Le Nord, 17 avril 1890, jeudi 17 avril 1890
[" DOUZIEME ANNED we EMPARONS-NOUS DU SOL.VOL.XII No 230 NORD.LA COMPAGNIE d'IMPRIMERIE DV NORD ST-JEROME, 17 AVRIL 1890 3.J GRIGNON Rédacteur MAGASIN À DON MARCHE ! Le soussigné informe le public qu'il s toujours en mains un aseor- timent complet de MARCHANDISES SEOHRS pour toute saison.Une spéelslité dans les INDIENNKS, los COTONNAGES, les ETOF- FES À ROBES, patrons les plus nouveaux, eto., ste.Le tous au plus bas priz.Il n'y s rien de plus sûr que de faire une visite pour se convaincre des bas prix qui règne dans cet établissement.MOULINS A BATTRE CRIBLES ET RATEAUX, QUI PROVIENNENT DU FONDS DE BANQUERGUTE DE JOSEPH L1NOGFS, Peur dire vendu à des condilions phus faciles qui ne s'esi encore Jomais vv.C'EST UNE CHANCES OFFERTE AUX CULTIVATEURS, W.H.SCOTT MAGASIN DU BON MARCH Rue Gt-Jérôme près du pont en face de la Banque du Peuple, SAINT-V'EROMH.- FONDERIE DUMONTVILLE BTABLIE EN 1877.Fonderie, Fonte et Cuivre, st Atelier de Mécanique.TOURNAGE, PLANAGE, TARAUDAGE, &c., &c.EXÉCUTION DE MACHINKRIES EN GENERAL.= VENTES A SACRIFICE | =# Machine de Scie.à 20 p.c.de réduction Machine à Bardeaus.\u2026.à 25 p.c.do Machihes à Moulures (SAapers).à 20 p.c.do Arbres de Scies.\u2026.à 20 p.c do GRANDE REDUCTION Polles à Bols de toutes sortes (stock bien assorti).fañin d\u2019en faciliter l'écoulement avant la fin de l'hiver ; ausei, sur tous autres articles en magasin.St-Jérôme, 27 Février 1900.ALF.A.LAVIOLETTE, Nos Compagnies d'Assurance.Voici les noms des principales Compagnies d'Assurance qui prennent des risques dans notre ville ot dans vos environs : CANADA LIFE, QUEEN, ROYAL, COMMERCIAL UNION, IMPERIAL, PHŒNIX.Pertes Payéosdi les os i ues années, mo LE Tp ein oh eres des a Ste-Adéte \u2014H.B.Lafiver, Jos, Filiatrault, Ndetle, Biouard Deumsis, $80000; M.M St.Jéréme.\u2014B.Gibauit, Jérsme Latour, Joseph Brin, Bane \" * ; Prank McNamee, ; chemin, 23500 : Frédério Aubin, 54000, etc.ma pa de en 0501 tours rpm que des ret ror t ont t plu | rs av on do seth \u201d iyi voit d'un retard soit eke reduction, Les chifires d'eux-mêmes, Dr C.L de MARTIGNY Agent pour 8.Jérôme st le distriet de Torrabonne.AVIS PUBLIC.BRU croit qu'il'est de son devoir de remercier le pate pour PUNO DEAY wa bisa ous tut doaner, a - Pare bpd il annonce browses pratique e qu'il vi 'sgrandir son mags: placer >.sci Mardi à Eco ; J compos je Paris 0, lo Gra, Bon, Bie.ageant tous ui tarre pour phuë; il cent na Lies de Bois où le livre à Demietle, i Sis Anne des Plaines.\u2014Dr.D.Gau- .-\u2014 Belg Cox, eos Coursoi, L.Cousineau, Àga , $480; J.Lauson, $300 ; À.\"k.Gascon $1900 ; C.F.Beano FHUILLETON \u2014-LA- YOLEUSE D'ENFANT Suite.\u2014Deux ou trois minutes, madame.~8i longtemps | Et que lui a-t- dit \u2014je ve sais pas.\u2014Et ne vous a-t-elle pas appelée ?Je crois que oui, madame ; mais je ne l'ai pas entendue.= Hypocrite | entendue ?à dix pas de distance | Vous vous êtes arran- avec la folle pour me tromper.Bois vous feigniez d'être triste et yée, vous êtes intérieurement con- | pas de tente, n'est-ce pas?L'argeut que Frédéric vous a donné ou promis doit vous indemniser des suites de votre vile trahison.Allez, quittes mor château, restrs devant la porte ; j'y ferai porter vos bagages.Suppliez et priez tant que vous voudrez ; vous ue mettrez plus le pied sur l'escalier.