Le Nord, 24 juillet 1890, jeudi 24 juillet 1890
[" \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 Ÿ \u2014 rr = _VOT XII No 34 EMPARONS-NOUS DU SOL.LA COMPAGNIE d'IMPRIMERIE DY WORD ST-JEROME, 24 JUILLET 1800 J.J GRIGNON Rédacteur AVIS PUBLIC.ne BEAULIEU croit qu'il ext de son devoir de remercier le publ jour aUNC REA LEY bien voulu jui donner, où on même temps il annonce À ses nombreuses pratiques qu'il vient d'agrandir son magasin pour y placer es souvelles Marchandies d'Bpicarivn.somice le Farine.Le ges, 1e Bon, échangeani tous ul a Lorre nandise.Boye 4 dont ua (clos de Bôis et lo iivre & Domleils, Rue de la Gare | ST-JEROME FONDERIÉ DUMONTVILLE ETABLIE EN 1877.Fonderie, Fonte of Cuivre, of Atelier de Mécanique.TOURNAGE, PLANAGE, TARAUDAGE, &0, &o.| EXECUTION DE MACHINKRIE§ EN GENERAL.' ] \"VENTES A SACRIFICE |! = Machine de Scie.\u2026».++.00000.À 20 p.c.de réduction Machine à Bardeau.osoocosvoorevoe À 25 p.c.do Machihes A Moulures (SAapers).3 30 p.c.do Arbres de Scies.À 20 pe do 2e tm ee.GRANDE REDUCTION Posles à Bois de toutes sortes (stock bien assorti), afin d'en faciliter l'écoulement avant la fin de l'hiver ; aussi, sur tous autres articles en magasin.Bt-Jérôme, 27 Février 1890.ALP.A.LAVIOLETTE, 'S.GC.LAVIOLETTE, \u2014\u2014 MARCHAND DE \u2014 Ferrenneries, Peintures, Vernis Faience, Poterie, Verrerie, Ete.| - Courroies pour moulins de toutes sortes, scies rondes, coffres forts, aussi poêles, charbon, etc.A l\u2019enseigne du G odendard RUE SAINT-GEORGES, Près du Marché 8.G.LAVIOLETTE.ST- JEROME.Nos Compagnies d'Assurance.Voici los noms des principales \u201compagnies d'Assurance qui prennent des risques dans sous ville ot dans ses environs : CANADA LIFE, QUEEN, ROYAL, COMMERCIAL UNION, IMPERIAL, PHŒNIX.Pertes Payées.[2 di I} d années, moulin Les portes que ca diverses compagnins ons payées depuis quelques Sle-4dèle \u2014H.B.Lafleur, Jos.Filistrault, N.P.: Ste Anne des Plaines.\u2014De.D.Gaudette, Erlouard Launais, $60000: St./Nopolyle.\u2014 Francis Cox, 700.0 ; St.Jérdme,\u2014B.Gibault, Jérémie Latiur, deseph Cowrsol, L.Cousincau, A.Hemelin, 3 B.Labaile, $300; Orde marient, $430; J.Lauzon.8500 ; À.Prud\u2019homme, $600 ; Frank McNamee, 9700 ; J.B.Gascon, $1800 ; C.F, Besuchemin, $3300 ; Frédéric Aubin, 54000, ole.En ne moi dans notre ville seule, les Compagnies.d\u2019Asurenas mensionhies.plus saut ont payé en argent plus de 812.000-d' leurs asqures qui ont subi des iy ni un de ceuz-cl n'a es à se plaindre, ro d'un retard soit d'ums reduction, chi parleoi d'eux-mêmes, ; Dr C.L.de MARTIGNY Agent pour St.Jérôme ot le distriot de Terrebonne.| BUREAU DES ASSURANCES SUR LA VIE ET CONTRE LE FEU La Royale Cann-lienne, La North British § Mercantils Ins.Co.La New-York Life Ins.Co.La Canadienne.FHUILLETON LA GUERRE DES PAYSANS 1798 I Suite =S'ils savaient ce qui en est, hein, baes?\u2014Oui, Sus, s'ils le savaieut, mon garçon ; mais Dieu y avisers.Maintenant veille bien jusqu\u2019à midi.Driesken tl'apportera A diner et je ferai mettre un double pot de bière, A peine le drapeau avait-il paru sur le moulin qu'on vit surgir succes sivement quelques tétes du taillis environnant et regarder de tous côtés avec défiance.Des jeunes gens gagné- rent en rampant le grand chemin, inspectérent ce chemin jusqu'aux deux extrémités, et entrérent ensuite dans l'auberge.C'étaient les conscrits réfractaires qui, bien que frappés par la conscnp- tion, tefusaient de prendre les armes comme soldats dans les armées françaises.Jusque-là, it n'y avait jamais eu de loi en Belgique qui pât forcer personne à être soldat, les armées avaient toujours été formées de volontaires, Aussi de tous les coups portés par l'étranger 4 notre indépendance, il n'y cn avait aucun qui blessât et irritht plus nos plies que la conscription.À coup sûr, colle parut aux Belges une tyrannie inoule et dépassant toute limite, la loi qui, à tout instaul pouvait lez arracher à leur demeure pour aller verser leur sang au service d'une patrie étrangère qui les traitait en esclaves et anéantisaait tout ce qui leur était cher, Pour eux, dont la piété, dont l\u2019attachement à la foi de leurs aleux avait en raison de la persécution même, Je martyre était moins terrible que l\u2019obligation de préter quelque secours que ce fût à ceux qu\u2019ils ne considéraient pas seulement comme les ennemis de leur patrie, mais encore comme des suppôts du démons et les précurseurs de l'Antechrist, Bien que dans le plupart des villages voisins des villes, des soldats fas sent venus pour rechercher et saisic les réfractaires, et qu'on en eût déjà emmené un grand nombre, à Waide ghem, il n'avait pas encore paru de troupes.Les bruits qui se transmet tuient d'un village à l'autre faisaient cependant pressentir que la paisible commane, quelque éloignée qu'elle fat des grandes coutes, Énirait aussi par être visitée à l'improviste par ces chas seurs d\u2019hommes.C'est pourquoi le plupart des conscrits.se tensient caches.Les plu crantifs demeuraient au plus peufond des hois, vô lorsqu'il .se faisait nuit leurs parents leur portaient à bare et à manger ; d'autres plus confs.1s dans la destinée, avaient des ruirauxs sécré- tes aux environs de leurs dineures, dans des caves, des étables dus gran: se.Chaque dimanche, quacd il n\u2019était de nouvelles menaçantes, et que par conséquent le drapeau était arboré par sur le moulin, les conscrits se rassem- binient à l'auberge de l'Aigle quelque temps avant que la grand'messs commençât, afin d'apprendre, soit les une des autres, soit de leurs amis du vills- ge, Ce qu'ils avaient à craindre où à RUE ST-GEONGEE, Près du Marohé, Datisso du Notaire Parant, Si-Técame.espérer.fa les nouvelles etaient bonnes, la plupart d'entre eux assistaient à la grand'messe, parce que dans d'autres villages.dans d'autres villages, dans coux du moins où les églises n'étaient pas encore fermées, les conscrits avaient été plusieurs fois surpris et arrêtés à la prenuère messe.Dans une piéce retirée de l'auberge se trouvaient déjà réunies une ving: taine de personnes, tous conscrits fugi- difs à l'exception de trois ou quatre hommes plus âgés, venant du village pour voir et entretenir leurs fily et en même temps pour apprendre ce qu'il y avait de nouveau.Une grande joie régnait dans cette pièce ; on parlait avec jubilation et à pleine voix d\u2019une bonne nouvelle.Peu À peu cependant tout redeaint tranquille, car lorsqu'on interrogea les preuves de la vérité, on s'aperçut que tout reposait sur un simple dire.Le vieux brasseur assis dans un Coin, assurait que cette nouvelle ne pouvait être fondée, car son domesti- était alle en ville trois jours auparavant et n'en avait rien entendu.\u2014Ah ! voilà Bruno ! s\u2019écriérent presque en même temps tous les assistants, celui-là saura bien ce qui en est Bruno entra d'un pas lent dans l\u2019auberge, versa la main de chacun d'une étreinte amicale, et s'dssit sur une chaise, \u2014Ne savez-vous rien, est-il vrai que Ia République s\u2019en va ?que les puis- aances sont tombées sur la France ?Qu'il y & Un nouveau roi i Paris?Ces demandes arrivaient de toutes parts au nouveau venu.Bruno regards ses amis avec tristesse, secoua la tête et dit d'un ton mélancolique : \u2014La république françaisa a des centaines de mule de soldats; ses généraux ont des centaines de mille suldats ; ses généraux sont trembler toutes les puissances, et maintenant qu'ils ont conquis l'Italie entière ü n\u2019y à pas assez de place en Europe pour leur ambition; ils ont attaque l'Asie Mineure elle-même.Ne vous laissez pas aveugler par de vaines espérances, camarades.De là-haut seulement peut venir le secours: sur la terre, tout pour nous est menaçant et sans espoir ! \u2014Mais, Bruno, êtes-vous bien sûr de ce que vous dites?demanda l'un des jeunes gens.Hier est venu derrié- te le Vinkenbosch, un marchand de Lierre, qui a raconté et positivement assuré que tes Anglais, les Prussiens, des Autrichiens se sont mis ensemble contre la France ; qu'ils ont déjà battu les armées de la république, et que le nouveau roi de France est dvec eux.