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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
mercredi 13 septembre 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-09-13, Collections de BAnQ.

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[" Iére Année.LEON GOSSELIN, Propriétaire.\u2014 \u2014 MONTRÉAL, MERCREDI, 18 SEPTEMBRE, EPHEMERIDES DE SEPTEMBRE.12 septembre 1612\u2014Exécution à Lyon de Cing-Mars ct J\u2019 Auguste de Thou, accusés de crimes d'état sous Louis XIII, pur le cardinal Richelieu,leur ennemi particulier.13 septembre 81~Mort de l\u2019empereur Titus, célèbre par cette phrâse : Je nei fail gucun bien, j'ai perdu ma journée! Il serait a souhaiter que ces mots éloquens fussent écrits en lettres d\u2019or dans la salle à manger de tous nos riches.POËSIE CANADIENNE.IN QUITTANT MA MERE.Tel un homme, accablé par un travail trop fort, De ses nerfs engourdis ne sent plus le ressort ; l\u2019ar de pareils tourmens, quand l\u2019Âme est oppressée, Le poids de la douleur lui ravit la pensée.On ressent le besoin de répandre des pleurs Mais on ne pleure point pour de pareils malheurs : Quand le eœur se ressère et n\u2019a plus d'espérance À force de souffrir, on n\u2019a plus de souffrance.N.D.J.J.\u201c LITTÉRATURE CANADIENNE.PAULUS ET VIRGINIA.PARS NARRATIONIS FICTÆ BERNARDIN DE ST.PIERRE.Circa nonam horam mang, terribiles strepitus, à mari, perindè ac si totrentes aquee, cum tpnitribus misti, A vertice montium præcipitati eszent ad imum, auditi sunt.Exclamaverunt omnes: wentuy ccce bacchans! et repente, venti horrendus turbo brumam quæ Ambram involvebat insulam ejecit et ejus canalem.Sunc- tus-Geranus, tabulato hominibus onusto, antennis et malis car- chesû in foris positis, in pror quatuor funibus, in aperto tèm np- paruit.Inter.Ambram insulam et terram ad anchoras stabat.Vento mare commotum, singulis momentis accrescebat, et totus canalis inter hanc et Ambram insulam positus, spumæ tanturo- modè textiles erat albæ.Hæ in ultimam partem sinuum spu- mæ angustiorum coibant, altiores pedibus sex; ventusque qui superficiem verrebat, eus trans semileucam in terras, et ripæ de- _jectum transferrebat.Si floccos earum albentes innumerosque vidisses, qui usque ad montium radices pellebantur, nivem esse credidisses quæ mari exibat.Longæ tempestatis horizon om- nia signa indicabat ; in illo mare cœlumque permista -videbantur.Ex illo continuè solvebantur nubes horrendæ formâ.Cali nulla pars cœrulea sub aspectum cadebat ; res objectæ cœlorum, maris terræque oleagind luce pallidique solum illuminabantur.Id quod libramenta navis coégerunt nos timere accidit.In foris _ -positi rupti sunt funes; et ut non retinebatur nisi solo rudente, rupes offendit.Oumnes e¢julatus sustulerunt.Se jacturus erat in mare Paulus, com brachium ejus corripui.\u2014Fili, inquam, vis- ne perire !\u2014Eam auxiliatum, exclamavit, vel moriar !\u2014Ut cum desperatio A sensu mentis abstrahebat, ad ejuÿ occurrendum exi- tio, ego Domingusque Cingulo restem longard astrinximus,cujus extrimatum unam cepimus.Nunc nando, nunc in saxis latentiis ambulando, ad Sanctum-Geranum processit Pavlus.Interddm appulsum navis sperabat; mare cnim, motibus inæqualibus, prope in aridum navem subducebat,ità ut potuisses illam circum.ambulare ; non itd multd post, iter relegens magis adhe furio- sum, cum cameratis operiebat aquis omnind, que frontem suble- vubant carinæ, et Jongissimë in ripam infelicem Paulum pelle- hant, cruribus cruentis, pectore contuso, et semi-mersum.Statim ut animum receperat ille juvenis, surgebat, et ardentior, navem quam tamen findebat mare concussionibus violentis, repetebat.Salutem, desperantes tüm, classiarii cuncti, in antennis, tabulis mensisque, cadis, gallinaceis caveis, turmatim in mare præcipi- taubantur.Rem in æternum miserandam tune vidimus ; Sancti- (erani apparuit in puppis porticu virgo, brachia tendens illi qui hanc attingere tam conabatur : erat hœc Virginia.Pauli stre- nuitas illum ei denunciaverat.Periculum quod huic virgini im- pendebat horrenduimn, in nos cum desperatione dolorem mittit.Virginia verd, perindè ac si nobis volediceret æternûm, manu signum dabat, dignitate magnd firmâque præditâ.Omnes in mare præcipitaverant se nautæ ; solus qui omnind pudus, in tabulnto stabat, sicut Herculis nervosusque.Verecundè Virginit appropinquavit.Statim crebri spectatorum au- Jiti suut clamores : Bam ! eam! Salva ! nen decere! ! ! Sed tunc aque moos, intec Ambram collemque, hiatu terre devoratus est, magnitudine horrendus,et ad navem cui impendebat appropinqua- vit, lateribus atris, spumantibus que apicibus., Ad hunc horribi- lem auspectum, in mare nauta insiluit solus sed ineleuctabile fatum videns Virginia, unà in vestibus, alterâque manu corde positA,serenos altè sustulit oculbs, et sicut angelus qui ad cælum uvolat apparuit |.J.G.BARTHE.\u2014 Cette élégante traduction d\u2019une belle page du roman de BERNARDIN DE ST, PIERRE fut faite au collège, par un écolier qui a tenu les capérances qu\u2019il pro- mnettait alors ; nous nous (esons un devoir de la reproduire pour prouver que les talens ne sont pas exilés des bords du St.Laurent et que les études puisées dans nos religieuses institutions sont propres à former des hommies capables de lutter avec l\u2019Europe.Nous sommes heureux toutes les fois qu\u2019il nous est pos- «ible de démontrer les travaux fructueux de notre jeunesse et nous le serions bien d'avantage si elle ne sacrifiait les honneurs qu\u2019elle peut acquérir dans une semblable lutte aux futiles agitations d\u2019une politique qui ne convient qu\u2019aux } ars.hommes miirs.(Note de PEdileur.) -énorme pistolet.Numéro 68.H.LEBLANC pe MARCONNAY.Editeur en Chef.'S JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.\u2014\u2014 \u2014 LITTÉRATURE.LE CHATEAU DE FOURQUEVAUX.TRADITION DE FAMILLE.(Suite et fin.) Ilya aujourd\u2019hui, dit le marquis de Beccaria, cent dix ans moins trois jours.Fourquevaux était en fête.\u2018Ma grund\u2019mère célébrait le mariage d\u2019une de ses nièces.Le château étaitillumoiné depuis les giroueites jusqu'au pont- levis.De loin, au milieu de la nuit, on eut dit la fantastique cathédrale de la ballade de Lénore, toute noire et toute brodée de feux ! Aux fenêtres des salons on voyait, sans fin, passer et repasser des ombres ; et, à chaque instant, de somptueux carrosses, précédés de coureurs à cheval, roulaient sur le pont-levis avec un bruit de tonnerre.Dans les salles, duns les galeries, c'était une foule étinculante et joyeuse : marquises, duchesses, présidens, petits abbés, officiers de dragons.Partout des buffets, des orchestres ; des menuets, des quadrilles, des tables d\u2019hombre, de bassette et de Pharaon.Hélas! Fourquevaux n\u2019a jamais 616 aussi brillant depuis ce jour.À la porte d\u2019entrée de la salle de bal, à cette mème porte que vous voyez, se tenait uno femme, dont les années n\u2019avaient point encore altéré le charmant visage, Ia taille souple et majestueuse ; c\u2019était ma grand-mère.) Elle recevait les arrivans avec une politesse calme et digne.Une robe du plus riche velours noir fuisait ressortir I\u2019étrange pa- leur qui couvrait son visage ; mais ce qu'on ne pouvait voir sans étonnement, c\u2019était un pistolet turc richement damasquiné qui était suspendu à sa ceinture.Lorsqu\u2019elle vint se promener parmi ln foule, ce no furent que chuchottemens et rogards furtifs tout autour d\u2019eile.La discrétion fit durer long-temps l\u2019incertitude ; mais enfin, un jeune parent de ma grand-mêre, Paul de Montcabrié, capitaine aux dragons de Meilhan, s\u2019enhardit et se hasurda à lui demander pourquoi et comment, en vrai cavalier de Ja maréchaussée, elle portait ainsi cot x \u201c.>.La marquise sourit mystéricusement, puis élle se tourna vers un gros abbé qui était là, et lui fit une question en hésitant et à voix basse.Celui-ci lui répondit par un signe affirmatif.