Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 12 avril 1837, mercredi 12 avril 1837
[" lère Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.LE \u2014 Numéro 2.H.LEBLANC pe MARCONNAY.Editeur en Chef.POPULAIRE, JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.MONTRÉAL, MERCREDI, 12 AVRIL, 1837.POESIE.Nous sommes heureux de pouvoir offrir les premiers i nos lecteurs, 'llymne de Riégo, avec la traduction en regard.Personne n\u2019ignore que ce chunt patriotique qui retentit aujourd\u2019hui par delà les Pyrennées, est la Marseillaise de l\u2019Espagne.HYMNE DE RIEGO.La patria oprimida Oyo sus acentos ; Y vio sus tortuentos En gozo (orjudura Sercnos, niegrea, Valientes, osudos, Cantemos, soldados El himno a la lid ; Y a nuestros acentos El orbe se admire Y en nosotros mirc Los hijos del Cid.Soldados la patria, ete.Al arma ya tocan Las armas tan solo El crimen, y el dolo, Soldados, la patria Podran derrocar.Nos llama a la lid, Juremos per ella, Se muestran, volemos, Vencer, o morir.Volemos, soldados ; Los ves, aterrados, Su frente humillar.Soldados, la patria, etc.El mundo vio nunca Mas noble osadia 3 Lucio nunca un dia Mas grande en valor.Blandamos el hiero, Que el timido esclavo, Del libre, del bravo, La faz co osa ver.Que aquel que influmados Nos vimos del fuego, Que cscitaba en Riego De patria el amor, Sus frentes erguidas, Vereis humilladas ; Y à nuestras espadas Fugaces correr.Soldados la patria, etc.La trompa guerrera Sus ccos da al viento, De horrores sediento Ya ruge ci canon.- Que tiemble, que tiemble Que tiemble el malvado Al ver del soldado La lanza esgrimir.Ya Marte sanudo La audacin provoca, Mil genius invoca De nuestra nacion.Ya libres estamos, Y libres seramos.Espanoles buenos, Nadz hay que temer.Soldado3 la patria, etc.Soldados la patria, etc.Honor al caudillo, Honor al premero, Que cl patrioto accro Oso fulminar.Nos llama à la lid Juremos por ella Vencer o morir.Joyeux, sercins, audacieux, vaillans, chantons soldats, l\u2019hymne du combat.Que la terre s\u2019émeuve à nos accens, que le monde admire en nous les enfans du Cid.Soldats, la patrie nous appelle au combat.Jurons pour elle de vaincre ou de mourir.Jumais le monde ne vit une plus noble audace ; jamais n\u2019a lui un jour plus grand en courage.Que tcelui oùf nous fâmes embrâsés du feu qui excitait en Riégo l\u2019amour de la patrie.Soldats, la patrie.ete.La trompette guerrière livre ses échos au vent d\u2019horreurs altéré ; voilà le canon qui rugit.Déjà Mars courroucé provoque l\u2019audace, il évoque les génies de notre nation.Soldats, la patric, etc.Honneur à notro chef! I=onneur à celui qui le premier osn faire briller l\u2019acier patriotique ! La patric opprimée entendit ses accens et vit le bonheur succéder à ses souffrances Soldats, la patric.Avec lu lance, rien que la lance, le crime et la fraude seront anéantis.Voilà qu\u2019ils se montrent ; marchons, volons, soldats.Voyezles, ils tremblent, leur front palit.Soldats, la patrie, etc.Brandissons le fer ; que le timide esclave n\u2019ose soutenir le regard d\u2019un homme libre.Leurs fronts orgueilleux, vous les verrez humiliés, et devant nos épées ils fuiront.Qu'il tremble, qu\u2019il tremble, le méchant, lorsqu\u2019il verra briller la lance du soldat.Nous sommes déjà libres, et nous le serons.Braves Espagnols, bannissons toute crainte.Soldats, la patrie nous appelle au combat, jurons pour elle de vaincre ou de mourir.\u2014 LITTÉRATURE.LA CARTE JAUNE.Roman de Paris, par M.Eucene CuaPus.Coux qui recherchent avant tout qu\u2019elle est la portée morale d'un livre, et qui le rejettent avec dédain s\u2019il ne renferme quel- qu\u2019enseignement bien clair, s\u2019il n°.st dominé par quelque pensée philosophique facile à saisir ; ceux-là forment la classe de lecteurs la plus nombreuse aujourd\u2019hui.Les jeunes hommes de ce siècle, ceux que Benjamin Constant appelait studioux et graves, veulent retirer quelque bénéfice de leurs lectures ct pouvoir, quand ils sont au bout, se demander à eux-mêmes ce qu\u2019ils ont appris.Ils croiruient perdre leurs temps s\u2019ils l'employaient à parcourir une de ces villas magnifiques ou brillent de toutes parts Je luxe et Lopulence, mais qui no sont d\u2019aucun rapport.Oui, il faut des livres forts à cette génération intelligente qui s\u2019émeut au pressentiment de ses destinées.Aussi n\u2019a-t-on jamais mieux goûté les ouvrages des hommes de pensée, tels que Rabelais, Montaigne, Pascal, Corneille, Montesquieu, pépinières d'idées avec lesquelles on referait ln bibliothèque d'Alexandrie.: Heureux donc ceux qui peuvent rattacher leurs écrits à un but social, ou les faire servir à quelque intention démocratique, s'ils veulent plaire à cette société qui s'ennuie de son scepticisme, et aspire au symbole d\u2019une foi nouvelle.Malhcureusement il est difficile d\u2019imposer ln même direction à tout écrivain, ct de demander à tous les genres de talent des résultats profitubles.Une pareille exigence serait mal en rapport avec le caractère de certains artistes, parce qu'elle cntraverait cette indépendance suns laquelle ils cessent d'être eux-mèmes, ct sc sentent frappés de stérilité.Si nous parlons d'art ici à propos d\u2019un livre, c\u2019est qu\u2019il y a des hommes de lettres qui ne sont autre chose que des artistes ; seulement ils manient la plume au lieu du pinceau ou du burin.Les littérateurs d'une espèce à part, tels qu\u2019on en trouve seulement dans notre époque, ont besoin, pour écrire, d\u2019une liberté entière duns le choix du sujet comme, dans la manière de le traiter.Quand ils ont découvert ou cru découvrir quelque recoin inexploré du cœur humain, ou qu\u2019en se jouant, et par hasard, ils ont tracé le croquis d\u2019un roman nouveau, ils s\u2019embarquent avec leur imagination, leur naturel, leurs préjugés, leur goût et leur hv- meur, sans s\u2019inquiéter si leur production ne se ressentira pas un peu trop de ces dispositions individuelles.Aussi cst-il bien rare qu\u2019on n\u2019en rcconnaisse pas les traces, et si vous rencontrez une scène incomplète, un chapitre écourté, vous êtes assurés qu\u2019ils auront eu un redoublement de gastrique on une querelle avec leur éditeur.lu revanche, de plus heureux momens vous vaudront des pages ndmirables; l\u2019auteur vous jétera en passant d\u2019excellentes idées que vous aurez besoin de dévolopper si bon vous semble ; et enfin il ne sera pas impossible que la morale et la société y trouvent leur compte.M.Eugène Chapus nous parait être, sous certains rapports, au nombre des écrivrins dont nous parlons.Aimable et bizarre suns se piquer toujours d\u2019être nouveau, il ne prend pas la peine de chercher d'autres ressorts que ceux déjà connus, et tout en puisant dans les élémens d'un intérêt vulgaire, il laisse encore place au caprice et à l\u2019originalité ; sa plume indocile semble observer les rèales sans les avoir jamais apprises, et il vous donne sa pensée telle qu\u2019elle est sortie de son cerveau, toute armée contre vos jugemens, mais sans songer au défaut de la cuirasse.Mais venons à l\u2019analyse du roman.Gaston de Savigny, Castelneau ct d\u2019Hybouville, sont trois gardes-du-corps de l'ex-roi Charles X.L'un rève l\u2019amour, l\u2019autre l\u2019argent, le troisième rêve et ne croit à rien ; c\u2019est le scepticisme en personne.Comme vous le devinez, le héros du roman c\u2019est Gaston de Savigny, beau jeune homme plein d\u2019une aimable étourderie, et en qui l\u2019élevation de l\u2019ame fait regretter la faiblesse du caractère.Dans Iexpédition d\u2019Fspagne, en 1823, il avait été blessé au cœur par la femme d\u2019un financier, Madame Caroline Paraviédès.Plus tard, l\u2019espagnole réfugiée en France avec son mari, par suite d'une mauvaise opération de banque, avait retrouvé le gracieux uniforme qu\u2019elle avait vu tant de fois sous ses fenêtres, à Séville, ct sa liaison avec Gaston était