Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 28 avril 1837, vendredi 28 avril 1837
[" AE TRS ptr TA Lge hen bm ES wT TR ee we te 1ère Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.,( LE JOURNAL DES INTÉRÊTS CANADIENS.Numéro 9.H.LEBLANC ve MARCONNAY.Editeur en Chef.ere ES ev MONTREAL, VENDREDI, 28 AVRIL, 1837.POÉSIE.par sa divinité une vie éternelle & son épouse, avec laquelle il a | tout onglouti.Puis, satisfaite de son ouvrage, clle s\u2019appaisa et DERNIER CHANT DE CHATTERTON.ler CCUPLET.Un froid brouillard au loin couvre la terre, Le vent du nord souille dans lu bruyère Dont les rameuéx pañlui sont dispersés ; C\u2019est le moment de dire une prière Pour le repos des trépassés.Ze COUPLET.Depuis le jour où j'ai vu la lumière, Combien de deuil !\u2026Ce fut d\u2019abord mon frère, Et puis ina sœur aux yeux noirs et baissés, La mort aussi vient de frapper ma mere.Dieu bénisse les trépassés.3e COUPLET.Si jeune encor, j'ai bu jusqu\u2019à la lie Au vase amer du dédain, de l\u2019envie ; Rêves d\u2019espoir, fulens sont éclipsés.Je vais chercher justice en l\u2019autre vie, Près de mes frères trépassés.de COUPLETt Meureux qui meurt dans la première enfance, Sans dépouiller la robe d\u2019innocence, Suns voir ses jours et flétris et lassés, Du paradis appartient l'espérance Aux petits anges trépussés.De COUPLET.-O Kitty Bell, toi que mon cœur adore, Jamais un mot du feu qui me dévore N\u2019a de tes sens troublé la douce prix.De tes beaux yeux nn seul regard encore, Et je m\u2019unis aux trépassés.: \u2018 1IEDOUIN.cts Alien LITTERATURE.i MISSION DE L\u2019EGLISE AU SEIN DE L'HUMANITE.(lER ARTICLE.) : La mission de l\u2019église au sein de l\u2019humanité, ou la cause réelle de son existence ie auttait être comprise sans la connaissance du\u2019 double élément dont l\u2019action combinée tend à régénérer le mondu et à civiliser les peuples, l\u2019élément divin et infini, et l\u2019élément humain et fini.Le premier vrai principe de sa vie puissante cat à peine connu de ses ennemis, la couleur de mysticisme dont il est revêtu, et Je désir de la voir un jour périr les empêche de l\u2019uborder; cn lui cependant se trouve l\u2019idée même de PEalise.Le second, tout extérieur, frappe les sons, saisit l\u2019imagination et la captive par ses créations merveilleuses, ct ln variété, lu richesse, ou la grandeur de ses symboles.les adversaires de l'Eglise, ne voukint pas croire que la durée de son existence embrasse letemps et l\u2019éternité, s\u2019obstinent à placer toute sa vie dans ce dehors brillant, ct à prendre sa décadence pour un signe avant-coureur de sa ruine.Cette méprise est la source de tous leurs faux jugemens, et par suite de tous les efforts qu\u2019ils tentent pour abattre cette institution divine.L'élément humain, périssable de la nature, n\u2018aurait qu\u2019une existence emnruntée, s\u2019il n\u2019était pas nécessaire pour rendre visible l'action de Pélément divin; mais comme Jésus-Christ veut que son Eglise paraisse toujoursaux yeux des hommos telle qu\u2019une cité bâtie sur une montagne(1), il ne permet jamais son entière destruction.Quand cette expression terrestre de l\u2019élément divin s\u2019affuiblit, celui-ci dovient plus vigoureux, il se resserrc pour ainsi dire en lui-mêrne, et peut, sans rien perdre de sa force, abandon- uer une partie de ce vêtement à la destruction du temps ou des révolutions humaines.= L'erreur des ennemis de l\u2019Eglise consiste à prendre un effet périssuble pour la cause impérissable, ou Je mouvement quo leur bras peut ralentir un instant pour Pimmobilité qui le produit.C\u2019est pourquoi, au moindre choc qu\u2019éprouve lélément humain, il leur semble que l'Eglise va crouler, et ils se disposent à partager les ruines d\u2019un édifice qu\u2019ils s\u2019imaginent avoir démoli.Des amis imprudens ou peu éclairés croient au contraire que ces vives secousses annoncent une nouvelle transformation de l\u2019Eglise, ot pensent l\u2019étayer de leurs mains débiles en l\u2019annonçant au monde 1ls se trompent aussi, ils ne voient pas que trop souvent l\u2019élément divin semble être absorbé par l\u2019élémont humain, et que, pour dégager son action, il est nécessaire de priser quelquefois une par- tic du second, afin de montrer que ce n\u2019était qu\u2019une simple cnve- loppe.Si l\u2019église eut été uric institution purement humaine, depuis longtemps la mort se serait glisséo dans son sein, ou lo choc extérieur du monde l\u2019aurait brisée comme un vase d'argile ; ses débris joncheraient la terre ct s\u2019éffaceraient tous les jours : mais la mnain divine l\u2019a bâtie, ct à l'inverse des édifices humains, dont la buse s\u2019enfonce dans ln terre ct le soment s\u2019élève dans les airs, ses fondemens ont été jetés dans l\u2019éternité, ct le sommiet descend jusqu'it terre ; c\u2019est ainsi qu\u2019elle réunit le double élément qui caractérise son existence ; l'élément divin, ou la possession même de Jésus-Christ ct l'usage do ses mérites infinis pour travailler à Ja formation du corps vivant dus élus, dont il est le chef éternol ; et Pélément humain, où les bien terrestres qu\u2019elle acquiert ici bas et qu'elle peut pordre aussi ; ces biens lui servent à embellir son culte, à doniier une grande impulsion à'tous les arts, à exercer ses œuvres immenses de charité et à payer les frais de route des pauvres missionnaires qu\u2019elle envoie dans les contrées les plus dloignées \u2018du siège de la hiérarchie \u2018et do la vérité.Jésus-Christ cst le fondement au la piôrre aigulaire de l\u2019église, i! communique (1 )'Maïth.v, 14.contracté un hymen indissoluble sur la croix.Avec Jésus-Christ le monde peut ètre compris ainsi que l\u2019Eglise, sans lui tout est ténèbres ; par la dualité de ses ndtures, ot il est le centre de la chaîne des êtres, qui sans lui serait brisée.Jésus-Christ, par_l\u2019union de scS'deux natures dans l\u2019unité de sa personne, nous fait comprendre la raison de l\u2019existence du monde, c\u2019est pur lui que tout commence, \u2018c\u2019est iv lui que tout finit pour revivre éternellement.Quand Dieu \u2018voulut franchir par la création la distance qui sépare l'infini du fini, comme il n\u2019agit que pour manifoster ses attributs, et augmenter sa gloire, il envisagea d'abord le Verbe fait'chair; il fut le premier dans ses des- scihs, parce que, réunissant dans sa personne le divin et l'humain, il pouvait seül concilier deux attibuts de Dieu qui semblaient devoir's\u2019exclure ou se neutraliser mutuellement, la sainteté, Dieu est naturellement inaccessible à toute créature ; leur néant, leur imperfection, et surtout leur désordre moral, sont une cause éternelle de répulsion.Lu sainteté en Dicu est une soli- tudé profonde ou il se retire loin de tout être créé ; c\u2019est cette brillante lumière que notre faible paupière ne peut fixer, et qui enveloppant son existence mystérieuse dans un océan de feu, cm- pêche le regard indiscret d\u2019une créature de se reposer sur ses beautés ineffubles.À continuer vendredi prochain.UNE LEGENDE PICARDE.(Suile el fin.) (Le commencement se trouve dans le numéro de tncrcredi dernier.) Le voyage fut plein de bonheur et de calme dans tout le parcours de la Méditerranée et de l\u2019Océun.- Le navire avait traversé les trois quarts de la Manche sans nul encombre; on allait entrer duns la mer du Nord.Les côtes d\u2019Angleterre blanchissaient déjà uux yeux des matclots, qui les saluaient à grands cris, quand, à la suite d\u2019une légère pluie, lé veit passa du sud-ouest au nord- ouest, ct fit succéder un ouragan terrible à la douce ct favorable brise qui soufilait dopuis trois jours.En quelques heures, toutes les munœuvres furent emportées,* les mâts à demi-brisés.par la tempête, furent achevés par ordre'du capitaine éperdu.Bientôt le navire fut trouvé trop lourd, ct-d\u2019fine voix unanime, l\u2019équipago décréta que le maitre-autel de Péglise de Saint-Asaph serait jeté à la mer.Piétro, malade duns sa cabine, sourd aux roulemens du ronnerrc, insensible aux secousses du langage, aux affreux cra- quemens de la membrure, fut rappelé à lui cependant par les cris de terreur que des voix bien connues ot bien chères, hélas! pous- suient au-dessus de sa tête.ll s\u2019élança sur le pont.Il vit, au milieu d\u2019un désastre épouvantable, Mary, sa bien-aimée Mary, que Niclgen, au désespoir, pressait échevelée sur son scin ; il vit le cicl tout noir, au milieu du ciel la lune couleur de sang, à l\u2019ho- rison une raie livide, à travers tout, les déchiremens flamboyans de la foudre ; il vit une vague monstrueuse, divisée par l\u2019éperon du navire, onvelopper ses deux flancs, monter, monter, toujours, et puis se reployer et descendre.Alors il se précipita sur Mary pour In couvrir de son corps ; Ja montagne d\u2019eau tomba en broyant tout, et disparut.Piétro, rosté debout, soutenait encore si fiancée évanouie, déchirée : le vieux Nielsen n\u2019était plus là: la vague, ci se brisant, Pavait emporté ! À cet horrible choc succéda une minute de calme.Los matelots cn profitèrent pour fixer, tant bien que mal, un palan à l\u2019extrémité d\u2019une vergue, afin de tirer hors du narire l\u2019ouvrage de Tadolini, qu\u2019ils allaient lancer comme une proic à la mor en furour.Le sculpteur, à genoux près de Mary, l\u2019appelait en se tordant les mains.Penché sur son visage, il cherchait à la réchauffer, à la ranimer de son souffle, quand lo bruit de la corde qui criait duns la poulie lui fit instinctivement tourner la tête.Oh! comment dire tout ce que le malheureux sentit bouillonner en lui de désespoir et de colère à co spectacle affreux! Son œuvre, sa gloire, sa vie tout entière, ce qui lui avait donné Mary, ce qu\u2019il n\u2019aurait pas donné pour Mary peut être, tout cola allait donc être jeté à l\u2019eau comme une marchandise, comme un coffre de matolot, comme du lest! Tremblant de rage, il se lève, la tête haute, l\u2019œil en sang! il arrête de tout son poids la cuisse qu\u2019un marin, courant nu bout d\u2019une corde de conduite, entraînait déja vers les flots.Quelqu\u2019un tenait une hache à côté de lui, il la saisit, et tranche en deux le grelin, qui va claquer en soufllant au visage du capitaine, et laisse retomber lu caisse en plein entrepont avec un épouvantable fracas.Puis,foule de colère,l\u2019infortuné tronçon du grand mâtil s\u2019y adosse, et, les manches retroussées, brandissant son arme, vomissant l\u2019imprécation et la menace terrible comme un pirate resté seul vivant à son bord, il défie l\u2019équipage tout entier d\u2019oser repasser une amarre dans le palan renversé.: Les matclots, un moment interdits, se réunissent et l\u2019enveloppent.Il en jette deux à ses pieds, sa hache levée va s\u2019abattre sur la tête d\u2019un troisième.