\u2014Ma vie est si retirée, dit-elle alors, que votre étonnement me semble fort naturel à la vue de mon terrible compagnon, et cependant voici tantôt seize ans qu\u2019il ne me quitte pas.Vous voulez tous savoir le motif qui me fait marcher ainsi armée.Je vais vous satisfaire.Mais je ne vous révelerni ce grand secret quid une condition expresse, c\u2019est que vous m'épargnorez toute raillerie : il n\u2019y à rien d\u2019imaginaire dans ce que je vais vous raconter.Toùt le monde s\u2019inclina : la marquise s\u2019assit duns un grand fau- touil, celui-là même où je suis, et commença en ces termes: \u2014Vous vous souvenez tous qu\u2019en l\u2019an de grâce 1704, le soix- ante-unième du règne de Louis XIV, à qui Dieu fasse paix, mourut trés-haut et trés-puissant seigneur Paul de Beccaria de Pavie, mon seigneur et époux, marquis de Fourquevaux, chevalier des ordres du roi, tué dans une charge à lu tête do ce régiment.Je restai veuve avec un fils en bas âge et une assez belle fortune,que me disputèrent quelques héritiers,parens éloignés de mon mari ; leurs prétentions étaient hautes et appuyées sur des raisons spécieuses (1).Antoine do Bédanson, mon parent, premier président au parlement de Toulouse, homme de sens ct de jugement (ici une grosse perruque fit un superbe süiu!\\.de qui je pris conseil, m\u2019engagen fortement à me rendre à Paris pour me jeter aux pieds du roi, et faire pencher la balance en ma faveur.Je me décidai à suivre cet avis.Arrivée à Poris, je logeai dans un hôtel du faubourg St-Germain, voisin de celui de Mme de Mailly, mon anse intime, choz qui j'alluis fort souvent.J'eus occasion d\u2019y voir quelquefois un officier suédois, le baron de Wetterstedt, colonel de Uhlans, au service de l\u2019empereur; c\u2019était un fort bon gentilhomme, et de la meilleure façon; mais il y avait dans son regard quelque chose de inystérieux et de fatal qui .glaçait d\u2019effroi.M.de Wetterstodt me demanda la permission de se présenter chez moi ; il vint me rendre visite ; il revint une seconde fois, puis si souvent que je m\u2019apperçus bientôt qu\u2019il m\u2019aimait.Il tn\u2019avoua l\u2019état de son ime.Jugez si jo pouvais répondre à son nmour, avec toutes les terreurs qu\u2019il m'\u2019inspirait.Je le repoussai comme je le devais, avec douceur et politesse; mais enfin il m\u2019obséda tellement que je me vis forcée de lui dire que ses nssiduités me déplaisaient, et que pour y mettre fin, j'allais m°cloigner de Paris.Alors il me déclara, en me regardant fixement, que son esprit me suivrait partout, ct qu\u2019il me revorrait au bout de seize ans.Nous étions alors nu 22 juillet 1705.À cette date, (out le monde se regarda en silence : la marquise ne parut pas s\u2019en apercevoir.Un matin, continua-t-elle, après mon arrivée ici, ma femme de chambre était à me cuiffer, lorsque dans le corridor qui précède mon cabinet de toilette, j\u2019entendis comme un bruit de bottes'et d'éperons; la porte s\u2019ouvrit; les pas semblèrent venir tout près de nous, mais nous ne vimes rien.Tout A coup ma femme de chambre poussa un grand cri et tomba évanouie sur le parquet, Moi, saisie de terreur, je restai clouée à ma place, ct je sentis, en frémissant, des mains qui arrangeaient mes cheveux, ct qui ne cessèrent que quand je fus entièrement coiffée.Alors, deux lèvres glacées se posèrent sur ma main gauche ; puis les pas s\u2019éloignèrent ; In porte se referma, et je n\u2019entendis plus rien.En revenant à elle, ma femme de chambre me raconta qu\u2019elle \u2014 me a mr 1837.avait senti deux mains qui la tirnient en arrière ; qu\u2019elle s\u2019était retournée, et qu\u2019elle n\u2019avait vu personne.Je consultai mon confesseur, M.l\u2019abbé Lenoir, qui voici.IH me dit que co ne pouvait être quo des maléfices de Satan et m'exhorta, si pareille chose m\u2019arrivait encore, à tirer un coup de pistolet dans la direction de lu personne invisible.Depuis co temps, quand je me promène le soir dans ma galerie, seule ou avec mon fils, j'entends quelquefois des pas d'homme tout près de moi, ct je sens des bnisers froids sur ma main gauche ; mais tout cesse sitôt que je saisis mon arme.\u2014 Et voila pourquoi je porte toujours avec moi un pistolet d'argon tout chargé.Co récit, quoique simple et sans emphase, était fuit avec un tel air de conviction, qua l'auditoire perdit toute sa gaiété.Bientôt, cependant, on recommença à danser, et l'impression de terreur s\u2019eflaça dans l\u2019ivresse du bal.On dansnit encore à minuit, lorsqu'un cri d\u2019épouvante se fit entendre ; la porte de là galerie s\u2019ouvrit à deux battans.La marquise entra lentement, à reculons, tenant son pistolet de lu main droite, pâle, les yeux fixes, comme devant uno épouvantable vision.Les quadrilles s\u2019arrêtèrent ; lo silence remplaça lo bruit de l'orchestre ; l\u2019effroi se pcignit sur tous les visages ; chacun attendait avec angoisse ct regarduit sans voir, car une influence surnaturelle de terrour s\u2019était répandue duns Pair.Alors, on entendit do loin comine les pas d\u2019un homme.chaussé de bottes à éperons ; les pas s\u2019approchèrent ; puis, on vit entrer un chapeau bordé d\u2019or, auquol était attachée une cocarde autrichienne.Co chapeau se soutenuit en l\u2019uir, à hauteur d'homme, comme s\u2019il eût été posé sur une tête invisible.L'assemblée était immobile de stupeur.Le chapeau et les pas vinrent tout près do la marquise, ot on entendit le bruit d\u2019un baiser.La marquise retira viclemment au main gauche, leva son pistolet, et tira.Alors on entendit trois grands cris ; le chapeau disparut, et l\u2019on ne vit plus qu\u2019une large maro de sang qui souillait le parquet.Vous pouvez en remarquer encore les traces, ici, au milicu.En effet, nous distinguâmes quelques taches rougeâtres.Le marquis continua : \u2018 \u2014Vers le mois de juin 1719, le'baron de Wetterstedt, ayant quitté le sérvice de l\u2019empereur, se retira en Suède, à Upasal, où il retrouva quelques-uns de ses amis ; là, il vécut trois ans fort retiré, sujet à do fréquens accès de léthargic ou de catalepsie.Un de ces accès se prolongeant plus que de coutume, trois officiers de ses amis vinrent veiller près de lui ; ile s\u2019étaient endor mis tranquilement sur leurs fauteuils, lorsqu\u2019au milieu de ln nuit.vers une heure du matin, une détonnation et trois grands cris les réveillèrent en sursaut.lls trouvèrent le corps du baron percé d\u2019une balle dans la poitrine ct baigné duns le sang.Du reste, nulle trace de fumée dans l\u2019appartement, dont les croisées, les volets et les portes étaient fermés.C\u2019étuit le 22 juillet 1721 ; le même jour et à In même heure, s\u2019était passé à Fourquevaux l\u2019é- vènement que je viens de vous raconter.Ma grand\u2019mère mourut dans un âge fort avancé, en odeur de sainteté.Ce portrait est le sien, et mon père m'a dit souvent qu\u2019il était d\u2019une parfaite ressemblance.Quant à son pistolet, elle n\u2019a jamais su ce qu\u2019il étuit devenu après qu\u2019elle eût tiré.Celui que vous voyez suspendu là faisait ln paire.C\u2019est une arme moresque, d\u2019un travail fort délicat.Cette paire de pistolets avait été rapportéo par mon grand\u2019père de l'île de Candie, où il avait été avec l\u2019expédition du duc de Beaufort.Ce récit, qui doit vous paraître étrange, est consigné dans une lettre écrite en 1720, par mA grand\u2019mère, à son confesseur, alors h Paris.Cette lettre fait mention de diverses autres circonstances, telles que l\u2019apparition d\u2019un fort bel oiscau inconnu, qui était toujours perché sur sa fenètre, la regardant toujours d\u2019un air mélancolique, ct qui disparut dans une tempête ; de chansons suédoises que ma grand\u2019mère entendait chanter au milieu des champs, à midi, etc, etc.Je possède de plus un procès-verbal dressé ici le 23 juillet 1721, signé de ma grand\u2019mère ct des autres personnages mar- quans qui avaient assisté au bal de la veille, entrautres, des capitouls, du gouverneur militaire, de deux colonels, du président du parlement, etc, etc., dans le procès-vorbni les faitä quo je viens de vous raconter, sont consignés dans lc plus grand détail, ct un double en est déposé nu Capitole.J'ai encore une lettre datée d\u2019Upsal, du 30 noût 1722, adressée à M.Lenoir par le colonel comte Olais de Palmskerna, un des trois amis de M.de