~Vaines paroles, dit Bruno en soupirant; il n\u2019en est rien.Notre entua- tion n\u2019a pas changé ; notre maiheu- reuse patrie est dans l'esclavage, les autels de notre Dieu gisent renversés terre.Pas d'issue, pas d'aide humaine qui soit efficace.\u2014Que conseilles-tu donc?demanda le fils de l'aubergiste du Lion, qui parsissast plus détermine que les au- | ble autres.Bruno resta muet, le regard fixé eur ==Cela ne peut pas continoer ainsi, reprit l'autre; fous ne pouvons pas rester tachés toute notre vie; avant peu on nous donnera la chasse comme on V's fait dans uw autre commune.Nous serons pris et condamnés à mort ou ce qui est pis encore, traînés à l\u2019armée ét condamnés à combattre pour cette race cruelle qui foule aux pieds notre pays, comme si nous étions le bétail de ce peuple sans Dieu.Ces paroles, prououcées avec énergie, frappérent profondément Bruno ; il ve leva, poss la maio du courageux Jeune homme sur son cœur et répon- di: Li aussi couve Je désir de la lutte {ot de la vengeance ; mais, à quoi boa, Karel, la terre est ivre du sang qu'elle a bu.Pourquoi, par une nouvelle collision sanglante, livrer nos parents, nos amis à la perséculion, à la mort mé- me ?Attendons., attendons et prions ! \u2014Maus ne sais-tu donc pas que les bois sont pleins de fugitifs qui ne désirent rien tant que de se lever contre les Français ?\u2014]Je sais cels, dit Bruno en soupirant ; mais je prie Dseu tous les jours, et de toutes les forces de mon Ame, Qu'il préserve mes compatriotes d'une si fatale insurrection.Ils nous écrase- rasent, nous anéantiraient en un seul jour, Karel se rapprocha de lui et iui dit en plaisantant : \u2014Brano, mon cher ami, n'est ce pas la peur de perdre Geneviève qui te rend si timide ?Les joues de Bruno se colovérent d'une vive rougeur ; ü allait répondre lorsqu'un nouveau conscrit entra et s'écria avec la joie la plus exaltée : \u2014Dieu soit loué, la Flande est soulevée ! A Rupelmonde, les peysans ont attaqué les Français à main armée et las ont vaincus ; tout le pays de Waes est en armes | Les sans-culottes d'Anvers se sont retirés au delà de I'Escaut avec leurs canons.Cette fois.«i c'est bien vrai, Cette nouvelle produisit un effet indescriptible.On battit des mains, on s'embrasse les uns les autres avec une joyeuse effusion, on chanta, on poussa des cris d'allégresse, on versa des lard'émotion.j Bruno seul demeurait issassible et tentempleit avec une sorte de pitie le tableau de l'effervescence générale.\u2014Eh bien | lui cria Karel, voité le jeu qui commence ! Ne croirais-tu pas non plus à cetie nouvelle ?\u2014L n'en connaît que la moitié, répondit Bruno d'une voix navrée.Le même soir, les paysans armés de Rupelmonde ont été acculés dans une église, tout en combattant ; les sans- culottes y ont mis le feu nos pauvres frêtes ont tous tj réduits en cendres.En ce moment, tout le pays de Waes est couvert de solduts français.À ces mots chacun pâlit aux transports de joie succéda brusqurment le plus amer désenchantement.Tous penchérent la tête sur la poitrine, et demeurèrent un instant muets, \u2014Savez-vous ce que le voitarier de Gierle a dit avant-hier au fermier Woens ?demanda un conscrit.11 a dit que si notre cure voulait prêter serment où nous laisserait tous en paix.\u2014Et nous ne devrions plus être soldats?demanda un jeune paysan assis dans un coin et qui semblait plus effrayé que les autres.==Non.C'est du moins ce que dit le voiturier de Gierle\u2026 Eh bien ! pourquoi donc le curé ne préte-t-il pas serment ?reprit le premier, alors nous serione délivrés | .\u2026.Oui, pourquoi ne prête-t-il pas serment s'écrièrent deux ou trois autres, après tout ce n'est pas si terri- \u2014Amis, dit Bruno, vous ne \u2018savez pas te que vous dites.© On demande qu'ils jurent haine éternelle à tous les rois et âdélité à la république française, Un prêtre peut- il faire un pareil serment?N'est-ce pas approuver d'avance tout ce que les jacobins peuvent inventer à Paris même l'anéantissement de la religion ?Quoi qu'il en soit, le clergé belge s'y est refusé.Plus de aix cents prâtres ont déjà eté emmenés dans des îles lointaines ; les autres soût tous condamnés numême bannissement.Notre vieux curé avec ses cheveux blancs est aves Dowminativement condamne Et soyez sûrs que les premiers soldats Qui paraîtront dans notre village sous arracheront notre pasteur et Éermeront notre église, comme cela est arnvé êtes dans l'erreur: le serment des prêtres n'a rien de comisun avec la conscription.\u2014Pourquoi ne fuit-il pas ?\u2014\u2014Où celà ?où fus?Et puis il dit qu'il ne le veut pas, JI dit qu'il restera avec nous aussi longtemps qu'il le pourra ; et si Dieu veut lui accorder la mort des martyrs, il ne s\u2019y soustraira pas.\u2014On sonne pour la grand'messe, dit l'un des assistants.Qui s\u2019en ira le premier?Bruno, dites-nous comuent mour devous sortir, sans quoi nous allons cncore partir tous ensemble.\u2018Tandis que le fils du notaire était occupé à satisaire à celte priére et indiquait à chacum son tour, baes Cuylen qui était resté pendant tout ce temps les yeux fixés sur le drapeau, baes Cuylen, disons-nous, extra et fit signe au brasseur de le suivre, Dehors, se trouvait un domestique Qui tendit un papier au brasseur en disant : \u2014Baes, lc messager a apporté cela pour vous c'est très pressé.À ces mots, 1 salua son maître et reprit la direction du village.La suscription de la lettre dut faire une puissante émotton sur le brasseur cas le vieillard pâlie et se mit à trembler comme un roseau, en tenant les yeux attaches fixement sur les lettres.Gomme s'il eût craint d'être surpris dans cet état il se rettra Lo peu plus loin derrière un taillis de chénes et Jut plongé dans une profonde préoccupe- tion.\u2014le.le.le citoyen Meulemans t cette écriture est celle ce mon £3.Ab merci mon Dieu, de ce que mos uai- que enfant est encore en vie et qu'il revient à moi.Il ouvrit la lettre avec une fiévreuse émotion, ct s'eflo.ça d'en lire la première ligne, Il y trouvait: Liberté, égalité, fraternité ou la mori.Au cite- yen ouleur de mes jours! Mais bien le brasseur las, il ue comptenait pas.Ja signature élait bien celle de son fils, mais la forme nouvelle de cette signature soulevait en lui une multitude de réflexions inquiètes, Quelque chose était suralouté au nom de bapté- me de son fils ; il avait signé : Simon Brutus.Le brasseur, après avoir considéré la lettre un instant encore, la cacha sous son habit et s'écria en se dirigeant vers le village : \u2014\u2014Le curé m'expliquers cela.O mon Die qu'est-ce que cela peut signi- r Le prêtre octogénaire allait se rene dre à l'église lorsque le brasseur fut introduit dans sa chambre et lui mone trant la lettre, lui dit : \u2014Monsieur le Curé, pour l'amour de Dieu, lisez-moi cette lettre avant d'aller dire la messe, Elle brûle mes mains ; c\u2019est comme s\u2019il devait en sor tie un grand malheur, C'est de mon fils Simon.