\u2014Brigand que tu es! s\u2019écrie le cap- taine, plutôt que de sacrifier tes satanées pierres, tu veux donc que nous périssions tous | tu veux donc que ta femme périsso?Eh bien! qu\u2019elle y passe la première! Enfans! à la mer la femme de ce forban! Alors on vit une chose horrible.On vit le sculpteur s\u2019élancer -d\u2019un bond vers la pauvre femme que des mains brutnles arrachaient déjà du pont où elle gissait à demi morte ; ou entendit Pietro qui priait, qui criait, qui pleurait, livrer tout, se livrer lui-même pour | sauver la malheureuse orpheline.On le vit, comme un lion, déchirer avec ses dents les figures sauvages qui se buissaient sur sa fiancée ; ct puis l\u2019on ne vit plus rien, Pon n\u2019entendit plus rien ; le vaisseau avait touché ; langlo do diamant d\u2019un rocher venait de mordre sa robuste charponto, ot avant qu\u2019il fat\u2019 possible de prévoir l\u2019issue de lu lutte de Piotro avec jes marins, 1a mer avait s'endormit, Lie lendemain, à la marée basse, des habitans de Calais virent un navire couché dans le sable, à un quart do lieue du port.Ceux que Pon envoya tamenèrent deux matolots pas tout à fuit morts, qui furent, selon l\u2019usvge, pendus par les pieds.L'un acheva de mourir dans éctte opération, l\u2019autre revint, ce qui prouva en faveur du procédé.Quand ou eut tiré à terre la cargaison du navire perdu, personne dans le ville, ne sut à quoi pouvaient servir tous ces morceaux de marbre et d\u2019albâtre.Le matelot survivant ayant déclaré que c\u2019était un autel, il en fut écrit, au roi Louis XIIT, qui, par lettres patentes, fit don à l\u2019église de Calais de tous les objets sauvés.En conséquence de ce royal ve- troi, les caisses furent transportées dans l\u2019église, et le maitre- maçon de la ville reçut invitation d'aviser à mettre le tout en place convenablement, dans un délai de trois mois: cela, sous les peines les plus graves.Les trois mois étaient presque écoulés, que malgré toutes ses lumières, le maître maçon n'avait point encore deviné ln distribution des innombrables richesses de sculpture ct d\u2019architceture, gissantes à ses pieds sur le pavé du chœur.Il voyait bien des statues, mais où étnient les piédestaux ?ll voyait bien des bas- reliefs, mais comment s\u2019encadraient ils?un autel, mais sur quoi porter cet autel?Te terme rigoureux approchait, il fallait trouver le mot de Pénigme ou se voir honteusement destitué ct banni.Le vendredi-saint, avant-veille jour fatal, à minuit, lo maçon nilait sc retirer, désespéré, décidé à quitter Calais au point du jour pour échapper à la honte qui l\u2019attendait; quand il vit venir du fond de la nef une figure d'homme, jeune, grande, couverte de longs cheveux noirs qui pendaient sur son pâle visage comme les branches d\u2019un saule pleureur sur un tombeau blanc.Le fantôme marcha doit au sanctuaire ; une lueur blafarde, paraissant émaner de lui, l\u2019éclairait.Quand il fut entré, il approcha son doigt des cierges de cire jaune qui avaient servi pour Poflice du jour, ct les cierges s\u2019allumèrent aussitôt.Cela fait, il prit une à une les pièces de l\u2019immense décoration et les rangen chacune à leur vrai place, sans nul effort et sans nul bruit.Sa base achevée, le Spectre en vint aux assises supérieures ; mu par une force invisible, ilse baissait jusqu\u2019à terre pour ramasser un lamnbeau de frise, un bas-relief, un fronton, et l\u2019enlevait ensuite avec son fardeau jusqu\u2019au couronnement.Là, il restait une statue À ériger, celle du Sauveur,sr croix à la main.Léglise n\u2019était plus assez haute ! l'ombre vint prendre la statue du Christ aussi tranquillement que les autres, et s\u2019envokt avec elle vers la voûte, et la voute s\u2019éleva pour laisser passer le marbre divin.Alors le maçon entendit une voix qui disait: ceci est l'autel de Pietro T'adolini.\u2014Et une puissance inconnue lui fit répéter tout haut \u2014Ceci est l'autel de Pictro T'adolini.\u2014len ce moment les prêtres entraient pour la veillée du samedi saint, ils virent l'autel debout et le maître- maçon étendu mort, la fuce contre terre.Dans la nuit du sminedi-saint de année 1629, Péglise de Saint- Asaph a Oxford fut détruite de fond en comble par le tonrcrre.Auc.L.\u2026.NOUVELLES RELIGIEUSES.\u2014\u2014 Paris.\u2014Jeudi prochain, 16 mars, il y aura dans Péglise Saint- Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine, une assemblée de charité en faveur des pauvres de cette paroisse et des enfans orphelins par suite du choléra-morbus,placés par Mgr l\u2019archévêque de Paris dans la maison des Sœurs du 9c arrondissement.A deux heures précises, scrmon par M.l\u2019abbé Martin do Noirlicu, chanoine honoraire du chapitre royal de Saint Denis ; ensuite salut et bénédiction du Saint-Ciboire.Le sort des orphelins en fuveur desquelles cette assemblée a principalement lieu la rend aussi particulièrement intéressante.Nous la recommandons vivement aux fidèles.La quête sera faite par madame la comtesse de Valanglart, re j du faubourg-Suint-Honoré, 56 ; et madame Danloux-Dumesnil, rue des Tournelles, 1.Diocesr pe Lyon.\u2014On lit dans le Réparateur : « Mgr l\u2019archévêque, administrateur du diocèse, a publié un mandement à l\u2019occasion de lu maladie qui sévit dans notre ville, ct a ordonné des prières pour obtenir du ciel sa cessation.\u201c CoLon1rs.\u2014 Madame Juvouhcy, fondatrice ct supérieure des Sœurs de lordre de St.Joseph, continue, malgré le rnauvais vouloir de quelques colons, à répandre ses bienfuits sur la clusse des esclaves, trop délaissés jusqu'ici dans nos colonies.-On lit à ce sujet dans la Charité do ce soir, les détails suivans, extraits d\u2019unc lettre de Cayenne, du 7 décembre : \u2018 D\u2019après des ordres que notre gouvernement a reçus du ministère de la marine, une école s'établit ici pour les enfans esclaves qui appartiennent au domaine colonial.Un ecclésiastique y fera l'instruction religieuse.« Une sœur do lu congrégation de Saint-Joseph est chargéo de donner aux cnfuns lenscignement élémentaire.« Nous ne doutons pas que les colons de Cayerme, qui ont toujours montré un excellent esprit, n\u2019envoient aussi les enfans de leurs noirs à cotte école, où l\u2019on ost tout disposé à les recevoir.« Les ordres que notre gouverneur a reçus paraissent avoir été donnés également à ln Martinique, lp Guadeloupe et à Bourbon.\u201d Diocese pe RoveN.\u2014Un journal du soir annonce que la reine a donné une somme de 400fr.à la Maison de Secours fon- déc à Rouen par M.l\u2019ahbé Carpentier, et une autre somme de 3u0fr.à lu Maison du Bon Pasteur.A'celte occasion, ce journal donne sur ces deux établissements'dés'äélails que nous croyons devoir reproduire.« L'établissement de M.l'abbé Carpentier cst destiné à rece- voir les ouvriers puuvres nu moment oû ils tombent malades.\u2014 Cel ecclésiastique a acheté et meublé de ses propres deniers plusieurs maisons, qui, maintenant, forment un local assez vaste pour qu'on dunno aux malheureux qui y sont portés tous les soins qu'exsge leur etat.Lorsqu'ils y sont entrés, on s'enquiert des besoins du leur famille, et l'on y pourvoit proportionnellement aux ressources que l'on s\u2019est créées.De nombreuses souscrip- 10s sont venues en aide aux bonnes œuvres de l'abbé Carpen- Hota « La Maison du Bon-Pasteur cst un refuge pour les filles qui ont cedé aux entrainemens du vice.Uno association des dames preuses à acheté l'ancien couvent des Pénitens-Blunce, qu\u2019elles om consacré à cet usage.On suit quels succès oat obtenus ces maisons dans plusieurs villes de l'rance, ct comment elles suffisent à leur entretien pur le travail.Les personnes qui y entrent sont immédiatement employées selon les professions qu\u2019elles peuvent exercer.Lo temps est purtagé entre les ateliers, Penxeugnemeut et les exortutions pieuses.L'on conçoit qu\u2019en préservant uinsi les êtres faibles de l'influence des mauvaises passions, par des idées inorules ct religicuses, en même temps qu\u2019on leur crée des moyons d'existence, on peut les rendre is la socié- te ct 3 la pratique du bion.L'expérience d\u2019un grand nombre d'années n prouvé qu\u2019il en est ainsi i Bordeaux, i Orléans, i Paris, et partout où l'uu u fondé de semblables établissemens.\u201d gr Drocrsr br Soissons.\u2014Lu Cazette des Tribunaux porte au- Jourd'hui une aceuaation d'intolérance religieuse contre M.le curé de Marle, pour avoir refusé In sépulture ceclésiastique à un jeune homme mortuu milieu des folies du carnaval.Nous citons le récit de cette catastrophe terrible, comme la meilleure justili- cation du respectable curé.Le jeune Fdme Mourra, qui se proposait de passer joyeuse- mont la nuit du 4 au 5 février, avait debuté par aider ses amis à vider quelques bots de punch pour se mettre en gaîté, puis ensui- to avait demandé ct bu un verre d'eau, parcequ\u201dil se sentait très cchautlé.* Vers dix heures du soir, après s'être déguisé en Pierrot et s'être couvert le visage d'un demi masque, il se rendit au bal avec sa socicté, Li, le punch coulu de nouveau.Mourra prit part à la danse ; à lu fin du quadrille, 11 reconduisit sa danseuse à sa place, fit un tour dans la salle, puis tout à coup tomba subitement à terre sur la face.On prit d\u2019abord cotte action pour une farce de carnaval, on se uit à lui tirer les bras et les jambes, à le frapper on riant, mais voyant qu'il ne faisait aveun mouvement, on le re- teva, on lui arrachu son masque, et on le porta sur un lit.« M.Carlier lo saigna aux deux bras, le sang ne vint pas, la respiration avait cessé, Mourra était mort.Comme on le pense bion, col évènement mit fin aux divertissemens, et les dauseurs xe retirèrent.\u201cOn porta le cadavre du défunt chez ses parens qui crurent d'abord que le jeune homme n\u2019était qu\u2019évanoui, comme il l'avait déjà été une fois pendant quatre heure=,mais ils reconnurent bientôt qu'il ne vivait plus.