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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
vendredi 30 juin 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-06-30, Collections de BAnQ.

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[" ere Année.LEON GOSSELIN, Propriétaire.ae re mam - POESIE.LA VIERGE MOURANTE.Jai revu le soleil, et vous versez des pleurs ! La mort semble me fuir ; couvrez mon lit de fleurs ; Chantez autour de moi, chantez, 6 mes compagnes, Des hymnes inspirés, d\u2019allégresse et d'amour.Demain je vous suivrai, pour surprendre le jour, Au sommet brumeux des montagnes.Entrelacez vos pas dans vos groupes joyeux.Ces bois, ces champs, ces flots sont si chers à vos veux ! L\u2019astre d'or vous sourit : pour moi déjà tout change.Sur mon front douloureux un voile épuis descend ; Et vers ces noirs cyprès s\u2019égare en gémissant Uni mortel sous les traits d\u2019un ange.C\u2019est lui, c'est un ami qui me tendait la main Quand l'hymen, qui me fuit, assis sur mon chemin, Berçait mes jeunes ans de ses plus doux mensonges, Respectez mon sommeil ! plus de jeux désormais * Je dormirai longtemps, et celui que j'aimais Ne viendra plus charmer mes songes.TERASSON, LITTERATURE.ASCENSION AU SUGAR-LOAY.Depuis trois semaines, j'habitais l\u2019Islande ; j'avais exploré tous les environs de la contrée déserte où javais fixé ma résidence.À plusicurs milles à la ronde, il n\u2019y avait pas un rocher, pas un ravin, pas un buisson qui ne me fût devenu familier.Cependant à quelque distance de la côte, une roche isolée que lon appelait le Sugur-Loaf (le pain de sucre), s\u2019élevait majestueusement au milieu des flots.La funtaisie me prit d\u2019y faire une excursion.Ton conséquence, je fis préparer un canot monté pnr deux rumeurs, et prenant Wolfe pour m\u2019accompagner, nous pur- times gaiment pour notre expédition.Au bout de quelques minutes, nous nous trouvâmes au pied du Sugar-Loaf.C\u2019était un roc gigantesque dont la partie inférieure s'élevait perpandiculairement hors do Peau, tundis que son front noir et sourcilleux menaçait nos têtes.Nous cherchâmes par quel moyen nous pourrions parvenir jusqu\u2019au sommet.Une masse de pierre lisse ct semblable à un :nur entourait sa base et défendait l'approche du rocher.Au-dessus une plate-forme inclinée, de dix à douze pieds de largeur, couverte d'herbes marines ct lavée par les vagues, servait de fondemens à cette massive construction.Nous fimes approcher le canot autant que possible, et, montant sur ses bords, nous nous élançâmes assez facilement sur la plate-forme : je donnai ordre à mes deux hommes de nous attendre, et nous procédämes à l\u2019inspection du lieu.La façade unie du mur de rocher qui s'élevait perpendiculairement eur la plate-forme où nous avions pris pied, ne présentait pas la moindre crevasse qui pQt nous aider à grimper.Garnie de coquillages incrustés dans la pierre, tupissée des filamens noir- Âtres des plantes marines, mouillée pur l\u2019écume des vagues qui rejaillissaient le long de ses bords, clle se présentait devant nous comme un obstacle insurmontable.Nous primes le parti de longer les bords du rocher, nous avançant sur le terrain glissant de la plate-forme à la recherche de quelque endroit moins innc- cessible, ct bientôt nous découvrimes une espèce de fissure en Zig-zag, à poine assez large pour qu'on pity mettre le pied, mais présentant de distance en distance, comme si le roc eût été déchiré par une convulsion de la nature, des fentes où la main pouvait aisément trouver prise.Nous confier à la vigueur de nos bras.nous hisser par cette route escarpée, en nous accrochant aux légères uepérités de lu pierre, voilà ce qui nous restait à faire: aussi, nprès nous être consultés un instant, commen- çâmes-nous à monter, moi prenant le devant, ct Wolfe me suivant de près.C'était une entreprise périlleuse, ou