\u2014De votre ble Simon | s'écaa le curé avec un ton de joyeuse surprise 11 a erré, ami Meulemans, mais je me réjouis que Dieu ait épargné votre enfant | Voyons ce qu\u2019il dit : Le curé s'approcha de la fenêtre pour mieux mettre en lumière et lut à demi-voix ce qui suit : : Liberté, Egalité, Fralernitd eu le Mort.Au citoyen œuteur de mes jours, Celle-ci sert pour vous informer que votre Als, délégné par l\u2019edministration centrale du département des Deux- Nêthes, se rendra dans deux où trois jours dans son village natal, pour y assaret l\u2019entièse exécution des lois de ta république et délivrer ses anciennes connaissance du joug du despotisme et de tous les suppôts du fanatisme infernal, de ces bypocrites maudits qui sous le masque du saceodoce vous prssque partout.En tout ces, vous |MeSt tiennent dans la fange de l'ubrutisse- ÇA continuer) LE NORD \u2014 \u201cLE NORD\u201d Journal Modéomadaire, Publié à M-Jérôme, somié Terrebonne, par Le Cle d'nprimeri da NORD.dosuru Gnisson, Rédacteur ae AhONDOMONt.\u2026.10.}1.00 par année \u2018 \u201c \u201c 80 c.pour 6 mois ANNONCES Première y Ha Is ligne nsertions subsiquentes,.§ ol «\u201c Annonces à l'année laridides per contrats spéciaux.Toutes correspondances doivent être adrossées : EL DRAPFAU, de l'imprimerie du Nord, Ponmier 0 tt Jérôme, Co, Terrebonne, P, Q.LE NORD BAINT-JÉROME, % JUILLET 1690.rer er Partant pour la guerre.On s'agite beaucoup pour arriver à contestor notre élection.Nous n\u2019en sommes pas surpris ; l\u2019achar- ment de certains traîtres, ot la rage folle de deux ou trois êcerve- lés ayant pris la place de lg raison dans les conseils de nos adver- shires.Nous ne sommes pas effrayé de ces apprôts ; les ennemis qui ont voulu uous écraser à coup d'écus et de whiskey, vont recueillir la mé- me honte qui a couronné leur sale combat.Nous tenons, d'excellente source, que le docieur Prévost ne se prête pas à ce jeu, n'ous l\u2019espèrons ; c'est encore trop qu'il tolère les agissements de ces jeunes flelleux qui manquent de bien des choses, entr\u2019 autres de l'expérience de la vie qui rend sage, ot de la réflexion d'un jugement droit qui rend juste, Dieu nous est témoin que nous n'avons pas voulu Continuer la guerre après l'élection, Nous avons même donné, et avant et après, les plus sévères instructions à nos amis de ne rien faire qui pat être inter- prêté comme une provocation.Et pourtant nous devions être tralaé dara Ia poussidre, sous forme d\u2019un mannequin ; nous devions avoir À notre porte les plus sanglants affronts ; nos partisans pouvaient s'attendre à toutes sortes d\u2019avanies,si nous étions défait ! Qu\u2019ont fait en revanche les conservateurs ?Hen, On sait quo nous n\u2019avons pas gagné malhonnêtement la victoire ; la corruption n\u2019a pas été de notre côté, tant s\u2019en faut, Et l\u2019on veut continuer la lutte devant les tribunaux 1 G'est de la persécution sans raison, sans nom et sans but , c'est.à-dire de la baing pure de parlisan et de sectaire.Tant pis pour ceux qui suscitent ou qui tolèrent cette guerre.Nous pouvons l'envisager de sang froid ot la repousser avec honneur.Donc nous sommes prêt, MM.ne vous gênez pas, tirez les premiers, mais gare à vous.Nous ne voulons pas la guerre, nous ne la provoquons pas, mais nous savrous la faire un peu partout.Qu'on ne se plaigue pas des résultats qui eu découleront naturellement, G.A.NANTEL.\u2014 ROB Juge par ses adversaires, Etre vanté par le \u201cPatrie\u201d cs n\u2019est pas, pour M, Nantel précisément être vanté par son curé, et pourtant c\u2019est fait et très bien fuit.Aussi trouvons- nous la chose ames digne de remarque pour la mettre sous les yeux de nos lecteurs.Ils ae convaincront une fois de plus que comté de Terrebonne possède un goût ases judicieux et continue À jouer le > beau rôle en gardant M.Nantel à ss tête.Ily a eu bien des racontars au sujet du chef que les conservateurs de la législature lo- enle étaient sur le point de choisir.Queiques-unes de ces suppositions étaient asses bien imaginées.D'autres ne valaient même pas ls peine de trouver da l'écho.Le première qualité d\u2019un chef de parti, \u2014 qu\u2019il soit à l'opposition ou au pouvoir, \u2014c'est l\u2019aménité de caractère, une nature exempte de rancune, et un esprit libre de toute préoccupation vaniteuse.Cariier,\u2014dont il a beaucoup été question cos jours-ci\u2014avait les manières bourrues, il est Vrai; mais sous ces dehors pleins de rudesse, on n'aurait pas pu trouver la moindre trace de rancune, H était toujours disposé, soit à tendre ls main à Georges Brown\u2014son adversrire le plus acharné\u2014soit à saisir la main que ce dernier aurait pu lui tendre.sition de Québec d'être sortie enfin de l'incertitude dans laquelle elle w\u2019était plongée depuis le 17 juin, et nous prions, en même temps, M.Nantel d'accepter les compliments sin - cères d'um adversaire qui se promet de rompre cuurtaise- ment plus d'uhe lance avec lui dansle champ clos de la politique, A PROPOS D\u2019AGKICULTURE Ce que dit un cultivateur sur la culture des fraises \u2014 La culluic des fruits 088 trés rémunéra.rice \u2014 Quels fruits doit-on culiiver ?\u2014 A propos de framboises \u2014 Ménugez vos faucheuses eu les huilant à propos \u2014 Moyen de détruire ks chenilles.M, Ferdinand Lemay, cultivateur de la paroisse de St-Joseph du Luc, comté des Deux-Montagnes, dit ce qui suit : \u201cJ'ai une nombreuse famille, j'élève quatorze enfants ; depuis nombre d'unnées, ma méthode de cultiver Ju grain, du foin, d\u2019étever quelques vaches, enfin de cultiver comma le font la plupart des cultivateurs, mes confrères, pouvant à peine suffire aux besoins de ma famille, L'année dernière, pur exemple, ju n'ai fait que $63 de tout MM.Laurier ot J.A.Macdonald,\u2014 oe dernier principalement, \u2014 sont des exemples remarquables des qualités de caractère et de l'urbanité des maniéres que doit posséder l\u2019homme politique qui aspire à devenir chef de parti.Aussi n\u2019avons-nous fait que lever les épaules à lu lecture de certains articles de journaux, consacrés à quelques hommes que les élections du 17 juin avaient mis en vue et qui étaient destinés, disait-on, à prendre le commandement des forces conservatricesà Québec.Ce n\u2019est pas quand on séme à plaisir des haines sur son passage, comme un laboureur sème le blé à pleines poignées, qu'on peut s'attendre à être pris pour chef de parti.M.Nantel qui paraît avoir réuni tous les suffragan de nos amis, est un chef qui ne fera pas faire de boulettes à son parti, qui ne le mettra point dans un jour ridicule et qu\u2019on ne verra jamais prendre la parole pour la seule sa:isfaction d\u2019épater les tribunes.Bien que jeune encore, il a une dose suffisante d'expérience parlementaire.Son caractère est déjà formé et le trait dominant qu\u2019on y trouve c'est une légitime ambition servie par une ténacité remarquable, Aussi n\u2019avons-nous pas été surpris d'apprendre que M Nantel s\u2019est adjoint un eolla- borateur à le rédaction de la Presse, afin de consacrer plus entièrement les cinq ou six mois qui nous séparent de la prochaine session de notre législature locale, À l'étude rui- sonnée, approfondie, des questions qui y seront débattues, Cette nouvelle nous fait le plus vif plaisir.C'eût été, en effet, pour M.Mercier et ses amis un sujet de mortification de se trouver en présence d\u2019une opposition entièrèment démoralisée, à fois sans tête et tans but.Un miuistre a beau se sentir des arguments vainqueurs dans le ventre, encore faut-il, pour qu\u2019ils en sortent, que quel- qu'un tape dessus: Nous félicitons douc l'oppo- 9 mon grain, l'année à élé excessivement mauvaise il est vrai.Celle année, par la culture d'an arpent et deuni da terre, je vais faire $300, j'ai déjà fait la moitié de ce montant, la semaine prochaine je l\u2019aurai complété même au-delà.Commeut ?En cultivant des fraises, si j'avais adopté ce genre de culture il y a dix uns, je serais riche au.jourd'hui, *- * Que dites-vous de ces paroles, cultivateurs ?N'est-ce pas que c\u2019est beau de retirer 8150 à 8200 d'un arpent de terre ?C'est vous donner à tous l\u2019envie de cultiver des fraises.