Le Peuple : journal hebdomadaire, 30 avril 1881, samedi 30 avril 1881
[" 1ère Année.MONTR Elat, \u201cy .» Samedi 30 Avril 1881.JOURNAL HEBDOMADAIRE Abonnemonts 3 { Un AN \u2026\u2026\u2026ccccororo noce c00000 000010 $L-00 Big Mois.+\u2026000 000000 ssonseu c0000 50 H.BEAUGRAND DIRECTEUR-PROPRIETAIRE.Bureaux 22, rue St Cabriel Le No 2 Cts.mr TT ADMINISTRATION.LE PEUPLE, JOUHNAL HEBDOMADAIRE, Paralt tous les samedis.Les abonnements partent du ter etdu 15 de chaque mois.ABONNEMENT : Un An.conarserenssocons $1.00 Six MOIS.LA PATRIE Paralt tous les jours à midi et à 5 lurs du soir.Les abonnements partent du lor et du 15 de chaque mois.Les frais de port sort à la charge dv l\u2019éditeur-proprietairr L'abonnement et iuvariablement payable d'avares, Nous n° ldtscis ja mais exception i cette regle.ABONNENENT.Un aa.\u2026\u2026\u2026.$4.00 Six MOIS.\u2026\u2026.\u2026.2.00 Trois mois.LE suxÉau, | CENT.Par le porteur, À domicile, en ville, S C15 PAH SEMAINE, BUREAUX DU JOURNAL : 22 et 24 rue St Gabriel.ANMONCES: .Dix cents la ligne, premliére insertion ot cinq cents la ligne pour chaque insertion subsA\u201dquente.Payable d'avance, Une remise libérale sera fuite pour les annonces à long terme.Toutes correspondances, lettres d'affaires, lettres chargees, communications, etc, devront être adressées à H.BEAUGRAND.Directeur du Petite et de La Patnie, Montreal.Servilisme conservateur.Autrefois un souverain avait un cerf qu\u2019il aimait particulièrement.Craignant que, dans ses courses vagabondes,il ne tombât victime de quelque profane.il avail fait graver sur un collier d\u2019or : Ne me touchez point : j'appartiens à César.Les journaux conservateurs somblent adopter le mème procédé pour soustraire leurs chefs aux critiques de la presse\u201clibérale.Lorsqu'on regarde comme un luxe superflu wu moment 4 Sir George Cartier on nous crie que Nous en Voulons aux canadiens francais.Quand Sir George a t-il personnifié le groupe français au Canada ?Quand les canadiens d\u2019origine française l'ontils una- nimenient reconnu comme lour chef ?Jamais.Sir George a été un chef politique, pas autre chose.Ila bien mérité de ses amis, mais il serait injuste de demander aux libéraux d'honorer sa mémoire.Il faut ln respecter, et et ne pas aller au-delà, Sir George a joui d'une grande influence _ dans le Bas.Canada, mais il est gerlain qu\u2019à aucune époque il n'a représenté incontestablement les opinions de la \u2018grande majorité des canadiens-français, Il com- - mandait une majorité dans fa.80! quelle entiaient les douze, quelquefois quatorze, députés anglais de la province.Conséquemmont les suffrages des canadiens- français étaient presqu'également partagés entre les deux partis.Nous pardonuons aux conser- valeurs l'erreur qu'ils commet tent en voulant donnur au mo- \u201cument de Sir George un caractère qu'il n'aura pas.Le parii libéral par la bouche de son chef.M.Blake, à exprimé sa peusée Mais ce qui nous amuse c'est de voir la presse bleue tory vouloir faire de l'une des plus tristes figures de notre historre polili- Mais les libé aux, qui ont grandi à l'école jes Dorion, des Holton, des Machenzie,des Fournier, des Joly, de ces hommes irrépro chables dont les noms seuls ont toujours élé synonimes d'honné- teté et de patriotisme, regarde- rout tonjours avee horreur et mépris la carrière de M.Lange vin.Les libéraux pensent avec raison que la providence « it posé M.Langevin aux couserva virs pour les punir de leurs mé faits.La Gazette de Sorel, relevant les attaques dirigées contre lu tel par les atorateurs, de M.que la personnification des cana dieusfrançais.Il est exensable de se tromper comme dans le cas de Sir George, mais il n'est pus permis d'insulter au seniment honnète du publie en lui représentant M.Langevin comme un demi dieu on vomme un homme qui puisse mériter, même au plus faible degré, la considération du public.M.Langevin, l\u2019homme que l\u2019opinion publique, à accusé d'avoir empoché 832,600 dont il n\u2019était que le dépositaire.M.Langevin qui n'a pas eu le courage de relever la tèle et qui est resté courbé sous le poids de cette avilissante flétrissure ! M.Langevin, I'homme qui a escamoté un mandat par la violence, en 1871, et qui a été porté au parlement provincial par les acclamations de voyous et de gens vomis par les lupanars.M.Langevin qui a été oblige de fuir le fouet de l'ignominie qui l'attendait à Dorchester, À Charlevoix, et qui l\u2019a marqué jus qu'au sang à Rimouski.M.Langevin dont la carrière politique à êté une longue chai ne d\u2019intrigues, de menées sourdes, de bassesses.C'est ce mème M.Langevin que le Globe a jugé indigne d\u2019être premier ministre, et c'est ce mè- me homme que nos journaux Lories ont pris sous leur protection en accusant le Globe de francophobie.Vraiment il faut avoir perdu la tramontane pour saisir un si futile prétexte de faire la guerre au Globe.Notre compagnon d'armes à dit simplement ce que pensent les honnêtes gens des deux partis.Si tous coux qui refusent de s'incliner devant M.Langevin sout atteints du francophobie tous les libéraux sont des enne- nus de la province de Québec.Vouloir faire de M.Langevin la porsonnification des canadiens français c'est insulter la province.M.Langevin peut être l'idole des Senécal, des Cimon, des Ghapleau, des renégats du 29 octo bre, de lous les tripotiers politi- Ques'onfiñ ;'îl est lo plus coupable peut-être de \u2018ceite triste co- ue L'invevin, dit : > Le Globe yo verrait pus d'on phon vil l'avénement de M, Largevin, noû pas parcequ'il-tfrin- ; matin, pour y rec-voir les sofli- te journal tory feint de ne pas comprendre, ct il détourne l\u2019objection sans v répondre.Il dit que uns théories l'étonnent, et il s'ecrie : * On à l'air de dire en toutes lettres qu\u2019un homme, parce