plutôt un acte de folle témérité.I nous fallait grimper le long du rocher, en fui- sant supporter presque tout notre poids à nos mains toutes déchirées par le tranchant des pointes auxquelles nous nous accrochions.Il n\u2019y avait pas moyen de prendre un seul instant do repos.Les parties sailluntes que nous saisissions et auxquelles nous \u20actions pour ainsi dire suspendus, offraient si peu de résistance, que si nous eussions pesé quelque temps sur un appui aussi poules la pierre détachée par notre poids eût roulé avec nous dans abime, II fallait continuer nos efforts, essoufllés, les mains en sang, les bras rompus de fatigue.Aussi fat-ceavee un vif sentiment de plaisir quapeds avoir gravi une hauteur de 50 pieds environ, yapergus une pelite place unie, de deux à trois pieds de largeur, formant une cavité qui semblait avoir été taillée dans leroc.Avec un nouvel effort, je parvins à m\u2019y loger.Mais à peine commençai\u2014je à respirer, que je vis Wolfe, à quelques pieds au-dessous de moi, s'attachant les deux mains à une pierre qui cédait déjà ct paraissait près de so déraciner.11lui cat suff de pouvoir allonger le bras pour atteindre l\u2019heureuse plate-forme qui me servait d\u2019asile.\u2018 Pour Pumour de Dicu, me cria-t-il en fornant vers moi un visage consterné, avancez ou je vais être précipité jusqu\u2019au bas !\u2014Je ne puis bouger de ma place, m\u2019écri- ai-je ; vite! prenez-moi le pied et tâchez de monter: il y aici place pour deux.\u201c Au même instant, la pierre à laquelle mon pauvre compagnon se tenait accroché se détache, roule avec un bruit sourd le long des rochers et va tomber dans la ner.Lui, avec un effort désespéré, s\u2019était élancé ct m'avait saisi par le pied.Ce fut un moment critique pour tous deux.Ebran'é par fon poids, je chancelnis ct j'aurais été entrainé infailliblement, =~ a / \\./ \u201c MONTRÉAL, VENDREDI, 30 JUIN, 1837.sans une pointe de roche a laquelle jo me retennis de toutes mes forces.Mon pauvre Wolte vit le danger auquel il m\u2019exposnit, Dites un mot, me cria-t-il, et je vous lâche ! monterai-je, oui ou non 1-\u2014Montez vite,\u201d\u2014-fut toute ma réponse, et, avec un cflort vigoureux, Wolfe sc trouva à mes côtés.L'espèce de cavité dans laquelle nous nous trouvions miinten- ant avait, comme je lai dit, deux où trois pieds carrés ; elle était si étroite que nous étions obligés do nous tenir cembrassés pour éviter de tomber, si peu élcvéo qu'il fallait rester courbes 3 le rocher s\u2019avançait en saillie horizontalement et formait une voûte au-dossus de nous.De chaque côté, la petite plate-forme était ouverte, le rocher descenduit à pic et plongeait dans lu mer ; à peine osions-nous hasurder un regard sur notre canot rapelisse par l\u2019éloignement et baluncé sur les vagues qui commencaient à grossir ; en baissant lu vue sur l\u2019abîme, notre vue se troublait, et nous éprouvions des éblouissemens et des vertiges.Notre position était effruyante.Le vent tournoyait et sifllait dans les fentes du rocher; la mer mugissait avec [ureur au-dessous de nous comme pour nous engloutir ; des flots d'écume enlevés par la force du vent arrivaient jusque sur nous.Descendre par le chemin que nous avions pris, c\u2019eût été une tentative insensée ; grimper plus haut n\u2019était pas plus facile: la route nous paraissait entièrement -coupée pur le rocher contre lequel nous étions adossés et qui s\u2019élevait en voûte au dessus de nos tètes.\u201c A quoi vous décidez-vous ?me dit enfin Wolfe.Nous ne pouvons demeurer ici plus long-temps en équilibre ; je crois presque sentir le rocher trembler sous nos pieds.