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Titre :
Le Nord
Publié à Saint-Jérôme, Le Nord reflétait l'attachement de ses propriétaires à l'Église catholique et au Parti conservateur.
Contenu spécifique :
jeudi 30 septembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Nord, 1886-09-30, Collections de BAnQ.

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[" - ET EMPARONS-NOUS DU SOL.La COMPAGNIE C'IXPRIMERLE DU WORD ST-JEROME 80 SEPTEMBRE 18886.G.A NANTEL Rédacteur FEUILLETON DU \u201cNORD\" LES COUSINS DE NORMANDIE.PREMIERE PARTIE LES GENS DE L'AN II Suite.) ~ Bi jo ne vous explique pas tout, vous m'accuserez de vous tromper, et je vons raconte mon histoire en suivant le coneeil de ms femme Madeleine qui m'a dit : \u201c Si on te tourmente, parle-leur ; on verra bien que tu n'es pas capable de conspirer\u201d Si bien done que maigré tout on me dénonça, disant que je siégeais au eôté le moins révolutionnaire de la section, que je n'avai- jamais donné plus d'un assignat de cinq livres à la quête, que ju fréquentais les égoutes vulgsirement nommés honnêtes gens et que je fdais des livres propres à inspirer le fanatisme contre révo- iutionnaire.Ma femme Madelsine, qui a gardé eu vffet un livre de messe, alla trouver le procureur généralsyndic du département qui la protége, et qui lui dit: * Qu'il aille se promener.\u201d Je partis sans rion craindre, car la Convention avait mis toutes les vertus à l'ordro du jour, Je suis venu chez mon compère Antoine Bocq, fabricant de draps, GrandeJue, à Montivilliers- Vous le connaissez tous! Les trois mateluts firent un vie gne d'assentiment.\u2014 Ce matin j'étais parti de Montivilliers pour visiter à Etretat un digne citoyen, uommé Le Dentu, vous le connaissez bien.\u2014 Oui.répondit le jeune homme aux yeu bleus.=~ Comme j'avais le temps et que je voulais voir le pays, j'avais pris la grand'route qui mène à Godervisle On tm'avait dit qu'en arrivant à un hamneau qu'on appelle Tennemare, je prendrais la route à gauvhe et que j'arriverais à Criquetot.Mais voilà qu\u2019en srrivant à Epouville, je rencontre la diligence et je vois trois fan! tassina l'armo su bras eur l'impé- ; riale On me dit: * Ils escortent la voiture; leurs armes sont chargées.\u201d Cela me donne à penser que Jaroute n'est pas sûre, Dites, citoyens, était-ce une pensée raisonnable?Et, cependant, c'ost là la cause qui fait que vous | m'appelez un espion; car je me jetai sur la gauche en enivant Une petite rivière qu'on nomme la Lézarde.Je rencontrai une Toute ; on me dit: * Suivez-la jusqu'à la chapelle Canteleu ; vous prendrez sur la gauche et vous serex i une demi-lieue de Criquatot.\u201d J'avanoe J'étais déjà arrivé à un endroit nommé Notre-Dame-du-Bec, lorsque j'entends un grand bruit derrière moi.Je me retourne.Je ne comprends pas que je ne sois pas mori sur le coup.C'était la guillotine attelée de six chevaux, d'être demain où il faudre.\u201d Louis d\u2019Enneval et le \u2018jeune homme aux yeux bicws se regardèrent.\u2014 J'étais plus mort que vif Quand ils furent passés, je me hâtai de quitter cette route.Enfin, sprès avoir erré pendant de longues heures, voyant ces arbres qui annonçsient une fer me, et, voyant lamer, j'entrai pour demauder l'hospitalité, manger et me reposer en payant, car l'Aume dor, Dieu merci.hom I anfin fe ue tronvai que des ruines.Javangai vers une brèche derrièro laquelle j'avais aperçu cette maison, lorsque j'entendis ce jeune citoyen pécheur parler à cette belle, aa femme ou sa fiancée, de cou conpé, de glai- vede la Joi\u2014 C'est vrai, dit Louis, en tirent à l'écart son compagnon sux yeux bleus.Eh bien, qu'en pen- ses-tu, Jacques Fannonnel ?Il me parait qu'il y à assez de vérité daus sou récit, et il indique bien toutes las nuances de santi ment d'uu bon bourgeois modére qui vogue eutre deux eaux, ne sachant pas exactement s'il se trouve au milien de jacobins ou d\u2019'honnêtes geun.\u2014 LI est vrai que tous les gens u'il nomme de Montivilliers et \u2018Etretat sont de nos amis.Ila bien puse perdre aux endroits u'il dit.Il est vrai aussi que ce diable d'homme & une bien vilaine miue.\u2014 Et, dit Louis, une vilaine mine qui ue n'est pas absolument inconnue.Citoyen inar- chaud, demanda-til en se rup- prochant, n'astu jamais été au Havre ?\u2014 Jamais, citoyen pêcheur, uisque je n'avais jamais eu le nheur de voir la mer, js nour- riesais pourtant le projet d'y aller, var ma femme Madelcine m'avait dit: \u201c N'oublie pus que tu as des cousins au Havre de Grâce.\u201d Jacques s'avança vivement au- devant d'un enfant qui accourait des champs à toutes jambes et Qui lui dit quelques mots à l'oreille.\u2014 Allons, cris-til brusquement en revenant auprés de Caius-Loy, tu vois, citoyen, ce sentier qui longe ce fossé à droite, tu vas le prendre, tu le suivra jusqu'au bout.Tu irss à travers champs jusqu'à une ferme qu'on nomme la Croix-de-Bivil, ta prendres le premier sentier à gauche.Adieu.\u2014 Mais, citoyen pécheur, il oat tard, je suis figé ; j'allais à Etretat, surtout pour voir la mer; je meurs de faim.Situ voulais me permettre de rester ici jusqu'à demain matin, je donuerais le souper, le logis, la vue o la mer et ton aimable conversation, Un assignat de vingt livres qui vaut où plutôt qui ne changeait vouramment à Moutivilliers ce matin, 21 prairial de l'an deuxième de Pégalité et de l'un cinquid- ne de la liborté, contre un gros écu de six livres, argent.\u2014 Va-t'en, dit froidement Jacques; remercie Dieu, oi tu y crois.\u2014 £i j'y crois, Seigneur Dieu! escortée par un détachement de l\u2019armée révolutionnaire.Je salua: le glaive de la loi.J'enteudie| quelques soldats qui prétendaient ; Qu'on devait essayer sur moi pour voir si là route n'avait rien dérangé.\u201c \u2014 Nou, crièrent les autres, ~ Remercio-le de ce que nous ne sommes pas des guns défiauts, et surtout de cu que nous n'avons rien à cacher Voici ton chemin Walheur à toi, si l'on te voit encore dans cing tainutes! Le petit homme sinclina jusqu\u2019à terre et seu alla clopin clo- tu vais bien qu'il faut aller à #66 (je w'entendis pus bien) pour revenir ce soir & Criguetot.\u201d \u2014 À Criquelol! n'écrièrent Jus pant * ~ Tapes, dit la vieille femme eu lui donnant uu petit morceau t [pour la question que j'ai à vous trois vieux mutelots avec une|de pain noir et une pomme de nous empêchent d'avoir une vision de plus d'une demi-livre vous donne me foru faute ce soir.Alles.Bi vous êtes houuête, que Dieu vous bénisse ; si vous êtes Un traître, un dénonciateur, comme il en passe chaque semaine dans nos villages, puisse ce morceau de pain vous étouffer ! \u2014 Ah\u2019 merci, grand merci, car.Jacques fit un geste de mecan,e et !e potit homme, apréa avoir assuré sur sa tête son chapeau à cocarde tricolore et fait une humble révérence, prit le sentier désigné et s'en alla en grignotuant Vv LE NaviRE.\u2014 Nous avons perdu bien du temps, dit vivement Jacques, après avoir braqué sa lunutte sur la mer; le navire louvoie.D fait le signe convenu pour indi- aor que M.le curé est à bord, et il demande où il doit débarquer.Puis, continuæt-l à voix plus basse on s'adreseaut directement à Louis d'Enneval eten jetant sur Noelle un regard tendre et triste, le petit Prempel vient du m'annoncer que Pierre La Mâle a passé par Criquetot: il oy est arrêté, maie il ne peut tarder à arriver.Allone, la maitresse, dit- il à la vicille femme, après avoir fait signe a l'an des matelots qui sayprocha, vous savez ce qui est convenu.Vous allez vous mettre à la fenêtre de derrière, celle qui donne sur is mer.Mathias va entrer avec vous.Il vous donnera les signaux quo je vous crierai et vous les agiterez.Ne vous trom per pes, surtout ; ne prenex pas e bleu pour le rouge, ni la droite pour la gauche.Vous êtes unu femme sage et d'expérience, 1cère, repritil après un instant de réflexion.Je vous Jo demands, y at-il dans tout ce qui s'est passé quelque chose qui*vous fasse croire que nous sommes trahis et quil y ait du danger pour /wé à Ebarquer en France ¢ \u2014 Je ne sais point, car j'ai le cœur bien gres, anais je suis sûre qu'il voudrait débarquer quand ; même, Mon oncle le curé a soixan te-dix ans, c'est peut-être la der: niéro fois qu'il reverra son pays, son église et as paroissions ! Soit, Inissons donc de côté le drapeau rouge, qui voulait dire: Sauvez-vous.Il a'arrêta encore, puis il dit après queiques moments d'héai- tation : ~ Et maintenant, la maitres- se, jusuis un pew embarrased faire.Je euis jaloux de Pierrec'est vrai, et malheureux à cause de lui.Noelle l'aime comme une folle, elle ne m'simera jamais; et j'aurais bien voulu être brûlé à petit feu et être aimé d'elle.Mais, raalgré ma jalousie, je ne voudrais pus être injuste pour Pierre, qui a été mon camarade et que j'ui cru longtemps le premier des hommes pour le cœur.Je ne voudruis point surtout vous faire de peine.Excusez-moi donc si je vous dis: Pierre va venir ; ;fau il se cacher absolument de lui comme d'un homme qui peui 1 trahir ?La figure de la vieille fume lee contracta; elle joignit les {mains avec une énergie flévreu Be: | == Oh non! s'écriat-elle d'une; voix rauque; non le bon Dieu; {ne lo voudrait pas; non, il ne !peut pointavoir tout perdu.Il davantago ; les arrêtés du dietrict | de tuer pour la patrie ! ile disent | que c'est le bien de laisser sa mère mourir de fsim pour aller tous les coquine, les brigands et les fainéants du Havre! ile disent que c'est le bien d'acaaseiner et ses bienfaiteurs, ren que ce soit pour la Répul lique ! ils di- saints, le Vierge et Dieu lui-mé- me.Qu'est-ce Que tu veux que je te dise, mon pauvre Jecques ?Ohnon! Il n'est pas possible qu'il soit devenu traître et impie.Pourtant, repritelle d'une voix sombre, il vaut mieux se.défier.Elle entra vivement dans sa maison, où l'un des matelots !'avait précédée.Les deux autres, accompagués de Louis et du Noclle, s'étaient avaucés sur l'extrême bord dela lalaise et formaient une ligne qui semblait être lu coutinuation de celle for tmée par le mur de derrière de la cabane.Jacques vint se placer entre eux et celte cabane, & cinq ou six qas de celleci, et, dirigeant 64 lunette vers la mer, il resta longtemps à inspecter tous les coins de l'horizon.l\u2019lusieurs petits vaisseaux tra- Versaient la haute mer, se dirigeant vers le Havre, vers Fécamp, vers l'Angleterre.Le navire dont Mous avons parlé s'était approché Juequ'à un quart de lieue du rivage; il se balançæit mollement, (tournant légèrement sur lui-mé-! we en attendant Je sigue qui devait lui indiquer le point de débarquement.Jacques se retourna, jeta un de la plaine qui s'étendait au sud de la inaisonnette, entre la falaise et les hameaux lointains.Il jregarda de uouveau la mer et| cris: \u2014 Drapeau blanc.