de- venuc intime sans éveiller la défiance ombrageuse du mari.Dans l\u2019été de 1825, les deux époux connus de Castelneau, qui déjit sous le froc militaire, se faisait homme de bourse, furent invités à un bal donné à Saint-Germain par la compagnie de Grammont, sorte de fete traditionnelle, qui venait tous les ans, réchauffer pour quelques heures les sulles délabrées et nues de Pantique château.Caroline de Paravièdès était une andalouse pétulunte et brune comme les aime Alfred de Musset.Oh! si vous l\u2019aviez vu dunser le fandango, ct de son corps voluptueux et cambré suivre les marches de cette stratégie de l\u2019amour ; si vous aviez dans ce moment rencontré le regard de cet œil assassin, vous eussiez voulu pour beaucoup avoir fait la campagne de 1823.Et pourtant dans cette même soirée, Gaston de Savigny a ressenti le frisson d\u2019un amour plus pur, et déjà l\u2019esprit ct la grâce de Caroline, ses brillantes causeries, tous les suffrages qu\u2019elle a conquis pour le punir et le ramener, tous les efforts enfin d\u2019une coquetterie qu\u2019on délaisse, tout cela s\u2019est eflucé devant la pâleur et le regard modeste de Marie d\u2019Hervilly.Cette jeune fille élevée à Saint-Denis, n\u2019avait d'autre parent qu\u2019une tante âgée, Madame de Bancourt, bien décidéc à ne la marier qu\u2019à un vicillard opulent qui n\u2019eût pas long-teinps à vivre, et qui pit laisser à Marie une fortune dont clle aurait l\u2019administration.Aussi lu vait-on sans cesse accompagnée du marquis de Creteuil, vieux roué qui ne rougissait pas de croire que ses richesses valaient bien les trésors d\u2019un cœur do dix-huit ans, et qui, sous la protection de la tante, courtisait lu nièce et lui toussait les déclarations d'un amour épuisé.Tout cela n\u2019empêchait point Marie d\u2019éprouver pour Gaston ce sentiment d\u2019adrairation que dans les mêmes lieux, Louis XIV avait inspiré à Lavalicre,et qui chez les femmes est le commencement de l\u2019amour.De son côté, Paraviédès, dans un coin du salon, a suivi de l\u2019œæil toutes les menées de sa femme ; il l\u2019a vue entrainer son amant sur le balcon, et poussé par une jalousie instinctive, il est allé se tapir sous la croisée d\u2019un appartement désert, ct il a pu entendre les dernières paroles d\u2019une brûlante explication.Le lendemain de la fête, Castelncau avait donné sa demission pour sc joter dans le commerce maritime.D\u2019Hybouville, après avoir essayé de guérir son ami d'un amour qu\u2019il traitait d\u2019absurde, dans un homme aussi pauvre que l\u2019était Gaston, n\u2019avait pu lui faire accepter sa bourse et l'offre de faire un appel à ses camarades des quatre compagnies.Sceptiquo inconséquent, il ne prenait pas garde qu\u2019il avait un cœur géneroux et dévoué ; il voulait fournir à son ami les moyens d\u2019éblouir par un luxe emprunté le vieille tante de Mme d\u2019Hervilly, Cependant, Gaston de Savigny présenté chez Mme do Bancourt, comprit pour la prergière fois lo prix de l'argent, et son violent désir de faire fortune joint aux insidieuses propositions de Paruviédès et de Castelneau, son associé, lui firent engager sou petit patrimonine dans les hasards d\u2019un armement pour l\u2019Amerique.Pauvre novice ! il s\u2019était laissé prendre à cet art de grouper les chiffres qui, à cette époque, navait pas encore atteint son dernier degré de perfection.Pour vivre à l\u2019uise jusqu\u2019au succès probable de la spéculation le naïf jeune homme avait accepté dos prêts oflerts de très bonne grâce par l\u2019Espagnol, et dès ce moment il s\u2019était juré à lui- mème qu\u2019il romprait toute liaison avec Caroline.Comment expliquer maintenant les manières aflectueuses de Paraviédes pou l\u2019homme qu\u2019il avait surpris avcc sa femme sur le balcon, et dont il avait snisi des lettres qui lovaient tous ses doutes, c\u2019est ce que vous saurez plus tard.Avant qu\u2019on cût reçu des nouvelles do l\u2019armement, Marie d\u2019Hervilly fut sacriliée au marquis de Creteuil- Voilà la première partie du romun : (A continuer.) ESQUISSES POLITIQUES.PORTRAIT DE DANIEL O\u2019CONNELL.Je me rauppellerai long-temps le premier jour où je vis et entendis ce grand ornteur qu\u2019on nomme Daniel O\u2019Connell.Il s'agissait de l\u2019importante réforme des corporations municipales en Irlande.La chambre des communes était au complet.H était dix heures du soir lorsque M.Abercromby se leva, lut l\u2019ordre du jour, et donna lu parole au ministre de l\u2019intérieur, lord John Russell.Aussitôt il se fit dans la sulle un silence solennel, conticuerc omnes, ct lord John Russell, qui rappelle par certain côté le pater JEneas, prononca unc longue ornison tour à tour interrompue par des applaudissemens et des murmures.Lord John Russell est petit, maigre et brun ; su figure pule, ses cheveux plats, son air pensif ct résigné, ses cinquanto quatre ans, sa voix psalmodiante sa diction suns accent, son intonation partant du plus bas degré de l\u2019échelle vocale, son attitude fixe et immobile, ses gros traits sans âme, et Je jaune terreux de son œil, tout on lui vous indique non pas un ministre de la Grande-wretagne reformée, mais un pauvre curé de campagne, espèce de Martin Luther manqué, qui s\u2019est insurgé froidement contre M.l\u2019évêque, et qui lance à son tour devant un auditoire de sectaires unc diatribe rancuneuse contre ln mître qui l\u2019a excominunié.Ce qu\u2019il disait, du reste, valait mieux que la façon dont il le disait, et le seul geste par lequel il altérait l\u2019immobilité automatique de tout son être, consistait dans un certain mouvement de son regard qui se portait régulièrement, après chaque période, vers un homme placé à peu do distunce de lui, sur le premier banc ct à sa droite.Cet homme, négligemment renversé sur son siége, étalait de longues jambes croisées l\u2019une sur l'autre ; son chapeau à larges bords était penché sur le côté droit de sa tête, et il tenait dans ses deux mains la main d\u2019un jeune homme assis près de lui, et qu\u2019il curessait avec une affection paternelle.\u2014Le jeune homme était Maurice O\u2019Connell, l\u2019autre était Daniel, le grand orateur ! Cependant les tories avaient crié bien haut et bien fort durant les discours du ministre, et dès qu\u2019il se fut assis, lord Stanley, orateur excellent pour la réplique, se livra à cette fougue oratoire qui le conduit souvent aux plus violentes vitupérations.Stanley semblait s\u2019animer encore davantage en voyant l'air insouciant d'O\u2019Connell.Il ne parlait plus alors à son adversaire, mais à son propre parti.Le rouleau de papier qu\u2019il tenait dans la main comme le bâton d\u2019un chef d'orchestre, tombait ct retombait d\u2019un mouvement plus vif, ses provocations devenaient plus acerbes, sa colère contre le papisme donnait à sun organe naturellement clair et doux des vibrations Âpres et mordantes, et les applaudis- semeus frénétiques des tories lui servaient d\u2019échelon.