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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 2 décembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1917-12-02, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XLI \u2014 No 5.= MONTREAL, 2 DECEMBRE 1917.\u2014 Cinq Centins | Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré 7 \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague\u201d \u2014 BOISL\u2019EAU, Rédigé en Collaboration.- Administration: 105 à 109 rue Ontario Est.QUO V ADIS ?PO ve et cochon\u201d LE COCHON CANAYEN AU BOUCHER BOCHE.\u2014 Je viens à toi, à charcutier teuton, pour te dire que Flavelle nous fait manger par les Allemands et que Borden le laisse faire sous prétexte que ça va lui servir pour son élection.Et pourtant Borden revient de Berlin (Kitchener) un peu \u201ccochonné\u201d par les citoyens de l'endroit. nN LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 5, UN CONTE PAR SEMAINE | PAPA Elle cinq ans, lui six.Quand le père était mort, au début de la guerre, on leur avait dit: \u2014Soyez sages, maman a de la peine; papa est parti pour longtemps.Le lendemain, leurs vétements de deuil les étonnèrent, moins cependant que le brusque silence de la maison, les voix basses et les pas ralentis.S'ils riaient trop haut on leur faisait: \u201cChut\u201d, et pour les consoler on les embrassait aussitôt.Alors, ils se souvenaient du dernier baiser de leur père, baiser si puissant qu\u2019ils avaient senti les boutons de son uniforme sur leur petite poitrine, et si tendre que ses larmes avaient mouillé leurs joues.Ils s\u2019ennuyaient.Parfois, las de courir, ils s\u2019interrogcaient: \u2014Sais-tu quand papa reviendra?Et la petite fille répondait, tenant tout l'infini de l'espoir et du temps dans ces mots: \u2014Peut-être demain?Mais les \u201cdemains\u201d se suivaient pareils.Personne ne partageait plus leurs jeux, ct quand ils apportaient, émerveiltés de leur découverte, la fleur d\u2019une haie, ou le fruit d'un arbre précoce, on leur répondait d'une voix distraite: \u2014Oui, mes chéris., c'est très joli.Allez jouer.Une fois, la petite fille, songeuse, remarqua: \u2014Dans les premiers temps que papa est parti, on ne pleurait pas comme ça.Mais un merle était sur une branche et ils ne réfléchirent pas plus avant.l'ourtant, d'instinct, ils gardaient pour eux leurs confidences, sentant qu'il y avait des choses dont on ne devait pas parler.Les jours où tout le monde était trop triste, ils sc sauvaient au fond du jardin, et, là, pendant des heu- - res, dressés lc long de la barrière de bois, ils guettaient le retour impossible du voyageur pour se donner la joic de crier les premiers: \u2014Le voilà! Mais ils n'avaient jamais vu sur la route que les femmes capuchonnées de noir, les paysans voûtés, les lents troupeaux de boeufs ct les moutons pressés qui semblent devant le chien roux sc confondre avec la poussière.Et si on lcur demandait au diner: \u2014Qu'avez-vous fait tantôt?11s répondaient, gardant leur secret: \u2014On a joué.Une année s\u2019écoula, On leur remit des vêtements clairs, Ils jouaient librement et ne sc génaient plus pour rire à tout propos.Quand ils étaient trop turbulents on leur disait: \u2014Papa ne scrait pas content.Papa vous voit.Cette évocation les rendait sages.Mais à leur tour quand on les grondait trop fort à leur gré, ils invoquaient l\u2019absent: \u201cNous le dirons 3 papal\u201d Papal Un mot, une tendresse obscure, la sensation d'une protection lointaine et mystérieuse remplaçaient dans leur coeur l'image qui s'effaçait lentement, Et cependant ils l\u2019attendaient encore, Ils l'attendaient les jours où le soleil inonde les prairies, les maisons et les arbres, les jours de fête où les plus pauvres ont l'air heureux, où le matin est rempli de promesses, Mais, lc soir venu, lorsque le petit garçon, assis sur son lit, demandait: \u201cSais-tu quand papa reviendra?\u201d la petite fille répondait.songeuse: \u201cJe ne sais plus.\u201d Elle avait grandi, ses jeux devenaient plus calmes, elle apprenait à coudre avec les bonnes, attentive aux points que piquaient ses petites mains maladroites, à écouter aussi ce qu\u2019on disait.Un mot l\u2019étonnait qui revenait souvent ct qu\u2019on ne prononçait qu\u2019à voix basse: la mort.Toujours il accompagnait des noms qu\u2019elle connaissait dans le village: Jean, le fils du meunier, Frédéric, le mari de la laitière, Eugène, le bouvier, tous les garçons qui, jadis, lui tiraient leur chapeau sur la route.Elle questionna: \u2014Etre mort, qu'est-ce que c\u2019est?\u2014C'est être parti pour toujours, \u2014Alors, papa, qui ne revient pas?.Sa nourrice l\u2019embrassa sans répondre.Annette, la cuisinière, qui épluchait ses légumes, détourna la tête et s\u2019essuya les yeux.Elle n'insista pas et reprit son ourlet.L'hiver revint, lc printemps, puis l'été.Après les neiges et les pluies qui les avaient retenus prisonniers à la ville, ils revirent la jolie maison, le grand jardin.L'herbe y avait poussé hors des pelouses, gagnant les allées; des branches hérissaient les massifs, des ronces, descendues des haies, s\u2019entrelaçaient sur la barrière, griffaient leurs mains et retcnaient leurs tabliers.À la place où si souvent ils avaient attendu, une pensée presque oubliée les accueillit, comme s'ils l'avaient laissée là, en partant.Penchés sur la Larrière, ils regardaient.Tout au bout de la route que les blés mûrs encaissaient, un homme s'avançait.De loin, on ne distinguait qu\u2019une silhouctte et la poussière que ses pas soulevaient.D'habitude, à cette heure, on ne passait guère.Les fermiers moissonnent, les bocufs sont au pré, les enfants qui gardent les dindons cherchent l\u2019ombre, et le facteur a fini sa tournée depuis longtemps.Quelquefois l'homme se penchait sur les épis et reprenait son chemin.A la hauteur des premiers arbres du jardin, il s\u2019arréta pour s'éponger le front.D'une seule voix, les enfants dirent: \u2014C\u2019est un soldat! Ce mot les troubla si profondément que, dans leur mémoire, un même visage qu\u2019ils crurent reconnaître apparut.Et, soudain, courant à travers les ronces ct les branches, ils appelèrent: : \u2014Maman! Maman! Voilà papa! Les domestiques, qui cousaient sous la charmille, s'étaient levés, \u2014Taisez-vous, pauvres petits! Taisez-vous! lux se débattaient, obstinés ct rageurs: \u2014Laisse-nous donc! Tu ne vois pas! C\u2019est papal La mère, attirée par le bruit, s'avança sur le perron.\u2014Qu'est-ce qu\u2019il y a?Pourquoi ces cris?demanda-t-elle.\u2014Ce sont les enfants qui s'amusent, expliqua la bonne.Et comme ils se tournaient, ils virent le soldat qui, tout à l'heure, s'é- p ngeait sur la route; et le soldat les salua bien poliment: \u2014Bonjour, monsieur René! Bonjour, mademoiselle Jeanne! Cependant que, tremblante encore, la femme de chambre appelait: \u201cAnnette] Annette! Voilà votre maril\u201d et que, toute pâle, avec de grandes lar- mees sur les joues, leur maman répétait: \u2014Votre mari, ma bonne Annette, venez vite, votre mari.\u2014On s\u2019est bien trompé! dit le petit garçon.On retourne là-bas attendre papa?Mais, suivant des yeux la pauvre figure de sa mère, ct le grand baiser des époux, grave soudain du mystère et du deuil entrevus, la fillette dit, sans s'expliquer davantage: \u2014Non.Ce n\u2019est plus la peine à présent.Maurice LEVEL.Simple Question 04 Montréal 20 novembre 1917.Cher \u201cCanard\u201d, Je lis dans la \u201cPresse\u201d du samedi 17 novembre 1917, dans le Courrier de Colette: D, \u2014 Une jeune fille de 16 ans, en deuil de sa mêre depuis sept mois, peut-elle patiner sur un \u201crond\u201d public?2.Quel jour tombait le 14 octobre 1901?\u2014Marie Espérance, la Canadienne.R.\u2014 Oui, pourvu que ce ne soit pas dans une mascarade, 2.C'était un lundi.Le même jour, dans les petites annonces: \u201cJeune mère, beau linge de bébé ct enfant à vendre, le prix demandé ne paic pas la façon.\u201d La façon de la jeune mère, du linge de bébé ou de l'enfant?Bien à vous, cher \u201cCanard\u201d, et faites-moi savoir la solution de ce problème.UN JEUNE CANETON. Vol.XLI \u2014 No 5.LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917, 1% | TURLUPINADES \u2014_\u2014 tr rer re Votez, citoyens! * * * A bas l\u2019oligarchie.* * * Mais le peuple votera! * * * A bas la caste militaire.* * * A bas les quarante voleurs.* * * Ballantyne est un transfuge.* * * A bas les influences occultes.* * * A bas les pseudo-win-the-war.xT x A bas les candidats farceurs.* * * Aristocratie contre démocratie.* * * Laurier ; c\u2019est le grand justicier.\u201c\" Hip, Hip, Hourrah pour Munn! * * * Laurier est l\u2019espoir de la nation.* * * Votez contre les profiteurs de guerre.