qu\u2019il fait partie d\u2019un gouvernement, doit fermer les veux el les oreilles à toutes les autres affaires de ce monde.Iln'aurait qu'à se rendr= à son bureau à huit heures du cileurs jusqu'à six heures du ST I faudrait lui appliquer le reglement du service civil qui défend à un employé de se Givrer, ème en dehors des heures de même des particuliers auraient pentêtre raison de s'onposer à tes projets et du prévenir un empiètement sur des droits acquis.Cela se voit, devant la rommission \u201cles vills privés, à chaque session.Qui l\u2019emporterait dans un cou:tit de cette nature ?Serait-ce le public ou M.Chaplean qui aurait intérèt personnellement à faire échouer les gens qui voudraient nuire aux compagities dont ii serait actionnaire ou directeur\u201d Sous le régime liberal, l'hon.M.Burpee, ministre des douanes, renonca à ses bénéfices dans la grande mason de commerce.brea, & ancune oeenpation (oi =0il de nature a tant soit pea af fecter su culigraphi- ou sus capa- tes ur Caleui.cais, mais parcequ'il est + l'hom me aux 832.000, qui a admis publiquement avoir commis la corruption d'une manicre bien hon teuse, puisqu'il ne veut pas mème rendre compte de l'emploi qu'il a fait de cette somme ; parceque c'est un homme sous le coup d'un soupçon ou'rageant pour honneur politique.\u201c* Le Globe semble dire aux conservateurs : sestable, et nous sans rien dire\u201d Mais 1i croire qu\u2019il n\u2019en voit pas après les trois Sirs, pas mème les autres membres du ministère, des Anglais pour la plupart, au-dessus desquels il place même M.Langevin qui est pourtant assez Eomn promus.* Francophobie !\u2026.mais nous nous eu rendons donc coupables, nous aussi, chaque fois que nous vonstatous l« honteuse part que le Sir ** manqué \u201d a prise au scandale du Pacifique ! Le Globe n'a cependant rien dit de plus.Pardou ! il a aussi accusé M.Langevin de népolisme.Mais n'est-ce pas là une accusation fondée ?Rien ne serait plus piquant qu\u2019un relevé de tous ses parents qui ont des emplois sous e gouvernement.Nos lecteurs savent Lien que, partout où il a de la parente, la parenté en reçoit du picotin !.\u201c Non, l\u2019honneur, en politique counne ailleurs, ne connait pas les nationahtés.Si jamais l\u2019'homme aux $32,000 recevait les honneurs du sirage.qu'il attend en vain, espérons-le, Où quelque au tre grande marque de distinction tous les libéraux,français comme anglais, n'y vertaient pas un sujet de glorification pour la natio nalité canadienne-française, mais la réhabilitation mauifeste d'un corrupteur publie, qui a donné l'exemple de la démoralisation ; exemple qui, parti de si haut, ne pouvait que se propager dans loules les couches de notre société politique, comme c'est Jè vas aujourd'hui !\u201d Su M.Chapleau, spéculateur et ministre.Ln Minerve à compris ce qu\u2019il y «à d'étrange dans la position de M.Chapleau, premier ministre, domandant au gouvernement des faveurs pour des entreprises dans lesquelles il est le principal in- horte.Crau + a du a 27 4.1 téressé.Mais comme d'habitède 1405 HE ii CONEY * Avez un chef pre.Lacceplerons faut Nous W'avons jamais voulu de- tavher M.Chapleau des biens de te monde.Ce serait une tâche trop difficile.Nous pensons qu'un ministre à tout autant que qui que ce suit le droit de posséuer et d\u2019accumuler des richesses, Ce qui est pe prehiensible c'est de protiter d'une position officielle pour serviv ses Cela ne se voit que dans la province de Quéinterés personnels, bec.M.Chapleau, ministre, ne duit pus devenir actionnaire ou promoteur pour son protit de tompagnies Ou d'associations qui out à demander des faveurs au gouvernement.ll s'expose à mettre ses intérêts personucls en conflit avec ceux du public, et conséquemment son indépendance peut faiblir au détriment des administrés.Sans doute M.Chapleau n\u2019a pas renoncé à ses interêts purement personnels en devenant mi, nistre.Il peut administrer ses propriétés comme il lui convient sans rendre compte au public- Mais ce qui est illogique, contraire aux usages et à l'esprit de tout bon systèmo d'administration, c'est de voir un homme être l'objet de faveurs dont il est le dispensateur.Dans l'association du foncier, M.Chapleau, actionnaire et directeur, demande au\u2018 parlement qu'il contrôle comme premier ministre, d'accorder à l'association un monopole.ll reussit.parlement féderal de détruire virtuellement ce monopole en or ganisant une autre association pour toutes les provinces.Que fait M.Chaplean?S'incline-t-ii devant les intéréts du public?Nullement : il va à Ottawa com battre la seconde association de crédit foncier.M.Chaplean est aussi directeur du chemin do fer d\u2019Outawa et Quêbec et président d\u2019une compagnie minière.; Les deux compagnies pourraient avoir à demander des pri vilèges à la législature provinciale.D'autres associations et crédir Le publie proteste et demande au! I.& F.Burpee, de St lean, Nb.| Bien que la Mizerce semble l'ou- lier eo fait a ete etd devant un tribunal, | M.Chaplean n'est pas aussi ; scrupuleux.C'est depuis qu'il est premier ministre qu'il s'occupe d'affaires.Ce serait très bien s\u2019il ne ne demandait pas des faveurs pour lui cl ses associés.La Minerte nous dit que MAL Dorion, Laugelier.Irvine, Blake n'ont par fermé leurs bureaux en devenant ministres.C'est vrai.Mais M.Dorion et les autres ini- Distres libéraux ne profitaient pas de la position qu'ils tenaient du public peur servir leurs inté- réts personnels.Plaider une ca:1- se pour un client ce n\u2019est pas un crime.Ce qui est répréhensible c'est d'être à la fois juge, avocat et client C'est exactement ia position du premier ministre.M.Chapleau, actionnaire, demande à M.Chapleau, ministre, des faveurs personnelles, et c'est M.Chapleau, chef de la majorité des députés, qui se fait