\u2014Stantey avait réveillé toute l\u2019histoire de l\u2019Trande, et poussé la discussion à ce degré de fermentation que la passion seule peut développer.Il avait à peine fini, que le président lui dit avec une expression marquée: M.O'Connell! Celui-ci se leva, ôta son chapeau, d\u2019où il retira quelques papiers parlementaires, -et placant ses mains sur ses hanches, il commenca à parlor.Il n\u2019avait pas encore prononcé dix phrases que l'assemblée entière était suspendue à ses lèvres.Le génie de ln parole vivante n\u2019a jamais emprunté sur la terre une forme plus vigoureuse ot plus complete.Voyez cette hauto stature, cette poitrine athlétique, ces épaules qui s\u2019élèvent comme dans toutes les races de guerriers cette têle proéminente, ce regard tout à la fois fier et insinuant, cette voix souple, claire, étendue, qui, comme un instrument flexible dans les mains d\u2019un artiste consommé, suit avec fidélité toutes les impressions de son âme, passant sans efforts des accens les plus colères, au pathétique leplus passionné ; ce geste rare, mais imposant et résolu, qui jamais ne devance la parole, mais qui l\u2019attend et semble la soutenir et la conduire à coup sûr,comme In pointe du paratornerre dégage le fluide électrique du sein des nuages.Tello est la physionomie extérieure, et le cadre matériel où se placo lo magnifique tableau de ses pensées.Le voilà maintenant, qui reprend à son tour la longue chaine des infortunes do l\u2019Ir lande, qui s\u2019anime par degrés, qui fait sous nos yeux ruisseler lo sang ct les larmes do ses huit millions de concitoyens ; le voilà prenant corps à corps l\u2019intoléranco anglicane, la foulant aux picds arrachant le masque à l\u2019hypocrisie de ses prêtres, à l\u2019esprit do dévastation de leurs soutencurs; puis, les prêtres ubattus, il s'attaque aux théories, ct alors ce n\u2019est plus un homme, c\u2019est un lion qui hérisse su crinière, qui fuit mugir sa vengeance, et rendons grâce aux tories, dont les cris furieux l'interrompent et nous permettent de reprendre haleine au milieu de ces violentes ému- tions.Il était deux heures du matin, et il parlait dopuis minuit \u20ac sans que rien annoncat en lui ta plus Icgère fatigue ; cl dans cet intervalle il avait enta+se les documens historiques, discuté les lois, cité les chartes des anciennes villes d'Angleterre, rappelé tous les actes de forfaiture et de felonie des corporations de Plrlande pendant les cent cinquante dernières années, et prodigué enfin, dans un seul discours, assez de faits, d'idées, de sentitnens pour defray er pendant toute une session le parlage d'un crateur vulgaire.Lu spontanéite si abondante de son langage sutfisuit à prune a la rhpidité de za conception : nussi plusieurs fois ses phrases restuent-clles inachevées : dédaignant de compléter su Pensée dés que l'auditeur pouvait le comprendre où le deviner, il faisait place à une pensce nouvelle qui se pressuit sur l'autre, et, dans son ampaticnee, il semblait jeter ot chasser les mots qui nobéissaient pas assez vite aux vapeurs bouillonnantes de son cerveuu.Htouchait a sa péroraizon, et alors il rassembla toutes ses forces : * Je ne menace pas, s'ecchnt-il, mais enfin, sice cri de JUSTICE FOUR L'IULANDE ! que je répèle depuis vingl-cing ans, devait mourir ici conne un rit sans Echo, jo le lrouverai, cel écho, dans les montagues de ma patrie \u2014Ju NE MENsce ras ! ré- pétait-il en crispant sa voix, et en meme temps sa large main, éle- vie au-dessus de sa tete, lus donnait l'attitude de Jupiter funeant lu foudre, mais si celle race impure el perverse qui « juré haine à l'Irlande parvenait encore à vessaisir le pouvoir.Mais non! dle n'y parviendra point ; [rlandais, j'en atteste tout ce qui coure de vengeance dans vos cœurs, el tou! ce qui veste d'énergie dans vos bras.Ji NE sesace PA! ajoutu-t-il encore, et à chacune de se 3 apostrophes son ail dedaigneux el provocateur promenait un defi de Peel a Stanley.lls'ussit au milieu des acelamations de son parti et des fremissemens de ses adyersuires, Divide ! divide! Aux voix! aux voix! s'écrin-t-on aussitot de tous côtés.En un in-tant les galeries se viderent 3 mais le publie, curieux de connaitre 1efdeneunent, demeurait aux portes extérieures, Bientôt un broit etrancee parvint jusqu\u2019à nos oreilles, des applaudissemens frenetiques, des cris confus, des hourus furicux ebranlaient les murs de Westminster ; les portes s'étaient vuvertes de nouveau, et notts putmes voir encore Jes vieux wighs otant leurs foulards et les ngitant avec transport pendant que les Jeunes radicaux jetatent en l'air leurs chapeaux gris et hurlaient leur victoire.Fon eflet, vinat-six voix, encore flottantes, étaient venues grossir bu phalange faible jusqu'alors de la majorité vuitistérielle, et le cnbinet de lord Melbourne retrouvait une nouvelle assiette plus solide, etee tromphe avait clé emporté par La puissante vox dO\u2019 Connell, Le talent seul n'explique pus cetle nutorité souveraine.O'Connell n'était qu'un modeste nvoent d'ldande: son patrio- tismte éœnlait ie peine celui du plus nrince bourgeois de Londres ; da dit combattre et vaincre toutes les preventions qui s'accumulent sur un homme qui wa pi nais ance, ni richesse, qui domi- tent tous les nterets, cerasent toutes les autres distinctions et absorhent toutes les forces publiques.De plus, il est Irlandais, c'estsi-dire appurtenant A une race ou méprisée où detestce en Angleterre.Enfin, at est catholique (ervent et presque dévot, et par consequentans veux des Anglais, hypocrite, méchant, absurde «tservile.EhoMen! malgré tous ces obstacles il est arrive à Papoggée de lu gloire.I pouvait facilement, comme tant d\u2019autres, prendre pour st cariere politique ces grandes routes frayées par l\u2019aristoeratie, où da voie est sûre, le marcher facile, le but direct et prochain 3 il ne l'a pas voulu.Ft dès l\u2019abord il s'est enfoncé daus ces sentiers obscurs et difficiles, où le peuple fait son dur voyage.Etil n'a trouve que des esprits chagrins, des cœurs brises, des corps vetus à poine, toutes les soufirances d'une détresse héréditaire, toutes les tortures de In faim, tous los vices, fils du malheur et de l'ignor- auce, et quelquefois mème les exaspérations du crime; mais la aussices gerutes éternels de justice ct de vérité, et du besoin de vengeance, et des passions sourdes et profondes, et de longues traditions iusurrectionnelles, et une toi sincère, et des muscles rompus nux fatiques comme aux douleurs.Et cest la qu\u2019il ésu planter sa tente! C'est fa qu'il reumt son armée, qu'il prepara ses batailles! tee fut l'orateur inépuisable des clubs, des fetes, des meetings de cos masses, Plas Iareunion semblait méprisahle i d'autres, plus elle etait have et deguenillee, plus il la jugeait bonne pour ses desseing, utile it ses projets, providenticlle pour son pays.Deux hommes de ce amps ont compris, dans le Royaume-Uni, où est le secret des longs succès et des œuvres durables: un écrivain, Cobhett, et un orateur ; O'Connell ne s'appuyant que sur le peuple, à devine que là seulement on trouve le piédestal d'une statue que le temps ne renverse pas, et il pèse aujourd'hui dans la balance des atitires de la Grand Bretagno du poids de six millions d'hozumes, dont il a st comprendre les intérèts, défendre la enuse, et exprimer les besoins.Que nous veut-il done cet orateur de la foule crasseuse ! demandait, il y a dix ans, un de ecs uristocrates que O'Conuell fati- qunit de ses pehtions ob:tinees en \u2018faveur de l'émancipation des vatheliques, Patientez dixans et vous recevrez la reponse de la bouche mème du duc de Wellington, chef du parti tory qui jouit de tous les priviléges, de tous les honneurs et de toute la fortune que Ta royauté, le pouvoir, et le budget peuvent donner à un général vainqueur à Waterloo 3 ce due de Wellington prononçait à tu dernière session, et en presence de toute la pairio d Angleterre, ves remarquables paroles : * Vous vous plaigmez, disait-il aux * ministres, que nous avons toujours sur nos levres le nom d'O- * Connelly et que nous dirigions tous nos efforts vers la ruine « d'un simple individu.\u2014 C'est que cet individu tsT Ux rouvoin.