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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
lundi 5 juin 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-06-05, Collections de BAnQ.

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[" 1ère Année.LÉON GOSSELIN, Propritlaire, LE POPULAIRE, Numéro 25.H.LEBLANC pe MARCONNAY.Co Editeur en Chef.JOURNAL DES INTÉRÉTS CANADIENS.MONTRÉAL, LUNDI, 5 JUIN, 1837.\u2014\u2014 \u2014_ nm er POESIE.SANS OUBLIER.Sans l\u2019oublier, on peut fuir ce qu\u2019on sine, \u2018On peut bannir son nom de ses discours, Et, de l\u2019absence implorant le secours, Se dérober à ce maître suprême, Sans l\u2019oublicr.Sans l\u2019oublier, jai vu l\u2019eau dans sa course Porter au loin la vie à d\u2019autres fleurs ; Fuyant alors le gazon sans couleurs, J\u2019imiterai l\u2019eau fuyant de sa source, Sans l'oublier.Sans l\u2019oublier cette voix triste et tendre, Oh! que de jours si vu naître et finir ! Je la redoute encor dans l'avenir : C\u2019est une voix que l\u2019on cesse d\u2019entendre, Sans l\u2019oublier.Mme.DEsBORDES-VALMORE.LITTÉRATURE CANADIENNE.DE L\u2019HOMME.(Suite et Fin.) Lo temps des folles illusions et des plaisirs bruyans est passé ; à faut à l\u2019homme fait des jouissances solides qu'il ne goute ja- ris que par avance.Plusieurs routes sont ouvertes devant lui, toutes épineuses, toutes remplies de précipices, d'obstacles difficiles à vaincre.À l'extrémité de chacune de ces routes est placé un objet qui, parcequ\u2019il est éloigné, pnrait attrayant et dont es défauts ne paraissent pas.L\u2019homme fait son choix et jouit dans son cœur du bonheur qu\u2019il possèdera lorsqu\u2019i! sera arrivé au bout de la carrière qu\u2019il se propose de parcourir.Il s\u2019élance avec courage dans la route qui lui promet ln satisfaction, les yeux sans cesse fixés sur le terme éloigné de ses travaux ; il rencontre souvent en son chemin des curiosités qui l\u2019arrêtent un instant, mais tout cela dont il peut jouir immédintement n\u2019est rien ; il lui faut cet objet qu\u2019il aperçoit si agréable dans le lointain.Il sue, il fatigue, il parvient à éviter bien des écueils, il parce bien des obstacles, franchit des abymes et arrive enfin au but de ses désir.Il s'étonne de co qu\u2019il n\u2019est pas encore satisfait; maintenant qu'il le possède, l\u2019objet qu\u2019il souhaitait avec tant d'ardeur n\u2019est pas si beau qu\u2019il le lui paraissait : il lui faut autre chose.11 semble qu\u2019une fois dupe de sa crédulité, il va se contenter de jouir de ce que la providence lui met sous la main et mettre un terme à ses poursuites infructueuses.Non! il va de nouveau no jeter à corps perdu dans une autre route, persuadé que le con- tentoment et la paix l\u2019attendent à l\u2019autre bout.Eh bien! il se trompe encore et ne sera point rebuté.C'est ainsi que l'avare va tristement passer sa vie à entasser des millions sur des millions, sans jamais en trouver assez, à être dans de continuelles appréhensions que quelque chose lui soit enlevé, à ne se permettre aucun délassement, aucune douceur, de crainte que le monceau d\u2019or ne diminue d\u2019une obole ! C\u2019est ainsi que l\u2019ambitieux, d\u2019abord au pied de l\u2019échelle sociale, montera de degré en degré et ne se trouvera jamais assez haut, S'il parvient jusqu\u2019au sommet, il n\u2019est pas encore content et l\u2019univers même lui semble trop petit pour le contenir ! C\u2019est ainsi que le débauché usera toutes ses énergies corpo- telles et montales dans la multiplicité des plaisirs honteux ; qu\u2019il mourra dans les plus horribles tortures, et ne regrettant la vie que parceque la mort va mettre un terme à ses terpitudes ! C'est ainsi que l\u2019homme adonné à la fureur du jeu va dépen- eer en un jour une fortune brillante, souvent amassée parles travaux nombreux d\u2019un père ; ôtera le pain de la bouche d\u2019une épouse et do ses enfans chéris, et s\u2019il avait encore mille fortunes il les abandonnerait encore aux caprices des dés et des cartes.! Que de troubles, que de chagrins assiègent le père de famille ! Il faut des soins et des attentions continuelles à cette douce compagne qui a bien voulu oublir le nom de ses pères pour subir Je sort de son époux, partager ses soucis, pleurer et se réjouir avec lui.11 faut un établissement convenable à ces petites créatures qui croissent sous l\u2019aîle maternelle.Ces enfans ont des défauts qu\u2019il faut corriger, des caprices qu\u2019il faut souvent satisfaire.Les dangers environnent l\u2019enfance et le père les partage dans son cœur.Lorsque ln famille est grande, que de poignantes douleurs n\u2019éprouve-t-il pas, lorsqu'il voit