\u201d Le lendemain satin, il a fallu procéder à l'inhumation ; le pero du défunt fit dire do très bonne heuro à M.le curé de Murte que son fils était mort dans la nuit, et comptait qu'ignorant le lien ot lo genre du ln mort, il uccorderait nu cadavre les honneurs d'un enterrement religieux.Muis M.le curé qui était iustruit, refusa son ministère.Los parons ullèrent trouver le muire, qui certifia comme magistrat st comme médecin, que le jeune homme était mort d\u2019une maludie de cœur dont il était atteint depuis longtemps, et qui ne devait pas lui permettre de finir l'année qui commençait.Avec cetto pièco les parens retournèrent au curé, qui réitéra son refus ot déclara qu'il n'assisterait aux funérailles qu\u2019autant que Mgr.l\u2019évèque do Soissons lo lui permettrait Le frère ainé do Mourra, porteur d\u2019une lettro du curé, qui donnait connaissance de l'evènement, se transporta devant Mgr.l\u2019évêque, et ce prélat dit quo le pasteur de Marle ne devait point accorder au défunt la sépulture ecclésiastique.ÉTRANGER.Suis.\u2014 Lucerne.\u2014Cette année aussi, le peuple sourcrain du canton de Lucerne croit devoir ndresser do publiques actions de grâces à ses représenfans pour avoir, dans leur sollicitude toute paternelle, bien voulu soumettre à uno rigide enquête le mandoment de Carème do notre évèque, et, après s'être assuré qu\u2019il no contient aucun venin de doctrine, aucune atteinte aux droits du pouvoir, en permettre la promulgation : c\u2019est un bienfait quo nous saurons toujours dignement apprécier ! ! Depuis quo les professeurs ceclésiastiques, malgré l\u2019ostime ge- nerale dont ils jouissaient auprès de tous les hommes de bien, ont été éliminés du lyeée de notre ville, et que d\u2019autres ecclésiastiques, qui no possèdent pas et ne peuvent pas posséder la confian- co de la population religieuse, ont pris la place des premiers, le nombre des élèves s\u2019élève à peine à la moitié du chiffre d\u2019autrefvis.Dans lo premier sémestre 1836-1837, il n\u2019yn eu quo 160 élèves inscrits parmi lesquels 19 enudidats de théologie, tandis que dans les précédentes années, on cn comptait jusqu\u2019à 57, 60 et mèmo 70.(Waldsiætter Bote.) CORRESPONDANCES.Nous tenons la lettre ci-après de l'un des hommes influens du pays, auquel Ale avait Été adressée par l'un de ses amis.M nous a permis d'eu faire usage et nous croyons rendre service à 1103 lceteurs en la leur transmettant ; car elle contient des pensées qui s\u2019harmoanisent parfaitement arce les besoins actuels du peuple.Mox cuer Moxsieun, La violence do la majorité de-la Chambre d\u2019Assemblée dans los deux dornières sessions, a enfin amené le facheux résultat, que ln minorité gage ct éclairée, dans ces mêmes sessions, avait annoncé devoir.être ln funeste conséquence de prétentions aussi exhorbitantes qu\u2019injustes.La Chambre des Communes do la Grande-Bretagne, comme vous lo savez actuellement, s\u2019est occupée sérieusement do nos aflairos lo 6 mars dernier,ct en est arrivée à la détermination de faire cesser nos difficultés, par uno majorité triomphante, puisqu'il n\u2019est plus temps do cacher, que sur la question principale, il n'y cu que seize membres qui ont ocnienti à donner un vote à pen près approbatildes cxigeances de là majorité de notre assemblée provinciale.LE POPULAIRE.En effet la conduite de la tnajorité des représentans canadiens, suns exemple dans les fastes de l\u2019histoire des colonies anglaises, n violé, en théorie, dans cette circonstance, les droits constitutionnels et annéanti virtuellement la constitution ; tandis qu\u2019en pratique clle u exposé Je pays à des actes d\u2019une rigueur indispensable à sa tranquillité, qui doivent être exercés par la métropole, et qui-auront l'effet malheureux de retarder les progrès d\u2019une réforme libérale, voulue, longuement préparée, courugensement amenée et dont les fruits n\u2019étaient plus incertains ; cette rigueur, si clle n lieu, serala pierre de touche qui démontreru combien nos prétendus homines d'énergie étaient faibles dans leurs ressources, combien cette voix du peuple, dont ils ont mésusée,était torturée par ceux qui l\u2019interprétatent ; elle sera l'instrument qui nous dépouillera sinon du pouvoir, du moins de cette confiance et de cette force sans lesquels le pouvoir n\u2019est rien.Je ne forme aucun doute que si les vrais amis du pays se réunissent dans cette crise alurmante pour tout honnête homme, et se donnent la peine d'expliquer, aux paisibles autant qu'heureux habitans de cette province, l\u2019injustice des prétentions soulevées par lu majorité de leurs représentans, ainsi que les conséquences désustreuses qui doivent en être les suites pour le peuple en général ; je no forme pas le moindre doute, dis-je, que l\u2019attachement des canadiens à leurs principes religieux et leur ardent amour pour l'ordre et la tranquillité, ne les portent d'un commun accord à mettre tout en œuvre pour éviter les malheurs dont le pays est menacé si séricusement.Le mal que nous a fait In majorité est bien grand ; mais j'ai raison de croire qu\u2019il n\u2019est pas encore suns remède, si nous fe- sons valoir les moyens que nous avons eu nos mains ; c\u2019est-à- dire si nous repoussons des homaes qui out cruellement abusé de notre confiance, en viclant Jeurs devoirs envers nous, et en tra- hissunt le pays qu\u2019ils avaient promis de servir fidèlement, le pays qui avait placé le soin de son bonheur ct de sa prospérité sous l'égide de leur conscience politique.La majorité n\u2019est pas entièrement indigne de la confiance publique ; il existe dans son sein un grand nombre d'hommes probes qui ont été entraînés par l\u2019ascendant funeste de ceux qui guident toutes les mesures.Il faut que ces dignes ma dataires du peuple fassent un dernier effort en faveur du peuple ; il faut qu'ils méritent par leur courage Tes couronnes civiques qui attendent ceux qui sortent de la foule dans les grandes culamités ; il faut qu\u2019ils secondent l\u2019élan qui s\u2019opère de tout côté, la révolution morale qui se prépare, ct In reconnuissance des siècles appartiendra à leurs noms.Unv Ami DE L\u2019Onbre.Trois-Rivières, le 14 avril, 1837.MonsiEuUR L'ÉDITEUR, Vous vous êtes annoncé comme un vrai patriote, un homme qui no donne point dans les excès de part et d'autre, qui entend défendre les droits Canadiens sans renverser les droits Jiretons, qui désire que les modérés de tous les partis se donnent ln main, effaçent leurs discordes passées et se ligueut pour le bonheur général contre les extrèmes qui ne servent qu\u2019à brouiller les af- fires sans jumais aniver i les raccommoder.Il était grand temps ue vous puraissiez sur la scène politique car nous commencions a ne plus suvoir où nous en étions.Depuis bien longtemps nous nous étions accoutumés à ne plus voir par nos yeux, à ne plus caiculer sur nos propres doigts, il s\u2019ensuivait que nous étions parvenus À voir les choses suivant les verres grossissant ou rap- petissant de quelques uns de nos grands hommes, et que nous leur avious Jnissé le soin de compter nos argents à leur guise.Nous nous appercevions bien qu\u2019on nous poussait à crier sans grande nécessité ; puis, que la monnaie devenait rare, parcequ\u2019on ue lui permettait pas de sortir des voûtes de Quebec où elle dort en attendant que nous nous révoillons.Vous nous avez dit que vous pluideriez les intérêts canadiens ct Yous concevez que nous ne pouvons pas vous croire comme celà sur parole, cur il y en a déjà tant qui nous ont fait de belles promesses que la confiance s\u2019use.Cependant, comme nous ne voulons pas condamner sans entendre ct qu\u2019on no doit rien rejeter sur lu terre où l\u2019on vit, de crainte de mépriser uno bonne chose qu\u2019on n'aurait pas appréciée du premier clin d\u2019œil, nous nous sommes cotisés à plusieurs de la paroisse pour souscrire au Populuire, quitte À lui retirer notre appui, s\u2019il oublie qu\u2019il s\u2019est annoncé cummo un vrai canadien.Des gens que nous considérons comme de bons patriotes ici, ont bien cherché à nous détourner de cette idée en nous jurant que votro l\u2019opulnire allait parler contre des hommes qu'on a toujours regardé comme des amis du peuple ; mais nous n'avons pas cèdé à cos raisons, parceque nous nous sommes dit à part nous, qu'on a tant vû de personnages vantés comme patriotes qu\u2019on nous a recommandé ensuite de fuir comme hurcaucrates, qu'il pourrait bien se faire après tout que les hommes du jour ne vaillent pas mioux que ceux de la veille.Je ne sais pas si notre gros bon sens a cu tort: mais la suite nous le prouvern ; et il vaut mieux y regarder à deux fois quand il s\u2019agit du bonheur de tout un pays.Vous pouvez faire de ma lettre l'usage que bon vous semblera, car je no rougis pas de ma simplicité, qui au surplus tend à bien servir mon pays et mes concitoyens.Votre Scrviteur très humble.Un HABITANT.Rivière du Loup, le 24 avril, 1837.: Pour Le Populaire.Ln vérité, Mr.I'Editeur, je ue puis y tenir, je viens de lire la Minerve du 25 de co mois ct cette lecture m'a tellement émuc que j'en aurais la fièvre si je ne pouvais, en vous écrivant, soulager un peu l\u2019indignation que j\u2019éprouve.Je dis l\u2019indignation, quoique jo no sache pas si je suis plus transporté par ce sentiment que par celui du mépris.I! y a longtemps que la bonne dame, comme vous l\u2019appelez, à forfait à son nom de décsse de la sagesse.On arcconnu qu\u2019elle avait usurpé ce titre, on l'a chassée de l\u2019Olympe et elle s\u2019est réfugiée dans sa véritable patrice, le sombre royaume de lluton,où ses furcurs ont fait associer aux trois grâces qui tourmentaient Oreste.Elle peut maintenat, à juste tître, emboucher la trompette guetrière et soufller le feu de la discorde dans le cœur des Canadiens si longtems trompés par ses dehors perfides.Mais avant d\u2019en venir à l\u2019article qui a si violemment excité ma bile, j'ai un mot à dire de son spirituel correspondant du comté de Richelieu.- Comment.so fait-il quo dans ce comté, qui nourrit tant de per- sonnos éclairées, tant.de bons loyaux ct patriotes,.il ne se trou- ; ee ve personne pour repousser la réputation qu\u2019on veut lui faire ?\u2014 H y a quelques jours deux brouillons avaient révé une assemblée pour examiner les mesures du gouverneur ; aussitôt le Vindicator et son digne acolyte la Minerve présente le comté prêt à se réunir en masse et à donner l\u2019exemple à toute la province.Aujourd\u2019hui un homme, qui ne sait ni lire ni écrire, vient nous prêcher, dans un galimatias ridicule des mesures révolutionnaires et immorales au nom'du comté, purccqd\u2019il aime le whiskey, on ne boira plus ni vin de mudère nt rum de la jamuique, parce que su femme lui fait une paire de culotte d\u2019étoffe du pays toutes les dames du comté vont se tranformer en tisserandes et les députés que le coimnté enverra à ln chambre seront vêtus d\u2019éloffe du pays.Mais ce vest pas tout, notre furibon, qui parait avoir écrit sous Vintluence de ce qu'il veut prescrire, veut que tout le comté protège ies contrebandiers,il les appelle des hommes de caractère, de nerfs, des fubriquans intrépides; sclon lui ils ont un droit bien établi à la protection el à l\u2019appui des honnêtes gens.Est-ce dans un pays civilisé qu\u2019on Ose imprimer de semblables principes.