Le Nord, 10 août 1893, jeudi 10 août 1893
[" 7 VOL XV No 20 = EX >ARONS-NOUS DU SOL.La COMPAGUIE d'IMPRINARIE DY WORD ST-JEROME, 10 AOUT 1898 Rébicé zx Coti.AsonatioN \u201cLE NORD\" Journal Nobdomadaire, Publié à Bt Jérôme, comié Terrebonne, jar La Cle d'Inprimeris da NORD.REDIGE EN COLLABORATION De W.GRIGNON, Dirsoteur, \u2014\u2014 1.00 par arnde 36 o.pour § mois ANNONCES 10 cts la ligne sos +« Pour annonces, abonnements, impressions, etc, s'adresser À 8.MAGNANT, Gérantre Une offre à la ville de St-Jerome Nous apprenons de boune source que MM.Pepin et Villeneuve, propriétaires de la scierie, offrent d'acheter de leurs propres deniers, une puissante poinpe hydraulique que la ville installers dans leur établis sement et dont elle aura gratnile ment Pusage pour le fen.Au dire d'un mécanicien de grande expérience, les turbines dont MM.Pepin et Villeneuve offrent également le service gratuit à la ville, pourront facilement concentrer sur celle pope un pouvoir moteur de cent forces.(la pompe à vapeur n'en a qu\u2019une diraine.) Les conduites en fer ne coûtent à peu près que le prix des forts boyaux et durent infiniment plus.Dans ce cas-ci, Où n'aurait pas, comme duus les constructions d'agueduc, à prévoir les accidents de gelée, vû que ces tuyaux ne s'empliraient qu'au besoin et pourraieut aisément se vider par des valves à niveau ; par conséquent, ces conduiles ne demanderaient pas à être enterréea nien profon\u2019ément.M.le maite et MM.les conseillers vont-ils prendre cette offre en consi dération ?Ce serait levr refuser taule confljance que de répoudre non.Une minute de réflexion sur les avantages extrêmement importants qui découleraieut de l\u2019amélioratiou fo La ville aurait gratuitement l'usage d'un grand pouvoir d'eau, elle gaguerait le prix d'achat de la pompe et le prix même des rones hydrauliques que, sans cette offre, il lui faudrait installer ; 20 Elle aurait une pompe de ceut forces pouvant alimenter plusieurs jets d'eau à la fois ; So Celle pornpe ne serait pas compliquée dans son mécanieme, de tubes, de bouilloire, et de cent rouages qui rendent si incertain eb si complexe le jeu des pompes à vapeur, partant, son entretien serail énormément moius dispendieux et de y lus elle serait toujours préle à l'action, on pourrait y compier ; 4o Par une autre conséquence, l'eau arriverait sur le théâtre de l'incendie, avant les pompiers, sans attendre les chevaux qui ont causé déjà tant de retarde, et sans crainte aes chemins d'hiver ou d'automne, Ce serait mieux que le désagrément Qu'on & eu, au dernier feu, de voir la pompe À vapeur an préseuce d'un feu aussi effroyable rester sourde aux imprécations géuérales psrce- Qu'à son arrivée il lui fallait attendre encore quatre A cinq minutes pour avoir la vapeur nécessaire, et cela malgré qu'elle fût eu excellent élat et que ingénieurs et chevaus furent accourus avec une diligeuce remarquable.L'énutération de ces avantages, qu'on les preune au point de vue! que l'on voudra, ne peut se lerm:- ter que par un énorme et cætera, U reste l'objection capitale: nos ressources.Avons-nous le moyen de faire cetle dépense et d'accepler l'offre généreuse de MM.Pepin et Villeneuve ?Nous répondrons: Combien de citoyens se soul-ils donné la peine de s'enquérir du coût d\u2019une pareille construction ?Nombre de petites villes se sout pourvues du système hydraulique avec des ressources picuniaires gales aux nôlres.Muis va-t-on comparer les dépenszs qu\u2019elles ont faites ppur conaruire des aqueducs eu fer vec engins à vapeur et conduites À chaque portés, avec le coût du système proposé à St-Jerôme, où il ne s'agit que de conduire l'eau sur la rue principale et à l'entrée des vues latérales ?: Nous répondons