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Titre :
Le Nord
Publié à Saint-Jérôme, Le Nord reflétait l'attachement de ses propriétaires à l'Église catholique et au Parti conservateur.
Contenu spécifique :
mercredi 22 mai 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Nord, 1895-05-22, Collections de BAnQ.

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[" DIX-HUITIEME ANNIH ~ j VOL, XVIII No 18 LE NOR © EMPARONS-NOUS DU SOL.ams ST-JEROME, 22 MAI 1808 heater \u201cLE NORD\u201d Journal Nebdomadaire, la Cio d'imprimerie de NORD.REDIGE EN COLLABORATION De W.GRIGNON, Directeur, \u2014_\u2014 ponnement\u2026\u2026.\u2026.81.00 par année A * x \u201d Me.your 6 mols ANNUNCES Promibre insertion.10 cis la ligne lasertions subhadsuentes.\u2026\u2026.Bois |\" Annonces à l'année tarifiées par contrats spéciaux.Pour annonces, abounements, iæpres- siona, etc., 8 A.FISET, Gérant Notre Feuilleton Nous achevous ln publication de notre feuilleton MADEMOISELLK DE LAVALLE, qui a si profondément intéressé nos lecteurs et surtout nos charmantes lectrices.Dans quelques jours, nous commencerons & publier un autre roman non moins intéressant et d\u2019une moralité tout auesi irréprochable.Nous ee pérons que nos lecteurs sauront apprécier le maguifique choix que nous avons fait.Nous en ferons connaître le titre à notre prochain numéro.= ae +m A PROPOS DE COLONISATION La semaine dernière il ya eu une séance très intéressante su cercle Ville-Marie en faveur de lu colonisation.Plusieurs orataurs out pris la parole, entre autres, l'hon.G.A.Nantel ; voici ce que dit La Croix du Canada à ce propos : * Le minisire provincial des tra vaux publica, M.Nantel, avait une excellente occarion dans la réuaion du cercle Ville-Marie de faire res- rortir l'importance de la culonisa tion comme olie le méritait.Il s'ent bien acquitté de «a mission.Ci tons ie passage suivant qui est à la fois éloquent et bleu vrai : * C\u2019est à Montréal, le cœur de la Province, que revient la tâche, le devoir sacré de curmbler cet immense vide et de peupier de vigoureux montagnards ce pays dont le curé labelle disait, dans ses élans pro vhétiques, \u2018 qu'il serait un jour le boulevard de nos libertés nations- Jeo.\" Cette oeuvre est pure et noble dans son but ; clle est courageuse dans son action ; décisive dans ses rérultate.C'est encore une fois l'œuvre de la nation toute entière, et pourtant on la laisse entre des maine héroïques sans doute, maie faibles et débiles, les mains du défricheur canadien, qui est le plus courageux des hommes, mais auesi souvent, trop souvent, le plue peu- vre, le plus délaissé et le plus mi- sirable des habitants de la l'rovin- ce Le colon poursuit son œuvre, sens bruit, sans réclama ; il ne se demande pas même souvent si l'on pense à lui là-bas das les villes que son travail enrichire davantage.ll compte peu sur le gouvernement : il n'a pas droit de voter sux élections.Il est là comme perdu dans la forêt.occupé sux | possi lsbeurs que le riche n'oserait entreprendre, que I'homme des villes, dane presque tous les cas, ne sautait poursuivre ; il est le pioncier qui ouvre la voie.L'homme de quelques\u201d ressources pécuniairee viendrs peut-être après recueillir A vil prix lo fruit de son travail ot molagonner oe que ses sueurs obt arrosé, ce que les larmes de va fem- meet Jo ses enfants ont fécondé | TI pense A tout cela quand il eet seul, le soir, après sa journée faite.U n'oublie même pes qu'il ne lui sers pas toujours donné comme au semeur exilé du peuple de Dieu, de moiseunner daus l\u2019allégresse ce qu'il aura semé dans les pleurs.Qu'iiuporte! il reste ferme au poste, il persiste malgré tous les rever:, jusqu'à ce que Je sentier qu'il a frayé s\u2019élargisse, devienne grande ro'.:e, chemin public, par où d'autres hommes courageux viendrout se grouper autour du veillant pionnier.Et le moulin, ot le magasin surgiesent,|a chapelle v\u2019élève, bientôt suivie de l'école.Ce jour doit marquer dans l\u2019histoire de notre développement national of lu patrie peut compter, dune l\u2019exaltation d'un grand bonheur, une jeune et vigoureuse recrue qui lui «era d'un précieux appoint dens la poursuite de res prédestinées.