* * * Laurier, c\u2019est la Paix et la Prospérité.* * * Laurier, libéral, est le libérateur du Canada.* * * \u201cLe Canard\u201d publiera un numéro de Noël! !! * * * Laurier ou Borden?Le Colosse ou le Pygmée?* x *% Laurier! c\u2019est le dernier défenseur de la démocratie.*.ne \u201c* Les millionnaires sont contre le peuple de notre beau Canada.* * * Sous le régime Borden, on fait SO pour ceent de profit sur le bacon.* * 0% Votons contre les candidats de l\u2019union et sauvons les 100,000 jeunes gens que Borden veut envoyer à la guerre.* * +* Que tous ceux qui ont le droit de vote aillent aux urnes le 17 décembre.\u201c* Il sera dit que le parti Borden, parti du mensonge, de la fraude et de la rapine, aura tout essayé pour tenter de se maintenir.Au tribunal: \u2014Sachez, mon cher maître, que je suis à cheval sur le code.\u2014Prenez garde, cher confrère, if faut se défier des Lêtes qu\u2019on ne con- nait pas.* * * Dans notre opiniun, le commerçant de cette ville qui, pour peser une vingtaine de dindes qu\u2019il voulait vendre, s\u2019est fait venir ane balance de $500.00, a fait une extravagance.* * * Depuis que l'on entend les Borden, les Meighen, les Ballantyne dire ce qu'ils pensent de la guerre, le peuple va enfin pouvoir parler à son tour, * * * Que l'on songe aux perturbations.économiques que provoquerait le départ de ces cent mille jeunes gens, et tous allons inscrire un vote qui condamnera la politique criminelle que le pays a dù sUbir ces dernières années.* * » Pourquoi voudrait-on que les Canadiens, par un patriotisme mal compris, se fassent tuer jusqu\u2019au dernier, avec gloire peut-être, mais sans aucun profit pour la cause des alliés?* * * Dans Ontario, on cessaicra de soulever la population contre Québec ; ici, au contraire, certains députés promettent déjà l\u2019exemption, si l\u2019on vote pour eux.x\".Notre ami ne s\u2019est pas présenté Pasque parsonne voulait siné.Ça fait qui va rester cheux eux Et tout s\u2019ra pour le mieux.* * * Ja voix de laurier, comme le clairon, a sonné la charge; ct voici que, s\u2019ébranlant par couches profondes, les masses populaires répondent à l\u2019appel, et promettent à Laurier le concours de leurs énergies.* LE Nous avons un gouvernement qui, après six ans de règne, s\u2019est rendu tellement odieux à tous les honnêtes gens, qu'il n\u2019osait même plus se présenter aux électeurs.Il a cherché à prolonger son existence et finalement s\u2019est mué en cabinet de coalition.* * Xx A la porte d\u2019un salon de coiffeur, on voit sortir un candidat portant un papier; ct, de l\u2019intérieur, on entend les premiers accents d\u2019une romance : \u201cdehors, les co.\u201d Le bruit de la rue nous a empêché de saisir le reste du mot; les soies sont toujours si coulantes.* * * Borden, après avoir défranchisé plusieurs milliers de citoyens canadiens, a permis aux soldats étrangers incorporés dans les Forces expéditionnaires canadiennes, même s\u2019ils n\u2019ont jamais mis les pieds au Canada, de dire leur mot sur les affaires du pays.Et c\u2019est grâce à ces votees de soldats qu'il espère annuler bon nombre de votes de nos citoyens canadiens. 4 LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 5.LES MYSTERES DE MONTREAL Roman de Mœurs \u2014 Par feu Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard\u201d ~ | | Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Canada, en décembre, mil huit cent quatre-vingt dix-huit, par A.-P.Pigeon, au bureau du Ministre de l'Agriculture.à Ottawa.(Suite) Deux semaines après les événements que nous venons de ra- couter, Cléophas, vers deux heures du matin, entendit sonner l'alarme du feu dans le clocher de l'église St-Jacques.I ouvrit sa fenêtre et regarda dans la direction du faubourg Québec.Le firmament était éclairé par une fueur sinistre.un incendie considérable ravageait le quartier Ste-Marie.Cléophas enfourcha ses pantalons et s\u2019élança dans la rue.H suivit la rue Lagauchetière jusqu'à la rue Visitation.La il vit que l'élément destructeur s'était attaqué à la résidence du père Sansfaçon.- Cléophas n'était pas allé faire visite à celle pour laquelle il brolait d'une flamme criminelle depuis le jour où Ursule l\u2019avait congédié si grossièrement dans le Jardin Viger.Personne ne lui avait donné de nouvelles de la jeune fille et il ignorait par conséquent que la grosse picotte avait défiguré l\u2019objet de son amour.Rendu sur la scène de la conflagration, il vit les flammes sortant des lucarnes de la maison du père Sansfaçon.Le plus grand désordre régnait sur la rue et les hommes de police avaient mille difficultés à disperser les groupes qui génaient l\u2019action des pompiers.1e feu faisait des progrès terribles et les flammes s'élançaient vers le ciel comme autant de langues sanglantes.Un pompier parut dans une fenêtre du deuxième étage ct appela ses compagnons à grands cris pour l\u2019aider à sauver deux personnes qui allaient périr dans les flammes.Cléophas n'écoutant que son courage s\u2019élança dans l'escalier ténébreux du père Sansfaçon.I disparu daus un appartement enveloppé dans un noir tourbillon de fumée.Les pompiers avaient essayé vainement de l'empêcher d'entrer, car il courait à une mort certaine.Après une vingtaine de secondes, qui avaient semblé une éternité pour les spectateurs, il reparut tenant dans ses bras la forme d\u2019une créature évanouie, enveloppée dans une épaisse couverte, Il pressait dans ses bras la pauvre Ursule qui avait été oubliée sur son lit.la jeune fille convalescente n\u2019était pas assez forte pour se lever de sa couche ct échapper à une mort terrible.Cléophas porta son précieux fardeau dans le bureau d\u2019un mé- tlecin en face de l'église St-Pierre.le docteur, avant de donner à Ursule les premiers soins de l\u2019art.exigea que la foule des curieux qui s\u2019était assemblée dans sa maison, se dispersät immédiatement afin de ne pas nuire à ses opérations.Cléophas lui-même, avant de découvrir la figure de sa bien- aimée, fut obligé de sortir de l\u2019appartement où le médecin resta seul avec Ursule.Le docteur constata un cas d\u2019asphyxie et il eut recours à des frictions avec un morceau de flanelle chaude.It fit ensuite respirer à la jeune fille de l\u2019ammoniaque et de l'éther.I lui mit sous le nez de l'acide sulfureux obtenu en faisant brûler des allumettes soufrées.Il porta d\u2019autres excitants sur la muqueuse buccale et nasale.Il lui chatouilla la luette et les fosses nasales avec les barbes d\u2019une plume.Ce traitement au bout d'une demi-heure produisit son effet.Ursule commença à respirer et éternua avec succès.le médecin permit alors à Cléophas d'entrer dans l\u2019appartement où la jeune fille reposait sur un sofa.En voyant les ravages horribles de la picotte sur la figure de son idole, Cléophas faillit sécher de frayeur.Il erut qu'il était sous l\u2019empire d'un cauchemar.Son coeur se brisa et il dut s'accoter sur la cloison pour s\u2019em- pécher de tomber.Malgré les soins que le docteur prodiguait à la malade, son état empirait.Des symptômes aigus succédèrent au marasme qui avait suivi l'asphyxie.La fièvre redoublait, la tête était prise.Les saignées, les sangsues, rien ne put calmer le mouvement du pouls.Le délire compliquait le mal et des accidents nerveux l'aggravaient.Ursule semblait avoir perdu le sentiment de ce qui se passait autour d\u2019clle.Des paroles sans suite, des mots entrecoupés s\u2019échappaient de sa bouche; des gestes convulsifs attestaient la violence de la lutte et les efforts de sa riche constitution.Ursule cn ouvrant ses yeux égarouillés n'avait pas reconnu Cléophas qui se tenait à son chevet dans l\u2019attitude du plus profond désespoir.Ursule sommeilla pendant une demi-heure.En se réveillant ses dents s\u2019entrechoquaient et des flots de sueur inondèrent les rugosités de son visage.Son délire était fini.Ses yeux rencontrérent ceux de son sauveur.Elle poussa un soupir et s\u2019exclama : Chère belle gueule! Est-ce toi! \u2018Toi, Cléophas, tu es mon sauveur! \u2014Oui, Ursule, c\u2019est moi.Moi, Cléophas que tu as accablé par tes mépris.\u2014Pardonne-moi tout ce que je t'ai fait souffrir.Maintenant, veux-tu mon coeur?Il est à toi.Cléophas prit la main ratatinée de la picotée dans les siennes.Suffoqué par l\u2019émotion, la constriction qu\u2019il éprouvait dans le la- rvnx, ne lui permit pas d\u2019articuler une parole.Ursule se leva et alla se regarder dans un miroir placé au fond de l\u2019appartement.Cléophas se leva, toussa ct essuya avec son mouchoir les sueurs qui perlaient sur son front.Il allait s'approcher d\u2019Ursule, lorsqu'il entendit du train à la porte.Quelqu\u2019un venait de clancher.Le docteur alla ouvrir.Le père Sansfaçon et Bénoni entrèrent dans le bureau du docteur.Le vieux charcutier, excité par de nombreuses libations et par le malheur qui lui était arrivé, s\u2019approcha d\u2019Ursule et lui dit: : \u2014Tiens! te voilà ici?Sais-tu que je te cherche depuis une heure?Arrive, ct viens-t'en.