Wettorstedt, et constatant lu port de ce dernier, le 22 juillet 1721.Vous voyez que je ne manque pas de preuves.; Après avoir achevé son récit, le marquis de Fourquevaux nous montra en cffet toutes les piècès qui en garantissaient l\u2019exactitude.Et, tandis que nous parcourions ces papiers avec ment mêlé de stupeur et d\u2019incertitude : ; \u2014Messieurs, dit-il, vous êtes cornme moi, vous n\u2019osez croire ; mais le moyen de douter ?Nous ne trouväines rien à répondre, et nous quittâmes le château, en nous demandant avec tristesse : à quoi tient la certitud humaine ! A Patersi DR FossomBRoNt.un étonhe- \u2014 MELANGES.MANIERE DE SOUTENfR SA DIGNITE D'HOMME.M.le président.Coquerel, vous venez d\u2019entendre la déposi- tion de la plaignante, qui déclare que vous l\u2019avez frappée. .RTT Ta étre sourd, car LE POPULAIRE.a Coquerel.Je crois bion quo jo l\u2019ai entondue !.il faudrait bien | éternelle ; ayant pleuré pendont dix mois le défunt, notre déesse | merce florissant, Ul n'y pes de trésor intariseatle quand on le prodigue rang lo a assez beuglé.de la fortune ne voulut point uvoir le démenti du mariage et con- choix ct sans retenue.constitutionnels viennent-ils en alé M.le prérideft.Qu'avez-vous à répondre ?Coquerel.J'ai à répondre que c\u2019est lu vérité, la pure vérité.M.le président.Pourquoi vous êles-vous porté à des excès, tuujours coupables, et surtout envers uno femme?Coquerel.Qu'est-ce que ça me foit, à moi, une femme?quand une femme est maliciouse, faut lu corriger, je ne connais quo ça.C'était lo système de feu mon père ; demandez plutôt à ma mère.j'w été éloyé à ga., M.le président.Pourquoi avez-vous frappé la fommo Boulun?\u2019 Le prévenu.Jo vous lo dis, parce qu'elle a été malicicuse au vis-à-vis de ma réputation et de ma dignité d\u2019hommo.M.le président.Que vous n-t-elle fait ?Le prévenu.Elle m'a reclumé do l'argent devant le monde.M.le président.Si vous lui en devez, clle en avait le droit.Le prévenu.C'est pus à clle que j'en dois ; c\u2019est à son mari, l'ami Boulon, mon camarade, qui m\u2019en a prêté comm je sernis susceptible de lo faire si j'en avais.Mais j'en ni jamais.je sais pas pourquoi.M.le président.Ce n\u2019était pas uno raison ponr lu frapper.Le prévenu.Pourquoi qu\u2019elle m'a appelé mauvaise paic ot mange tout\u2026 De quoi qu'elle se mêlo?Si ie veux manger tout, moi M.le presidert.11 faut d\u2019abord payer ses dettes.Le prévenu.Au surplos, jy en veux pas\u2026 lo fuutif, dans tout ca, C\u2019est l\u2019ami Boulon, mon camarade.: Boulon, se levant au milieu du bane Jes témoins.\u2014 Movi, fautif, et de quoi?: Le prévenu.Oui, fautif!.\u2026 Pourquoi que t'as souffort que ton tpouso vienne appeler un omi en justice ?Boulon.\u2014Qu'est que tu voulais quu j'y fasse, puisqu'elle Pa voulu ?Leprévenu.Melon, va! on tape dessus.Bowon.Et puis, au fait, pourquoi que tu l\u2019as battue ?Le prévenu.Cn no dit rien.fallait me dire: + Coquerel, l'as profané mon épouse.nous ullons nous nstiquer d\u2019amitié.\u2026 uno, doux, une décoction de coups du pied, et voila !\u2026 c\u2019est comme Ça qu\u2019on s\u2019arrange avec un ami, quand on est homme, ot fran- vais.C\u2019est mon système.M.le président.Vos systèmes sont fort mauvais, et vous ferez bien d'y renoncer ; ils pourraient vous mener loin.Ee prévenu.Quand j'étais troupier, du temps du maitre à tous, C\u2019est Commo ça quo ¢n se traitait\u2026 on s\u2019alignait\u2026 une, deux, une décoction de coups de sabre, et voilà ?POLICE CORRECTIONNELLE.\u2014 La facilité avec luquello les cabaretiers regoivont des buveurs pendant la nuit vient d'occasioner un malheur dans lu Commune do Loison (Pas-de-Calais).Le dimanche 29 janvier, vers onze heures du soir, trois jeunes gens so présentent dans le cabaret du sieur Hochin, ot y boivent outro mesure avec trois autres personnes qui s\u2019y trotivaiont.Au nombre do ces derniers était le nommé D., ancien gronadier do la garde, homme violent et généralement redouté.À minuit environ, D.propose do jouer nu piquet une tasse do cnf6 pour chacun des assistans; non défi, re(usé par sing des buveurs, est nccepté par le jeuno T.ouis L, et la partie s\u2019ongage.Au douxidme tour de cartes, D.essnie do primer lo jeu do son advorsaire en détournnnt une carte do son écart; L., s\u2019uperce- vant de la supercheriv, jette les siennes sur la table, en disant : Tu as triché, tu paieras Pécot.\u201d D., furieux, suitle joueur tnécontont, et au moment où il allnit sortir du cabaret, lui porte dans lc bas ventre un coup de coutenu qui pénètre profondément.Aux eris du malheureux jeuno homme, on s\u2019empare de l\u2019assas- #in ; mais celui-ci profite de l'urgence de secours à donner à sa | victime, et il parvient à prondre In fuite.Ln justice, avertie, s\u2019est transportée dans un cabaret d\u2019ITochin, d'où lo blessé n\u2019a pu encore être enlevé, et'instruisant sur Cette déplorablo affuire, cllo n 1ecucilli sur lo fugitif do Men tristes ren- scignemens.Ainsi, an diro des témoins, D.aurait un jour suspendu sa femme duns In cheminée, et allumé lo feu sous elle pour la brûler ; une nutre fois il aurait plongé la tête de cette malheu- tousé dans un seau d\u2019eau, et l'eût infailliblement étouflée sans l'arrivée des voisins que sea premiers cris avaient attirés.11 est bon que lo public so tienne en garde contre unc nouvelle industrie qui s'exerce depuis quelquo temps dans les rues do Patig, et notamment dans la Chaussée-d\u2019Antin, avec uno effronterie rare.Un beau monsieur décoré sc fait suivre de trois ou quatre baluyours, et se rend avec sa brigade dans quelque quartier éloigné, peu fréquentd par les agens do police.S'il voit le devant d'une maison mal balayé (et il en rencontre souvent), il ordonne À ses gons le nettoiement d'office ; puis il entre dans la muison, et déclare, tout en colère, qu'il va dresser procès-verbal de contravention aux ordonnances sur le balayage.IifTroi du propric- taire; n'y a-t-il pas moyen de s\u2019arranger?\u2014 Le monsieur décoré s'adoucit.* Pour cette fois, dit-il, jo veux bien tre indulgent; maiz, du moins, vous allez payer mes balayeurs\u2014Oh! très volontiers, combien est-ce, monsieur l'inspecter?» C'est ordinmrement 2, 3 ou 4 ff., suivant l\u2019étenduo do la façade de ln maison, ou plutôt suivant lo degré de terreur du délinquant.La contribution est payéo sur-le-chnmp, et avee des remercimens encore.Ce qu\u2019il y n de plus curieux dans cette affaire, c'est que les balayenrs, payés par Padministration, sont eux-memes dupes de l'industriel qui les conduit.Ces pauvres gens croient de bonne foi obéir à quelquo agent supérieur du nettoiement, qui leur fait faire un service extraordinaire dont seul il toucho le salairo illicite.CORRISPONDANCES.Pour le Populaire.; Mn.L\u2019EviTEUR, ,[ On prétend que l'amour est aveugle et nous avons un exemple de la vérité do cet axiôme dans notro paroisse.Une Nympheadligée de 78 printemps, vient do s'unir par les lions les plus ux à un Adonis qui compto 74 hivors, la tlancéo jouissant do toutes ses facultés phisiques ct morales, si ce n\u2019est cependant qu\u2019elle n\u2019a pius l\u2019inapprécinble avantage d\u2019y voir clair; mais cette infirmité n\u2019a pas exercé ses funestes cflets sur son cœur, qui n'a jamais-cessé et ne cessera jamais sans doute d'âtro sonsible, car devenue vouve, étant aveugle, d'un premier mari, elle on prit un - second, après cing ans de viduité, lequel au\u2019 bout de doux ans, d'une lune de raiel,:dln rejoindse son prédécesseur dans la vie -entretenir.Cet heureux couple jouit d\u2019une bonne santé et se promet une longue et délicieuse tinion, sans querelle ni charivari.\u201c Le ciel fit pour.\u2018unir, les cœurs qui sc ressemblent.\u201d Un pu ViLLaGE.Rept.11 septembre, 1832, lat LB POPULAIRES.MONTREAL, 13 SEPTEMBRE, 1887.DERNIERES NOUVELLES.lo paquebot Wellington, parti de Londres le 9- aout dernier, eal arrivé & New-York et nous apports Jes nouvelles suivantes : GRANDE-BRETAGNE :\u2014Les élections tiraient d leur fin ; 675 membres ayant été élus, dont 294 étaient ministériels et 281 conserva'eurs, laissant une majorité de 13 pour l\u2019administration actuelle.11 reste encore 83 membres i nommer.