\u2014 C'est une bien belle chose que lu mer, citoyen pécheur, dit une voix pres de lui.Celui-ci se retourna et reconnut la figure jaune du citoyen Pasdelièvre qui savançait curieusement pour mieux admirer lo pavillon blanc flottant à ls fenêtre de la cabane.Louis d'Euneval laisss échap per un juron; il fit un bond.et wssénant un violent coup de poing dans l'estomsc du bonhomme, il l'euvoya rouler à quel- Ques pas.Jucques se retourns a sou tour, frappa du pied avec colère, et, après avoir fait un sigue sux deus matelots qui us brécipitérent sur le taarchaud de drap et le imain- tiurent couché, il crie d'une voix touruante : \u2014 Bleu, sur la gauche! snr la guuche! Le uavire s\u2018inclina, prit ss bordée, regagna la haute wer, en se dirigeant vers le Havre.Poudant ce temps le faux imar- chaud roueunais géiniseait et se répaudait eu eupplications.Bur un nouveau sigue de Jucques, lee lever et le poussereut vers l'extreme bord de la lsluise.\u2014 de lai averti, citoyen mar- chaud, dit froideiment Jucques : \u201c Malbeur à toi ai je te revois ; * ce sont là mes paroles ! Mais jo me suis perdu.Ah! je Vous en prie, ue me laitss pas de mai.Je revunais vous prier de we donner yuelquun pour me conduire.\u2014 Tu n'auras besoin de personne pour to guider dans le che Min que tu as à suivre mainto- nant.Le jeune matelot montra te bas de dépouiller ses meilleurs amis que c'est l« bien d'injurier les! regard inquiet sur toute ls partie | ~Moi, un es ! d Dieu ! regardez moi.Pion tran \u2014 Nous l'avons va.Nous ne de pain par jour, et ce que j chanter et pérorer et hurler avec | voulons pas te tuer, nous voulons Que {u te tuve.Tu vos sauter / \u2014 Sauter! Ah! je savais bien Que vous rouliez rire ! Rauter, il ÿ 6 cent pieds! = Boit! Alore, on ve te pous- leer.Demain, on trouvers sur ls plage le cadavre d'un homme bri- of qui sera tombé par accident, Allons ! Les deux matelots, graves ot wuvle, so rupprocleseul.Le petit homme porta vivement la main & sa poitrine, en jetant autour de lui un coup d'œil vif, effrayé et hagard.Puis il laissa retomber le bras, et, passant brus quement entre los deux matelots, il allu se précipiter aux pieds de Noelle\u2014 Mon enfant, cria-til d'aue voix déchirante, me laisserez vous assassiner 7 Quel criine ai-je com- \"mis, sinon d'aveir peur de la guil lotine et de ne pss counaitre lo (pays?Un homme étranger est il jonc nécessairement un méchant lhomme, un homme dangereux, jun ennemi ?bre Dans ce temparci, Jacques d'une voix sombre.\u2014 Mais, jeune homme, ayez pitié de moi ! Je pourrais être vo tre père.Si j'avais été un homme |coupable, serais je revenu ?i = Finissous-en, s'écria Louis.| Tous les espions ne sont pas des lâches ; si vous êtes revena, c'est ue vous êles un brave espion Eh bien, finissez dignement.Nous w'avons pas de guillotine a i vous offrir, nous ; nous avons no [tre falaise Allons, évitez-nous la peine de vous pousser et aautez tranquillement, en vous disant que vos amis les sans-culottes vous vengeront.\u2014 Le guillotine, les saus-culot ltes, je ne comprends rien à vos Paroles, dit le vieillard en se tor Age, ayes pitié de moi.Ah ! scz que votre père ou votre frère, répondit ! =\u2014 Mon enfant, cris le vieillard d\u2019une voix pleine d'angoisse, pen sex à mu fille, à votre père, à vo tre frère, à votre meri.Ils seront peat-être un jour, eux aussi, igs rés parmi des ennemis ! Noelle frémit, \u2014 Jacques, s'écria-t-elle, je ne veux pss vous prouver que vous avez tort.Mais, je vous lo de mande, je vous eu supplie, faites cela pour moi, pour moi, Jacques.Le jeune matelot sentit son crour se fondre ; it devint pate et il lui semble qu'il allait plevrer.Il we détourua, cn passant la main sur ses yeux.\u2014 Je ne peus rien vous relu ser, Noelle, quoique je sache bien que c'est la pensée d'un danger semblable pour Pierre qui vous a attondrie.Cet espion sera donc libre.Mais quand vous nous ver rez, moi et bion d'autres, en péril de mort, souvenez-vous.Lais wz partir cot homme-là.dit-il aux deux matelots.Noclle va le conduire jusqu'aus Quatre-Fer- mes, et jusqu'à Sainte-Marie-au- Boa: si elle veut.\u2014 Que Dieu et tous les saints ! vous bénissent, jeune homme, et | vons aussi, jeune fille ; qu'ils bé- Inissent vos amours à tous les {deux et qu'ils vous accordent une postérité\u2026 \u2014 Vat'en, et qu'on ne t'enten de plus! Le bonhomme fit des révérences à tous las gens présents ot [s'en alla en gémissant, prévédé de Noelle.Les deux matelots descendirent la colline.Jacques et Louis ne turderent pas à les suivre.\u2014 Vous m'en voulez, monsieur le baron.d'avoir fait relâcher cet homme la.\u2014 Moi, point, mon cher Jacquesge connais un peu vaguement, il vst vrai, a puissance du petit dieu walin, et je savais que du moment dant les muins- Mon eufaut, s'é-ioù Noelle L- supplierait, tu ne sau- cris- - gén 1 | | ef unter arena nt rl \u2014\u2014e pr LE N ORD.VANTEZ VOUS MESSIEURS LES ROUGES Enfin après Les quelques asso.| Pour répondre à ln gracieuss im vilation de N ie Réducisur ou clef, bios puisiiques qui viennent d'avoir lieu dans le comié de Terrebonne, | | COLLABORATION.Messieurs les Rédasteurs, sentier de l'erreur et de la démago- gle.L'on devrait publier en même tenipe, les lettres do tous les missionnaires du Nord-Ouest, qui ont ac- ouse eb cundennid Ric), alam que faire bénéficier les paroisses du Nord d'une voie ferrée.\u201d Et tous de dire : \u201c*Luissons donc savoir à M.Limoges, qu\u2019il lui faut revenir à la température calme de La vie domestique.Qu'il ne dois pas mele plus pur patriotieme, pour blent vouloir régenter tout le monde.Oui, méfions-nous de tous ces acheteurs de célébrité qui osent essayer à tromper notre bonne foi, qui ne craignent point de souffler au milieu de nous le feu de la guerro civile, pourvu qu'ils servent leur principes et la victime de son dévouement au parti couservateur, [i a plus parlé de lnl.-mdme que du comté, etce qu'il a dit de ce der.vier à prou ue pour en rester il n'en sait pas plus long que je grand Ture, sur les affaires de Terpahonnaj'aurais bien voulu collaborer dans votre journal et en apporter, sinon des lumières où un savoir éminent, les letiresde Mgr Cameron et du Rav, Pore Dowd qui, eux aussi ont accusé et condainné Riel, L'honorable M.Chapieau lui succéda.C'était Is première fois qu'il vintaitio Nord du comté depuis nos amis adversaires, les rouges déguisés eu nationaux, continuerout- se laisser griser la tôte.Qu'il doit hypocrisie vt faissent triompbher leur faire un retour sur lui-même.Qu'il parti\u201d mt std BM Ga \u2014 a ow we mar 4S lg rly re.ce.ils encore à se vanter de leurs suc cès imagivaires, de leurs triomphes vain et ridicules?La milliers d'électeurs, qui étaient! pime vraiment sa division éleztors- présents à la magnifique et impo-! le ; mais j'en ai été empéché par des sante assemblée de Site-Agatlie, 82- affaires multiples, et aujourd'hui | vent tous que M.Mercier y a fait oan (1 faut que les circonstancos piteuse Mgure, quess sentant faible,\" soient pressantes, que la situation ila été effectivement le plus folble | soit grave, pour que j'ose vous éeri- de sa petite bande d'orateurs roUgOs-! re ot vous adresser, À travers mille nationards, que M.Poirier à parlé | oreupations, ma protestation on plu- comme un enragé et qu'il a esssyé; y celle du comté de Terrebonne | | contre des adversaires peu scenpu- de déployer une grunda colère, sans effet sur la foule.On avait fait ac croire à ce pauvre M.Mercier que la masse des colons du Nord lui sont sympathiques, que lui, M Mercier, n'avaient que la peinede se montrer dans les Laurentides pour récolter des qrotinne ot rontemnier la déesse se la virtoire agenonillée humble et soumise aux pieds du brillaut V'esprit de parti, le vice honteux du | chef de l'apposition.Il x vu par lui- dénigrement, que de mal n'ont-its: même ce que valent les affirmations et les histoires on l'air des agités politiques du comté de Terrebonne.Ha dû sen retourner du bien mauvaise humeur et non sans avoir reproché amèrement à ses prétendus amis, nos pauvres ugités, de l'avoir trompé »i ma'adroitement en l'amenant dans le comté de Terrebonue ai les amis de la colonisation, la seule ot véritable cause nationale, sont si aimés et si populaires, el od les ennemis de la colonisation et de! connue et que les méchants avec leur pays, comme M.Mercier par! moquerie appellent nationard et non exemple, sont si détestés et honnis.du moins une somme de bonne vor lonté greffée sur le patriotisme d'un homme absolument désiniéressé qui i lex, qui ont le courage de faire nue ! guerre aussi injuste que déloyale au ; digne décuté de Terrchonne, M.G, 1 A.Nantel.I Me trouvant lont récemment au milieu d'un grand nombre d'dlee- tax par june s'apitoyaient et disaient : \u201coh | pas fait à la nationals ranadienne- française, et jusque À quand le peuple tolésera-ti! la /uria de tous ces valtimbauques, de tous ces hommes qui font de la politique un métier, une vile spéculation ?\u201c« Ou! il est plus qu'opportun, pour les élecleurs de Torrebonnede s'insurger contre les doctrines élastiques et insondables d\u2019un parti : bigarré, de nouvelle fabrique, qui | n'a pas encore de dénomination re- national.blier de publier la condamnation écrasante do tous les hommes émi- I] ne faudrait pas non plus ouest plus honorable d'être le premier ches sol que le dernier ailleurs, et puisgu\u2019il ne peut formuler aucun Any romté de Terrebonne, les nents du Nord-Ouest, comme celle des honorables Royal, Dubue, Rouleau, Girard, Prudhomme etc, ete.qui tous ont conspué et condamné Riel.= \u201cEt m1 toutes ces protestations, toutes cus condamwations ne produi- saiont pas I'effot d'une douche salutaire et glacée eur les tôtes chaudes, et si elles ne tiraient point d'errent ces cervelles montées par des coureurs de popularité, qui se rient dans leur barbe da héros de Batoche, nous devrions conseiller à M.Nantel de briser sa pluma, de faire taire ses sentiments, de ne pas con- tinner In Jute at !a leçon serait bon- | ne.Le repenitir des dupés qui ne| ponrrait se faite attendre viendrait | atténuer |-tr faute,leur égarement, et tous ces riellistes affcises \u2018d'un jour viendraient faire amenda honorable à leur ancien député.\u201cFt dire que c'est parce que M\u2019 Nantel n\u2019a pas vouln sc laisser clon: ser parmi ceux qui acclament les révolutionnaires, les apostats, les perséenteurs de l'église que l'on veut le fairo remplacer par M.Li moges!\u2026.\u201cEst-ce que ce M.Limoges aurait tous les titres que nous venons d\u2019énumérer et dont M.Nantel n\u2019a pas voulu être décoré, pour avoir été veproche à M.Nantel, qui, an contraire, a rendu des services signalés à son comté et auquel il veut en rendre encore de plus grands, pour quoi l'opposer, pourquoi détruire ce qu'il a édifié, ce qui est encore A édifier ot pourquoi par esprit de parti, seulement, so Zaire la dupe.le bouc émissaire des maguignonneurs publics, de ces hommes qui sont rongés par le dévir effréné d'arriver à la fortune el qui ont besoiu de flgurer, au figuré s'entend.A l\u2019un des degrés élevés de l'écheile sociale.