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Titre :
Le Nord
Publié à Saint-Jérôme, Le Nord reflétait l'attachement de ses propriétaires à l'Église catholique et au Parti conservateur.
Contenu spécifique :
jeudi 11 décembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Nord, 1884-12-11, Collections de BAnQ.

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[" di cad Septième année La COMPAGNIE d'IMPRIMERIE ; DU NORD ST-JEROME JEUDIN DECIMBRE Lesa SOMMAIRE teny race.Lettro de N, TS, P.4e Pape Léon X11 A.=, Exe, Monseigneur di Rende, Arche vèque du sJenevent, noñce apostolique en France Au sujet de la presse catholique, Ulustrissime ct Réverend ssime Seigneur \u2014Vilage de Ste Scholastique \u2014A greut- ture.Ge qu'est l\u2019état d'ugricu:teur.RENE PAGE.Revue de la semaine, Canads > onvel.los loca lus.~Société d'ugriculiure du com te de Terrehonne \u2014Nouvelles de partout, Quepee.\u2014Bcène cumique.\u2014Femmes et ri- voivers\u2014Grave accusation non-fondée \u2014 Ouawa, \u2014 Toronto.\u2014 Noces d'argent de Mgr Lynch \u2014 Etats-Unis \u2014La Havanne.\u2014 Star City Ark.-Mont Piuisant \u2014Belleville Ont.\u2014 Mobile, \u2014A l'étranger, Lurope.\u2014Le Caire \u2014Guerre de Soudan.SEME taux.Paris.\u2014Un scandalo parision \u2014 L'affaire iu gues-Norin AEVE PAGE, Iteproductions.Un monstre.GENE PAGE.Feuilleton.LETTRE 2.5.P.LR PAPE LEON XII AS.Ere.Menscigneur di Rende Archevèque de Bénévent NONCE APOSTOLIQUE EN FRANCE AUSUJET DE LA PRESSE CATHOLIQUE JLLUsTRISSINE rr REVERENDIS SINE SEI NEUR, Au milieu des amerlumes et des «dificuités qui Nous oppressent, li «ls que ies ennemis de l'Eglise lui font une guerre i acide, rien ne pourrait apporter à Notre cœur une p.us douce cor solation que l'union «le tous les catholiques, soutenant wnseible tous les assatets ct se liguant pour une conumune resis Lance.Nous ne pouvons Voir, au «ontraire, sas Une vive douleur, so réveiller caet jà, parmi les ca tholiques.des querelles intestines.C'est en Frauve surtout, il faut le reconnaitre, qu\u2019elles out éclaté end) cos derniers temps avec une vivaci- (> eroissante.La responsabilité en sevient pour la plus grande partaux verivains, nolammeut aux journd.vistes.Leurs polémignes passion- vèes leurs atlagues contre les per rounes, levis accusations et récri- Ipipations incessantes en donnant au aliment quotidien aux dissensi ous, rendent de plus en plus diffici- 1.s In pacification et [a concorde fra: ternelle.Et pourtant, s'il est une nation à laquelle Nous ayons de pré ference témoigné de Notre sollicibu- | pas de, a qui Nous ayqus recommandé pus souvent et aveu plus d'instance | 6 yujon dans la qi et daus la chari- | i religion, 'Eglise du Christ, at ne EMPARONS-NOUS DU SOI ST-JEROME, 11 DECEMBRE 1884 té de Jésus-Ghris', c'est assurément la France \u2018Voutes les fois que nous avons eu l\u2019occasion de lui adresser ta parole, tel à été toujours le prin cipal objet de Nos pus vives exhortations.Et en effat, quand, au sein de catle nation, des sectes et des ennemis de tout genre s'unissent pour assaillir de toutes manières la négligent rien pour éliminer de tous les organes de la vie socialesa salutaire influence, quel est pour Elle le suprême intérét ?C'est que ses enfants cessent de consumer leur temps el leurs forces à s'accuser et à ve combattre, faissant ainsi à leurs adversaires toute facilité de pousser toujours plus avant leurs desseins impies._Mà par ces cousidérations Nous Nous adressonsä vous, Notre re présentant auprès de la nation fran çaise si noble et si aimée de Nous, afin (ue vous usiez de tous les moy ens que votre présence-sur les lieux, Ia connaissance des hommes ct dus choses peuvent vous stiggérer, pour fuire cesser Eutre Nos enfants les dissentiments que Nous dép'ordus.Vous appuyant sur les motifs que Nous venous de toucher, attachez vous à obleuir de Lous et particuliè rement dus rédactenrs de journaux, qu'ils laissent actuellement de côté toute discussion sur les matières qui les divisent ; que tons, sans distinc.jjon, seu remettent avec une entie- re docilité ct tranquillité d'esprit aux enseignements du Saint Siège sûr ces questions; que lous, nnis dans ce wéme sentiment el assures ae se maintenirainsi dans la voie de la vérité, ne se propusent plus désormais qu\u2019un objet: consacrer toutes leurs forces äla défense de la religion et au salut dg la société mena.ce.Le Saint Siege, de sos cote.fide le à la mission qu'il a