* Il est tout notre pousuir, et telle est aujourd'hui son iniluenco \u201cque ni les lords, miles communes, ni les grands, nile peuple, ni * personne enfin en Angleterre, n'en à possede un semblable de- \u201cpuis F7S8,\u201d Les travaux, les efforts, les sacrifices et les périls de tout geure ont ete la traçon de celte influence.Plusieurs fois O'Connell a été obligé de détendre sa vie contre les attaques comèincus de ses ennemis.Heat vrai que depuis long-temps il à refusé toute rencontre; mais c\u2019est pour obéir à Un engagement solennel qu'il tit dans une des circonstances les plus memurables de sa carrière.Jo vais raconter en peu de mots les details de eotte aventure qui, mème à Londres, sont peu connus.La corporation municipale de Dublin exercait depuis longues années des exactions cruclles envers les catholiques.O'Connell l\u2019avait plusieurs fois attaquée ayce vigueur.Un meeting eut lieu dans cette villo à propos d'une nouvelle demande de fonds qui vonait d\u2019être résolue par cette communauté protestante.O'Connell 8° rendit ci s\u2019emporta avec son énergie ordinaire centre ce pillage organisé.Après avoir caractérisé In mesure, il cu vint aux porsonnes, et les traita de corporation de meadians.L'epi- thète purut injurieuse à un membre de cette corporation, avocat comme lui, et qui se nommuit d\u2019Esterre.El provoqua O'Connell, PE EEE TIN LE POPULAIRE.qui s'était déja plusieurs fois battu contre les tories, ct qui avait toujours blessé ses adversuires.Cette fois il répondit au provocateur, ** Mes preuves sont faites : je n\u2019ui pas eu l'intention de vous insuiter personnellc- ment; mais je tiens mon épithète pour juste et vrmie, appliquée à Un corps politique, et je no la rétracterai point \u2014Jh bien! si vous ne vous battez pas, je vous souffletterai.\u2014 Le mot vaut Ja chose, répliqua-teil aussitôt, partons !\u201d Ils se battirent à vingt pas de distance.Au premier coup de pistolet, (Connell Pétendit raide mort.Il eu fut désolé, ct aussitôt, se rendant à l\u2019église avec ses témoins et ceux d'igsterre, il jura solennelliment devant Pautel qu'il ne se buttrait plus.Puis, s'adressant aux amis d\u2019Esterre, il leur dit: + Messieurs, jai causé à la veuve de cet homme une douleur que tien ne peut réparer ; mus, de plus, je lui ai fait un tort réparable.Je m'engage donc à lui payer pendant toute su vie une rente égale à ce qu\u2019il gugnait tous les ans par son talent.La corporation do Dublin fut informée de cette offre, ct aussitôt elle vota, sur ses propres fonds, une somme égale à celle qui Cait promise pur O'Connell, dont lu proposition ne l'ut pas nccep- tée.\u2014 Nouvelle Minerve.CORKESPONDANCE.Mes Voisins, Hy a longtemps que je n'ai pris la plume pour vous exposer mes idées sur les affaires du pays.Comme je n'avais pus tou- Jours été d'accord avec les démarches de nos messieurs de la ville, je n'avais pu faire insérer ma correspondance dans leurs Journaux, qui sont très libéraux pour tout ce qui applaudit aveuglément aux œuvres de certains grands maîtres ; mais qui n\u2019entendent pas supporter Lu moindre petite contrariété.d'uvais donc du choisir un nutre écho, mais comme celui là possédait aussi sa petite manière de voir, il s\u2019ensuiviut que j'étais ubligé à des circoulocutions qui génaient ma pensée ; non pus qu'il m\u2019eut été impose des regles, par la libéralité de ceux qui accucillirent mes écrits, mutis je devais être ussez discret pour ne pas chercher à démolir la maison qui me servait d'asile, et je me fesais un devoir de ne pas dire tout ce que j'avais à dire, ou de le tourner dans le sens que ju pensais convenable aux lecteurs de cette feuille, Depuis plus de six mois, on parlait de l'apparition d'un journal vraiment patriote, devant défendre les droits et intérêts des habitants de cette province, et comme je suis un habitant, ce journal me rouriait.de résolus donc de cesser d'écrire jusqu\u2019à ce que lu nouvelle trompette populaire fut en état de reporter ses sous dans toute lu province, et principalement parmi mes semblables en habitudes et en situations, les braves hubitans, mes voisias et wes amis.Le Populaire vient enfin de nuitre ct ses éditeurs ont cu la bonté de me demander si je voulais les rendre confidens de mes conseils jh mes voisins; m'assurant qu'ils ne gêneraient en rien mou labour et que je cultiverais mu terre à mix volonté.J'ai uccepte le marché, et dorénavant, mes voisins, c'est dans le Populaire que vous devrez veuir me chercher, si vous avez cnvie de me lire, decrois qu\u2019ilest utile avant d'aller plus loin de vous faire ma profession de foi.Je suis comme vous un bel et bon habitant, fixe duus l\u2019une de nos paroisses (le nom n'y fuit rien,) respectant mon curé ; l\u2019ecoutant lorsqu'il me parle de religion ; réfléchis- saut, à part moi, quand il se lance dans ky politique, parcequ'alors, n\u2019est plus qu\u2019un simple citoyen comme mui, capable d'errer ct de faire errer les autres, sans le vouloir.J'ai confiance dans mon notaire, lorsque je lo charge de rédiger un acte : mais je ne le crois pas toujours assez instruit dans la politique pour me dicter tua conduite dans les clections.Je me ficau marchand de ma paroisse pour inscrire sur ses livres tout ce qu'il me fournit à credit; mais s'il veut 100 suggérer autre clwse que ce qu\u2019il con- mat lui meme, je me donne bien de garde de suivre ses avis sans reflexions ; d'ailleurs je suis bien persuadé que, ni mon notaire ni mon marchand ne veulent autre chose que le bien du pays.Les beaux messieurs de la ville me paraissent des gens fort honorables, lorsqu'ils m'achètent les produits de ma terre et qu\u2019ils me les payent; mais je me défie toujours de leurs belles paroles, de leurs protestations de dévouement, de leurs assurances d'égalité ; parceque je sais par expérience jusqu'où tout celà va, et que les coups de chapeaux cessent nlors qu'on n\u2019a plus besoin de l\u2019hon- uete Jean Baptiste.J'ui été un tctas où je ne suvais ni lire ni cerire ; je fesais venir l\u2019onfant de mon voisin, Ludouceur, qui allait à l\u2019école, et je lui fesnis lite tous les Journaux, afin de meubler ma tète des choses qui se passaient.Eunuyé de devoir aux autres des connaissances que je pouvais acquérir moi mème, je wai pas eu honte d'aller à l'école, comme un petit garçon, et au- jourd'hui je sais lire et écrire, mieux que père et mère.C\u2019est à cette persevérance que je dois l'avantage de peisser par moi-même et de pouvoir fixer mes idées sur les hommes comme sur les choses.Les messieurs de la ville, qui n'aiment pas toujours qu'on raisonne, ct qui veullent apprendro à raisonner à tout le moude, n\u2019ont donné le surnom de RAISONNEUR, et je Pai accepté suns men plaindre, car je crois qu\u2019il ne me fern pas de tort ct surtout qu'il n'en fera pas aux autres.Maintenant que vous me connaissez, mes voisins ; maintenant que vous savez que le même capot, la même tuque, les mêmes souliers de bœuf, le même drap du pays nous recouvrent tous, vous croirez sans donte que je n\u2019ui aucun autre intérêt que le vôtre daus ln partie ; que je ne vise ni à être juge, ni à etre ofi- cier publie, ui à me faire nommer représentant ; parconséquent que je ne veux pus manger d\u2019un plat plus appétissant que le vôtre, ct encore moins vous faire payer les frais de mon diner ; j'ui donc lieu d'espérer que vous ne vous déiférez pus de ce que vons écrira votro voisin.\\ JEax BartisvE LE RaisoNNEUR.+ NPY (bi) Q) i > o> N BB ts D dE A dE US IS à MONTREAL, 12 AVRIL, 1837.Le paquebot Sheffield, est arrivé de Liverpool & New-York, apres une tra- vorséo de 23 jours 3 1 apporte des nouvelles de Londres du }1 mars dernier.\u2014 Pari les objets les plus impertans, qui nous sont transmis par la voice des journaux de Ix métropole, se trouvent les débats sur les affaires du Canad, qui cat eu lieu dans la chambre des communes, sur la motion de lord John Russel).Le temps nous à manqué pour donner la traduction entiere des discours qui ont CLÉ prononcés dans cette circonstance solennelle.Nous donuons plus bus les parles les plus essentielles de ces résolutions adoptées ; ct nous tous proposons Ge fourn.r cos débats à nos lecteurs inees- aiment.\u2014Le bill pour l\u2019abolition des droits de l'Eglise a été introduit par lord Melbourne, dans la chambre des lords, \u2014 Un grand nombre de pétitions arrivent constamment pour et coatre l\u2019abolition des droits de l\u2019église.