l\u2019avocat auprès de la chambre.La Minerve a allongé inutile- [ment son article en énumérant les diverses occupations auxquelles se sont livrés les ministres des autres pays.On sait que généralement la politique est ingrate et que les ministres ont souvent besoin de ressources personnelles.M.Chapleau n'échappe pas à cette règle, et nous ne le { blàmerions ÿ pas d'arondir son avoir s\u2019il le faisait de favon à nu pas compromettre les intérêts du publie.La Minerve serait bien en perne de prouver que les hommes publics des autres pays aient demandé des faveurs pour eux-mè- mes où leurs associés, lorsqu'ils étaient ministres.M.Bright est associé d'une grande usine ; Lord Beaconsfield, M.Gladstone ont Beni des livres; M.Pouyeruertier, M.Thiers, M.de Hismark, ont eu des intérêts consi dérables dans de grandes entreprises industrielles.Jamais M.Bright n'a demandé des privilèges pour son usine.Lord Beaconsfield et M.Gladstone n'ont pas tenté de faire accorder des faveurs par le gouvernement aux libraires qui vendaient leurs livres. TAA I ~~ CHRONIQUE.\u2014 Il est avecfle ciel des accommodements.L'honorable François - Xavier Anselme, le chef des ultramontés | du district de Montréal, avec tout le fie, qui, méme du temps Ue Boileau, entrait pour uue forte dose dans la composition de I'Ame des dévots, écrit où fait écri- re\u2014 l'un ne vaut guère mieux que l'autre\u2014un article terribie à mon adresse, pour s'excuser de s'être fait l'avocat de ceux qui veulent trainer les prêtres de l'université Laval devant les tri bunaux civils; \u2014 on reconnait da l'expressiag consacrée.Un vieux cliché le vieux Nou- teau-Monde va être oblige de reléguer dans les vieilles ferrailies avec la moitié de sou vienx titre.L'honorable François Xavier- Anselme nous fait dire que, s\u2019il it fait le voyage de Québec pour rencontrer M.Loranger, ce n'est pas du tout dans le but d\u2019arrondir ses honoraires.Mais alors, il fait du zèle ; c'est encore pire.Y mettriez-vous de la passion, saint homme ?Ma foi, ma sollicitude n'était qu'éveillée ; la voilàqui s'alarme sérieusemeut.Surtout depuis que j'ai lu dans la réponse du saint avocat l'exposé du principe erroné, héritique \u2014je dirai mème entaché de libéralisme,\u2014qu\u2019on peut distinguer devant les tribunaux entrele caractère sacré du prêtre et son ca- racière purement civil.Rentrez dans la vraie doctrine dont vous vous éloignez, illustre champion du drapeau blanc ! Reuoncez à l'attrait fafla- cieux des idées modernes enfantées par l\u2019esprit du siècle.Rejetez loin de vous ces spécieuses distinctions inventées par les ennemis de l'Église, et qui ne tendent qu\u2019à saper la société dans sa base.Comment, mais alors ua individu aurait donc le droit de poursuivre le prétre qu'il l'aurait.diffamé ! Il pourrait Jone contester une élection sous\u2019 prétexte qu\u2019un prêtre aurait pu y agir en con- trevention avec la loi ! Il pourrait donc forcer le prêtre à remplir les devoirs qu'il est civilement obligé de remplir ! Mais c'est la révolution cela ! Et que devient te tribunal ecclésiastique auquel on est tenu sous peine d\u2019excommuuication de s'adresser chaque fois qu'on peut avoir des différends avec quelque membre du clergé ?On dit que\u2019 l\u2019université a un caractère civil.Mais oui ; les prêtres et les évêques aussi: et nos Couvents ! et nos séminaires ! Mais la question est de savoir si C'est une institution religieuse, jouissant des immunités ec.clèsiastiques.N'est-elle pas gouvernée par des prêtres et un archérèque ?N'est elle paslu propriété exclusive de ces prêtres ?La question de son établissement à Montréal n'a-t-elle pas été soumise & Mgr Conroy.le nom ce apostolique de Pie IX, qui l'a décidée en faveur de l'universi- 13?Le Saint - Siège lui-mème n'at-il pas staqtué tout particulièrement sur le snjet ?Voilà ce que vous ne pouvez päs nier.Et vous voulez chasser celte université, de Montréa! ! Et vous ites que vous ne vous atlaquez pas à ces prêtres dans leur carac- tere religieux, mais seulement daus leur caractére civil 1.1 Fut Aa qu usines oo \u2018est Satan qui vous.tourmen- tn, cher saint homme, en faisant briller à.vos yeux l'éclat.de biens périssables.Résis ez À la teria- tion, \u201cReftrez tou de suite dais de giron des saines doctrines et des bons principes ; sinon Cyprieu inconsolable fera retenur lus échos de ses gémissemenus, et et il arrosera sou grabat, de ses larmes.* sigeants et aux communards pour faire la guerre à la republique, ilg s\u2019en disent Je belles entre eux.Voici ce que nous lisous dans ua des derniers numèros du Gau lois : * Voir, dans le Pays d'hier soir, un nouvel! aceès de M.Paul de Cassagnac.Ne pouvant retracer l\u2019article tout entier, car le pauvre garçon est aflligé d\u2019un flux de plume, nous en donnons les arguments principaux :- - 4 ** Déloyal, infime, mauvaise foi, poltron.ivre-mort, tas d'ordures, yirouette, hoqu,t, policier erachuts, neuséabond, hebété, boue, crocheteur, insensé, dégoùt universel, traitre, insulteur, excommunie, fou, méprisable, véreur, bandit, mouchard, roussin, renégat, décapité, mort, Paul de Cassagnac.* Cette dermière épithète, qui termine l\u2019article, et que ie rédacteur en chef du Pays a détachée de l'ensemble, est assurément la plus injurieuse.