\u2014Poupa, dit Ursule.Fâche-toi donc pas comme ça.Je t\u2019introduirai Monsieur Cléophas, mon sauveur.Oui, dit le docteur, si votre fille est encore en vie aujourd\u2019hui, Vol.XLI \u2014 No 5.: père Sansfaçon, vous devez un beau cierge à ce monsieur.C\u2019est lui qui a arraché votre fille à une mort terrible.Bénoni, qui était aussi lancé que le père Sansfaçon, crut qu\u2019il était à propos de mettre son mot dans la conversation : \u2014\"T'iens, monsieur le conducteur des p'tits chars, je ne m'attendais pas à vous rencontrer ici ce soir, C\u2019est comme ça que vous rendez des services aux gens pendant le feu.Vous enlevez la demoiselle de la maison pendant qu'on se fait griller pour sauver le cheval et l\u2019'agrès du père Sansfaçon.Eh! viande! je ne sais pas ce qui m\u2019empêche de vous faire péter la gueule avant de sortir d'ici.Cléophas allait répondre, lorsque le médecin se plaça entre les deux rivaux et leur dit : \u2014l'as de scandale dans ma maison.Si vous voulez vous donner cles coups de torchon, vous allez sortir de suite de chez moi.Cléophas lança sur Bénoni un regard chargé d\u2019éclairs et sortit de la maison en disant : \u2014 Monsieur, je suis à vos ordres.\u2014Je vous suis, reprit Bénoniles deux hommes sortirent du bureau du docteur, suivi par le père Sansfaçon qui conduisait Ursule chez sa tante Délima, dans la rue Jacques-Cartier.Cléoplias et Bénoni, rendus sur la ruc, réglèrent les conditions d'un duel qui devait avoir lieu le soir même.Cléophas et Bénoni décidèrent que leur rencontre devait avoir lieu dans une ruelle de la rue Visitation, au-dessus de la rue Dorchesterls rencontrèrent sur la route deux fiers-à-bras de la bande du Cheval Noir.qu\u2019ils invitèrent à être présents au duel comme leurs seconds.Les deux adversaires n\u2019échangèrent pas une parole jusqu'au moment où ils se rendirent sur le terrain de l\u2019honneur.l'aurore avec ses doigts de rose commençait alors à déboutonner le manteau de la nuit qui enveloppait Montréal et à éclairer le chemin pour le cabaroit lumineux de Phébus.L'air était tiède et légèrement imprégné des vagues parfums s'échappant des buens retiros du quartier.Le policeman, à cette heure, était impondérable et aucun obstacle ne se présentait aux deux ennemis.Cléophas rompit le silence le premier en disant: Ça, c'est le \u201cspot\u201d.En même temps il désignait l\u2019endroit de la ruelle le plus propice pour le combat.\u2014Ce sera \u201cfair play\u201d, dit Bénoni.\u2014C\u2019est correct, reprit Cléophas en se débarrassant de sa bou- grine qu\u2019il jeta sur la terre avec sa veste ct sa cravate.Il serra d\u2019un cran la strap qui retenait son pantalon, retroussa scs manches de chemise ct commença à sparrer.Bénoni fit la même chose.La lutte était commencée.Bénoni et Cléophas paraissaient d\u2019égale force.À l\u2019accès de colère que la jalousie avait donné à Cléophas, au moment de la provocation, avait succédé une rage froide ct concentrée.Pour Bénoni, on peut dire qu\u2019il était dans son beau.Calme, ferme, brave sans bravade, sa grâce adolescente rayonnait de la fierté mâle du périt et du courage.Mais Cléophas était souple, fougueux, téméraire, impossible à esquiver par l\u2019audace ct l'imprévu de ses mouvements.C'était un rare ct poignant spectacle de voir la tranquillité et l\u2019aisance de Bénoni devant la vivacité et l\u2019emportement de son adversaire.| : LE CANARD, Montréal, 2 Décembre-1917.5 La rencontre était assurément émouvante.Bénoni, lui.ne pouvait se retenir de parler et de rire.En méme temps qu\u2019il opposait une sécurité dédaigneuse aux furieuses attaques de Cléophas, il ne manquait pas une occasion de raillerie ct un sarcasme accompagnait chaque parade, \u2014Gure à ton fouillon ! \u2014Bon! tu as tapé ton claret, En effet, Bénoni venait de recevoir une poque formidable sur son appendice nasal, et son sang coulait en longs ruisseaux sur son devant de chemise.Bénoni riposta par une gniole qui fendit l'arcade sourcillère de son antagoniste.Son oeil gauche était bouché.[a figure de Bénoni éclatait d\u2019une joie amère.Ses narines se dilataient, le pli de ses lèvres, qui lui servait de sourire, était plus froidement insolent que jamais, ses prunelles fausses et changeantes resplendissait comme celle d'un chat sauvage.Une intraduisible expression d'orgueil féroce, répandue dans son être, faisait hésiter les témoins entre l'horreur et l\u2019admiration.Cléophas qui commençait à se sentir mal à l'aise sous la pression de cette raillerie glaciale voulut en finir et se décida à laisser de côté les règles du fair play.D'un bond formidable, il tomba sur son adversaire et le fit plever.Bénoni trébucha et tomba lourdement sur le sol.1 lui saisit le gargoton de la main gauche.Bénoni, qui n'avait plus de force musculaire dans son poignet, réussit à se débarrasser de l'étreinte meurtrière de Cléophas, mais il ne put se relever sous le poids de son ennemi.Celui-ci lui rabatit la tête sur la terre et avec le pouce de la main droite il exerça une pression violente sous le globe d\u2019un des veux de Bénoni.Bénoni s\u2019écria : \u2014Arrétez-le, arrétez-le, il me godge! il me godge! En effet, Cléophas venait de recourir à un des moyens les plus barbares pour subjuguer son adversaire.1 essayait de lui faire sortir l\u2019ocil de son orbitre.Les témoins intervinrent et arrachèrent Bénoni de sa position périlleuse.\\ Ce dernier en un clin d\u2019ocil se retrouva debout et commença à bücher sur Cléophas.Chaque coup portait aplomb.En cinq ou six secondes la figure de Cléophas fut mise en compote.Bénoni était victorieux et son adversaire lui demandait grâce, lorsque tout à coup une vicille femme éveillée par les vociférations des combattants sortit de chez elle et se mit à appeler la police.le combat avait duré une vingtaine de minutes.Le soleil se levait radieux à l'horizon.Un homme de police fit son apparition dans la ruelle.Bénoni et les témoins réussirent à s\u2019échapper, après avoir donné quelques taloches à l'agent de l\u2019autorité.(à suivre.) 6 LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 5.Le Canard Fantaisie humoristique sur Victrola-Sévigny LA LUTTE La lutte s'engage sous les auspices les plus favorables pour le parti libéral.Est-ce bien \u201cparti libéral\u201d qu'il faut dire?Ne conviendrait-il pas d\u2019appeler tout simplement \u201ccanadien\u201d le parti qui a surtout pour but de donner au Canada tout entier les moyens de se gouverner à sa guise.Ce n\u2019est pas, du reste, comme conservateur que Borden se présente au peuple, mais comme unioniste, appellation dangereuse, malgré son apparence patriotique, car les unionistes n\u2019ont d'autres rêves que de livrer pieds et poings liés le Canada à l\u2019Angleteerre ct de permettre à la belle-mère patrie des Canadiens-français de tirer du Dominion tout argent ct tout le sang dont elle peut avoir besoin, non seulement pour sa sécurité personnelle, mais même pour l\u2019agrandir ct pour la consolidation de son empire.:0: Ceux qui sont pour la Conscription ?Les taureaux à face humaine ; Les cunuques ; Les \u201cunfit\u201d; [,es fous et les illuminés ; l.es Merry Widows qui turlutent: \u201cIl est parti mon soldat!