\u2014 Sir Francis Burdett avait défait son antagoniste whig.\u2014 Le premier jour du poils à Kilkenny les votes étaient ainsi: 0°Connell, 36; Hume, 4; Ewart, 2, Mr.O'Connell uyant été élu à Dublin, Joscph Hume 8 quelque chance pour Kilkenny\u2014 La Reine n nommé son cousin, le comte de Munster, à 'emploi de gouverneur «t connétable du châtesu de Windsor, teu par lui durant le règne du feu roi, son oncle.\u2014 On dit que le duc de Cambridge, à son retour d\u2019Allemagne, sera nommé commandant-en-chef de toutes les forces de sa majesté.\u2014 On attendait le roi de Wurtemberg à Londres, et le prinec Bonaparte s\u2019était embarqué à Falmouth, le 4 uoût, pour Corfou\u2014 Mr.Martin du Nord, ministre du commerce en l\u2019rance, parcourait les \u2018districts raonufacturiers de l\u2019Angleterre, accompagné de plusicurs ingénieurs français.France :\u2014Le roi visite le château d\u2019Eu.Le duc et le duchesse d\u2019Orléans ont été prendre un déjeuner soniptueux à bord du paquebot américain fn Ville de Lyon, et y furent réçus avec tous les honneurs possibles.Le prince luissa SUO francs à l\u2019équipage pour sc souvenir de sa présence sur le bâtiment.\u2014 Rien n'est encore certain sur.la dissolution dus chambres, cependant on penche à croire.que celte mesure n'aura pos lieu.\u2014 Un incendie est encore venu aflliger la ville de Lyon et- bruler.une manufacture.FaraGNE :\u2014On dit que Espartero est rappelé à Madrid et que Oraa lui succédera dans le commandement en chef des troupes de la reine, \u2014 Des lettres de Bayonne, du 3 août, parlent d\u2019une uttaque à Cäntavieja, dans laquelle les christianos auraient été repoussés.Les christianos, près de Cantavirja, étaient au nombre de 20,000 hommes ct les carlistes n\u2019avaient que 9000 so\\dute.ETATS UNI8.\u2014Le congrés n'a pas encore {uit de grands progrès dans sos travaux législatifs et la scule nomination de l\u2019impramour de lu chambre d\u2019assemblée à durée pendant deux jours; il n\u2019a pas fallu moins de 12 scrutins pour arriver à une majorité.C'était une question très délicate à la vérité, cur Mr.Polk, lc nouvel oratcur, est un imprimeéur, ct fes autres candidats étuient trois journalistes qui représentent à Washington lcs différents partis dans le congrés.Mr.l\u2019ickins de la Curolino du Sud, à fait à ce sujet une motion qui n\u2019a pas été adoptée ; c'était celle de ne jamais chaisir une impritnerie jointe à la presse politique pour imprimner les ouvrages du congres.Au 12¢ balot- tage of.Thomas Allen à obtenu 113 voix sur 225, juste lé nombre nécessaire pour être élu, MM.Blair et Itives avaient eu IOI voix.\u2014 La chambre ct le sénat-ont ordonné l\u2019inpression du-messaze du président à 10,000 exemplaires, et celui du rappart du secrétaire de lu trésocrie à 5,000, \u2014 Lo directeur général des postes a fait son rapport.II prétend que tout est au mieux dans son département, que \u2018tout le murcie y touche de l\u2019argent, que tout le monde est vbligé d'en puyer pour obtenir la marchandise qu\u2019il débite, qu\u2019il n\u2019y a besoin d\u2019aucunc disposition de la législature à sou égard.CHAMBRE D'ASSEMBLEE.Suite des débats.SUITE ET FIN DU DISCOURS DE MR.PAPINEAU.Toutes les autorités en Anglolerre auraient repuissé alurs avec mépris la suggestion qui devait ôtre orgunisée en vue de l'uvoriser les intérêts ou les préjugés d'aucune section de la population.C\u2019est lo conseil lui-même qui, après avoir été remodélé, a révélé la bassesse de ses prédilections et de ses vntipu- thies, s'est déclaré l\u2019ergane ct l\u2019instrument passif d\u2019une faction, s\u2019est voué à {émenter et protéger des distinctions nationales, comme élément à conserver ct d\u2019après lequel le gouvernement deyait otre constitué, comme: si les waux de Pirlando et l\u2019opprobre de l\u2019Anglétarre, ne les avaient pus\u2019 suffisamment avertis que ce principe était unc inspieation de Penfer remplissant leurs cœurs et mui.trisant leurs volontés.Le Lord Gosford et ses Otiiciers, et le ford Glenelg sout tombiés sous Yempire des mdmes puissances de ténébres, lorsqu\u2019ils ont ae.cucilli Pinique distinction.L'un fondu sur cette circonstance le celus de rendre le Conreil Etectif; l\u2019autre dit dans les débats que nos dis-cutions ne sont pas une lutte de principes, mois d\u2019origine; et tous deux expliquent ainsi que c\u2019est en vue de cette distinetion qu\u2019ils compicront pour rien.la majorité rétormiste pour toute la minorité conservative 5 ut que lys prétendues réformes qu\u2019ils projettent, ne seront ct ne peuvent diro edectuées pur ceux qu\u2019en opposition aux lois de la justice et de la nature pour faire triompher colle de Machiavel, diviser ct régner.Il n'est plus donné à Lord Gosfurd «da pouvoir faire noître la conflance dans un conacil de son choix.[Va trop rétréei par sa corruption ot 84 politique toute fausto ot machiavétique le cercle daus lequel il pouvait fuire ses chaix en vue du bien général et sans distinction d'origine.Les Commissaires dans leur Rapport recommandaient la révocation de l\u2019acte du | et 2 sent, tout désircux d*asservir ct opprimer ce Pays ne le firent pas 3 le Gouverneur at ses Collègues avaieut été plus loin que le Lurd Russill, et leurs recommandations, quoique rejrttées, n\u2019en avaient pas moins tout l'odieux de la tentative d'établir un gouvernement anti-Brilannique et arbitraire.Pour ressuxcñer, comme lo proclame O'Connell, le sys'ème exterminateur, mais exterminé de l\u2019Irlande ct l\u2019assevir triomphant ot appuyé sur les bayonnet- tes en Canada, que le Lord Gusturd vient de garnisonner sous l\u2019hnpression des mêmes terraurs ct la mème soif des mêmes vengeances qui animent les bour- veaux de lIrlande.Quiconque entrera au Conscil, qu'il soit un homme dépravé qui ne comprendra pas, N'y entrera qu\u2019en compagnie avec vue majorité destinéo comme par le passé.ñ n'être qu\u2019un écran transparent catre le peuple etle chorlatan, puis fait mouvoir ses automates de Downing Street.11 y a trois ans, des listes des personnes avaient été données au bureau Culonial en vue d'efftotuer un rapprochement entee les deux Chambres.Telles n'étaient puint les vucs du Ministre, il ne s\u2019en est pas servi lorsqu'elles étaient propres à produire co résultat.11 va s\u2019en reryir lorsqu\u2019il les a rendus propres à produire uu résultat opposé.L'intrigue n\u2019a depuis lors cessé d'ussiéger ls plus vanitcuses et les plus incapables d'entre ces personnes pour les détacher de la cause du paugle.Ellus étaient indiquées comme appartenantes à la majorité, elles scront choisies come apparterantes a la minorité et qualifiées par cette circonstance à fuire durer le jeu raireux et défraudé, que tous les Ministres ot tous les Gouverneurs dqus une seule exception depuis 1792 jusqu\u2019à co jour, ont joué contre le pays en organisant les deux Chambres par une lutte Conseil Flectit.Tous les hommes influens du Pays out appuyé cette demande.L'administration l'e répudiée et quiconque accepte ce don corrupteur de celta aduuinistralion corroimpue, n'est et ne peut-être, quelqu\u2019illusion dont il cherche à se Lercer lui-même ou à Lercer ses concitoyens, qu\u2019un rénégat politique qui a ahjuré ses crôyanecs passées.Pour contempler la fastucuse reprézentation d'un jour d'ouverture du Parlcment, le Gouverneur nous reuvoie par forme de supplément à son pretoicr discours d'ouverture, et assuro avec Ja plus naïve ingdnuité que tout ce quil promit dès lors, il le promet «ncvre, ct pendant encore longtemps le promettra.1 faut qu'il soit ua bitn complaisant admirateur de son œuvre, de son premier né, de son enfant chéri, pour rappeler des engagemens qu\u2019il a tous violés.Après de si libérales promesses et de si mesquines distributions de réforme, il faut une foi dien robusla, une conance en soictun mépris des autres bien gran, pour s'appnyer sur les lettres de changes depuis long-temps protestées, \u2018avec l'espoir do'trouver les fonds avec lesquéls l'on: veut recommencor un com- voln en troisième noce avec le céladon, dont je viens de vous Guil.IV, comme mesure cooreitive ; mais les Ministres tous violents qu\u2019ils fus- |\u2018 perpétuelle qui (ait leur lucratif amusement que gâterait et detruirait de suite un |\" tation dir poud ; regar- le est de mon tout est bien, et nous ne voulons aucun changement ; Milord r dez-tvoi, la sincérité n\u2019est-clle pas peinte dans lous mes traits, cl essence, lisez mon premier discours, 11 doit vous sutisfaire.Les réformisicy viennent-ils lui dire ; Lout est mal, et veut de grandes réformes, Milord répond ; croyez en un ami qui vient de loin pour vous assurer qu\u2019il vous est dévoué ; donnez-lui un peu de confiunce et beaucoup d\u2019or en retour, c\u2019est lo moins ; lisez mon premier discours, il doit vous satisfaire.