heures, l\u2019automobile du chef de la brigade est passée sur la rue Cent Pieds, à Montréal-Sud, sur un temps de 45 milles à l\u2019heute, alors que l\u2019avertisseur n\u2019annonçait que faiblement son passage.C\u2019était une randonnée folle, et si pour courir au feu on doit mettre la vie des citoyens en danger, il faudra voir aux moyens à prendre pour protéger le public.*.Canadiens, rappelons-nous des anciens jours, jours d\u2019abondance, de prospérité et de paix.\u201cTenons-nous unis \u201cjusqu\u2019à la victoire finale\u201d \u2014 l\u2019arrivée du parti libéral au pouvoir.Ce sera le retour à l\u2019ordre, à la \u2018bonne entente, et toute la nation d\u2019un geste unanime donnera l\u2019effort suprême du sang de ses fils, volontaires \u2014 mais non \u201cconscrits\u201d \u2014 de ses ressources, en denrées et en munitions, pour parvenir sur fous les champs de bataille \u2014 \u201cjusqu\u2019à la victoire finale\u201d, 10 LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.Vol.XL \u2014 No 48.DANS NOS THEATRES THEATRE NATIONAL FRANÇAIS Devant le succès triomphal de la revue \"Pif!.Pafl.Poufl.\u201d, les directeurs du Thétâäre National, à la demande générale ont décidé de donner une semaine supplémentaire de cette merveilleuse revue qui a été louée par toute la presse et par le public énorme qui a été l'applaudir cette semaine.La direction du Théâtre National a pu obtenir des agents impériaux russes, à New-York, le prolongement d\u2019une semaine de l'engagement de Madame Lubowska; tous ceux qui ont pu l'admirer cette semaine, apprendront avec infiniment de plaisir qu\u2019elle paraitra encore dans la revue \u201cPifl.Pafl.Poufl.Elle y exécutera deux danses orientales toutes nouvelles et qui vont faire certainement sensation.Au tableau de la baie de Naples, elle exécutera des danses italiennes, Ce sera donc un spectacle compiètement nouveau.L'auteur a voulu également faire quelque chose de neuf pour son cher public.Il a intercallé dans la revue deux tableaux qui serunt de toute beauté, et des scènes nouvelles d\u2019une gaieté irrésistible, Ce superbe spectacle va certainement attirer au Théâtre National Français une foule considérable cette semaine ct le public y retournera volontiers, car il n\u2019a éprouvé aucune déception et s\u2019est rendu compte avec plaisir que \u201cPif!.Pafl.Poufl.\u201d était certes la revue qui ait été montée avec le plus de somptuosité à Montréal.Pour la semaine du 1er octobre, Mme Velty qui devait faire ses débuts, étant gravement indisposée, on jouera \u201cLe Joyeux Hussard\u201d, opérette toute nouvelle et qui vient d'obtenir un énorme succès à Paris, Semaine du 8 octobre, Edga Becman, Gilda Darthy, Yvonne Garrick et quinze autres artistes, Lundi et mardi: \u201cLa Flambée\u201d; mercredi et jeudi: \u201cLe Feu du Voisin\u201d; vendredi et samedi: \u201cL\u2019Epervier\u201d.Semaine du 15 octobre, lundi et mardi: \u201cLe Coeur Disposé\u201d; mercredi et jeudi: \u201cLe Marchand de Bonheur\u201d (M.Edgar Becman jouera le rôle qu\u2019il a créé à Paris, au Théâtre du Vaudeville) ; vendredi et samedi: \u201cLa Dame aux Camétias\u201d.Matinée tous les jours, excepté lundi.