\u201d .Ceux qui sont assoiffés de titres et de cirage ; Les vautours qui se nourrissent de cadavres ; Les profiteurs de la guerre; Ceux qui veulent punir les jeunes gens d'âge militaire qui n\u2019ont pas voulu demander leurs filles en mariage ; Ceux qui mentent à leurs promesses ; Ceux qui veulent détruire la race canadienne; Ceux dont les fils se sont sauvés aux États-Unis ; Les vieux \u201ccrooks\u201d ; Ceux qui n\u2019ont pas d\u2019entants ; les membres de la anciété protectrice des animaux ; Les candidats unionistes.DES ESPIONS Le gouvernement envoie un peu partout des espions pour prendre des informations sur le compte des conscrits et voir si les raisons que ceux-ci invoqueront pour demander leur exemption du service militaire sont conformes aux désirs des fripons qui nous gouvernent.Il y en a parmi nous de ces espions, ct pour prendre leurs renseignements en haut lieu, ils cherchent à s\u2019introduire dans nos meilleures familles.Ils cherchent même parfois à s'imposer à la courtoisie des gens.Notre public ne devrait pas se faire prendre à ce jeu.Il est possible qu\u201d le rôle détestable que jouent ces personnages leur soit imposé par les circonstances, mais au moins, ils ne Aoivent pas y mettre de z:\u2018e, autrement ils prennent Fgure de Judas.Et si ces gens sont plus à plaindre qu\u2019à mépriser, eucore faut-il les tenir à l'écart et leur faire ainsi comprendre que s'il nous faut les subir, nous ne pouvons les estimer.M.Sévigny, ministre des contributions indirect.s, collectionneur de victrolas, éleveur de bocufs, etc, etc, ayant commis l'imprudence de s\u2019attaquer à l'un de ses confrères du barreau, M.Paul-Emile Lamarche, ce dernier lui a répondu sur un ton humoristique.M.Sévigny pourra sans doute ajouter cette réponse à sa collection de disques des Victrolas de l'Etat, car on nous assure que l'ancien député de Nicolet a été prié de réciter sa réplique dans un cornet enregistreur et que sa fantaisic cinglante est maintenant en vente.Nous détachons de cette pièce les extraits suivants: Au cours de la session de 1912-1913 j'ai été frappé d\u2019une congestion de cerveau, ce à quoi, Dicu merci, rien ne vous prédispose.J'ai touché cette an- née-là mon indemnité entière, grâce à une loi spéciale votée par les Chambres ct que vous avez appuyée.J'avais toujours négligé de vous en exprimer toute ma gratitude, Mais vous voulez probablement faire allusion à la session spéciale convoquée d'urgence pour voter les crédits de guerre, en 1914.Vous avez raison, pendant cette courte session, j'ai, comme on dit, brillé par mon absence.Je me suis abstenu, A quoi bon.M.Borden avait tout bâclé tout seul.Mon chèque est encore à Ottawa; je ne l'ai jamais réclamé.Le voulez- vous?Prenez-le ct offrez-vous les nouveaux disques patriotiques de la maison Victor.Je vous recommande entre autres: \u201cIl est parti mon soldat\u201d, par Ballantyne.\u201cLes trois couleurs\u201d, par Joe Girard.\u201cJ'ai deux grands boeufs dans mon étable\u201d, par Sévigny, et \u201cTo hell with Quebec\u201d, exécuté par le choeur des \u2018\u201cwin-the-war\u201d.Vous prétendez, ensuite, que si j'ai combattu la politique du gouvernement, c\u2019est parce qu'on n\u2019a pas voulu me nommer sous-secrétaire parlementaire comme je le demandais.Monsieur le ministre, vous êtes un inconscient ou un menteur, J'ai combattu la politique des tories parce qu'elle cst désastreuse, parce qu'elle est contraire à mes opinions et parce que, tout comme vous, je l'avais solennellement promis au peuple qui m'avait élu.° Je n'ai jamais postulé la position dont vous parlez, mais pendant deux ans on l'a fait miroiter à mes yeux dans le but de me corrompre.On a mis à ma portée, longtemps avant que l\u2019on pensât à vous, des honneurs et des avantages plus grands encore, Mais il aurait failu trahir.Le marché ne s\u2019est pas fait.Et je suis resté honorable si vous l\u2019êtes devenu.* #« Vous prétendez, enfin, que lorsque je devins avocat adjoint de la cité de Montréal, je ne pouvais pas gagner ma vie avec ma profession.Sévigny parlant des avocats sans cause! Ce qu\u2019on va rigoler en lisant \u201cela, au château Frontenac{ Je n'ai pas cru déchoir en devenant, il y a trois ans, l'un des avocats de la ville de Montréal.On peut y faire beaucoup de bien.Il me semble que c\u2019est une \u201cmbition légitime que de vouloir remplir cette fonction à la satisfaction se ses associés, du public, de la magistrature et du barreau.Auparavant, ne vous en déplaise, j'avais toujours vécu ainsi que ma famille des fruits de mon travail d'avocat, Nous n'avons jamais fait une vie de millionnaires, mais nous avons toujours été satisfaits, sans envier personne et ne plaignant que certains ministres.Nous avons toujours été respectés des voisins ainsi que des passants.Nous n'avons jamais trouvé d'oeufs pourris dans nos carreaux et jamais un cocher n'a refusé de nous conduire, S'il vous arrive de passer par ici \u201cincognito\u201d donnez-vous donc la peine d'entrer.nous avons un phonographe.Veuillez agréer, monsieur le ministre, l'expression non équivoque des sentiments avec lesquels je demeure votre ancien collègue.< Paul-Emile LAMARCHE. Vol.XLI \u2014 No 5.LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.?D\u2019ESPRIT ILLUSTRES \u2014Tu n'es donc plus nationaliste?~~ = \u2014La misére est grande.\u2014Non, pas depuis que ça signific impérialisme \u2014Oui, mais ça va être plus pire si Borden est québecois.\u2014Non, monsieur, aujourd'hui faut faire mai- Élugre, c'est Hanna qui le dit.\u2014Impossible d'avoir un chapeau à prix réduit \u2014Un ocuf 20 cents?depuis que Borden est à Ottawa, \u2014Mon fils, une histoirc sans parole c\u2019est com- \u2014Oui, grâce au gouvernement Borden, me qui dirait un discours à la Sévigny.Ye D GA à \u2014Que vas-tu faire après les élections?\u2014Quel coup de vent! \u2014Vous êtes une dinde.\u2014Me mettre de l'argent de côté si Borden \u2014Ça me fait penser à celui que Borden va re- \u2014Et vous un unioniste.n\u2019est pas élu.cevoir le 17, ci LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 Noss.Vol.XLI \u2014 No»5.LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.ALLEZ-VOUS VOTER POUR LUI ?LE FRATRICIDE : my \u2014 $v, nt } Somer \u2014 NN « | wy Ny F = \u2014_\u2014 \\ \u2014_\u2014 = Pete dir =, 4> v1 3a \\ \u201d \u2014_\u2014 ES EE \u2014_\u2014 \u2014_\u2014 | & \u2014_\u2014 \u2014 ve \u2014\u2014\u2014\"\"\" === == \u2014_\u2014 = mes a D \u2014\u2014\u2014 Ÿ 7 ss 9 ars om == ry \u2014 ee a ee =_\u2014 TT Ema ee \u2014 2 \u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - & \u2014_\u2014 = re Endo \u2014 =, S Cyrille Aire.Ce que lui demandera l\u2019histoire : BORDEN.BORDEN.! QU\u2019AS-TU FAIS DE TES FRERES ?I ; +, mer am ee 90 meat et te pn .em + mt © + + S\u2014\u2014 LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917, Vol.XLI \u2014 No 5.© Au Chanteclerc, ça pactel * += Etre son père.et boire la tasse! .Daoust et Castel sont aux Etats-Unis pour quelques semaines, * * » Legrand a préféré rester au Star.(Je crois que son \u201cétoile\u201d l\u2019a bien guidé.) .* Juliany et ses jeux de mots.* .Pagé frise de plus en plus.* .Leclaire s\u2019en retourne au Chanteclere; Boissonnière et Léry à l\u2019Arcade.* * M.Gauvreau \u201cprésente\u201d.(oh! you, américain style!) * =\u201c +* Dis donc, Lefcbvre, quand une personne part de St-Henri.on ouvre la portel ¥ * * La chose m'étant toute \u201cpersilhouette\u201d, au lieu de personnelle.(Rey- Duzil.) Chs-Emile Gauthier, théâtre Chanteclere, arrive d'une tournée à travers la province, classé dans la classe \u201cA\u201d.* = +* Lucien (l'artiste) porte des \u201cbarnicles\u201d avec une corde.* * +* Duhamel, Côté et Frenette sont a la recherche de demoisclles sur la rue Notre-Dame Ouest (dans l\u2019Ouest, ma chère).» +* Bientôt \u201cLe Pendu\u201d au C.St-Henri, \u2018 * * x Les membres du Cercle ont offert leurs services au futur député libéral de Westmount-St-Henri, (Histoire de se faire un peu de réclame.) * ! Per Adieu la chère opérette montée par Lucien (toujours ce cher animal).armee | Au Firmament Artistique Chez les Amateurs Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et\u2026 Canards.On aimerait bien à jouer les \u201cMousquetaires\u201d à St-Hyacinthe, mais les artistes manquent.* $s +* L'Alliance Artistique est comme les Alliés.* + M.Gustave Scheler n\u2019est pas de bois.Sa volonté de fer lui permet d'é- tre de bronze.* * 7 ok Vhéry s\u2019en vient.Elle ne trouvera plus de Coquelin dans le pays.& * 3 Madame Devoyod \u2014 la grande duchesse du Canadien \u2014 se.porte bien.merci, ct vous?\u2019 * * * Ça c'est correct, savez-vous, god fordom! .Maril.pardon, Miral, a la griffe.' Gury est-il l\u2019intérim?* Quand Coutlée nous parle de la Comédie Française! * Quand entendrons-nous: \u201cMaintenant M.Filion va vous adresser Ja parole.\u201d * * 0% Dhavrol n'aime pas l'hiver, car cette saison l'em.pêche d'aller à la pêche.Pauvre pêcheur, prend patience pour pouvoir pêcher plus patiemment pendant l'an prochain pctits poissons près de Pêcheville.* * +* M.Pierre Christe ne dit rien en attendant sa Revue, 3 .Ne pas confondre Berty, Thiery, Noggi, avec Darthy.Ceci dit pour le titi du paradis.\u2018 * M.Germain Beaulieu était à Montréal dernièrement et personne n\u2019a pris la peine d'organiser quelque chose en son honneur.Pourtant nous connaissons des directeurs, des acteurs et des auteurs qui lui doivent quelque considération.Insouciance?Oubli?Espérons que ce n'est pas ingratitude! = * + Le populaire Jos.Bourgeois (Tizoutc pour les intimes), ex-Montréalais, collaborateur au \u201cCanard\u201d, correspondant de la \u201cPresse\u201d, professeur de danse, maître es-humour, publiciste, amateur, célibataire, journaliste, roi de la bohéme de bon ton, bon garçon, épatant pour les dames, charitable à volonté, éditeur des artistes qui vont à New-York, agent du Vieux Colombier, inventeur de phrases du cru, critique dramatique, employé à la Cie Générale, et \u201cFloor Walker\u201d du Broadway, était à Montréal la semaine dernière.