Le Nord, 13 janvier 1899, vendredi 13 janvier 1899
[" VINGT-UNIBDME ANNED LE >1110ptB47 Sppquests T2 VOL.XXI No 45 ORD.EMPARONS-NOUS DU SOL.La COMPAGNIE d'IMPRIMERIE DU NORD ST-JEROME, 18 JANVIER 1899 à Rédigé en \u201cLE NORD\u201d Journal Hebdomadaire, publié à St-Jérôme, comté Terrebonne, par La Cie d'Inprineris de NORD, Ahonnement\u2026.\u2026 \u201c \u201c ANNONCES 10 ots fa Ii, \u201c par contrats spéciaux.Pour annonces, abonnements, impressions, etc, s'adresser à La Ce d'Imprimeris du NORD, St-Jérôme, comté de Terrebonne.\u201c L\u2019amnee politique Le parti conservateur ne craint pas de jeter uu coup d'œil eur l'année qui vient de se terminer et d'en établir le bilan.Dans l'opposition à Ottawa et à Québec, le rôle de notre parti se résumait à ceci: empécher le mal quand il le pouvait, l'ex poser sans crainte quand c'était sa seule res source et tenir sans cesse devant le public la différence eutre les pro: messes du passé et les actes ou lea omissions du parti au pouvoir.Ce rôle & été rempli constawm- ment et avec un soin dont ou peut juger par les cris de colère échappés aux organes de ce parti.La question des écoles du Manitoba est restée au point où elle était comme règlement.La conséquence, est que nos coreligionnaires de là bas sont taxés pour des écoles que leurs enfants ue peuvent fréquenter et se saiguent pour supporter leurs propres écoles.Cette question et ai peu ouai mal règlée, que les journaux ruuges n'ont pas nié que M.Belcourt avait reçu la mission de voir Léon XIII à ce sujet.Les libéraux n'ont touché à la protection que pour ou l'augmenter, quand cela pouvait servir leurs favoris, ou la diminuer de façon si gauche que de toute part les gens d'affaires se sont récriés et deman dent qu'un revienue à l'état précé- dent.Après avoir offert à l'Angleterre tous les privilèges du marché canadien et s'être montré très généreux pour is France (sans toutefois se faire bien comprendre,) voici que sis Wilfrid veut également faire des affaires avoc las Etate-Uni-.Quel pandemonium ! Que peut-il en sortir ?Mais avec ces trucs et ces niaiseries, il gagne du temps, t'achemine vers les élections et ae prépare à s'excuser en disant : Vous voyez que j'ai mis hache en bois et taillé beaucoup de besogne.Kenvoyez-moi au pouvoir añn de cou ronuer ton œuvre et de vous en offrir les fruite.On ne pout pas se moquer plus candidement du publie.Les dépenses ont augueuté de quatorze millions en deux ans et M.Tarte ne perd aucuns occasion de nous promettre que l'augments- tion continuera de plus belle.IK il eat howme à tenir pareille pro- promesse.D'un autre côté, les revenus ont augmenté, c'est à dire que les taxes ont rapporté d'avantage.Quels sont les monopoles que les libéraux ont exterminée en 1898 ?Qu'a-ton vu en 18V8 dans la députation libérale ?Une course aux emplois.C'est à qui de ces ver- tuvux se feraieut caser.Voilà peut- être encore uue wauière à eux de remplir leur programme On a vu encore ieurs clubs se révolter, des députés rouges lécher \u2026B1.00 par année 30 c.peur 6 mois leur mandat parce que le gouvernement manquait à ses engagements, Il a fallu que sir Wilfrid vienne pacifier ses gens, of il 0's rien pacifé Sur douze libéraux que vous rencontrez, dix sont mécontents.Il et est même qui vont lutter contre leurs propre, candidats dans les élections part'elles.Les quelques victoires que le parti iibéral remporte n'excitent aucun enthousiasme et on sait, d'ailleurs, ce qu\u2019elles coûtent.A Québec, on a un gouvernement qui paraît n'avoir pour programme que d'être également impuissant pour le bien of pour le mal.C'est la seule qualité qu'il s'attribue.Mais