\u2014\u2014je wen sais rien repliquai-je ; il me parait aussi impossible de monter que de descendre.Qu\u2019en dites vous 1\u2014Je dis, qu\u2019une chose me parait claire : c\u2019est qu\u2019il est assez peu nécessaire que nous demeurions sur cette pointe de rocher, pour servir de pâture aux moucttes ct aux oiseaux de mer.Il faut donc nous décider à monter ; après, nous trouverons peut-être un chemin plus commode pour descendre.J'ai observé d\u2019en bas la place où nous sommes, et jo suis certain que cette voûte ronde qui recouvre nos têtes, s\u2019u- vance en saillie sur la masse du rocher, à peu près conne le dôme d\u2019une chaire est adhérent nu mur d\u2019une église : ch bien ! si nous gagno::s le sommet de cette saillie, il nous sera possible de continuer notre ascension.\u2014\u2014Oui, mais comment faire I\u2014Je ne puis vous dire comment il faut faire, muis vous allez voir comment il faut essayer.\u201d ; .Avant que j\u2019eusse pu faire un mouvement pour le retenir, il avait étendu les bras et saisissant le bord de la voûte qui se projetait au-dessus de nous il se trouva suspendu dans les airs par les deux mains.Puis, sans lâcher prise, mais se haussant peu- ä-peu par ln force des muscles, sa tête et ses épaules furent bientôt hors de ma vue, tandis que ses jambes ct la partie inféri- cure de son corps se balancaient sur le bord du rocher.Quel moment! réussirait-il ou serait-il précipité de toute la hauteur : c\u2019est sur quoi je ne pouvais hasarder aucune conjecture, car pus un mot d'espérance ou do crainte ne s\u2019échappuit de ses lèvres.Peu-i-peu cependant les jambes aussi finirent par disparaître et bientôt une voix éclatante fit retentir au-dessus de mu tête un hurrah prolongé.Wolfe était parvenu À gagner la partie supérieure de la voûte : imais comment le suivre?Bicntôt je vis s\u2019abaisser un bras nu dont les muscles vigoureux me semblaient de force à soulever le roc lui-même ot j\u2019entendis ln voix de Wolfe.+ T'out va bien, tâchez seulement de saisir cette main et fiez-vous à moi.-\u2014\u2014ktesvous solide 1\u2014Comme un rocher.\u2014Alors tenez bien; me voici :\u201d et m\u2019élevant aussi haut que possible, je lui snisis le poignet de mes deux mins.Un instant, je me sentis soulevé et balancé de côté ct d\u2019nutre dans les airs: puis je me trouvai cù sûreté à côté de mon fidèle compagnon.La place que nous occupions maintenant était beaucoup plus large que celle que nous venions de quitter ; mais il fallnit gravir le rocher qui se dressait devant nous.\u2014Suivez-moi, me dit Wolfe; il ne faut plus nous arrêter avant d\u2019avoir atteint le sommet.Et il commença à grimper.Je lc suivis à peu de distance.Le roc était plus brisé et plus inégal que dans les parties inférieures ; il nous offrait par conséquent plus de facilité pour monter.Nous réussîmes sans difficulté à avancer au moyen des crevasses ct des anfractuosités qui se trouvaient sur notre pussage, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin nous atteignimes, à notre grande joic, le point culminant du rocher, formant un plateau rond de 50 à GO pieds de dinmètre.Là nous pâmes respirer, prendro un peu de repos, et une petite bouteille de rhum, dont j'avais cu soin de me munir, acheva de réparer nos forces.Nous avions atteint le sommet, mais la moitié seulement de notre voynge était accomplie : il s\u2019agissait maintenant de redescendre.\u2014* Ne férions-nous pas mieux d\u2019essayer de l\u2019autre côté du rocher, dis-je à mon compagnon ?-\u2014Gardons-nous-en bien : c'est le côté du vent, ct à cette exposition lu roc s\u2019amollit tellement que les oiseaux qui volent au-dessus de nos têtes ne se hasarderaient pas à se percher de ce côté de Sugar-Loaf.Mais tenez : voici un endroit par lequel, je pense, nous pourrions nous aventurer : il y a des inégalités qui nous permettront de nous aider à la fois des pieds et des mains.Voulez-vous essayer 1\u2014 Certainement, si vous voulez.