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS Représentation de l'Alliance Artistique: \u201cLes Roses Rouges\u201d, comédie en trois actes de M.Romain Coolus.Début de Madame Dione, jeune premier rôle du.Théâtre National de l'Odéon.Le directeur de l'Alliance Artistique vient de s'attacher pour toute la saison, les services de Madame Dione, une brillante artiste parisienne qui fit, pendant trois ans, partie de la troupe Antoine, le fameux directeur du Théâtre National de I'Odéon, de Paris, Madame Dionne est une éléve de Sarah Bernhardt, clle a fait dans sa carriére déjà bien remplie, de nombreuses créations.Elle a interprété beaucoup de classiques, ce qui est la meilleure école pour les comédiens, elle nous arrive à Montréal précédée d\u2019une réputation qui ne pourra que s'affirmer ct s\u2019accroitre.Pour ses débuts on a mis à l'affiche, la dernière pièce de M.Romain Coolus : \u201cLes Roses Rouges\u201d.C\u2019est une comédie des plus intéressantes, sensationnelle et pathétique.L'auteur y laisse libre cours à son esprit observateur.Les caractères y sont développés avec maîtrise, les situaitons nettement exposées.C\u2019est du théâtre, du beau ct bon théâtre.La troupe toute entière de l'Alliance fait partic de la distribution.En dehors de Madame Dione, nous relevons les noms de Mesdames Demons, Robert, Devoyod, Noggi, Berty; de MM.Scheller, Pelletier, Filion, Gury, Gauvin, Valhubert, Girardi n, Mallet, Coutlée, cte, La mise en scène scra signée À.Godeau, ct nous savons ce que cela veut dire.L\u2019habile et sympathique régisseur général étant passé maître en cet art.Nous tenons à faire remarquer en passant le choix judicieux des pièces de l'Alliance Artistique, le souci de renouveler sans cesse son programme, ce désir d\u2019en éviter la monotonie, le soin apporté à monter chaque ouvrage et a le bien distribuer, enfin les efforts persévérants pour donner au public toutes les satisfactions qu\u2019il peut et doit exiger.THEATRE FAMILY Grande surprise pour la nombreuse clientèle qui fréquente le Théâtre Family, la semaine prochaine.La direction voulant faire tout son possible a décidé de mettre à l'affiche \u201cLe roman d\u2019un jeune homme pauvre\u201d, en 5 actes, d'Octave Feuillet, demandé depuis si longtemps.Cette pièce a été montée avec un soin particulier ct tous les artistes rivaliseront de zèle, tant pour leur rôle que pour leurs toilettes afin de faire un succès de cette jolie pièce.Pour la circonstance, les directeurs ont eu l'heureuse idée d'engagé Madame Darclès, qui fera ses débuts dans \u201cMadame Larocque\u201d, et que nous aurons le plaisir d'applaudir le reste de la saison.M.Julien Daoust, dans \u201cMaxime Odiot\u201d nous apparaîtra sous -un nouveau jour.Font partie de la distribution: MM.Darcy, Ed.Daoust, Germain, Léo.Dubuisson, Lefrançois, \u201d Wilbrod, Leurion; Mesdames Laviolette, Stella, D'Albret, Lebrun, Ella, etc.Programme de vues extraordinaires: \u201cMutiny\u201d, drame en 5 parties; \u201cLa Madonne de Cantrelle\u201d, 3 parties; \u201cCyclone du cirque\u201d, en 2 parties; deuxième épisode de \u201cHélène Holmes\u201d; les voleurs \u201cThe Tawing of Wild Bill\u201d, en 2 parties.Des numéros de chants par les meilleurs artistes complèteront ce programme.ELECTRA Toujours du beau, toujours du nouveau, toujours de plus en plus intéressant les programmes de ce populaire et familial cinéma qui se nomme l\u2019Electra.MM.St-Germain et Mercier n\u2019ont pas à se plaindre de l\u2019encouragement de la foule, car à chaque représentation aucun siège n'est fibre et c\u2019est justement pour cette raison que la direction de I'Electra prie les habitués d'y aller surtout aux matinées ou de se rendre de bonne heure aux représentations du soir.Pour la semaine prochaine, M.St-Germain a préparé une série de spectacles qui ne manqueront pas de plaire infiniment aux véritables amateurs de belles vues.L'espace nous fait défaut pour en donner ici une nomenclature, disons seulement que comme d'habitude ce sera du bon, du beau, du nouveau et du