\u2014Unie discussion s\u2019est élévée dans les Communes nu sujet de la conduite des Etats-Unis, vis-u-vis du \u2018Texas, et Mr.Har demanda l\u2019intervention de la Grande- Bretagne dans cette affaire.Losd l'almerston repliqua qu\u2019il affirmait que le gouvernement américain uvait agi, dans celte affaire,avec honneur et bonne foi, et qu\u2019il n\u2019était besoin en aucune manière d'intervention.Mr.O'Connell fit un discours qu\u2019il conclut par assurer que le guuvernement américain avait agi avec décence par rapport au Texas, La motion fut négativée par un vote de 41 contre LX, \u2014 Les ministres furent défaits sur Une motion pour avoir permission d'insérer dans un bill, de rappeler celte partie de Pnete de réforme, qui requiert le payment des taxes et droits, dang les villes et bourgs, quand à la condition d\u2019enregistrement.Ils s\u2019y opposaient, mais elle fut emportée par une 1iajorité de 18 voix.\u2014 Mr.Robinson demanda à Lord Palmerston, dans la chambre des communes du RB de mars si quelques progres avaient été fuits relativement nu rêgle- ment de la Vigne de froutiers avec les Etats-Unis.Su Seigneurie répondit que des ditfieultées s'étaient Clevées provenantes de fa part des gouvernements particuliers des Etats-Unis y concernés ; mais qu\u2019un ardeut désir existait entre les deux parties, pour amener les ullsires à Une conclusion amiable, quoique auevs progres n\u2019ait encore été (ait vers un réglement définitif, \u2014 Le ministere français a été défait suc l\u2019une des loix qu'il avait proposée, concernant les crimes d'état.Les esprits sont divisés sur un changement de Ininistere qui pourrait bien avoir lieu.\u2014 Le Prince Louis Bonaparte u quitté Boston pour se rendre dans l'Est de l'Amérique.AFFAIRES DU CANADA.Lord Stanley, suivant le Times de Londres, du 10 mars, a déelaré que les demandes de In chambre d\u2019assemblée sont incompatibles avec les relations de la colonie avec la mère-patrie, et qu\u2019elles tendent à les détruire.11a blame les ministres d\u2019avoir eu la Maiblesse de recommander des mesures qui lui laissent ouvertes toutes les questions eur les affaires du Canada, et duivent produire le mêtne désordre ct la même anarchie avant la fin d'une autre année.I à dit qu\u2019en cédant à la chambre d\u2019assemblée, où sacriticrait les intérêts, les affections, et fu sûreté de Bretons, et qu\u2019on ne devait pas aliéner pour toujours l\u2019affcetion du Maut-Canada, de la Nouvelle Ecosse et du Nouveau Brunswick afind'obtenir de M.Papineau une trêve de troisfinois.Quatre des résolutions ont été emportées par la première décision qui a né gativé l\u2019amendement propusé pour rendre le conseil lézislatil électif ; les autres décisions avaient pour but d'obtenir du détzi et il à été Énalement résolat de remettre nominalement les résolutions au merercdis mais.dans la réalité, jusqu\u2019à ce que le témoignage du comité de 1834 sur les affaires du Canuda soit insprimé: il ne Paurait pas encore été vu que Penquête n\u2019était pas terminée On pensait que cette impression ne pourrait s'opérer avant deux où trois semaines 5 mais les autres résolutions ne devaient pas être prises en consideration en comité général, avant que ce témoignage Cit imprimé et dans les mains des membres.Le Liverpool Chronicle dit : que les résolutions de Lord John Tlussell sont de nature à pousser les Canudiens à la révolte, et à ajouter cent autres millions ét la detic nationale.RESOLUTIONS DU LORD JOIN RUSSELL.Elles sont au nombre de 10, et tendent à établir : Que le conseil législatif de la province ne sera pas Électif ; mais que des mrsures seront adoptées pour assurer à ceite branche de la législuture un plus grand degré de confiance publique.Que ce conseil ne sera pas assujetti à la responsabilité demandée par la chambre d\u2019assemblée.Que le titre de la compagnie des terres est légal et que ses droits doiven: étre maintenus.Qu'aussitôt que des provisions auront été faites par la législature du Bas- Canuda ; pour décharges les terres les droits ct devoirs lévdaux et pour faire disparaître tous doutes sur lu tenure des terres en frane et commun soccage dans Lu dite province, Pacte de la Ge.George IV.appelé Pacte des tenures, et Pacle de cotnmerce du Canada en ce qu\u2019il est relatif à la tenure des terres seront reppelés ; sans ulfecler cependant tous les droits acquis.Que pour défrayer les arrérages dûs sur te compte des charges ordinaires et établ es de l'administration de la ju-tice et du gouvernement de la dit province, il contient qu'après avoir appliqué à cet objet lu balance qui sera en main du trésorier de In province vu 10 avril 1837, s\u2019élevant du revenu hérédi- laire territorial et cusuel de sa majesté, le gonverneur de lu province soit inves- li du pouvoir de retirer toutes autres sommes, (aissat partie au nom des revenus du roi, pour completer le payinent des £142,160 14 6, montant des arrérages das, Qu'il est convenable que le roi soit autorisé à placer à Ia disposition de la législature de la province les produits nets du revenu héréditaire territorial ct tasuel de sa majesté ; en cas que lu dite légishiture pouse convenable d\u2019accorder à sa majesté une liste civile pour défrayer les charges nécessaires de l\u2019udrinistration de la justice et les dépeuses des principaux officiers civils du gouvernement, Que le Hautet le Bas-Canada,par leurs législatures respectives,scront autorisés à établir toutes régles de commerce entre ces deux provinces, Les voix ont été dunnées de la matière suivante : Sur ce comité pour passer les résolutions du lord John Russell.318 pour, 39 contre ; majorité 262.Sur la question de rejeter un conseil législatif électif.257 puue.59 contre ; inajorité 213.Sur la question principale.11 pour, 15 contre 5 majorité 128.mt rt tt tt Le sort du Canada est done enfin à peu près décidé ; le ministère a obtentr ce qu\u2019il était impossible qui lui fut refusé, lorsqu'il marchait avec une majorité assurée, ft fallait être bien peu au fait de Ta politique pour s\u2019abuser sur les ré sultats inévitables d'événements qui devaient être la suite de l'enquête permise cn 1835 parle Parlement Britanique.HI est à regretter amérement que le grand nombre d'amis du pays, qui forment Ta majorité de la chambre d\u2019assemblée provincials, ait eu trop de confiance dans la force de leur position\u2018 parlementaire, pour se décider à substituer une résistadee intempestive, à une attitude ferme qui cut pesé d'une main paternelle le bien ou le mal que devrait ameter sur la patrie une résolution trop précipitée.\u2018 Si nous jetons les yeux cn arrière, nous pouvons appercevoir qu\u2019uns inarche plus circouspecte, qu'une imitation de la persévérante patience du Sauveur dans l'Irlande 3 le grand O'Comnnel{ edt sans dowe évité le déplorable conflit dans lequel nous allons être plongé.Une condescendanes conditionnelle à faciliter l'action du gouvernement, tine confiance plus généreuse dans l'aministration de lord Gosfurd qui s\u2019était montré le Mulgrave du Canada, un dédain moins prononcé pour des commissaires investis du pouvoir d'ertendro toutes les réclame- tions, eussent sans auzun doute changé la face des choses, et nous n'en serions pas réduits à nous demander aujourd'hui s'il y a possibilité de recourir tit bras du peuple pour arriver à repousser l'oppression, dans lc cas où il conviendrait à la inétropole de se venger des injures dont on l\u2019a si imprudetnmant abre vie.tt Certes nous ne serons jamais les dergiers à conjurer nos \u2018concitoyens de soutenir la dignité de 1x patrie ; mais nous ne pouvons, nous ne devous nous permettre un semblable avpel at courage donné par l'opsression.que loreque ie joug devient insunortable ; et, jusqu'à présent, nous n\u2019avons rien vu, dans la situation du pays qui nous indiqué qu\u2019un funeste remède duit Gtre appliqué à ses plaies.D'ailleurs, il nous conviendrait mal d\u2019exeiter & In guerre, nous qui n\u2019a- vois pas ntlieé te feu qui s'allume ; ce sont aux journaux qui n\u2019ont cessé