regue d\u2019ensei guer tous les peuples et de préserver les fidèles de l'erreur, suit du: œil atlentif + à vigilant tout ce qui se produit au sein de la catholicilé ¢'y quand il ue manquera pas dans Lavemr.comme il n'y a jamais manqué dans le passé, de douner à propos, par ses enseignements, la fimiere ot la direction.Gest an Saint Siège avant tout, et aussi, sous sa dépandance, aux autres pasteurs établis par l'Esprit-Saint pour go vern-r l'Eglise de Dieu, qu'appartient de droit le ministère doctrinal.La part des simples fi tèles se réduit ic: à un seul devoir : acrepter les en seiguements qui leur sonts donnés, y conformer leur conanite et seron- der les intentions do 1\u2019Eglise: |es journaux catholiques doivent en ce- ia danner les premiers l\u2019exemple Si, en offet, l'action de la presse de vait abouti: à rendre plus difficile aux evèques l'accomplissement de leur inisstou, sil en résultait un aitaiblissemeat du respect et de l'o- béissence qui leur sont dùs, si l'ordre hiérarchiques établi dans l'Egli se de Dieu en était atteint et troubld les inferieurs s'arrogeant-e droit de juger la doctrino et la conduite de Jours vrais docteurs et pasieurs, l'œuvre de ces jouruaux ne serait seulement stérile pour le bien, mais par plus d'un côté elle serait randement nuisible.Que duug l'accomplissement de cette mission et de tant d'autres gra ves devoirs qui voûs incombent, la Bénédiction Apostolique vous con forte Nous vous !a donnons com me gage de notre particulièse affec tion.Du Vatican, le 4 novembre 1884.(Signé) : Leox XIII, Pape\u2014\u2014 rat ADDO oe = Village de Stc-Neholasti- que À une assemblés régulière des membres du BarMu du district de Terrebonne, te.tue au palnis de jns- lice de Ste Scholastique le cinq décembre couraut, sous la présidence de Monsieur Alphouse Raby député protonotaire, à laquelle assemblée étaient présents MM Wilfrid Pré vost, Fra Xav.Matthieu, J.Dominique Leduc, avocat de Ste-Scholas- tique, Charles DeMontiguy, Jos.Boisseau avocat de S: Jérôme lon.Chs.L.Champagne avoca: de St- Eustache, J.A.N.Mackay avocal de St-Audré d'Argonteuil, Charles S.Bufroughs et J.Palliser avocat de Lachuve, et % Roussille avocat et Shérif du district de Terrebonne, il fat proposé eb résolu unanunent, 1o.Que les avocais du district de Tervelionng ont appris avec la plus vive duuleur la mort subite de leur protonotaire, Me Jujes R Berthelot 20.Que les membres du barreau de cosdistrict, perdent en la person ne du regretté défunt un homme d'esprit ov de cœur et «ont la grande sciencz légale, la haute intelli gence, ie jugemont droit, les mani ères polics ct affables, en avaient fait un protouotaire estimé et de mérite.30 Qu'en sigue de la douleur dans laquelle cette mort plouge le barreau de ce distiict, ses membres portent le denil pendant un mois.4o Que les sympathies et condo léauves du Barreau de ce district soient communiquées par le secrètai re, à la famille éplorée du défunt, ot que ces résolutions soient publiées dans la presse.Ste Scholastiquo 5 dec.1854.J.D.Leute Scerétaire Les funérailles de 3.Jalag, R.Berthelot protonolaire pons le dis trict Je Tervebonue ont en lieu le à décembre courant, à Bte Scholasti que, au milieu dui: grand concours de citoyens.Les porteurs des coius du podle étaient MM.les avocats Wilfrid Pré vost, Hon Chs.L.Champagne, F.X.Matthieu, Charles S.Burroughs Charles de Moutigny et Ms le sharif Roussilie.Ou 1emarquait au nombre des personnes présentes les Mon.ex ju - Le i 5 Assen, Vol.VII-No 8 G.A.NANTEL Rédacteur ges Loranger et Berthelot, MM.G.J.Barthe ex-M P.pour Maskinongé, messieurs Godfroi Gaucher Mar chand, Auguste Meillenr Marchand et Joseph Rodrigue de Montréal.Messieurs les avocats J.A.N.Mac: kay de St-Audrô d'Argenteuil.4o- seph Bnisseau do St-Jérorne.J.Pal liser de Lachute, messieurs les no taires Melchior Prévost de St Jérôme Joseph Givouard de St Benoit,\u201d Al phonse Bsrthelot de Lachute et Mr Labelle grefier de la oour de Circuit du comté de Terrebonne ete ele.eat orm AGRICULTURE Oe qu'est l'état d'agriculteur Voici cumment M.Allez d'Arros, dans un traité L\u2019Agriculture primaire, apprécie l'etat de l'agriculteur : on seulement Fagriculleur rem plit dans la société le rôle ls plus utile ,mais c'est À lui qu'est réserve le sort le plus heureux S'il nu par vient \u201cpas toujours à la richesse\u2018il est du moins sûr de ne jamais manquer du necessaire ; indispensable i tous, il n'a besoin de personne.Puis, que