\u2014Uh ! madame, ne soyez pas inexorable envers moi | s\u2019écria Marthe tremblante d'inquiétude.Vous me chussez ?Où irai-je?Ayez compassion d'une pauvre veuve.Vous m'accusée de dé- yauté ?Vous croyez que j'ai consenti r del'argent à m'expuser à votre juste colère?Ah1 si vous saviez que donnerais la moitié de ma vie pour rester à votre service | La cumtesse sembla ne pas écouter, et elle se leva avec une mouvelle fu- teur, \u2014 Quant à la stupide folle, s'écria-t- elle, tout à l'heure elle aura son compte Je tâcherai qu'elle n'oublie pas ce jour, pour qu\u2019elle ne se sente plus l'envie de revoir mon éternel ennemi.Oui.désormais je veux qu'elle ait peur et qu'elle tremble, rien qu'à entendre prononcer son nom | Ces paroles atrachèrent à Marthe un cri de détresse.Elle se jeta aux pieds de la comtesse.embrassa ses genoux, et eut recours aux supplications les plus ardentes pour adoucir sa colére; mais madawe de Brunsteen, qui la dait avec une ironie triom- fhante, repoussa durement et s'éloigna tandis qu'elle s'écriait eo mon want la porte : =-Arrière, arrière, pas de Çrâce! Vous vous êtes entendue assez longtemps avec l'intendant pour me fâcher et me braver.Maintenant vous êtes perdue.Mathys même, s'il était pré sent, vous renverrait du château.Aller-vous-en ; assez de lichetés, assez de mensonges inutiles.Partez, vous dis-je 1 Dois-je appeler les domestiques pour me délivrer parla violence de vos prières hypocrites ?ais la veuve se tralna après elle tout en larmes, et balbutiant toutes les supplications que le désespoir le plus profond pouvait lui inspirer.Ses roles ne firent que redoubler LI lureur et l\u2019indignation de la cotatesse.1 w\u2019écria-t-elle, ai-je bien compris?Grâce, vous demandez grâce la foile?Vous avez donc de l'af- fon pour elle?Vous vous effrayez ila qu'elle souffrira la juste punition de sa méchanceté ! Oh ! nou, non, madame Grâce, grâce pour moi ! \u2014Finirez-vous ?grogna madame de Bruinsteen.Vous avez prononcé votre dernicr mot à Orsdaël.Allons, voules- vous partir, Oui ou non ?Et comme Marthe resiait à genoux et pleurait en tendant les bras, elle la releva violemment, la dehors comme une enragée, et lui donna pour adieu un coup si violent, que la pauvre Marthe se cogna contre le mur et resta us instant tout étourdie, ; La porte de la chambre se rouvrit ; me cmelle monsre rannals le vouve à La conscience de sa posttion.\u2014Eh bien! lui cria la comtesse, vous voulez douc absolument qu'on vous jette à Me marche ca chancelant vers ia porte et sortit de la maison, brisée, anéantie et presque sans idées.Elle se représentait la scène de violence et les cruels touriments que la pauvre Hélène tellement fra de ce douloureux comme pétiifée devant châtess Rue de la Gare | STJEROME a [EP Une voix qui It son nom lui fudever ta tétc et lui arrache ua cri de joie.Elle tendit les mains vers l\u2019intendant, qui accourait vers elle avec |} des signes d'impatience et de colère.\u2014Je sais ce qui s'est passé, s'écria- til, Catherine m'a tout raconté.Mais q dit ln comtesse?Vous pleurez ?\u2018ous a-t-clle maitraitée ?~Cruellement wsitraitée, monsieur | Elle w's chassée ; je ne peux même plus monter pour chercher mes bagages.