encore : La ville a-t-elle le moyen ds perdre ses mai.SUIS par paquieis pour toujours, pour envoyer au loin les victimes du feu leur désespoir, ou encore faire profiter l'isdemuité payée par la mile?Nous répondrons enfin : La ville a-t ello le moyen de verser aux com- paguies d'assurance plus que inte.rét et I'amortissement de la somme manger leur assurance, On ranger | ; qui sent de près ou de loin les compromissions antinationales, nous parler du act de M.Laurier, c'est-h- dire, évidemment des faux ménagements, dus honteuses lacliques, des lâches concessions, par lesquelles M.Laurier à pu assurer l\u2019action uniforme du parti libéral, protesiaut et calliolique, sur la questiois des écoles manilobaines.Or voici par quel langage M.Laurier à montié son tat sur cette question, la seule du reste qui put intéresser l'auditoire : Anjourd\u2019hui les journaux me ussent & bout pour lâcher de me \u2018aire empor er où de me faire dire des chores qu'ils prendraient aussitôt et transporteraient à Ontario il leurs, pour y soulever les préjugés contre mo, On voudrait me ruiner, mais je ne suis pas un Embécile.; Mes amis, je suis français et j'en sut fier.Que ma ligue s'attache à mon palais si jamais j'oublie que le sang IL FAUT NIEUX VOYAGER ON OWVANDE L'INTERVENTION DEA AUTORITÉS Un groupe d'ivrognes tapageurs, blasphémateurs, dont la bouche vomirait des chante vbs ênes, en passant par les rurs de Montréal serait vite arrêté et logé au violon.Mais dans les rues de Montréal, nos femnies et nos enfants oul |'ae vaniage de s'éloigner de telles gens, tandis qu'il n\u2019en pent être ainoi dans un «har bondé de voyageurs Où nous sommes en'assés les vus sur les autres comme des rardines dans nne bolte Là, coûts quo coûte, Îl faut que Ja puanleur du whieky vous sau'e au nez et que d'horribles hlasphèmes et de sales chansons vous écorchen: les preilles.Voilà ce dont j'ai été témoin depuie trois samedis consécutifs à bord des chars du \u20ac.P.R.qui laissent la gare à 5 de la Frauce coule dans mes vei.Mirs pan, en destination du word et nes ! Aux yenx des tories britanniques, j'ai la tache originelle, je ran- ais.Et alors la Ninerve \u20ac res se Sisent que si Laurier pouvait dire quesque chose de maladroit ou de compromet\u2018aut, on le ferail savoir à ces tories-là.Mes compatriotes, je suis un homme de car at je ferai tonjours mon qu'il faudrait pour construire un système hydraulique, en s'obstinant | À payer des taux d'assurance teis qu'on voit aujourd'hui de pauvres | veuves complètement ruinées pour n'avoir pu se résoudre à renouveler leurs À ces taux, apris avoir déjà cependant payé la valeur de leurs propriétés à ces compagnies ?Non, notre conseil n\u2019est pas et ne peut âire opposé à celle amélioration.TL n'auteudait que le moment d'agir.L'offre de MM.Pepin et Villeneuve marque cette heure avec une clarté décisive, et c'est pour prêter maio fot.e au conseil daus l'opinion des contribuables que nous avons traiié celte question.CaMPAGNARD \u20140.\u2014 WASSENBLEE DE SAINTE-SCHO- LASTIQUE La Patrie nu nous parle pas d'a sunblée mais de pique-nique.En effet un gala d'éloquence de com.maude, un simple succès d'estime pour M.Laurier, une afiluence de conservateurs et de libéraux curieux au même point d'entendre ce qu\u2019on est convenu d'appeler le silver son gued speecher, pas une seule conversion, voilà le bilan de journée du 7 août à Ste-Scholastique.; Ou dit que M.Laurier fut courtois pour ses adversaires absents : tant mieux.El en fut récompensé par l'absence d'interruptions et ses périodes ont pu couler à pleins bords.Le Dr Fortier, président de l'as- sembiée, a In à M.Laurier une adresse oii loute l'âme du docteur s'épanche avec sa suavitl