de jouissances morales, que d'avantages matériels il a dan « s01) parkige / Sans cesse en présence des œuvres admirables du Créateur il puise dans la contemplation dus merveilles do la nature les senti- meuls religieux qui donnent la pix intérienre, source de la vrai félicité.La régularité de ses habi tudes le metä l\u2019abri des atleiutes du vive ; la diversité de ses occupations vient alléger les fatigues et le préserver de l'ennui.Toujours cal me au milieu de l'activité, toujours indépendant au sein de sus travaux sa vie est, comme le disait un ancien (Cicéron), lu plus enviable et lu digne de l'homme libre.C'est à une déplorable aberration ne cédent tous ces Lravailleurs qui desertent leur village dans l'espoir de Lrouver de imcilleurs salaires dans les grands centres de lravaux industriels.Quelques-uns parvien vent à la vérité à y gagner ce qu\u2019on appelle de Wounes journées, mais I's vautage qu'ils recueillent west qu\u2019 ap parent; au fond, leur calcul est faux, et rien west plus facile quo du prouver que, s'ils étaient restés chez vux, ils seraient beaucoup plns riches avec un gain weindre En effet, si, comme ouvriers, leur sa- lairy ess beaucoup plus élevé, leurs charges sont plus grandes, leurs do penses plus considérables.II faui qu'ils pourvoient au fraie d\u2019uu log: ent presque toujours coûteux, 111 me lorsqu'il e-b Étabii daus dus cor ditous malseines ; ils sont obliges d\u2019ach.ter tout «e qui us4 nécessaire à leur çui-ience: pour eux plus de teed} plus de jardin qui leur four nisseht lc pati) lo leguine et les fzuits ; pour eux les œufs, le laut, sont devenus des objets de luxe; de sos te qu'en définitive, en dépensaut beurabep pus que Phrwfime des champs, ils sort beaucoup moins bion partagés que iui sou lu rap port du bien être matériel.Ei que reste-il du leurs Bonnes journées Gi on met encore dane\u2019 la Legs, lati, .LK.NORD .ar = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 c\u2014 ve balance les chômages, les misères Morales et physiques.; chevons notre ConIparaison.Pois l'agoiculteur instruit, aucun des phér:omènus de la tralure ue peut sombler indifférent, tont ce qui l'en toure lui fournit un sujet particulier d'intérôt et d'étude Toutes ses ob- servaiious peuvent devenir utiles, car en élargissant le cercle de ses idées et da ses expériences, elles ten dent à angmenter le bien-ètro de la famille.Chez l'ouvrier des villes, l'aspect de ce qui l'environne n\u2019excite le plus souvent que sa rouvoitise ou sen regrets; il vit au milieu des sé- ductious et biens qu'il ne possèdera jamais ; sa vie s'use dans l'atinos- phere impure dos ateliws ou par des abeurs excessifs ot parfois dangereux.Ie laboureur, Ini, travaille an grand air; à côté de la fatigue, it trouve le principe de vie qui doit l'éparer ses forces, et ses travaux, toujours vasiè., sont toujours salu taires.L'ouvner dépend de son patron ou de son chef d'atelier ; si le commerce va mal, on diminue son salaire, ou méme on lui retire son ouvrage.(la bientot absorbé ses épargues, souvent insuffisantes ; s° 1 tombe malade, il se voit contraint à vecousir À l'aumône, celte dernière ressource qui semble si Cure à qui n\u2019a rien À donner en échange de ce qu'il reçoit.Ajoulez À ce danger, velui des mauvais exemples auxquels l'ouvrier à tant de peine à se sous traire, et les déplorables extrémités auxquelles penvent le réduire son inprévoyance ou de fâcheux entrai- nements Pour le laboureur, pas de choma ges, pus de grève, pas de morte sai son.Eu été comme eu hiver, cha «que jour fus procore on travail assidu et fructueux ; il n'a jamais d'inquiétude pour sa subsistance du lendemain; sil tombe malade, il trouve dans nes voisins nue frater- neile assistance pour ia culture de sus chamye, el il accepls ce secours satts enbarras et sans humiliation, parce qu'il sait bion qu'à son tour, ersque l'occasion s'en résentera, it n'hésitera pas à rendre le même devair, Voyez aussi quel estle sort des vufants d'ouvriers: à paine en tas du se couduire eux mémes,ils sont Plucés dans des fabriques où des ouvrages trop apjxiquées ou au-des rus do lems forces arrètent leur « éveloppement physique ou moral.Hs restont pelits pâles : chètifs : heureux encore si d'affreuses ma- indies ne los laissent pits estropiés où valètudi aires pour le reste de sun jours Les enfau:s des campagnes, au contraire, restent chez eux, *u grand aiv et lihres
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