* .Madame Camille fait du potin dans le monde artistique (sic).LU, 2.Ci-git Cir de Vergy.# * Varillat-Varilé.» Mme Debraine est une femme d'éclat., d'obus, * * Harmant, où donc es-tu?#\" Et le Conservateur du Conservatoire de Québec.* * * Les membres garrochent à se morfondre sur des bouteilles de bois au Canadien.Ça se fait après neuf heures, le samedi, la Saintc-Touche. Vol.XLI\u2014 No 5.LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.11 Charles-Auguste expérimente le \u201cdallo\u201d, - * *\" Ça se comprend avec sa minuscule moustache.* .* + Hamel, ôte tes lorgnons, * * » Albert et Oscar vont faire ça pour trente sous.* * Edouard va faire le \u201cfish\u201d comme d'habitude, \u201c* Labelle, apprends ton rôle.Sais-tu rire?* x Ti-Père ira jouer à Buckingham.* * x Arthur, n'oublie pas tes fournaises! * * * Gervais est-il parti avec son étoile et la pièce du cercle, \u201c* Lucien R.a fait ses débuts avec les Juniors.** x Titoine y jouait pas long, mais c'était beau martyr.* \" Arthur cst-il juif pour tout de bon?On pourrait le croire.**.Les \u201cSexo\u201d chez le Chinois: Poached eggs ct soupe aux tomates, Excellanza, des huîtres avec des roches.\u201c+ Brogess n'aime pas qu\u2019on sacre devant lui, ça le scandalise.oh! l'innocent! * \u201c * Il paraît que Reda demeure dans l'Ouest et le petit Albert est parti au chanquier, x * x A.B., R.À, Cali.P.F.et L.L.étaient frostés au club samedi soir.**, On demande des nouvelles d\u2019Auguste.* * * Lery change de ciel mais il reviendra bientôt dans l'Est, ma chère, * Phan.f, Phan.f, que tu es blood! = \u201c« = Samedi soir, il y avait une rifle de poules dans l'Est.Phan.f a eu la chance de gagner un chicken, **.La gang des Inséparables a été démasquée en pleine assemblée, lundi le 3 novembre, T\u2019en rappelles-tu, Joe et Cie?»* * * Tantôt des larmes ou des rires, en un mot, Brava, Anthony] M.dc Sève était crevant.* * Xx Tit Père a cu son successeur comme premier Fantôme à cette assemblée.Dodèphe le remplaçait à merveille.(Comme mimique bien entendu, lors du dessert, Desrochers.) \u201c* Méo, le secrétaire, était dans les coulisses du His Majesty comme accessoiriste, s\u2019il vous plait.\u201c* Timand et Lucien sont revenus de leur vacance chez Lefebvre après avoir doré leurs épaulettes.= * * \u201cLa Bête Noire à Baptiste à St-Zotique avec \u201cTit Pére Mircault comme rôle-titre, c\u2019est tout à fait boche, pas vrai, Taber?* A St-Henri, comme à St-Zotique, y a des oiscaux voyageurs, à commencer par Grenier, Tou., ct de l\u2019autre côté, Labelle, et Mireault qui vient de Lachine, lui, comme figurant, Pauvre M.Jubinville, il a perdu la foi, l'espérance et la charité.La charité, oui, il oblige ses compagnons à répéter six fois par semaine.Désire-til la séparation?* x x .N'oublicz pas, il y a le gros, le grand et le p'tit Blutcau.+ Madame Carimentia jouera Marianne et la Comtesse.**.M.Le Bret nous a prouvé qu\u2019il est bien le fidéle et discret Picard.N'est- ce pas, M.Albert Bluteau?* * x Les Deux Orphelines au Cercle Lefebvre, * \"> Nos félicitations à Mlles D'Albert, Valmorin, Duval, Ducange et à M.Scott.* * » M.Lefebvre était très bien dans Martin, mais dans Jacques il avait l'air d'un dompteur, \u201c* M, Grenier, dans le Chevalier de Vaudrey, a été beaucoup remarqué avec son accent canayen., \u2018à son sarvice\u201d.\u201c.M.Delcourt était all right dans le comte et le marquis.+ * M.Tourangeau a une belle diction ct de belles manières, mais il a certainement oublié que le rôle de Picard n'est pas un boufion, * * 0% Enfin le clou de la distribution a été la Frochard., Some class! ** Le directeur artistique se promenait dans la salle.et en chemise, s\u2019il vous plait.= * * Ce qu'on remarquait au Café Bel-Air, c'était les deux lanternes chinoises.Bravo, l\u2019accessoiristel * ¥ x On répète les \u201cPiastres Rouges\u201d ct Philippe Beaudoin, secrétaire-tréso- rier, prendra soin des piastres.\u201c*.M.Jeannotte nous a rappelés à l\u2019ordre.LE PATRIOTE Montréal, 27 novembre 1917.M.le Rédacteur du \u201cCanard\u201d, Montréal.Monsieur, J'ai lu dans le \u201cCanada\u201d de ce matin que la \u201cPatrie\u201d doit accoucher bientôt.Etant dûment qualifié pour l'opération ct désireux de voir le petit monstre en question, j'aimerais que vous uscriez de votre prestige auprès de Bob Rogers qui, entre parenthèse, doit être le père du nouvel attendu, pour obtenir l\u2019insigne honneur d\u2019être présent à la cérémonie.En ce faisant, vous obligerez beaucoup UN JEUNE MEDECIN.:0: BULL DOCS Avez-vous déjà vu deux gros bull-dogs se battre?Moi, j'en ai vus à maintes reprises, et je vous assure que ce n'est pas besogne facile que de les séparer.Vous avez beau frapper sur eux à coups de batons; vous appelleriez la brigade des pompiers pour les arroser; rien n\u2019y fait.Il faut que l\u2019un mange l\u2019autre.Mettez donc un petit black and tan, pour faire cesser le combat.Ce serait stupide, n\u2019est-ce pas?ct cclui qui ferait la chose serait de suite conduit à St-Jean-de-Dieu.Eh bien, c\u2019est exactement ce que fait M.Borden.Il veut que notre black and tan aille séparer l\u2019Angleterre et l'Allemagne. 12 LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 5.Courrier des Trois-Rivières (Comme d'habitude au \u201cCoin Flambant\u201d.) - Ohl sainte Catherine! oh! Gabrielle! A ta main droite une brûlure cruelle Pansée par cette fête à la tire, Puisses-tu en garder un noble souvenir.Ce pauvre Nemesse à la vue de cloches, A dû sans doute faiblir comme les Boches, Dans son coeur se fit une blessure cruelle Par sympathie pour son amie Gabrielle, J.REVIENDRAI.* * * M.le Rédacteur, Le \u201cCanard\u201d, Montréal.Monsieur, - Les observations faites la semaine dernière par \u201cJ.Arrive\u201d retombent malheureusement sur une personne qu\u2019on doute à tort.Pour prouver que le signataire est un non-résident du quartier, je me permettrai quelques traits entendus de mon orcille.Conrad dit que cela ne lui fait rien du tout, mais sa corpulence semble crier vengeance, Mortuos |! .B.dit que c\u2019est cffroyant, qu\u2019on ne devrait pas mettre son nom dans le \u201cCanard\u201d, car ce n'est pas à la hauteur de sa position sociale, Hein! M.passe sous silence que le pouce de Cite devrait s'abattre sur lag.| de J.Arrive, Bravo! M.! B.s'aperçoit que les bosses du soupconné lui paraissent des monta- Encs ou plutôt des monticules pour convenir à la grosseur de sa tête ct la longueur de son nez.Loé fait de la propagande publique.Capt., je ne peux en croire mes yeux, j'irai jusqu\u2019au bout.Qu'en dira-t-on?Le \u201cCanard\u201d n'est pour blesser personne dans sa personne, mais bien un journal humoristique tel que j'entrevois le \u201cCoin Flambant\u201d, pour réjouir les coeurs les plus endurcis dans d:s visions paradoxales.Avez-vous assisté à la Sainte-Catherine dans la paroisse, la patronne des filles qui ne sont pas jeunes jeunes.Que c\u2019est-y beau d'entendre les mélodies accentuées! I nous semble de se voir avec des ailes prêt à nous envoler pour aller voir ces vierges qui louent ct cliantent, celles qui ont eu le bonheur d'être épargnées à l'hymen terrestre.Je ne suis pas un habitué de la paroisse, mais en cette fête grandiose.j'avais résolu d\u2019y être témoin oculaire.J\u2019y retournerai tant je fus charmé.Le \u201cCoin Flambant\u201d est un rayon qui pénètre partout ct dont personne ne peut voir les reflets.Aussitôt que la rédaction voudra bien avoir l\u2019obligeance de me réserver un espace dans le courrier, j'aurai à traiter d\u2019un sujet assez banal.Attention, celles qui ne sont pas jeunes jeunes.Eludez vos soupçons on gare à vous! A la prochaine fois.J.ARRIVE.(Dernière heure.) L.P.G.\u2014 J'abdique mon titre, la \u201cjob\u201d est trop dure et trop populaire dans la paroisse.Ma déposition \u201cante mortem\u201d est \u201csomething\u201d.