\u201d Le Ou dirait M.Joseph Tassé aux prises avec M.Tarte.Ces Parisiens, c'est presque comme qui dirait,sans comparaison, une espece de manière de Canuyens, l'esprit à part, bien entendu.Il y a, vous diton.une mine de révélations daus les nouveaux comptes publics.de ne sais pas jusqu'à quel potut la chose est vraie, mais on w'assure que Son Excellence, le premier employé canayen du gouvernement fedéral, non seulement veut faire payer a la province l'élevage de ses petits gorets, mais il prétend encore nous en faire payer la peau et les Os quand il les marge (pas les os) avec ses amis.It il n'y va pas de main morte, le seigneur de Robitaille ! sir cents dollars pour avoir fait zoû- ter ses chers pachydernes aux marins de la Galissonnière.C'est assez raide ! Gustave Planche avai, lui aussi, la passion des petits cochons.Un jour ses amis\u2014au nombre desquels se Liouvait George Sand\u2014se cotisèrent pour lui en acheter un.Il fut au comble du bonheur.Seulement l'animal élant devenu très incommode pour les amis du célèbre critique, ils se conjurérent contre le favori et déciderent unanimement sa perte.Un soir Gustave Planche trouva l'animal assassiné.ll en prit son parti, Je fit transformer en jambons, sausissous, houdins el lagoùts, et en régala ses amis.Jamais il n'eut la pensée de le faire manger à d'autres, et d\u2019envoyer le compte à ceux qui lui avaient fait le cadeau.MonaLE : On peut aimer le lard sans aimer les cochons ; et l\u2019on peut aimer les cochons, \u2018sans en faire de cochonnerics.*,* Je trouvais ce malin, dans mes Cartons poudreux, une petite bande de papier découpée jadis dans je ne sais quel journal.Cela valait en effet la pei ne d'être recucilli C'est une œuvre de haute littérature fantaisiste ; la production d'un cer veau hanté par le dieu de la poésie dantesque transcendante.Lisons: c\u2019estintitulé : féve d'un Jrune Ermile ; \u201c* Je fatisuais les écitos de mes çémissements, et le subie des déseris se trempail de mes larmes.Les sources du Nil enfoncées ! \u201c Souvent je me surprenais révant en extase aux vuluptés mondaines.\u201d .Le gaillard ! \u201cFt mon courage, comme celui de Gérôme (avec un G), n\u2019inspirait pas ma main de meurtrir ma poilrine avec une pierre al güe.\u201d Non, n'estce pas?oncest ussez\u2018 fëlé comme ça.\u2018Un soir je suis plus loin que d'habitude l'instinct d'eloigue- Quand les monarchistes ,fran-| ment de ms pas.Je gravis ute ais ne s'unissent pas sux intran- | haute monlagne.\u201d lien que ça ?Voilà un instinet d'éloignements do pus qui jouera quelque mauvais our son*propriétaire.4 * Déjà :ombe la nuit sinistre cachant tout sous ses voiles noirs el ses crèpes fupbbres.Acca- Blé de lfissituiie, je*M'aitaisse sur l'herbe tëndre\u2026\u201d __ Qu'est-ce'que je vôns' disais ?\u201c Et, malgré- moiyl'ingénienx omuldl fingénisu.est tont-ith poème) glisse dans mes meures alourdis.\u201d \u201c Puis le jaune lyrique a une vision.U'n\u2019ahge Vient-le chercher dans un char de few et l'enlève dans les régions les plus reculées de l'impossible.TI faut voir toules les choses splendides qu'il décrit.Puis l'on arrive au séjour de la Mort.\u201d + Malgré la volonté puiss nte de l'ange, telle est l'horreur de ce lieu, que iv char (ut cutraîné dans sa course 1mpétueuse, roulant sur un amas de nuages accumules comune des montagnes, Mais rendus aux coufins supe vicars, de même que la nalle, jouet de l'enfant, s'élève sous l'effort élastique, commu le trait de l\u2019archer part sitôt décoché, de mème au sorti de la route ténébreuse, le char bondi:, volant dans l'empyrée.\u201d Ils acrivent de ce train là à la porte du ciel.* La porte roule sut ses gonds harmonieux, s'ouvre, et mon guile divin s'envole : je le vois se fondre (conune uu bâton de su- tre d'orge) dans des hauteurs lu- mincuses du ciel, me laissant seul sur son char cembrasé qui s ébranle et menace de se renverser avec les chevaux haletant sur 'abime immense.™ Diable ! \u201c Ainsi suspendu, faible serait la comparaison, si j'assimilais les angoisses qu\u2019alors j'éprouvai, à celles d\u2019un homine que poursuivent, que troublent dans son sommeil des illusions effrayantes, soit qu\u2019il sente la pointe du poignard assassin (brrr !.\u2026.) glacer son cœur, soit que les fantômes des victimes qu\u2019il a faites lui montrent dans son affreux cauchemar, les flammes inextri- gyibles de l'ener avides de le recevoir et l'anveloppant déjà.\u201d Mais tout à coup les chevaux se calment probablement, le char se raffermil sur ses roues, et lu ciel toutentier se dévoile aux regards du voyageur qui s'écrie avec une originalité dont saint Paul et lui ont seuls le secret : \u201c* Non, l'œil n\u2019a jamais vu, l'oreille n'a jamais entendu, etc\u2026\u201d Voir l\u2019épitre.\u201c Néanmoins quelques réminiscences viennent s'offrir à mon esprit.\u201d Il appelle cela des réminiscen ces ! Paruonnez lui, Seigneur car\u2026ete.Voir l\u2019évangile.Une coimnparaison et je termine: La mer de lumière s'émeut, s'enroule en colonnes de flammes, comme se tourmentent les vagues de l'océan, quand les vents déchainés fouillènt son sein profond, comme elles écument et mugissent, quand une ile longue et large (et haute probableinent, une grosse ile enfin) que ie père des fleuves récèle au milieu de su vaste élentitie, s'engouffre soudain sur sa hase: écroulante, et fait perdre l'équilibre des eaux.\u201d Après, cela.M.Paseal Poirier n\u2019a qu\u2019à se pendre syif jn'atleijr- dra jamais un tel sublime! \" e vo 5 Bla \"ur tqs à 4 A propos 4¢\u201cM.\u2018Pascal Poirier \u2014que jo mepermeltrai de présenter au public de Moutrédl comme l'homme qui a fait une tragédie\u2014je yiens d'éprouver .pn disappoin tement.ps ; L'un sit}-oh l\u2019on nb\u2018 sait: pas plutôt, c\u2019est une découverte que j'ai faito\u2014que co 3L Pascal Poirian dt pybligy,- il ys a pas bis longtemps, dans une revue quel.\" .LE PEUPLE , congue.une critique en deux tamps du Péle-méle de Fréchotle.Daus celle critique il est dit, entre autres choses neuves et Originales, que le sonnet,\u2014 les poètes sont-ils bâtes de trouver cela si difficile !