il est trop modeste.I! fait tout le mal qu'il peut faire malgré nos efforts.Nous avons bloqué\u2018 son bill de l'éducation qui n\u2019améliorait rien, mais mettait bien des intéréta en péril.I! avait promis de faire mieux que nous, mais il paraît\u2014 c'est M, Marchand qui l\u2019a déclaré \u2014 que ce sera pour le temps où il n'y aurs plue de déficit.Où aura le temps de se revoir, comme disent les Canadiens.Le gouvernement Marchaud oo cupe ses nombreux loisirs en multipliant, surtout dans notre dis: trict.les destitutions injustes.C'est une noble besogue qui contribuers à le sauver quelque peu de l'oubli complet.Du côté conservateur, l'année terminée a été bonne.La confance est revenue et avec elle l'enthousiasme et l\u2019activité.La plus parfaite union exiete en haut et en bar.Nos clubs sont vigoureux, très fréquentés ; il s'en fonde de nouveaux chaque semaine.Quand les élections générales viendront nous serons prêts.1898 nous « armés et aguerris ; 1899 nous verra reprendre dans l'arène, avec le bonheur d'autre fois, ces luites qui pendant vingt ans nous tinrent au timon des af- faites.Les Etrennes forcées du Gouvernement Laurier Un jour, c'était en novembre 98, un homme de lettres du nom de Mullock, résidaut à Ottawa, eut ls visite de ses sept filles qui demeurent dans la Puissance du Canada.Pour vous prouver mon amour, et en souvenir de votre visite, dit le pire A ses enfants, à l'avenir vous pourres écrire à vos petits cousins de l'Australie, la Nouvelle Galle du sud, du Queensland, do ls côte d'Or et de toutes les colonies anglaises, et à plus forte raison de l'Angleterre, moyeunant la minime nomme de deux sous, Vos petits cou: eins n'auront qu\u2019un peuny à payer pour affranchir leurs lettres.* Merci, bon père!\u201d s\u2019écrièrent les sept sœurs en chœur, puis elles retournèrent dans leurs foyers respectifs.Peu de temps après, l\u2019une d'elles eut affaire à écrire à sa sœur de meurant dans la localité voisine, à un mille seulement de distance.Elle déposa au bureau de poste une lettre avec un timbre de deux cen tina.\u201cCe n'est pas asses, dit le mat- tre de poste\u201d, c'est trois centine.\u201cMais, comment cela! reprend la femme toute surprise, papa Mullock nous a dit tout dernièrement que nous pouvions écrire à nos cou sine des colonies anglaises pour deux sous.Ces derniers demeurent à 3,00U, 4,000, 5,000 milles d'ici, \u2014 ot il me faudra payer 3 osatins pour écrire à ma sœur qui ne demeure vous voyes bien qu'il u'y a pas de senscommun li-dedans, je laisse ma lettre telle qu'elle est avec son timbre de deux centina\u201d.Il ya moyen d'arranger cela, reprend le maître de poste, fraîchement et injustement nommé à la place du vieux maître de poste, le fondateur de la localité.Voulant sppaiser le mécontentrment de ia pauvre femme contre papa Mullock, son pro tecteur, le maître de poste lui dit : Je vais vous exempter de payer un centin de plus, en n\u2019ajoutant qu'un mot sur l'enveloppe.II écrivit ces mots: vid Liverpool.Cotle scène se passait dans le Province de Québec.C'était une dame qui écrivait à es sœur l'invitant avec son mari pour tenir sur les fonds baptiomaux le premier enfant de ea fille.Kt comme len.fant était en danger la dume avait eu la précaution d'écrire sur l'enveloppe les mote : très pressé.Naturellement, la dame qui ignorsit que pour lui sauter un centin, je maître de poste avait dirigé la lettre vers Liverpool, attendait le perrain et la marraine d'heure en heure.Nouvelle lettre avec un timbre de deux centins.Cette fois-ci, le maître de poste écrivit VIA BUM- BAY.Enfin, à bout de patience, la de- me s'en va clez sa sœur qui