\u201cIl faut lui enjoindre Je résigner comme un bravre homme, qu'il ne dont pas semer inulilement des divi: cotapatriotes, Qu'il ne doit pas at tirer sur lui le discrédit.Qu'il va et lui eu sera reconnaissant.contre les menées sourdes et anti les intérêts, l'honneur du penple,e sions, des dissensions parmi ses pas le droit d'être re pomme de :lis- [cord vi le comté qui oubliera cotte nullité d'opposition que l'on veut Tui impnser, lui en tiendra comple Et comme tous cs électeurs intelligents et influents du comté Je Terrebonne me le disaient : \u201c* Nous devrons protester énergiquement patrioliques de tous ces petits déma.rogues, qui affectent de défendre Méfiez-vous, tout spécialement, électeurs de Terrebonne, de ces gons dont la position convoitée prime le cœur, qui postulent toutes les candidatures, qui affectont les plus grandes vertus, qui esssient à montrer pelure nouvelle, ce sont des loups devenus bergers.Lafontaine, le grand fabnliste, peint si bien lo portrait de ces mirifiquescomédiens que je ne puis résister au désir de | terminer ma longue lettre par les y quatre vers qui vont suivre, &L que | Je laisse à la mégitation demes amis du comté de Terrebonne : * Un loup qui commençait d'avoir petite part, + Aux brebls de son voisinage, ;+ Grut qu'il fallait s'aider de ja peau du renard, « Bt fairo un nouveau personnage !\u201d La provines de Quéher: ent infes- ten par ces loups doublées de la pean du renard.lls parcourent dans le moment, les paroisses du Nord ; aussi, nous mations ces habitants rn garde contre cet gente effamér, aussi rusée que dangereuse et car nassière.Un ÉLECTEUR DU CONMTÉ DE TexaxnoNnE.OE LE COMTE DE TERREBONNE L'assemblée de mercredi, à Sainte Agathe, dans le nord da comté, a décidé de l'élection de Terrebonne.Nous ne suprendrons personne.eb 1878, aussi fAt-il accueilli avec en thousiasme, fl rappela d'abord les honnes relations qui avaient toujours existé entre ses électeurs et ni-mêmo ; après quoi il parla longuement de la question du chemin de fer.I! expliqua les difficultés nombreuses qui avaient retardé la construction du chemin, et annon fi qu'avant un an on verrait la réa isation de ce qu\u2019il avait promis On avait répandu le bruit dans le comté que si M.Nantel élait battu, M.Chapleau aurail peur pour Inie même et qu'il bâtirait le chemin.I\u2019honorable ministre expliqua cette contradiction avec les dires des antres libéraux qui prétendent qu\u2019il ne peut bâtir le chemin, et déclara que si M.Nantel était batt, il serait privé de son aide le plus puise saut, et que la construction du chemin serait en danger.Fi eut un superbe mouvement d'éloguence | quand il s'écria qu'il fatlait avoir l'âme bien bavse pone cioiie i'll profiterait de la défaite d'um ami pour ass:ser son succès personnel M.Chapleau [fut interrompu à différentes reprises par des applaudissements chaleureux et prolongés.Deux gros canons lui succédérent M.Poirier, qni =e fâcha tout rouge en essayant d'expliquer comme quoi ilne s'est pas vendu en 1882, et qui rentra une tentative de placer la question Riel dans la discussion.On l'interrompit en criant : Pas de Riel, parlez chemins de fer!! Et parhleu, on avait bien rasrnn.Et M.Mercier, qui annonça son arrivée au pouvoir pour le 14 octobre, et accusa M Chanlean ot les conservateurs de trahison.Parler de trahison, Ini qui n\u2019a vécu qua de ça, qui palauge dedans depuis 2 pomme ee moins que tous autres les orateurs libéraux qui assistaient à celle as semblée, ot disant que M Nantel sera réélu par une majorité d'au ded de 500 voix duns la but de gagner sa faveur et afin de mieux le duper.Oui, protestons, de toutes nos forces, contre ces audacieux contre ces fauteurs de choisi le candidat, le champion \u201cde l'opposition ?\u201cNon, nous osons l'espérer.\u201cOu serait-ce, parce que celle son entrée dans la vie publique, et qui doit à sa fourherie tous les hocs de sa carrière politique ! MM.Champagne, Boileau et Cou- Les braves et loyaux colonsdu Nord «En effet, pour être national, il; du comté ont montré & leurs bons\u2019 pe faut pas saper les bases de Ia ba.amis des paroisses du sud, qui tionalité, il ne faut pas y semer l'i- étaient présents en grand nombre, vraie, la zizante ; au contraire il faut h 2 ri i i ; ;, candidature inopinée favoriserait la | troubles qui, injustement, we sont i années le parti libéral | pal adressèrent aussi la parole.avec quelleeffronterie avaieut menti | en reflèter l'essence même, le carac- \u2019 ligués contre u Nantel, contre una Dee à d'emparer au comté en| Sôrement, l'assemblée a prouvé politique libérale et aurait pour mission de faire monter l'immense M.Mercier au capitale Québecquois ?\u201cSi nous devens croire à une telle hypothèse, M.Limoges est donc l'un des dinciples de parti rouge, et #'il en cst ainsi le comté de Terrebonng doit décider s'il est prêt à profaner sa politique conservatrice, à cracher sur le drapean des Lafontaine, des Morin, ot #1 de gaiaté de cœur il ra salnerpar des acclamationsl'étendard que le Nordest fidèle au vieux dr3 peau.Les conservaleurs en sont revenus tont flers, les libéraux tout découragés.Le matin de l'assemblée ils avaient eu l'audace de se vanter que M.H.B.Lafleur marchait avec eux.Leur espoir fut aussi court que leur figure était longue quand ils vireut ce monsieur offrir l'hospitali- th de sa maison et de sa voiture l'honorable M.Chaplean qu\u2019il a tou- jour« souteau, M.Lafleur a toujonrs misson influenceau service du parti, et il n'a pas changé ; c'était l'inaul- sonlevant dans les paroisses du Sud des préjugés contre les candidats conservateurs.L'expérience de vingt années leur a démontré l\u2019inutilité de leurs efforts dans re sens.Aujonrd'hui on essaie d'un pian nouveau : on veut soulever le Nord du comté en exploitant mmalhounête- ment des questions locales, eb en cherchant À diviser les conservateurs entre ous.Ces bons libéraux ont frappé à plusieurs portes chez des conservateurs influents, leur offrant leur appui, s'ils voulaient faire la ces chers agités en essayant de faire croire par des faux rapports que tous le Nord est contre M, Nantel.Les citoyens du sud, en venant À Ste- Agathe pour applaudir Messieurs Chapleau et Nantel.out fait voir aux compatriotes du nord, combieu sout menteurs les adversaires de M.Nantel, quand ils vont dire dans le nord que tout le sud votera pour M.Limoges.Cet honnête M.Limoges fais ui bien tère, les sentiments veais et il faut représenter la volonté, la puissaucu et le cœur de la nation inetruite, bien élevée.comme la force impulsive de tous ceux qui possèdent le vol et les richesses du pays.Or, les hommes écarlates flanqués de quelques conservateurs fourvoyés ou égarés par des sentiments inavouables, se nomment-ils légion, sont-ils Ia nation, la milice, la garde matio.homme dont le seul crima est de n'avoir pas voulu marcher dans les rangs de ceux qui sont à boulsver- ver !e pays at qui s'occupent fort peu de provoquer les horreurs d'une guerre de race, d'une guerre de religion, et tout cela au nom d\u2019un Riel, de celui qui à non seulement apontasié sa religion, mais qui tout en se vantant d'avoir du sang sauvage dans les veines, se plaisait À qui wa jamais nale de notre héritage ou de notre|des libéraux, des annexionni i i i i : , de not 4 , stes, | jalouser, à insulter tous ceux qui § tel.Maison ou |ter, du côté des ibérans, de dire lo mai Pre, oa Ja avenir civil et religieux, et sont-ils! des républicains et de tons les petits [appartenaient à la nationalité cuna- Fe or ad on i pelle Pierra|qu'il marchait avec eux.Ilon ost ons bien le croire, pourrs jä-| véritablement les interprètes, les| grands-hommes de la libre-pensée! ! | dienne-française 1.Bohétaier, où H, B.Lafleur,et qu'on | Ainsi des autres conservateurs dont mais faire, vo,de res jeux va, «ue | reflets de la nation canadieune-fran-| D'autres se récrinient ot ajou-| * Arrière! arrière spécialement |A lovalement combattu pendant des|ils avaient rêvé de s'assurer Vinnos agités politiques, ses faux #mis, çaise et du liant clergé qui marche! taient : \u201cNous voulons bien admet-|les empiriques ! tous ces êtres ani.années pour le parti de \u2018ordre Nv pv apr ams devoir, on ne songe pas av cement personnel ni à sesambitions parfois légitimes, quand il faut les l'ont mis dans te pétrin en Je forçant à commettre l'énorme imprudence à sa têle ?\u201cRien simples seraient cenx qui le comté de Terrebonne, et le 14 oc- tre que M.le candidat Limoges soit tabre au soir, une nouvelle et écla- un brave homme, mais l'on assure més d'un esprit dégordonné d\u2019ambition, qui se disent plus religieux de sc présenter.croiraient à una telle hypo:hè Pit n° é i ' taute victoi égisirée di \" | ypo:hise et| qu'il nu pas la faculté, le droit delque le sacerdoce même, qui ont promouvoir aux dépens de l'honneur ute victoire sera cnrégisiréo dans made Mercier.pa qui seraient nssez élourdis, assez! penser par et pour lui-même, que | déserté leur drapeau, qui sont pas|Ati mépris de la loyauté A4 cu nos annales.M Chapleau trop près de Ini, no imprudents pour marcher sous l'é-|son instruction laisse beaucoup à |sés avec armes et bagage du côté Ann bo parti conservete me son La Minerve gide protectrice des nationards pas-| désirer, qu'il ne peut bégayer le |de l'ennergi, qui n'ont pas dans le anal Joyal dans sa force wan \u2014\u2026o s'est péuiblement résigné à te par ler que quelques minutes, juste assez longtemps pour permettre «de rapporter que M.Mercier à parlé, Et encore wa-l-il pas pu faire autre ment que de plaider coupable et d'avouer que lui et son parti ont travaillé, parlé et volé contre notre chemin de fer du Nord, qu\u2019il a voté coutre l'octroi des dix-huit mille piasires pour en assurer la cons- sruction de St-Adèle a St Agathe.ll x donné pour ex cuse le misérable puéteste que lu province est trop pauvre, pendant que lui et ses libéraux ont voulu donner l'argent pour un chemin de fer qui traverserait toutes les paruis- ses du comté de Kamouraska, un comté du sud, et parce que ce comté est représenté par un rouge.M.Mercier à promis que s'il ariivait au pouvoir, il nous donnerait un chemin de fer seulement que quaxD 8L V AUHAIT UE L'ARGENT DANS LE COF- raE;C'est-d-dire Jamais ! ! ! parceque, comme tout le monde l'a compris.avec M.Mercier au pouvoir, il n'y a jamais d'argent en caisse.Les énormes e* effrayants gaspillages qu'il à déjà opérée sur vue vaste échelle, quand il était ministre eu 1878,sont 1a pour prouver ce qu c'est que l'&- conomie reg Hibérans, La Minerve nous donne sur l'assemblée de Ste-Azathe un rapport vrai et très joli Nous reproduisons avec plaisir ce petit chef d'œuvre listéraire, que oe auus lirout avec non mois de plaisir.