\u2014est tout ce qu\u2019il y à de plus aisé à faire.C'est pour cela que l\u2018réchette réussit dans.ce genre ; car tout fort qu'il est, il reste encore infériour A.Victor Hpgo!! Ga yest mot d mot; le tout ding Je slyle de la phrase suivante : ( * Je n'ai pas lu les poèmes académiques de M.Fréchette, mais je doute qu'ils valen: mieux que son Péle-Méle.\u201d Syntaxe fantaisiste.Genre beaucoup plus Poirier que Pascal.Mais voici le sujet de mon étonnement.M.Pascal Poirier indique\u2014 toujours à l'indicatif, c'est enten- dre\u2014trois pièces de vers comme étant à peu près tout ce que le livre du poète contient de vraiment beau.Or j'ouvre Les Fleurs Borénles, vourouriées par l\u2019Académie français+, que je viens d'acheter Chez MM, Forest, Patenande & Cieet ju cherche ces petits chefs.d'œuvre.Pas un des trois ! Le poète n\u2019a douc pas cru qu'ils va laient la peine de faire partie du recueil qu'il envovait en France pour concourir phur le prix Mon tyon ! ln revanche, la plupart des autres s\u2019y trouvent.Il faut croire que I'réchetle et M.Pascal Poirier ne sont pas du nème xoût en fait de poésie.Ce n\u2019est pas le cas de dire que les grands génies se rencontreut.Après cela, quand on a fait une tragédie.et qu\u2019on s'appelle Pascal ! *,* A propos des Fleurs Boréales, hier une vieille femme entre chez MM.Forest, Patenaude & Cie, et demande : \u2014Les Fleurs de Montréal\u2014 Qu'est-ce que c'est ?\u2014Les Fleurs de Montréal, ou les Horreurs boréales.quelque chose comme ca.C'est un livre qui a obtenu le grand prix des tnaqui- gnons, à l'Acacadémie francaise de M.Archambault.Mon mari aime bien les chevaux ; et si le livre n'est pas trop cher, je vou drais l'acheter.Entendn sur la rue Notre-Da en face de la vitrine de MM.Laviolette et Nelson où In statue du colonel de Salaberry était expo- ste.\u2014Vois.tu c\u2019te grosse estatue- là ?Eh ben, ça c'est l'major Je vets salue, Marie, qu'élail conro- nel dans les musiciens de 1812, là où c'qu'il ya eu un gros feu ; tu vois son sabre ; ch: Len, c\u2019est avec ra qu'il à tranché la tête à trois cents Américains de Boston qu\u2019étaient venus pour enrôler les Canayens.\u2014Päs\"'poss\u2018ble.\u2014Ou1, ca s'appelle la bataille de Chateauguay.\u2014Y devaient pas trouver ra trop gue en effet! Maintenant notre pelit mot hebdomadaire à propos du Ma nuel des expressions vicieuses de M.Giugras.Jlultre M.Au not mianquablenent, encore les classes laborieuscs.M.Giugras dit que c'est uno inadvertance ; elle dure un peu longtemps.A Mess (officer's), \u2014 Onpivane des officicrs militairas, Manibre très délicate de faire ln leçon à l'Académie qui dit: Le mess d\u2019un régiment.! $# Minure \u2014 Se dit fréquemment, mais à tort, pour pROGRS- VERBAL d'une réunian quelconque.\u201d incore une légère différence avec l'Académie qui écrit en tou- Les lottres : ** I] signifie aussi l'original des sentences, des arrûls, des procès-verbaux, etc.\u201d | vo x le du proposant d\u2019une motion.\u2018roposant n'est pus f[rançai & dans ce sens.Un proposant, \u2018ent vaut l\u2019académie, est un.jeune théologien protestant qui étudie pour être pasteur.Lettre N.\u201c NEiGE\u2014Abat, bordée de neige sont des fautes qu'il est facile d'éviter en se servant de cette lo- CULION : ÉPAISSE, MINCE, OU LÉGÈRE GEUCHE de neige.\u201d Oui, si cela voulait dire la mé- me chose.Lettre O.Au mol officier-rapporteur, M.Gingras se sert de Yexpression injudrcieux.Expressions visieuse, suivant l'Académie.* Ovrnnaut.(To).\u2014Signifie d'abord LANGUEK OU LACHER Une amarre,.\u201d Parfait !seulement c'est toute contraire.+ Ouvniens (Jours)-\u2014C'est jours ouvrables qu'il faut dire.\u201d du veux bien m'en rapporter à M, Ginguas ; mais 11 y eu à d\u2019autres qui atineront peut-être mieux son rapporter à l'Academie qui dit : $ Jour ouvrier.jour qui n\u2019est pas [érië, où it est permis de tra\u2014 vaitler et d'ouvriries boutiques.\u201d C'est embétant quand les autorités ne s'accordent pas, Entre deux messagers au ministère de l'instruction publique: \u2014As-tu déjà vu le portefeuille du ministre, tor?\u2014Oui, souvent \u2014Fstee vrai qu'il est relié en veau ?\u2014 Le ministre ?\u2014 Non, le portefeuille.\u2014-En veau ?non, la Patrie lui en a fait un en chagrin.Crrnien.A MESSIEURS LES CULTIVATEURS CANADIENS.NOTICE SUR LA GULTURE DE LA BETTERAVE PAR H.Leone Pius.À Messieurs les Cultivateuwrs du Canada, signataires de contrats de betteraves avec M.J- A.Lavallée ou l'UNION SUCHIÈRE FnAnco-Cana- DIENNE, MrssiEuns, Pour remplir la promesse faite à quelques-uns d'entre vous, j'ai résumé la meilleure méthode de culture de la betterave à sucre dans pine uolice aussi succinte que possible.persuadé que cela était préférable, restant d'ailleurs toujours à votre disposition pour toutes les explications coniplé- mentaires que vous pourriez désirer.En la lisant, veuillez faire la part de mon inexpérience de la nature de vos terres et de votre climat.Agréez, Messieurs, l'assurance de mes sentiments distingués.H.LEGRU.Fs, Paris ler mars 1831.Je commence d'abord par rela- tor les conditions de culture qui cont dans les contrats ue beble- Fives N'employer que des graines li- vrees par les fabricants.N'ensemencer que des terres de bonne nature.\u2014Excinsion des terre bourbeuses on de bois ou de prairies défrichés.Ne pas fumer-In terre pour la 'hotterave, mais pour la récolte précédente.Pas d'engrais nuisible, à la qualité de la betterave.