de prêcher lu résistance à lever les premiers la banière des batailles.Clest aux hommes qui ont (uit parler le peuple à lui erier : lève foi comme un homme ;\u2014 Mais, \u2018qu\u2019ils y prentent garde, ce peuple fatigué d\u2019une lonzue Intte, ruiné par le défaut de circulation des fonds enfermés dans les coffres de Québec, pourrait bien se ruer à son tour sur coux qui Pont si cruellement abusé pour les écraser de toute sa colère.' ! Semnics nous prêts portr une lutte, dans laquelle le désespoir fera.tous Ics frais T Avons nous des chefs sur lesquels nous puissions compter pour nous me ner à la victoire Ÿ Voilà ce que tous ceux qui ciment le sol canadien se du- mandent avec inquiétude, voild ce que tous ceux qui ont'été témoins des grandes commotiens des états ont Ie droit de detmander à ceux qui réveut les résistances 3 et sl la réponse n\u2019est pas : dci sont vos erefss Là est un: population dr soidais citoyens, il doit leur être permis de LlAm-r l\u2019incaris de coux qui se sont avancés sans réflexions da ceux qui ont alumé les passions, \u2018aizri les esprits el LE POPULAIRE.ar TT crdu en Un seul jour trente années de travaux, entrepris pour maintenir intucte r fuence numérique da Porigine française dans le Bas-Canuduss Lorsque w sorochions aux journaux putriotes une violence hors de raison, nous ne i A ; lions pas à toucher au moment où l\u2019événement viendrait justifier nos rows os Où est actuellement cette phalange patriotique qui concourut de ve poids de sa fortune, de son crédit et de son courage aux 92 résolutions 1 Les honunes marquants de cette époque curent le malheur de prévoir le coup qui pouvuit franper le pays; ils curent l\u2019énorme tort de pencher a Ju paix lors.cue la guerre était une illusion Lrompeuse, de demander Ja distribution des fonds afin de soulager ln inisère du peuple, ct la presse patriotique, ubusant de la confiance populaire, mésusant de sa circulation parmi nos habitans, a teuté de flé- à des concitoyens cstimables, qui ue cédaient à l\u2019impérieuse nécessité d\u2019une tation favorable, que pour éviter un arrêt qui frapperait toute une popula- uo tri council ; isible.von ns injustes, cependant, d\u2019accuser nos représentans des maux qui seront la suite de leur futale détermination.Is ont été abusés par le grand nombre d\u2019arnis qu\u2019on disait que nous comptions dans le parlement britannique ; par cette armée de radicaux anglais, qu\u2019on nous représentait comme si puissante, ct comme: devant inaîtriser le gouvernement de la métropole ; par un agents chèrement payé, dont tout le mérite n consisté à faire quelques discours cz à répandre quelques écrits pour soutenir la cuttre dont il s\u2019était chargé ; par ccs correspondances trompeuser insérées dans le Vindicator, et dont la violence est telle, qu'un homme, qui touche de près a l\u2019un des plus élévés patriotes du Canada, se demanduit dernièrement : si ces écrits ne seraient pus Pœurre d'un auteur qui serait gagé pour parvenir à compromettre le Canada, afin de justifier des mesures du sévérité ! \\ Ti est un homme qui peut encore avoir la gloire de sauver le pays, un homme qui aurait puissance immense sur le peuple, parce que le penple ne manque point de reconnaissance pour les grandes Lalens ct pour ceux auxquels il doit de grands bienfaits.Cet hoinme est abusé par quelques intrigants, qui l\u2019eu- tourent, qui enptivent son génie, qui enchuinent son amour pour le bien général; parce qu\u2019ils lui persuadent qu\u2019ils sont maitres de l'opinion publique.Qu'il se lève avec courage, qu'il sccouc les chaînes dont il se déshonore, ct nous marchons avec lui, et nous rallions à son char une armée d'umis du pays, aux- ques i pourra donner la main sans honte, et qu\u2019il envisagera, sans rougir.Nous dsons affirmer que nos habitans ne méconnuitront point sa voix, et qu\u2019ils le Léniront d'avoir eu la noblesse de sacrifier ses propres inclinations, de ployer ses passions au salut de sa patrie.\u2018Tous les mortels qui s\u2019vecupent de ln pénible mission de guider leurs semblables ne doivent jamais oublier que le réveil du peuple est aussi terrible pour ceux qui Pubusent que pour les tyrans qui l'oppriment.Des nouvelles de fa Mavane, du 17 murs, annoncent que le général Santa- Anna est débarqué à la Véru-Cruz, au milieu des applaudissemens de la populace.1 donna son udhésion au gouvernement provisoire 5 déclarant qu\u2019il ne s'est engagé à rien, soit avee le Texas, soit avec les Etats-Unis par rapport aux affaires avec le Mexique s qu\u2019il devait la vie personnellement au général Houston, ct en appelerait a la raison des Mexicains, quand à ln question d'accorder toutes les réclatuutions de la souveraineté du Texas.I a intention d'écrire un rapport cireonstancié de sa malheureuse expédition, où il u si étrangement sue- combé.Il parait qu\u2019il y à impossibilité de continuer la campagne qu'on se proposait contre les Texiens 3 le général Uravo ayant affirmé qu\u2019il désesperait du succes sous unc arinée eflcetive de 10,000 hommes et une caisse n:ilitaire, garnie d\u2019un million de dollars.On disait, dla Véra-Cruz, que Santa-Anna reviendrait de nouveau, avant six mois, à la tête des afluires.La publication d\u2019un écrit sur l'éducation, lu à la société Aide toi, le ciel l'aidera, à donné licu à de nombreuses réchamations dans plusieurs journaux de cette ville ; il parait que ln Minerve, elle même, qui avait accucilli ectte production dans ecs colonnes, n\u2019a pas été exempte du tribut de cette manifestation de l'opinion pudlique.Duns son numéro de jeudi, la Minerve s'excuse de n\u2019avoir pu reproduire ces correspondances, et parait désapprouver en partie l\u2019auteur de l\u2019article, I nous semble que la censure vient un peu tard, ct quelle aurait bien pu recompagner l'ouvrage qui émettait une doctrine si contraire à la vérité, en représentant notre véuérable clergé comme impropre à la mission qu\u2019il remplit avec tant de succés.Nous eoncevons que si l\u2019écrit en question «eut été unc correspondance, ceux qui dirigent la Minerre cussent pufacilement se disculper de l'avoir publiée et que le public aurait pu croire \u201c qu'ils ne son: nus solidaires des opinions de leurs correspondants, quand il s\u2019agit de questions purement spéculatives.\u201d\u201d Mais, c\u2019est un discours qui fut lu dans unc assemblée dont l\u2018imprineur de la Minerve est président, ct il sera difficile de persuader que, si les idées de l\u2019auteur n\u2019cussent point été en harmonie avec celles du chef de la société, ce dernier n\u2019eût pas tenté d'engager l'écrivain à se soustraire à l\u2019ovation de la presse.Au surplus nous pensons qu'on a donné beaucoup trop d'attention, à un amphigouri qui ne dit rien à force de vouloir trop dire : ce doit être le chef-d'œuvre d\u2019un apprenti, qui pourra devenir maitre, s\u2019il suit une autre route, s\u2019il puise days son propre cerveau au lieu de vouloir arranger les phrûses des autres, ct s'il\u2018u des conscils propres à diriger Cructueusement ses pénibles travaux.(Nota )\u2014Nous devons dire pour rendre hommage à la vérité, \u2018que la Anerve z fidelement tenu su parole et qu\u2019elle a inséré a longue communication qui censure l\u2019écrit en question, dans ses colonnes de lundi dernier.Parmi les fonctions souvent très dédaignées, et cependant très utiles, qui existenten Canada, nous devons citer celle des huissiers, qui, quoiqu\u2019on en dise, exigent des qualités indispensables,et réclament des capacités positives.M est à regretter d\u2019avoir à dire que quelques uns de ceux qui composent ce corps, sont laih de réunir les connaissances requises pour remplir leur emploi et procurer À la société les bénéfices qu\u2019elle duit en retirer.Nous ne savons si l\u2019incapacité dont nous nous plaigions tient plus du défaut d\u2019une éducation suivie dans ce pays, que de l'espèce de défaveur attachée au titre d\u2019huissier, qui le tclesue ainsi dans une classe d'hommes ignorants 5 mais ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que lc'mal existe et qu'il est à propos dy porter remede.