le prix de tant d\u2019amour, de tant de sacrifices, de tant de sollicitudes, flottant sur un océan d\u2019écueils, emporté dans le tourbillon des sociétés turbulentes, exposé à chaque instant aux inlortunes et à toutes les misères de l'humanité.Les plaisirs sont presque nuls à cet âge, toutes les peines sont grandes et terribles, et si un léger sourire vient quelquefois ca- tesser les lèvres de l\u2019âge mûr, souvent des larmes cuisantes le suivent.Mais pourtant dans tous les temps, l'homme é- \u2018 prouve des soulngemens à ses maux et la vie n\u2019est pas une chaine continue d\u2019infortunes, car la vie est à tous supportable, et le plus malheureux sent toujours un certain charme qui Pattache fortement à la vie.Voyez cet honnête citoyen qui passa sa jeunesse dans les sentiers du bien, comme il coule des jours heu- teux, au tilieu d\u2019une famille docile qui \u2019entoure et le délasse par ses tendres caresses! Considerez les jouissances nombreuses qui accompagnent les heures de l\u2019homme vouant sa vie à la culture son intelligence.À.tout âge donc, l\u2019homume a des momeus de joie et des mo- mens de douleur, parcequ\u2019en tout temps il est égaré par des rêveries qu\u2019il croit réelles.L'homme est enfin arrivé au déclin de la vie.Il est désabusé de toutes ses erreurs.Son œil se reporte sur le pussé qui lui apparaît comme un songe.La figure du monde est passé devant lui, et c\u2019est maintenant qu\u2019il s\u2019uperçoit que tout ne fut que chinère et qu\u2019illusion.ll retrace à son esprit les égare- mens de sa jeunesse ct cette image si triste ouvre ses yeux aux larmes ct excite des regrets.Mais la fin de la vie humaine ressemble à son commencement.C\u2019est à ces deux époques quo vous trouverez l\u2019homme affranchi des inquiétudes qui ont nourri son esprit dans Ia jeunesse comme dans l\u2019âge mur- C\u2019est à ces deux époques que vous le trouverez goutant une véritable paix.Les douleurs, les infirmités, la vue de la mort qui s\u2019avance 2 pas rapides, jouent, à la vérité, une scène bien lugubre sur le thé- atre de la vieillesse ; mais ces maux là sont grandement compensés par le contentement intéreuri qui accompagne la vie sage et la réflexion.Qui ne se sent attendri, en voyant ce vieillard dout les rides ont couvert le visage vénérable, dont les cheveux blancs ct rares présagont un prochain tombeau, qui, malgré cela, vous aborde avec une physionomie franche, gaie et ouverte, qui semble se faire jeune avec vous, partage un instant vos amusemens, comme ayant égard à votre légèreté et votre étourderie ?.\u2026.Quel charme secret ne se rattache pas prèsque toujours à cette histoire ys.téricuse du temps passé qu\u2019une voix cassée vous raconte avec un ton qui commande l'intérêt! Si vous vous permettez quelque fois d\u2019en rire un peu vous ne pouvez retenir une certaine admiration envers le bon vicillard.La vieilesse a ses donleurs, mais elle a aussi ses charmes, et à part quelques acceptions rares, l\u2019homme goutte plus de bot heur à la fin de sa carrière, lorsqu\u2019il commence à reconnaître le néant de toutes les chimères qu\u2019il s\u2019était créées, que lorsqu\u2019il semble noyer son existence dans cet océan de troubles que tous se donnent pour parvenir à un bonheur qui ne s\u2019y trouve pas.Nous venons de passer en revue tous les âges de In vie ; nous avons examiné l\u2019homme sous tous les aspects qu\u2019il peut présenter, et partout nous n'avons fait que dévoiler de nouvelles contradictions.Il nous est appuru tantôt sublime et reflétant en quelque sorte la gloire de son créateur : tantôt vil comme le limon dout son corps fut pétri.L'homme nait, vit et meurt sans avoir jamais pu se définir, sans avoir pu se rendre compte de son exis- tance enigmatique.C\u2019est un problème insoluble.Plus vous ferez en lui de découvertes, plus vous sonderez ses abymes, plus vous vous trouverez éloigné de la solution.Vous ne trouverez en lui que précipices dont la sonde ne pourra jamais atteindre les profondeurs.Tous ceux qui se sont épuisés en recherches sur cet être inextricable, sont tous tombés d'accord quo * l\u2019homme est une énigme indéfinissable.\u201d ERRATA.Dans le morceau de littérature, intitulé de Pomme ; dans l\u2019épigraphe, au lieu de auditatem, lisez \u201c nuditatem \u201d\u2014Ier paragraphe, 1ère ligne, au lieu de inezprimable, lisez \u201c inexpliquable.\u201d\u2014Ibid, 4ème ligne, au lieu de traine, lisez \u201c trace.\u2019\u201d\u2014Jbid, ligne 12, au licu de déclinant, lisez \u2018 déchirant.®\u201d\u2014 2 paragraphe, ligne 8, au lieu de rie, lisez \u201c vuc.