lui ez- pliqua l'affaire, qu'il fallait payer 8centins pour écrire dans le Canuda tandie que ça ne coûtait que deux centins pour écrire à l'étranger.La dame s'en va déposer ses plaintes & la Patric et au Soleil.Mais on met la pauvre dame à ia porte en lui disant que ces journaux n'étaient pas à see services pour tirer dans le dos d\u2019un brave homme comme M.Mullock.C'est alors qu'elle dirigea ses pas vers les bureaux de ln Minerve, du Courrier du Conada et de la Press qui prirent sa cause en mains et démontrèrent ei habilement le côté ridicule et risible de la loi Mullock, que l'hon.M.Laurier dât intervenir et nous faire des étrennes\u2026 oui des étrennes forcées, il est vrai, mais enfin des étrennes, que nous n\u2019aurione jamais sues sans | intervention des journaux conservateurs et indépendants du pays tels que: La Presse, La Minerve, Le Courrier du Canada, Le Pionnier de Sherbrooke, etc, etc.Si ces derniers eussent gardé le allence, nous étions bien pour payer encore 3 centins pour nos lettres destinées au Canada, 4 1 mille de chee soi, tandis que pour deus een tins Yous pouves faire faire le tour du monde à une lettre.Aves-vous jamais vu les libéraux saisir lo tauresu par les corues ?Non, jamais.Ile visent toujours à le queue.Et quand ils veulent ia- bourer, pourquoi ont-ils toujours cet entétement de mettre la charrue devant les bœufs ?Ayant succédé aux conservateurs et ne trouvant rien de neuf à faire, pour paraître occupés et pour faire du nouveau, ils s'obstinens à mettre ia charrue devant les bœufs.Aussi vous alles lea voir arriver.de loin.\u201cJe pose un, je retiens deux \", \u201cje doune d'une maio, puis retiens de l'autre *.Voilà les manières des anki laseuz, de ces libéraux oi généreux, qui ont taut orié contre les conservateurs en lee appelant des tazeus.Ile ne taxent pas eux, les libéraux.Iis ne taxeront que la littérature, le journalisme, Fls trouvent notre peuple azces instruit, Vous n'aves jamais vu un libéral monter sur une estrade politique qu\u2019à un mille de chez nous?Mais | sane crier : il faut la parole libre, la presse libre, il faut vorser l\u2019édu- eation sur la tête du peuple.\u201d C'est pour cela sans doute que vous taxez les journaux.Ainsi, à l'avenir, MM.les cuitivateurs, qui aves à écrire 3 où 4 lettres dane l'espace d'un an, vous alles sauver 3 ou 4 centins, mais pour vous abonner à un journal politique, agricole ou commercial, vous paie- res deux piastres su lieu d\u2019une.Voilà, vos étrennes, messieurs.En êtes-vous vatisfaite ?Kapérons que vous enreglstrerez votre réponse aux prochaines élections.Cour de Magistrat pour le comté de Terrebonne à St-Jérome ft-Térôme 3 janvier 1899.Coram Carrier, Magistrat de District.J.C.L.de Martiquy & al vs Jos, Ouellette.l\u2019eocedure: Division d'une dette échue prour en recous vrer le paiement pur plu-ieurs ace tions.C.P*.C.art.57 Jug# Lo.Que les billets dus par un défeudeur, nont des dettes sépa rées et distinctes et qu'un demandeur n'est pus obligé d'en réunir les montanis.lorsqu'il en poursuit simultanément le paiement.2o, Qu'un créancier qui a plusieurs billets échus, contre uu mé- me débiteur, peut prendre contre ce dernier, le même jour, autant d'actions qu\u2019il 8 de billets, faire signifier toutes ces actions le même jour, et les rapporter en cour ausei le même jour.sans enfreindre l\u2019article 87 du code de procédure ci- vila, Le Zi sepiembre 1896, le defen- deur conseutit à Eusèbe l'agé, trois billets promissoires : le premier de $31, ec le second de $20, payabies avec intérêt, le ler nuvembre 1807 ; le troisième de 830, payaLie je ler novembre 189$, aussi avec intérêt.Après