mystique ordinaire, Ou y lit l'ineffubilité oui- vante : Permettez à vos admiratsu*s du district de Terrebonne de vous sou- baiter 1a bienvenue la plus cordiale ; d'ajouter leurs hommages à ceux que vous recevez dans votre marche triomphante à travers votrs province natale ; de vous témoigner leur sincère reconnaissincy pour voire dévouement éclaire eb incomparable chose publique, et de vous dire Avie sont Bers de vous voir uccuper un poste de conflauce gagnd per des prodiges de tact et de valeur persoir nelle, Les prodiges de tact de M.Laurier, c'est immense dans la bouche du doeteur Fortir, Lui, le plus fa touche antransigeant de tout © qui ve dit patriote Où hunnéie homme, le pourfendeuz en plume de tout ce devoir.J'ai l'appui et la conflauce d'hommes éminents, de lihéraux an- lais comme sir Richard Carwright, Fhon.Mille, sir Olivier Mow-t, M.Edgar et aultes, Et voilà le tact prodigieux de Mde l'est 4+ Ia province, ce dont j'ai été lémoia d'ailleurs sur tous les chars das n'importe quelle direc tion de la province Dans les chars de lere classe, nous constatous peu ces faits, mais punrquoi lee tolère fait-on plus dans les chais de se- corde classe ?Est-ce que l\u2019houneur des pauvres femmes el pauvres enfants qui n'ont pus le mayen de se payer ce luxe d\u2019un banc bourré ne + | dost pas être protégé comme celui des femmes et enfants riches?La réponse est facile à faite.Et nul Laurier : toul ce qu'il peut pour les [homme bien sensé ne peint refuser persécutés du Manitoba, c'est d'éviter toute déclaration qui aux yeux des protestants d'Ontario, le consa- creruit itnbécile ou maladroit.Tact vraiment prodigi-ux et qui ne manquera pas d'avoir sa récompense.Le Dr Fortier fut non moins impayable quand il présenta M.Tarle à l'asseinblée, comme uv brave et honnête homme qui a manqué l'occasion de fair.fortone dans les tripotages d'Ottawa, Aussi ne faliut- it pas maine d'un quart d'heure d'explications au dépu'è de l'Islei pour élucider cet affreux qui proquo.M.Tarte à traité la question mani- tobnine d'une manière intéressanie et comme d'habitude il à fulminé de grosses révélations qui lui four.diront matière À de longues lettres d'explications el de palinodies pour l'Etecteur.Lieutenant de M.Laurier qui a juré de forcer l'hydre de l'orangis- me jusque dans tes Inges d'Outario, M.Tarle à en la bonne fortune de se faire Bauclio patriole et il a annoncé ssiennellement qu'il relevait le défi de l'Empire et qu'il irait traiter la question manitobaine devant les couservataurs de Toronto.Mais le vaillant député de l'Islet nous paraît acce,ter trop bénévalemenl ce qu\u2019on ne lui demande pas, car l'Empire ne l'invite pac à parler devant des co.servaleurs, mais dans un château-fort libéral, où règne l'organe en vhef des libéraux, le Globe, et où M.Tarte pourrait ap prendre aux dépens de sa renommée oratoire, ce qu'il \u2018ait bon d'avoir Jes amis comme les grils de là-bas pour conféree d+ la question sco.{aire ot catholique du Manitoba.D'autres orateurs prirent la parole et firent beaucoup de vent pour prouver que 1-8 cullivatenrs Ju district sont tous ruinés et leur auraient même soutenu, s'ils I'eussent oué, que l'assemblée entière était exilée aux Etats Unis.Ds temps à auire, la musique de l'enlroit entonnait flerement des chants de vice toire et des marches trioniphales et : à la An chaque cultivateur s'en alla faire sn train.L'assemblée était finie.