varié.Orchestre au complet.Entrée, dix centins y compris la taxe.:0: La saison de la chasse est ouverte, mais la poudre et le plomb sont si chers depuis que l\u2019homme fait la guerre à son semblable! Homo ho- minislupus.L'homme, plus que jamais, est devenu loup pour l\u2019homme.Le gibier à plume ou à poil semble intéresser moins, maintenant, les nemrods.: PARS-TU ?NZ RA ART as 4 = save vd oo IN AE DIE Te Lr % ay Er IY ti MS eR Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.11 VA CT 1 AN CA MN) Au Firmament Artistique \u2014 ET \u2014 Chez les Amateurs Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards.Au Family, ça marche comme sur des roulettes.( .* Au National, la revue de Robi a ébahi tout le monde et même Ernest Tremblay.*** Prochainement, Tizoute recommencera à commettre dans le \u201cCanard\u201d.* M.Godeau a de plus en plus son sourire du dimanche.et de tous les jours.* x Tok Valhubert, c'est Ie financier, 11 se donne beaucoup de peine.* \u201c\".* À l'Arcade on se lance dans les grands drames.* * * M.Arthur Drapeau est le roi du théâthe français à New-Pork.non, pardon, à Québec.\u2019 ; x * x - - Cazeneuve n\u2019est peut-être pas tout à fait ici.mais il est un peu là.point las! * ¥ x Le dimanche, à Québec, c'est comme à Hull.c'est d'Hull.Pan M.W.À.Baker, un Canayen pur sang, ex-célibataire, est l'auteur d'une.\u201cPartie de cinq cents\u201d.* Mirall.Ia griffe?.* + M.J.P.Filion a vu New-York.M.J.P.Filion a bien ri.M.J.P.Filion est content, M.J.P.Filion n\u2019est pas ce que certains voyous peuvent prétendre.** M.Ernest Tremblay n'a pas perdu la \u201ctwist\u201d du compte-rendu.* * x M.Germain Beaulieu est à Ottawa.+ * Québec aura de l\u2019opérette.\u2026 ** x Une nouvelle étoile au firmament artistique du Canadien, * \u201c+ Pourquoi Pagé a-t-il toujours son parapluie après la répétition, le dimanche?\u201c* Léo ne cessait de rire en lisant le \u201cCanard\u201d dimanche dernier, entre Villeneuve et des Carrières «* x L.F.est à Trois-Rivières.ss Réda a de l\u2019argent, il vient de s'acheter un pardessus.** On se demande pourquoi que Pitt dit toujours \u201cdewars\u201d au lieu de \u201cdehors\u201d.x ¥ x Wilbrod et Julien font des démarches sur la rue Sainte-Catherine, * x Tok Si Dauriac n'avait pas les pieds longs peut-être qu\u2019il ne tomberait pas de son long.+ + Nohcor s\u2019en va jouer pour le Columbia.Hamel fume toujours du tabac canadien, même quand il joue Ladébauche en canayen.x *\u201c + Un artiste vient de s\u2019achcter 25 paires de caleçons de toutes les couleurs.\" Madame Marsoll s'embarquera pour la France vers la fin de la semaine prochaine.* \u201c\" Avez-vous su qui aimait les grosses femmes dans le nord?; \u2018 .* Chantecler devient brillant.+ Bientôt la Cie Drainville sera le photographe de nos artistes.* \"x Un dernier môt, vous dis-je \u2014 Georges Renavant et Rey Duzil.* * Alex.veut passer un contrat avec la Caledonia Water.* * ok Hector et Léo ne sont pas contents.C\u2019est.ben d'valeur ! *¥ x Le grand va laisser le théitre pour devenir voyageur.** x Azarie et puis Mlle Beau.ont été vus dans l'Ouest de la rue Sainte- Catherinex ¥ x Dhavrol n\u2019a pas été trop long dans son voyage.* x Xx Pardon, mon ami, Giroux fut, est et sera toujours le photographe des artistes.* Lx Le moment terrible de l'artiste Pitt: Un nouveau cheveu de sa tête vient de tomber.= \"+ Où es-tu, Dusquesne?x 3 * .* + 11 paraitrait que Suzette deviendrait marraine.* * * Léo a changé ses soirs de théâtre.* * * Mlle Verneuil est dans les beaux champs du Brésil.* * 35 V°Ià Juliany qu\u2019est pas dans son assiette.x Blanche et puis l\u2019autre vont signer probablement pour le Vitagraph.