\u2014 L'homme déhonté qui ôse les prélever ignore-t-il que la contrebande est un trafic illicite et réprouvé par ln morale?Ne sait -il pas que la nécessité,où se trouve constamment celui qui cxer- ce ce genre d'industrie, de dérober ses démarches uux yeux des hommes, le rend bientôt habile dans l\u2019art de tromper, corrompt son cœur et ses principes et lui ouvre souvent la porte qui le conduit au crime?S°il était à même de\u2019 lire les annales des ttibu- neaux de l\u2019Europe, il y verrait que les bandes homicides des brigands, qui désolèrent par fois certaines contrées, se recrutaient principalement de contrebandiers.Notre réformatenr va plus loin, amené par contrebande sur Ja ligne des Etats-Unis, il saute à pieds joints dans leur territoire ct n\u2019a pas honte d\u2019implorer le secours de ses habitans.Il les appelle piteusement à son sccours, il les nomme ses amis, ses frères : le Canada cest an chez eux.Monte à celui qui veut se donner à l\u2019étranger pour satisfaire sa vongeance, en vain il signe vive la liberté! ils n\u2019est qu\u2019un vil- esclave de ses pussions, qu\u2019il apprenne A sa confusion, que jonathan le mné- prise ct ne fern aucune démarche par intérêt pourles canadiens parce qu\u2019il les juge tout d\u2019après certains hommes qui ressemblent à cet écrivailleur.Je ne dirai qu\u2019urz mot des basses et calomnicuses injures que cet énergumène vous adresse.C'est le digne écho de la .Minerve ct du Vindicator et vous devez être satisfait qu\u2019il vous ait renvoyé votre papier parce qu\u2019il n\u2019a pas été souillé en passant par les mains d\u2019un homme évidemment liors d\u2019état de vous comprendre.Ii dit que les bonnes femmes de son village ont decouvert que le thé et le café avaient l\u2019effet de creuser l\u2019estomcc, si ces liquides ont vraiment le pouvoir de creuser les organes, il pourrait arriver que chez certains individus le travæit se fit à la cervelle, dans co cus je lui conseille de s\u2019abstenir de ces boissons, car son cerveau paraît déjà assez creux.Quand à la Minerve elle parait bicn résolu à suivre la marcho qu\u2019elle s\u2019est tracée depuis longtemps.Elle ne craint pas de répéter comme le Vandicalor il faut de l'agitation ct du mouvement, en vérité je tremble quand je pense aux malheurs eflroyables qui fondratent sur notre patrie si le peuple venait à écouter les cris forcenés, de l\u2019agitation, du mouvement ; et oû voulez-vous allez ?où veulez-vous mener vos concitoyens ?dans un précipice, qui engloutira nos libertés et notre bonheur pour toujours.Comment soutiendrez-vous l\u2019eflet d\u2019unc puissance qui, en pesant sur vous, peut vous écraser de son seul poids, vous nous recommandez de lire l\u2019histoire de la révolution des Etuts-Unis! y n-t-il la moindre analogie centre la position et la ressource de ces colc- nies ci les nôtres Ÿ en scrames nous rendus au point od le malheur ct l\u2019excès des souflrances doivent passer au désespoir?cn un mot y-t-il assez d'espoir de réussir pour compenser la crainte des maux qu\u2019entrainerait un revers?d\u2019ailleurs, malgré toute la bravoure de notre passion, qui ôsera répondre, qu\u2019il s\u2019agira un Washington du milieu de nos orateurs,si nous avons besoin de secours, de quel côté un autre Lafayette abordera-t-il avec ses bataillons?quand vous aurez repondu d\u2019une manière satisfaisante à ces questions, le ton menaçant que vous prenez ne sera plus si insensé, mais d'ici alors cessez d\u2019attiser un incendie qui vous cousume- rait infailliblement.Je m'aperçois, Mr.l\u2019Editeur, que je suis entré dans un champ que vous exploitez trop bien pour que je veuille entreprendre daller sur vos travaux.Je m\u2019arrète donc et pour terminer je ferai observer que nous devons espérer que ceux qui nous pré- chent l\u2019abstinence de vin et de liqueurs, sont tenus à nous donner exemple.C\u2019est alors que nous verrons certains réformateurs devenir réformés.UN PATRIOTE MONTREALISTE.Montréal 27 avril, 1837.Pour le Populaire, Mn.L\u2019EpiTEUR, La clause XVIT, du statut relatif à la décision sommaire des petites causes, dit en parlant des honoraires dus à l'huissier ou sergent de milice.\u201c et que l\u2019huissier ou sergent de milice pour chaque service, la signification et le certificat d\u2019iceux aura drois a un chelin courant.\u201d Ceci est bien clair ; \u201cet à raison d\u2019un chelin par lieu pour Ja distance qu\u2019il aura parcourne pour exécuter {tet service.\u201d Mon opinion est que Phuissier doit avoir ce chelin de route & proportion du chemin qu'il a fait ; par exemple, pour une demie licue il aura 6d., pour trois quarts de licue 9d., pour une lieuc entière 1ch.Certains huissiers prétendent que ce chelin de route leur est dû, quant même ils ne feraient que S, 12 ou 20 pas ; par exemple, un huissier signifie un ordre à son voisin dont la maison touche à lu sienne, il n\u2019a que la poine d'ouvrir sa porte pour entrer chez le voisin, outre son chelin de service et de certificat, doit-il exiger un chelin de route ?Moi, je prétends que non.Des huissiers disent qu\u2019ils n\u2019ont pas trop cher, et que c\u2019est d'ailleurs la coutume.Mais la cour doit-elle faire vivre injustement un huissier aux dépens d\u2019un défendeur en lui faisant faire des déboursés nu delà de la loi ?C'est la coutume, mais la coutume des huissiers doit-elle l'emporter sur la loi ?Je vous prie done Mr.l\u2019Editeur, de me donner votre opinion, ou celle de quelques personnes de loi, au sujet du.l\u2019interprétation des honoraires des huissiers.Pormettez-moi de vous bien faire saisir le point en litige.Un chelin par lieu pour la distance parcourue.UN GREFFIER.Après avoir consulté plusicues membres -du barreau de Montréal, nous sommes en état de répondre que l\u2019indemnité de route ne doit se payer que lorsque Wofficier exploitant parcourt la distance d\u2019ûne licue ; toute autre distance moindre, rentre essenticllement dans le prix accordé pour lc service.(Note de P Editeur) LE POPULAIRE.AFFAIRES DU CANADA.- parlement Empertal.© GHAMBRE DES COMMUNES.Suite des débats et du discours de Mr.Rocbuelr.Les représentans d\u2019une grande colonie ont à différentes reprises pétitionné pour tr redressement des griefs.Vous leur avez dit que vous porteriez toute l\u2019atten- uon possible à leurs pluintes, dans ce but vous avez envoyé une cominission coû- tcuse pour investiguer leurs gric(s.\u2014Le peuple vous à dit depuis lougtems, et vo3 propres commissaires vous le disent, que les points en contestation sont de yrandes questions politiques, embrassant les principes sur lesquels repose toute 1s science gouvernementale.On nous dit que le peuple £t plaint de l'irresponsa- lilité de ses serviteurs publics.On Vous annonce que des subsides ont été re- {usés par un vote presque unanime de la chambre d\u2019assemblée.Vous voyez que des demandes sont fuites pour remédier à une constitution défeet » etle uoble lord vous soumet une pitoyable version de toute mutière en litige, une «spèce de reméde pour tirer les cordons de In bourse, \u201cqu\u2019on me vole, moi V'échiquier 11al,\u201d étant sa devise et son principe en cette occasion.\u2014(Bruyunte hilarité, puis: \u201cEcoutez ccoutez.\u201d) 11 propore simplement de payer certains arrérages de salaire, pour détruire ainsi lu force morule de l\u2019assemblée et laisser 1 mul suns le moindre reméde ni contrainte.L'année prochaine verrn se re- nonveler toutes les ditlicultés : des arrernges existeront encore, les subsides seront encore refusés, on se pluindra encore du conscil égislulif, et ln race officielle cnverra encore ses crigilleries 4 travers l\u2019Atlantique, pour exciter la sympathie des voniréres officiels de Downing street.\u2014 (Rires).Comparez, dis-je, cet expédient mesquin, ce faux-fuyant cette honteuse évasion de lu difficulté, avec le projet franc, honnête et purfait de l\u2019ussemblée.Vous pouvez vous uppcler hurmmines d\u2019état ct vous imaginer supéricurs au peuple que vous allez insulter, mais il w\u2019est pas éloigné le jour où vos pusillanimes efforts, vos prétentions à lu legislation recevront le mépris qu\u2019ils méritent si largement, ct l\u2019indignité des mesures retombera sur leurs auteurs.Voyez auesi, monsieur, le mécanisme qu'on a ew- ployé pour produire ce grand projet de sagesse législative 3 non content des exposés des représentans du peuple, vous avez euvoyé à grands frais une com- 1ission pour faire des enquêtes, et vous proposez maintenant ce que vous auriez pu faire aussi facilement il y à deux ans.Est-ce la tout Peflet de vos enquêtes ?Vos trois commissuires spéciaux n\u2019ont-2ls fait que cela ?Et toute leur sagesse, et celle du ministère encore, n\u2019ont elles pu suggérer un plan.plus suge que cette pitoyable chicane \u2014(Ecoutez.) En vérité, monsieur, malgré mon indignation, Je ne puis m\u2019empêcher de prendre en pitié la position dégradée et du gouvernement et des commissaires dans ce misérable procédé.\u2014(Ecoutez, écoutez ).\u2014 Ayant mentionné la commission et les commissaires, je profiterui ici de l\u2019ocen- sion pour exprimer l\u2019opinion que j'ai d\u2019eux, de leurs procédés et de leur produe- tion.La nomination même de cette commission était en soi une insulte eu peuple et à ses représentans.Vous aviez donné au peuple une constitution\u2014Ic puys possède en fuit le suffrage universel et les représentuns ont toute le confiance de leurs constituans.Ce corps, souvent renvoyé au peuple et aussi souvent réélu, avait articulé ses griefs ct ses demandes, et, en réponse, vous avez cuvoyé un corps de commissaires pour faire des enquêtes quant à lu vérité des plaintes de l'assemblée.C\u2019est à dire que vous avez mis de côté les exposés des chefs naturels du peuple, de personnes uées duns son sein, connaissant ses sen- Umens, ses besoins cl ses vœux au fait de ses mœurs et de ses lois ; ct vous suvoyez tro:s gentlemen de ce pays pour remplacer la chambre d\u2019assemblée «aus ses fonctions de présenter les gricfs du peuple au trône et au parlement.