\u2014En ce cas, quittons nos vêtemens ; je suis trop vieux marin ponr m\u2019aventurer dans une descente périlleuse avec uno charge inutile sur le corps : je ne connais rien de tel que d\u2019avoir les pieds nus pour se tirer d'affaire dans un sentier glissant\u201d Aussitôt, et faisant signe au canot do venir à portée, nous lan- Âmes nos vêtemens de manière qu\u2019on put les recevoir en bas.Sn quelques instans nous fâmes prêts.\u2014Moi, sans doute, me ré- pondit-il.\u2014Nullement, dans notre position, les rangs s\u2019effitcent ; d\u2019ailleurs, tirons au sort.\u2014Volontiers.\u201d Je ramassai aussitdt une Numéro 36.IL LEBLANC pe MARCONNAY.Editeur en Chef.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.petite pierre mince et plate ; je lu mouillai d'un côté avec ln langue, comme J'avais souvent fait à l\u2019école, et je la jetai en Pair en la faisant _tourner rapidement, + Mouillé ou non ?-Non, dit Wolfe, cu il avait gugné ; le sort m'avait désigné pour descendre lo premier.De la prudence, me cria Wolfe, comme je commençais à descendre sur le bord du précipice ; surtout, no là chez pas la main, tant que le piod n\u2019est pas sûr.\u2014-Soyez tranquille ! suivez-moi, maintenant.Mais a peine mes mains avaient-elles lâché le bord du rocher, afin que Wolfe pit me suivre, je sentis tout-à-coup la pierre sur laquelle jo m\u2019appuynis craquer sous mes pieds ; je voulus m'accrocher à quelque points pour nie retenir, mais en vain; le poids de mon corps était trop lourd pour la pierre qui le supportuit ; elle finit par so détacher, et tomba cn rebondissant jusqu\u2019au bas.Jamais Je n\u2019oublicrni la sensation que j\u2019éprouvai en cet instant.J\u2019essaynis de mo retenir à toutes les aspérités que jo pouvais atteindre ; j\u2019enfonçais convulsivement mes ongles dans le roc ; mais tous mes efforts pouvaient seulement retarder et non empâcher ma chûâte ; j\u2019allais nrabandonner à mon destin, quand tout-à-coup je me sentis Yigoureusement saisi par les cheveux, et levant les yeux, je vis Wolfe penché sur le bord du rocher nu-dessus do moi.Avec son secours, je parvins heureusement à regagner encore une fois le faite.\u201c* Dieu merci, s\u2019écria mon brave compagnon, quand je mo retrouvai à ses côtés, si vous étiez tombé, je ne mo le serais pardonné de la vie.Non, jamais il ne sera dit que Richard Wolfe à laissé passer personne devant lui, quand il s\u2019agit d'affronter quelque danger.\u2019l'enez, suivez-moi : fiez-vous À mon adresso pour placer vos pieds, et avec l\u2019aide de Dicu, j'espère que nous arriverons à bon port,\u201d : La face tournée vers lo roc, prenant les plus grandes précautions, nous commençâmes à descendre ; mon brave compagnon me guida constamment dans la route .\u2018 Mottez vos pieds ici, me disait-il ; appuyez-vous là.\u201d Enfin, après benucoup de peine et de fatigue, mais sans autre accident, nous nous trouviunes au bas du rocher, (Scenes of life.) E.-B.CORRESPONDANCES.Pour le Populaire.Mr.L\u2019'Emiteun, Je nc puis m'empêcher de vous faire part d'une scene qui vient do se passer ici ct qui a lnissé une profonde impression dans mon cœur.Depuis quelque tems notre paroisse était prévenue qu\u2019elle devait être honorée de la présence de Mgr.notro évêque.En conséquence, hier qui était le jour indiqué, dès le lo grand matin, un grand nombre de personnes de toutes les parties de la paroisse étaient venues pour assister aux Saints exercises de la visite, et jouir de la présence do notre respectable évêque ; mais quelle ne fut pas la douleur de tout fe bon peuple, quand on lui apprit que sa Grandeur avait été subitement atteinte d\u2019une grave indisposition pendant ln nuit, et quo l\u2019état de faiblesse ou clle se trouvait, ne lui permettait pus de paraitre à l\u2019église, et quelle se proposait de reprendre le chemin do Montréal, pour s\u2019y faire soigner ?I'abattoment et la tristesso se peignaient sur tous les visages, ct quoique les sentimons prô- vinsent en partie du désappointement que ces bonnes gens éprouvaient,l\u2019inquiétude qu\u2019ils témoignaient et leur einprossement à demander des nouvelles de ln santé de su Grandeur prouvaient aussi que l\u2019intérêt qu\u2019ils prennent à sa conservation y cntrait pour beaucoup.l\u2019ersonne ne voulut regagner ses foyers avant le départ de l\u2019évêque qui eut lieu à une heure.Cet instant fut attendrissant pour toute âme sensible et religieuse.