* C'est une grave erreur que d'attribuer aux actes des huissiers une barbarie où une dégradation qu\u2019ilsne comportent point.Ce sont des officiers de justice, tout \"comme d\u2019autres, qui exéeutent la loi et qui en cclà ne peuvent .encourir aucun blâme ; car, si, d\u2019une part, ils se voient obligés de plouger quelques familles duns le deuil et Ja désolation, en exerçant rigoureusement leurs oudres, 11 ft considérer que c'est Ia justice qui 12s y (oreent, et que la justice, dans l\u2019intérët général, doit être considérée comme itfuillible, lorsqu'elle ne fait qqu\u2019inter prè- ter ou appliquer lu loi ; d\u2019ailleurs l\u2019huissicr, tout en desservant le débiteur quelque fuis malheureux, sert immanquatiement le créancier, toujours infur- funé alors qu\u2019il ne peut obtenir son dû.* H faut donc espérer qu\u2019en rédéchis- \u201csant sur lu nécessité des fonctions de l'huissier, on rendra à celul'qui l\u2019éxerce l'estime qui doit être son partage, surtout s\u2019il met tout en œuvre pour donner uekpte disnité au caractère dont il cst revêtu.- Almisi nous ne nous attacherons point d\u2019avantage à faire comprendre l\u2019injus- lice des idées qu\u2019on s\u2019est formé sur l\u2019indignité attachée au titre d\u2019huissicr, Perssadés qu\u2019il suffira de l\u2019avoir signalée au bou sens de nos concitoyutis pour en voir détruire entic-ement l\u2019abus.Mais s\u2019il a été de notre d voir de défendre le corps des huissiers, il l'est Aussi d'adresser, à ceux d'entre eux qui peuvent y être concernés, les repro- Ets que nout pouvons proférer sur les qualités qui leur manquent.Lo pre- nier péscra eur la tempérance ct nous ne saurions trop leur recommander de l'observer, eur son oubli retire à Phomme uutant de ses facnités intellec- tuclles, que de sa dignité personnelle.Le second aura pour objet lintécrité dans leurs opérations ; car s\u2019ils sont les ministres en sous ordre de la justice, il faut: que rico dans leur conduite ne vienne dévoiler l'injustice on la rapacité.Le dernier portera spécialement sur In clarté ct lu netteté qui est presque toujours absente dans les actes qu\u2019ils sont appelés à rédiger : quelques huissiers ne savent que signer leur nom, et ont un scribe pendu à leur ccinture, d\u2019autres savent 8 peine écrire leur langue et il en résulte les inconvéniens les plus graves pour ceux vis-à-vis desquels ils sont obligés de sc faire comprendre.La plupart des actes signifiés, l\u2019étant aux habitans partoi lesquels l'écriture n\u2019est Pas extrémement fumilière,il est indispensable que ces actes soienttracés lisiblement et d\u2019un caractère assez gros pour être facilement déchifiré.Nous leur raprelerons que de semblables fautes peuvent ot doivent être reprimées par les cours de justice, qui doivent tenir la inaîn à ce que leurs justiciables ne souffrent \u2018ancun dommage - de l\u2019ignorance des officiers exploitants.Nous citerons, i eet dard, un fait qui s\u2019cst passé il y a quelques mois à Paris.La huitième chatnbre du tribunal de la Seine, a condamné à une amende deux huissiers qui avient délivré à des: parties des significations illisibles, L'avocat des poursuivis< prétendait, pour luur défense, que la signification n\u2019était pas nécessaire dans l\u2019espèce, qu\u2019ainsi peu importait qu\u2019elle fut lisible où non ; mais les Jugee ue se sont pus arrêtés à cette objection ck ont décidé que, dans l\u2019intérêt public, il était essentiel que les parties pussent lire correctement les actes qui les concernèrent.Il n\u2019y a pourtant poist, dans cette Province, les mêmes raisons qui militeut en France pour reudre les significations illisibles : les actes se font sur du papier timbré, et pour épargner les frais on u adopté unc écriture microscopique; ici le papier est exempt de la loi fiscale, on peut écrire largement sans crauidre d'augmenter les dépens.Cependant nous avons eu cn mains des actes d'huissiers indéchiffrables, et d\u2019autres qui cussent (ait honte mème à l\u2019enfance de lu calligraphie.Ces pièces semblent vu papier griffonné d\u2019une telle laçon, qu\u2019il faudrait, pour le lire, être pis qu\u2018un démon.Nous espérons que inessicurs les huissiers ne verront point tme injure dans Furticle qui nous est suggéré par le désir d\u2019être utiles À nog concitoyens ; nous le répétons, nos reproches ne s\u2019udressent point à tout le corps ; ce sont des exceptions que nous avons voulu signaler, ef ces messieurs ont trop à cœur de restituer à leurs lonctions la dignité qui y manque, pour ne point seconder nos observations.Au surplus nous pensons que tout ce que nous uvons signalé n\u2019u pus échappé à l\u2019œil inquisitif de notre Shéril; qu\u2019il pourra (aire des réformes, qu\u2019il «en vuc des améliorations.Comme nous le connaissons administrateur conscientieux, nous sommes loin de lui suggérer de retirer leur état à ceux qui, jusqu\u2019ici, ont (uit leur devoir comme ils le pouvaient ; C\u2019est à mesure des extinctions que les réformes pourront avoir lieu.Ceci deviendra un uvis salu- tuire pour tous ceux qui ont l\u2019intention de se mettre sur les raugs ufin de remplir les vacances à «us fonctions futures; ils se persuaderont qu\u2019on ne les obticu- dra point aussi facilement que par le passé,et qu\u2019il faudra joindre,à lu moralité, des connaissances suflisantes dont le publie profiters.mr tt La Minerve s\u2019est occupée d\u2019un bien long et bien important travail, qui a du donner une peine incroyable {à son éditeur; c\u2019est la statistique des journaux Morts et vivants qui ont pris naissance dans la province.D\u2019après cette savante recherche, pas moins de 41 journaux scraient morts d\u2019inanition, depuis 20 ans, dans la seule ville de Montréal, et 14 auraient éprouvé le même sort duns la province entiere, pendant lu même période, que notre bonne sœur appelle ten court espace de temps.Environ 23 de ces jourraux ont eu à pcine une année d\u2019existence, et plusieurs n\u2019ont vécr que quelques semaines ! 2 10 5 une absence de quinze jours, ouvrira un bureau dans cette ville.: Dlarshal Pope, bout N.de E.§, 7 2 200 nrothe Gignac, ?I aisit cette occasion pour faire remarquer que les circonstances dans les- John Jones, bout N.9 3 11 13 Côté Nord Est de la Rivière Machiche.quelles il se trouve placé, 1 empéchent de continuer à ses débiteurs l\u2019indulgence Aaron Workman, ct § (5.end Ww.) 16 3 | Langlois, et autres, 4 3 616 10} qu\u2019i pet toujours fait un plaisir de leur accorder.Des évènemens récents, John M\u2018Lean, of rond.14 4 43 Pierre Petard, 8 3 0 711 au al ectent ses revenus, produirent nécessairement leur effet auprès de tou- David Senter, s.2 5 826 Hériters de Magny, 9 3 1 811 ri Po oe vor réficchiess et s\u2019il s'en rencontrait qui ne comprissent point sa posi- Moses Norris, N.0.« « 50 9 Michel St.Pierre, 10 3 613 13 cha il se venait ol us 2, contrairement à la pratique qu\u2019il a toujours suivie, de Joseph Walker, bout 8.| 16 .13 9 Antoine Boisvert, 14 3 0 2108 ger son avocat de ses réclamations.Le.GUGY «evi Lock, 1, part s.of roac .\u2018 François Isabel, 15 3 215 0 8-M ¢ LL s.G @ larcus Chi co.« pis 111 6 4 - i : Montréal, 10 avril, 1837.i ar red, N .0 12 1 Lu hn 8 2 Côté Sud Quest de la fivière Machiche, ° , To y ! - i John Walker, senior milicu \u201c \u201c 718 8 François Richard : 1 104 \u201c\u2014Un trés beau LOT DE TERRE, propre à bâtir.fai Daniel Sutton, * mmoidus, ÿ «6 318 4 François LaFrance, 2 3 0 1 bf (A.face sur l\u2019une des principales rues de lu Côte-à-Baron.ny ue George Thomas, a.21 2 1716 3 Jacques Aubrey, 3 3 0 1 5% sûreté pour acquérir.S\u2019adresser au soussigné, rue St.Dominique, maison Robert Vincent, milicu et bout s, 2 3 2 2 6 J.Bourassa, 4 3 013 de madame veuve Murphy.