\u2018Tous cultiver des fraises ce serait un peu foct, il y aurait plusieurs fraises de perdues ; zuais porter une plus graude attention à la culture des fruits en général, voilà qui est tien, voilà ce qu vous devez faire nécessairement.Certainement que la proviuce de Québec perd annuellement des milliers de pisstres à cause de la croyance générale qui règne chez deaucoup de cullivateurs an\u2019 =\u2019; a que la culture des grains on i'élevage du bétail qui paie sur une ferme.C'est une grave erreur.Plusieurs cullivateurs d'initiative ont profité de cette fansse croyance et se sont enrichis et s\u2019enrichissent encore en adoptant une culture spéciale.Les uns trouvent leur argent dans le tabae, d\u2019autres dans les fraises.d'autres par la culture des petils fruits, cassis, groseilles, gadelles, etc, Il s'écoulera encore plusieurs années avant que le commun des cultivateurs ouvrent les yeux et comprenuent l\u2019importance de la enllure des fruits qui offre de si grands avantages, J'entends un grand nombre de cultivateurs s'écrier el me dire: \u201cmais dans notre province, nos terres ne sout guère propices à cette culture.\u201d Détrompez-vous.Vous parlez ainsi parce que vous n'aves pas le courage et le bon es prit d'entreprendre une culture de fruits quelconque.Tous les teraains de notre province, même les plns arides, j'oserais dire, peuven: pousser une ou plusieurs espèces de fruits.Quels fruits peut-ou cultiver ici ?Les fraises, les framboises, les mures, les gadelles, les cassis, la vagne sauvage, les canneberges (atocas) les cerises, les prunes, les pommes, etc.J'en vois sourire encore quelques tns parmi vous qui semblent me dire : \u2018Maïs vous venez de nommer des fruits dont la cullure est insignifiante et qui ne paierait pas.\u2019 Détrompez-vous encore.Allez demauder aux cultivaleurs des aleutours de Montréal si la vente de lous.ces fruits ne paie pas el vous ne rirex plus.La paroisse de Ste-Dorothée, comté Laval, par exemple, s'est eurichie en culti- vant les fraises; La paroisse de Bt-Joseph du Lac et quelques autres sont en train de faire dv mene, s,* Vous me dites encore : \u2018* Mais ai tout le monde s: met à cultiver des fruits, le marché sera eucombré et ça ne paiera plus.\u201d Ne cralguez rien sous ce rapport D'abord tout le moude nie cultivers pas de fruits, car celta culture demande des soins et un travail qui en éloigneront toujours une foule de cultivateurs \u201cqui préfèrent avant tout marcher duus les seatiers butlus el s'appauvrir que de marcher dans des voies nouvelles et faire de argent.D'ailleurs, la paresse, quoiqu\u2019on en dise, est bien trop grande ches beaucoup de cullivateurs, pour qu'ils se livrent À une cullure qui demaude des soins plus qu'ordinaires.Ca qui eut encore bien rassurant pour ceux qui voudraient se livrer À une culture de fruits quelconques, C'est que la consommation des fruits dans la providce, va augmentant d'année en année, H y a quinze ans, qui faisait cas des framboi- ses sauvages ?Personne, Maintenant il s\u2019en consomme pour des milliers de plaet res ; ily a dix ans, ou luissait gaspiller le raisin savva- ge ; maintenant on le vend dix cts.la livre Il en est ainsi de tons les autres fruils : il n\u2019y en aura jamais assez.Pa\" Vous me dites encore : ** Mais tous sommes trop éloignés des grands centres pour que cette culture de fruits soit rémunératrice.Pour les cultivateurs de certains endroits, cette raison est la meilleure ; mais là encore on se fait illusion.Je connais des gens qui parteut à quinze lieues de distance, portent en voiture leurs framboises au marché et réalisent encore de bons profils; cependant la framboise est un de nos fruits les plus difficiles à transporter.Et puis pensez-vous que la raison de distance soit sérieuse pour les gultivateurs qui sout à proximité d'une voie ferrée ou d\u2019une rivière navigable ?Non, certainement.Cultivateuvs, culiivez donc des fruits ; ne serait-ce que pour la consommation journalière de votre famille, que vous y (rouveriez de grands avantages de san'é et d'éco- uomie ; à plus forte raisou si vous retirez de cette culture de bons profils, vous ne devez pas hésiter.Si mencez lentement dès maintenant ; vous ne tarderez pas à agrandir le cercle dé vos opéralivus, el vous bénirez le jour où vous aurez eu la bonne idée do vous livier À cette culture.or Les foins sont commencés, dans quelques jours commenceront les moissons.c\u2019est le temps d'activité pour les faucheuses et les moissonneuses.Voulez-vousque ces machines fassent bien leur orvrage, qu\u2019elles fonctionnent à merveille, huilez-ler à propos.Peu d'huile chaque fois, mais souvent semble être la devise du cultivateur qui veut faire durer ses machines et les conserver en bon élal.Comme il est assez difficile de se procurer uns bonne huile à machiue ; car convent une huile qui paratt excellente vaut à peine l\u2019eau pour une machine, je donnerai aujourd'hui une manière bien simple de fabriquer soi-même une bonne huile à machine.C\u2019est tout bonnement de l\u2019huile de castor dans laquelle on ajoute du saindoux en plus où moiudre quantité, suivant la cousistance de l'huile que l'on veut obtenir, Ce mélange exposé au soleil we conserve liquide.Cette huile ne coûte pas cher et donne un trés bon résultat, * - Un correspondant au Country Gentleman conseille la manière suivante de détruire les nids de chenilles que l\u2019on voit souvent sur les arbres fruitiers, eutre autres sur les pommiers et les cerisicrs.Procurez-voue une perche légère de huit où dix pieds de longueur, au bout de ceile perche vous liez fortement un morceau de linge en laine.Prenez trois pintes de bonnes cendres de buis dur, ébouillantez-lu pour en faire une lessive très forte, ujoutez à cette lessive une cliopiue de savon mou.Quaud vous voulez vous servir de celle oomposition plongez-y votre linge &k au moyeu de votre perche avrosez les nids de chenilles.C\u2019est pour elle une mort sûre et prompre.ms WO Echos du Nord L'Aunonciation, 13 juillet 1890, Monsieur le Rédacteur, C'est avec une profonde douleur que nous avons appris le prochain du Révd.P, Grenier B.J.notre bon curé.Durant le peu de Lemps qu\u2019il à passé au nulieu de Hous, il nous a fait beaucoup de bien, fl a fortement contribué au progrès de voire Jeune paroisse.À usai lui élions nous profondément attachés, Nous le considérious comme un père et il nous regardait comme ses enfants, \u2018Faut obéissait À s3 voix comme par enchantement, Le deuil causd par sou depart va dtre grand daus notre famille, =r Le docteur Wilfrid de Ste-Adéle, assisté du Dy L.Griguon de Sainte.Agathe et du Dr Bigonesse de la Chute-aux-[roquois, a opéré la fem d'un de nos concitoyens et lui à enlevé du corps 50 livres d\u2019eau.La pauvre inalade a éprouvé beaucoup de soulagement et elle parait vouloir revenir à la santé, Les deux Dr Grignon sont allés eusuite faire un parti de pêche au lac Nominingue, puis le lendemain, îla sont allés, accompagnés d'un grand nombre de citoyens de l\u2019Annonciation, pousser une excursiou à 15 milles plus loiu, jusqu\u2019à la ferme de M.