\u20140 sès, présents et futur ! D'antres ajoutaient : \u2018Ces ualio- nards qui s'opposent à la réélection de M, Nantel, qui se courreut d'un sement ?au faite de la renommée, des hon- ! facilement ?comté de Terrehonne,et elle dèsabu ' | sera sans doute, tous ceux qui saus tmasque trompeur, d'une livrée gros sière, qui re groupent autour du cadavre sanglant d'un révolutionnaire, se proclamant donc les dignes émules du malheureux Riel, d'un fou comme ils l\u2019appellent pompeu- \u201cPourtaut, ne savent-ils pas que cet homme pour assouvir ses haines comme ses désirs déréglés d'arriver neurs, de son ambition, a eu le triste courage de persécuter l'église, de se faire jongleur, apostat, le fauteur de deus rebellions et qu'il Wa re connu ses erreurs, ses hérésies qu'à la vue de l'échafaud, que sous l\u2019empire de la crainte et que lorsqu'il allait comparaitre devant celui qui punit toutes les mauvaises actions ! Un autre groupe fit la remarque qui enit = \u201cMaida letire d'un ecclésiastique, du fils de M.Therrion, lettre datée de Calgary, qui vient d'être publiée, et dans laquelle on fait le triste panégyrigue, le sombre éloge de Riel, ne doit-elle pas dossil- ler les yeux des aveugles, de ceux ique l'on peut tromper même Lrop | Nous devrions recommander à plus court des discours, el qu\u2019enfin il n\u2019a jamais été façonné ou bâti pour faire un député remarquable.Alors, pourquoi vient-il servir _uniquement d'instrument, de paravent À des hommes mal in\u2018 .sionnés, A des charlatans poli*jues qui, actuellement, lui fout patte de velours et qui, plus tard, en feront des gor- ges-chaudes, lorsqu'il sortira pelé et tout meurtri d'une campagne qui promet de Ini être aussi désagréable que fatale?\u201cQue ce candidat forcé ne vienne dour pas essayer à disputer le mandat à un homme qui lui est supérieur sn font eb partout, qui comme Ivi est le fils distingué d\u2019un cultivateur, qui comme lui estun enfant du comté et qui de plus fait le plus grand honneur à la représentation du pays, tant par ses talents que par ses sentiments patriotiques et éclairés.\u201cD'ailleurs que peut-il lui reprocher?aussi iulègre qu\u2019honoräble ?SM, Nantel, n'a-t-il pas fait sa marque dans le monde politique, Législative ?- sation ?\u201cLui reprochetait-il en sus d\u2019avoir | réfléchir auraient pu entrer dans te| déployé la plus grande énergie com- mener ces égarésdans la bonnevoie, saire honorable parmi nonsles germes indestructi ment notre ami naturel et dévoné, \u201cce.i \u201cQui, 11 faut que nous répaduons littéraire, comme dans In Chambre, tous les carméléous politiques qui sout remplis de venin, d'ambition, \u201cM.Limoges.voudrait-il lui re, qui revdtent des couleurs multicoia- proctier d'avoir fondé dans la ville; res et qui veulont avant tout se cou- : de St-Jérme et au prix des plus vrir d'or, pour acheter un pen d'ui- | messieurs les Rédacteurs du journal | géants sacrifices deux journaux im- se, tu peu d'houneurd'apparat.Oui, La Campagne d'adresser une copie: portants qu'il publie dans iment il de cette lettre remplie d'actualité et | de la classe rurals comme pour le appris des désassor:is, de ers dou- de vérités à tous les électeurs du bénéfice et le progrès de la coloni- blures apies À tout »t propre À rien qui n'apparaissent dans nas campagnes qu'en temps d'élection et qui, avec une attitude olympienne, sem- | | cœur assez d'honnété ou de force morale, pour avouer qu'ils out fait un faux pas; aveu qui aurait pu ra- et qui ont encore moins cet amour, celte charité que l\u2019on doit avoir pour son proc Jain, pour un adver.Et ces.électeurs de Terrebonne njoutaient : \u201cNous avons à choisir entre le bon et le marvais grain, ponr faire prendre, pour faire durer bles des bons principes, d'une boane semence.Or,c'est donc dire à notre comté qu'il lui faut choisir entre l'Honorable Ross et M.Mercier.Le premier qui est un homme sans peur et sans reproche, qui est cultivateur comme nous et conséquesn- doit rester notre chef à son poste pour défendre noire honneur rational.Le second dont nous avons entendu chanter si souvent les oxploits, laui wa ioujours débils que de la \u201cM, Nantelm'est-il pas uncitoyen ! mercerie avariée, de contrebaude, | ne mérite nullement notre couflan- faut nous méfier des hommes mal tendemiain de nos plus belles victoires dans te comié ; La journée était belle, el on etait venu en fonlo a Sainte-Agathe, de toutes les paroisses du Nord, pour entendre la discnssion qui devait s'y faire, L'honorable M.Ch-pleau, se- erétaire d'Etat, l'honorable M.Cham pagina, conseiller légistatif, M.G.A.Nantel.candidat conservateur, M.P.Ev, Leblanc, député de Laval, et M.Boileau de Saint-Jérôme, re présentaient le parti conservateur, contre MM Mercier, A.E.Poirier, Chs Champagne, M.Limoges, candidat libéral, et Melchior Prévost, ex-maire, et préfet défunt du comté de Terrebonne.M Nantel ouvrit l'assemblée par un discours d\u2019une heure durant lequel il traits de main de maîtro les questions qu intéressent le beau comté qu\u2019il a si bien représenté pendant quatre ans.M.Nantel est connu, son éloge n\u2019est plus à faire.Orateur éloquent, écrivain distingué, policien habile, il mérite à tous égards l'estime de ses électeurs, et cenx-ci lui ont prouvé mercredi qu\u2019ils tiennent à lui continuer son mandat M.Limoges lui suceéds, eb épuisa cu 17 minules toute sa verve el son éloquence.Il est gentil, mais il n'est pas malin, ce qui fait qu'à Terrebonne on ne le prend guère an serienx.EL puis on n'aime pas, dans ce comté, à voir un libéral à tous crins, revètn d'un manteau qui me fait bien qu'à des comédiens comme MM.Mercier et Poirier.M Leblanc à parlé ensuite sur Ia position du gouvernement Ross dout il a fait apprécier la bonne et sage politique.Le député de Laval parle toujours bien, et s'impose à a conflance du peuple.Après lui M Champagne caudi- dat dans Hocholaga a dépensé trois quarts d'heure à affirmer que depuis vingt aus il est l\u2019apôtre des bous AGITEZ-VOUS, MESSIEURS LES ROUGES L'astuce de nos adversaires à quelque chose d\u2019indicible.Samedi matin les agenis de M Limoges étaient sur le chemin, invitant les électeursde Shawbridge à une assemblée où les deux partis, disaient-ils,seraient représentés.Mais on west bien gardé d'inviter M.Nantel qui n'a eu vent de la chose que par un par hasard.C'est ainsi que l'on a fait à Stc-So phie, à New-Glasgow, à St-Jan- vier.Mais pour Shawbridge il est un détail encore plus odieux ; c'ost que le secrétairm du comité national à pouseé l'audace ju«qu'à dire qu\u2019il w\u2019y avait pas d'assemblée à Shawbridge mais à Ste-Thôrèse.Te cou raire était faux.\u2018Aussi il fallait voir la figure qu'ont faite MM.Limoges, Mornsselto ct Blaise Pascal Longpré lorsqu'ile virent arriver M.Nantel.C'était la troisième fourberie que es dernier dérangeait L'exécution de M.Limdges devant les Anglais ct les Canadiens-Fran- çais à été complète el à Shawbridge en masse, si Oo: retranche los MM.St-François.tous voteront contre M.Limoges.M.Joseph St-François a voulu prétendre qu'un conservateur lui avait offer: $200.00 pour lompdcher de travailler pour M Limogesau défi de nommer ce conservaieuF, M.St-François à répondu qu'il as Ey : LE NORD voulait pas commettre d'indiseré- tion.M.St-François sc vante, sou influence 1% vaut pas 200,00 et por sonne ne les Ini a offertes.- Ditraniche à St-Sauveur, grande assemblée après la messe.M, Nantel soutint la discussion et sut cou foudre, comme ils lo méritaient, M.M Limoges el Morrisselte.Ces Messieurs lureut spplaudis par M M, Elie et Victor Dosjardins.M- Nantel eut l'approbation du reste de l'asserulléo; c'est Là la pure vérité- M.Limoges est revenu de suite à BiJérôme, la quoue basse et por- taut bas l'oreille, Il a pu voir par l'accueil qu'il à reçu dans une des purcleses les plus divisées du Nord ce qui l'attend aillenrs.De fait, il faut avoir une foi bien ro buste pour continuer cette lutte da.sespérée.Enfin M, Limoges convient qu'il croit que le chemin de fer va se construire.Mais il ajoute qu'on a pris trop de teuips pour arriver À ce ré sultat Il scrait curieux de voir ce qu\u2019uu- rait fait de plus M.Limoges, depuis 1882.Si le chetnini de fer doit se cons truire, comment M.Limoges peut il se vanter qu'il va favoriser cette entreprise ! ! ! Il ÿ à des gens qui croient qu'ils peuvent dégois-r en long of en large sur le compte des autres,et na faire en cela qu'une œuvre méritoire.Ils sont par contre très vexées de ce qu'on leur répond sur le même terrain,et de ce qu'on leur égraligne Ja peau du bout du doigt.Deux poids, deux mesures.Messieurs, vos coups peuvent faire du mal, mais soyez certain que l'on peut répondre par d\u2019autres Coups, qui vons seront pour le moins assez sensibles pour vous arrêter dans votre œuvre de calomnie.Avis à qui de droit.La paroisse de St Sauveur sera certainement plus favorable à M.Nantel qu\u2019en 1882, les amis de M.Limoges l'admettent eux-mêmes.Vendredi dernier, vers les quatre heures de l'après-midi, M.Nantel arrivait de St-Agathe, fatigué d'un si long voyage, quand il apprit qu'une assembléo publique de vait se tenir ce même soir, que les deux partis y seraient représentés : il apprit en nêm= temps que cette assemblée était décidée par le comi té rouge depuis plusieurs jours, qu'elle avait été préparée à la sourdine, qu\u2019un train spécial avait élé retenu par ua membre du comité Pourquoi les amis de M.Nantsls on M.Nantel lui-méme, n'étaient Île pas invités plus tôt d'assister à une telle assemblée, préparée de longne main.Loin Jelà, la convocation était pour 6 hrs., et nous n'en avons reçu avis qu'une couple d'heures auparavant.Nous nous rendons à Si-Sophie, et nous trouvons là Morissette, Tremblay, Cloran,et Weir,qui paraissaient très-in.quiets.D'après les arrangements, Chaque parti doit avoir une heure et M.Nantel se charge à lui seul de carder la petite troupe d'orateurs rouges, ce qu'il fait avec un grand succôs.Quel éreintement pour ces nationards ! Le comité rouge de StJérôme n'est vraiment pas loyal.Lo 23,jour de la grande assemblée du comté à Ste-Agathe, les rouges-nationards appelaient une nssemblée À St Janvier, sachant bien qu'en un tel jour, ils ne rencontreraient aucun adver:sirs.M E.Tremblay, de Montréal, se prêtant à ce jeu peu honorable, était donc à StJanvier ce jour-là.Mais cela ne lui pas réussi.LEUNS MENSONGEE Nos agités sentant leur faiblesse de plus en plus visible, paraissent maintenant (fermement résolus de ne plus roceurir qu\u2019au mensonge.Sans cesse, ils vont de rang on rang, de maison en maison, culportant à l'instar les suisses, des menteries, qu'ils n'osont affirmer cn public, en face d\u2019uu adversaire.Jeudi dernier, les orateurs de M.Linioges ont avoué à Bie-Agaihe, les uns après los autres, que persou- ne ne pouvait raisonneblement reprocher à M Nantel l'abolition du vote populaire ainsi que la loi des chemins doubles où de travers,puis qu\u2019il n'était pas score en Chambre alors.Depuis deux ans, néanmoins, quelques individus répandaient celle tumeur daus tout lv comté.Encore aujourd'hui, malgré qu'ils n'aient jamais osé soutenir publi quemant une telle mentorie, malgré mème qu'ils aient reconau publi.quemeut que M.Nantel n'est pour rien dans cette affaire du vole popu- laive et des chemins de travers, eu- core anjourd' huien cachette ou en petit comité rouge, 1ls essaient de Maintenir la môma erreur.EERE Doux faits patents ressortent de la grande assemblée du 33.lremière- ment, M.Limoges, M Mercier, sou chef, et les autres orateurs libéraux ont rvoué qu\u2019ils n'avueut pas con flance en la construction d'un chemin Je fer dans le nord du comté de Terrebonne, sous prétezie que ces montagnes là sont trop tristes, et que d'ailleurs, le pays est trop pauvre.Lo gouvernement, disent- ila, sera ohligé d'emprunter de l'argent, et un tel chemin de fer n'en vaut pas la peine.Les orateurs con- servatours, eux, ont soutesu qu\u2019un chemin de fur peut trés-bien se faire au travers de nos montagnes comme cela s'est fait dans d'autres places.que les besoins de la colonisation le réclament impérieusement, que ce chemin développera un beau pays, et permettra de vivre A une grande population, et qu\u2019enfin nous I'aurons quand même.Deuxième aveu des orateurs rouges à l'assemblée de Ste-Agailie : c'est qu'ils ont tous reconnu que M.Nantel n'est pas la cause de l'a bolition du vote populaire, puisque c'éteit M.Chapleau qui était alors à la chambre de Québec.Mais c'est égal, disent-ils, il faut en punir M.Nantel.LE CHEMIN DE FER Une chose certaine, c'est que si M.Mercier devenait premier ministre, notre chemin de fer ne se ferait Jamais.Une cliose certaine, c'est que si M.Limoges élait élu, cela aurait pour effet de retarder la construction de notre chemin d'une trentaine d'années.Heureusement, M.Mercier ne sera pas ministre, et M.Limoges ne sera pas élu.