\u201d Dans les Cantons du Nord Samedi deruier, la Chambre de Commerce Canadienne-française de Moutréel, faisait une excursion dans les Cantons du Nord jusqu'à Labelle.Le train est passé id St.Jérôme vers neuf heures a.15, ayaut à bord une foule coneidéra- ble qui s'était jointe à la Chambre de Commerce.Une cinquantaine de nos concitoyens et coucitoyen- nes ont accompagné les excuzsiun- nistes jusqu'à Labeile.À touteiles gares, eur la ligne du Montréal et Occidental, de &t-Jérô- me A Labelle, lea cultivateurs des environs sout venus saluer au passage les membres de la Chambre de Commerce, qui étaient on ne peut plus heureux de toutes ces marques de sympathies.A Bt-Jovite, M.T A.Christin, agent des Terres de ls Couronne, lut l'adresse suivante au nom des citoyens de ce florissant village : Monsieur le Président, Messtevrs, \u201cEn voulant bien répondre 6 l'invitation que Si-Jovite vous a faite, vous nouz rendez un honneur dont nous garderons longteu pe le souvenir el vous nous donnes un encouragement dunt les effeis ne tarderont pas à 6e faire sentir, \u201cBi vous permettez que je me serve d'une figure de rhétorique un peu bansie, peut-être, muie qui rend parfaitement nutre pensée à tous, je vous dirai que l'industrie agricole et la colonisation sont les deux vaches nourricières du com userce esnadien.* Qui dit commerce, dit échange de produits et cet échauge ne peut wider 3 la prospéri:é d\u2019un pays que «il se fait avec l'étranger, étendre des relations commercinles veut donc dite ouvrir de nouveaux dé bouchés par où on puisse écuuler la auravondance deses produits.Vous connaissez, Messieurs, ious que je ne pourrais vous le dire, les grandes loie économiques qui, de tous tom ps out présidé à ces échan- etd cette nuverture de nou: veaux débouchés, une production eacessive d'articles supérieurement fabriqués, d'une part, un pays où ces articles font defaut, mais dout In richesse consiste dans des brau- ches de fabrications différentes, d'autre part, des communications visées, peu coûteuses el sûres entre ces deux sources de production ; voilà tout ce qu'il faut pour faire naître et pour entretenir un échange de produite.autrement dil, uo commerce aussi important qu'il est ible deo le désirer.\u201c Bien longiempa encore, le Ce nada ne pourra espérer une ours bondance de produits que giâce au développement de l'industrie agricole: hasée sur une furie culotilsa- tion.En psrcourans nus montagnes, en pénéiraut dans nos bale, vous vorres Messieurs, que nos richesse agricoles et ie res sont point ses, à peu intactes et on le dire, elies eont bien utilisées, inépuisaliles pour une longue suite de générations, mais vous constaterez aussi que je manque de bras set grand, et s'il vous arrive de visiter l'intérieur de quelques-uns des abris de nue rules travailleurs, vous verres que la richesse mobilière n'y eat guère en rapport avec l'étendue des terres dunt ils sont les légitimes propriétaires.La gêne, nous dirons presque la misère,est,daus nos cantons du Nord.aussi grande que je manque de bras, et cela provient d'une cause bien simple et bien naturelle, nous n'avons pas encore pu béuélicier des avantages que créent les relations comimerciaias, nuus sommes fous producteurs, maisen même temps nor propres consommateurs, la misère ou si vous préférez, la puuvreté chez nous, n\u2019est pas ls privation, car uous avons en shonduuce par is fécondité de la torra et la générosité du climat tout ce qu\u2019il faut pour nous v&tir, nous chauffer, ous nourrir, tusie rien au-delà.Afin de changer ces couditious, afin de nous fuire participer un peu à l'aisance, au bien-être, à la richesse qui s'accuinulent dans vos grandes et belles cités, nous avons bescin que vous vous essisties.Il faut que vous obteniez puur nous du guu vernement qu'il favorise par tous les moyeus en son pouvoir |e déve loppement continu de la colonia: tion, qu'il crée et entretienue des routes.qu'il facilite l'acquisition des terres, qu'il fasse connaître le vaste champ vuvert aux entreprises coio- visles el surtout qu'il ous procure des débouchés à l'étranger.