À la première vue un lé: ger vernis donne la couleur de l'ar à son plomb, une lézère friction à fait reconnaître depuis long-temps que sa monnaie était de bas aloi.Lo Commi.ssire a démasqué le Gouverneur qui espérait que les rapports de ln Commission ne deviendraient pas publics.Muis ce commentaire À ruitié, auprès de cni- conque test pas acheté, cl le discours et le discoureur.(L'honorable Orateur entra ici sur l\u2019examen très-étordu des Résolutions de Lord Russell, qu\u2019il eriti- qua avce sévérité et conclut son discours.) Qu'il était clair que la Chambre evait persister dans la murche sago qu\u2019elle avait suivie.Le Ministère pot vait saus se contredire revenir suc ses pus; il pouvail le fire sans se enn- promettre en réputiant les erreurs des Commissaires ; mais ia Chambre élue devait demander les réformes nécessaires, devait persister dans ses demandes.Chanceler seruit trahir l\u2019ordre et les vœux de ses constituans, saciifies et leurs droits ct son honneur.La Chambre en comité sur le projet d\u2019Adresse proposé par Me.Morin et sur ie contre projet proposé par Mr.A.J.Taschereau.M.À.C.TASCHEREAU au fauteuil.M.A.J.TASCHEREAU en présentant en amsndement au fer de l'adresse le ler paragraphe de la contre- comme suit :\u2014 Daus ls session de 1835-36, je votai avcc la majorité de la Chambre sur ta grande question des subsides.Je ne me repens pas de mon vote alors, mois te dois dire que les événements subséquents m'ont porté à croire que si nous eue - sions ulors voté les subsides,nous eu serions mieux,et que le paps ne se trouverait pas dans l\u2019état où il est aujourd'hui.Je votai aussi en septembre deriner en faveur de l\u2019adreese de cette chambre déclurant qu\u2019elle suspenduit ses délibérations jusqu\u2019à ce que le Conseil Législatif fut réformé selon les vœux du peuple.Selon les déclarations de quelques honvrables membres, ils ont voulu dire que le Consei] devait être électif;, mais je suis convaincu que la inajorité des membres de cette chambre n\u2019ont pas eu intention de douner une aussi grande portée à leur déclaration cu cette occasion.Quunt à mui, ce n'est jus le sens que j'ai donné à mon vote, ct je pense que notre adresse ne compor- luit pas une interprétation au-si rigoureuge,et je pourrais ici m\u2019appuyer de la surprise, du chagrin expritnés par plusieurs honorables membres de cette chambre lorsqu'ils virentque le chefide l'Exécutif,par sa réponse,donnait ce sens à Ja con clusion de notre adresse.Les funestes effets de cette interprétation rigoureuse auraient été prévenus probablement, si certains journanx ne s'étaient empressés de maintenir que tel était vraiment le sens que ln chambre avait voulu donner d son adresse ; de là toul le mal.Qu\u2019ori lise les résolutions du lord John Russell, et les débuts qui eurent lieu sur ces résolutions, on se convaiucru que c\u2019est-à colte malheureuse interprétation que nous devons l'adoption de ces résolutions.\u201d Cependant, je vois que malgré le mul qui est déjà résulté de cette erreur, l'adresse qu'on nous présente aujourd\u2019hui ne contient rien pour y médier.On y déclare persister duns toutes les déclarations contenues dehs notre dernière adresse, sans faire entendre qu\u2019on s\u2019est étrangement mépris sur le sens de cette adresse dans un des points les plus importants.Voilà tme dis raisons qui m\u2019oblige à proposer en amendement au projet d'adresse de lhonor- able membre pour le Comté de Bellechasse, le premier paragraphe d\u2019un autre projet, qui, entre autres choses, fera disparaitre tous doutes sur les intentions de cette chambre, daus l'espérance qu'une pareille explication détour ra la prise de nos deniers, comme nous en sommes menacés.Une autre objection que J'ai au projet d\u2019Adresse qui nous est proposé, c'est qu'il demande le rappel u Gouverneur actuel.On à déjà demandé et obtenu le rappel de deux ou trois Gonverneurs, ct qu\u2019y avoiis nous gagné?\u2018On auriit bien micux fnit dès le commencement de seconder Lord Gosford, qui était venn dars % pays avec les meilleures intentions du monde.Au lieu de cela, on l\u2019a abandonné, on l\u2019a maltraité, injurié ainst que la Commission floyule dont il étuit le Chef.On s\u2019appuie pour demander le rappel du gouverneur £ur lcs destitutions qu\u2019il a faites dernièrement.Ce sont les assemblées qui cnt eu lieu duns quelques parties de la province, et surtout dans le district de Montréal qui ont donné lieu à ces destitutions.Les procédés de ces assemblées respirent un esprit de révuite, on y fait appel à l'étranger, et l\u2019on y à proclamé la contrebande.Ce n\u2019est pas ainsi que les anciennes colonies, aujourd\u2019hui les Etats Unis, cu agirent d\u2019abord.Elles se bornèrent à étublir ct encourager des manufactures dumestiques.Je ne suis pns ennemi de la démocratie ; je prévois même que son règne doit inévitablement étendre sur taut ce continent ; mais je voudrais | qu\u2019on préparât le peuple à cette forme de gouvernement, au lieu de cherrhce à ly précipiter avant le temps.Je voudrais qu\u2019on s2 hatât de ramener la Lranquillité dans le pays, afin d\u2019instruire le peuple ct le mettre par là en état de retirer les avantages du gouvernement démocratique, lorsque le temps cn sera arrivé.Ce temps est peut être encore assez éloigné.Je suis en, outra opposé au projet d\u2019Adresse de l\u2019honorable Membra pour Bellechasse, en ce que celte Adresse remet à un temps indéfini le renouvellement et li passation de nombre de lois utiles, indispensables au bien-être du peuple, en n\u2019opérant aucun rapprochement ; au contraire cette adresse ne peut .qu\u2019envenimer davantage les difficultés qui existent, Alors M.Taschereau proposa son amendement, ent nt paragraphe adresse s'exprima en substance VOYAGE DF PAPINEAU A ST.HYACINTIFE : \u2014Partout ou le chef des con- trebnndiers ports ses pas, il faut que ce qui l\u2019approche, ce qui l'entoure sc ressente de la grossièrelé de ses habitudes, de la rusticité de ses manières, de Lu folle rage de son exaltation.La semaine dernière, le perturbateur du repos public alla faire une visite à mudame veuve Desoiles, su sœur, qui possède Ia suigneurie do St.Hyaeinthe ; sie John Colborne, commandant des forces de si mojesté dans cette province, jou ssait de l\u2019uir pur de la campagne, de \"aspect riant que présente les rives de 1'Yamaska ct se trouvait avec su suite dans unc auberge.Une troupe de gens du plus bas étage,misc en mouvement par quelques.jeunes gens et par des ngitateurs en sous-ordre est erut faire une cour particulière au grand homme en allant donner un charivari'au vieux militaire, avec accompagnement de vociférations obscènes, de cris : 4 bas les Anglais ! Vive Papineau! À bus les soldats! Celui-ci se mit à la fenêtre, sourit, dédaigneusement à l\u2019ovation dont il était l\u2019objet, (erma so croivée ct n\u2019en dormit que plus tranquillement.Le lentemain, les chevaux s'étant nssez reposé et le noble voyageur devant continuer sa route, il fc mit en chemin, Hi est certain que l\u2019apineau fut la seule cause de cette scène indévente, car les ucteurs avaient.