\"Awmbroise Charboneau, 2 l\u2019Ascension.C'est la dertiière habitation sur la Rouge.Si M.Ambroise Charbonneau, au milieu de son vaste domaine, semble avoir oublié les belles terres de cite Ste Marie, à St Jérôme.il ne faut pas croire qu\u2019il a oublié la hou- ne et franche hospitalite qui à toujours habilé sous son toit.Aussi il fallait voir poulets et dindons tendre béatement le cou pour se faire écorcber en l\u2019honneur de nos hôtes.Il fallait entendre les rigodons du violon, les trémoios de l'accordéou, les roulements du tambour, jouant à l\u2019unisson ; il failait voir les jolies danseuses (il y en a jusqu\u2019au fond des bois) vntendre les beaux chanteurs, On dit que ce soir-là, les Ours na purcat fermer l'œil dans leurs Laniéres et que le hibou ne fit pus son nocturne hou! hou! Seuls d\u2019entre les animaux féroces, les maringouins et les brûlots, qui se croient connaisseurs en musique, accouru- vent du fond des bois nous prouver leur contentement en nous appliquant leurs baisers perfides tantôt sur les joues, Lantôt sur le cou ; une tape donnée du revers de la main les envoyait sérénader ad pa- tres.» *\u201c.Nos aimables visiteurs ont paru encantés de leur voyage.Le Dr W.Grignon qui, von seulenient est nn cultivateur mais agronome, s'est extasié sur la belle apparence de nos grains, de notre foin, et sur la fertilité de noire sol, Il nous a dit a à meintes reprises qu'il avait hite de revoir Mgr Labelle, le roi du Nord, pous lui parler de son domaine et lui dire qu\u2019il n\u2019en à exage- ré ni la beauté ni la fertilité, Icnorus er La Chute aux Iroquois, 16 Juillet.Nous avous maintenant un bon médecin résidant ici, le Dr A.Bigonesse, autrefois de St Jovite.Nous osons lui promettre une très belle clientèle, La Chute fait toujours des progrès.Durant la saison de l'été, cependaut, la vie y est plus puisi- ble, C'est l'hiver avec son armée de bâcherons, de bourgeois de chan- Liers, etc.qui met de l\u2019activité ici, On peut en juger par nos hôtels : Hous possédons deux grands hotels et une bonne maison de pensiou ; eb bien! M.Nantel, hotelier est obligé d'agrandir sa maison cet êté, afin de pouvoir, l\u2019antomue prochain recevoir coufortablument ses nombreuses pratiques, La Cuure » St Jovite, 17 juillet \u2014 et le foin ont une belle ining cetla année et nous avons beaucou, d'espérance dans l'avenir, \u2019 Les travaus de note couve: avancent rapidement, Un nommé Pierre Léonard, de cetle paroisse à failli perdre la vie daus de curieuses circonstances, la semaine dernière.Il revenait d'un voyage lorsqu'il est tombé sut uy ferrement de va voititre.Ce ferrement qui avait 4 ou 5 pouces de long était tombé perpendiculaire ment ob il lui entré daus le bas du corps.Avant qu'il ait pu se rendre chos lui, il avait perdu uue grande quay.tite de sung et il était épuisé, Ou courut chercher M.le curé et le Dr Edm.Griguon de Ste-Aguthe qui lui douna ses soins, Le mulade est en bonne voie de Buérison.PA Ste-Agatho, 19 Juillet\u2014Graze ay gouvernement de la Providence et de nos bous libôraux, qui ne pouvaient se meltre dans la tête qu'un bou chemin est plus avantageux pour les passants qu\u2019un mauvais, nous allons pouvoir sortir sans risquer de briser nos voitures dans chemins de base, parce qu\u2019enfin si nos pauvres colons délaissés wong pas pu avoir de l\u2019argent pour se faire faire de bonnes routes, les viaux habitants riches de Ste Agathe en out eu pour faire achever leurs chemins et ça sera comm souvent il arrive, les pauvres pais vont pour les riches, \u201c ll ne faut pas jouer au bœuf; la preuve en est Marlin Chalifoux, un cultivateur de Ste Agathe qui n\u2019a jamais eu peur de ce jeu-là, est aujourd'hui entre la vie et la mort pour avoir bravé un de ces méchants animaux, Ging côtes brisées, de nombreuses co'itusions par tout le le corps, voilà ce qu\u2019un bœuf peut vous faire, avant que vous ayez eu le temps d'y penser.Le Chien qui parle \u201c Du temps où les bôtes parlaient dit le fabuliste.Donc ellss ont pag le, et vi elles ont parlé, pourquoi ni parleraient-elles pas encore ?Ne rions pas trop de l\u2019affirmation d'un marchand de vins qui a cru entendre parler uu chien, cut api mal étant réputé pour son inf Migence, On wen est pas à ignorer que par l\u2019instruction il joue aux carles, aux dominos, et gagne généralement les parties contre ses ads versaires; pourquoi dès lors ne lui apprendrait-on pas à parler ?~~ C'est l'explication donuée pur le plaignant, de sa crédulité, dont se réjouit fort l'auditoire qui assisle au pelit procès d\u2019escrognerie soumis au tribunal.\u2014Eh bien, lui dit M.le président vous avez uue foi robus'e.Latronche (le plaignant) \u2014 Mais, monsieur le président, les consommateurs qui étaient chez moi à ce moment là l'ont enteudu comme noi.M, le président\u2014Le chien du pré- veuu ?Latrouche \u2014 Mais certainement, ni plus ni moins qu'une personne naturelle, M.le présidéut \u2014 Vous aves tenu conversation avec lui?Latronche\u2014Oli nou, pas tam gue git M.le président\u2014Alors, qu'est-ce qu'il vous a dit?Latronche\u2014Voilà.M.Pivot (c'est le prevenu) eutre dans mon établissement avec son chien qui était caniche, M.le président\u2014Vous le connaissiez ?Latronche\u2014Le chien ?M, le prôsideui\u2014Le prévenu.Latronche\u2014Je ne les counaissais ni l'un ni l\u2019autre Alors il se met à table, iv chien saute sur un tabouret à côlé de son maître et se inet sur son derriére.Je m'\u2019approche, je demande à l'individu ce qu\u2019il faut lui servir; il me répond : \u201c un bock.LÀ-dessus, voilà une voix toute drôle qui dit: \u201c Moi, un morceau de veau.\u2019 de reele de delà, regardant qui est-ce qui avait dit çà avec cette voix-là.Le maître me dit: \u201c\u201c Ne faites pas attention, c\u2019est mon chien.\u2014Gomiment voire chien ?que je LE NORD eu\u2014\u2014 \u2014 fais, \u2014 Ou, qu'il me répond, je lui ai appris À parler, \u2014 Mol, pensez, je ne pouvais pas en revenir; je ero.yais qu'il ve fichait de moi, be Fuites le encore parler, que je dis.; Alors il me dit: Demandez-lui ce qu'il faut lui servir.Moi n'y croyant pas, mais pour la chose de voir je dis au chien: Qu'est-ce qu'il faut te servir ?LI recommence : Un Morceau de veau.\u201d Il y avait là mu femme, mes moutards, mon garçon, qui poussaient des oh 1.ah 1.disant, et les consommateurs aussi: aht il parle.il parle.Moi, j'élais comme un Ecce homo, si tellement que le maître du chien me dit: \u201c Eh bien, servez-nous donc1\u201d Je cours chercher le bock à l'individu et la vian- au chien.oo M.lo président \u2014 Vous a-tii dit merci ?Latronche\u2014Non, ii a sauté sur la viande, Alors, vlà ma femme qui m\u2019emmène dans un coin, les mou- urds viennent, mou garçon vient ; ume femme me dit: * Faut acheter ce chien là, tu feras faire une enseigne : Au chien qui parle ! ça ne désemplira pas de la journé», il ya de l'or âgagner.\u201d Mes moutards me disaient : Oh ! oui, papa, achète-le ?\u201d Mon garçon, lui, me disait: ça me fichera ruduruenb de mal, tout ce monde qui viendiu.