\u2014Pas de arquages ni de défrichages \u2014 Les phosphates et superphos hates de chiuix, si cbmmung dhs votro pays, sont au contraire re- conmmunandés.) ; Sumer à dix huit pouces obJnis- Au mot Moteur, M.Gingras par sor à six pouces dans la ligue. HE PEUPLE No avant Ne pas \u2019arrachage ol la décolletée.arracher ,; pry juste pour l\u2019alimentation do l'usine, ensuite n arr cher gn grand que les betloray absolument mûres.CULTURE DE LA BETTÉRAVE DÉCHAUMAGE Je suppose que In récolle qui précédera sera presque 0 jou rs une récolte de céréale, un blé souvent, pour lequel on aura fu- terre.mé LOL que la moisson sera terminée, on donne au sol, au moyen de l'extirpateur, deux fa- cons, l\u2019une en long l'autre en tra vers, afin qu'il soit bin retourné et les mauvaises herbes arrachées.Après celte opération, et suivant ie temps, on donne un bon hersage à la terre el on laron le, pour faire germer ct lever les plantes parasites dont Ja graine est restée dans le sol ot que les labours d'hiver font disvaraitre.) Na erachage.LANOURS Apres avo r fait le déchauma- gè on procède au labour des ter res.Il est important qqu\u2019'an gros labour soit fait aussi profoude- meut que posgible, pourvu que l'on ne rene pas à la surface trop de terre nouvelle.; Su France ce labour est fait souvent à 14, à 15 pouces et quel quefois à 18 pouces.Il est iudispeusable que ce La bour soit fait avant l'hiver.On aremarqué qu'après le dégel les terres labourées dans cette condition devienne rt très meubles, et que, dans ane même pièce de terre, la pactie labourée avant l'hiver doute nue révolte plus abon dante\u2019 que la partic de la même pièce qui n\u2019aurait été labourée qu'après les gulées.Aussiot le dégel, on doit pro céder à lu prépatation définitive de la terre par le passage du tri cycle dans les deux séns, plusieurs fois si c'est utile, et surtout en ayant soin de bien se garder, en général, de travailler les terres lorsqu'elles sont mouillées et avoir pour principe de ne pas les fouler lorsqu'elles sont en cet État, soit par les façons soit par les transportsa l\u2019ar couséquent ou ne doit les labourer et les façon ner que lorsqu'elles sout sufii- samment asséchées.Les roulages alors sont utiles, En effet quand la terre est fa.çontdée par des tenips humides, elle est rendue trop compacte, el dis que le temps devicat sec, elle se durcit, se fend, ne se réchauffe pas au soleil.La betterate, ne pouvant pivoter dans un sol pareil, devient racineuse et sort de terre, Le labourage des terres légères se fäit après colui des terres for- les ; elles sont d\u2019antant plus frai- ches: pendant ete qu\u2019elles ent été-labourées sèches.ROULAGR Un bon roulage, fait dès que le temps lé permet, précède l'ensemencement de lu betterve, qui doit être egalement suivi\u201d d'un second roulage, Par la première de ces Opérations, la terre se tron- Ye comprimée, devient moins perméable à l\u2019air et se dessèche moins facilement; par le second roulage, qui a la plus grande un- portance ob qu'on doit quelque fois renouveler une on deux fois la terre esL pressée au a graine, qui se trouve ainsi dans dos conditions de germination weilleures que si olle n'était pas en contact immédiat avec la terre.te» ! Nest tris Jmportant queces rou: lages ne soici nL fails que quand: la terro est convenablement suche, sans quoi ils ont pour résultat de la durcir, et la graine se trouve renfermée dans une masse com- pacto, immpônétrable à l'air et à la chaleur du soleil ; par suite, ello a benucoup.de peine à germer ot lo gorme, s'il so développe, ser- ns olfeuiller la betterave blesser la betterave à livrer propre el la betterave, au détour de lait éroûte,.qpi lo recouvre ct linit par être détruit, ENSEMENCEMENT On doit procéder à l'ensemen.gement de la betierave dès que lon n\u2019a plus À craindre les mauvais temps el que Irs terres sont suffisamment séchées: ce travail doit être fait aussitit qu'un le peut, afin que la betterave reste en terre le plus longlemps possible, ce qui est important an point de vue du rendement de la récol Le.La graine doit être semée de telle sorte qu'elle ne soil recouverte que d\u2019une couche de terre mince, un 1;2 pounce environ se lon l'humidité ou la sérheresse de la terre.On doit employer une moyenne de 13 i 15 livres de graines de betlerave par arpent, afin d'avoir une levée beaucoup plus prompte et plus sûre ; de cette façon, il reste encore des plants de betteraves daus le cas de ravages occasionnés par les insectes.En employant une quantité de graines de betleraves assez forte, on avance de plusieurs Jours la levée dr la betterave et, par suite, les premiers binages, ce qui a une grande influence sur le poids de betteraves récoltée par arpents.PREMIER BINAGE Aussitôt que les betteraves son hien levees el qu'on commence à voir les ligues su dessiner, il faut faire un premier Dinage qui s\u2019ef- fvetue à la main ou à la hone à cheval.Cette opéraiiôn a pour ré sulrat d'ameublir la terre, de lin permettre de s'echaulfer par lus rayons du soleil.PLACEMENT DR LA BETTERAVE Après le premier binage, on procède au placement de la betterave.Pour l'exécuter, on divise les ignes, distagtes entre elles de IS pouces, en-Lonffes espacées l\u2019une de l'autre de G pouces, au moyen d'une rasette, en ayant soin d'opérer à travers des lignes.En Europe, ce travail commie les binages som faits en graude parle par des femmes ou des cn- fants.DEMARIAGE Iminédiatement apres le place ment de la betterave, on procède à son démariage, opération qui consisie à ne laisser que le meilleur sujet dans chaque toulfe Pour l\u2019'exécuter, on maintient avec la mam gauche le plant que Pon désive consarver, pour eviter qu'il ne soit ébranlé et déraciné, pendant que de là main droite on avrache tous les autres pieds qui l\u2019euvironnent et qui doivent être enlevés.Le déwmariage de la betterave doit être commencé lorsque les sujets ont deux feuilles.A ce moment, les bétteraves sont encore faibles, mais il est nécessaire de faire celle opévalion le plus tôt possible, attendu qu'aussitôt démariés les sujets restant proti- tent seuls de tout l'eugrais dispo- \u2018[uible, ils prennent promptemeut la force qui leur est nécessaire pour se préserver plus facitement Contre la sécheresse et les frais ou froids