Été lui rendre visite avant et leurs chefs avaient sans doute reçu le mot d'ordre.D'ailleurs les journaux révolutionnaires out donné cette bachanale comme une manifestation de Pesprit public, et nous trouvons que le peugle sera& descendu bienbns, s\u2019il était coutraint de Caire connuitre ses vulontés par l'entremise de quelques vagabonds, Il parait que le Loup Rouge do St.Denis a senti.la, piste de la bête fauve qui étail dans ses cnvirons et qu\u2019il a présumé que le Mandrin du Canuda Ini ferait l'honneur de venir goûter son wisky, car il a mis sur pied le banc et Parriére banc de scs vasscaux agitateurs pour lui former un cortège.Les plus hauts en grade de celle bande sont un-notsire, tn bailif, deux où trois poticrs de terre, le commis du mannlicurrier zénéral d\u2019esprus à l'usage de la repobli- que, ses chartiers ordinaires transportant, non l\u2019artillerie, ranis lo bois à la chaufferie, et un taneur qui leur visite la peau afin de savoir ceux qui ont, on (font, le meilleur cuir.Les nouveaux croisées se sont mis en marche, non pas pour la Terre-Sainte, où il n\u2019est point probable qu\u2019ils entrent jamair, ais pous le chemin de St.Deuis à'Yamaska où ils espéraient rencontrer l\u2019incomparable Papincau; ils ont passé pur le village de Laprésentation où le curé n\u2019a pas pensé À exerciser ces nouveaux démons; mais pas un de ses paroissiens n\u2019a Jugé i propos de compromettre son Ame au point de (aire partie-d\u2019une semblable ande.La nuit.qui est arrivéo, ayant urrêté [a communication du télégraphe, tous n\u2019avons pu savoir ce qui s\u2019est passé ct si Papineau aura honoré ln distillu- rie de St.Denis de s4 royale présence.Si plus tard ñous recevons d'autres nouvelles nous en instruiror:s les loyaux aujets du monarque en perspective.Un courier extraordinaire arrivé à l\u2019Ami du Peuple, nous met à mème de continuer la relation du voyage du grand homme, interrompue par Veflet des brouillards.I paraît que Papineau, nprès Un court séjour dans la distillerie du Loup Rouge, ct après avoir bu quelques verres de wiskey pour se remettre le cœue, qui lui manque très souvént; par suite de l\u2019agifation, a donné Vordre \u2018de bien rupaître toute sa suite de contrebandiers ct de descendre pour une cx- pédition qu'il méditait depuis longtemps.!l est arrivé à Varennes, où il s\u2019était fuit précéder par des officiers d\u2019ordonnance pour disposer ses bandes dans celte paroisse.\u2026 Samedi vers les trois heures, le Mandrin Canadien et son cortêge arrivérent dans le village, et lo che£ alln se planter sur lo perron de la maison de Mr.L'huissier, afin de se trouver vis-à-visdes lignos de Pennemi qu'il voutait atta- uer.Lu docteur Duchesnois et le caporal suisse faisant les fonctions d\u2019aide- c-camps, du principal acteur ct d\u2019aboyeurs-à la porte du spectable.Le Robinson suisse commença la séance par un discours dans lc genre de caux prononcés par Jordan coupc-iête; ou par lo Père-Duchesne, pendant lo glorieuse révolution de France.Il alla même, dit-on, jusqu\u2019au point de dire nama que ceux qui s\u2019oppossient aux élans du patriotisme nonteraient bicntôL sur t'échatfaud, ct nous félicitous nos généreux amis du sort qui leur est réservé, var cela fera au moins unedistinetion entre eux et les chets de l'agitation qui ne purviendront jamais plus haut que la corde.LL.l\u2019apincau, afin de prouver combien il sc dégradait, suivit immédintement cet orsteur ct vint se déchaîner contre Mr.Pine, ce digne magistrat qui cut le cuurage de s'opposer scul d la horde agitative et d\u2019en nerdter les ravages duns sa parvissc.Ii lui reprocha de s\u2019être enrichi à Varennes uvec les habitans, ct d'avoir fait sa fortune avec eux.Ce pauvre l\u2019apineau, depuis qu\u2019it veut être payé pour ne rien Cuire est jaluux de Luus ceux qui gagnent de l'argent cn travaillant, leur aspect est un reproche vivant à toute su carrière fainéanté et fave ou la bassesse d'engager les habitans à se débarasser des griffes de Mr.Pinet, comme, il le dit fort élégamment.Ainsi donc l\u2019apineau ne se contente pius de dicter des proseriptions à ses journaux où à ses accolytes, il su dunne maintenant la peine de les proclamer en place publique comme un aulre Scylla.Mais il n'aura jamais la ressource de s\u2019écrier,comme ce de:nier \u201c j'ai gouvorné suns crainte, et j'abdique sans peur ! ** car il faut espérer qu'on l\u2019arvèlera au milieu de ses déprédations qui dépassent véritablement tout ce qu\u2019il est permis de faire dans uu pays civilisé.Nous n\u2019en finiriuns point si nous voulions reproduire la relation de toutes les divagations auxquelles le grand homm: s\u2019est lived.Ce west plus des mots qu'il prononce, ce sont des injures qu\u2019il vomit ; un étranger qui serait admis a ses éjaculations en plein uir, se demanderait si le Canada appartient encore au monde actuel ; et c\u2019est vraiment aue honte pour le pays que de souffrie qu'un sumbluble frénétique courre les campagnes pour y communiquer lhydrophobie politique dontil est uttaqué.Nous avons la satisfaction de savoir cependant, que l\u2019enragé ne (ut oppluudi que par le Suisse et le docteur, ainsi que par ceux qu\u2019il avait umenés à su suite.Nos braves habitans de V urennes ont regardé tout cela comme une exhibition de bôtes curieuses, dont les rugissemens n\u2019étoient pas à crnindre.et la réputation de patriote vrai de Vhonnéte Mr.Pinet, wen sera aticunemeut altcinte, au contraire, © fe ne fera qu'augmenter aux yeux de ses compatriotes raisonnables.LES RADICAUX ET LES InLANDAIS :\u2014Nos révolutionnaires s'appuient toujours eur les radicaux unglois 5 Hume et Roebuck, sont leurs grands maîtres, (apres Papinean, s'entend).Leur tuclique est toujours de chercher à attirer par des cojoleries ley braves Irlandais : ils prétendent les aimer tout particulièrement, lcur démontrer que fa cause de la révolte est la cause de tout bon fils d'Erin et cependant ils haissent sincerement les Irlundais ! Papineau ne peut les souffrir, tout le monde le sait, ce n\u2019est pas un mystère, et Mackenzie, du Hant-Cunada, lu écrit au docteur O\u2019Callaghan dans un moment d'expension.Mais voici une preuve bien plus convaincante de cette haine des radicaux de toutes origines contre les Irlandais: lors de son élection manquée pour Bath, Rocbuck se battait contre un Irlandais, le lord Powerscourt ; dans son discours \" au hustings il'dit : \u201c remarquez-bien, quel est cet homme (en parlant de son concurrent) né en Irlande, il est impreigné du barbarisme qui prévaut dns son pays ct dont il a introduit un échantillon dans Bath.Il quitte sa patrie qui a besoin de soutiens et vicut en Angleterre, espérant, je suppose, faire descendre votre moralité élevée au scuvugs niveau de sa propre contrée.\u201d Après de semblables complimens, nos Irlandais croiront-ils encore à la sincérité des paroles d\u2019uflections de nos révolutionnaires canadiens ?- C\u2019est 1 ami de Pupincau, c\u2019est le soi-disant représentant du peuple du Bas-Canada qui s est exprimé ninsi ; il n\u2019u fuit que répêter pour son compte personnel ce que Papineau a taille fois dit à ceux qui l\u2019entourent, PROCLAMATION DU LORD Gosror.D:\u2014Une correspondance particulière de Londres nous annonce, comme le tenant d\u2019une source certaine, que la proclamation du lord Gosfurd, au sujet des nssembiées révolutionnaires provoquées par Papineau, a été approuvée au fonds ct à la forme.Le ministère aurait manifesté sa satisfaction de l\u2019attitude prise par notre gouverneur, et tous ses procédés auraient eu lassentiment de la métropole.Nos correspondances ajoutent qu'il est à espérer que le représentant royul en Canada, continuera l\u2019œuvre de réforme parmi nos révoltés et qu\u2019il ne s\u2019en laissera point imposer par tune poignée de factieux qu\u2019il s\u2019agit de mettre à la raison en leur jrouvant qu'un ne les épargnera point.ASSEMBLEE LOYALE DE MONTREAT.:\u2014Les papiers de Londres du 8 août» contiennent la relation des procédés de la grande et nombreuse assemllée tenue sur la Pluce d\u2019Armes, le 6 juillet dernier, ainsi que tes résolutions adoplées et les discours prononcés dnns cette circonstance.Le tout avait été copié du Morning Courier de Montréal.