\u2019 A.Buckland, s.ct o.desmoi de N.4.13 4 13 2 6 J.B.Richard, 5 3 0 110 M .A.REGNIER.Frustus Buckland, $ nx.coin do ! « ce 5126 Me Boisvert, 1 3 9 3 19 \u2014Montréal, 10 avril, 1837.mj-1 u.N du N.; ichel Boisvert, Jonas and Squire How 9 bh 1315 0 Etienne Bellerive 12 3 010 4 Sylvester Wheeler, §.du 8.f.Wu « 6 6 9 J.B.Boisvert, 13 3 012 of SP AVIS AUX HUISSIERS.William Buckland, N.\u201c \u201c 1850 Louis Bourassa, 14 3 011 6 ES PERSONNES qui désireront continuer comme HUISSIER Installemens de la Couronne dans Bolton J.B.Baribault, 15 3 011 3 L BUREAU du SHERIFF, sont informées qu\u2019elles devront contracter a : ' * Fred.Bourassa, 16 3 0 7 9 nouvelles reconnuissances avec le nouveau Shériff, sans quoi elles ne pourront Asher Smith, w.2 7 10 0 0 Frangois Boisvert, 17 : 0 7 3 être continuées comme telles, et sans de bonnes et suffisantes cautions.\u2019 ro Stephen Place, w.17 11 15 0 0 Joseph Carbonneau, 19 3 0 8 3 \u201cT rois Insertions daus tous les papicrs-nouvelles de Montréal.Rentes de la Couronne dans Boltou ie, a : 012 à LH ontréat, 10 avet, 1637.j-1 : Pierre Heroux, 1 d 012 7% Josiah Evans, w.3 3 300 Pierre Blais 21 3 013 1: A > \u2019 \u201d x 4 - John Wesley Dre, w 5 3 3 00 pierre Plats 21 3 01 10 BANQUE DE L\u2019AMERIQUE BRITANNIQUE DU 1.Knowlton, w.2 5 1 0 0 Paul Blais, et autres, 2 3 1 2 6 «ET I .NORD.Levi Roxfurd R.26 6 300 Pierre Lalrance i 3 015 0 C T ETABLISSEMENT a commencé & trans; de: ai Gorge Adams, w 28 3 400 > B.Bourassa, \u2019 = 3 1 0 7; 7 bureau, Grande Rue Si.Jacques.ransiger des affaires, dans son isha Rockwell, Es c \u201c 4 0 0 liver Bourassa D 117 6 JOURS D?\\ \u2014_ > ; Jereminh Runnells, E.20 10 30 0 Jeremie Bourassa, 27 3 1 26 Les billets offert ESCOMPTE MERCREDI ET SAMEDI.Manly \u2018Titton, w.« « 300 André Ricard, 28 3 015 0 cai Mets offerts pour escompte doivent être adressés au gérant, le jour pré- Lemuel Davis, all, 27 10 300 Install du Clergé dans Caxi ° David Thompson a 16 13 5 nstallemens du Clergé dans Caxion.; .ALLEN GOOD, Gér John Wastoigh, ! all, 23 13 : 3 9 Sucton Grant, 89 10 8 913 0 5-Montréal, 10 avril, 1837.\u2019 ph Amhort Hoyt, pour Wash.Rentes de la Couronne dans Clifton.: , \\ y a Amherst w.1 14 300 Abraham Salls, Ww.16 9 210 0 L ALLIANCE.\u2018 ., Hosea Blair w.1 3 315 0 SSURANCE BRITANNIQUE ET ETR : Samuel Hoyt x.3 16 , : ANGERE SUR LA VIE ET CONTRE, el Hoyt 100 John Carey, E.14 3 3 10 0 [A LE Fru, ComraGNTE DE LONDRES, CAPITAL CINQ MILLIONS Installemens du Clergé dans Bolton.John D.Elliott, w.177 10 6 5 0 STERLING.ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS DE FEU.À Uriah Jewet Dailey Xk 2% 12 9 010 Janes Waldron, E.15 11 415 7% SUR LA VIE.+ ASSURANCE ) e by a - 3 1 3 $ 2 + .Ashacl i.Brown, 1 a 10 0 0 Installemens du Clergé dans Clinton.Par la dite Compagnie, au burcau du soussigné, Agent à Montréal.D avid W hitehead, w.3 | 1815 0 513,19 1 6-Montréal, 10 avril, 1837.C.TAIT.Jeremiah Ladd, tout, 6 5 2117 6 Chas.R.Ogden, 3,10,17 2 7% 00 Installemens de la Couronne dans Brome.a i BAZAR.3 Isaiah Sweet, N.do E.J N.do larividre 3 2 10 14 3; Installemens de la Couronne dans Compton.PP la généreuse permission de Son Excellence le Comte de G Lewis Durkee, | N.0.ct part central.3 2 32 7 7 David Burns 0.moi de o 1 1 736 Gouverneur en chef, le BAZAR de la SOtIETE DE BIENVEILLANCE du Charles Pettis, _S+uto.s.de larivière.3 2 10 11 214 Samuel Boyle E.moi do °.1 1 311 9 Montréal, sc tiendra MERCREDI, 19 avril courant, & MIDI, dans 1\u2019 Hétel du W.Farwell White, 4 © à de E, 3 2 910 1 John Jones, \u2019 bout o.8 1 976 Gouvernement, rue Notre Damevaiah G.Swsct, a de s.E.3 2 1213 9 David Wallis, bout E.10 6 1514 6 Le prix d\u2019admission est de 1s.3d., et de 74d.pour les enfans.enjamin H.Foss, out o.6 7 1617 6 es dames dont les noms suivent présideront, savoir :\u2014 Rentes de la Couronne dans Brome.L Cros Rentes de la Couronne dans Compton.ar la fable des Rafraichisscmens.\u2014Mesdames Bellingham, A.White, Hoof- .jun.10 6 , sh.' Jacob Cook, central, 6 7 0189 eon \" {117 8 A la tabl end of w.6 5 a lable Générale \u2014Mesdames W.Robertson, Caldwell, Stephenso Roswell Olcot, 0.13 7 11 5 0 Wm.W.Williams, sw.20 5 712 9 À.Robertson et Perkins., \u2019 phenson Installemens du Clergé dans Brome.John Weare, N.1 6 889 T A lables Privées.\u2014Madame Bethune, mademoiselle Hallowell, et madame Elijah P.Gilman 0.7 2 3 2 James Jenkinson x.8 9 7 6 ue son.] \u2018 Brward Ladd, \u2019 EK.4 4 I 10 ê Absalom Baley, \u2019 6 w.8 8 216 3 Les contributions, auxquelles les prix sont fixés, seront reçues avec gracieu- \u2018George Payne, w.end.\u201ca 976 Dudley Slecper, jun.autres, 16 10 12 110 seté par chacune des dames cidesous nommées.Bp Fo 1 à gui itor ds lrg dns Con Sn 3 , Eeq.; \u2014 Élisha Townsend x.a4 9 ; Sam.Richardson 8.9 5 814 6 \u2019Jabob Cook, 9 7 ho 0 0 Dan.C.Richardson, + res.s.9 5 115 0 CONDITIONS DU POPULAIRE.Elisha Rockwell, K.4 8 1315 0 Reuben Moorc, N.Ww.7 7 976 Ce journal se publie trois fois la semaine: les LUNDI, les MER Isaac Stone, w.4 8 1815 0 Levi Wyman, s.w.7 3} 215 8 et les VENDREDI, à CINQ heures de Paprés.midi.\u2019 CREDI, Benjamin Tibbet, 8.w.of road, 11 8 15 0 0 Stephen Bartlet s w, corner.on : 2 3 Le prix de Pabonnement est de VINGT CHELINS par année, payables Henry Miles, w.19 I 413 9 er Pon oy ett, .en d 3 7 : à > par semestres ; non compris les frais de poste.Les souseriptions ne sont Ç Installemens de la Couronue dans Bulstrode.- , reçues pour moins de six mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent eu do r- a + Malhiot se 12 ; ° pe T » 8 HH à ner avis, par écrit, un mois avant l\u2019expiration du semestre.ement Malhio c.c 2 2 .As Abraham Gagnon, See.c.13 1 1 18 , John Jones, ; \u2019 EB.on 1 25 0 0 PRIX DES ANNONCES: .Ebenezar Pec - 2 5 0 0 Six lignes et au-des ler insertion, .Installemens de la Couronne dans Coxtons l\u2019Augmentation.Benj.Pomroy, \u2019 w.of E.16 6 5 5 0 Chaque insertion subséquente, .\u2019 .2.se Charless Bourassa, 49 1 413 9 Daniel Wells, No W, 23 7 5 0 0 Dix lignes ct au-dessous, ler insertion : 3e.44.\u2018 $ es | 3 , EE 4d.Pierre Mayheut, \u2026 .33 ' 2 889 Benjamin Pomroy, B.4 5 1815 0 Chaque insertion subséquente, .© 10d.poète S.>.de la Rivière Machiche dans l'ancien établissement, Ebenczer Peck, - M : 55 0 0 Au-dessus de dix lignes: ler insortion, parligne,.ad 'rangois Ourassa, 112 3 Benjamin Pomroy 1912 6 Chaque insertion subséquente, par ligne, .cu Aer.Sauber, ière Machiche d 22.29 .Pp , 815 0 Louis Bourdon, w.4 8 1815 0 Les annonces se publient tant qu'on ne donne pas ordre de discontinder, cha- Jean Bap.Bourassa, Helo fans geen lablissement.9 Rentes de la Couronne duns Dudswell.fue fois que le nombre d\u2019inscrtions qu\u2019on requiert n\u2019est point exprimé sw Héritiers d\u2018Augt.Gagnon, b « 2 610$ Longley Willard 8.E.z 2 250 Le BUREAU DU POPULAIRE est établie rue ST Gantheld Dorin, 9 to 45} gi, 11 19 1 Benj.Westaan, N.W.1â 2 3 8 0 vis-à-vis la Banque du Peuple.Ou y trouve éditeur depuis dix hover do + 18.Donwin, ; Daniel War 8.E.0 matin jusqu\u2019à quatre heures après-midi.« « inclusive: 23 18 Edwin Andeews, 8.E.16 4 100 Les correspondances doivent être adressées, et toutes réclamations faites, Frs.Robidas 9 13 2 14 511 Naghihalt Bishop, mw.3 4 100 franc de port, à H.LEsLaNc de MAncoNNAY, éditeur du Populaire.Sucton Grant.\"a 9 i Installemens du Clergé dans Dudiwell.Les abonnemens sont reçus, les ordres ct les lettres, peuvent être laissées à COR PÉTER, la Librairie Canadienne de C.P.LEPROHON, ruc Notre Dame, à côt3 de la « « 16 hd 3 16 5 0 Geo.i Ryland, 4 3 x 9 : Congrégation., ohn Fraser, sw.Llunprimeric du POPULAIRE se charge de la confection de te èc: «ow 18 7 Stephen Frechotte, N.EK.14 6 1000 d'ouvrage aux prix ordinaires des autres établissemens de cette ville we epee "]
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