\u2014Comme ça vous l\u2019uvez ache- BR \u2014Latronche\u20140ui, moasiour, 400 francs ; mais quand jai eu donné mon argent, voilà le chion qui dit à von maître : Ah ! c'esk comme ça Lu me vends, eb bien, je ne parlerai plus M.le président-Et en effet, il n\u2019a plus reparlé apres le départ de son maître ?Latronche\u2014Fas un mot, pas une virgule, ricn ; mais le soir, tout le monde s'est fichu de moi, où m'a dit que le maître devait être un ventriloque.Alors, me voilà furieux d\u2019avoir ête fllouté.Je vas chez le commissaire de police, je lui conte mon «faire ; «| s'est mis à rire à ventre déboutounié.M.le président\u2014Que vous a-bil dit?Latronche \u2014 Il m'a dit que j'étais * trop bète, et tant pis pour moi, mais voilà que huit jours après, je trouve taoû filou à la foire de Montmartre où il était comme étant saltimbanque ; alors je l\u2019ai fait arrêter.Le président, au prévenu\u2014Vous êles ventriloque ?Le prévenu\u2014Oui, monsieur.M.le président \u2014 Et vous avez escroqué le plaignant en lui laisant accroire que voire chien parlait ?Le prévenu, c'est lui qui m'a tourmeuté pour acheter mon chien.Je ne voulais pas, vu que je m'en sers pour gagner ma vie; alors le marchand de vins me dit: Je vous en donne deux cents francs de votre chien.J'ai refusé, \u201c300 \u201d qu\u2019il me dit.Pour lors, je me dis à mon à part moi que je pourrais me procurer un autre chien ; là-dessus, le ma chand de vin n'attend pas et me dit: Voyons, je vous donne quatre cents francs et avec ça le bock le morceau de veau a l'œil.\u201d Ma foi, comme il me tourmentart j'ai accepté.M.le président \u2014 Et le chien q''est-il devenu ?\u2014H est venu me retrouver, mais il est à monsieur, et s\u2019il le veut\u2026\u2026 Latronche\u2014Merci, un chien qui ne parle pas.M.le president\u2014Ainsi, vous avez lourmenté le prévenu pour lui faire accepter votre argent ?Latrenzhe\u2014Parce que ma femme M\u2019avait dit qu\u2019avec l'enseigne du Chien qui parle ju gagneruis de l\u2019argent gros comiue moi.Daus ces conditions, le tribunal a jugé que le délit d'escroquerie était pas suffisamment caraciérisé et il a acquitsé l'instruclours de chiens, Morale : Ne soyons pas surpris que les bêtes aient parlé autrefois, quand nous voyons aujourd'hui plusbêles qu elles qui parlent également, \u2014_\u2014-___ La Misere au Labrador Hatigax, 20 \u2014Un vilyen de celte ville areçu d'un missionnaire de PEglise d'Augleterra à Cartwrigh, Labrador, une lettre datée du 5 juin daus laquelle il dit qu'à cette da:e il y avait encore des amas de neige la baie de Sandwich était encore solids, La glace n'est partis qu'à la fin de juin ol les provisions venues de Terreneuve n'out pu arriver À; destination, Par suie \u2018du printemps lardif, et deu froids rigoureux de l'hiver, un rand nombre de personnes lu long e la côte ont failli mourir de faim.Un parti du 23 esquimaux a quitté Ungava eu jauvier dernier pour aller faive la chasse au daim, ils n\u2019en out trouvé aucun et sont tous morts de faim, La lette termine en disant qu\u2019il y eu Luaieoup ue misère sur toute la et que plusieurs habitants soul morts de faim.M, McKeuzie, agout de la compagnie de ia baie d'Iludsou à Ungava est mort le 30 janvier, Un duel au lasso Un duel d'un genre tout à fait nouveau eb en même temps des plus dramotiques a eu lieu sur tine grande route, près de Moore Station, Texas, Deux bouviers d'origine mexicaine, José Carrasco et Manuel Bos eo se souk pris de querclie au sujet do la possession d\u2019une vache et se sont mutuellement traités de meu- leur, lls étaient tous deux à cheval, et ils ont décidé de régler leur différend séance tenante par un duel à mort, au lasso, arme, si toutefois on peut appeler çu une arme, considérée jusqu\u2019à présent comue inoffensive, et qui, dans tous les cas, W'avait jamais servi dans aucun combat singulier des plaines de l\u2019ouest ni dans celles du sud-ouest.Quoi qu'il en soit, pendant plus d'une heure, Carrasco et Bosco se sont donué mut.'cment la chasse, sur la route ca se lançant lun à l'autre leur lasso.Les chevaux étaient blanes d\u2019écume et les quelques persounes qui assistaient à ce spectacle extraordinaire ne compre- pas où les bouviers voulaient eu venir, car pendant leur lutte étrange, ils ne prouonçaient pas une pa- vole- Mais soudain Bosco qui l\u2019avait évité cependant plus de cent fois avec une adresse incroyable, a été ptis dans le lasso de son adversaire, jeté à ous du son cheval et train ensuite pautelant peudaut plus d\u2019uu mille de longueur derrière le cheval de Carrosco et arrosant la route des son sang.Le vainqueur \u2018est enfin arrêté, à eulevé son lasso du cou de Bosco, el s'ust dirigé vers la ville, aban- donuant le corps de son adversaire au milieu de la route.On suppose que Bosco a 816 tué sur le coup lorsqu'il a été arrachié de sou cheval car il a eu lu colonne vertébrale disloquée.-\u2014\u2014.Trois malheurs d'au coup.Ceci est une histoire simple et vraie.Et navrante.C'est un pète qui vient de me la raconter.\u201cMa femme, ce malin-là, fatiguée par une nuit de bal doul nous étions rentrés à l\u2019aube, dormait encore à l'heure où d'ordinaire elle avait douné au bébé son bain quotidien ; moi, il y avail beau Lemps que j'étais levé.Tu counais mes habitudes malimeuses, J'étais enfe-iné daus mon cabinet, lisant d'un œil seulement, eb suivant de l\u2019autre, l\u2019enfaub qui marchait a quatre paltes el s\u2019ebultait sur le tapis sourd.Je l'avais enlevée de sou bar, ui elle chantait sur des lous que l'Albani ue connais plus.L'opera qu'elle disait n'aurait élé recouau ci par Greu ni par Sirakosch, mais lu petite chantait à mon cœur mieux {gue tous les premiers prix du Gouservatoire.Serlemeut elie aurait réveillé la maman qui avait besoin de repos, .\u201cil était déjà tard, et plus d'une fois j'avais sougé à tirer du sommeil ma femme, la nonchalante.J'entrai dans sa chambre d\u2019un pied libre, mais la je n\u2019osais plus.\u201cC'eût étè pitié, ma parole ! Elle dormrit si profondément, de ce sommeil serein des jeunes mires qui rêvent à l'enfant toujours, ct le voient jouer avec les auges, ses crmarades, Sa joue élait pâlie, we» yeux où lu lassitude avait mis son cerne attestaierit le besoia de repo- ser, st son souffle prolongé, sa res- considérables et que la glace daus | piration quelque forte wie disaient\u201c qu'elle ue fournissait pas à dormir.\u201d \u201cAlors je sortais de la chambre sans eflrayer Le sougos, sans dé- Houer ce fl mystérieux qui nous relie pendant le somaseil avec les êtres d'au-delà.Ki je r« venais amu- ver lo bébé, lui ramuesant sa poupée sans bras, ses autres joujoux, lui parlaut de ma voix la plus douce, l'empêchant surtont de pleurer, \u201cJe lu faisais sauter sur mon pied, en lui visant: Au pas, petit tot, prand trop, à la courie.Come te elle riait d'un bon cœur, eb aux éclats, de sa chère petite voix de soprano, quaud, après avoir du bout du doigt touché tous ses traits eu disun® \u201c Menton fourchu, bou- bhe d'argent, nez cancan, joue rd.tie, joue bouillie, petit œil, gros œil, sourcilion sourcallette, j'ajou- luis en Frappaut légèrement du pjat de la main son beau front : Cogue, cogne la caboche ! Si je ue lui ai pas donué tous les noms, mon loup blane.la petite chatte, la belle ro.quine, le rat doré, lo vieille canaille la loutre à papa, mon chou dar gout, \u2014 toutes ces innocentes béti ses et ces divines injures que nous adressous aux petits enfants, \u2014 je ue m'en suis pas fait faute, val \u201cMou cher, elle n\u2019avait jamais êlé ni ai belle ui si gaie.\u201cSi je lui demandais : Où est papa !\u201d \u2014 de son petit ind:x à fos- setle, que terminait un ongle nacré grand au plus comme uu grain de millet, elle montrait aussitôt au mur mon portrait, crayon d\u2019Achille Fréchetie.