\u2018 5 \u2014_\u2014 A.B.Parineav:\u2014Cet cinbryon de représentant papincaution a publié,dans la Minerve de lundi.son udresse nux bénévoles électeurs de Terrebonne.I daigne dire à ces messieurs, que conformément À leurs désirs, il leur ferai lhon- neur de sc rendre aux hustings le 18 du courant, pour recevoir leurs suffrages ! il y sera, aujoute-l'il, de pied en cape, en draps, du pays, comme cuuli- dat libérale; mais il nous semble que les électeurs sont bien plus libéraux que lui, puisqu\u2019ils lui donnent 10 chelins par jour 5 il dit encore qu\u2019il scra dé- mocrale ci nous sommes surs qu\u2019il aurait grand embarras à expliquer ce que c\u2019est qu\u2019un démocrate, peut-être tout autant qu\u2019à faire un bon acte qui n'engendre point de procès ; enfin il dit qu\u2019il est déctlé à travailler aves ardeur, ct cela nous parnitrail du nouveau pour un membre de Ja Funille Papinenu nc- coutumés à ne rien fuire pour l\u2019argent qu'on leur donne,s\u2019il ne se hâtait de con- pleter la phrâse cn expliquant que c\u2019est : travailler pour les réformes voulues par ce comté ct le pnys entier.Ce qui veut dire qu'il ne fera rien tant qu\u2019on ue Ini donnera point une place de profit, ou qu\u2019on ne laiseera pas spn tres ho- nord parent en disposer pour les jeter daus les poches de ses créatures.Il entend insister avec vigueur sur le changement du conseil législatif au moyen du systême électif, ct le pauvre petit homme nous parait n'avoir pns une constitution nssez solide pour que sa vigueur alteigne cet heureux résultat, 31 promet d\u2019abolir les droits seigneurinux, et c\u2019est la meilleur.chose qu'il puisse \u2019 prétendre à tenir; mais le grand Pa pinceau n\u2019entend pas voir disparnître ses droits seigueuriaux sur ln Petite-Nalion ct s\u2019il permet à ses esclaves de promettre de semblables choses, ponr paraître céder aux besoins du peuple ct anx accusations que nous ne cessons de formuler contre lui, il ne leur permettra pas de tenir parole.S\u2019il nvait cu euvie d'ubolir les droits scignouriaux ct d'ériger des bureaux d\u2019enrégistrement, rien ne Pempêchait de le faire, cela dépendait entièrement de sa volonté .il eut mieux vallu rendre de bonnes lois dans la dernière session qui fut offerte à l\u2019activité de nos reprérentans que de décider qu\u2019ils ne voulaient rien faire, vt de lnisser le peuple sans Jurisprudence, L\u2019embrçon de Papineau s'engage encore d'avocasser l\u2019abrogntion du dounire coutumier, et ce douaire cut été dejà abrogé, depnis 1835, par le conseil lésia latif, si Phonorable D.B.Vizer n\u2019cut nit entrer un protét contre le bil proposé à cet égard, et si la chamnbre d'assemblée cul vou'u en délibirer.I - ajoute que tout ce qui tendra à l\u2019intérêt et à l\u2019avantage du comnlé entrera au rang de ses premières obligations.En ce cas nous lui conscilluns de combattre vivement son noble parent, car il est de l\u2019intérêt du pays qu\u2019on ne lui laisre pas plus longtemps continuer le cours de ses frénétiques folies.; Le candidat Papinesutier' n trouvé le moyen de faire entrer les Polonais dans son ndressr, ct nous gagerions qu\u2019il ne les connait gtêre que\u201dpour en avoir entendu parler dans les gazetles.Th y aautant de-dif'érence entre le sort des Polonais et celui des Canadicas, qu\u2019il y en a entre Mr.À.B.Papineau et un homme de tmérite ; c\u2019est-à-dire, entre le jour et la nuit, le jaune et le vert, Je Sancho Panga de la représentation ot le chef de la contrebande.Au total, la philippique du candidat de Terrebonne n\u2019est pas de lui, le grand Aomme y a mis la main, ct en bon parent, il a voulu que sa griffe royale y fut empreinte, afin hon da regut les yeux fermés, Nous, qui ne sommes pas diznes de figurer dans le royaume des taupes, nous SOINMNEAR AS4°7, OSÉS pour ttouver très mnuvais ce morçeau d'éloquence ; \u20ac cat un inalheur dont nous ne nous repentons point cependant, car nous avons résolu de combattre la soktise .partout où ellc sc monizerait, ct nous tenons promesse.NOUVEL EVEQUE PROTESTANT DE QUABEO :\u2014Il parait qye Mr.D.T.Stanley fit dernièrement une visite À Stoekport, et les jaurnaux anglais d'sent que co voyage serait lié à la nomination du révérend C.Howell, curé de cette paroisse, w la dignité d\u2019évêque de Québec.On prétend que ce ministre est un homine très instruit, de famille honorable, d\u2019une condaite excinplaire, et tel qu\u2019il ne pourrait pas être fait un meilleur choix.Sans nous immiscer dans le mérite où le démérite relatif à va semblable choix, il nous semble qu H est un candidat qui a des titres bien plus inconteztables à remplir cetlo diguité : c\u2019est l\u2019évêque protestant actucl de Montréal, qui, sous tous les rapports, ne pourrait être oublié sans injustice.RELIGION D'UN RENEOAT :\u2014Le docteur qu'a la galle, comma: Pappélent tes constituans, fait une grande parade de religion depuis quelque temps; on de rescontre taus les dimanche à lrffico divin, il se place dans l'endroit le plus \u201c apparent de l\u2019égliss.afin de frapper les regards de in multitude et de faire croire qu\u2019il est dévôt! Ceux qui le connaissent savent ce qu'en vaut l\u2019aune et Qu\u2019if sc refabriquerait protestant,s'it pouvait y trouver sou profit.Enattendant que cetle pensée lui vienne ou lui soil nécessaire, Vezcellen! entholique ne se fait pas scrupule de prepdze Pavis d'un.théologien dégrodé avsujel de Ja.con- | que de In condescendance paternelle._LE POPULAIRE.trebande et d'offrir cet avis en exemple à ucs bons catholiques.lit dans son désoutaut Findicutor : \u201c* Le révérend Dr.O'Grany de Toronto, syant été requis plusicurs fois de donner son opinion au sujet de la contrebande d\u2019unc contrée étrangere, à brièvement et auccinctement démontré, dans le dernier Correspondent and.Advocate, que l\u2019église n'a rien à (aire dans lu tatière ; ce qui est aussi l'opinion des plus pieux et des plus instruits théologiens catholiques de l\u2019Irlande.\u201d* , Nous répondrons à cette infâme morale, qu'on cherche à disséminer parmi nos hubituns ; que si le révérend Dr.O'Grady a tenu un semblable langage, s\u2019il a osé consigner pur écrit un semblable avis, il stest montré le plus scélérat des théologiens, comme le plus démoralisé des écrivains.Nous ajoutons que le révérend O'Grady insulte à In dignité du saint ministère qu\u2019il à profcssé ct qu'il a justifié monseigneur l\u2019évêque MacDonell de l\u2019avoir destitué des fonctions sacerdotales dont il était indigne.Jamais une proposition semblable n\u2019a souillé les Jêvres d\u2019un ecclésiastique ; jamais un ministre, de quelque dénomination qu\u2019il soit, n°a justifié lc crime qui,dans tous les dôgmes, reste crime et devicut injustifiable : la contrebande, la piratrie, a baratrie, le vol, sont rangés, dans toutes les croyances du monde, sur la même ligne et tendent au même but, celui de s'emparer iuducment du bien des autres.Enfin vous dirons au soi-disant pieux O\u2019Callaghan, qu\u2019il ferait Lien mieux de s\u2019en tenir à l\u2019avis de son confesseur actucl, (si toutefois il en a un), qui sera qualifié pour lui donner des avis charitables au sujet de la contrebande.Mais le suigneur du Findicalor n\u2019écrit que pour tromper les hommes, peu lui emporte les rangs dans lesquels il va chercher des antorités, pourvu qu\u2019il en trouve qui soient d'accord avec les infernales doctrines qu\u2019il dissémine parmi nos habi- tuns.Voici ce qu\u2019on L'UN DES BIENFAITS DE PAPINEAU.\u2014Le général en chef des forces agi tatives du parlement provincial du Bns-Crnado, ayant donné l'ordre à tous ves esclaves, scs admirateurs où ses trombleurs de refuser les subsides ct de ne procéder à aucuns travaux législatifs, les écoles de Mr.PERRAULT, À Québee, ont été fermées.Ces écoles étaient Ia providence des cnfans pauvres des faubourgs St.Jean et St.Louis.Ou ne dira point que c\u2019est le conseil tégislatif qui est In cause do cette calumité, Papincau et sa queue en sont les seuls coupables et on doit les en remercier.ProcFs PoLITIQUES.