| de s'unir à nous pour demander la protection de l'honneur du sexe feible.Samedi dersier, c'était vrar- ment dégañtant de voir près de ving* horimes avinés, toujours prêts à se quereller, vomissant à pleine gueule des blasphèmes et des chants immoranx.Les feromes ot les enfants effrayés, étant aans l'impossibilité de fuir, étalent forcés d'être témoins de ces tri-tes erènes.Sion se conteniait de chanter ces vieilles chansons gauloises que chanwient ai bien nos ancôtres et où l'esprit dominait, mais non aujourd'hui on vous chante bélement des chausons où l\u2019on ne se gêne pas de nommer crôment les choses par leurs noms et L'on truuve ça drôle.Pour couper le mal à sa racine, il faudrait tout simplement prohiber toutes chansons quelconques dans les chars et avoir un char spécial ; une espèce de geôle pour v loger tous ceux qui portent scaudale par leurs chants ou leurs paroles vbech- vey et blusphémaloires qu'on pourrait nommer le char de Lucifer.CORRESPONDANCE Ste-Marguerite Nousieur le Rédacteur, Dans mon dernier article paru sur le numéro du 13 juillet, je crois, touchant la \u2018abrication du beurre domestique, il s\u2019est glissé une erreur touchant la vente du beurre de la \u201cabrique de Sie-Adèle, Les runsei griements me disaient qu'ou n'avait vendu que 17 et 18 cls la livre, Or, ces renseignements n'étaient pas exacts el je tiens à les reclifier, Done, d'uprs informations officielles et certaines, je svie heureux Je dire aujourd'hui que la vente à été de 142 cts el 20§ cle.Tant mieux, car plus le beurre we vendra cher, plus lescuitivaleurs feront argent, Cest pourquoi je suis heureux de savoir que les premières informa- tious n'étaient pas exactes et que la vente à été plus fuile que je ne le croyais, Un aus DRs CULTIVATOURR Common! olever les enfants On éléverait bexscoup mieux ol plus facilement les enfants si on parlail un pou moins d'eux en leur présence.Il n'ast bou de leur parler de leur personne physigue nv eu bieu nien mal It ne faul raconter, quand ils sont là, ni lens petites fautes, ni leurs bons élaus, ui leurs mots, li leurs soilives, ui leur vanter leur intelligence, ni leur reprocher leur lourdeur d'esprit, M est nécessaire que l'vafant sache qu\u2019on l'aime teudtement.qu'on veille sur lui, qu'ou le protège ; il est (écheux qu'il se croie un personnage, orgueil de ses parents, ou un êlre mal doué qui les couvre de honte.Mais, diva-l-où, il faut bieu encourager son enfant où le reprendre quand il fait mal.C'est absoiu- ment mou avis, Ca que je 11e compreuds pas, c'oul qu'on lui fasze« un crime d'être dénué de certains dons.car cela w'a pas dépendu de lui.Qu'où essaie de lui faire acquérir ce que Lui mat- que, c\u2019est certainement un devoir.Mais, par exemple, wu enfant fait re qu'il peut, travaille, se cause le (te, comme où dit .et n'arrive à rien, nn au certificat d'etudes, ni au diplôme de bachelier nu bachelière.Est-ce sa faute ?1 a cssayé, i! a fait de son mieux, il wa pas réussi.Pourquoi lui dire mille choses des gréables, Uhunsilier.| injust \u2018ment ; lourdaud, sot, imbécile, ete, Mais c'est vous, los parents, qui; avez Clé absurdes eb coupables de: né pas vous apercevotr de soit Încu pacité en certaines matières et de wavoir pas su profiter des apuitudes qui sont sidrement eu lui pour jes développer Non, vous aviez un parti ptis, une vauité à vatisfuire, et vous avez voulu courber l'enfant sous cette idée, saus voir que là ta- ture ne su lalsse pas violenler, Si au contraire, l'enfant réussit, ue L \u201csez pas trauspercer la joyeuse flert* que v.nis en éprouvez, Felicitex-le surtout v'avoir (ravailié, de vous avuir donné de la satisfaction eu prenaut des peines; dites-lui qu'il ne vaudra qu'à la condition de coulinuer à s'efforcer de bien faire.