leur échéauce, savoir vers le 16 décembre 18V8, ces trois billets furent transportés aux demau- deurs, qui le même jour, prirent devant cette cour, trois actions dif- féreutes coutre le défendeur, basant chacune d'elles, our l'un des trois billets.Ces trois notions furent signifiées le même jour, et aussi rapportées le wôme jour, devant cette cour.Le défendeur rencontra ces trois poursuites par une exception dè- clinatuire, ulléguant: Que cette cuur n'avait juridiction que pour une somme de $50; que la dette dont les demandeurs réclamaient le paiement devant la cour, était vraiment une dette de $89.50; que divieé cette dette du défendeur, en trois parties, pour la recouvrer par trois actions différentes, mais que cette procédure était contraire : lo: à l'article 87 du code de procédure; 20.à la jurisprudence éiablie dans le district de Terrebonne; et 30.à la pratique suivie par les meilleurs praticiens du dit district.Et le défendeur concluait au renvoi des actions, sauf aux demandeurs à se pourvoir.Les demandeurs répondirent qu'ils n'avaient nas divisé la dette du défendeur ; que c'était je défon- deur qui l\u2019avait divisée lui-même, en donnant ses trois billets; que ces trois billets formaient trois dettes différentes, et que les demandeurs avaient le droit d'en recouvrer le paiement au moyen des trois actions qu'ile avaieut prises, et de les demandeurs avaient, il est vrai, | procéder simultanément sur ces troie actions.Les demandeurs ci- tèrens :e jugement rendu daus la cause de Laliberté et Chenard, rap portée au 6 vol.des Q.L.R.page 12.Le défendeur répliqua en disant que cette décision ne s'appliquait pas à la préseute cause, v8 que dans cette sffuire, les deux poureui- tes n'avaient pas eu lieu simultanément, mais l\u2019une après l'autre.Le magistrat décida que les billets sont des dettes séjiurées et dis tinctes ; que les demandeurs, porteurs des trois billets, avaieut le droit d'intenter contre le défendeur, les trois actions qu'ils avaient prises; qu'ils pouvaient intenter ces truis actions le méme jour, et les rapporter en cour le même jour, saue onfreindre l'article 87 du code de procédure civile.Et il renvoya l'exception avec dépens.À.PiLon, Ave.du Déf.= \u2014\u2014\u2014e.- PROSPERITE L'hon.M.Flelding est ua homme modeste.Il s'est tout simple ment vanté avant-hier soir de nous avoir ramené l'âge d'or.Jamaie, à l'entendre, le Canada n'a été aussi prospère que depuis que lui, Fielding, n l'administration de nos tinances.Ce qu'ii y a de plus clair dans toutes les augmentations dont il nous & parlé avec tant de complai- rance, c'est l'augmentation rapide de 1a dette et des dépenses.C'est encore l'augmentation de nos exportations aux Etats-Unis.Par ses remaniements au tarif, M.Fielding & ouvert nos marchés à nos voisine, tandis que le marché américain nous était fermé.Dans Ja dernière année fiscale, nous avons importé pour 33 millions d'Angleterre et pour 79 millions des Etats-Unis, Nos achats en Angleterre ont diminué de 6 millions.tandis que nos achats aux Etats-Unis ont à ug- menté de 26 millions.Nos droits sur tous nos produits américains sont, en moyenne, de 12 pour cent, tandis que nos droite sur les marchandises venant d\u2019Angleterre sont, en moyenne, de 20 pour cent.Et nous continuons d'acheter de plus en plus aux Etats-Unis.Nos achats, de ce côté, ont doublé en quatreans On pourra juger de la marche de nos importations des Etats-Unis par le tableau suivant: lustuments arsloi- POS Sessauses ssannasine @ 81.373 $ 207,445 Livros, cartes, ole.183,508 | 237,358 l 20,159 80,961 6,708 33.315 98.400 292,227 594,776 923,993 165,259 175,064 1,209,44¢ 