\u2014 (Ecoutez, écoutez, écoutez.) Maintenant, on doit se demunder uvant tout si des personnes ont les connaissances spéciales ct lu capacité qui seutes pouvaient les rendre aptes à remplir ce rôle difficile ?Avant de pouvoir répondre à cette question, il faut savoir quelle était la matière de leurs enquêtes.Qu\u2019on se rappelle que cette matière avait ici d:ux faces: 1, une grande difficulté pratique dans le gouvernement d\u2019une colonie dans des circonstances particulières, neuves «tembarrassantes; 2, un code de lois tres compliquées, qu\u2019on dit avoir besoin de réforme._ Ce code sc compose de l\u2019ancienne loi romuine où comme on Pappelle, du droit civil, de la cuctume de laris telle qu\u2019elle existait au l7me siècle, de certaines parties du droit commun anglais, du droit statuaire unglais.d\u2019ordonnances ct de stutuls provinciaux.Eh bien ! qui envoyez vous pour examiner ces matières ardues et complexes ?Des hommes initiés à l\u2019étude du gouvernement comme une seience pratique, de la jurisprudence, du droit positif ?Nonespèce de gentillètre (ermier pair, il est vrai, \u2018 Le premier commissaire est une mais en fait d\u2019habitudes et d'éducation, simple gentilhomme campagnard, dont la connaissunce des Pandecies se bore probublement nu fait qu\u2019elles furent compilées par Justinien\u2014(on rit.)\u2014il n\u2019est pus non plus à supposer qu\u2019il con- taisse davantage les lois canudicnnes.Sir Geo.Gipps est un soldat ct sir Charles Grey, quoique juge des Ind:s orientales, ne peut en connaître plus long que ses confrères sur le sujet.Ils ont été exaltés aussi à cause de leurs senti- mens politiques contraires 5 ct le rapport déposé sur votre table fait foi du résultat salutaire de commissaires quercileurs.Sir Geo.Gipps penche vers la libéralité., Sie Charles Grey est un chaud tory; ct quant à ce pauvre lord Gosford, il paraît avoir mené une vic désagréable entre le whig ct le tory hargneux, il Éluit évidemment en peine de choisie entre les deux, ne connaissant tien des matières en contestation.\u2018Pelle est votre commission pie-griéche, qui à remplacé les représentans du peuple daus leur devoir de découvrir ct d\u2019espli- quer les griefs et les besoins de ln société.Et qu\u2019a-t-clle fait, cette commission 1 Elle a fait précisément ce que j'ai dit qu'elle (erait : elle à dépensé de largent ct n\u2019a obtenu aucune information.Voyez de rapport ; j'espère que les honorables membres l\u2019ont lu.Le noble lord a cru, il est vrai, de son devoir, en sa qualité ofliciclle, de lui domier des louun- nes officielles ; muis, exempt de l\u2019embarras d\u2019une nécessité conventionnelle, je suis tenu de dire que jamais document plus indigne ne (ut placé sur votre table.(Ecoutez, écoutez.) It pêche de toutes manières contre les règles sclon lesquelles un pareil document doit être fait ; confus, contradictoire, illozique, dis- rimulé ; ne contenant que peu de faits dignes d\u2019être consignés et nul raisonnement qui en mérite Je nom ; il est digne de mépris, il est une disgrûce pour ses auteurs ct pour le gouvernement auquel il est adressé.Je défie qui que ce toit de m'indiquer une seule particularité d'importance dont le gouvernement n'avait eu déja une ample information.J'e « > n appelle à qui que ce soit de me viontrer un argument qui ne soit condamné par les prétmisses contenues dans le volume lui-même.' Il nous apprend des vérités dignes d'être connues, il ren- erme beuticoup de mensonges réfutés depuis longtems, il & coûté une forte somme d'argent et nous coûtera probablement aussi la colonie clle-même.Maintenant je reviens de cette digression à la considération des deux plans de réforme devant nous ; et sollicite d\u2019abord l'attention de lu chambre sur celui proposé par l\u2019assemblée, Les objets de l\u2019ussemblée se divisent en deux classes: 1.Elle désire rendre tous les fonctionnaires publics responsables au peuple qu\u2019ils servent; ct 2.Elle désire assujétir au contrôle des représentans.du peuple, tous les revenus partis Sur et payés par lui.À ces fins, le premier moyen cst Ja destruction el irresponsubilité du conseil-1égishutif, qui a, en fait, jusqu's présent défendu toutes les malrersations, protégé tous les employés récusables, appuyé tous les abus quels qu\u2019ils fussent.(Bruyans applaudissemens.) A l'instar de l\u2019heureuse pratique de leurs intelligens et puisenns voisins des Etats-Unis d\u2019Amérique, la chambre d\u2019ussemblée cunadicnne n essayé de rendre cette seconde chambre Clective, Mon opinion là dessus lui a Été très franchement exprimée ; et j'ai cherché à la convaincre que ce plan n\u2019etait pas, selon moi, le meilleur, mon dessein était d\u2019abotir le conscil.N éanmoins, autant que j'ai pu me l\u2019assurer, °c crois que les sentimens du peuple y sont contraires.Ils croient qu\u2019une seconde chambre est nécessaire à une sage législation, et cette opinion ils la partagent avec la granle majorité de ceux qui ont parlé et écrit sur ce sujet.Ce conseil éleetif, on propose de le choisir sur un mode différent do celui selon lequel l\u2019assembiée est choisie; et les conseillers scront éligibles à une dre plus arance que les membres de l\u2019assemblée.Leur nombre sera moindre aussi.Enfin-le modèle c\u2019est le sénat des diverses législatures des Etats-Unis.Dans le rapport sur votre fable, les commissaires, quoique opposés à ce conseil électif, sont forcés de confesser \u201c que dans un pays semblable (au Canada,) le pouple sera peu porté à respecter aucun corps législatif qui n\u2019émancra pas de 415 et que cet effet doit s\u2019accroitre au P1s-Canada par l\u2019exemple des puissans Etats qui fleurissent duns son voisinage immédiat.\u201d (Ecoutez, écoutez.) Fout en reconnoissant'done qu\u2019en principe le plan de l\u2019assemblée est correct, quelle objection allèguent-ils contre son cstablissement ?Simplement ce qu\u2019il leur plait d'avancer : \u201cles circonstances actuelles.\u201d Si on l\u2019eut demandé plus- tÔt-\u2014si on l\u2019eut demandé plus tard\u2014nous l\u2019eussions accordé ; mais attendu qu'on le demande juste au tems où on l\u2019a demandé, nous sommes tenus de refuser vos demandes! Et que refuse-t'on?les moyens du bon governement- (Applaudissement)\u2014moyens qu\u2019eux mêmes reconnaissent être nécessaires\u2014 un remède pour un abus qu\u2019ils avouent eux mêmes être un abus criant ! (Ap-' plaudissemens bruyans.) Si nous accordions cette demande, disent les com- Inissaires, nous donnorions une victoire à un parti, nous blesserions les sentions anglais.nous froisserions les intérêts angluis.Ainsi ils font écho au cri da gent officielle du Canada.Ils ont adopté le sophisme \u2018et ils propagent .tnsonge que ses serviteurs apéeulateurs et réfractaires débitent depuis les criiers vingt-cing ans.(Ecoutez.) J'accepte une partie de cette allégation : en accordant ce conseil électif vous donnerez une victoire à un parti; ct il en pra tout de même si vous payez les arrérages par votre violente interposition.ans le premier cas lc parti auquel vous accordez la victoire, c\u2019est tout le peuple, demandant des garanties pour le bon gouvernement ; dans le second cas.vous accorderez la victoire à des serviteurs publics deshonuêtes, qui ont pillé le peuple et combattu la responsabilité de tous leurs efforts, de tout leur pouvoir.Chuisissez la marche que vous voulez suivre.Mais je hic absolument tout le reste des ussertions des commissaires.Je dis hardiment que cette querclle n'en est pus une de races, mais de principes.(Bruyans applaudissemens).Le parti deshormnête re dit anglais, mais je nie que ses intérêts soient des intérêts ungluis, ou que la race ou lo langage soit la ligne de démareation cotre les partis contendans.Je eîterai pour le fuire vuir deux passages du rapport des commissaires.Le premier passage fern voir qu\u2019il y à quelques Canadiens français qui joignent la horde oflicielle, parce qu\u2019ils ont comme elle des intérêts sinistres.Le second passage fern voir qu\u2019un grand nombre d'Anglais se sont joints nu parti populaire, parce que leurs intérêts étant ceux du peuple cn général, sont identiques.\u201d : SOTUDAIEBa MONTREAL, 28 AVRIL, 1837.BB AVIS A NOS ABONNES ET AUX MAITRES DE POSTES.Des plaintes nombreuses nous arrivent, de tous les côtés, sur les retards que le POPULAIRE éprouve à se rendre à sa destination ;c*est principalement sur toutes les lignes de la rivière Chambly et St.Charles que ces obstacles se fout le plus ressentir.Les uutres papiers sont exactement remis à leurs abounds, mais le notre reste en arricre ct souvent n\u2019arrive point, 11 faut croire que les intrigues de nos ennemis, (ct nous cn avoue beaucoup, car on craint que le peuple n\u2019apprenne la vérité par notre vrgaué,) exercent leur industrie dans celte circonstance, cl qu\u2019il se trouve des muitres de postes assez coupables pour s'associer à de semblables mendes.Si de nouvelles plaintes nous parviennent encore, nous nous verrons forcés d'attaquer personnellement le maitre de poste général, qui est responsable de tous ses subordonnés et qui doit surveiller leurs opérations.Nous rappelerons à ce sujet une décision allichée à lu bourse de Philadelphie, il y à quelques semaines, qui porte que : les journaux sont un objet de commerce aussi important que les lettres de change, ct qu'il est défendu aux maitres de poste, sous les peines les plus sévères, de les lire où de les prêter ; mais qu\u2019ils doivent, sous leur responsubitité personnelle, les envoyer immédiatement et fidélement à leur adresse.Nos patrivles exaltés qui ventent toujours les institutions des Etats-Unis ct qui sont affamés de vivre sous de semblables lois, doivent commencer par respecter celle-ci qui est applicable à tous les pays où l\u2019honneur compte pour quelque chose.ENCORE DE NOS CONCITOYENS DANS LA DETRESSE, CHARLES Il.GAUVREAU, gécrétuire du comité de régie des affaires pour venir au secours des indigens des parvisses de Saint-Etienne,la Malbaie et Sainte Agnès, vient de faire paroître une lettre adressée au publie, duns la Gazette de Québec.I y représente que ces trois malheureuses paroisses luttent depuis plusieurs unmées coutre la misere, qu\u2019elles ont combuttue avec tout le courage possible, quoique sans succes, et qu\u2019elles se trouvent dans le moment actuel dans la nécessité d\u2019avoir recours à des taoyens extrêmes pour obtenir, s\u2019il y à