À celui qui se fie à sa facilité, qui en abuse, la conuaissaut bien, i! n'y a pas à cacher qu'il est intelisgent ! il suffit de ne pas se moutrer glorieux de cet intelligence el de lui dire qu'on perd les done qu'on ne cultive pas, qu'on se laisse facilement distancer par ceux qui mar- cheut moins vite que nous peut être, mais saus s'arrêter jamais, et que l'étude nou approfondie ne mene à rien.Si votre enfant est laid.ne lui pariez pas du sa grande bouche, de soil gros nez; il ne peut les changer, n'est-ce pas?S'il est beau, n'atlez pas vous pâmer d'admiration devaut ses longs yeux ou see super bes cheveux.Faites-lui prendre da sa personne Lots les soins nécessaires soit pour acquérir ce qui lui manque, soit pour corriger ce qu'il a de défectueux, soit pour conserver les dons qui lui ont été départis : mais présentes-lui tout cela, dis l'enfance, comme des habitudes iudispensables sur lesquelles il ne réfléchira de longtemps.Ne désolez pas votre fille eu lui partant saus cesse de 8a peau uoire; ne la gou- ler pas d'orgneil en exa\u201d:ut son teint de lis.Mais faites-lui prendre, sonsexpli- sations superflues, des p° écautions pour conserver sa blancheur ou pour éclaircir sou teint funcé Bi sa taille a besoin d'être redressée, 1e lui dites pas 2vec bumeur : Comme tu te tiens mal, tu as l'air d'une vieille, Enseignez-lui duucement, aflectueusemen:, à se rediuseer sans 1 efforc eu mettant les coudes au corps.Beaucoup de mères repro.cheut toute la journée à leur fille d'arroudir le dos ; peu d'eutso elles eavetil leur expliquer comment on efface les épaules, I est détestable aussi Je dire d'au vufaut devant lui : + I est oi bon, il » tant de can, ete, ole.\u201d Quand il fait bien, embrassez-le une fous de plus; il comprendra, cela suffira.Tout aussi mauvais de dénoncer ses défauts: \u201cC'est vu enfant exéeru- ble, que uous rend malheurenz, ete.\u201d Vous l'endureissez à parler publiquement de sas torts.N'esalles aucun de ses dons.ne Uhumilies pas ron plus.Lasssez-tui voir toute la plaru qu'il occupe daus votre eœur.Ne lui montres pas qu'il s'en eal fail wire, immense dane la vis, dés le premier cri qu'il a jeté, ANN Sgr, eo \u2014\u2014 NOUVELLES DU NORD STE ADELE \u2014 Toul le Nord en gouérat e+ bien achalandé par les visiteurs étrangers\u2014lnusile de dire que le Nord se félicite chaleureusement de la visite de ces aimables hôtes qui viennent cherch-r icula pails iran.Juillitéqu'ou ne saurait [rouver daus les graudes places d'eau où il faut rubir le joug pesant de l'étiquere où le solr au lieu de respirer un air pur et frais, il faut tournayer dans un salon au sor: de la musique suer ang et van, orgauser des bals et et des réceptions, chose dont'an devrait être bien aies de se reposer, quand on les fait durant onze mois de l'année\u2014lci, dans le Nord pas taut de civilités, on ne réduit pas la visite de Monsieur un let ou Mademoiselle une telle qu'on v'aime pas à qui malgré tout, il faudra présenter liypocriiemens nos boru- urages\u2014Qualre Où citi anne campent pres d'un la où l\u2019on n'a pas à craindre la critique des chercheurs des grandes toilettes.L'avant wi.di est consacré généralement à la chasse et à la pâche, l\u2019après-mini, à la cueillette des fruitset aux bains et le soir à la lecture.Avec ce genre de vie nous repre nous noire santé perdue dans nus bureaux.; \u2014 Nous avions l'hnnveur, ia se maine dernière de donner l'hosp Lalité à M.Auguste Girard, vice-cou- sul de France, à son fils Henri, à leurs dames et demoiselles, aiusi qu'à M.M.Ephrem Brossear PP.Gatelli, et Eusèbe Sénéesal tous de Moutréal\u2014 L'honorable M.lacoste, ses fils, et M.Léon Globensky sont descendus au Nomiringue enchaulés de leur voyage.