\u201d\u2014Sème paragraphe, ligne 11, après les mots : vous y appercevrez l'homme, ajoutez \u201ctournez les yeux vers l\u2019abyme du néant, vous y trouverez l\u2019homme.\u201d\u2014foid, ligne 12, après le mot instan(, ajoutez \u2018\u201c suivant.\u201d\u2014Pnre.6, ligne 4.au lieu de invisibles, lisez \u201c$ insensibles.\u201d\u2014Parg.11, ligne 4, à la ligne c\u2019est pour toi, lisez \u201c c\u2019est par toi.\u201d Ibid, \u2018igne 11, au lieu de celle puissance, lisez \u2018 cette voix puissante.\u201d\u2014Parg.12, ligne 10, au lieu de la gloire, lisez \u201c ta gloire.\u201d ÉDUCATION.L\u2019EDUCATION est l'an des premiers mobiles de la gloire et des besoins des natious.C\u2019est dans la vue d\u2019inspirer quelques idées sur cette partie essentielle de l\u2019avenir de nos concitoyens, que nous reproduisons aujourd\u2019hui un discours prononcé par Mr.Etienne Arago, dans la chambre des députés en France, séance du 23 mars dernier, au sujet de la loi présentée surl\u2019éducation primaire.M.Arago.\u2014J\u2019ai remarqué dans le rapport de In commission des paroles hasardées et légeres sur les études scientifiques et leur portée; j'ai cru qu\u2019il était de mon devoir de ne pas les laisser sans réfutation.Je crois aussi que les études scientifiques sont trop négligées dans les colléges royaux, mais je ne dois m\u2019occu- pei ici que des colléges communaux.Le titre II de la loi accorde aux communes le droit de créer des écoles communales, mais de deux classes.Je ne vois pas In nécessité de cette division ; le titre IT veut en outre que l\u2019enscignement soit réglé dans ces établissemens d\u2019une manière uniforme et obligatoire.C\u2019est contre cette disposition surtout que je proteste, en obéissant à une profonde conviction.(Très bien ! très bien.) Je demande pourquoi ln liberté d\u2019enscignement que l\u2019on accorde aux établissemrns privés serait refusée nux établissemens communaux.On exigo des premiers le dépôt d\u2019un programme seulement.Pourquoi une liberté aussi grande, aussi juste, se- rait-clle onlevée aux conseils municipaux ; se déficrait-on du zèle, de la capacité, do l\u2019intelligence de ces conseils?C\u2019est sans doute là le mobile de la loi ; mais c\u2019est une erreur de croire qu\u2019il n\u2019y a de capacités qu\u2019à Paris.J'ai parcouru la France dans tous les sens ; partout j'ai trouvé des hommes capables, instruits, zélés; des hommes de génie, messieurs ; oui, «es hommes de génie qui vivaient ignorés et méconnus, parce que l'administration ne les recherchait pas, parce qu\u2019elle ne leur confiait pas des fonctions qui pussent les mettre au jour.Si l'on suivait un tout autre système, Pon ne tarderait pas à être convaincu de la vérité que j'avance.Mais, dit-on, vous voulez porter atteinte à In centralisation.Autant que personne je veux la centralisation ; jo la désire, je la- demande ; pour le maniement des forces qui doivent consolider l\u2019empire des lois et des constitutions ; mais pour ce qui regarde l\u2019instruction publiquo, l\u2019instruction secondaire ; il n\u2019est pas né cessaire, je lo crois, de ln porter à ses dernières limites, L\u2019orateur cite ici l'exemple de l\u2019Angleterre, où l\u2019on sait enlever à lu centralisation ce qui doit lui être enlevé ages de \"administration sont tellement simplifiées, que le ministre de l\u2019intérieur, qui n'a que quelques employés, correspond aves l\u2019Angleterre, au moyen de 50 lettres ; avec l\u2019Ecosse, au moyen de 30, et avec l\u2019Irlande avec moins de 20.(On rit.) Après avoir établi que la centralisation ne peut pas être bonne en matière d'instruction publique, M.Arugo prend une à une les objections qui ont été faites contro le système des études scientifiques, et poursuit en ces termes : On nous dit: Mais il arrivera, si vous lnissez aux conseils municipaux le soin de fixer les matières à l\u2019enseignement, qu\u2019on supprimera le grec et lo lutin.Si cela arrivait, co serait un mal heur, j'en conviens, mais un malheur auquel je me résignerais sans trop de chagrin.Depuis trente ans j'ai vécu au milieu des notabilités scientifiques, et je puis dire que parmi tous les hommes illustres que j'ai connus, un grand nombre ne pensaient pas que le grec et le latin fussent toujours indispensables.Savezvous, Messieurs, sous quel rapport un des admirateurs de ces deux langues les glorifiait?c\u2019était parce qu\u2019elles avaient donné un grand développement à lu poésie ct aux lettres, et que la poésie et les lettres, disait-il, donnent plus de charme à la galanerie et plus de délicatesse au plaisir.