possibilité, des secours prompts.Si l\u2019exceutif ne leur accorde pas une somme de sept à huit cent livres courantes, il est certain qu\u2019au delà des deux tiers de ces puroisses demeureront incultes, et que par conséquent une année de plus vicudru ajouter aux horreurs de la disette qui moissonne depuis longtemps Le population de ectte partie de la province; mais si l\u2019exécuiif, sur la pétition qui va lui être Caite, avee de bonnes ct suffisantes cautions, leur accorde cette somme, on nurr alors les moyens de 8e procurer des graîns de semences pour subvenir aux plus grands besoins de l\u2019année qui s'écoule.L\u2019exceutif se trouve placé dans une bien eruclle position vis-à-vis du peuple qu\u2019il est appulé à protéger ct qu\u2019il à lu rolonté de secourir.I ne peut toucher à aucuns deniers sans le consentement de lu législature, et par conséquent les moyens légaux lui sont retirés de répandre le bienfait sur l'infortune.HI peut certes puiver des fonds dans les caisses militaires ou dans celles des revenus de £a majesté ; mais il en est comptable vis-à-vis de lu métropole, et ce ne peut être qu\u2019à titre d\u2019emprunt qu\u2019il lui est permis de faire une semblable opération.La manière dont notre législature en a toujours agi dans ces sortes de cas, les plaintes réitérées qu\u2019elle à proférés contre les administrateurs qui ont cru pouvoir généreusement colmer les souffrances de ceux qui ont faim, n\u2019est pas propre à donner au lord Gosford la hardicsse de prendre une détermination \u201cans garanties pour Puvenir, On a fuit un crime, au précédent gouverneur, d\u2019avoir disposé de sommes pour le premier coléra ; puis, on lui a fait un crime ensuite de n\u2019avoir rien ordonnancé pour le sccoud.Les officiers publies,qui formuient une classe de souffrants, cn partic aussi intéressante que ceux de la Malbuie, (car Ja récolte de l\u2019employé cst la paye de son truvail), ont été assistés d\u2019uts secours de 31,000 prélévés sur la caisse militaire.Lu législature n\u2019a point voulu reconnaître ce bicnfait ; ces £31,000 n\u2019ont point été remboursés par elle, et ce trait est devenu un grief de plus à joindre aux accusations dirigées contre le lord Aylmer.A celle Époque, ce gouverneur était autorisé par le bureau colonial ; mais le cos actuel n\u2019était pas prévu et le lord Gosford u'a aucun pouvoir pour tirer sur aucunes des cuisses publiques.LI & done dû fermer son cœur aux crisde détresse, pour n\u2019écouter que son devoir ; il a dû sacrifier son penchant naturel à la bienfaisance, à la crainte de voir encore dénaturer ses bonnes intentions et d\u2019accumuler sur sa tdte les accusations de dilupidations dont on ne s'est guére montré avare duns le siècle où nous vivons.Mais pour uccorder autant que possible l\u2019humunité ave la rigidité dont il est menacé, le lord Gasford consentit à dunner une certaine soinme, pourvu que des cautions solvables viussent garantir le remboursement, dans le cas où lu législature ne sunctionnerait point cet acte.C\u2019était beaucoup encore, et cela a dû prouver que le gouvérneur n'est pas indifférent aux maux qui l'entourent, Les hubitans des Trois Pistoles ont été soulagés par ce mode de prêts des citoyens de Québec ont Été assez généreux pour cautionner la somme avancée, ct les habitans peuvent encore espérer de semer cette année.Dieu scut sait lu récolte qu\u2019ils feront! Aujourd\u2019hui, ceux de la Malbaïc, de St Etienne, et de St.Agnes, sc trouvent dans la méme passe, et #ils ne rencontrent point d'autres citoyens Québccuis, disposés 4 venir de Pavant, un grand nombre d'indigents de ces trois paroisses cst menacé de périr de (aim.C\u2019est dans les grandes calamités que les véritables amis du peuple se montrent, que les grands patrioles s\u2019élançent en avant pois prouver que leurs protestations d'amour covers leurs concitoyens ue sont point de vuincs paroles.C\u2019est alors que la faim est aux portes d\u2019une population entière, que ceux auxquels clle a confié le soin de lu représenter ve doivent à l'exécution prompte, stricte ct salutaire de leur mandut.C'est quand un fléau éclate, (ch! quel fléau est plus épouvantablejque celui dz la famine 1) que les hommes qui sont à ln tête de affaires publiques doivent redoubler de zèle, d'activité, de précautions pour en détourner l\u2019effct.Un simple citoyen sent son me émue à l\u2019aspect de lu misère de son voisin, uri chef politique doit à plus forle raison frisonner quand une partic du peuple qu\u2019il commande est en proie aux horreurs du dénu- ment le plus absolu.Nous qui depuis bien longtemps avons compris les souffrances que des paroisses entières ont cndurées au milieu d\u2019un cruel hiver 5 nous qui avons frémi au récit de ces chevaux, de ces chiens mangés pour assouvir la faim ; nous auxquels les corps hâves et décharnés de nos frères ont apparu plus d'une lois,dans un laborieux sommeil, comme pour nous raconter leurs longues douleurs et nous faire lo triste récit des tortures cannines qui décimaient leurs familles, hous avons bien te droit de demander au chef de nos patriotes pourquoi il est demeuré.\u2014 inactif, indifférent, impitoyable même,daus une semblable ocewrence ?Dira-ton qu'un sentiment de dignité l\u2019empéchait de communiquer avec l'exécutif ?Eh! il s\u2019agit bien de diguité quand le peuple souffre.Ne pouvait-il demanude = qu\u2019on russemblu ln législature pour délibérer sur une circonstance aussi prve- saute ?Les législatures des Etats-Unis se rassemblent bien pour aviser aux moyens de parer à In gêne du commerce, et lu gêne du commerce n'est pus (n- core aussi fatale que bu faim qui moissonne les populations, Mais si de hautes vaisons politiques l'empéchuaient, comme honnee publie, de fuire une démarche de cette nature, le chef de la législature populaire ne devait- il pas, comme le premier d'entre ses égaux, comme le citoyen le plus éminerz*, se constituer spontanément caulion de quelques misérables centaines de louis qu\u2019il fallait pour soutenir une portion du peuple, lui qui prélève, comme élu du peuple, bien d'autres centaines de louis chaque anuée, pris sur Ia poche du\u201d peuple ?Vallait-il que de simples citoyens de Québec aillent engager leur parole pour obéir au cri de l'humanité, quand celui de nos compatriotes, dot: le nom est à l\u2019égale de Dieu dans toutes les bouches, se montrait sourd aux misères publiques.Fallait-il que le district de Québee cnleva à eclui de Montréal la gloire d'avoir eauvé plusieurs paroisses de la destructions car, en fait de philantrophie, on peut, on doit être jaloux de ne jumuis être les derniers.Si nos paroles sont acerbes, elles sont bien méritées, et celui qu'- elles désignent devrait nous suvoir gré de les avoir prononcé, er elles lui rappellent tne faute que jamais un véritable ami du pays n'eut commise.Nous, qui sommes patriotes, qui aimons le peuple, qui ne visons que pour lui, qui ne respirons qu'avec l'intention de lui être utile, qui ne vivons qu'à son bonheur, nous voulons dans les patriotes autre chose que des protestations ; nous ne Jjugeons poiut les patriotes par leurs paroles, mais par leurs actions; et celui d'entre eux qui aura procuré la plus grande sonnue de bicu au pays sers teu digne de notre vénération.IE MORNING COURIER ET L\u2019AMI DU PEUPLE.Au sujet du charivari dont nos respectables dames de la congrégation out Été menacées, l\u2019éditeur de l'Ami du Peuple dans un acticle de mercredi dernier, semblait désigner le nouvel éditeur du Morning Courier, comiue soupçonné d'être l\u2019auteur d\u2019une correspondance anonyme ui avoit paru dans ce dernier parier, sous la signature Many, ayant trait à la demande d\u2019élargisses ment de la rue St.Jeun Baptiste.Notre collegue accompaguait cette accusation, dé'à si cupi:ale, de pcroles un peu plus que séveres, et que nous allons rapporter nfn que te publis en comprenne toute la portée.\u201cLe nouvel éditeur du Courrier, que quelques personnes soupçonnent d\u2019être l'auteur de celte correspondance anonyme, à peut-être apporté avec lui de sa république voisine, les opinions farouches qui si souvent y prévalent, \u20ac serait peut-être décidé à souffler ici les doctrines incendinires qui ont causé les incendies de Boston, de Bultimore cte., et qui tous les jours cucore font couler du sang dans l\u2019Union: s\u2019il en est ainsi nous lui conseillons franchement de pra- filer du premier steamboat pour retourner titer les bosses de ses compatrivter, ear il ferait peu de prosélytes ici; les citoyens de Montréal n\u2019ont pas lu bosse du Lynch-Lau, et Papôtre qui prêcherait cette loi pourrait peut être recevoir une lecture sévère sur la morale.\u201d Nous avons Été altuqué assez brusquement par l\u2019éditeur du Courier, qui avait mal compris notre politique, et nous rerions donc tmoins disposés que tout autre à lui prêter des scutimens pacifiques ; mais nous n\u2019aurions jamais tanté de jurter une accusation semblable contre lui; d'abord, parcequ\u2019elle au- tait pu mettre cn péril un homme qui pouvait être fort innocent ; ensuite parce- qu\u2019elle cut répugné à notre prapre bon sens.Nous sommes certain que notre confrere de l\u2019Ami du Peuple, n'aura pas pris le temps de réfléchir assez sur celle tnatière, car nous sommes persuadés que sa religion eut reculé devant les terribles conséquences qui pouvaient en résulter.En, cffet le charivari projetté avait mis en ¢moi toutes les consciences catholiques 5 le peuple, qui trop souvent se venge avant de réfléchir, avait été soulevé d\u2019indignation à la seule pensée que des vierges appurtenantes au culte de Dicu pouvaient être troublées dans la paix de leur vie nscétique ; nos Irlaudais surtout étaient les plus animés et s'étaient promis de faire payer bien cher l\u2019attentät qu\u2019on se proposait.l'absence des charivaristes n\u2019uvait pas diminué Peflervescence, car à la mauvaise humeur qui œ\u2019avait pu se passer sur por- sonne, se joignuit celle d\u2019avoir été dérangé, cffrayé, joué pur des êtres inconnus.Désigner un individu dans un semblable moment, comme nyant aidé, approuvé ou même comme n\u2019ayant point blümné un semblable desscin, c'était it livrer aux mains de la foule, c\u2019était appeler sur sa tête la justice populuire, et Pon sait que trop souvent celte justice passionnée s\u2019exerce avec l'injustice la plus cruelle.Si ces raisons avaient frappé notre confrère de l'Ami du Peupla, comme elles sont venu nous assiéger à la lecture de son