\u2014 Sou honneur le juge Dugas, l\u2019'hou.M, Desjardius, maire de Montveal, et Mde, Vve, Jos.E.Masson avec sa famille soni eu villegiature à Sre-Marguerite du lac Masson.Inutile de dire que les habitants de Ste-Marguerite se senient très hionorés d'une visite aussi distinguée, Ils sont toujours conteuts de server la main Je Mle.Masson qui paralt avoir cousercé un bon souve- uir de celte paroisse où elle a passé plusieurs années de sa vie et où na cliarilé et son bon cœur ont laissé d'inelfaçables souvenirs.\u2014 M.le nolnire H.Brant, est ici à refaire sa santé tu pou aliérée par lee travaux dos affaires de ville; il il conseille à (ous les hommes af.faites et spbculatenre d= fuir la ville pou} aller chercher la tranquillité dans ls campagne surtout dans nos 100Blagnes qu'il trouve admirables.ALtivin.4 ! RB LE NORD Les lnbours d'automne Les plus fortes récoltes proviennent le plus souvent des champs qui ont été labourés en aulomne.Le cultivateur n'ignore pas qu'un sol bien pulvérisé el étaul À la fois compuct, rasure aux graines de toutes sortes une promple germination of que cone consbquencs il ob tiendrs une plus forte vegélation of une entire maturité des plantes pour en faire la récolls en temps convenable, et de bonne heure à I'sutomne, particulièrement pour les céréales dont la végéintion est tardive.La pulvérisation du soi etsa compacité peuvent diflicilement être obtenues à la fois, sans qne ce soit au détriment l'une de l\u2019autre.(epen- dant ce but, favorable aux récoltes de toules sortes, peut être atteint au moyen du labour d'autoinne et lors que Is semaille du champ aiusi Ice bouré doit être faile au printemps.Quoiqu'il eu soit les différentes.matières fertilicanies contenues Demande on divorce \u2014 Harry Mackey, fils ds William Mackey, un des plus forts marchands de bois de cette ville, a donné avis qu'il demandera à la pro chaine session du sénat sou divarce d'avec Laura Estelle Stall avec lu- quelle il s'est marié privément il y à environ un an, er ram Lo droit do poche \u2014 Une intéressanta guiestion rela tive aux drojls de pêche vient d'être soulevées.Plusieurs ;ersonnages d'slingués de la capitale, y compris I'hon.Costigan, ont loué des droits de pêche dans le luc Iernard, en haut de la rivière Gatineau, du gouvernement de Québec, les colons fixés aux environs du lac font non- seulement la pêch» eux-mêmes, eu vertu d'un droit qui lenr est oc troyà par le fait qu'ils demeurent à cet endroit ; mais :ls invitent même tons leurs amis à des excursions de pêche dans les eaux louées par des dans le sol v'ugrégent mieux & la \u2018| particuliers, Le résuluat est que ces terre lorsque celle-ci, au moyen du dermers se voient frustrès de droits labour d'amtomne, a pu recevoir | payée ; el ceci se répète sur lous les les bons effets de la gêlée et des dé! lacs environnants.On à donc résolu gels, de môme que l'influence de la.de faire décider la question par les neige et des premières pluies au cours, à savoir si les persounes Jour printemps ; l+s eflets bienfaisants ant des droits de pêctie ont 1e privi- ainsi oblenus coutribuent à accélé | lège exclusif de s'en vervir seules.rer la végétation des plantes que qu'au moment de la récolts, Il est à remarquer qu'à , l'égard de la confection des prairies comme, _ Une grande affiche placée sur des autres cultures, si le cultivateur la devanture d'un magasin d'Ousneu recours au labour d'automne, wa provoque de Dombreux com- il obtiendra de meilleurs résultats mentaires, C'est un avis signé par un qu'en exécutant les labours au prit-[uffivier de recrutement américain, temps seulement.1 peut y avoir, le heutenant Archer W.Yates, du Quelques exceptions, muis général- Ye régiment d'infanterie statiouuée ment l'action pieufaisante des la- à Ogdensburg (New-York, et faisant bours d'aulome s'étend à touies les\u2019 ressortir lous les avantages offerts récoltes.