\u2014Elléest folle, Marthe.Est-ce votre faute si ce scélérat de Frédéric s'est avisé de reparaître tout à coup?Allons allons, moquez-vous de l'injustice de be comtesse et retournes 4 votre cham \u2014Je n'ose pas! dit la veuve avec une crainte véritable.Elle me ferait jeter à la porte par les domestiques.Mathys la prit par la main et l'entraîna, en disant avec une grande agitation : \u2014Vous jeter à la perte?Ah bien, oui, je voudrais voir qu'elle vous touchât seulement du doigt.Elle saisit ce prétexte pour vous chasser.Ce n'est vous qu'elle se venge, c'est de moi.\u201d Elle sait qu'elle me frappe en vous maltraitant ; mais nous verrons comment cela se passera.Ne tremblez pas.Fût-eile indie fuis pius irritée, eile pliera et redeviendra douce comme ur.agneau.Nun-sculement je lui enjom- drai de vous laisser en paix dorénavant et de vous respecter, mais je lui déclarerai en même temps que je vous ai choisie pour femme et que vous serez bientôt mon épouse légitime.\u2026 \u2014Mathys, Mathys, s'écria la veuve, ne faites pas cela, Sa fureur ne con- onftrait plus de bornes.\u2014Je le sais ; mais, dût-elle devenic folle ou furieuse, je posséde ies moyens de la désarmer\u2026 Kesiez sur l'escalier; je rentre auprès d'elle.Soyez sans crainte ; si je le veux, elle vous demandera pardon de sa brutalité.\u2014Non, non, ne l'humiliez pas ; em ployez la douceur ; prouvez-lui seulement mon innocence, pour qu'elle me pardonne ma négligence d'uu instant.\u2014C'est mon affaire, Marthe ; j'ai aussi à me venger.Restez Li et ayez bon courage ; vous ne quitterez pas Oredaël.| L'intendant entra et referma la .Aussitôt après, Marthe entendit sa voix courroucée, et à peine avait-il dit quelques paroles, que la voix encore plus aigre de la comtesse se tmêla à ses iménaces ; C'était tan:ôt un bruit sourd, tantôt une teupbte qui allait toujours croissant ; par moments même le plancher trembiait sous le choc d'un violent coup de pied.Marthe était debout toute tremblante sur l'escalier, le regard fixé sur la porte et écoutant le bruit de cette quercile, dont pouvaient dé; son nr et celui de son enfant Avec quelque attention qu'elle prêtät l'oreille, elle ne put saisir un seul mot: le bruit des voix, amorti par la lourde porte, n'arrivait à elle que d'une wsniére indistincte et confuse.L'altercation dura longtemps sans que ni madame de Bruinsteen, ni Mathys semblassent se rendre cu s per dre du terrain.La voix de l'inten sot avait pris peu à peu un diapason plus élevé, et sans doute l'obstination de la comtesse le traneportoit d'une rage e aveugles car maintenant il criait si fort que la veuve crut distinguer quelques- unes de ses menaces.Les mois de «fausse mère, voieuse d'héritage, > arrivèrent à son oreille et la firent frémir, Ses ennewis parlaient du secret wdieé dont elle poursuivait la connaissance au prix des plus sanglantes humiliations et des plus cruelles souffrances ! Bouleversée au t de chanceler sur ses jambes, elle appuya la main contre le mur et se glissa près de la poste.Son cœur battait violeument et elle succombait presque À sou angoù * La voix de l'intendant reteutissait encore avec la même force ; mais la comtesse feria en même temps que lui et Marthe ne put entendre que sons mélés et confus, et des paroles sans aucun sens, Klle crut comprendre, cependant.qu\u2019on parlait d'Hél de vieux comte et de non héritage.Tromblante d'inpatience et d'espoir, elle colls sa tête contre la porte ; mais elle fut déçue dans son attente, car les voix parurent se causer et s'affaiblir\u2026 \u2018Tout à