article, nous uflirmons qu\u2019il ne l\u2019eut point Écrit, ou du moins qu\u2019il en eut adouci considérablement les termes ct qu'\u2019il\u2019n\u2019aurait pas aujourd\u2019hui à se reprocher d\u2019avoir trop légèrement porté une accusation capitale.Le docteur Barber éditeur du Courier, répoud duns sa feuille d'hier, aux imputations de son cunfrece, avec une modération qui fui fuit honneur.I affirme n\u2019avoir été pour rien dans la lettre signée Afuny 5 il r=ppele les paroles qu\u2019il prononga dans l\u2019assemblée qui eut lieu au sujet des outrages de Maria-Monk, ct qui prouvent cormbien il porte: de respect aux opinions catholigees 5 # dit n\u2019il n\u2019est pas Américain, pas même citoyen Américain, et qu\u2019il est un Anglais ; enfin il affirme qu\u2019il n\u2019u jamais cu connaissance du placard révolutionnaire affiché dans nos rues.Les réflexions que nous comsignons ici ne pourront point être soupçonnées- de condescendance ou de camaraderie, car nous ne sommes point dans des termes d'intimité avec notre cunfrére du Courier, qui a bien quelques torts vis-à-vis de nous ; mais dans une circonstance uussi grave, hous uvons sèni qu\u2019il y avait loyauté à prendre.le parti d\u2019un adversaire oppriné.Cela fait, nous n\u2019en demeurerons pas moins l\u2019antagoniste politique du docteur Barber, toutes les fois qu\u2019il se trouvera dans le ch:nim que nous parcourons pour promouvoir lss intérêts Ju peuple Canadien.Le Canadien du 24 courant parle d\u2019un bruit qui circule à Québee, depuis une couple de jours, que Mr.PArisrAU ullait résiguer son siège.Notre confrere ne signale ce fuit que pour dire qu\u2019il n\u2019uvait aucun lieu d\u2019y ajouter la moindre foi.Le même bruit circule ici depuis tres longtemps ; on allait Jusqu'is dire que cela était indispensable ; qu\u2019arant Été à lu tête de lu résistance qui avait amené les mesures prises par la métropole, notre orateur rcutait qu\u2019il ne pouvait plus rien faire pour le bonheur du pays, Nous pensons au contraire qu\u2019il y aurait quelque dignité à fuire, dans ce moment, le sucrifice de cumbinui- sous particulières pour terminer tous nos différens à l'avantage du peuple «© sous ce rapport Mr.PAPINEAU peut eucore avoir la gloire de sauver sa patric.Qu'il y pense i deux fis, cur dans la crise oli nous sommes lu.chûte touche wu.triomphos Le Courier and Enquirer de New-York rapporte les procédés de l\u2019assemblée tenue pur les notables protestans de Montréal, au sujet des infanics débitées contre notre respectable clergé par la misérable Maria Monk.I ajoute qu\u2019e- près de semblables attestations il ne peut plus rester aucun doute dans l\u2019esprit de tout citoyen éclairé des Etats-Unis, eur la fausseté des faits exprimés dans les livres qui ont été pabliés par des spéculateurs fanatiques.- Monscigneur GAULIN, évêque de TABARCA, co-ndjutcur \u2018de l'évêque du Haut-Cunada, est arrivé avant hicr à Montréal.Il vient faire une visite d'adieu à Monseigneur PROVANCHER, qu'il n'a pas vu depuis 22 ans, ct avec lequel il a autretsis Été en mission.Ainsi, trois évêques canadiens s0 sont trouvés réus nis à SL Jacques, -et c\u2019est la première fis probablement qu\u2019une semblable rencontre épiscopale seru arrivé, depuis l\u2019instullation de Monseigneur | évêque de Montréal.: .Le correspondant du Viadicalor & Londres ruppelle I'armée de Bourgoguer forte de 15,000 hommes, qui fut faite prisonniére avee son chef par les A méri- cains ; mai, ce qu\u2019il ne dit pas, c\u2019est que les auxilliares français eurent le plues grande part à cotle expéil:tion, ct cs qui couta l'indépendance à nos voisins. au cr = = 7 SE ne .Le mére correspondant dit que Le plis remarquable d'arours, du côté du mi- riveree, ful sara anetne d'nte celui d- Mr, LAnOUCHERES qui parla en faveur cu Cauaca, et votg vontre lui Nous considérons bien autrement l'intervention parlementaire de Mr.Lanoucunne dus cette circonstance : son discours fut ét favour du Cara la, prorecgue son cuis est dévoué aux Canadiens 3 son vote fut cueore en Oivour du Canada, car les mesures pouvaient être beaucoup plus Urooreues par l'aizecur «4 purlirs'qui les avaient provoquées.Voici e= qu'en lt dira la partie antaiss du Télégraphe : se don buidi neuf fenchonie turjours bien :\u2014I.ca warrants du bureau da shé- rf de Muutréal 6 défivrent fudistinetement en français CL cn unglais.Ce chanounent dans fa pratique ne pouf manquer d'étre populaire.\u201d ; Afin que notre confo du Télégraphe se perstinde que la popularité de notre nonvests nchérif est loin de Hninuer, nous lui apprendrons qu'il se propose aussi un détive.s tes Litres do propriétés dars les deux Inneues.Des dépécturs de Ja Nouvelle-Orléans annoncent que l'acteur Abbott a été «ricus ment blessé par un conp d- pistolet.Les particularités de l'affaire n'étai nt paint contries, Ou disait seulement qu\u2019il se rétablirait bientôt de sa Lim.Le canal Champlain est ouvert dans la ligne entière jusqu'à Whitchails par des rapports reçus hicr, la glace était encore ferme sur le lac Champlain \u2014 Morning Courier\u2014 Lu cour de session de quartier s'ouvrit à Québec 12 21 courant.Los tma- gistrats qui présidaicut étaient MM.Hanmiaond, Gowen, Vital \u2018Tétu ot oT, Bignoutte, écrs.\u2014- La cour d'appel siégea à Québec le 23 du courant, pour entendre les eruses lu district de Montréal.Son honneur le juge en chef de la provitee pré- .~ prés LE POPULAIRE.\u2014 La station de quarantaine, à la Grosse Île, tera cn opération cette an- nl.\u2014 La glace avait remué et foulé la nuit du 23 et la journée du 21; mais la clef entre les deux Eglises tenait toujours bon.Le matin dn 24 les hirondelles s'élaient moutrées pour la premiere fois de la saison.\u2014 Le jury spécial à accordé L100 de dom:nages dans la cause de Bouchette contre Felton, duns laquelle lc demandeur reclamait des indemnités considérables pour hibelle.Le proces u duré huxt jour, On appelait à Québec cette contestation le proces moustre 5 mais nous Catinons que Ce nom pourra bientôt étre à lanté plus sérieusement à Un proces qui dure dans notre ville depuis pres d= deux nus.\u2019 \u2014 Le livre dus actions de la compaznic du chemin de ter de Cobourg, auto.ri=¢ par acte du parlement du laut-Cannda, doit rester déposé pendant une semaine an bureau de J.G.Muclsenzie & cie, afin que les personnes qui le désirent puissent souscrire pour celle uvantugeuse opération industrielle.\u2014 MM.G.&S.l'ax viennent d'ouvrir une école de chant dans la rue St, Paul, vieu-vis li Banque de la Cité, vù ils se propusent d'enseigner Ja chant, la musique sacrie, solus, ot duus ct tout ce qui concerne fa musique vucale.\u2014 La bourse de New-York (ut sérieusement agitée le 22 courant par des avis d'Albany que les banques de cette ville ne voulaient plus recevoir les billets des banques de l\u2019ouest.Le général Davis, l\u2019un des commissaires de la banque, affirma que toutes les banques étaient cn très bonne position et très solvables.\u2014 Le générul Jesup continue à surveiller les.mouvemens des Indiens dans tn Floride\u2014 Le bill pour régler 1a distribution des actions forinant les fonds des ban- (ues, ct pour disposer de leur vente aux cncans, a passé duns les deux branches de la législature de l\u2019état de New-York.Cust une loi importante pour Pavetir.\u2014 Le paquebot Westchester, voyugeant de Boston à Liverpool, a été frappé dz la foudre un Jour après son départ, et a été entièrement brulé.\u2014 lShon.Joseph Anderson, ancien premier contrôleur du trésor des Etais- Unis, vient de terminer sa Carriere.Ce brave avait servi avee honneur dans In guerre de l\u2019indépendance.\u2014 Hly a déjà vingt journaux publiés dans le Michigan ; deux desquels paraissent tous les jours au Détroit-\u2014 Senor Corro, president ad inlerim du Mexique, avait résigné, mais lc congres refusait d'uccepier sa résignation.\u2014 Les prèires, dit-on, empluyent toute lcur influence au Mexique contre Bustumente et en faveur d'Alaman.Lu troupe est pour Bustamente\u2014 Le Cosmopulite de Mexico annonce que le président ad interim a refusé de sanctionner le décrêt du Congres, qui prive Suntu-Anna de la présidence.\u2014 On parle d'une escadre françuise qui urrive au Mexique puur exiger des réparations des oulrages faits aux français qui résident dans cette république.VARIÉTÉS.PuALUTE\u2019 PEVANT LA Loi\u2014L'ancienne banque de Bruxelles, appellée société générale, à gugné contre le roi de Hollande, un procès qui lui adjuge dix-sept millions de (ranes ; elle à saisi en conséquence les propriétés partieu- eres du roi Guillaume, qui doivent etre vendues sous peu auxenchères.L'en- végictrement seul du jugement u couté Z17,UU) frauce.Il faut avoir de quoi pour plaider ainsi.Fclivses EN 1537 :\u2014Cing éclipecs, dont trois de soleil, les 3 avril, À mai et 22 octobre, invisibles à Paris, et deux de tune visibles à Paris les 20 avril ct 13 octobre, auront tien cette année.Ces deux dernières Éclipses seront totales, [LV A UN DIEU FOUR LES IVROGNES :\u2014Un nommé Coichet, de Popeinique, (Belgique), à l'ait dernierement un saut qui a Éclipsé Lout ce qu\u2019on « vu de j'lus merveilleux dans ce geure.Cet horame revenait ivre chez lui, il passe sur une planche qui se trouve à l'angle d'une carrière, trébuche, ct tombe dans la fosse profonde de plus de 300 pieds.Des personnes qui lavaient vu faire cette chute de loin, accoururent, descendirent dans fn carrière, et ramassérent un en- davre.