(Longue hilarité.) Moi, MM.je regarde le grec et lo latin comme utiles par fois, mais non comme indispensables.Je veux qu\u2019on puisse en remplacer l\u2019étude, d\u2019abord par unu étude approfondie du français, puis par celle d\u2019une langue moderne.Je veux que cette langue ne soit pas nécessairement la même partout, que ce puisse être à Bayonne, l\u2019Espagnol; au Havre, lPAnglais; à Besançon, PAllemand.Je demande, messieurs, que sur ce point, quant aux choix des matières de l\u2019enseignement, on laisse entièrement libres les conseils municipaux, car j'ai confiance duns leur tact et leurs lumières.Passant aux argumens qui ont été produits par les auteurs du projet de loi, M.Arago les combat successivement.Les études classiques, poursuit-il, doivent âtre, selon quelques personnes, le principe de l\u2019enseignement, parce que c\u2019est parmi les anciens que sont les plus beaux monumens de la littérature.Eh quoi! Bossuet, Fénélon, Racine, Corneille, Voltaire Rousseau, Labruyère, Molière, l\u2019iimmortel Molière surtout, ne doivent-ils pas exciter l\u2019adn:iration au même degré que les poètes et les orateurs de l\u2019antiquité?Ne sont-ils pas capables de.former notre esprit et notre cœur?Ne sont-ils pas faits pour\u2019 ger.vir de modèles, et prétendrait-on en trouver ailleurs de plus accomplis?Non, messieurs, notre langue, de ce côté, n\u2019a rien à envier aux autres.Sans latin et sans grec, vient-on encore nous dire, ligence ne saurait se développer.Je n\u2019ai qu\u2019un mot à je n\u2019ai qu\u2019à rappeler le nom d\u2019un homme dont 1 incomparable.Cet homme, c\u2019est celui qui est lène, c\u2019est Napoléon ! (Mouvement et bruits point, certes, le grec et le latin qui avaient form car il se nourrissnit de la lecture de qu\u2019il savait tous par cœur, et dont il ré etsil\u2019on u dit qu\u2019il était toujours avec la traduction.Sans latin et sans grec, a-t-on dit encore, médiocres écrivains., La France, Messieurs, a le bonheur d\u2019avoir un poète qui unit à un talent inimitable un noble caractère, ce qui ne laisse pas d\u2019être assez peu commun parmi les poètes.(On rit.) Ce poète dont je veux parler, Messieurs, n\u2019est point M.de Lamartine, bien que ce tableau pût lui être parfaitement appliqué, c\u2019est Béran er; que le public a surnommé, à juste titre, le poète national.Béranger cependant ne connait ni le grec, ni le latin.Je pourrais vous citer encore, dans dcs temps plus reculés, Vauvenargues, Quinault, et tant d\u2019autres encore.Je pourrais vous citer Shakespoure, le grand poète de PAngleterre, qui no se distingue pas seulement par la hauteur et la noblesse de ses conceptions, mais qui mérite encore lo premier rang par l\u2019élégenoe et la richesse de son style.Shakespeare non plus ne connaissait pas le latin.Un autre argument sur lequel on s\u2019appuie\u2019 c\u2019est qu\u2019on na sait jamais bien sa langue quand on n\u2019a pas appris une languo étrangère.Il faudrait en conclure de là que les Grecs avaient puis\u201c toutes leurs beautés chez, les Egyptiens, et que le latin n\u2019est rien sans le grec.C\u2019est ce que disent beaucoup de partisans des études hitéraires.Cust meme ce quo je trouve dans les écrits d\u2019un membre de l\u2019Université ; \u201c Je ne puis comprendre, dit l\u2019écrivian dont jo parle, un pro- fesscur de Go qui essaiernit de traduire les fables do Phèdre, s'il ne comprenait pas celles d\u2019Esope.\u201d Et sil était vrai que les gens qui ne comprennent pas les fables d\u2019Esope fussent incapables d\u2019écrire dans leur langue, et de l\u2019enseigner, il faudrait ranger parmi ces gens l\u2019immortel Lafontaine, qui, d'après vous, n\u2019aurait pas dû être professeur de sixième.(Approbation.) Quo voulez-vous faire du latin et du grec, nous demande-t-on ensuite ?C\u2019est une question qui ne rentre pas dans lo système du projet de loi actuel, et qui ne nous est point soumise.| Néazmoins je répondrai que le latin et le grec doivent être cultivés à fond dans les écoles supérieures.Je ne m\u2019oppose pas à ce qu\u2019ct » Ct où les rou- une intel- | répo:dre intelligence était mort à Saint-H6- divers.) Ce n\u2019était n é son intelligence nos plus grands écrivains, citail souvent des passages, avec son Plutarque, c'était on no forme que de les enseigne, mais je ne voudrais pas qu\u2019on fit une obligation cet, enseignemient.\u2018Une chose encore que je-regarde comme LE POPULAIRE.