coup, comme si la comtesse eût proféré quelque injure bicssante, Vinvendant lui répliqua avec une nou veile fureur.Ja veuve se pencha appuya son oreille contre le trou de serrure, Dans cette attitude, elle tinguait presque tous ce que fre i Mathys, \u2014Ah ! ah ! crie-t-il en ricanant, vous me chasseriez aussi?En effet, je vous connais depuis longlemps, madame, et \u2018ai pris mes précautions à temps.Vous aves été assez motte pour me donner un écrit de volre main.Cet écrit est une épée suspendue sur votre tête.Vous m'obéirez, vous m'obélrez, vous dis-je !.\u2026 ou la ruine, ls misère, La prison vous attendent.Je fus votre complice, votre instrument, mais pour me venger.Marthe concentra, par un mouvement nerveux, toutes les forces de son Ame sur le seul sens de l'oule ; elle ne respira plus: le secret qu'elle aurait voulu payer de sa vie allait probablement lui être révélé, Mais elle se redressa et recula en poussant un cri étoufé.La vieille cuisinière descendait l'escalier et &\u2019approchait d'elle en souriant, Marianne avait vu que la gouvernante tenait loreille collée contre la porte.\u2014Que se passe-t-il donc là-dedans, Marthe, pour que vous écoutiez d'une manière si inquiète?demanda-t-elle d'une voix contenue.Vous êtes bien pâle.Par:crait-on de vous ?\u2014Oui, oui, de moif murmura la veuve, qe ma présence ne vous gêne pas rihe ; vous me direz tout à l'heure ce que vous aurez appris.n'est- ce pas?La veuve appliqua de nouveau son oreille au trou de la serrure ; mais la querelle s'était sensiblezment calmée et les voix ne bourdonnaient qu\u2019indistinctes et basses comme dans une conversation ordinane.Après avoir écouté longtemps et inuniement, Maithe poussa un douloureux soupir et s\u2019éloi gna de la porte.Des larmes coulaient de ses yeux; mais clle surmonta sa douleur, en voyant que la cuisinière \u20aciait encore sur l'escalier.bien! demanda Marianne, qu'a-t-on dit de vous ?Etes-vous chas sée ou pouvez-vous rester ?=\u2014Je suis chassée, balbutis Marthe, frisonnant encore d'émotion et ne comprenant presque pas ce que de- mandat la cuisinière, \u2014Chassée, répéta celle-ci, pour tout de bon ?N'y æ-t-il plus d'espoir ?C'est bien malheureux, Marthe, et je vous plains sincèrement.Mademoiselle m'a raconté comment l'affaire s'est passée.Vous n'en êtes pas du tout la cause, \u2014 Mademoiselle ?demands Marthe.Comment va-t elle?Elle est bico afi- £èe, n'est-ce pas?\u2014Cette pauvre foile ! c'est à en être bouleversé de pitié, eut-on un cœur de pierte.\u2014Hélas! elle craiot les mauvais traitements ?\u2014Non, non, une autre y penrerait ; mais une folle! Croiriez-vous qu'elle ne songe pas à elle-même! Tout ce qu'elle crie, c'est : « Marthe! Marthe ts et rien ne l'agite que la crainte que vous n\u2019ayez à souffrir de son imprudence.C'est singulier: elle ne vous aiontrait cependant pas beaucoup d'affection ; j'ai toujours cru qu'elle vous haïssait, et mainteuant, au moment de vous perdre, elle montre un amour extrême pour vous 1 Son cerveau est troublé ; elle ne sait ni ce qu'elle dit ni ce qu\u2019elle fait.On ouvrit la porte de la chambre, et Vintandane nape dane spider ; it était rouge et ses yeux boyaient encore de colére.La présence de Marianne parut le géner, 1l fit un geste mpérieux r l'éloigner; mais il changea d'idée, prit à la cuisinière ses deux clefs, qu'elle tenait eu main, et dit à la gouvernante en se dingeant vers l'escalier : \u2014Suivez-moi, Marthe.La veuve obéit, El la conduisit dans =» chambre, lui offrit une chaise, La fit asseoir près de is table, et lui dis : \u2014 Voilà vos clefs, Marche.Laure eat arrangée ; mais elle n'a pas coûté peu de pcine ; j'ai dû employer les plus grands meyens pour la vaincre.Vous pouvez rester à Orsdaël, et n'avez plus rien à craindre, \u2014Elle m'a pardonné ?s'ecria la vernante.