* Le courrier du \u201cCanard\u201d sera ouvert à quiconque voudra écrire.J.REVIENDRAL 10: Trois-Rivières, Qué.12 novembre 1917.Le \u201cCanard\u201d, Montréal, Qué.Je n'aurais jamais pensé que l'obusier de votre correspondant trifluvien, M.Hébert, aurait pu me causer une si grave blessure.Les médecins ont beau me barbotter toutes sortes d'acides pour me la guérir, mais ne peuvent réussir à rien si ce n\u2019est qu\u2019ils m\u2019ont enscigné un remède qu'ils me disent efficace: c'est de me barbotter avec Jeanne au lieu de l'acide, \u2018ce dernier étant trop fort pour la situation.Toutes ces précautions étant nécessaires vu que l'obus de votre correspondant a attaqué la candeur et la chasteté de mon corps accentué d'amour cupide de ma chère Gabrielle que j'aime et adore tant et avec qui j'ai passé de si belles soirées.Te rappelies-tu, Hébert (marchand de journaux de la rue Notre-Dame, membre du Coin Flambang, un de ces soirs où ensemble nous sommes allés sur le boulevard Saint-Laurent, tu t\u2019en rappelles, penses-tu si t'en faisais des belles 1à?Tu t'en rappelles, n'est-ce pas?Inutile de te rafraichir la mémoire, Maintenant je vais te faire remarquer en passant que toi (le correspondant du \u201cCanard\u201d) tu as attaqué ma bien aimée fiancée la semaine dernière.Je te promets que tu vas le payer, et si tu ne t\u2019'arrêtes pas d'ic: une semaine je vais te flanquer quelque chose qui va te faire \u201cpataque\u201d au nez et je t'apprendrai à être plus respectueux pour les coeurs chastes et purs.Et si tu n'es pas un poltron ou lâche tu vas me répondre dans le \u201cCanard\u201d de la semaine prochaine.Bonjour, Hébert.UN BLESSE, Hôpital-Général.* x » Trois-Rivières, Qué, 18 novembre 1017.Le \u201cCanard\u201d, Montréal, Qué.Aimé D.\u2014 Mon thieu qu\u2019il aime ça, lui, lorsqu'on lui rappelle le temps où il portait ses toutes petites culottes courtes, ça lui rappelle sa chasteté virginale.George H.\u2014 Exempté.Raison: vendeur et reporter de journaux.Jos, L.\u2014 Exempté lui aussi, vendeur et reporter de journaux.Helena, \u2014 Que je t'aimais, chérie, lorsque tu es venu me vendre ces jolis \u201ctag-days\" samedi dernier, Que je voudrais donc faire ta connaissance.tu es si belle! Florence D.\u2014 Que tu m'as surprise lorsque tu es venu m'arracher mon argent dans mes mains pour tes \u201ctag-days\u201d.Ta main si douce posée sur la micnne faisait palpiter mon coeur chaste.Arthur T.\u2014 Il n'est pas trop froissé, du moins il ne le fait pas voir.Tiens-toi tranquille, mon petit loup, tu seras récompensé à la raquette cet hiver, CORRESPONDANT.\u201c* Trois-Rivières, Qué., 18 novembre 1917.M.le Rédacteur du Canard\u201d, Montréal, Qué.(Dédié à Melles Gabrielle et Valentine.) Chères amies, - C\u2019est avec toute la hardiesse de mon coeur empressé que je réponds à la vôtre publiée dans le \u201cCanard\u201d de la semaine dernière.Vraiment vous m'avez surpris que vous vous soyez pris d'une manière si significative pour que je recommençasse nos anciennes amours.Je me rappelle encore ces belles soirées passées enseîgble Que vous m'avez fait plaisir, aussi m'ennuyais-je tant depuis cette triste affaire.Et vu l'humidité (oh! pardon, je voulais dire la timidité) que j'éprouve encore en ces tristes jours, je vous pricrais que nous continuassions nos amours par l'entremise de notre $i bon ami le \u201cCanard\u201d, Vous devez aussi sans doute connaitre le correspondant du \u201cCanard\u201d ici en ville, car je vous ai vu lui parler, ch bien je vous demande en grâce de me rencontrer à sa chambre dimanche soir prochain.Croyant que vous accuserez réception de, mon envoi, Je me soussigne, Votre plus fidèle amoureux, A.T.N.B.\u2014 Je me signe ainsi afin que les milliers de curieux du \u201cCoin Flambant\u201d n\u2019en prévoient pas les conséquences, * * * AUX GENTILLES CORRESPONDANTES DU \u201cCOURRIER DES TROIS-RIVIERES, Québec, 18 novembre 1917.Mesdemoiselles, Le \u201cCanard\u201d, depuis quinze jours, paraît s'occuper beaucoup de la jeunesse trifluvienne, et vous croyez peut-être que seule cette dernière y soit intéressée?Pas le moins du monde! Le journal à qui vous avez tout dernièrement envoyé vos correspondances, a pénétré dans certaines chambres d'étudiants de Québec où chaque samedi soir il est parcouru avec curiosité.Grâce à vous et, ne l'oublions pas, à \u201cJ.Reviendrai\u201d, sans me déranger de mon fauteuil, j'ai passé en revue les noms des jeunes Trifluviennes et voire même pour plusieurs d'entre elles, leurs \u201cfaiblesses\u201d pour les jeunes Trifluviens.J'y ai vu le tendre amour que vous nourrissiez toutes pour lc \u201ctaquin\u201d correspondant qui, malgré vous, vous a amenées sur lc théâtre littéraire où le \u201cCanard\u201d a proclamé vos noms.Vos réflexions, chères correspondantes, m'ont beaucoup amusé, ct je Vol.XLI \u2014 No 5.LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.13 LE THEATRE A NEW-YORK (Du correspondant new-yorkais du \u201cCanard\u201d.) COIN DES ETUDIANTS NOTES ET COMMENTAIRES.Après quelques jours de vacances passés parmi mes bons amis de Montréal, me voilà de retour sur le Broadway que je trouve un peu assombri par la mise en vigueur de la nouvelle loi qui exige que toutes les grandes affiches lumineuses soient illuminées qu\u2019à certaines heures de la soirée.* Avant de reprendre mes chroniques hebdomadaires du \u2018Canard, je désire remercier tous mes amis que j'ai eu la bonne fortune de voir, pour lc bon accueil qu\u2019ils m'ont accordé pendant mon court séjour dans la métropole canadienne.Mais je regrette que mon départ précipité m'ait empêché de me procurer le plaisir de revoir un grand nombre d'amis que je n'avais pas vus depuis près d'un an d'absence.Il est vrai que la \u201cPresse\u201d a publié ma binette, croyant par là me rendre service, mais, hélas! mes créanciers se mirent à ma poursuite avec le résultat que j'ai été obligé de me mettre sous la loi Lacombe avant mon retour aux Etats-Unis.* Je n\u2019ai guère cu le temps de visiter plusieurs théâtres depuis mon arrivée à New-York, et je mie contenterai de passer en revue, pour l'édification des lecteurs du \u2018\u2019Canard\u201d, ane pièce que je suis allé voir jouer dernièrement ct qui ne manquera pas d\u2019intéresser nos lecteurs en raison que le héros est un jeune Canadien que le hasard des aventures a conduit à Londres au début de la guerre.Je veux parler de la pièce qu'on joue en ce moment au Booth Theatre, \u201cThe Masquerader\u201d, et qui vient d'atteindre sa centième représentation.Voici un résumé succinet de l'action de cette pièce qui peut être classée dans la catégorie limitée des succès du Broadway de la présente saison: La scène du prologue, qui se passe dans Grosvenor Square, à Londresest d'un réalisme frappant.À la lueur d'un épais brouillard qui couvre la ville, le soir, Chilcote, membre du parlement anglais (rôle joué par l'éminent acteur Guy Bates l\u2019ost), rencontre Loder, jeune journaliste canadien, qui est son sosie.Nous sommes au début de la guerre: les Allemands viennent d'envahir la Belgique, et l'effervescence était grande à la Chambre des députés anglais où Chilcote, un des plus cclèbres parlementaires anglais, doit prononcer un discours le lendemain.Le jour suivant, Chilcote, qui est morphinomane.est dans un tel état qu'il lui est imposs'ble de se rendre au parlement pour prononcer le discours qui est si impatiemment attendu par toute l'Angleterre qui doit décider de combattre aux côtés des Alliés.Pour sauver l'honneur de la vieille famille Chilcote, et empécher le scandale qui va éclater, le jeune Canadien consent à personnifier le député aux Communes, et y prononce un discours éloquent qui lui vaut les félicitations de tous tes autres députés qui ne s'aperçoivent pas de la supercherie.Loder alias Chilcote est acclamé.11 habite la maison de Chilcote, un vieux serviteur de la famille Chicote le met au courant de ce qu\u2019il a à faire pour sauver les apparences, Mais la situation devient plutôt difficile et parfois comique, lorsqu'il s\u2019agit pour Loder de signer les chèques pour payer les hommes des usines Chilcote & Cie, grands armateurs anglais.Pendant ce temps, Chilcote, qui habite un taudis dans 1'East Side de Londres.meurt victime de sa funeste passion, après avoir descendu au plus bas degré de l'échelle sociale.Le médecin qui l'assiste dans ses derniers moments, rédige le certificat de décès: John Loder, profession inconnue.Lieu de naissance: Canadales ai trouvées tout à fait légitimes; car il n\u2019est jamais agréable pour unc jeune fille de voir un \u201cimportun\u201d pénétrer dans sa vie intime.et dévoiler ses secrets les plus chers.* Mais voilà justement ce qui intéresse les étudiants de notre acabit: isolés sur nos \u201chauteurs\u201d, nous aimons à connaître la vie des jeunes filles de nos villes voisines.I nous intéresse beaucoup de voir des noms de jeunes filles accolés à ceux des jeunes garçons; car notre spécialité, c'est précisément la rédaction des contrats.de mariage quand ce n\u2019est pas un plaidoyer pour forcer un fiancé rebelle à revenir à celle qui lui est restée fidèle, N'est-ce pas qu\u2019il est beau ce rôle qui nous est réservé, de travailler à l'union et à l\u2019entente entre les deux sexes! Cette plume de Québec ne voudrait pas distraire l'intimité de cette correspondance toute trifluvienne; clle se proposait tout simplement de prier \u201cJ.Reviendrai\u201d et ses gentilles correspondantes de continuer à nous brosser cette agréable peinture du Trois-Rivières amoureux.