tardifs, et l'on obtient atosi le plus grand poids possible de betterave.DEUX(ÈME ET TROIMEME BINAGES Immédiatement après le déma- tiage, et aussitôt que le temps le permet, il faut donner à la terte un second bjnage, qui se fait au moyon de la houe à cheval, entr- cs lignes ét lu rasette entre les sujets.Le troisième binage se donne au fur etd mesure de apparition dès mauvaises herbes; il doii être fdit avec prétnution, afin d\u2019évitor do cassor les fouilles des botleraves, co qui nuirait au développement de la plante.Que quefois, lorsque la saison est humide, il est nécessaire do faire un qifntridme Binage.20800, ANMRACHAGE L'arrachagordes betjeyaves so Subdivise en deux partios.ponte sans pouvoir-percer ~la à première \u2018pärtie, en potite quantité, aussitôt que la hetterave est suceptible d'être travaillée et Juste pour suffire à l'alimentation de l'usine, car ces betteraves ne ve dorveriont as.«1 secon itd la betterave eat mûre \"io que l'on ave , ce que l'on leconnait aisément, car les feuil=' les jaunissent et tombent.Il faut, bien se\u201c\u2018garder d'arracher en grand avant que la betterave ne soit bien complètement mûre cat les betteraves moisiraient en silos et seraient complètement perdues, d\u2019appure sur ce point, comme tres important.On peut remplacer la bèche qui blesse encore quelquefois la bet- rave par une espèce de charrue Saus coulre ni versoir, ou lout autre outil dont vous serez juge | du moment où la betterave ne seri pas atteinte, Ce qui amènerait snfulliblement sa pourritu- l'es.NETTOYAGES BT DECOLLETAGE Après le passage de la charrue, les betteraves doivent être net- loyces et décolletés.On se sert pour cela d'un grand couteau à lerge laine et assez lourd.dont le tranchant sert à couper ie collet d'un coup, et le dos à gratter la beuterave.Ou jette les Detteraves gu las; tout ce travail peut être exécuté par Ces femmes vu des enfants, Itest important que cos tas, dussunt fails, sotent recouverts de fe aitles jusqu'au tuoment dé leur : eutevement, afin de preserver les deliuriives ds gelces, de l\u2019acion de [air et du soleil, qui auraient pour résuitat de leur faire perdre du pouls et de nuire à leur con- servillion.Nous ne parlerons de l'effeuillage de la botterave que pour be proscrire, parce que cete manië-| re d opérer est nuisible à la plan- ke sous tous les rapports, laut au point de vue du rendement en! poids que surtout au point de vue ; de li qualité.Aussi doit on de.fendre d'une manière absolue, el sous quelque prétexte que ce soit, de procéder à l'effeuillage de la Delie-ave à n\u2019iunporte quel mo ment de sa végétation, et inème lorsqu'elle est arrivée àsamaturi- té.ÉCAUTENENT DES HETTERAVES Entin, il est un point essentiel, capital, sur lequel, pour terminer je ne saurais trop appeler l\u2019atten tion de la culture ; c\u2019est le rappro chement des betteraves.Eu elfet, plus les betteraves sont rapprochées, moins elles ont de tendances à devenir racineu- ses, pius elles sout longues en : lerre, plus leur forme est régu-| tere.Ou est aussi assuré d\u2019une boune maturity, et, comme Cousequence, d'une meilleure conservation en silos.(l'efficacité incontestable du rap- la betterave, et bien de répandre, doit la porter, d'engrais.D'après cela, on est donc fondé à conclure que ce fort rendement cultural obtenu est bien dû à la grande quantité de sujets à l\u2019hectare.Enfin, il est prouvé aujourd'hui par la science que plus Ja betterave est riche en sucre, moins elle a emprunté de sels à la terre.Donc tout en appuuvrissant moins ses champs, le cultivateur y trouve le double avantage d'obtenir un rendement cultural plus éle vé, allié à une plus grande richesse saccharine de la plante.Comme preuve à l'appui de qu'on se garde sur la terre qui aucune espece prochement, je vous dirai encore que tous les résultats des expériences des concours ont été con cluants, et que partout le rendement en poids le plus fort corres- poudait au plus petit écartement des plants, c'estä-dire au plus prand nombre de sujets à l\u2019hec- Nous admirons surtout l\u2019habileté d\u2019un homme qui vient dire qu\u2019il faudra lever des impôts.IL va être chanceux le programme de la coalition David.Nous craignons que nos.bons habitants ac- cucillent ses adeptes avec des fourches et des faulx et s'écrient : la coalition c'est la taxe ! Heureusement que M.David dit: \u201c Nous ne prétendons pas exprimer en ce moment l'opinion des chefs politiques d'aucun par- \u201d ti.C'est très heureux pour les deux partis, car il ferait triste figure le chef politique qui viendrait dire au peuple : Nous allons lever des impôts.Il n\u2019y a que M.David qui ait le courage héroi- que de précher dans le désert Il est vrai que pour lui c\u2019est affaire d'habitude.Le programme est merveilleux, tare, Paris, 1: ler mars 1831, H.LEGRU rus.mais ce qui ne l\u2019est pas c\u2019est 'organisation du futur cabinet de la coalition.LA on tombe dans le comique, nousallions dire le burlesque.Savez-vous quel serait le premier ministre suivant le cœur de M.David ?Ne riez pas\u2026c\u2019est écrit en toutes lettres.Le premier ministre serait.M.Massue, député de Richelien.Grand Dieu, où allons-nous ?M.David estévidemmuent né sous une mauvaise étoile : son siècle vst certainement trop jeune ou trop vieux pour le comprendre.M.Massue premier ministre .Rien que la proposition fait crever de rire.M.David mentionne aussi les noms de M.Masson et de l\u2019hon.M.Chauvean, mais c'est seule ment pour faire passer celui de M.Massue, car on sait que ni M.La coalition ! Connaissez-vous * le monsieur «qui croit que ça va arriver *?C'est M.David, de la Tribune.Hitons nous de dire, avant d'aller plus loin.que nous voyons en M, David l'homme le plus sincère des deux Amériques.En un mot, \u2018 il croit que ça va arriver.