\u2014Pardonné ?Una femme somme la comtesse ne pardonne jamais.\u2014Mais je peux néanmoins rester ?\u2014Cels n\u2019était pas le plus difficile, madame de Bruinsteen y a consenti sans beaucoup de misistance ; mais, Quand je lui ai dit que vuus allies devenir ma femme, elle a cu presque une attaque d\u2019apeplexie, de rage.Cels vois étonne, Marthe ?Je comprends votre pensée iy dirait, og pas, qu'elle est parce que je res- seas de l'affection pour une autre femme?Ce n\u2019est pas csia; elle me hait d'une manière indicible, mais elle à besoin de moi et elle me craint.Si je veux, je puis lui faire beaucoup de mal et mmôme la ruiner complétement, G'est pourquoi elle voudrait me tenir ici sous ra dépendance ; mais c'est fini, Je suis las de cette existence \u2014Quels terribles secrets y at-il donc entre vous et la comtesse ?murmura la gouvernante avec une terreur feinte.Madame a peut-être commis une mauvaise action, et vous le savez ?\u2014Ne me demandez rien de cels, répliqua Mathys.Le jour de notre mariage vous saurez tout.D'ici là, vous ne pourrez m'arracher une seule parole.Vous reconnaîtrez vous-même ue ce silence était une louable pru- nce.Parlons maintenant d'affaire sérieuse.La scène qui vient d'avoir lieu entre la comtesse gg moi ne nous per- wet pas d attendre longtemps.Notre mariage doit être hâté autant que pus- sible ; madame de Bruinsteen trouve- verait peut-être encore dans sa méchanceté les moyens de le rompre.Vous écrirez Jonc dès ce soir les lettres nécessaires pour faire venir vos papiers de Bruxelles, et, si vous êtes aussi pressée que moi, nous serons mariés dans six semaines.La veuve ne semblait plus l'écouter et tenait avec une attention singulière son regard dirigé vers le fond de la chambre.Ily avait là un bureau en mahoni, entre les fauteuils de velours et quelques autres jolis meubles, LI y\" avait aussi quatre tableaux dans des cadres d'or et une grande glace.Mais l'obiet sur lequel Marthe fixait les yeux était un coffre bardé de fer, qui était au pied du pupitre.\u2014Vous êtes distraile ?Marthe, remarqua l'intendant.Dites-moi, ma chère, écrirez-vous ce soir à Bruxelles pour fes papiers nécessaires?Feresvous ce qui est possible, afin que nous ne perdions pas un instant pour notre mariage ?.\u2014Oui, oui, ce soir, répondit la veuve, dont l'attention était irrésistiblement attirée par le coffre de fer.\u2014 Vous regardes mes meubles ?de- maoda joyeusement l'intendant.Ah! Marthe, nous n'aurons pas besoin d'en acheter beaucoup pour notre ménag.\u2018Tout ce que vous voyez ici m\u2019appartient.Un beau bureau, de magnifiques fauteuits, n'est-ce pas?Marthe ticha de sourire et demanda avec une fausse gaicté : \u2014-Ce coffre sers, je crois, le meuble principal du ménage.C\u2019est là, sans doute, que sont enfermées vos économies ?\u2014Certes ; et aursi des papiers.\u2014Des papiers ?de précieux papiers ?