\u201cChante donc,\" et, comme l'oiseau qui essaie sou gosier, elle me turlutait des notes d'un faux superbe, soit, mais qui n'allait à l'âme, * Comme élreiadre eb buiser sont l\u2019expression la plus souverainement satisfaite de l'amour, J'étrelguais et baisais ce petit visage doux et chaud net à croquer, fuit de lait et de roses.Et l'heure passait, coulait, Si le bureau m'invite, la bouneur me retient ; au diable les affaires ! \u201cMais voici que la maman wé- veille, j'enteuis sou long baille- ment scnore; elle appelle de sa voix la plus tralnante : Fitile 1 Cert le signal du vacarme, toute la mai.vou s'sbhranle; les enfan's que la servante jeuail à grand peine en silence, accourent, moi-même je ve mets plus de sourdise à ma voix ; Nous allons tous embrasser la mère paresseuse, Les aluës guimpent dans le grand lit, c'est une fêto.L'uu se cache sous la couverture, où l\u2019autre le découvre en raul aux éclats.C\u2019est le quart d'heure délicieux de chaque matin.Les enfants racontent, l'un qu'il a mal dormi, l\u2019autre qu\u2019il a fait un rêve ; il y en à taujours, si tu as remarqué, des oiseaux el des jouets, et des bom- bua daus ces jeunes souges.La maman embrasse à pleine bsuche toute cetle marmailie, et moi, le bébé lans les bras, je me promène en contemplant ce gui tableau, en savourant cette joie pure.\u201c Hélas ! si les quarts d'heure se suivent ils ne sv ressemblent pas.Dire que la désolätion côtoie de si près le Louheur | * Les enfants ont quitté la chambre pour permettre à leur mère de se lever, ils transportent leur gaieté bruyante dans mou cobimnet où je les suis.La servante moute le petit bain de fer blanc peinturluré d'où s'échappe une forve buée et qui ne contient encare que de l'eau bouillante; C'est pour la toisette du bébé.| L\u2019éponge, le savon l'essuie-moin, le peigue minusrule, et la brosseite de poils pe chameau, ces instruments ce supplice pour tous les enfuts, sont là tout aprés.Ou va baiguer madomoiselle, et je vais la revoir battre l'eru de ses chères n:cnattes.et inonder sa mère qui «« récriera, mais se laissera faire, et mordre l\u2019éponge, et lancer des ciis joyeux.Coinme j'ai hâte d'assister au bain de mou adorabie tyran ! À cette minute-là, mon cher, il n'y avait sous le soleil persoune qui fût plus heureux que mui.Ge n\u2019était ui un pacha 4 rois queues, ni nn sultan et ses sultaues, ni un roi, ni un millionaire qui m'auraient fait envie.J'2lais gorgé de lous les plasirs vrais: une femme jeune, bonne, intelligente, belle ; des en- sauts ravissauls, pleins de sauté ; mon existance à l'abri du besoin, et colle des miens protégée parles meilleures assurancus ; peu d's.mis, mais de solides, et pas un ennemi.C'était moi qu'il faltuit ouvier, hein ?* Oul, à cet instant-lé, mais pus ue minute après | \u201c Ne l'étounes pas si j'ai déjà, à 30 aus la patte d\u2019oie et les cheveux poivre et sel.Mon guaud ressort est brisé, Je traine l\u2019existence, je ne la vis plus.Jo vai dit Je ne poiut l'étonuer, mais j'oublie que tu ignores mon malheur, car j'avais prié les journaux de n'en rien dire.Trens, prends ma maiu frémis sate, mets la tienne sur mou cœur et vois s\u2019il bat ; regarde-moi, je dois être pâle, etsi après cinq ane, je pleure, pardonne.moi, car ces larmes tu les comprendras.Oui, j'ai Lué mon enfant ! Ni plus ni moins, (A continuer.) Se NOTES LOCALES Lunii, M.Elie Latour y été élu président des commissaires d'école de la pe- roisse de St-lérôme, pour lu onzième fois, \u2014 Bamedt soir, Un inconnu en roule pour Glascow, t'est lait enlever un doigt, A lu gare de cetis ville, on voulant suivre de trop près.l'opération de l'accouplement, \u2014 Les foins se font partout daus les campagnes environnantes, et onl une belle apparence.\u2014 On nous informe que Mgr Labelle s'embarque.a le 15 aout prochain pour revenir au Canada, \u2014 Les travaux du chemin de fer de Ble Agathe se poussent avec plus d'activité que jamais, Plus d\u2019unfdemi-mille de ralls est terminé en pariant de lu gare de Btdérème.Une trentaines d'hommes eonl employès à cette besogno.\u2014Le Cercle dramatique a fait ses élec- lions samedi soir, après una séance des plus mouvementées et des plus interes- santes.Le résullat a été : Lr J.E, Prevost, président, M.J.H.Leclair, vice-président, E.Fournier, trésorier, J.A.Théberge, P.K.Patit, J.Grignon, J Lapointe, A, Thomas, \u2026 Prévost, élus conseillers de régie.Le bad de régie a nommé M.J.A.Théberjo son président et M.P.À.Longpré, sun secrétaire, M.Hodier = été nommé répéti- tour.\u2014La nouvelle nous vient ce malin d'un accident probablement funeste qui est arrivé hier à StJanvier.M.Louis Cherron, en travaillant près de sa grange a éié alla qué par un (aurou furieux qui a plongé sa corne dens Ja cuiese droite et lui a fail une horaible déchirure.Charron est retombé sur le sol mais à aussitüt été relancé en l'air par son {erribla advorsaire.atte fois Charron put éviler une mort insantanse en srisissant la ch: Îne de fer du taureau et en le mulleisunt par la douleu,, Le Dr Tancrdde Lamarche lui à donné les premiers panscmonis.Sa blassure est considérée très grave.\u2014 Un jeuus homme eu nom de Beauceamp a été envosé a Bte-Scholastique, hier, sur accusation d'avoir tilouté, & Ste- Adèle, une montre et deux piastres dans la poche du nommé Adrien Labelle\u2014 Hier à Hix heures p.m., lo toosin de la ville a sonné une fausse alarme.On 4 remarqué que le toosin fonctionnait mal et était Lrap faible, oe sera cependant facilement repa ré.Le capitaine des pompiers, M.Fiset, en fera rapport à la prochaine réunion du conreil, La pompe s\u2019estérendue au bassin Gibault.L\u2019ean s'est élaucée des boyaux juste seize minites après le premies coup d'alarme.La pompe a peru en bon ordre et à blen fouclionné.les psmpiers élaient Lous à leur poste.Ku cdtte vile, 16 32 courant, Madamé J.J.Grignon une fille.HOTEL BARCELO, SAINT-JEROME, Table de lère classe et repas à toule heure.Pension à la semaine à prix modéré.M.Bancæo désirant abændonnsr les affaires pour cause de santé, o.fre à vendre ou à échanger pour propriété de ville, son magnifique hotel.11 y a un marche aven- tagoux & faire pour quiconque désirerait ouvrir un magasin où tenir un hôtel.B'adresser sur les lieux, à Ant.Barcelo, Kt-Jérôma, ou à M.Thibodeau, 1203 rue Ble-Catherine, Montreal, J, BELANGER, Artiste - Photographe, RUB ST-GRONGE | ST-JRROMB.Orgue Eolien ! La Grands Harel Musicale, QUEST-CE QU'UN ORGUE ÉOLIEN ?C'est d'abord un orgue avec clavier à cinq oztaves, compiet et parfait dans tous ses détails.qui se joue avec les doiyis comme un orgue oriilnaire, et en 4 toute l'apparence.A l'intérieur de cel instrument se (rouve ua mécanisme automatique qus l'on met en opération par le simple Lirage.Toute purronne alors peut jouer CORRECTEMENT les morceaux los plus difficiles, mals le GRAND POINT surtout c'est qu'un musicien ou une personne de godt qui ne peut uxécuter oile-môme, peut rendre non- seulement correctement, mais ARTISTIQUEMENT, les compositions des grands maitres, observant tous les changements de temps ol les nuances de son fes plus délicates.On ne peut se faire une juste Idée de cet orguu merveilleux sans l'avoir entendu Les musiciens el 1s public en génoral sont toujours les bienvenus, L.EN.PRATTE No.1676, Rue Notre - Dame, Montréal.BEUL IMPORTATEUR DES PAN EE FISHER \u2014 ET LES \u2014 ORGUES DOMINION Newby & Evans R.CAUCHER, MARCHAND DE Ferronneries, QUINCAILLERIES, Peintures, Huiles, Vitres, ETG, ETC.Spécialité : La Peinture en Caoutchouc de À.A.WiLson.219 & 221, RUE SAINT - PAUL, Coin de la Place Jacques-Cartte\u2026 MONTREAL.JOS.E.PARENT NOTAIRE | NOTARY COMMISSAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE RUE ST -GEORGES STJEROME.ATTENTION spéciale donnée aux iN- VENTAIRES, au règlement et à l'edminis- Wation des SUCCESBIONS et prompie reddition de comptes, Vente et achat do propriétés sur commission.Annences gra- ts.Toujours des