(Signé) XXX.Mon cher Donat C.tu te causes beaucoup de trouble paur rien en me cherchant où tu me cherches.Tu me rappelles un somnambule qui croit tenir entre ses mains l'objet qu'il voit quand il ne tient que le vide, avec cette différence que toi, tu serres un innocent, c\u2019est-à-dire une personne qui n\u2019est pas coupable.Courage, mon vieux! Ah! * .* + Où allais-tu, Ti-Mile F., quand je t'ai rencontré samedi midi, sur la rue des Forges?J'ai cru, un certain temps, que tu allais déposer à la Lanque le - produit de ton encan de vieux chapeaux.Tout de méme, elle était fort intrigante, ta petite valise jaune cramoisie! * * x Emile I.jolie carte de mode! L'avez-vous vu samedi passé?Il se promenait sur la rue des l\u2019orges, vers midi, le satchel à la main.Ah! si Valéda savait cela\u2019 * - x + Grand événement: M Emile FF, (E.E.A.D.) était parmi nous la semaine dernière.Les réductions ne sont pas rares, à Montreal, c\u2019est visible, surtout les réductions sur les gants! Qu\u2019en dis-tu, beau bec?* x Xx Ce cher Charles, lui, il sc promène toujours sur son train ordinaire 2'15\"), les deux mains dans ses poches.* x x Mon cher Henri L., il est malheureux qu'on t'accuse.J'en ai de la peine pour cette fidèle A.Tu en as pourtant assez d'autres sur les épaules! * * x lis ton tabac d'Epiphanie.comment l'aimes-tu?Te pique-t-il la langue?* * + l\u2019oléon St-P., quand vas-tu commencer à mettre ton \u201cPerse\u201d?* * kK Lucien C.fait-y mimi a Ti Cl1.2 Hi! Hil Hi! * \u201c+ Pierre M.ne semble pas être au courant des ordres de M.Hanna.Il a toujours la bouche pleine! Fais attention, Picrre, tu paicras l'amende! * x * Il y à certaines gens qui s'aiment beaucoup.ct.cependant ils ont dix ans de différence: Flte, délicate, développée, n'a que 27 ans; lui, grand et assez \u201cchameau\u201d, n\u2019a que 17 ans.N'est-il pas vrai de dire qu'aux âmes bicn nées la valeur n'attend pas le nombre des années?.* x * Ce cher Hudon N.se croit encore au temps où l'on joue aux chiens.Quaud donc auras-tu des amis de ton age.grand dadais?* Est-ce vrai, Poléon, que tu as l'idée de t'envelopper de mérinos, l'an prochain?Ce doit être une fausse nouvelle; car que vas-tu faire sans Monique, pas plus argumenté que tu l'es?Mon Dieu, Seigneur! * x * Echo du grand concert de mardi, le 27 novembre 1917.Programme: Les adieux de Valéda à son amant conscrit.Emile F.(ténor ombrageux).A toi mon coeur, chaste Filo, Thomas H.(baryton) Sérénade aux lorgnons (trio), Nap.St-P.(bassc turbulente), Emile T°.(ténor fantasque), Donat C.(soprano enrhumé).La belle Albina s\u2019en va-t-en guerre (chant canadien), Rosario L.(Ce dernier donne un \u201cut\u201d au cours de sa pièce.) Dans l'écurie du.(opéra), quatuor à cordes: Tie McK., Georges Bnérée L.Fernand D.Avec accompagnement de piano et de guitare par MM.Victorin C.et Maurice D.alias Flappi.Ca sent la vache, Catherine! (Chant canadien.) Hervé M pis Poléon.Regardc-moi, mon p'tit frère! Henri L, Donat P.Le piano est gracieusement fourni par la Cie Hervé B.A BIENTOT. 14 LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917, Vol.XLI\u2014 No 5.DANS NOS THEATRES TROUPE EDGAR BECMAN AU NATIONAL.La première semaine de la troupe Edgar Becman vient de se terminer brillamment; elle vient de se couvrir de beaux succès que l'affluence du public a ratifiée avec tant d\u2019empressement; nous allons avoir pour la seconde semaine, lundi, mardi, mercredi, \u201cMon Ami Teddy\u201d, une charmante comédic en trois actes de MM.Rivoire ct Bernard.M.Edgar Beeman qui a créé le rôle à New-York s\u2019y est taillé lc plus vif des succès ct ce sern un grand sujet de curiosité de le voir dans un rôle absolument différent de ceux qu\u2019il a interprétés cette semaine.La pièce est tout à fait charmante et l'esprit le plus agréable y foisonne; il sera entouré par toute la troupe; cela nous présage un beau début de semaine.Jeudi, vendredi, samedi, \u201cLe Maitre de Forges\u201d, la superbe pièce de Gcorges Ohnet dans laquelle Madame Gilda Darthy tiendra le rôle de Claire de Beaujeu; partout où elle a joué le rôle, elle a conquis les plus grands succès et elle aura l\u2019occasion d\u2019y déployer tout son beau talent et de pouvoir donner libre cours aux sentiments si pathétiques dont fa pice est remplie.M.Edgar Becman y tiendra le rôle du Duc de Bligny; cela peut donner une idée du soin avec lequel la distribution à été faite et jamais on aura vu à Montréal \u201cLe Maître de Forges\u201d interprété comme il le sera à la fin de la semaine prochaine.Cela va nous donner quelques semaines de belle comédie française, ct M, Edgar Becman doit être certainement satisfait de l\u2019empressement avec lequel le public est venu si nombreux au Théâtre National Français cette semaine; c\u2019est une juste récompense pour le travail excessif que cela lui a occasionné, ct le meilleur des encouragements pour toute la vaillante troupe à laquelle nous sommes heureux d'adresser toutes nos meilleures félicitations.- Pour répondre au désir de nombreuses personnes qui, dès son arrivée, lui ont exprimé combien ils seraient heureux de pouvoir applaudir à nouveau \u201cSon Homme\u201d, sketch militaire que M.Becman a joué ici dernièrement à Montréal ct dont il a créé lui-même le rôle à Paris, il jouera \u201cSon Homme\u201d jeudi, vendredi et samedi.Semainc du 10 décembre, lundi, mardi, mercredi, \u201cLe Mariage de Mlle Beulemans\u201d, ct jeudi, vendredi ct samedi, à la deman \u2018e générale, reprise de \u201cLa Flambée\u201d.Matinée tous les jours à 2.15 heures.Les billets mis en location devront être retirés pour les matinées avant une heure et pour les soirées avant sept heures, Passé ces hcures, ils seront mis en vente immédiatement.THEATRE CANANDIE-FRANÇAIS.Représentation de l'Alliance Artistique: \u2018Ça, c'est correct\u201d, grande revue en 7 tableaux, par Mallet et Erpicum.La semaine prochaine sera une semaine de gala au théâtre Canadien- Français, car la revue \u201cÇa, c\u2019est correct!\u201d sera le \u201cgreat event\u201d de la saison théâtrale à Montréal.Cette revue d\u2019ailleurs contient tous lcs éléments nécessaires pour obtenir un gros succès; elle met en scène toutes les actualités, et tous les événe- ments de l'annéc; ellc laisse à la politique une large place, ct en ces temps d'élection, il est tout naturel que ce sujet soit tout spécialement traité.Ajoutons que MM.Mallet et Erpicum ont eu soin d\u2019'égratigner légèrement afin que leurs victimes ne se plaignent pas trop et que chez eux la satire sera gaic ct bon enfant.Raconter unc revue est chose difficile car il faudrait énumérer les quelque cinquante scènes qu\u2019elle contient, nous ne parlerons simplement que des tableaux dont varie la nomenclature: \u201cUn camp de bûcherons, Le rêve, Le Parlement d'Ottawa \u2014 où défilcront tous nos hommes publics \u2014 La salle d'un des clubs les plus fashionables de Montréal, Le Parc Sohmer, Le Cimetière de la Côte des Neiges, Le Magasin Gagnon et la Fête de la Ste- Catherine\u201d.Tous ces tableaux seront particulièrement soivnés ct tout sera mis cn ocuvre pour donner à ces représentations l'ambiance nécessaire.Mais ce qu\u2019il faut surtout mentionner, ce sont les engagements spéciaux que l'Alliance Artistique a fait pour corser l\u2019intérêt de ce spectacle, En première ligne, signalons la rentrée de Mme Thérèse Dorgeval, l\u2019artiste favorite du public qu\u2019on n\u2019a pas applaudie encore cette saison.Ce sera \u2018une aubaine pour les amateurs de beau chant.Nous verrons aussi notre populaire artiste canadien, M.Pellerin, qui nous campera un compère des plus réussis.Puis vicndra toute la troupe de l'Alliance Artistique conduite par son vétéran, M.J.P.Filion.Citons seulement en mémoire les noms de MM.Valhubert, Pelletier, Cauvin, Mallet (l\u2019auteur), Godeau, Gury, Coutlée, etc, ct Mesdames Demons, Devoyod, Robert, Noggi, Rhéa-Harmant, et cc n'est pas tout, Nous verrons MM.Bouchard, Grimard.et d\u2019autres.Il y en aura, il y en aura.et n'oublions pas les choristes qui bien exercés, admirablement stylés et joliment habillés, formeront unc cour gracieuse à cette pléiade d'artistes.Au pupitre, pour diriger l'orchestre, nous aurons Roberval, ct cela sc passe de commentaire.Tout comme, on voit concourra à parfaire un spectacle de tout premier ordre, Aussi, avec de tels atouts, on peut être certain d'avance que le Canadien Français, la semaine prochaine, sera trop petit pour contenir la foule qui viendra assister à la revue \u201cCa, c'est correctl\u201d Ajoutons que pour satisfaire tout le monde il y aura pour cette semaine matinée tous les jours.THEATRE CHANTECLERC, Grand mélodrame à sensation la semaine prochaine au Chanteclerc: Les Deux Gosses\u201d, superbe pièce en huit tableaux de Pierre Decourcelles.Inutile de faire ici l'analyse de cette belle pièce qui a toujours remporté un succès énorme dans les théâtres où clle a été jouée.Elle sera montée au Chanteclerc avec toute la mise en scène qu\u2019elle comporte, et avec une dise tribution de première classe.Mme Bella Oucllette joucra le rôle de Fanfan dans lequel elle à remporté un si grand succès jadis au Canadien.Mlle Berthaut, Claudinet, Mmes Debreyne, Rey-Duzil et Darclès joucront les principaux rôles féminins; les principaux rôles d'hommes seront tenus par MM Hamel, Pagé, Barry, Palmiéri, Leclaire, Julliany, Gauthier, Lefebvre.Avee unc pareille distribution on cest assuré d'avanre d'un beau succès, et les amæ de bon théâtre n\u2019ont qu\u2019à retenir leurs billets d'avance.