2,303,442 152,702 3,838,004 1,539,177 1,908, OV , 2,552 306 5.526.935 Hils d'inde, 5,070,353 6,900, M5 On voit que, sauf sur le coton et le tabac inanufacturés, les Etats Unis ont gagné énormément.Nos manufacturiers et nos agriculteurs ont perdu autant, cols va sans dire.Un jourusl américain The Rochester Post Ecpruss déclare que les ez por- tations dee Etats Unis au Canada n'ont jamais gagué plus rapide went que depuls les changements au tarif canadien.Il ne faut donc pas s'étonner que Fournitures de navi- .61,882 153 807 994,068 102.597 203,154 134,617 713,749 3 058,939 94,454 Huiles minéraies gal - 3,334.548 Cuirs ot objets en CU.CoutanonaTion lu quo et ne tiennent pas à nous accorder la réciprocité.Ne auraient manipulé nutre tarif qu'ils ne l'auraient pes fait autrement que M.Melding.Celui-ci pourrait se vanter de ses prouesses, de l'autre coté de le li- gneet l\u2019on comprendrait qu'il y fût applaudi; mais pour d'en vanter devant des Canadiens, il lui faut un fler toupet.Que dire des Canadiena qui l'ont applaudi ?Ket.06 ignorance, bâtise, ou complicie t6?\u2014La Minerve.A deux sous À entendre les crie de joie, à voir les pamoisons de la Patrie, quand elle nous parle du nouveau \u2018\u2019bienfait\u201d dont nous sommes rodevables au gouvernement Laurier, et parti.oulièrement à William Mulock, on croirait vraiment que ces messieurs du gouvernement vont payer de leurs deniers le déficit que produira, pendant quelques années du moins, la réduction postale.On nous parle de reconnaissance, de gratitude tout comme si nous avions reçu un cadeau de Noël ou un présent du jour de l'an.Du mument que nous ne paierons plus que deux sous au lieu de trois pour affranchir nos lettres, il pa- raft que, ei nous avions un peu de cœur, nous deviendrions tous des libéraux, des Laurieristes, des Mulockistes et même des Tartistes.Si, après un tel \u201cbienfait\u201d, nous restuns conservateurs, c'est que nous ne sommes capables que de Ia plus noire ingratitude.Ainei raisonne (ou plutôt déraisonne) la Patrie.Mais le contribuable qui n\u2019écrit qu'une lettre de temps on temps, c'est-à-dire la masse des contribuables, raisonne autrement.Ceux qui écrivent peu de lettres paieront pour ceux qui en écri- rout beaucoup\u201d; voilà tout simplement ce que l\u2019on pense, dans lea masses, de la réduction postale, et l'on ne songe pas un instant à tomber à genoux pour remercier nos gouveruants de leur grande libéralité.\u201c Ce sont les journaux, qui vont payer le tiers des frais d'affranchissement des personnes qui envoient des lettres par la poste, disent les éditeurs\u201d, et ils ne songent pas du tout à faire dire à ce sujet des messes d'action de grâces.En résumé, la grande libéralité de M.Mulock consiste à prendre de l'argent dans ls poche des uns pour le mettre dans oelle des autres.Il n'ya pas là de quoi lui élever une statue et le proclamer le bienfaiteur du pays La meaure était devenue néces saire nous en convenons.Il était trop ridicule d\u2019avoir à payer trois sous pour écrire à la paroisse vois sine, quand on pouvait envoyer une lettre su Cap de Bonne Espérance ou à Bombay pour deux sous.D'autres colonies .vaient reson- nu celte abeurdité dès le début et avaient refusé de se mettre dans cette position ridicule; M.Mulook n'avait voulu voir qu'une chose : c'est que le timbre-poste impérial à deux sous, avec sa mappe-monde tachetée de rouge, lui vaudrait un sirage pour le \u201cChristmas\u201d.Les proportions sont faites, et notre grand maître des postes reste simple William Mulock.Payer los frais d'un tel sirage, c'eût été dur pour les pauvres propriétaires de journaux.Kb Lies, Île n'ont pas même cette consola- nos voisius soient satisfaits du sta- [tion bien minos.