\u201c Muis pardounes-moi, Messieurs, d'abuser ainsi de vos moments, vous êles veuus pour voir, et non pas pour eutendre repusser des choses que vous counaisses miaux que personne.St-Juvite qui dated veine de quinze sus, oui, Nossiours, i n'y à pas quinze ans, l'endroit où nous nous trouvons, était situé au milieu des buis.Mt-Jovite ne ut jas vous exhiber encore des Sabits ements comparables à ceux que vous aves journellemeut evus les yeux, mais ce que nous som mes désireux de vous faire voir, vous perimettex de juger si uous sommes des téméraires pour oser eapérer aue Mt-Juvite devienne un centre commercial impurtaut, un marché où tous les culons depuis Ste-Agathe j-iequ'à lu Lièvre, puie- sent vonir offrir leurs produits en échauge de tous ceux que les lem bres de la Chambre de t.ommerce de Montréal auront à cœur de nous faire expédier, et je ne pense que je commeitrai une iudiscrétion eu leur indiquant l'emplacement choiei par la corporation de 8t-Jo vite.pour l'érection du premier grand marché public, qui sera ou vert dans les districts Nord de Montréal.** Soyez donc, Messieurs, lee bian- venus et puiseiez-vous empurter de Bt-Jovite et de ses habitants, un touvenir aussi durable et ausei gracieux que celui qu'ils garderont eu l'honneur que vous leur faites en venant les visiter.\u201d En l'absence du Président da la Chambre de Commerce, M.Jos.Contant, vice-président, prit la parole au nom de ses confrères, pour remercier les citoyens de St-Jovite de leur courtoisie,et les aesurer que Is Chambre de Commerce du die trict de Montréal conserverait un précieux souvenir de sun excursion à St-Jovite, A Labelle, 1a journée s'est passée le plus agréablement possible et les colons de l'endroit ont fait les choses princidrement.Les joyeux excursionnistes re- partireut de Labelle à sept heures le méme soir, era portant les regrets der colons qui nuralens vouu les faire rester au milieu d'eux plus longtemps.Nous sspérons que la Chambre de Commerce m\u2019uubliera pas ses amis de Labelle eù de tous les cantons du Nurd, et que bientôt ile reviendra dans noe parages.-\u2014\u2014 La reine Vioturia, souffre telle- t de In goutte que les méde- dine Pout coadamnse au régime lacté.à Labelle et surtout de son passage vla Conférences Agricoles Le Hevd M.Moreau, curé de Site: \u2018Marguerite du Lac Masson, nis slonuaire agricole, donnera de conférences, [undi, le 27 moi, à Ÿ hrs.#,m.à St-Jérôme, le même jour à 3 hre.p.m.A Bte-Bophie ; mardi, 28 msi, 1 9 hrs a.m.4 Ste- Anne des Plaines, le même jour à 3 bre p.in.à 86 Janvier ; mercredi, 20 mai, 4 9 bre «- m.à St-Sauveur, le même jour, à 3 bre ç.m.à Ste- Adèl-.Devant dans ces conférences traiter d'une manière particulière, 1e soin du lait et de ls crême ainsi que ls manière de faire le beurre, les cultivateurs sont priés de ve- uir avec leur femme et leurs filles, qui ont un tant soit peu l'intantion tte devenir de bonnes femmes de cultivateurs.-\u2014e-.- ECHAPALDAGE QUI S'ÉCROLLE La question des écoles, que les libéraux avaient voulu exploiter à leur bénéfice, ne vient que confirmer davantage l'esprit de sincérité des chefs du parti conservateur.Dire ceci, n\u2019est point faire de la politique ; mais tout simplement rendre justice à la vérité.Nous espérons que le petit journal de Ste- Scholastique ne nous en fera pas injure.L'histoire de l'exécution de Riel, l'appel aux préjugés de race et de religion, le tout habilement, hypocritement présenté au peuple afin îe lui faire mieux avaler la pilule, tout s'écroule avec fracas, et de ieur immense échafeudage élevé vu prix de tant de susurs, il n\u2019en reste qua la base, leur mauvaise foi.Le pouvoir, qui apparaissait à aug bons amis les libéraux comme jueique chose de tangible, n'est 14d plus qu'une ombre qui se dis-
de

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