\u201cLES ORPHELINES DE LA CHARITE\u201d A L'ARCADE.Voici le thème touchant du mélodrame qui sera joué à l'Arcade la semaine prochaine: Une mère a- deux filles dont l\u2019une est le résultat d\u2019une erreur de jeunesse.Ces deux soeurs sont éprises du même homme et l\u2019on voit dans quelles situations tendues la pauvre mère se trouve.Sa fille naturelle a su par un subterfuge très recommandable mettre le jeune homme dans l'alternative de sacrifier ou son amour ou sa vie; mais il y a dans la pièce un excellent homme, une espèce de \u201cDeus exmachina\u201d, quoique un peu original, qui trouve lec moyen de décider l\u2019une des soeurs à se sacrifier à l\u2019autre, ct tout est bien qui finit bien.Voilà en peu de mots l'intrigue de ce drame où le comique ct le sentimental sc mêlent à plaisir et nous assurent d\u2019un succès hors.ligne la semaine prochaine à l\u2019Arcade.Aujourd'hui, programme extraordinaire et le plus intéressant dans tout Montréal.ELECTRA.Pour aujourd\u2019hui la direction de l\u2019Electra s\u2019est procuré une vue de tout premier ordre \u2014 de fait, c\u2019est ce que la Cie World .produit de micux depuis très longtemps.Cette vue qui est intitulée \u201cL'Anncau de Fer\u201d est en cinq parties et le premier rôle a été confié à Arthur Ashley, un artiste de première valeur.Lundi et mardi, il y aura à l'affiche un Blue Bird spécial.Ce film cst le dernier triomphe de Franklyn Farnum.\u201cWinged Mystery\u201d \u2014 c\u2019est le titre \u2014 cst unc aventure qui intéressera tous les amateurs de vues sensationnelles, Inutile d\u2019ajouter qu\u2019en outre de ces magnifiques vues, le programme comporte comme toujours d'autres films, les uns comiques, les autres instructifs, qui font de l'Electra un théâtre où l\u2019on passe des heures agréables.Quelle différence y a-t-il entre Borden et Votre Belle-Mère \u201cLe Canard\u201d publiera les meilleures réponses. Vol.XLI \u2014 No 5, LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.15 T H E A T R E A RC A D E Coin pe Ce ais euve.EDMOND DESMARTEAU, Dir.-Prop.LEON PETITJEAN, Dir.- .WILFRID VILLERAIE, Régissour unie Dir-Artistique \u201cLES ORPHELINES DE LA CHARITE\u201d Drame ens actes par Décembre 1917 MERCREDI, SOIREE D'AMATEURS.JEUDI, SOIREE DE GAL JE \u2019 12\u2014Numéros d'Amateurs\u201412 tous nouveaux.Programme de Dimanche, 2 Décembre, le plus beau à Montréal.$100 distribués en cadeaux de $10, $5, $1, l'après-midi et le soir.Charlie Chaplin dans 2,000 pieds de comédie.Oscar Valade dans une chanson dédiée au Contrôleur des Vivres.Pearl White dans le 16ème épisode de \u2018La Bague Fatale.\u201d Alice George et Harry Murray dans \u2018The Question.\" magnifique drame en 5 parties.Carroll Holliway dans le 11ème épisode du \u2018Sentier de la Bataille.\" DIMANCHE, ADMISSION CENERALE 18 CENTS SEMAINE DU 3 En préparation : \u201cDans les Pétaques,\u201d revue d'actualité par J.R.Trembiay.\u2014\u2014 ES - LE SIROP GAUVIN \"i:\" RHUME Est composé des meilleurs remèdes pour les maladies de la orge, des bronches et des poumons.Prenez-en au premier symptôme du mal, ar un RHUME, si léger qu'il vous paraisse, prépare le terrain aux germes de la CONGOMPTION Qu'il s'agisse d\u2019une affection récente ou ancienne, vous vous guérirez a rec le SIROP GAUVIN pour le RHUME.: 25c la bouteille.Le Sirop d\u2019 Anis Gauvin Les Cachets Gauvin pour les Enfants pour le Mal de Tête Soulage coliques, douleurs de 1 A ; soulagent et guérissent dentition, indigestion, diarrhée, et F: 5 Maux de Tête, Migraines, au bébé un sommeil naturel.\u20ac évralgi Théâtre Chanteclerc SEMAINE DU 3 DECEMBYE \u201cLES DEUX GOSSES\u201d Grand drame en huit tableaux de Pierre DeCourcelle PRINCIPAUX TABLEAUX L'auberge Fatal : la Mort de Brisquet : Vengence de Mari : Lalimace Zéphirine et Cie : le Dernier Vol de Fanfan : l'Ecluse ; l\u2019Adieu de Claudinet.LE PLUS SENSATIONEL DE TOUS LES MELODRAMES GRANDE MISE EN SC+ NE, DISTRIBUTION, TOUS ARTSTES PROFESSIONELS 1274 St.Denis.Tél, St-Louis 7274 Che.Farhood & Co, Props H.Palmléri, Dir.\u2014 \u2014\u2014 _ \u2014 THEATRE National Français SEMAINE DU 3 DECEMBRE TROUPE EDCAR BECMAN Lundi, Mardi, Mercredi \u201cMon Ami Teddy\u201d Pièce en 8 actes de MM.Rivoire et Bénard Jeudi, Vendredi, Samedi : \u201cLe Maitre de Forges\u201d pièce on 5 actes, de Georges Ohnet Matinéa tous les jours excopté lundi.1 PARC SOHMER THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS Semaine du 3 Décembre 1917.L'ALLIANCE ARTISTIQUE présente \u201cCA, CEST CORRECT\u201d Grande revue en 7 tableaux par Mallet et Erpicum.Dimanche\u2014Vues Animées.et toutes les douleurs, PRIX: 26 cents la bolte.@ PRIX: 25 cents 1a boutellle.ER EXAMEN DES YEUX Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau le \u201cà ordre\u201d, sont garantis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER DE L'INSTITUT D'OPTIQUE 144 Est.rue Ste-Catherine, S8L5.211$88° Montréal.AVIS.\u2014 eue annonce rapportée vaut 15 sous par dollar qur tachaten lunetterle.Spécialité s as ELECTRA 570 SAINTE-CATHERINE EST TOUJOURS UN PROGRAMME DE VUES DE TOUT PREMIER CHOIX.OUVERT TOUS LES DIMANCHES Vaudeville et Attractions Extraordinaires.La Baode du Parc.30 Artistes, 3 et 8 Hrs P.M.Admission semaine, 10e) La Taxe Dimanche seulement, 5c J Comprise.Admission, 100.Heures de bureau.gs DOCTEUR J.-E.BOIVIN Chirurgien-Dentiste Gradué des Universités de Baltimore et New-York 101 rue ST-DENIS (entre Lagauchetière et Dorchester) Spécialités : Ponts en or et couronnes MONTREAL Tél.Est 2418 SPECIALTY FILM IMPORT Limited.Surveillez la Fameuse Série d\u2019Etoiles en 4 Rouleaux de Pathé \u201cThe Hidden Hand\u201d dans laquelle nous verrons en vedette DORIS KENVON SHELDON LEWIS ARLINE PRETTY ET MAHLON HAMILTON Dans tous les principaux Théâtres.Yeux artificiels.N'achetez Jamais des /ed/ers ni aux magas foul-fatre, ui vous tenezà vos yeux \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u201cLE BULLETIN\u201d Le plus ancien, le plus sérieux et le mieux renseigné des journaux du dimanche.Tonjours les dernières nouvelles sportives.Suivez ses articles sur les choses municipales.Medium d\u2019annonces très efticace.\u2014\u2014\u2014 \u2014 IL LIBRAIRIE FRANCAISE JULES PONY 374 RUE STE-CATHERINE EST, MONTREAL.Prix des revues et journaux français adressés par poste: Panorama de la Guerre, La Guerre de 1914, par G.Hanotaux, La Guerre du Droit, Je Sais Tout, 27 cents.Lectures pour tous, Lisez-moi, Bleu et Rouge, 17 cents.Annales, Le Miroir, J'ai Vu, Sur le Vif, 8 cents.Jeunesse Illustrée, Les Belles Images, Illustré National, Semaine de Suzette et Petit Journal, 4 cents.La Croix d'Honneur, Cri-cri, Petit Illustré, Intrépide, L'Epatant, 3 cts.Grand choix de romans à 12 cts, 18 cts, 30 ots et 85 cts.Toute commande est payable en donnant l\u2019ordre.LE CANARD paraissant tous les dimanches.Publié e, aux Nos 105-109, rue Ontario Est, Journal Humoristique Hebdomadaire et imprimé par A.-P.PIGEON, Limit Montréal.Téléphone Bell: Est 1131.Un an (pour le Canada), $2.00; Six mois (pour le Canada), $1.25.Un an (pour les Etats-Unis), $2.50; Six mois (pour les Etats-Unis), $1.50.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES\u2014Contrat pour un an: 5,000 lignes, sc la ligne; 2,000 ou 3,000 lignes, 3%4c la ligne; 4,000 ou 5000 lignes, 3c la ligne; 10,000 lignes, 2c la ligne, .Î .Annonces à court terme: Première insertion, 10\u20ac la ligne, subséquentes, 5c la ligne.\u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte, Les numéros non vendus ne sont pas retournables, Adresses toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, P.Qinsertions LE CANARD, Montréal, 2 Décembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 5.z \\Z 23 PA > N + N CeK\\ S N S Jo Ji No 4 \\ ) j | = \\ N\\ A 2 _ \\ A es y < == ZZ) = ZW A =~ 2 \u2014 G J Pl | Ce LA PAIX Se 5 4 pare \\b | on Ce 7 \u2014 bo A AN Un oiseau pas mal maltraité."]
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