\u201caux recrues daus l'infanterie ei la - cavalerie américaine.Ou y cite la - \u2014- Rocruiement \u2014 > \u2014 Letire do folicitations M.A.Fiset, chef de notre brigade du feu à reçu le sis août la lettre suivante, dont la teneur inléres- sera sont ceux qui unt travaillé avec tant de dévouement à sanver notre, ville d'une roullagration déssstieuse.Détantenent bu rv | Montréal 6 août, 1893.M.Arthur Fiset, Cher mousieur et ami, de m'empresse do vous féliciter de l\u2019hebilelé et du travail aver les- Quels vous avez pu maîtriser ur fen aussi considérable et dans le centre de la ville.lime semble que 8t- Jérôme saura Lien reconnaitre vos services el ceux de voire brigade.de dois vous dite que nous étions prêts à répoudre à votre appel si vos services wussenl 616 re suis.Le chef Dubois, mes hommes et moi nous altendious & toute minute de partis pour St Jérôme avec la pompe 4 vapeur No.11 et nous aurions bien aimé à faire le voyag-.Veuillez le faire remarquer an maire de St Jéidme et l'assurer que nous serons tmojours daus la mème disposition et toujours heureux d'aider à nos frères pompiers de 8S:-Jé- rome.Votro ami Jran Nat, fils.Capitaine l'oste No 13 Hochelags - mem.Le tatholicise au Nord-Quest Voici un tabieau démontrant le progrès du caiholicisme au Mauttoba st au Nord-Ouest ue 1845 à 1892 : En 1245 Archevéque 01892 1 « Kvégues [I 4 \u201cVicariate aposto- \u201c _ tolique 1.2 \u201cDinca os 2 2 [3 100 « i ti 0 \u201c 7 \u201c Frèreaconvers 0 \u201c 64 ** Scholastiques O + 8 * Religieuses 4 4 16 + Couveuts 0 + A + Chapelles 4 « 150 \u201c+ Mésidences 4 tn «Ecoles $ + 13 \u201c Peusionnats 0 + 45 \u201c Elèves des écoles 140 + 5,000 Outre les églises o1 chapelles, il y @ 127 stations, dest-à-dire des endroits où les missionnaires vont à certaines dates dire la messe et prê nouvelle loi mitilaire du mcis de février dernier augenentant la soide des troupes.Un journal modéré d'Ottawa conuncate comme suit cet appel: Il est vraiment extraordinaire qu'une pareille affiche soit placardée dars une ville canadienne.Quelques citoyens considèrent son exiubition publique à Odlaws comme une effronterie, d'autres la regardent comine Dindice que l'armée des Etats-Unis est si impopulaire de l\u2019autre côté de la front\u2019 ére que l'on ne pent pas y lrouver de recrues.En tous cas l'affiche devrait être oulevée, BOE.\u2014 Village incendié Gap Chasien, Ve.8&\u2014Suow Hill a été brulee la nuit dermère.ll ne reste plus que deux magasins et logements.Pertes $300,000.-\u2014-\u2014.France et Angleterre Paris, \u2014D'après les avis de St Pétersbourg.presque tous les grands journaux ont consucré de longs ar ticles su couflit franco siumois.lls onl pris, en général, parli pour la France, qui leur para't avoir remporté à peu de irais, en Asie, une grande victoire morale «1 des avan tages materiels importants, si l'on cousidé:e surlout que l'inluence anglaine à élé du même coup série eusement amvindrie.Un journal de province, d'al'ures officicuses, engage mime la France d reven \u2018i quer énergiquement ia possession des proviuces de Battamubang el d'Anpkor qui fureut, coutre tout droit, antexées par le Siam, CHEZ LES ANGLAIS Ine croisade conire les cuisiaieres Ou éccit de Londres : Le oublie anglais aesiste depuis quelques temps à la foi mation d'une nouvelle rroisade, dirigée cetle fois, non plus contre les svrognes, ni con tre les auteurs immoraux, mais con Wo la corporation des c'isinières, Et il ne c'agit pas simplement, comme on pou: rail cioire, de contraindre les cuisinières À faire de meil leure cuisine, ni de les tuettre en devoir de so flaucer avec les wili- cher, dans des muisons privées.taires qu'elles reçoivent près de lonrs fourneaux, ui méme da leur lmsposcer une réduction de salaire : 11 v\u2019agit de jos supprimer sout à fait d'ess détruire à jamais l'espèce, comme l'un des plus sombres vestiges de la barbaiie primitive dans nos âges de lumibre.