\u2014A Ste-Agathe, M.Limoges ne pense pus qu'il soit possibie de faire un chemin de fer dans le Nerd, que ce chemin soit voie large ou étroite, le pays étant trop pauvre.= À StSauvenr.M.Limoges pense que le pays vst assez riche pour un chemin de fer large, Quand on se contredit si souvent c'est qu'on a envie de tromper le monde.Les conservateurs prétendent qu'ils peuvent construire un chemin do fer de colonisation dans le nord, sans faire de nouveaux emprunts, sans imposer de taxes ; et comine ce sont eux qui ont déjà fait tant de chemins de fer, ils sont encore capables d'en fuire d'autres.Ce sont les mêmes hommes.\u201cDOE Lettre du Nord LEQUEL DES DEUX VOUS FAUT-IL?Limoges ou le chemin de fer CHOISISSEZ En votant pour Nantel, nous aurons le chemin certainement et bientôt ; en votant pour Limoges, nous ne l'aurons\u2019pas de sitôt, et peut-être jamais.C'est à y faire al-; tention, car le cas est sérieux, Il y vs du nôlie aouuili, géñs du nord, et de l\u2019aveuir de nos familles, ainsi que de nos jeunes paroisses.{ Si nous n'avons pas lo chemin |de fer, c'est fiuimous sommes finis \u201cnous n'aurons plus qu\u2019à déguerpir \u2018de par ici.Mais avec le chemin de fer, c'est la prospérité, c'est la vie, la | fortune et Pavenir I L'auronsnous, ce chemin de fer \u201cau ne l'aurons-nous pas ?Cela va dépendre de la manière qu'ou votera Si ou vote pour Nantel, ou l'aura.Si on vute pour Limoges, on pourra jour le chemin de fer: Nu vu, ni connu, on vous embrouille.Maintenant, mes hous amis, les gens du nord, si vous voules m'é couter, jo vas vous donner mes raisons.Premièrement, Chaque fois que daus le monde, 4 y à un grand bien à opêrer où un grand progrès à ac complir, on n'a jamais pu réussir sans passer au travers de bien des fifficullés et des olwtacles, parce qu'il y a toujours des gens malintentionnés ou ne comprenant pas les choses, qui cherchent à mettre des empéêchements, Pour nous, les gens du nord, to tre grand bien, notre progrès, c'est le chemin de fer, Ceux qui ventent nous aider eb qui nous aident déjà depuis 1882, c'est-à-dire depuis quatre ou cing uns, c'est M.Chaplean, c'est M, Nautel, c'est les couserva.teurs, La difficulté, l'empêchement, c'est M.Mercier, M.Poirier, c'est M.Li moges, l'homme que Mervier et Poi rier font marche coma» ils veulent.Depuis 1882, les couservateurs nous oui ubiviiy de l'argent ivue lue ans.de sorte que maintenant notre chemin a eu du gouvernement une somme se montant presque à Jix milla piastres par mille.Seulement qu'à la session de ce priviemps, rien qu'en un seul coup, M.Nantel nous a fait avoir dix-huit mille piastres pour ce chemin entre Ste-Adèle et Ste-Agathe.Sans cemp- ter que M.Nantel, M Chapleau et autres ont mis de leur argent dans cette affaire, pour laquelle donc ils ont géuéreusement sacrifié une partie de leurs économies.Et les libé- raus, eux, qu'ontils fait?\u2014 Rien.{ls t'ont pas mis d'argent de leur poche comme ont fait les conservateurs.Ils ue nous ont pas obteuu un seul sou du gouvernement, comme ont fait les conservateurs.Au contraire, les libéraux ont fait de l\u2019opposition tant qu\u2019ils ont pu, ils se sont démenés tant qu'ils ont pu pour empêcher tous les chemins de fer en général, et celuidu nord, c'est-à- dire le nôtre, en particulier.Deuxièment Si vous voulez m'écouter encore quelques instants, mes bons amis les gens dt nord, je vous mettrai sous les yeux les votes de Mercier contre notre chemin de fer.Vous savez que M.Mercier est l'homme de M.Limoges, celui qu'il admire et approuve en tout et partout, \u2018son porte-drapeau, son grand prophète.Vous les avez entendus parler A Ste Agathe.M.Mercier a flatte M Limoges, M.Limoges à flatté M.Mercier, ils se sont choyés tous les deux.Ces deux hommes là, s'ils vont tous deux en chambre, marcheront ensemble.Limoges fera ce que Mercier lui dira de faire.Mercier a déjà voté contre notre chemin de fer, ii volera encore pareil, et Limoges vote- 1a comme lui.Aiusi donc, voici les voles de M.Mercier et do ses libéraux à l\u2019occa sion des octrois d'argent pour notre chemin en question.C'est le 5 juin 1886, à la chambre d'Assemblée de Québec, que \u201cL'honorable M.Flynn propose * que la chambre se forme en co \u201cmité général, pour prendre en * considération, en tnême lemps, \u201c une résolution concernant l'aide \u2018 à donner pour la construction de * certains chemins de fer et des ré- * solutions concernant les subsides * aux chemins de fer,conformément \u201c à la résolution adoptée ce jour ; \u201c ce qui est adoptée sur division (Page 355 des procès-verbaux de F'Assemblée Législative.) Vous savez que l\u2019hon.M.Flynn est un conservateur, Parini les chemins de fer auxquels cette résolution accordo de l'aide, on remarque le nôtre, colui} Qui nous intéresse, ainsi qd'on le voit d'après le paragraphe suivant : Résolu, 4, Que le lieutenunt-gou- verneur en conseil pourra accerder À la compagnie du chemin de fer 6 à la compagnie avant le pars- Dkvement des dits douze millon, et pourvs que celta partie du chemin e fer projets de ia compagnie bu.: ainsi purachevée daus les deux aus à compter de la dato de la passation de l'acte qui vera basée sur les présentes résolutions.» En deuxième lecture, l'hon.Mercier propose un long amendement, au cours duquel il se plaint qu'un ortroi de 180,000 Acres de terre ait déjà été accordé à un chemin de for de StJérôme à Ste-Aguthe, et en lequel il cherche faussement À faire accroire que notre province est trof pauvre pour accorder de l'aide à nos chemins du fer, il ternime eu disant : \u201cQue pour toutes ces rai.* sons celte chambre croit qu'il we- \u201c rait raisonnable de retarder, jus *\u201c qu'à la prochaine session, la con- * sidération ultérieure de ces réso- & lutions.\u2019 (Page 36t, Procès-Vee- baux «8 l'Assemblée Législative.) Ainsi vous voyez que les libéraux.\u2014M.Mercier en tête,\u2014cherchent à nous nuire, à nous les gens du non), en voulaut remettre d'année cu au néa les hans votes de la chambre qui peuvent nous eecourir dans notre délreeus, Mais cette fois ci.îls n'ont pas réussi, car M.Nantel et les conservateurs onl su vuter comme il le fallait.Voiri le nom des rouges qui ont voté avec Mercier, c'estd dire contre notre che min de fer : \u2014Barnard, Bernatchez, Boyer, * Cameron, Demers, Gagnon, Gironard, Laliberté, Lemieux, Mar.© chand, McShane, Mgncign, Robi- 8 doux, Shehyn, Stephens et Whyte, Les conservateurs oul voté pour les résolutions de M.Flynn, c'est-à- dire en faveur de notre chemin de fer.(Voyez à la page 403 et 404 des Procés-Verbaur de d'Assemblée Législative.M.Cagnon (un rouge) propose en ameuderment que l\u2019aide du gouvernement ne soit accordé qu'aux chemins du lac St-Jean et du Nouveau Brunswick au fleuve St-Laurent, lesquels, ditil, sont d'un intérét général el destinés à favoriser la colonisation, l'agriculture et le commerce (Voir & la page 401 des P, V.de I'A L Ainsi on voit que d'après les libéraux il n\u2019y aurait, ce qui est complètement faux et mensonger, que deux chemuns de fer propres à favoriser la colonisalion : celui du lac SiJean, en arrière de Québec, et un autre bien Join en bas de Québec, celui du N.-Brunswick au fleuve St- Laurent.Pour ce qui est des chemins en arrière de Montréal et de St- Jérôme, ce west rien de bor, à ce que disent les rouges.Mais cr n'est pastout.M.Gagnon, un des chefs rouges à lu chambre, propose que l\u2019on de ces deux chemins de fer déjà mentionnés passe à travers toutes ou presque toutrs les paroisses de son comté de Kamouraska, comme les paroisses de St-Elenthère, St Alexandre, Sie-Hélène, St-Paschal, pe de Néri, et St-Denis.Est-il possible de se moquer du monde autant que cela.Cependant, on voit les libéraux voter pour une chose aussi injuste et aussi ridicule.Voisi leurs noms : \u2014Bernard, Hernatchez, Boyer, Demers, Gagnon, Girouard, Laliber- 18, Lemieux, Marchand, McShane, MERCIER, Rinfret, Shehyn et Whyte \u201414.Un rouge a en honte de voter d'une manière aussi indigno ot si peu patriotique, c'est ¥.Robidoux.Et M.MERCIER, qui trouvait tout-à-l'henre la Province trop pauvre pour nous favoriser, nous les gens du nord.à voté à deux mains pour favoriser los gens d'en bas de Quéhec.Pas nssez d'argent pour nous autres, mes amis les gens du Nord, et de I'argent en plein pour les autres, Tolle est Is politique de M.Mercier, qui est venu nous con-; ter des halivernes A Ste-Agathe, M Mercier vent rite de nous autres, et il cherche à nous imposer St-Louis de Kamouraska, St-Philip.