\u2014De quel air singulier me deman- dez-vous cela, Marthe?dit Mathys hésitant.Vous comprenez : c'est dans un pareil coffre que l\u2019on renferme tout ce qu'on veut garder.\u2014Eao effet, monsieur Mathys, il n'y a rien qui excite plus la curiosité d'une femme qu'un coûfre bardé de fer, et qui semble contenir des choses mystérieuses.Dans quelques semaines je serai votre épouse ; eh bien, soyez assez bon pour me dire tout de suite ce qu'il y a dans ce coffre ?\u2014Allons folle, vous plaisantes.Qu'y aurait-il?Un peu d'argent et des titres de la dette publique ; car vous vous imaginez bien que je ne suis pas acer stupide pour thdeanriser sang gue mon or porte fruit.Quand nous reviendrons de l'église, mari et femme, je vous remettrai les clefs des coffres et des armoires.jusque-là, ma chère, vous devez surmonter votre curiosité, car tout reste bien enfermé Allons, oubliez ces fantaisies ; le temps est trop précieux pour qu'on le perde.Ecoutez, Marthe, une fois mariés, nous pouvons rester au château, si vous n'aimez mieux avoir une sison à vous : vous pouvez choisir.llya beaucoup de 4 faire ici ; où peut y vivre sans rais et arrondie tranquillement sa fortune.: ol aimerais mieux rester à Orsdaël, dn the, qui pensait 4 a fle.\u2014Cels me fait plaisir, répliqua l\u2019intendant, d'autant plus que vous ne terez ici ni domestique, ni gouvernante, - vous n'aurez 4 serve, Las \\a demcisll, cui le surdess ! On à songé 4 cela, Marthe.Dans Quelques jours, elie sera loin du chi.teau, et j'ai des raisons de croire qu'elle n°y reviendra jamais.+ \u2014Comment ?Que voules vous dire ?aya la veuve saisse d'une anxiété \u2014C'est décidé : la demoiselle va dans un couvent.\u2014Dans wa couvent ?dans ua couvent de religieuses ?(4 ~~ ih |. | CR ARS rN Wr | ibn CA eve 4 .Rd ad .= fe.LE NORD \u2014 \u2014_ \u201cLE NORD\u201d Journal Nebdomadaire, l\u2019ublie à tt -Jerôme, comité Terrebouns, par Le Cie Cinprineris de NORD.Josars Unsanon, Hedacteuss.DRAPRAU, Admunistratour\u2014 AboDNeMOnt 0.0.}1.00 par année \u2018 \u201c \u201c 40 0.pour 8 mois ANNONCES Première insertion.16 cts la ligne Iuseriions subsbquenies.bcis Annonces à l'aunée iaribées par contrats spéciaux.Toutes correspendensss doivent être o-lreegtes : L PRAPEAY, Permis de l'imprimerie du Nord, tie Jérôme, Lo.Terrebonne, P.Q.LE NORD SAINTJEROME, t7 AVAIL 1890.A NOS ABONNES, Nos abonnés doivent recon- ualtre, à première réflexion, qu'il nous est dans ls plupart des cas très difficile, pour ne pas dire impossible, d'employer un agent cullecteur pour per- cevage des abonnements dis-é- ' minés un peu partout.Quant À ceux de cette ville, nous les prions de nous sauver cette dépense.eB Noe loctanrs troueorant pire loin le romple-reudu de l'assemblée qui v'esl tenue, jeudi dernier, à Si-Vin- * een de Paul, dans le but de louer laconduita de M.Leblanc, eu chambre, et de protester contre la mesure inique dont il a falls dre victime de la part du gouvernement Mercier.On sait que cette tentative éhontée d'expulsion, à été le couronne- meub dérisoire de la politique d'atbitraire de M.Mercier el qu'elle a mis le sceau à son sort prochain.Uest un fait digne de remarque pour les électeurs du comté de Terrebonne, Le premier qui à élevé la voix en faveur de M.Leblanc et qui a dénoncé le plus énergiquement la tyrannie des nationaux, à élé M.Nantel.== \u2014e
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