\u2018 Plus de cuisioi bros dans les maisons | Plus même de cuisines 1 * Tel nal lo mot d'or dre de celie croisade imprévue, Voici, par exemple, en quels termes un grave el savant rédacieur du Nineteen Century.M, UO.Layard apporte son concours à la campugue eutrepriss dans Ja presso anglaise contre les cuisinières : Tout le monde, dicit, est forcé de reconsaltre que l'idéal de la honne cuisinière devient sais cesse plus difficile à trouver ; que les cuisini- êres demandent sans cesse eb nous obligent à leur accorder des gages plus élevée ; qu\u2019ellen tenient aiusi sans cesse et nous obligent à améliorer leus condition au détriment de celle des lamilles qu'uiles servent, el qu'en uu mot, si vous pouvions avoir un repss mieux préparé saus l'aide de Cuisinières, ce serait pour nos ménages un bieufait provideutiel, la cnisivière étant, dans notre vie domestique, la cause peut être la plus commune de misères et d'eunnis, Mon intention, dans cet article, est de réunir des chiffres montrant la possibilité et les avantages d'une organisation domestique nouvelle, où les repas, au lieu d'être préparés daus la maison,\u201d seraient apportées du dehors.de propose que l'on fasse eufin pour lu uourriture ce que l\u2019on fait depuis lougtermps dejà pour l'eau ci le gaz.Jusqu'à présent, nous avous fait préparer nos repus dans nos ua sons.C'ent uti système qui, d'an- tee gn unnde, devient plus \u2018incommode et plus ruineux : somines- nous assez mûrs pour le supprimer et pour le remplacer pur Vu système plus commode et plus écouo:nique ?La répouse affinnative s'iuposs absolument.M.La yard étab:it esisuile, à grand reufort de culculs et de tableaux slatisques, les avantages, énormes suivant lui, d\u2019un système de cuisines collretitas eutretenues pour tout un quartier el se chargeant de fournir à domiciie les repas commaudés.Ces cuisines nous les conuaissuns déjà pour les avoir vies dius ies romuns socialistes, où elles flgu- raieul au premier rang des iustin- tious & creer 5 uias M.Layard daus l'ardeur de son zele contre les cui- sitières, @ dressé noo plus seuie- meut le plau gèneral, wins Jes devis les plus detailles de ce qu\u2019il consi: dère comte une reforme urgente et iminsuente.ll w'a riau oublié, pas même les Charrettes chautfées qui se onl chargées de porter les repas À don cL e; ies tricycles charges de porter lus collations et repus de viandes fruides ; los buffets chaufles au gaz, pour vin péclior les mets de ve 16 Irodir ; les telephones, pour trans metre lus cowmandes, cle.Si, eu Augleterre, les œaitre-ses de mui.sou, après ce.a, s'ubstitient à garder dus cuisitiières et à (are preparer leurs repas chez elles, ce ne sera pus faute d'avoir Été préveuves de ta possibilité d'un meslieur regime, Eurore, MN.Layard 8 Gn pour vlies des égards churmauts, c'est \u201clus que, pour ue pas ies brusquer, tout eu leur euijevaut la cuisiniere il leur laisse La fille de cuisine.* de propuse, dit-il, que là Lilie de cuisine susvive à là suppression de ses collègues supérieures et fen.eulss Ou l'emploiera à servir les me's apportés de la cuisine ceutrale | 7: À laver la vaisselle, à uir en ordre le buffet.\u2014 +.Les gens ne parleront jamais, sur aucuu sujal, avec leurs amis et connaissances, d'une fagon pius suivie que sur le sujit do te toslelte, qui est le Lhème de Lutes Jes conversations.u'est ainsi que souvent on eotrnd dire :\u2014Uù aviz-vous acheté ce be! hubilivment, ce beau chapeau, cvtie belle chaussure, ce beau cui, ce enperire caput ?lomblen l'avez.
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