| ! UN DISCOURS IMPORTANT SU COMITÉ CONSERVATEUR Nouveau surplus de 8100,000 L'honorable M.Ross, preniier ministre de Ia provinces, s'est rendu hier au soir au comité central du parti conservateur.Une foule enthousiaste encombrait les vastes satles.La vieille garde et la Jeune garde mélalent leurs rangs.L'annonce de la candidature de M.Victor Châteauvert pour la divi sion de Québec centre à été saluée par un tonnerre d'spplaudissement- L'honorsble premier ministre, M.Ross, 4 alors pris la parole et pro.noncéd un discours de la plus haute importance, [1 a parlé aver une vi- guear.une chaleur, une force de conviction, et une éloquenee entrat- nantes.Mes paroles ont été rouvertes de bravos et d'acclamations Nous donnons ci-dessous nn résumé de ce discours ministériel, On verra que l\u2019honora M.Ross a annou- cb une nouvelle des plus agréables.Non-senlement note Avous en un surplus Je 824.000 au 30 jnin 1885, mais pour J'annéé fixeule IBRS-S6, terminée au 30 juin dernier,Le cou- VERNENENT EST EN MESURE, D'ANNONCER UN NOUVEAU SPRPLUS DE 8 100.000 CETTE FOI La province de Quebec accueilie- va vetle g'orieuse nouvelle avec lu même enthousissme que l\u2019asem- hlée conservatrice d'hier soir.Voici l'analyse du discours de honorable Premier-Ministre : L'hou M.Ross, premier ministre, a coumencé pa- féliciter les électeurs de Québec-Centre de l\u2019heuroux choix qu'ils venaient de faire dans In personne de M.Chateauvert comme candidat conservatenr aux prochaines élections.Les applaudissements qui out accueilli le nouveau candidat en arrivant dans cette salle sont une preuve de sa pularité et une garantie de l'éclatante victoire qui lui est réserve après celte Intte.I y à encore quelques comtés qui n'ont pas de candi- les divisions auront chacune leur candidat conservateur.L'honoratle premier-ministre parla ensuite du bouleversement que libéraux avaient cherché à produire dans la province an moven de la question Riel Nos adversaires cherchent à soulever toutes sortes de préjugés pour arriver plus sfire- ment À leur fin, mais cette lactique ne leur réussira pas plus que par le En resserrant nos rangs, nous leur infligerons une nouvelle et sanglante défaite.Les nouvelles que nous revevons des différentes parties de la province sont des plus favorables et des plus encouragearnies pour la cause conservatrice.Ma'gré les vantardises des libéraux, nous sommes sûrs de sortir victorieux du combat, et cela par une grande majorité.rsque le gouvernement actuel estarrivé au pouvoir, ila soumis un programme à l'électorat, et ce programme a été réalisé.La premier article de ce programme comportait le rétablissement de l'équilibre dans nos finances.Le gouvernement a remoli ses promesses i ce sujet | Non seulement il a rétabli l'équilibre dans nos finances, mais il a de plus donné un excédent de près de viugt-cing mille prastres à la fin de l'exercice I8R$-A5.La rovinee s'était endettée et accusait des déficits dans ses flnances pour construire des chemins de fer et développer les différentes sources de richesse du pays.Ces dépenses ju- fées nécessaires par le parti conservateur pour la prospérité de la province ont produit nn bien considérable, et une foule d'améliorations indispensables ont été effectuées.Mais l'ère des déficits ne ievait pas toujours durer, et le gouvernement actuel à réussi à y mettre fin.L'ex- cédent n'est pus élevé, il est vrai, mais il veut mieux qu'un déficit de $300.000 & 8522,000 comme nous le constations depria quelques nn nées L'honorabie M.Ross déclare alors, au milieu d\u2019un lonnerre d'applan- dissements, que l'excédent de l'exercice arrêlant au 30 juin dernier, dépassera la somme de B1 Est-ce là conduire la province À la ruine et à la baugneroule, comme le prétendent les libéraux ?Un autre article du programme du gouvernement actuel a été de favoriser l'agriculture et la colonisation Sur ce point le gouvernement ® feny \u20ac pramocsa » il a encouragé agriculture et la colonisation dans toute la mesure do ses forces, et il se proposé de faire encore plus dans M.Limoges afin d\u2019avoir an homme de Montiéal et Occidental, un subside de quinze cents piastres par mille, pour un parcours de douze\u2018 milles pour cette partie du chemin | de fer que celle compagnie est au: lorisée & construire do Ste-Adéle à, Sainte-Agathe, dans le comté de.Terrebonne, sujet sux conditions\u2019 qu'il plaira au heutenant gouver, neur eu conseil de fixer ou d'impo-! ser à la compagnie, pourvu que ce; se faire une croix sur le bec, et bon- subside ue soit, dans auzun cas,, de plus pour lui aider en chambre al rire de nous autres.i Mais nous allons tous voter com) me des hommes qui comprennent leurs intérêts, de manière que X Limoges, reste tranquille 4 sa maison.On s'est bien passé de lui jusqu'à présent, où s'en passera bien encore.l'avenir, car lorsque l'agriculture est prospère dans un pays, lontes les autres industries sout prospères.La construction des voies ferrées, qui contribuent si puissamment au progrès de la colonisation et à la richesee d'une nation, n'a pas été négligée par le gouvernement actuel.À ue dernière session.nous avons fait adopter une loi pour hâter l'établissement des chemins ds for saus augmenter ies obligations de la province.Un ELECTEUR DK STE AcaTHE Ste Agathe des Monts Sept.1886, H à failu lutter avec courage con- po- parle dats, mais dans pen de jours, toutes | P) tro nos adversaires qui s'opposer:t toujours ave: acharnenient aux me- sares prémentées par le parti conser.valeur\u2014les libôraux ont combattu sälls cesse tout ce qui était propre à faire progresser vos industries, \u2014 il à fallu gagner du lerraiu pouce par louce, ot finalement le tou sens do svt Chaslue l'a suport File jui ordonnant la conversion des octrois «n terres en subsides eu Argent aux compagnies de chesnins de for a dL adoptés par ane grande nusjorité, Par cetle loi nous encourageons lu construction des voies ferrées saux imposer aucun fardeau au Trésor ; au contraire nous éparguons par là des dépenses cuve\u2019 lérables à la pro- 1 le loi, nada avons as suré la construction du chemin de for du Tue St-Jeau, de celui de To miscouatu el de lous ceux qui ail- lonnent la provine-.Tout bs monde vait les immenses résultats qui dé rouleront de la cous'rurtion «lu ehe- min de fer du lac St-Jean pour les habitants de la ville de Quéhve.pour les habitants de Ja valtés qu lac St- Jean et pour lous les habitants de la provinee de Québec en général.De puis la session, plusieurs compagnies qui n'avaient pas les moyens de coustruire leurs voies ferrées, se sont mises À l'œuvre et les travaux seront conduits à bonne fin, grâce à la loi que le gouvernement a fait voler.L'honorable premier ministre ne croit pas nécessaire de passer eu re- vne tous les articles du programme du gouvernement actu ; ! 3 + + | LE _ NORD \u2014 \u2014 rm rt \u2014 Feuilleton du \u201cNORD\u201d No?CORBIN D'AUBECOURT PAR LOUIS VEUILLOT.XII 19 juin.Suite) \u2018Toutes ces paroles m'ailaient au eœur.Je n'avais garde de laisser languir l'entretien, \u201cA présent, repris-je.vous êtes au moins bien revenue de vos alarmes?\u2014 Mon fils etsa sœur, poursuivibelle, m'ont fait une socle de paradis Ilnya point, dans ma provinee, de maison plus tranquile que celte maison, ni de fatnitle plus constamment réunie au foyer Ma fille étudie et m'aide au ménage, Germain travaille, la petite apprend à lire, et le soir nous Nous réjoussons tous quatre du Lou heur de nous auner.Que de gens ne pourraient croire qu'a soit hen- seux à si pou de frais ! \u2014 Je ne suis pas de ces gens-là,\u201d m'écriai-je, fort embarrussée d'une larme indiscrèle qui, malgré moi, venait obscarcir thes yeux Pour mue distraire de ceile émotion, où plutôt pour la cacher, je rome th nes regards dans la chambre.Etle exprane bien le caractère de l'iemme qui l'habite: on eruci- fix placé en face de son bureau ; des armes qu'il à portées daus ses voya Res, étant obligé dr revêtir le costume astatique : le portrait de sa mere et cel.ride sa neue, très finement des- sivés par Ini-méme; ot entre ces deux portraits, la branche de buis bénite au jour des rameaux.Joignezces fivres amoncelés partout, voilà savaut, voilà te chrétien, le bo fils, l\u2019homme plein de cœur; voilà mon at Germain! Mais deux autres cadres attirèrent men attention, et me faisant mieux connaître encore le fils de Mme Dare cet, me le rewlant, s'il est possible, plus cher, me délerminèrent À nue action qui engage défisitivement ma vie.Dans nn con japergns des fleurs arfaitement peintes, ot, sous ce ta eau, Un canevas, L-] qu'on en fait remplir aux petites filles anti apprennent à maiquer, contenant des vingt- quatee lettres de l'alphabet, les dix chifres, el, pour terminer la ligne, d'un côlé un nisvau, de l'autre un arbuste dans we caisse ; le tout entour de haguetles vtr peu dédorées parle temps Ce chiffon, dans ce grave ealnnet, 1ne fit sourire.* Je Vois, «lis-j+ à Mme Darcet, par pure distraction, le premier ouvrage de mademoiselle votre flile, el sans doute que belles fleurs sont aussi | desa main?\u2014 Non, me répondit- elle; mais ces deux objets n'en sont: pas moins très précieux à tion file! Îis lune rappellent ensemble vue épo | que douce du sa vie, «4 l\u2019un des Lrèsgtands chazrins qu'il ait éprouvés Les tteurs ont rté perntes pour bu, par vue dame allemaude, femme de frande vertu, qu'il avait eu l\u2019hon-i neur d'assister dans d'effroyables re vers, et qui est morte, \u2014 Et le mar bras; elle me rendit teudrement nies curusses.« Quoi, mou enfant.vous seriez\u2026\u2014 Oui ! bonne mère, je suis Rosutie Corbin ; je suis celle pauvio Reschen que Germain ai- maittant Et #'il m'aime toujours, je veux Mre votre fille.\u2014Cortes,uon mou enlani.me repoudivelle, s'ut- tendant pointma pen-ee.Que Germais va dtre heureux de retrouver #4 seconde aœur !\u2014 Chère Madame, lur-dis-je, n'oubliez pus ma prière 81 vois promesse.Nous avons ba soin d'un impénétrable secret.vant votre flis, aussi bien que devant tous lov autres, je ne suis que la nièce de In mas quise d'Aubecourt.Rosal\u2018e Cordin n'est pas encore re lrouvée, excepté pour vous.Germain à une sœur parfaite ; jo dévire une autre pluco daus son cœur Quaud n'étais qu'uve enfant pauvre ef saus appui, Il pensait que je pourrais devenir ea femme.n fa écrit à ma mère.Ce qu\u2019il pensait das ce Lempe-là, ie Je pense anjourd'hui.» ; \u201cwe Darcet, slupéfaite, parut se demander si je n'élais point folle; mais jo lui prouvai que j'avais ma vaison, Elie m'avous qu'ayant sou- veut désiré de warier son fb, le parti que je propusais ne lui déplai- Fait pas ; bien au contraire.Quant aux objections, je les levai l\u2019une 2 f'untee, ot \u2018sas peile, «Qu'avez-vous À craindre ?lui dis-je, Germaiu ne saura rien.Nous couspi- rerons pour sou hunteur, sats le tirer de son ropos.Si jo réussis le faire agréer de ma taute, ce qui est difficile, mais non pas inipos- sible, il n'aura que la peine d'ac- cepler où de refuser, Bi j'choue, il ne seru nullement engagé ; nos d marches ne l'anront point empd- che de s'établir.Pour moi, je l'aime et je n'uurai jamais d'autre époux.Le pire qui puives m'arriver est de tester auprès de mu tante, dans une situation que sa bonte el notre mu- Melle affecton rendent tré-dauce, où de me retirer plus trad au cutt- veut.C'est à quoi je songe sans le to andre effroi.Dieu daignera toujours et partout m'appreudre à sup porter des peines dont lu source n'aura rieu % coupables Quelle mère ne ve serait pas ren- dué à ce langage ?Mme Darcot m'einbrassa de Houveau es me promit son appui, De noo côté, je m'engageai à la consulter autant que je Lourrais.« Maintenant, aoutai-je, je voudrais bien voir mademoiselle votre fille ; ne vi-telle pas venir ?\u2014 Jeanne, ine répondis la boune dame, est chez votre femme de charge, qui Lui à recommaudé deux ou trois pauvres tualades, ses voisine.Elle y lestera peul-ètre quelque temps, el je crains de voir arriver Germain.\u2014Alors je m'enfuis, nécrisi- je, Fm seuiblerait, si je le voyais te j'ai (ait ane action trop bardie.\u2026 Sain allous che-chev Mile Darcetd'annonce ai à votre protégée sa nouvelle situation ; nous reviendrons ensemble, et vous serez re mise dur trouble où vous out pu jeter mies confidencess Elle y vousentit ; nous partlines, Ah! j'etais bien flère de la sentir appayes sur non bras! Pendant que ans deseendions lentement l'escalier, ma femme de chambre avait fuit avancer une voiture de place.Nous arrivâmes prompte- tent où nous devions trouver Jeanne Je crus pénétrer daus le triste réluit qui vit mourir mon ère, Mile Darcet achevait de faire e lit d'une pauvre vieille iufirme, quoir ?murmura 1espirant à poeme.