TERRES, EMPLACEMENTS et NAISUNS À VENDRE ou à LOUER.Argent à prêter sur billets ol obligations liypolbèques.; M.PARENT ci-devant dans la maison Villemure, à transporte depuis le fer mai sa résidencs et ses bureaux dans ia magnifique propriété qu\u2019il à acquise de Dame B.GOUGEON, Marchand x Chaussures (Bn face du Marché) RUBBT-GBORGE | BTJRROMM JOSEPH CAMPEAU HOTEL DE PREMIERE CLASSE , Rux SrJéaouz - STJEROME HOTEL du MARCHE \u2014 TENU PAN mene Louis Corbeil, RUB ST GEORGES, | BT-JPRUME.FORTIER & FOREST NOTAIRES Ste-Scholastique Argent & preter.P.A.LONGPRÉ NOTAIRS Rus St-Jerome, bloo L'Etang, SAINT-JÉROME.J-BTHW DECARY HORLOGER-BIJOUTIBR, RUB STIBROME || ST-JRROMB Bloo Richard, No 8, P.F.BH.PETIT NOTAIRE ST-THROMH {Bloc Dr du Mariigny) LA DANQUE DU PEUPLE EN FAON DU PONT ST.JERONK Bureau ouvert pour dépôt et eseomple de 10 à 3 heures, fermé à { P.M.le samedi.Intérêt payé sur dépôts à terme.Fraites et attres lo change achetées et vendues payables dans toutes les parties du mOn ' J.A.THBBERGN Gérant dévôme, 20 Mai 1356, CHS, GODMER, \u2014\u2014MARCHAND DE=- NOUVEAUTES, Rue StFerome T.A.VIGEANT.Horloger et Bijoutier Agent de R.A.Taumer.Offre au public tout un Stook de) Banquerouts de Bijoux à dens la Diastre et tient toujours en main un as- wortiment de Montres, Horloges, Bijouteres, donos de Mariage et Luneties, Montre, Horloge et Bijouterie difficiles réparés aveo soln et à bas prix.Tout ouvrage est garant, ST-JOVITE Comid de Terrebonne, DU \u201c PUBLICATIONS OFFICIELLES, Les Statuts et quelques-unes des publications du Gouvernen:ent du Canada sont en veute à ce bureau, ainsi que certains actes séparés.Une liste prix sera envoyée sur demande.Les Statuts Revisés sont maintenant prêts, Prix de deux volumes, $5.00.B.CHAMBERLIN, Imprimeur de la Reine et Contrdleur de la Papeterie Département des Impressions ot de la Papeterie Publique Ottawa, 13 mars 1890, EDOUARD CLARK, BOUCHER KTAL NO.t, | MARCHE ST-JBROME, \u2014ju\u2014e M Clark aura toujours r servir ses pratiques des viandes fraiches de toutes sortes et de premier choux.Voire commaude est respsciususiment William Gauthier, pros du marchée sollicitée.di \u20ac- sd \u2014 i LE NORD = LE Briony, ot chelera.Le.bureay: d'hygibas alent de pu- blisr une petite brochure remplie de bons conseils pour empêcher le cholérs de nous envahir.Nous pui- piu quelques extraite : La propreté sous loutes les formes, est la sauvegarde par excel- Jence contre le cholére ; c'est elle qui peut, surtout, l'empêcher d'arriver jusqu'à nous ; et, dans le cas of celte, terrible maladie pénétre- rail dans le pays, c'est encore Ja propreté qui peut mous protéger contre sor atteinte.Quiconque ent maison peut dono ainsi aider efficacement à prévenir le dévelop- Pron, du choléra, comme il est également en son pouvoir, par sa néôgligen ze coupable, d'exposer non seulement sa santé et sa vie, mais encare la santé et la vie de ses voisins, À ceacun alors de se metlre Immédiatement à l\u2019œuvre ot de prendre toutes les mesures de précaution qui sont rées dans cetté circulaire.: On ne devra jamais tolerer, dans Ia cour où ailleurs, les matières de rebut ; ces matières devrant être recueillles dans une boîte couverte, pour les préserver de l'humidité, et et kette boîte devra être videe régulièrement tons les deux ou trois jours.Lorsque la chose sera possi- Me, on devra faire brôler dans le de de ia cuisine tous les débris matière animale ou végétale.A la campagne, les amas de fumier devront être placés à la plus grande distaoce possible de l'habitaiion.Les cave devront être tenues toujours sèches, dans la plus grande propreté, et souvens blanchies à là chaux.Le tuyau de renvoi devra avoir une valve de sûreté (siphon) tout près de l\u2019évier.Cet évier, ainsi que tovs les canaux, dalots, darins, devront être tenus dans une grande propreté.On devra y faire couler l\u2019eau après chaque fois qu\u2019on en sura fait usage.Ces fosses d'aisance fixes (trous dans la ierre) ne devraient jamais en usage ; car ces forsos avuilic le nol, Ii est plus ealubre, lorsqu'on ne peut pas avoir dewatersclosets, de se servir de la latrine à terre sèche avec tiroir.Dans les maisons où l'on ernploie la lutrine À terre séche, le tiroir devra être vidé, sui souvent que possible, ot lavé avec un des désinfectants indiqués.Les fosses d'aisances fixes (latrines des campagnes) devrout être vidées deux fois par année : au printemps et à l'aulomne, et, dans l'intervalle, eiles devront être désinfectées, une fois par semaine, en y je- lant du chlorure de chaux de la meilleure qualité, En autant que la srison le per mettra, on cevra ouvrir les portes et les chassis pendant plusieurs heuaes chaque jour.On devra toujours éviter de tenir les maisons trop longtemps renfermees.Rappelez-vous que la ventilation, le grand oir et le soleil sont les meilleurs yons d\u2019aissainir le logis.Etre modéré dans le boire et le manger, et savoir choisir ses aliments, sont des règles hygiéniques les plus importantes à suivre surtout quand il s'agit du choléra, Il n'est rien qui puisse justifier l\u2019usage de fruits veris on trop vieux et Sont dangereux aussi, le poisson, la viande et les saucissons qui ne sout pas complètement frais.On évitera de boire du lait sûr ou gâté ; pour le lait, une excellente précaution à prendre, c'est de toujours le faire bouillir avant de s'en servir, On eevra donner la plus grande attention 4 la propreté du corps el des vêtements.Se laver tous les jours de la tête aux pieds avec de l'eau tiéde et du savon, en se ser vant d\u2019une éponge, vera Ia meillen- re pratique à suivre comme protec.tiga.On aura soin de porler de la Bahalle sur la peau afin d'obvier aux mauvais effets de la fraicheur où d\u2019un frisson.On évitera aussi les causes d\u2019épui sement, ainsi que les refroidisses megs trop brusques après avoir sragepiré, Le premier sympiôme du choléra \u2018est le relichement des intestins ; aussi lorsque le cholérs est dans le voisinage, doit-on trailer, dès son début, la plus légère attaque de diarrhée.\u2014\u2014\u2014\u2014 > Un nouvesu fléau menace noire agriculture.Il y a quelques années, le mouche à patates a causé de grands ravages, mals on est parvenu à is détruire, Cet été, on consia te en certains endroits, la présence d'un petit ver dans la racine du grain, Un nous informe du Sault au Récollet que certains cultivatenrs remarquaient depuis quelque temps que leur gralo, eurtbut l\u2019avoine, dépérissait à ve d'œil, Ne pouvaut en altribuer la cause ni au soleil ni à la pluie, parce qu'il n'a pas trop chaud et que les pluies n'étaient pas trop fréquentes, ils résolurent d'en chercher la cause ailleurs.Comme ils ne trouvaient rien d\u2019extraordinaire, à l'extérieur, ils s\u2019avi- sêrent de regarder À l'intérieur de la terre.En arrachant des pieds de grains, il trouvèrent un pelit ver dans chaque racine.Le coupable était découvert, On en à trouvé dans les racines de loules espèces de grains, mais sa présence affecte plus particulièrement l'avoine, C'est un hôte bien dificile à chasser, atlendu qu'il se cache dans la racine môme du grain.Il est d\u2019au tant plus dangereux à chasser qu\u2019on risque de faire périr le grain en cherchont à faire périr ce ver, Celui qui trouverait un moyen de le détruire sans affecter la récolte reu- drait un grand service à l\u2019agriculture, Il serait de la plus haute importance de se livrer A des recherches scientifiques qui pourraient conduire À la découverte d\u2019un moyen de destruction de cet être malfaisant.\u2014\u2014
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