\u2014La Minerve. L'Habitant Nous avons dessein, dans cette étude, de conduire le lecteur daus la demeure de Flabitant, pour l'y prendre dans l'intimité de on fa mille, el jour avoir son secret ol | celui dis siens, relativement à leur savoir, à leur état moral, à leurs te:.Mances générales, et aux res sources mntérielles de la maison.Mais, avaut de nous usseuir au foyer de l'habitant, il est bon que nous royons édifiés, tant surla us.nière dout se fait l'apprentissage du travail agricole, que sur esprit, le caractère et les upinivons des gens de Ia campagne.Pour qui connaît à peu près l'état des choses dans l'agriculture comme dans Vindustrio, la oondi- tion des spprentis luboureurs est préférable à beaucoup d'égarda à celle des apprentis de fabriques.D'abord, l'apprentissage du tra vail des chatmpie re fait ordinaire ment dana ls futile même du jeune travailleur; et cels euilit déjà pour faire comprendre l\u2019immense avantage qu'a ce dernier sur le jeune travailleur de la fabrique.Loraque ls famille est trop pau vre les enfants trop nombreux, pour être utilisés dans la maison paternelle, et que, par bonheur pour ceux-ci, #ucune manufacture ne se trouve à proximité, ila sont ordinairement placés daus des exploitations voisines.L'appreuti cultivateur eat ainsi nourri, logé et gagé, plus ou moius, velun son Âge et les services qu'il est capable «le rendre.Nous savons, d'autre part, que l'industrie u aus si, en grand nombre, des apyreutis logés, nourris et entretenus.Mais entre ces derniers ot les jeunes domestiques de ferme, il y u une différence énorme, et toute à l'avantage du petit habitant.Celui ci est dans des conditions hygiéniques cent fois supérioures i celles cl re trouve l'apprenti d'induetrie; il n'est pus, comme l'autre, appliqué sans relâche à une division ausei simplifiée que possible de ls po: fesnion qu'il est censé aprrendre, et qu'il ignore parfaitement lors qu'il a fait son temps; au contraire, le jeune travailieur agricole est ultié, aussilot que po-sibled toutes les vanétes du travail, et c'est ra 1ement la faute de see inaîtres si, parvenu à l'âge viril, il ne vait pas tout ce qu'un fait autour de lui quant à l'exercice prufes-lonnel.Le côté jar lequel les apprentis de nos villes sont un peu plus favorisés est instruction primaire, qui n'est pas ei facilement offerle aux enfants de la campagne, soit parce que l'école fait défaut, soît que l'ha Litation e-t trop loin du centre communal où bien encore, ce qui arrive trop souvent, parce yue les parents négligent d'euvoyer l'en tant à l'école, sous prélexte qu'il est utile à la maison.Malheureu sement dans nos grande centres industriels, nous nous demandons ai les patrons de fabriques sont mieux disposés à cet égard pour leurs jeunes apprentis internes.Puis, considérez que le petit ha bitant, domestique chez un habitant, cet presque consideré comme membre de la fansille ; et l'étranger reçu Au foyer de l'habitant, au- heur, croit le jeune fils du oultiva- tour; c'est Là qu'on & les spectacles of toutes les jouissances possibles, dont un est absolument sevré dans les grandes fermes comme dans les petites chaumières.Au lieu de vous attacher à vus apparences qui n'ant que le fragile valeur de la [frivolité, consid(res plutôt l'enoombreuient de pos car- \"rières libérales.songez aux groves qui se produisent dune Lue manufactures ; avez vous jawais eu de tels npoctacles à la caupagne et dane la culture des chumps, Tout Linbitaut assez bien inspiré pour vouloir que sou fils soit initié d\u2019une wanidre intelligeute sux meilleures méthodes le culture, n'éprouvers point d'embarras aérieux jour trouver où le plucer convenablement, et à de bonues conditions.L'avantage sous le rapport de V'apprentissage est donc eu faveur de l'habitant.