À l'instant ou Mgr.parut, touto l'assemblée fléchit le genoux, et chacun par des regards avides cherchait à diminuer ses craintes et à rani- ner ses espérances en coimntemplant les traits chéris de leur père spirituel.On le suivit au bord de la rivière, et longtemps après son départ les habitans de Repentigny s\u2019entretenaient encore do leurs regrets ct de leur attachement pour le vénérable évêque, dont les vertus jettent tant d'éclat sur le nouveau siège do Montréal.Quelle est bello cette religion qui fuit naître les sentimens d\u2019attachement dans le cœur des hommes en reconnaissance de l'affection et des soins paternels qui les guident ct les soutiennent dans la route du salut! malheur aux hommes qui oscraient concevoir In coupable pensée de porter atteinte à un pacte si admirable, et h un si bel ordre de choses.Je suis avec une haute considération, Mr.l\u2019Editeur, Un p£ vos LEoTEURS, Repentigny, 17 juin 1837.Pour le Populaire.Mn, t'EpiTEun, L\u2019assemblée d'hier était à moitié finie lorsque Mr.J.Baird, du Morning Courier, s\u2019y est transporté.Il était seul, ct ne riait point, comme d\u2019autres, de la méprisable apparence de J\u2019as- semiblée, ot il était assez éloigné de la plate-forme, où étaient les acteurs, pour ne pouvoir entendre un mot de ce qui sy disait.Bientôt après, Mr.Duvernay, imprimeur do la Minerve, a lnissé les orateurs pour venir se placer, entouré d\u2019un grand nombre de boulés, pris de Mr.Baird.Co dernier, voyant que Mr.Duvernay avait l\u2019air de vouloir exciter ces boulés à nttaquer quelqu\u2019un, Mr.Baird en a fait lu remarquo à un monsieur qui se trouvait près de lui, pensant peu qu\u2019il était lui-même la personne désignée.Mr.Baird, par sa conduite, devait croire qu\u2019il pourrait / PS ITT URES LRAT TL TET parcourir toute la ville sans crainte d'être molesté ; et, sans Mr.Duvernay, 1} n'aurait pas Été attaqué lâchement, Mr.Baird descendait tranquillement la grande rue du faubourg St.Laurent, lorsque près du coin de la rue Dorchester, il u été saist au collet par un polisson, et frappé par un autre qui Pa terrassé.Il n été sans connaissance par la violence des coups, et lorsqu'il est revenu à Jui, il s\u2019est vu frapper à terre, à coups de pieds, par une dixuine do tmisérubles qui ne Pont luissé qu'aux ordres d\u2019un des ugitateurs.Mr.Baird croit que si ce n\u2019eut été par l\u2019intervention d\u2019un jeune monsieur Canadien, ils l'auraient assommé.M a depuis appris que le nom de lu personne est celui de Mr.Berthelot, l'associé de Mr.Lufontaine.Us CiToyesn.= = eo?30 juin, 1837.MONTREAL, 30 JUIN, 1537.UY RTI IIT IR TIE TIT Tran TT ITE TT TET TIT TIT GRANDE ASSEMBLEE DE LUNDI PROCHAIN.Aux Citoyens de Montréal.C'est LLUNo1 rROCHAIN que l'on pourra décider qu'elle est la véritable opinion pablique de Montréal, et quels sont les senti- mens de In saujorité des électeurs.Nous invitons spécinloment rous LES CITOYENS bE MONT- RraL à se rendro à cette assemblée ; lo eu vaste qui est choisi pour servir de théfitre à cetto solennité, (2 Champ pe Mans,) doit convaincre tous nos habitans qu\u2019on entend que cette réunion soit réellement publique ct OUVERTE à TOUT LE PEUPLE, Toutes les personnes seront protégées, toutes les opinions seront adnuses, car il s\u2019agit seulement d'arriver h lu manifestation de lu vérité, ot nous pensons bien que chacun mettra du calme ot do la prudence dung sa conduite, Nous portons de nouveau le deli iv Mr.Pariseav, de se présenter à celte assemblée, d'y venir rendre compte