\u201d Mais savez vous que sa bonne foi lui jone des tours de gobelets à ce bon M.David ?It voit rouge un jour, bleu le lendeirtin et caille le jour sui vant quand il vient nons parler (de fusion et de coalition entre Masson deep Chauveau ne pour.Es dau i\" cr raient accepler.lus deux partis politiques du Après avoir annoncé sa pla- pays.nete M.David n'est pas en | v a déjà assez longtemps que iM.David nous parle d'un programme et d\u2019un ministère de sa composition ! Eh bien, il n\u2019est plus à l\u2019état em- bryonnairele programme de la coalition révée par M.David.La Tribune l'exhibe au monde depuis longtemps dans l\u2019aitente.Vrai ment cet enfant est merveilleux, et on conçoit que l'enfantement ait été loug.Il est seulement à craindre qu'il ne fasse pas la fortune du père, car il a dans la tète et dans les pieds des signes de débilité chronique.Que dites vous, conservateurs peine de lui trouver dés satellites.Cela se fait naturellement.* A lu droite du premier ministre Chapleau, à gauche Mercier et puis Langelier, Church, etc.\u201d \u2018Très bien.Mettons de côté M.Joly ; avalons les scandales des Tanneries, de St Lin, la loi des impôts de M Church.Il est malheureux que l'on ne nous offre pas M.Angers avec son bill pour substituer l'exécutif aux tribunaux.C'est évidemment un oubli, et M.Davis pourra se reprendre.Qui sait sil ne finira pas par nous présenter M.Senécal ?Ce serait tout anssi naturel que de nous offrir M.Chapleau, ear M.Chapleau est la doublure de M.Senécal.Avec le rapprochement, la bet terave est plus lourde, sa chair ; tejest plus abondante, quoique la, be lerave soit moins volumineu- se.i C'était à tort que l'on adit un| instant en Europe, il y a quelques années, que les betteraves.rapprochées eutre elles ne don, naient du bons résultats, au point, de vue du rendement en poids, que dans les terres fertiles et bien amendees.; 2° A celle objuction qui pourrait vous venir aussi à l\u2019idée, je crois devoir répondre que la culture allemande met ses betteraves à 0 pouces d'espucement sur la ligne, | et que les rayons n'ont entre eux, que seulement 12 à 13 pouces d è-| cartement, co qui fait 65,000 plants | caviron à l\u2019arpent.Or, dans ces conditions de culture, ello obtient! généralement un rendement mi- wmmum de 12 à 14,000 tonnes id l'arpent selon les années, LL faut bien tenir compte que | la nature de son sol est d'une | (qualité de beaucoup inférieure à: celui de France et qu\u2019il s'en faut que les terressoient d'une riches.! se et d'une fortihité comparables aux terrains de votre pays.Jo ferai-remarguer apssi.que malgré cette.inlésiorité de la Lerre, à uno révolte de blè succède | étant d'une contexture plus serrée programme dont le premier art: el, comme cousequence, la récol-|cle prononce l\u2019arrêt de mort du né le pouvoir ?Mais nous donnons trop d'im- postance à des projets de fantaisie.La coalition de M.David, qui ressemble par la multiplicité des couleurs à un prisme avec lequel on amuse les enfants, passera aussi rapidement que soi premier ministre, M.Massue, passait du rouge au bleu et du bleu au rouge.M.Massue fut, dans sa jeunesse, candidat en opposition à feu Sir George Cartier (lans le comté de Verchères.Il vogna ensuite de gauche ct de droite pour trouver un port de refuge.On dit qu'il changea de parti six fois Finalement, en 1867, les conservateurs le firent éclore bleu, et le conduisirent à une défaite.C'est notre ama, l'hon F.Geoffrion, qui le vainquit.Depuis cetto époque, il était eutré dans sa tente lorsque les tories posèrent sa canditature à Richelieu et le firent élire au moyen de gros sacs d'écus et de cet attrape-lourdaud que l\u2019on a appelé la protechon.Eh bien, parole d'honneur, M.David, votre programme de coalition n\u2019est pas du tout à la hauteur de votra imagination pourtant si fertile en expedients politiques.Si vous croyez que ça va acriver, Vous êles le seul à le croire, et les libéraux, du, moins, ne pensent pas du toüt comme vous.et amis de M.Chapleau, d'un Conseil législatif qui vous a don- Et vous, libéraux honnêtes et consistants, qui avez inspiré an peuple l\u2019horreur de la taxe directe ou per capita, que pensez-vous de ce onzième et dernier article qui porte: RECOURS A LA TAXE DIRECTE ?Il faudrait pour plaire M.David tirer d'embarras les conservaleurs qui par leur politique néfaste ont conduit la province à la taxe directe.Depuis treize ans nous avertissons le peuple de ce qui va arriver; depuis longtemps nous prèchons contre les impôts.Blague que tout celà, dit M.David : il faut aller dire au peuple que les libéraux vont assumer la responsabilité d\u2019une politique qu'ils ont dénoncée.Beaux charlataus que ces libe- raux, se dirait le peuple : il valait bien la peine de jeter lu pierre aux conservaleurs pour arriver à les imiter ! Et la peuple aurait raison.à te ne mess was ne -\u2014 LÉ PEUPLE \u2014_.A \"EN he seer = LÉ PEUPLE MoxTrEAL, 30 Avni, 1881 \u2014 COURRIER.La princesse Louise, s'embai- queta à Liverpool pour le Catiada le 19 ou le 26 mai prochain.- On dit que le lieutenant-gou- veraeur Cauchon a amassé une fortune de $100,000 au Manitoba, par des spéculations sur les tèrres.; Toujours riffs affaires, le père Cauchon\u2014_\u2014 ear \u2014\u2014 L'Intransigeant dit que tous les ministres russes el les personnes de la cour de St Pétersbourg ont rev un document niniliste an- nouei nt la mort prochaine d\u2019Alexandre III.\u2014 i, Jeau de Courtenay :@ regardait avec attention, et se setiiait emu de l'expression dèso- êe de sun visaze, ut de l\u2019accent profond et s-ucêre avec | quzl ces paroles tla\u2018eut prononcées, \u2014Mousieur, lvidu-il, vous vi lez mieux que voue répulusion.je veux le v.ot
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