ès désirable, c\u2019est que l\u2019Univorsité s\u2019occupe de faire enscigner lo grec ot lo latin d\u2019une manière plus abrégée.D faut 8 à 9 ans sous lo régime actuel ; c\u2019est là un abus qu'il importe de prévenir.Un jeuno homme veut entrer, je suppose, à l\u2019Ecole polytechni- quo, il n'a fini ses cours qu\u2019à 18 ans ; il faut qu'il passe ensuite plusivurs années duns des cours préparatoires, de sorte qu'au moment de commencer sa carrière, à} u déjà dépassé 24 ans, et sc trouve découragé ct rebuté, [ny à pas d'intelligence, quelque rebolle qu'elle soit, qui n\u2019arrive un apprendre en deux ans une langue moderne.En employ- or sopt à huità l\u2019étude du grec et du lutin, n\u2019ust-co pas exhorbi- tant, je vous le demande f On a encore dit que l'étude des lungues était plus appropriée à l'intelligence des enfuns que les études scientifiques.La - grammuire, Messieurs, à des regles abstraites bien autrement illite que los règles de In géométrie et de l\u2019algètre.\u201c Prenez-y garde | s'écriuit l\u2019autre jour M.de Sade, nous de- vous respecter un modo d'enseignement qui a donné de si beaux fruits, Si on oxiuminail tous les fruits qu'a produits ce systeme, je pense, moi, que los médiocres et les maunis abonderaicat émi- nomment.(Iilarité générale.) - Co mode d'instruction n été nécessaire à une époque où votre littérature était insignifiante, mais aujourd'hui il n\u2019a Jus la même utilité.Eh! Messieurs, &i l\u2019on voulait donner dos numéros à nos httérateurs distingués, comme on vouluit lo fuiro tout à l'heure pour les professeurs, pensez-vous que le nom d\u2019une femme ne se présenteruit pas des premiers ?M.le ministre de l'instruction publique à prétendu que toutes les méthodes qu\u2019on à voulu substituer à la méthode universitaire ont échoné.I n cité les écoles centrales.Messieurs, il ne faut pas parler légèrement des Écoles centrales.Elles ont produit do grands, do magnitiques résultats ; est-co que dans les oscillations do In politique on n'a réformé que de mauvaises choses?- Lo ministère vient de proposer de revenir au système des poids ot mesures, tel quo ln Convention l'avait établi ; céla vous prouve quo su beuuté et son ntilité ne l'avaient pas défendu des aliéra- tions qu'il n subies.dde suis faché d'avoir à rencontrer aussi fouvent sur ma route mon honorable ami M.de Sade.Ilan dit que l\u2019étudo des sciences wuviit faussor l\u2019esprit des enfans et énerver leur imagination.Jusqu'ici, ce moe semble, on avait considéré cetlo Étude comme Un cours do logique.Elle parle moins à l\u2019imagination qu'au rawonnemeont, je l'avoue ; mais la première pensée du legisluteur duit Clio du créer des hommes utile + au pays et À la societé.L'\u2019o- ; tuteur désigna un grand nombre d'hommes illustres, do ceux qui - ont exercé lu plus grande influence sur leurs siècles, qui avaient .retrompé leurs facultés dans l'étude des sciences.H cite Pascal, élèvé dès son enfance dans tne académie des scicncus, Doscartos, (nlilèe.\u2014Je terminerai, dit-il, par un der- .nier vxemple.El est un homme d'une supériorité incontestable et même incontestée.C\u2019est Molière, ch bien! Molitre a commencé par l\u2019étude des sciences sous la direction de Gassendi ; son premier ouvrage à été la traduction d\u2019un traité scientifique.On a préteudu que les études scientifiques n\u2019ont rien qui puis- ROUL Gmouvoir les ressorts de l'âme.l\u2019ermettez-moi, Mossieurs, de vous citer une ancedote assez curionso.| Euler était très pieux 5 l\u2019un de ses amis vint lui dire un jour : la roligion est perdue, a) n\u2019y n plus de foi; les cœurs ne su luissont plus émouvoir par le spectrcle des beautés mer- voillouses de lu création.Pendant qua jo préchais sur ce grand aujet, fi amoitié de l'auditoire dormait.\u201cEuler lui répondit: Eh + bien! au lea d'aller preudro des desctiptions de la nature, dans lu Biblo, où do puiser dans votre imagination, prêchez-leur le monde des astronomes: nu lieu d\u2019exuilter ln splendeur du soleil, ditos-lour qu\u2019il est un million de fois plus gros que In terre ; mon- troz-lour comment les nstres circulent dans l\u2019espace, et quelles diatancos nous séparer t de ces grands corps.Vous no leur avez parlé des planètes que comme des espèces d'étoiles ; dites-leur comment nous arrive Teur lumière, qui tra- vorse 80 mille lieues pur seconde, dites-leur que certaines étoiles -wont si éloignées de notre monde, que si elles étaient anéanties, vous les verrions encore un million d'années après.Fort de ces conseils, Luler attendit l'otfet qu'avait pu produire le prédicateur.Il arriva bientôt ; tout duus sa tenue unnonénit lo désespoir, et il w'écria : Ah! ils ont oublié le respect dû au saint tamplo ; ils m'ont applaudi!.