* * * C'est sur qui va y avoir du mouchoir après ce temps-ci au théâtre du hui u \u2018 \u2018 «x Charlebois a payé la traite à Villerai au café, C'est un blood.x * * Aurore Alys veut plus aller dans le nord.* * * Bouchard, as-tu vu ton sosie dans un conducteur des p'tits chars?.* *\u201c + J Tl y a un épatant programme de vues le dimanche au Canadien, et M.Montesano qui se charge particulièrement de choisir ses vues est un peu là pour en donner des masses.* * * Le mystérieux M.Filler sera au Canayen dimanche.* * * Gala au cinéma Electra toute la semaine prochaine. 12 LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.- Vol.XL \u2014 No 48.INDISCRETIONS ET POTINS UN DRAME.Il s\u2019est déroulé dans les bureaux de rédaction d\u2019un grand journal de Montréal et les journaux n\u2019en ont pas parlé.C\u2019est sans doute parce que l\u2019assaillant n\u2019était autre que le président du journal et la victime, un des administrateurs.Il paraît que le président a montré à ses rédacteurs que s\u2019il n\u2019est pas capable de soutenir une polémique, il est rudement bon pour donner un coup de poing.«0: M.VIVIANI.Le \u201cCri\u201d, de Paris, rapporte un mot à propos de la visite de M.Viviani en Amérique.Il faut, dit-il, que le Français fasse toujours des mots, même dans les circonstances les plus solennelles.Lorsque le gouvernement annonça à la commission des Affaires extérieures qu\u2019il sc proposait d\u2019envoyer M.Viviani aux Etats-Unis, un membre manifesta des craintes pour les \u201cstars and- stripes\u201d.\u2014\u201cI1 va leur décrocher les étoiles!\u201d murmura-t-il.:0: \" \u201cLA PETITE FIFL\u201d Il n\u2019y a pas de doute que les lecteurs du \u201cCri\u201d aimeraient beaucoup à connaître le nom du député provincial qui, l\u2019autre jour, a oublié sur la banquette du wagon d\u2019un train du C.P.R., voyageant entre Québec et Montréal, le volume intitulé: \u201cLe Petite Fiñ\u201d, de Guy de Théramond.Sir Lomer eut sans doute préféré que ce député eût oublié un volume de Brunetière.Si jamais ce monsieur oublie \u201cMarie Calumet\u201d, nous donnerons son nom, tout simplement, et ça lui apprendra à être moins distrait.\u2014\u201cJe -crains l\u2019homme d'un seul livre, a dit un sage \u2014 Timeo hominem unius libri \u2014 mais tant que ce livre sera \u201cLa Petite Fifi\u201d, je ne craindrai pas celui qui le lira.\u201d 0: LA GLOIRE, Mme X., de la rue Cherrier, bien que l\u2019été de sa vie touche à sa fin, est toujours belle.Ses idées n\u2019ont jamais dépassé les frontières du monde restreint où elle, sa beauté et ses toilettes évoluent depuis plus d\u2019un quart de siècle.Par une grâce d\u2019état inconcevable, \u2014le Dr R.qualifie cette grâce d\u2019égoïsme sacré, \u2014 on dirait que les événements de ces trois dernières années n\u2019ont même pas effleuré son esprit.Elle n\u2019a jamais connu la Russie que par ses ballets.L'autre soir, dans un diner très chic, on se met naturellement à parler de la Russie, et le nom de Kerenski est prononcé à diverses reprises.Alors, Mme X., se tournant vers son voisin, avec un sourire ineffable : \u2014Mais pourquoi n\u2019est-il pas venu à Montréal, cette année?de- mande-t-elle.Il dansait si bien.Vous le rappelez-vous, dans l'Oiseau de Feu! lors de notre voyage à Paris, avant la guerre.> PERDUE ET.T1 y a trois semaines, M.Chouinard, le greffier de la ville de Québec, recevait du contrôleur des vivres à Ottawa une lettre- circulaire lui demandant, entr\u2019autres renseignements, les noms de tous les marchands de la ville.On attendit vainement la réponse à Ottawa et quelques jours après on recevait au bureau du greffier un télégramme ainsi conçu: \u201cDoit-on attendre une réponse à la circulaire que nous vous avons envoyée il y a deux semaines.