\u2026qui renllait de toutes ses forces.Coichet n\u2019uyait pas lu moindre contusion, ct u affirmé à son reveil qu\u2019il ne se rappelait de rien.V'HMME BEMANQUABLE :\u2014Aplhara Behn, auglaise célèbre par son esprit et ses guâces, suivit d\u2019abord son pere à Surinam, ct acquit un grand asceudant sur le prince Oronusko ; elle revint ensuite en Angleterre, d'où Charles 11 Venvaya en Hollande, pour observer ce qui s\u2019y passait 5 elle parvint à découvrir te projet de l'amiral Ruyter pour remonter la l'amise et brûler lu flotte anglaise, De retour à Loudres, elle ne fut pas dignement récompensée, el ne s\u2019uccupa plus que de littérature.Elle pablia l'Histoire d'Oronosko, des pièces de théâtres et des chansons, ct mourut cn 1639.Birmiçu:\u2014Ce navigateur célèbre s\u2019anpelait Vitus Bering ou Deering, Dunvis, il entra au service de lu Rutsic sous lierre-le-Grand, et se-distingua (ins toutes les expéditions oavales contre la Suede 5 il reconnut ensuite, duiss un voyage de découvertes, toute ln côte septentrionale du Ramtschatka ; mais ÿ étant retourné en 17-41 pour décider la question de savoir si les terres à Popposée du Kamtschutka fesaient partic ou non de I\u2019 Amérique.il échoua sur une ile déserte, ct y périt malticureusement.Ju postérité à dunné sun nom au détroit qui sépare les deux continens.MARIAGE EXTRAOHDINAIRE:\u2014Le 21 décembre dernier, on a célébré à SL Roch, Un tuariage qu'à la rigueur on pourrait appeler elandesti.La reine des Français et ses deux filles ussistaient À cette cérémonie dans leurs bance réservés, ct la célébration n eu lieu dans une chapelle particulière.1e public qui se precoait vuinement autour des grilles, t°u eu qu\u2019à lu fin de la cérémonie le tom de Pan des époux.Le mari était le général Athalin ; nide de can p du roi ; on ignore celui de la mariée : bien des gens prétendent qu\u2019elle tient à très haut Heux, et que cette union n\u2019est qu\u2019une sanction religicuse à des liens qui existent depuis tres longtemps, LA LANTERNE INCENDISIRE :\u2014Dernicremeat, à Paris, une femme cst tombée, avec sa lanterne dans un des fossés de l\u2019avcnte qui conduit à la bar- rire du Trone.On l\u2019a trouvée le lendemain matin entièrement consummée.Une Lbéquille, gissante à queiques pas du fossé, à fait penser qu\u2019une malheureuse marchande de gauffres, infirme, et dont léchoppe se tient sur la place du Trône, avait ninsi trouvé lu mort.Cette présomption s'est changée en certitude, lorsqu'on a pénétré duns son domicile, et après les informations prises par les employés de l'octroi, qui la connaissnient de vue, et ont attesté qu'à onze heures du soir clle avait passé la veille à la Larriere du Trône, portant une lanterne allumée attachée À sa ceinture.M est probable que sa chute, ayant fait casser sa lanterne, Je fun se sera communiqué à scs vèlemens ct qu\u2019elle sera ainsi morte par suite d'incendie.MEDAILLES DÉCOUVERTES :\u2014Dans un champ situé près Rheims(France), à peu de distance dela chaussée romaine, on a trouvé un petit vase dans lequel étaient G16 zrédailles en argent, dont 290 consulaires, appartenant au moins à 150 familles.1 du grand Pompée, 1 de Jules-César, 22 de Mare- Antoine, dont G nt: revers de Cléopatre : 3 de Lucius Antonins, 1 de Lépide 163 d Augustus et 20 de Tibere.Toutes ces n:édailles sont parfaitement conserves.NAISSANCE.A Teaver Lwdze.Ste.Catherine, mercredi matn, le 26 du courant, la dame de Join Clarke, ceures, à imis uu monde un fils.DECES.A Varennes, lundi dernier, Marie Roine Angeina, âgés seule fille d'Atfred Mambeau, ééuyer, de 11 mois, ANNONCES.AVISE Soussipné a nommé ct duement autorisé DB.C.A.GUGY, écuyer avocat et aofliciteur, pour régler toutes sortes d\u2019affaires dans laquelle il peut ôtre intérezsé, et af d'opérer ces réglemens, le dit D.C.A.Gugy, apres une absetce de quinze fours.ouvrira ta burcau dans cette ville.ll saisit celte occasion pour faire remarquer que les circonstances dans lesquelles il se trouve placé, l\u2019empéchent de continuer à ses débiteurs l'indulgence Qu'il s'est toujours fait au plaisir de leur accorder.Des évenemerns récents, qui affectent ses revenus, produirent nécessairement leur effet auprès de toutes personnes réflechies; et s\u2019il s'en rencontrait qui ne comprissent point sa position, il se venait obligé, contrairement à la pratique qu\u2019il a toujours suivie, de charger son avocat de £cs réviamstions Ls.GUGY.8-Montréal, 10 avril, ISIT, 3-1 CHATEAU ST.LOUIS, ) Québec, 13 uvril, 1837, N confognité d\u2019une résolution du l'RINCIPAL SECRETAIRE D'ETAT br 44 Sa MasrsTe pour les Colonics, adressée & Son Exc ELLENCE Lg GOUVERNEUR EN CHEF, ct portant la date, février 1837, uvis public est donné pur eus présentes, que depuis et après le premier juin prochain, les acquéreurs de terres seront requis de payer argent comptant, du temps de la rente, 10 pour cunt, sur la valeur cutière de l'achat et le reste dans quatorze jours, à compter du jour de la vente\u2014que jusqu\u2019à ce que toute la somme soit payée les acqué.rutifs he scFOnt pas mis en posscasion de Ix Lerre\u2014et que duns le cas ou le paic.ment ne serait pus leit suivant la période prescrite, lu Vente sera considéree nulle et Le dépôt perdu.Fit tous acquéreurs de terres sont notifiés, par ces présentes, que c\u2019est Pintention du GOUVERNEMENT DE SA MAJESTE\u2019, d'observer strictement les couditions à lu vente de terres, sous le reglement existant.Par Ordre, S.WALCOTT, Sécrétaire Civil.BUREAU DES TERRES DE LA COURONNE, } Québec, 13 avril, 1837.VIS PUBLIC cest donné pur ces présentes, que la dernière vente des LÀ.Terres de tu Couronne et du Clergé, sous le présent systéme, aura lieu, les jours ct aux lieux ci-après mentionnés, savoir: à Dunbau Hall, vingt-six mui; Village Froste, vingt-sept mai; Plaine de Stanstead, vingt-neuf mai; Sherbrooke, trente mui; Kaimnouraska, trente mai; Drummondville, trentc-un mai ; Trois-Riviéres, Hull, Bristol, Litehficld, Buckingham, Lochuber, Argen teuil, Grenville, Leeds, LIslet, et au Bureau des Terres de la Couronne, a Québec, le premier jour de juin prochain, auquel temps les terres déjà publiées pour la vente, suivant la liste du 23 juillet, 1836, ct qui n\u2019ont pas Cie prises, ensemble avec telles autres terres pour lesquelles on a fait application depuis, et que ce département a Été autorisé à vendre, seront offertes aux prix men tionnés tels que statués plus haut, avec l\u2019intention de permettre aux acheteurs qui se sont déjà dirigés vers cette province, et autres qui peuvent avoir fait des urrangenicns pour ucheter des terres pour s\u20195 fixer, sous les réglements existants, d'obtenir les terres à des termes auxquelles ils ont cru devoir s\u2019attendre, JOHN DAVIDSON.X3\" Les différents papiers-nouvetles publiés en cette province, sont requis de donner trois insertions aux susdites annonces.L'INFLUENCE D'UN LIVRE, Roman Historique, PAR PHILIPPE A.DE GASPE\u2019, Fivs, (ET4OUVRAGE paraitra an commencement de Mar prochain; Prix, / Cinq Cheline, payables lors de la livraison, La Souscription est ouverte au bureaudu POPULAIRE, et à la librairie canadienne de C.P.LEPROHON, Montréal, 2 avril, 1837.LIBRAIRIE CANADIENNE.: C.P.LEPROHON, Libraire, Papetier, Relieur, cle.Rue NOTRE DAME, prés la porte des Sœurs de la Congrégation.PAUENT MAGASIN de LIVRES RELIGIEUX, de PAPIER, de FOUR NITURES de BUREAUX, de GRAVURES, et de toutes sortes d'objets nouvellement importés.1-Montréal, 10 avril, 1837.L'ALLIANCE.SSURANCE BRITANNIQUE ET ETRANGERE SUR LA VIE ET CONTRE A LE FEU, COMPAGNIE DE LONDRES, CAPITAI, CINQ MILLIONS STERLING, CONTRE LES ACCIDENTS DE FEU, ASSURANCE stn LA VIE, Par la dite Compagnie, au bureau du soussizné, Agent 4 Montréal, C.TAIT wm h- AH mn z-1 ASSURANCE G-Montréal, 10 avril, 1837 BANQUE DE LA CITE.VIS est donné par ces présentes, qu\u2019en conformité des résolutions, passées dans l'assemblée générale des actionnaires, tenue à la Banque de la Cité, le ler décembre dernier, un REGISTRE sera OUVERT, à cette BANQUE, le ler DU MOIS PROCHAIN, à l\u2019effet de recevoir les SOUS- CRIPFTIONS pour continuer les opérations de cette institution, après le ler juin prochain ; le dit régistre de souscriptions, en conséquente de la 5e résolution, sera ouvert aux porteurs d'actions actuels seulement, du 5 au 10 avril inclusivement, ct subséqueminunt sous la direction du comité des direcicurs, Par ordre, C.H.CASTLE, Caissier.21-Montréal, 23 mars, 1737.in j-4 BANQUE DE LA CITE.un DIVIDENDE ET UN BONI DE SIX POUR CENT, sur le\u2018mon- i tani du Capital des Actions de cette Institution, n été déclaré aujourd\u2019hui, payable à son bureau, en cette ville, le et après le JEUDI, ler JOIN pruchuin, et les bénéfices en réserve, dans le cas où la charte ne semit point continude.seront divisés parmi les actionnaires, aussitôt après qu®il le sera punsé convenable.Par ordre, C.H.CASTLE, Cnissier, 20-Monti cal, 27 mars, 1537.m j-4 BANQUE CANADIENNE.ES actionnaires de la Banque d\u2019Archamboull, Pacaud, La Bruère & Cie, sont prévenus qu\u2019un DIVIDENDE de TROIS PAR CENT sur le capital souscrit et payé a été déclaré pour les six mois finissant le ler Murs, et qu\u2019il sera payulle au Bureau de la Société, le ou après le 1er Avril prochain.ARCHAMBAULT, PACAUD LABRUERE & Cir.S .Hyacinthe, 10 mars 1837.- 3 BANQUE CANADIENNE.OUS souseignés, [apres avoir su et examiné les livres et comptes.de la Banque Canadienne et les documens ct toutes choses servant à Pappui, explication et justification d\u2019icens, certifions que le Dividende de \u201cTrois par Cent\u201d pour les six derniers mois, que les Gérans viennent de déclarer, est pleinement justifié par l'état des affaires de la dite Banque.(signé) tl.L.DEMARTIGNY, D.G.MORRISON.Auditeurs.LOUIS POULIN.St.Hyeinthe, IV murs 1837.3 CONDITIONS DU POPULAIRE.Ce journal se publie trois fois In semaine: les LUNDI, tes MERCREDI, et les VENDREDI, à CINQ heures de Faprés-midi, Le prix de l\u2019abonucment cot_de VINGT CHELINS par année, payables par semestres ; non compris les frais de poste.Les souscriptions ne sont pas reçues pour moins de six mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent en donc ner avis, jar cerit, ue Inois avant l'expiration du semestre, PRIX DLS ANNONCES: Six iignes ct au-dessous, ler insertion, + ., , .9s 6d.| Chaque insertion subséquente, «+.2 , Tid.Dis lignes et au-dessous, ler insertion, .8e.4d.Chaque insertion subséquente; .+ 2.2 2 2 © 10d.Au-dessus de dix lignes: ler ingertion, parlignes.+ âd.Chaque insertion subséquente, par ligne, .1d.Les annonces se publient tant qu\u2019on ne donne pus ordre de discontinuer, chaque, fois que le nombre dinscrtions qu'on requiert n\u2019est point exprimé sur ordre.: .Le BUREAU DU POPULAIRE est établie rue ST.FRANCOIS XAVIER vis-à-vis la Banque du Peuple.On y trouve l\u2019éditeur depuis dix heures du imatin jusqu\u2019à quatre heures après-midi.Les correspondances doivent être adressées, ct toutes réclamations faites.franc de port, à 11.LEBLANC de MARCONNAY, Gditeur du.Populaire, Les nbonnemens sont reçus, les ordres et les lettres, peuvent être laissées à la Librairie Cnnadienne de C.P.LEPROIION, rue Notre Dame, à vôté de Ia Congrégation.: L'imprimerie du POFULAIRE se charme de la confection de toute espèce d'ouvrage aux prix ordinaires des-auires étaliissomens de cotte ville.Agent à Québec, T.A.DoucrT, étudiant en droit.Agent aux Trois-Rivières, E.Bounnzau, étudiant en médecine.Agent à Laprairie, CAMILLE LACONBE, marchand.i ¥ ; 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