(Hilarité générale.) .Los études scientitiques, Messiours, sont pen en faveur dans SAuniversité.C\u2019est en présence de cetto prévention que j'ai cru devoir entrer dans cos détuils 5 sas vouloir nier pour cela lo mérito des études clussiquos.d'arrivo À uno dernière objection.On a voulu faire considérer les sciunces comme propres seulement à servir les intérêts matériels.Assurément, co n'est pas avec des alexandrins qu\u2019on estrnit la soude da sel marin.Mais l\u2019étude de la science fait plus que servir les intérèts matériels, co qui est déjà beaucoup ; ollo dutruit les préjugés ies plus enracinés.Sans les progrès de l'astronomie, vous verriez bientôt ton! Paris sc trausportur, comme autrefois Rome, à l'une des portes do la ville, pour immoler un chien-loup à la canicule.Vous le votriez dans vingt jours jeter les hauts cris pour faire revenir la Juno de son évanouissement.(On rit.) Vous seriez témoins da l'eddroi universel que produirait lo retour de ln comète.Enfin, sur votro budjet, dejà si chargé, figurerait tm astrologuo parmi les fonctionnaires salariés, (Hilnrite prolongée.) Après une éloquente et chaleureuse invocation à tontes les sciences, qu'il convie nu perfectionnement moral et materiel, 'ora- tour terinino uinsi Et lorsque toutos les sciences auront accomplis leur tâche, un poète, caril se trouvera encore des poètes, s\u2019écricra plein d'un noblo cothousiasme,.en Jeur rendant hommage : Le Dieu poursuivant sx carrière Verso dos torrents de lumière Sur ses obscurs blusphémateurs.Ce discours est suivi de nombreuses marques d'approbation.DS POPUBAISS.MONTREAL, 5 JUIN, 1837.ern Le Paquebot Charlemagne parti du Havre le 18 avril, était Ie Ter.juin en vue du Purt de New-York.ll ue devait apporter d'Europe ancunes nouvelles plus fraiches que czlles que nous posséduns déjà.On savait aculement qu\u2019une grande inquiétude existait au Ilâvre sur l'état du commerce en Amé-ique.Mexique:\u2014Des avis de In Ver:-Cruz du ler.mai mentionnent que les saisscaux américains, qui avaient été saisis par le gouternement Mexicain, en représailles de la capture faite par un vaisscau swéricain du brick Moxicaia lo fiénéral Urréa, avaient Été mis en liberté.Le gouvernement mexicain considérant Is capture de l\u2019Urréa comme une affaire privée-jusqu\u2019à ce qu\u2019il soil prouvé qu'un semblalle acte a été sanctionné par le gouvernement américain.\u2014Le Président Bustamente 7 formé son cabinet comme il suit: Don Louis Chevas, sécrétaire d\u2019état; Don Manuel Pena-y-Pina, sécrétaire de intérieur : Don Joaquin -Lebrije, sécrétaire de la trésorerie, et José Michelena, sécré- taire de la guerre et de la Marine\u2014 Un décrêt pour l\u2019abolition de l'esclavage fut publié le 5 avril.\u2014 Le réclamations des frangair,aupres du gouvernement Mexicain, ont été arrangées et l\u2019escadre franguise a fuit voile immédiatement pour les Indes Occ.dentales.\u2014 Le ministre Britannique Mr.Packenham, devait quitter la Verra-Cruz le 3 nai pour re ourner i Londres\u2014 L'aspect des altuires entre le Mexique et les Etats-Unis paraissait prendre une tournure pacifique.\u2014 Le général Montézuma s\u2019est placé lui-méme 4 la tête du gouvernement de San-Lou s,et a complétement battu le général Andrade, qui à la tête de LOU hom es des troupes du gouvernement fit une tentative pour chasser les fédéra- lists de leurs positions.Les forces,sous Montezuma,se tnoutent de 12 à 1500 honunes.\u2014 Santa Anna est laissé sans aucun soutient dans le gouvernement ; il avait cherché à intriguer pour reszuisir le pouvoir; mais ses séid 8 ont été découverts et chussés de lour les empluis.Toute la presse attaque inainlenant le lêche,le traitre de Sun-Jacinto, et les clameurs du peuple demurd nil son renvoi devant une cour martiale.Ainsi finissent toujours les misérubles qui exploitent le peuple pour leur propre ambition, ils s\u2019attirent tôt ou tard l\u2019exécration générale.\u2014 Une amnistie générale pour les crimes politique à été accordée par Bustamente, le nouvesu président.\u2014 Bravo a quitté l'armée pour revenir dans la capitale ; Filisiols commande provisvirement les troupes à Matamuros\u2014 Le commodore Lopez n été juzé ct cassé par rapport à sa lâcheté dans le combat ace la goblette Texienne Indépendance\u2014 Tout fait présager que les Mexicuins reprendront le blocus des ports du Texas\u2014 Le gouvernement mexicain cherche à contracter on nouvel emprunt de 7 à 8 millious de dulla:s.\u2014 Un journal français intitulé l\u2019 Universel se publie à DIexico depuis quelques Lemps.Cine :\u2014Le Journal du Commerce de Canton du 28 janvier contient le rapport du v.ce-roi au sujet de Mr.Elliot, qui était consul britannique à Macao; ti lui est permis de venir i Canton; mais il est placé sous une surveillance spéc.u'e.