\u201d M.Malouin, l\u2019assistant-greffier qui se trouvait en vacances au moment de l\u2019arrivée de la circulaire et qui n\u2019en avait pas entendu parler, répondit que la ville de Québec n\u2019avait jamais reçu de lettre.Un nouveau télégramme arriva aussitôt d'Ottawa disant : \u201cUne lettre-circulaire a été envoyée à plus de 1,000 villes en Canada et la ville de Québec a été la seule à ne pas répondre \u2014 vous voulez nous faire croire que vous ne l\u2019avez pas reçue \u2014 c\u2019est de l\u2019entêtement.\u201d M.Malouin fit des recherches ct il trouva la fameuse lettre, qui avait été oubliée sur un pupitre.:0: i M.GOUIN.Personne, à la vérité, n\u2019a été bien surpris de l\u2019expression d\u2019opinion que vient de donner Sir Lomer Gouin, au sujet de la conscription.Il y a déjà assez longtemps que notre premier ministre a manifesté son approbation au programme de Sir Wilfrid.C\u2019était aux jours troubles où l\u2019on cherchait à former un cabinet de coalition.Sir Wilfrid se trouvait à Montréal entouré de plusieurs de ses collaborateurs et l\u2019on venait d\u2019exprimer un doute au sujet de Sir Lomer: Ferait-il partie de ce cabinet?Quelques-uns le disaient pour la conscription ; d\u2019autres contre.Sir Wilfrid Laurier voulut en avoir le coeur net.Il téléphona sur le champ à Sir Lomer à Québec.Après quelques \u2018minutes d\u2019attente, Sir Wilfrid peut causer avec M.Gouin.Il lui demande \u201cex- abrupto\u201d s\u2019il peut compter sur lui : \u2014\u201cCertainement-\u2014\u201cAllo!.Allo!\u201d fait Sir Wilfrid.\u201cAvant d'enregistrer votre acceptation, je désirerais savoir si vous êtes décidé à vous rallier à la formule de ma déclaration visant la question de la conscription.\u2014\u201cParfaitement, parfaitement! Oui, je l\u2019accepte\u201d, répond Sir Lomer Gouin\u2014\u201cMais vous ne la connaissez pas.Attendez, je vais vous la communiquer.\u2014\u201cQu\u2019importe, j'ai toute confiance, j'accepte votre formule, quelle qu'\u2019elle'soit!.\u2026.* Sir Wilfrid se tournant vers ses lieutenants, leur fait connaître l\u2019acceptation, sans condition, puis il revient au téléphone: \u201cEcoutez, je vous prie, le texte de l'amendement que je veux proposer sur le bill de la conscription et auquel tous nos amis viennent de se rallier.\u2014\u201cTInutile,\u201d interrompt Sir Lomer.\u201cJ'accepte tout ce que vous déciderez.\u201d \u2019 - Vol.XL \u2014 No 48.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.Beau et Grand Cottage à Vendre Situé à l\u2019Angle des Rues St-Laurent et St-Thomas Ul A FURR aN NG oat HN 0 \u2019 $; a : Cy / fu er NY _LONGU a) RPT WS PRI STR Na One PV Sl \u20ac A : 3 us * : Pd ; ; - aah ea + Lee I de ER eee me és SE 4] es \"om * ) (Cette photographie a été prise en hiver.) Tout prés de la ligne des Tramways, et 10 minutes de marche du service des Vapeurs.Ce cottage contient 11 grandes piéces, fixtures électriques, appareil de il chauffage, bain et w.\u20ac , cave cimentée.La propriété mesure 21,243 pieds de terrain avec plusieurs dépendances ci- dessus construites, y compris kiosques, garage, écurie, etc.L'acheteur pourra construire deux cottages séparés sur la rue St-Thomas, sans briser l'apparence du cottage principal.Vendra à des Conditions très Faciles.Pour autres détails, s\u2019adresser au propriétaire, A.P.PIGEON, 109 rue Ontario Est, Montréal.Tél, Est 1121 Ou à M.VICTOR PIGEON, Tél., Bell 53, Longueuil.| = LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.LE TROISIEME ACTE MONOLOGUE COMIQUE.A la gare, l'autre matin, J\u2019allais y rencontrer mon oncle Urbain, Qui, pour la première fois, Venait voir notre cité de progrès, Histoire de s'amuser, Je l\u2019amène chez moi en tramway, Vous auriez dû voir sa mine; Car ne connaissant l\u2019électricité, Il fut grandement étonné De voir marcher ces machines.Mais ce serait trop long à vous dire Ce que parfois il me fit rire Par ses remarques piquantes Sur le téléphone et les machines parlantes.Mais trève de mots, J'arrive au sujet annoncé, C\u2019est très \u201crigolo\u201d, Je vais commencer : On jouait ce soir-là au grand théâtre Chose Un drame d\u2019amour, en prose.J'avais réservé deux sièges de parterre Afin d\u2019y amener mon oncle et voir son air Devant ces gens qui s\u2019étranglent Tous les jours, et sont encore vivants le dimanche.Après un morceau d\u2019ouverture Que l\u2019orchestre rendit avec un certain succès, \u2018Trois coups frappés avec lenteur, on commengait.Le rideau lève sur une scène de verdure, Deux amoureux gentiment causent Quand un jeune homme entre, en scène, par la gauche, L'oeil hagard, dans sa main un pistolet ; Il s\u2019avance derrière les amoureux, Va certainement les tuer tous les deux, Quand mon oncle enlève son gilet, Se précipite, vers la scène, dans l'allée, Il n\u2019aurait jamais pu souffrir De voir des gens se tuer sans intervenir.Je le rejoins près de la rampe, À mes sièges je l\u2019ai ramené, Lui faisant comprendre Que le théâtre c\u2019est de la blague, Que le pistolet n\u2019était pas chargé à balle ; Qu\u2019enfin ils ne se tuaient pas du tout, Qu'\u2019après la pièce ils étaient tous vivants comme nous.Je réussis à le lui faire comprendre, À l\u2019intermède, avant que le deuxième commence, Mon oncle, à ce moment, me dit comme cela : \u201cAu théâtre, tu dis, faut pas s\u2019énerver, \u201cMais dis-moi donc ce qui vient après ça, \u201cJe ne peux pas le lire sur le papier.\u201d Moi je lui lis, sur le programme, \\ Ce qu\u2019il me demandait.\u201cAu théâtre, je lui répète, faut pas s\u2019énerver\u201d.\u2014 \u201cSi c\u2019est pas plus long que ça, sapristi, \u201cJe vais attendre\u201d, qu\u2019il me dit.Lorsque le rideau leva, Que le deuxième acte commença, Je puis de suite constater Qu'\u2019un duel allait résulter De cette haine des deux rivaux.Je pensais, pour mon oncle ce sera du nouveau, Voir un duel au pistolet, Là, à quinze pas devant soi.Le rideau lève, la scène est sombre, On sent que quelque scène d\u2019horreur Va se passer dans le pénombre.Arrivent alors nos deux gladiateurs Qui, se toisant d\u2019un regard de défi, \u2018 Dos à dos prennent place.L'auditoire d\u2019émotion a pâli.Ils marchent tous deux de dix pas.Le premier, son pistolet rate, Alors, se croisant les bras, Il lui dit: \u201cDe tirer, lâche, \u201cTu oserais peut-être.\u201d Mais l\u2019autre, voulant lui faire grâce, Décharge le pistolet par derrière.La flamme produite par la poudre Mit le feu, dans la coulisse, A une barrique de poudre ; Le théâtre saute.Moi, je me glisse, Par une fenêtre peu haute, Juste assez prestement Pour ne pas être écrasé Par les débris tout flambants Qui tombaient sur le plancher.Quand l'incendie fut éteint, Je pensai à mon oncle qui m'était cher.Je me précipitai, à perdre haleine, Vers l\u2019endroit où se trouvait le parterre, Pour trouver un objet quelconque Pouvant prouver la mort de mon oncle.Totu à coup, à la même place, je le vis, Pauvre oncle, je pensai, il est mort assis.Tout ça c\u2019est un peu de ma faute, Je lui ai dit qu\u2019au théâtre faut pas s\u2019exciter, Et la fenêtre qu\u2019était peu haute ; Il aurait pu comme moi sauter.J'arrive près de lui.pas possible.je perds la carte, Il m\u2019a semblé remuer Ce n\u2019était que trop vrai, il n\u2019était pas mort.Il me dit, m\u2019apercevant: \u201cFaut pas s\u2019énerver \u201cAu théâtre.