des motifs de su conduite, du mandat qu'il an rempli duns la chambre, comme représentant de notre ville, \u20act comme Pun des premiers citoyens du pays.On no peut dire que c\u2019est un parti qui assistera seul uu Ghamp de Murs, eur tous les citoyens sont convoqués; on ne pout dire que Mr.l\u2019AFINEAU sera exposé à des insultes ; il n\u2019en éprouvorn d'autres que lu blâme public, qu\u2019il a si bien mérité ; mais nous offririons de donner toute garantie qu\u2019il no lui arrivora rien do ples facheux.D'ailleurs, Mr.Pupincau n\u2019aurait- il le courager de parler que lorsqu'il a des gardes autour de Jui?Serait-il déjit arrivé à la hauteur de tous les autres despotes, qui n'Osent sortir qu'entourés de leurs esclaves ot à l\u2019abri d\u2019un triple rempart d'hommes destines à se sucrifier pour lui?Dans ce cas, nous le répétons, Mr.Lapineau ne serait plus qu\u2019un lâche, qui cherche à faire battre les autres pour en tirer profit; le mépris Ju plus profond, l'éloignement le plus complet, seraient tout co qu\u2019il mériterait de ses concitoyens.Mancianns et Anrisans de la ville de Montréal, il faut vous rondio à l'assemblée du Cuamr ve Mans.Depuis trop longtemps on vous dit que la stagnation du commerce est la suite de l'injustice de l'Angleterre ; là, vous apprendrez la véritable source «du tous vos maux ; là, vous pourrez prendre des résolutions qui ramceneront ln paix, lo commerce, et l'union dans la province.Lanoneux Ouvriers do Montréal, les travaux suspendus partout vous laissent sans ouvrages, ol vous qui,comme l\u2019active fourmi amassez l'été pour l'hiver, il no vous sern possible de rien mettre du côté cutte année pour soulager lu faim de vos familles durant Ja rigoureuse saison.Venez au Cuamr pe Mans, vous connaîtrez quols sont vos véritables amis, comme nussi quels sont £eux qui causent tous vos TAUX, ch vous Chtruinunt dans des discussions, duns lesquelles vous n'avez nueun intérêt ; snuis qui peuvent seulement tourner à Pavantage de ceux qui vous trompent.HaniTANg DE TOUTES LES CLASSES, il est temps do sortir de l\u2019engourdissement dans lequel vous êtes plongés, et d'empêcher quo ln minorité usurpe la place de ln majorité.Les honnêtes gens sont en grand nombre, eUles hommes paraissent petits seulement quand ils ne so lèvent point.Allez au Cuamr ve Mans, et montrez les sommités sociales faisunt pacte avec toutes les autres classes pour fonder la prospérite du puys, À laquelle tous ses enfans doivont travailler netivement, et dans laquelle tous sont intéressés.Mais pardessus tout, du calme, de la magnanimité, et que tout le mondo so comporte do manière à s'honorer lui-même en honorant su nation.Point de querelles, point d\u2019excds ; vous serez là tous pour oxercer le plus sacré de vos droits, In plus précieuse do vos attributions ; vous screz Lx pour représenter la patrie, et vous vous montrerez de dignes enfants de cette mère chérie.\u2014\u2014\u2014 ASSEMBLUE P'IIER.Nous avons vu, avec In plus vive satisfaction, que nos prudentes recommandations out été suivies par la grande masse de notre population, et que les agitateurs, litrés à leurs propres furces, sont venus s\u2019échouer complettement dans fe simulacre d'assemblée qu'ils ont tentée à Montréal.C\u2019est une défaite de plus à cnrégistrer dans les annales de leurs folies et l'opinion publique ne sera plus un leurre, lomqu'il sera permis de comparer la réunion escamutée du faubourg St.Laurent, avee Vimposante solennitd populiire qui aura lieu bundi prochain.Les affidés de Mr.PAPINEAU pouvent avoir ealeuld toutes tes chances qui devaient leur être favorable ; ce n\u2019était point une réussite satisfaisante qu\u2019ils avaient demandée, car ils ne pouvaient s'attendre à faire naître I'impossible ; mois il leur suffisait de pouvoir s'ouvrir la porte à publier qu'ils avaient
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