\u2014 Beaucoup de vaisseaux ont été perdus depuis quelques temps par les désastres des mers de lu Chine.Parmi cux se trouvent la Suzanna, le Homazjee, le Bomanjee,le Humoudy, te Marguerct- Gruhum, le Jldimiral- Buiskus,le Fuiry, le Alexander ct lu Ville d'Orteron, EMBARRAS DES MARCHANDS DETAILLEURS.Lorsque la prudence nous a fuit demander que nos banques imitassant l\u2019exemple des Etats Unis, et fermassent leurs coffres avant que nos voisins vinssent lesvider, nous ne nous d ssimulüsnes point les embarras qui devaient résulter de cette mesure el les inconvéniens qu'il s\u2019ogirait de surmonter dans les négu- ciations des uflaires ordinaires.Mais nous cespérions que le premier d\u2019entre les représentans du peuple ne resterait point spectateur tranquille d\u2019une crise ford Ce, dans laquelle tous ses corcitoyens étaient intéressés ; quelques pres- sentimens que vous pussions avuir sur le caractere de Mr.Papincau, il ne nous sppartennit pas de prévoir qu'il oublirait son devoir, qu\u2019.l cors:dérerait d'un œilindiflérent les anxiétés d\u2019un peuple qui lui a confié la direction de ses affaires, qu'il sourirait aux calamités publiques ct qu\u2019il técheraif d'eu augmen- ler l'effet.Les journaux qui soutiennent cet homme, tout à son ambition ct rien à scs constiluans, diront que nous l\u2019attaquons avec un acharnement sans exemple ; mais notre conscience ne peut selaire devant les muux fnculculobles qui sont la suite de la politique suivie par Mr.Papineau, ct nous ue pouvous reconnaître aucuns druits au patrivtisme à celui qui abandonne son pays dans le moment où il a besoin de tous ses aides.Lorsque lu crise se fit sentir à New York, et que les banques durent \u2018suspendre leurs puicinens cu espèces, d\u2019après l\u2019avis ds principaux négociants, lu législature de l'Etat s\u2019empressa de réguluriser la mesure ct de rendre une loi qui fuciliiât toutes les trausanctions.Le conscil de ville de New Yoik prit également par.à lu détresse et lit tout pour en arrêter les progrès ; il créa des petits bons pour remplacer la monnvie courante, Mr.l\u2019apincau a t-il ricu fait de semblable 7 I s\u2019est contenté de faire cri- \u2018tiquer la mesure par le Findicator, sou journal fuvori, et de faire circuler des craintes parmi nus habitans pour augmenter les embarras.Mauls ve po.vail-il pas sc rendre à l\u2019ussemblée qui Cut convoquée et y donner ses avis Ÿ les vucs d'un homme tel que lui, d\u2019un administrateur de son poids n'eussent-clles pas éclairées nos concitoyens et ne leurs eu sent-clles point seggérées les moyuns les plus propces à parer tous les inconvéniens t Qui couc est coupable de lu mesure T Mr PAPINEAU ot Mr.l\u2019APINRAU scul, car il n'a rica fait pour en empêcher l\u2019adaption vu pour en faire pressentir les résultats.1 restait ensuite à légaliser la suspension des espèces, à la co-ordonner avec les relations publiques, à donner un cours légal ct forcé aux billels en circu- Intion, à rempt .csr lo change qui allait bientôt disparaitre des mains du public.Qui pouvait, qui devait re.nplir toutes ces coudilions nécessaires au pays 1 La tégislature provinciale, à la tête de laquelle est Mr.Papineau et dont lui seul tient tous les bls dans ses mains.On viendra dire que c'était au gouverneur, comme chef d.Pexceutif à convoquer cette législature ; mais pouvait-il prendre sur lui cette démarche, quaud la législature elle même, par la seul influence de Mr.Papineau, sun muîère, avait déclaré qu\u2019etle ne pricéderait plus À aucunes affuires publiques, jusqu\u2019à ce que des volontés inexécutables aicut été accomplies T Mr.Papineau pouvait seul, duns cetle position, demander la convocation de l\u2019assemblée, il devait le Cuire, cut-il été dans des termes cent fois pis encore qu\u2019il ne l\u2019est avec l\u2019exdeutif, car le soin de sauver son pays doit l\u2019emporter sur toute autre considération.Mr.Papineuu est done le seul artisan de l\u2019embarras où se trouven.aujourd'hui tous nos marchands détailleurs et c\u2019est sur lui qu\u2019its d'ivent en jeter tout l\u2019odieux.* Maintenant que nous avons dssigué cclui qui produit tout le mal dans notre province, il s'agit d'examiner les moyens de se tirer du gouffre où nuus sommes plongées.L'absence total di change sc fait sentir dans notre ville; les détailleurs ne peuvent plus vendre, parcequ'ils n\u2019ont plus de monnaie pour rendre ; encore quelque jours et il n\u2019existera peut-être plus un sou en cireulution.Plusieurs sc sont vùs obligés de créer des buns d\u2019un chelimet de trente sols; mais ces bons ont voluntaires, déperder.t absolument du degré de confiance qui existe entre celui qui les donne -\u2014Montreal, le 17 mai 1837.mj\u2014i7, MARCHANDISES NOUVELLES.LIONAIS, No.61, encoignure des rues St.Vincent, ot Notre Dame, e vis-à-vis le Pulais-de-Justice, informe respecteusement ses amis et le public, qu'il peut maintenant leur offrir un assortiment élégant et considérable de MARCHANDISES DE PRINTEMS ET D'ÊTE, acheté par lui- même, au complant, l'hiver dernier, en Angleterre.Un partie de ces marchandises viennent d'être débarquées du Toronto et le reste est attendu journellement par le Pomona.11.L.prend ln liber é d'attirer son attention sur un assortiment choisi da CHAPEAUX DE PAILLE et autres,qui ont été confectionués à Londres d\u2019après ses ordres, 41-Montréal, 17 mai, 1837.L'ALLIANCE.SSURANCE BnHITANNIQUE ET ETRANGERE SUR LA VIE ET CONTRE .LE FEU, COMPAGNIE DE LONDRES, CAPITAL CINQ MILLIONS STERLING.ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS DE FEU.ASBURANCY SUR LA VIE.Par la dite Compagnie, au bureau du soussigné, Agent à Montréal.C.TAIT 6-Montréal, 10 avril, 1837 in h-1 A VENDRE.LA de premier choix, MESS PORK de qualité très supéricure, PRIME MESS, PRIME ct CARGO dito, Lard en barils, Farine fine du Haut-Canada, marque approurée, Beurre en caque pour l\u2019usage des familles, Quelques barils de saumon des côtes du Nord.S'adresser à GÂTES & Cir.Rue Saint Paul Le plus haut prix sera payé pour POTASSE et PERLASSE, J7-Montréal, 15 mai, 1837.m-16 NOUVELLES MARCHANDISES DE GOUT.JS CONNELL, JEUNE, à OUVERT, dans le bâtimont neuf, la porte à côté de MR.KENNETH WALKER, RUE ST.PAUL,un Magasin trés-élends de MARCHANDISES DE GOUT, CHAPEAUX DE PAILLE, ete., qui viennent d'être importées par les vaisseaux Européans le Greut- Britain, le Teronto ct le Magnet.ls seront près pour la Vente JEUDI prochain.55\u2014Montréal, le 22 mai, 1837, »\u2014I9.BANQUE DE LA CITE.VIS est donné par ces présentes, qu\u2019en conformité des résolutions, passées dans l\u2019assemblée générale des actionnaires, tenuc à la Banque de la Cité, le ler décembre dernier, un REGISTRE sera OUVERT, à ectt BANQUE, le ler DU MOIS PROCHAIN, à l\u2019effet de recevoir les SOUSCRIPTIONS pour continuer les opérations de cette iustitution, après le le uin prochain ; le dit régistre de souscriptions, en conséquence de la 5e résolution, sera vuvert aux pdrt-urs d\u2019actions actuels seulement, du 5 au 10 avril io clusivement, et subséquemmr nt sous la direction du comité des directeurs.Par ordre, C.H.CASTLE, Coissier.21-Montréal, 23 mars, 1837.mj-4 BANQUE DE LA CITE.UX DIVIDENDE ET UN BONI DE SIX POUR CENT, sur le montant du Capital des Actions de cette Institution, a été déclaré aujourd'hui, payable à son bureau, en cette ville, le et après le JEUDI, ler JUIN prochain, et les bénéfices en réserve, duns le cas où la charte ne serait point continués, seront divisés parmi les actionnaires, aussitôt après qu\u2019il le sera pensé conte nable.Par ordre, 20-Montréal, 27 mars, 1837.C.H.CASTLE, Culssier.m rer CONDITIONS DU POPULAIRE.Ce journal se publie trois fois la semaine: les LUNDI, les MERCREDL et les VENDREDI, à CINQ heures de l\u2019après-midi.Le prix de labonnement cst de VINGI CHELINS par année, payables par semestres; non compris les frais de poste.Les souscriptions ne sont pos reçues pour moins de six mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent en don ner avis, par Écrit, ur inois avant l\u2019expiration du semestre.PRIX DES ANNONCES: Six lignes et au-dessous, ler insertion, .+s eo 2s.6d.Chaque insertion subséquente, .s .7 Dix lignes ct nu-lessous, ler insertion, + < .34 4d.Chaque insertion subséquente, .+ < ., 104 Au-dessus de dix lignes: ler insertion, parligne,.id Chaque insertion subséquente, par ligne, Les annonces se publient tant qu'on ne donne pas ordre de discontinuer, che que fois que le nombre d\u2019 inscrtions qu\u2019un requiert n\u2019est point exprimé »# l\u2019ordre.Le BUREAU DU POPULAIRE e-t établie rue ST.NICOLAS, la seconde rue derrière la Banque du Peuple, maison de Mr, GRAVELLE, ancien établissement du Canadian Courant.On y trouve I'éditeur depuis dix heures du matia jusqu\u2019à quatre heures après-midi.Les correspondances doivent être adressées, et toutes réclamations faites, franc de port, à H.LEBLANC de MARCONNAY, éditeur du Populaire, Les abonnemens sont reçus, les ordres et les lettres, peuvent être laissées à la Librairie Canadienne de C.P.LEPROMOK, rue Notre Dame, à côté de là Congrégationl'imprimerie du POPULAIRE se charze de la confection de toute epics d'ouvrage aux prix ordinaires des autres établissemens de cette ville.Agent à Québec.P.A.DOUCRT, étudiant en droit.Agent aux Trois-Rivières, F.B UDREAO, étudiant en médecine.Agent à Laprairie.CAMILLE LACOMBE, marchand.Agent & Kamouraska et pour le comité, F.Mag DEROME, étudiant eo dred Agent à Belæil, G.CoURSOLLES, écuyer, N.P.Agent à Boucherville, AvgusTin DELISLE, écuyer, N.P.Agent à Sorel, M.DurLEss13, écuyer, N "]
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