\u201d Puis, avec humor : \u201cQu'est-ce qui vient au troisième acte?\u201d J.G.PANSOEUR.Vol.XL \u2014 No 48.Du \u201cSoleil\u201d, 28 février, cet avis: \u201cLe Monsieur à qui j'ai substitué, dans l\u2019express de Montréal, par mégarde, une bottine, est prié de se faire connaître.M., maison S., à Lévis,\u201d Consolez-vous, M.M., une autre fois vous serez plus heureux en substituant la paire, tant il &st vrai que la perfection s\u2019acquiert en pratiquant.La scène se passe à Amsterdam, Et c\u2019est intitulé: \u201cVingt ans après\u201d.\u201cVingt ans\u201d, me dit mon oncle, \u201cMais c\u2019est trop long et je m\u2019en vais.\u201d .Mais je m\u2019empresse de lui répondre : \u201cAu lever du rideau vingt ans seront passés, Vol.XL \u2014 No 48.THEATRE FAMILLY,, p\\0ésRue, Notre-Dame Quest 0 SEMAINE DU 24 SEPTEMBRE Le Roman d\u2019un Jeune Homme Pauvre Pièce en 8 actes, par Octave Feuillet.Troupe Julien DAOUST \u2014 Débuts de Mme DARCLES he, 23 Sept.\u201416,000 pieds de vues : \u2018\u201cMutiny\u2019\u2019, drame en 5 parties; \"Ci \" Dl tale en 2 parties; Foantrellis Madonna\u201d, drame en 3 parties ; \u201cen Pur ane médie : Helen Holmes, 2ième épisode de \u2018Les Voleurs\u201d ; \u2018The Taming of Wild Bill\u201d, drame de l'Ouest, en 2 parties.\u2014Numéros de Chant par les meilleurs artistes.Ine\u2014Matinée, 10c, 15c, 25e Loges, 35c DI Prix : Semaine oe.\u201d 15c.256, 33¢ 2°\" 506 Moses?15¢ ct 20c | ees THEATRE National Français SEMAINE DU 24 SEPTEMBRE Pour les représentations de ELECTRA 570 SAINTE-CATHERINE EST TOUJOURS UN PROGRAMME DE VUES DE TOUT PREMIER CHOIX.Admission, 10c, COMPRIS LA TAXE, PARC SOHMER OUVERT TOUS LES DIMANCHES Vaudeville et Attractions Extraordinaires.La Bande du Parc.30 Artistes.Admission, 100.MADAME LUBOWSKA DES THEATRES IMPERIAUX DE RUSSIE dans des danses complètement nouvelles.PIF.PAF.POUF.Revue grand spectacle de ¢ M.Tmand R bi.Matinées tous les jours.THEATRE CANADIEN-FRANCAIS Alliance Artistique.Semaine du 24 Septembre 1917.Début de Madame Dione du Théitre National de l'Odéon de Paris.LES ROSES ROUGES PAR ROMAIN COOLUS 3 et 8 Hrs P.M.\u2014 EXAMEN DES YEUX a) Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201cà ordre\u201d, sont antis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER DE L'INSTITUT D'OPTIQUE \u201c 144 Est, rue Ste-Catherine, S2\\2221$55° Montréal.LE CANARD, Montréal, 23 Septembre 1917.AVIS.\u2014Cette annonce rapportée vaut 15 sous par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité Yeux artificiels.N'achetez Jamais des ped/ers ni aux magasinsd-four/aire, si vous tenez à Vos yeux \u2014\u2014\u2014 ar LIBRAIRIE FRANCAISE JULES PONY 374 RUE STE-CATHERINE EST, MONTREAL.Prix des revues ct journaux français adressés par poste: Panorama de la Guerre, La Guerre de 1914, par G.Hanotaux, La Guerre du Droit, Je Sais Tout, 27 cents.Lectures pour tous, Lisez-moi, Bleu et Rouge, 17 cents.Annales, Le Miroir, J'ai Vu, Sur le Vif, 8 cents.Jeunesse Illustrée, Les Belles Ymages, Illustré National, Semaine de Suzette et Petit Journal, 4 cents.- La Croix d'Honneur, Cri-cri, Petit Illustré, Intrépide, L'Epatant, 3 cts.i.Grand choix de romans 3 12 cts, 18 cts, 30 ots et 85 cts.; 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