\u2014 Lee marquer lui à 816 nal.vement donne jar ta fille de cette da.| tue: une enfant charmante, qu'il | shérissut et dont il élait en quelque : sorte lu père adoptif, Nous n'avous, PU savoir ce que celle pauvre petite | est devenue.Germain Pa pleurée| conuue s'il avait perdu sa sœur, * de pâlissais, je ne pouvais plus me souteui,, j- lus obliger de nu'auscoir.* Vous souffrez, ademniselle! s'éciia Mme Darcet fort effrayée.Elle eaurut ouvrir la fenêtreet vou- Lut appeler mia femme de chambre, testee doux vne autre salle.de lare tins sans juurler, la regardant avec: tenltésee, les veux bagnés de lai- Mes el serraut ses deux inains.Sou venvrable visage cxprimait l'élonne- ment, la compassion, Finquiétude., A travers mes farts, je sourinin ; Une intense jure mondait mon ânte, 1 Nous restätues ainsi queiques 1us-; tarts, clie debout, toi assise.Endtin, je pris parder.Je me lovai et je lun dis see wine emotion solen.we: tt Madan, an nom de tout veque vous aver de plus cher, pour le batihear ie votre lis, jo vous cou.jure ade garder ut secret absolu sur er que vous abies cateudie.\u2014 Parlez, Mademoiseile, rue dit-elle, ex (ême-ment éviue à sun tour.\u2014Els bne:s,! coutinuai-je, ne pou- vaut plus mie contratudre, cette en- faut, la panvie peite fille de cetie veri lease Gane que Gerttiaut a se courte el sauvee, vile se nommait Rosalie Corbi, west pias Tem C'est son nea dit Muse Darcet au comble; de l'etouneument \u2014lile existe, m'ss eriai-je, cile est riche, elle est chire- que la femme dv charge soutenait A Lair el aut soleil.d'ai quelquefois vimté les malades, mais, je l'avoue à ma haute, je ne we su jamais avisée de poux ser la chatile juequ'à tetourner leur It.Eu s'aquitlant de cette he rogue Lesogne, Milo Durcet avait un- boune grâce, un air de contentement qui accrurent le je me wutais pour elle.Après lui avoir dit pourquoi j'étais venue, ce qui ravit sou asssigiante, Comme Vous pousez bien, je lut demandait la permission de l'aider- Nous recouchâmes la pauvre vieille, qui nous promit de prier pour nous.du Vidut vuxoite ta bourse dans les mains de feanue, et l'innaceute me crut hieu généreuse.Enfin je ramenai ces dames chez elles.\u2018Tout cela fera, je l'espere, entre Jeane et noi, wi bon commencement d'a- witié.de sirs ravie de cette aituable Jeanne.Vous ne sauriez rien ima- Biter de plus simple, de plus gra.vieux et de pins adachont ; elle a des phauusnes «y Cr, (il son chautes et ple meni Mis Dare Dieu.1 fois gares, 1OU- de raison.Vrui et une «-rieuse aventure.Ai-je bien, ai-qe mal agi?aire, du n'ai aucun regret d'avoir sui\u201d l'aupulsion de mou cœur.Maisje ue vous ai pas raconté toute celte graude journee, qui ses; terminée pur Un entreticn: assez im-; De- | inon amis, Cette facilité ne doit point à | ou de leur jouer quelque tour.Je la 6- qui n'est que demoiselle Corbec, fille ût quel nous Teme dub ser Mme d'Aubecoust, en lui ren dat compte de ma visite chez Mnse Darcot et chez la femme de charge.Kile admira cette simplicité petriar- cale de Mme Darcet, ce beau carac.tore de Germain, celte charité de Jeanne, ce mutuel amour eutre eux.Jobling de sa bonté tout ce que je voulus pour la pauvre vieille; et, ce qui ne mo fit pas moins de plaisir, al elle me témoigna.puisque j'avais tant de godt pour Jeanue, qu'elle me verrait tres-volontiers en faire vous étonner : Mme d'Aubecourt est conflante, enthousiaste et bonne; elle craint que je ne m'ennuie ; elle aime les gens de bien.Elle sera aussi charmée de me voir pour intime amie la vertueuse Jeanne, qu'élle sera indiguée d'apprendre que je son- 6 à Apouser le roturier Germain, Jon Dieu ! ui je ne voulais que faire danner A Germain une bonne pla.cs, Hen ne serait plus facile : la marquise y uverait son crédit et sos chevaux Nous causions dour de bon cœur, lorequ\u2019on annonça Mme de Séuve terre et le vicomte Henri Je leur sus mauvais gré, jo le conlesse, de paraître en ca moment ld, Que vien- nent-ils faire Ÿ Que me veulent-ils Ÿ Comment ai-je mérité qu'ils mena cent toujours mes plus vhères espérances! #ufin, il me sembla que cote bolle dawe ele boau fs mo rendaient victime d'une injustice extrême, et je n'attendis que l'occasi- trouvai.L'ou vintä parler d'une jeune marquise, présentée ces jours- ti àlacour, où ellese moutte un peu fière de sa couronne à tréfles, et au notaire normand.Lv saug de Canias bouillounait.Je lui fls sentir j'aiguillon ; il éclata comme uni orage, un sarcasmes de toute espèce, Or, de Corbve, notaire, à Corbin, avocat, la différences! peu de cho se, et les gréloue de Mme de Buuvelerre, saus en excepler ie woindre, traversant et déchirant ie pauvre Corbec, n'en tombaient que plus dzus sur Corbin totalement meurtri.Je m'en apercevais bien, et j'avais l'âme assez bonne pour «1 souffrir; mais Mme de Suuvelerre, animée au Jeu, ne tarissait pas Un regard de son fils, qui pévelra eufin le mécontentement de Mie d'Aubecourt, et quien pâlit, l'avertit trop tard.Elle avait encore Corbec à la bouche, quand ce regard lui rem:t Corbin en mémoire.Oh! la plaisante figure qu'elle fit devant cette Meduse ! Elle perdit son assurance, rougit, balbu- la, entassa maladresse sur maladres se, el partit survie du vicomte, sans avoir pu reprendre l'équilibre.Ma tante, oulrée, altendit a peine qu\u2019ils eursent gague l'autichambre.sé Quel fat et quelle foile 1 wé- cria-Lelle.Je ne répondis pas.* On pardonnerait encore, pourstivitMme d'Aubecourt, lant d'orgue s'il met lait «es orgueilleux à l'abri des bas- vases communes; mais pour obte- wir l'argent de ces roturieis qu'ils dénigrent, il n'est point de complai- sauces ot we desceiide leur blason.\u2014 Ju crais, dis-je, que si M.Corbec avait offert sa fille et son million à M.le vicomte de Sauveterre, les Caniac de Périgord ne seraieut point sortis du tombeau pour empêcher cette mésalliance.- Non, certes?repritmalante, el plutôt ils auraient gardé le mulet dans l'étude du notaire.\u2014 La vanité de Mme de Sauvelerre est amusante, conlinuarje ; cependant je la plains quaud je vois combfen d'hounêtes gens vile \u2018se pri ve d'estimer, parce qu'ils ne sont pas d'assez noble origine.Avec de lais sentiments, M.le marquis d'Aubecourt, mon bou oncle, n'aurait jamais connu mon grand-père, et il lui en aurait coûté la vis, où tour au moins le bonheur.Je n'avais haserié qu'en (rem- blaul, au milien de beaucoup de ca- resses, vette dérniere réflexion.Ma fo tants la prit biew, * Tu es we vraie Corbin, we ditelle, et tu Le connais eu noblesse comme M.d\u2019Aubecourt, ui valait lous les Camiac du monde.neblesse est sans donte dans le tom et daus le ang, mais elle est XV 22 juin.A poine eul-il complimenté ms tan- ie, que Jo lo tira à l'écart.de lui déclarai d'abord quil paraissait fatigué, qu\u2019il n\u2019était point sage ; qu'il ait au campagne pour sé reposer, mais qu\u2019il y perdait sou ternps à travailler comme un ambitieux, et qu'on le voyait revenir tout pâle.Il sait combien je l'aime; néaumoins ces marques d'intérêt lui pl toujours.Il avoua qu'il s'était rom- u la tôle, et qu'une malheureuse necriplion à demi effacée, qu'on interprète mal, le fuisait endiabier.«6 Si c'était, lui dis-je d'un air dége gé, nue inscription égyptionse, je urrais poul-êlre vous aider.\u2014 uais! fit sl en souriant \u2014 Parles en ami, monsieur le comte, ur suivis-je du même Lon.S'agit-i d'un Pioioniée ou d'un zodiaque?Votre inscription vieut-elie de iphis ou de Thèbes?Vous voyez une jeune rsoune qui a ches elle, depuis huis jours, un régiment de pharaons, \u2018et je suis préte À leur demander lous les éclaircissements gui pour raient vous obliger.\u2014 Eh bien, ma belle, il s'agit précisément de zodiaque.\u2014 Du petit zodiaque, ess deu te?celui-là œul est embarrassant \u2014 Ab! vous n'âles point embar rassée du grand zodiaque, vous?\u2014 Nullement.Pansez-vous que £ me laisse prendre au coq-à-l'âne de M.Dupu:s?Ce monsieur-là ne con- nalt pas le premier jambage de l\u2019écriture phouétique, Ce qu'il dit du grand zodiaque ne mérite pas la moiadre considération, et je m'en soucie comme de la généalogie d'un Caniac d- Limousin.Quant au petit zédiaque, sachez qu'il n\u2019a ui quinze mille ans, ni huit mille ans, ni même dix-huit cents ans, It fus fabriqué sous un proconsul de Ro me, et il ust postérieur de ceut ans à l'ère chrôtionne.\u2014 Pouvez-vous me prouver cela?s'écria M.de Tourmagne avec un sérieux «jui me fit rire, mait dant je fux charmée.\u2014 Tout de suite, repartis-je ; la chose ne tient qu'd un mot grec\u2014Quel mol?\u2014 Ah! je wai pas pu le lire; mais vous serez plus heureux.Je vais vous le chercher.\u201d de courus à mon appartement el j'en rapportai le livre de Germain.\u201cTenez, lui dis-je.monsieur, vous m'accusez de te polnt peurer à vous, ct voies un livre que j'ai acheté pour vous On parle du zodisque à la page 300; vous verrez vi M.Dupuis et M de Volney out leur compte.\u201d C'est une terrible chose d'avor un secret! Ou croit toujours que chacun le devine.Après avoir lu des yeux le titre du livre, et tout haut le nom de l'auteur, M.de Tourmagne me jeta un regard scrutateur et surpris, Où que du moins je trou vai vb, qui m'embarrassa, et qui depuis me donne fort À penser.de fis bonne contenance.# Il {m'en coûte six francs, dis je; mais livrez-moi le petit dieu chinois que vous m'avez refusé plusieurs fois, ali que je le trempe dans l\u2019eau bénite, et que je le place suryma che- miniée ; je vous liendrai quite \u2014Ce livre me parait fort savaut, reprit M.de Tourmagne en feuilletant le volume.Je m'étonne de n\u2019eu avoir pas entendu parler En lout cas, je ie rencontre À propos.Vous aurez ledieu chinois, ma clière Stephanie\u2014 Ah! que je suis contente! rn'é- crianje ; vous saurez toujours, je le vois, me traiter en ami.\u2014 Soyezen sûre, poursmvit M.de Tourmagne d'un ton sérieux.Mais dites-moi, ma chère enfant.eat-ce que vous avez lu tout ce volume ?\u2014 Qui, lur répondis-je, et il m'a intéressée.D'ailleurs, _ je voulais voir w'il était assez difficile à comprendre pour mériler de vois être offert; et pois je tenais au dieu chinois.\u2014 C'est égal observa M.de Tourmagne, il ya làdedaus beaucoup de grec et auconp de mailiématiques Jo fé licite l'écrivain qui sait se rendre agréable à travers tout cela.\u201d Cedermer trait faill:t me déconcerter, Je payai d'audace.** Ecoutez, monsieur le comie, dixje en confldeuce, j'aieu l\u2019occasion de voir aussi dans l'âme.C'est la bonne qui ve trouve là.Crois-tu qu'une digue! fem, comme Mine Durvel, n'est pas cent fois plus noble que veile ambitieuse comtesse de Banveteren.| et d'Escarbagnas ?