(4 suivre) Discovered by a woman Another gerat discory bus been male\u2019 ant thal wa, by a lady in tus count y \u201cIseuse fastens] 1s ciulehios upon her and for seven years she with-lood us severest tests, bul her vitae) organs were Vadermined and death so-unsd immivent.Fur threes months she coughel incessantiy, and could not sleep, Khe finally discovered 8 way lo pesnvery, Cy purchasing of us a bottle of Dr King's New Discovery for Consumption, su! was so much relieved om taking first dose, (hat she slept alt might and with two bottles, has been absuistely cure Her nam is Mes.Luther Lute.\u201d Thus weites WG.ilamnick & Co of spelby, N.C.Sold by all Druggisis al SU cents and $'00 Kvery Lutte guaranteed.Une invention profitable * Quelques hommes naissent ri- cheset d'autres usisseut chanceux.\u201d Ce vieil adage vient d\u2019être prouvé une fois de plus, M.Whipple, propriétaire de l'hôtel Nadeau, à Sun Francisca, était un matin à son bureau, lorsque l'un de ses pen.siounaires lui dewnanda 1'almanach des adresses de la ville.M.Whipple alias immédiatement à l'endroit sccoutumé pour y prendre le livre demaudé, mais fut bien désappointé de ue pas l'y trouver; il Jui fallut donc des recherches min utieu- sen dans tout le bureau, et fut bien vexé de ne pouvoir rendre à son pensionnaire le service demandé.C'est alors qu\u2019il lui vint dans l'idée que, dans un hôtel, l'almanach des adresses devrait être sur un sup- tort convenable, et pou après le support fût inventé.M.Whipple s'empressa de protéger son inveu- tion au moyen de brevets, et à l'heure qu'il est cette invention lui un dejà rapporté la rowme de $6,700 comptant, pour l\u2019emploi permis de sou utile support pour livre d'adresse.Come ce bénéfice lui vieut de quelques comtés seulement de l'Union Atuéricaine, nous pous vous en conclure que M.Whipple aura réalisé une belle fortune dans quelques années puisque son invention ne peut manquer d'être avec le temps mieux cunuue et plus utilisée.les personnes qua ce sujet peut intéresser feront Lien de demander une copie du nouveau livre traitant des brevets lequel livre est fourni gratis aux Bureaux de Messieurs MautoN à MaRwN, Dâtisse de la New-York Life, Montréal\u2014 -\u2014\u2014 + Gos \u2014\u2014 \u2014 tait peine À rresnuaître, parmi les jeuties geus, quels ront ceux qui| ne nout pus de lu famille.| Quaut aux jeunes gens placés, dans les ginudes exploitatious, leur upprentissage se fera d'une wunicre, bieu plus fruclueuse que daus la: vuudition ;récedente.Des grandes, eapluttations sont uenéraleureut | dirigées pur des hommes éclairte, qui, teuus au courant des procédés nouveaux, tout, dans tous les cae, | toujours eupérieurs à la masse des petite cultivateurs; en sorte que les employée agricoles, employés AUX grandes cultures étant des agente d'une Louse direction, ne peuvent manquer d'être initiés ra- pideweut à l'exercicu iuteliigent de la profession d'agriculteur.Nous ne eaurivne trop détourner les jeunes habitants d'une tendau- ce fâcheuse, \u2018qui ie dirige vers la fabrique, et surtout vers la graude ville, où fourmilleut les pueitions libérales.C'est là qu'ust le bun- \u2014Votre lemme est-elle enveiute ?Alure uv purgatif doux, nisé à prendre, lui est nécessaire.Evitez les purgatifs violeuta.Essayez sans craiute l'Eau l\u2019urgalive Agenda qui lui prucurera un grand bien-être.
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