\u2014 Mme Darcvt a | bieu de Ju vertu, repliquai-je modes | tentent, \u2014 Et son fils, ajouta ma taute, n'est-il pas eu tout supérieur à ce petit sut de viconute, spé trouve] plaisant, nonrmt distingues, de faire: fe gacobrn ?; vst bénie du bon! ne vorta # d'où je soré, [yat suffogner dans ja He craindrais de deparer la famille\u201d Voilà, chère Elise, un long récit* que ju n'aie de vous asare que Ju fus élountie de ces slerniers mots, et que je pon- join que j'en\u2019 ressentis, Îl ne s'en est failu de rien que je ue me misse à en dire tres long sur le compte de M Darcel | Tout co que je puis! Mais.satisfaite de voir hors de come.c'est que je recommeuverais (bat Mine de Sauveterre et M.son fils, je gardai s-getnent le silecice, Ma taute n'est pas encore, quoi.qu'elle en dise, tellement persuadée ; des suprèmes mérites de la toturs, us aucun danger tieune, elle est reconuaissante, eu portant avec mia tante.A demain courir de ce © té-là dela connais: elle ne foriie pas d'autre vœu que, de vous appeler sa méme Je sus Rosalie !,.+ À ces mots, je me jetai daus ses NIV Hier, après diner, je sus intéres- 20 juin.i il faudra de grands événement, pour que Corbin l'emporie sur d'Au uri.Mine Darcet; je vous assurs que c'est une femme admirable.J- voudrais vous gintéresser à son (ls.\u2014 Vous m'y trouverez très disposé, ma chère Stephanie, r«pondit le comte avec bonté.Ce livre me parall vraiement très-curieux et très-bien fain\u201d Je me sue retenue d'embrasser M.de Tourmagne, 8i jo lui avais divniëé foul ma © i net toute «na joie, je lui en aurais trop trop dit.Peut-être déjà est-il au tmo- inant do voir plus clair que je ne le désire encore.Il a bien de ln finesse, el je in'aporçois que je n'en ai guêts.Mais que m'iusporte, après tout, nil soupçonne un muystère que jo peux avoir bientôt à lui reveler moi-même?Il n'est épris ui de Chniac ui de Sauveterre ; il est loyal, discret, sage; il w'houore dune grande affection.Véritsb-ement, je ue serais pos fachéo de sentis ses eux sur moi, d'ubordai Jeanue et sa mère au sortir de la et je les reconduisis jusqu'à leur porte, en causant de ia pauvre vieille, qu\u2019il s\u2019agit de M.de Tourmagne est enflu revenu.|q aisent | je Jo trouv l'oreille de vr, Jesuneet moi, franchi le seuil, victoire, seins, nouve fous bi le amie sur le pro puis longtemps.faire entrer dans un bon hosplce où elle finira doucement sos jours.Je demaudai ensuite à Mme Darcet ls permission d'emmener Jennue, à uoi use eb l'autre conseutirenl ; car Jeanue me téruoigue frauche- meut la sympathie que j'ai pour elie.moyen de glisser Miue Darcat que tout allait au mieux, et, d'uu pied 16 toutes deux rès-coutentes, nous gagnâmes l'hôtel d'Aubecourt.Dès qu'elle en eut il me sembla que rauce rèche dans venais de remporter une et que c'était une par où Sormaiu passera bientôt.ma gaieté exvita celle de Jeanne, ot vous nous mimes à Jaser comme deux olseaux.En vrai conspirateur, ne perdaut jamais de vus mes des ôt fait d'uitirer ma de «a famille.Jeanne est discrête ; néanmoins je ne laissai pas d'attraper sur le cher frère certains détails que j'aurai soin d'utiliser.Germain, ue seul, fait marcher la maison, Ë vaillant homme ! Ii travaille pour les libraires-éditeurs de livres grecs ou latins, ce qui le fatigue heaucoup et l'empêche de perfectionner un grand ouvrage dont il s'occupe de- livre de M.Germain Darcët: que c'est un ouvrage Tort anvant, très.bien écrit, plein de chose neuve sulln je crols que moi-même je n'y saurais rien ajouter.Le journaliste qui juge si bieu les livres de mes & wis peut compter sur l'appui de ma tante, #fe voilà done charimée d'a voir réussi en ce point, d'autant que, de la façon dout j'ai su wr prendre, je ne redvuio aucune iud crétiou.Je me faisais une idés siane te du plaisir qu'éprouveraient, en lisant cet article,et Jesnus ot Mme Darcet, et peut-être mime le stol.que Germain, lorsque, Jetant les yeux sur lo reste de à fouille, je lus que Jo ol vont, d'élever va a y nité de pair de France, qu Xvi Ésureterte ! ! xvu.Ca triompho me rendit toute gaie ; ler juillet.Hélas?je ne souhaite assurément rien de funeste aux Sauveterre; mais le Roi leur fait cet honneur bien mal À propos.j'avais reln deux fois l'articie qui parle de Germain; je relus dix fois cette nouvelle, Si Mme de Sauveterre, dans sou nouveau rang, a toujours les mêmes inteuti- ons sut moi où plutôt sur mon héri- Lage.le Roi lui doune la de quoi se relever singulièrement aux yeux de ma 1anle.Ses impertinences de l'autre jour sevori uubiitos.Ma tanto vrra-t-elle supporter que je rofuse \u2018être pairesse?Et que d'esprit, que de bon sens, que de solidité celte \u2018ru réussir pour tne consoler d'une « Nous avous du malheur, me dit Jeanne, Le premier livre de mon frère à échoué.Germain n'a pu preudre sur lui de faire certaines démarches : sou travail est étouifé par des hommes pnissauts dont il centrarie les systèmes, et cela re froidie beaucoup les éditeurs.II faudrait aller d\u2019un côté, de l'autre, solliciter Les journaux, upportuiter tout le monde.Mon frère n'en a ni le temps ni la volouté.\u2014Hest donc dévoutagé ?dispo.\u2014 Lui! s'écra Jeanue ; il ne rait pas ce que c'est que le découragement, et je puis ren dire qui nous trois nous formons une société ol ce sentiment-la ne pénètre jamais Mon fivre assure qu\u2019un savant ne mérite pas d'être connu avaut d'avoir des cheveux gris, et mème d'être chauve.Nous en prenons notre parti, Nous disons comme les charbonniers deus leur poudre noire : C'est le métier qui veut ça * D'ailleurs, nous souimnes 81 heureux ! Nous avous tous notre emploi, que chacun remplit avec sele au profit de la communaute Mon frère gague, ma mêle administre, moi je dépetise et je fais rire, chose tout à fait utile aus savants.Tenez, mademoiselle, Dieu est bou! Saus me vanter, l'enaur et la tristesse ne sont pas moins inconnus Chez nous que le découragement \u2014Mais qui ouc pourrait,proteger voire frère ?Le ministre de l'Enstruction publique, je crois; je n\u2019eu suis pas très- sure.Êl me semble que mou frère a desnandé qu'ou imprimdt sou livre à ! Imprimerie royale.Ou ue Jui a pas même répondu ; et c'est bien naturel, dit-il, puisqu'on ue le cou- nais poiut.Îl fera imprimer à ses frais » Nous parlâmes d'autre chose d'une quantité d\u2019autres choses, car je dési- vais que Jeanne püt oublier ce qu'\u2019elle 1n\u2019avait dit, et nous nous quittd- mes enchant-es de notre entretien Or sus, madame Elise, na fidèle amie ! vous l'avez entendu : le mi- wistre de l'Instruetion publique pour rait protéger I'autsar du beau livre intitulé Les Paaraons, M.Germain Darvet, demeurant à Paris, rue ., No.Vous dies parente du ministre; je n'ai besoin de rien ajouter.Vite vile, écrivez, pressez, suppliez, Ordonnez, importunez.Hélas! fuites qu'au moins M.Darcet retire quelque fruit de ses bienfaits vb de ma reconnaissance.J'ai lu dans un journal, l'autre jour, que le ministre Veuait d'acheter, pour le do:rver À tou tes les bibliothèques de l'Etat, je ne sais quel livre dant je ne veux dire aucun mal, mais qui certainement ue vant pas mas Pharaons.Ne pout il en faire autant pour ces suuveraitis de l'Egypte ?Quel que soit leur mérite, on a toujours pensé qu\u2019ils avaient au moins droit à ane sepal- ture honorable.Le wins-tre a mille moyeus d'aider un auteur : il peut lui faire une pension, il peut le pré- sentter au Roi, ui donner une place, le faire imprimer & Imprimerie royale.Oh! si j'étais ministre, que je Né serais pas emharrassée de m'at- urer lus bénédictions de Jeantie et celle de Rœscheu ! Ju me recom mande à votre but cœur, Quatt aux tcourt sollicite la protection de ma tante, et an pen la mieune, pour ua de ses parents qui est joursaliste.; Nous verrons st celui-là ne saurn pas faire un article.Vous riez de moi.l'est sûr que j'ai plus de plaus dans lu iôle qu'au pursonnage de comédic.de vous remercie de vus soins, mon aune,et je prie Dieu du les fai |\" grande inquiétude qu'il m'envoie.Ce matin, ma lemme de chambre m'apporte un journal que l'intendant I'a pride ide me remetire, Je 'uuvre, es j'y vois un beau long ar- et ticle od l'on fait tous les éloges du y gnes » to serpent caché qui ve piquer d'un Qu'avez-vous donc! On dirait que M Darcet n'eut espèce.Quoiqu'il éceive à morvesile, pairie,qui l'attend à sou tour, va tout À coup donuer au vicomte! Il aura beau jouer be jacobin,es ne sera plus qu'une aimable étourderie dont on prédira qu'il saura ee défai re avec l'âge, El, dans le fait, si C'est un defaut d'avoir une apinion quelconque sur quoi que ce soi, le gracieux point ce défaut-là, où du moins t'en est vicomte n'a vraiment « respæn-able, pnflu,il faut vouloir ce que Dieu veut ?Unes chose sûvet cuusolau- te, c'est que le Roi peut bien faire des me iva de France, mais nou pas orcer de les épouser.Si douc Mine de Sauveterre vient déranger mes projuts.de mon côlé je sanrai faire avorter les sions, EL par la voie de la femme de charge, la plus mystérieuse personne qui soil au mon- pe, malgue sou goût pour la conversation, j'envoie à Mine Darcet ce journal et cet article, destinés à ein- ltir untede ses journées.Pauvre mere! Ello fera mille chileaux sur l\u2019éloge des Pharaons, et elle lira, sans y prendre garde, ces deux lie lativena M.de Sauveterre, noir venin 110s esp \u2018rauces, et peut être les antastir.XVIIL 3 juillet, Je commeuçais à m'inquiéler du silence de M.de Tourmague, qui ne tne disait mot les Pharaons.Co matin, à tout risque, je l'aborde: «Monle comte, mou livre vous a-til déplu?Vous na m'en parlez point.\u2014 Quel livre, ma toute belle 7\u2014Le Li vre du zodiaque, \u2014 Ah! vous voulez dire le livre de M.Darcet ?Je dine ce soir avec l'auteur.» ; N'adusirez-vous point, clière Elise, que je puisse suutesur de tels dialogues sans changer de visage ?Aussi ne voudrais-je uullement répondre que je n'en chauge pas un peu.Ce Ju suivit mit mon saug-froid à P! us rude dpreuve.«de croyais, veprieje, qe M.Darcat n'avais pus l'iunneur d'être con- na de vous, \u2014 Nous avons fait con- naissauce, répondit le com.Son livre annonçait une buune âme, j'ai voulu voir si le livre disait vrai-Eh bien?dis-je avec un empressement peut être trop significatif-C'est que, continua malignzmeut M.de Tour rier magna, il ne faut pas s'uu rap) pas vi aux livres.On #'y peinteu Souvent, à la plac d'uu héros de courage et de génerosilé, vous Lrouvez ut grimaud ot tout malade d'une vauilé grotesque.Rieu n'est Les écrivains.plus ordinaire.à L vous épouvante.-Moi! monsieur comte?» Et c'est 3.1 ou vérild le 1mé- chant me déchiruitle rœur.s-Oui, poursuivitil, vous me faites uue une effarée.Ou voit bien que vous ne freguontes point les auteurs, Mais as du tout de cette il est surtout savantet le plus ao deste des hommes, Je Ini ai demandé sou am journaux, l'inteudant do Mimo d'Au [45 de Tour augure; personnes vais-je faire ainsi le bon itié -Ah!æ'écriai-je, que à areas quai vont Vranmant dit M et de combien de heus/\u2014J en coutvtis Leos, répondis jee la uvre et La susute de M.Darcet, cause de la tendrusse qu'ulies out pour lui; et moi, 3 cause de l'amitié que j'ai podr vous.Ju suis heureuse du noble bonhuar que vous pre- rez à protèger lu mérites À Suivre "]
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