\u2014Ln Minerve vümit tout ce que son magasin lui fournit d\u2019injures contre notre Procureur-Général et cela ne nous étonne point, car la bonne dame voudrait mener la justice par le nez, comme clte le fait de quelques uns de nos trop conflans ou trop aveugles citoyens.Ce qui allume sa bile dans son éjaculation de lundi dernier, intitulé \u201c\u201c Règne de @ terreur,\u201d c'est que le grand jury, dans le dernier terme criminel, ayant rejeté les bills d'accusations contre le Dr.Duchesnois, de Varennes, et contre d\u2019autres individus de St.Benoit, pour faits politiques, le procureur du roi présenta ex-oflicio trois informations : une contre le susdit Dr.Duchesnois, pour l'offense més dont l\u2019avait déchargé le grand jury, une autre contre les individus de St, Benoit aussi pour offenses dont ils avuient été déchargés et enfin une troisième contre d'autres pour conspiration.Cette procédure est loin de nous surprendre ct nous nous éto puisse paraître odieuse à In dame à la chouctte, car elle n\u2019est qu d\u2019une poursuite mise en usage par les patriotes cux-mnémer.pelons qu\u2019un huissier, qui avait commis le délit, bien grave à In vérité, de met- fre la main au nom du roi, sur le caporal instructeur des 12 hommes du régiment royal Papincoutien de la Pointe-oux-Trembles, et qui s\u2019était fait payer cette arrcstation, par erreur, par l\u2019appréhendé au corps au lieu de l'oppréhen- deur, fut accusé criminellement par toute la bande uxitative ct vequité par on grand jury.Cet acquittement, qui semble aujourd\u2019hui être un Certilieut inviolable d\u2019innocence, ne le fut cependant point de l\u2019avis même de nos révolutionnaires, car ils firent reprendre le pauvre hubsier & un autre terme ct un second grand jury, dont le sieur Ludger Duvernaÿ était le chef, trouva matière à accusation, suns s\u2019embarasser de lu décision du premier grand jury ! Hla\u2018en- auivit déjà que l\u2019huissicr fut condamné à une légère amende grâce à l'hon.D.BB.ViGER, éditeur non responsable de la Minerve, qui siégeait nu noi des luis agitatives.Mais ce ne fut pus'tont : nos libéraux poussèrent J° réforme jusqu\u2019à faire casser le inalheureux huissier, dont tout le cette afliire, au dire de tout le monde, consistait dans une erreur, ayant perdu son état et.ne pouvant supporter son pays dans lequel In victime de tant d\u2019injustices, dut prendre le parü de s\u2019exiler, la Nouvelle-Orléans.où griice i notre recommendation it fut placé.Nous ne rapporlons cette dermére circonstance que pour tempérer un peu la Joie de nos agitatears, qui seraient très satisfaits d\u2019être sous l\u2019impression que leur victime, leur compatriote, est mort de faim sur un sol étranger.Comme on'le voit, nos agltateurs trouvent injuste, illégal, arbitraire ot vexatoirc tout ce (ui est fait par les autres, quand co n\u2019est qu\u2019une répétition de leurs propres procédés; mais nous leur dirons qu\u2019ils devraient bien ne point donner V'exewple de mauvaises choses afin qu\u2019on no fut pas en droit de les imiter.Avec la meilleur volonté du monde, nous ne pouvons désapprouver la marche adoptée par le procureur général, lorsque nous la trouvons biisde sur des untécédans aussi respeclables.T1 y à cependant une lésère différence entre les Jeux cas et la procédure actuelle nous semble beaucoup plus Justifinble que celle intentée contre le malheurcux huissicr.nnons qu\u2019elle \u20ac la répétition Nous tious rap- esprit de la crime, dans Cet homme il avait été Il partit pour Uv Anus pk MOINS :\u2014\u2014Nous ne soinmes point de ces gens qui soutiennent qu\u2019il n\u2019y à point d'abus, ot qu'il ne reste rien à faire pour le pays.Au contraire, nous savons qu\u2019il y a encore beaucoup de choses i rectifier, beaucoup d'institutions à améliorer ; mais nous soutenous qu\u2019on ne peut exiger le redressement de tous les griefs brutalement, qu\u2019on ne doit pas les demander la menace à la houche, qu\u2019il ne faut pas les exiger en cn créant de plus insupportables, qu\u2019enfin nous vivons sous un gouvertiene qui a foute volonté four bien faire ct qui ne négligera rien de ce qui pourra tendre à la réforme de l\u2019aduni- nistration, ainsi qu\u2019au honbeur du peuple.Le plus grand abus, à notre avis, est In marche prise par Papineau, qui ne laisse aucune porte ouverle à Ia con- cilinion, et dont {attitude est fate pour retarder toutes les améliorations, parce qu\u2019elles sembleraient arrachées par la force à un gouvernement qui no doit Nous pouvons cependant affirmer à nos concitoyens qu\u2019un abus vient de cesser, 6t qu\u2019une dépense inutile vient d'être retranchée du budget, de l\u2019administration de Ia justice.11 existait une Court of Eschcats, dont, sans doute, bien pen de nos habitons ont chtendu parler, car il y a longtemps qu\u2019elle était dans l\u2019inaction, et nous ne croyons pas même qu\u2019elle ait jamais rendu d'arrêt.Cette cour était instituée pour juger tous les points de confiscation, et l'honorable Cochrane en était juxe, aux appointemens de L500 par an.Nous sommes assurés que cet honorable sonsicur 5 reçu Vintimation que res nppointemens cesecraient d'être payés à l\u2019avenir en cette qualité ; tt nous devons\u2019 nous réjoulr de voir que In tmétropole prend soin d\u2019ulléger la province d\u2019une dépense qui ne éervait qu\u2019à culrelenir un sinécu- ristc.CT PIRATES.\u2014La Gazette de Québec nous rapporte une excursion de pirates faite dans l\u2019atluntique sur un vaisseau imarchand britennique se rendant cn Amérique.Si nous étions à l\u2019année prochaîne, on pourrait Crgire que c\u2019est le vaisseau qui doit être construit ect hiver à Québre, par In souscription des amis de l'ngitation, qui exerce des plaisanferies sur les côtes du royaume de, Papincdu ; mais la marine royole, du chef des contrabandiers n'a pus encore sh première chaloupe sur les chahtlces,et il faut bien finir par croire que Papineau n\u2019est pour rien dans Paffaire : il a bien assez de délits sur le dos sans encore lui mettre celui-là.Voici le récit fait par la Gazette: \u2018 : \u201cLe trois mits-horque Galatea, capitaine Newholm, arrivé ici dimanche dernier, rencontra le 25 juin, par les 37 deg.15 m.de lutuitude, of les 28 deg.de longitude, un brigantin pirate, en apparence de construction américaine, du port d\u2019environ 180 tonnenux, armé de 12 caronndes, ct monté d'une tren- tuine d'hommes, et probablement davantaze, car le eapitnine Newhoim croit qu\u2019ils ne sc montrèrent pas tous, Ils abordèrent In Gulatea, firent éprouver à son équipnge de trés.mauvais traitements, lui prirent tout ce qu'il avait de pitaine, avec ses papiers, les livres, les instruments, les hardes, les montres et tout.l\u2019argent qu\u2019ils trouvérent à bord.Le capitaine apprit d\u2019un d\u2019entrenx qui parlait mauvais anglais, qu\u2019ils venaient de Vera-Cruz et qu'ils devaient se rendre à la côte d'Afrique pour eminener des esclaves.Ils avaient arboré un pavillon espagnol, sur lequel était représenté un crâne avec des os en sœutotr.** + 4 Le navire Rhode- Island, entré en détresse à Savannah lc 9 noût, rapporte \u2018avoir rencontré In goôletto Tantivy, le 29 juillet, latitude 26, longitude 71, allant de Now York à la Mobile, laquelle avait été accostée 8 ou 10 jours nvant par un brick pirate, peint en.noir, ayant environ 150 hommes d'équipage, qui lui a enlcvé toutes ses provisions, son eau, ete, et même le linge que portait l'équipage da Tuntivy.Ces pirates ant blessé le capitaine à la tête, ainsi que .denx de ses hommes, Le Rhode-fsland n fourni des provisions ct de l\u2019eau à celte godlette.\u201d RAPTORT D'AGRICCLTURE FOUR LE MOIS D\u2019AOUT.Malgré Ja pelite quantité de pluie tombée cn Août dernier.vâses fréquentes répétitions, accompagnées de très fortes andées, il n\u2019y à cu encore que tro culier, je blé a souffert beaucoup de dommage de la rouille on niclle,en aur- croit de celui que les insectes lui avaient fait-précédemment Cprouyer.Dans Qu'lques endroits, du blé récemment semé.dans des tczrains fertilce, ct qui voiles, «le rechange, toile À voiles, poulies, cordages, Ke.le sécrétaire du ca- | d'humidité pour la moisson, ce qui fait que, dans de très riches terres en port.| LT TINIE Ga Ca scesre Tm meen ee vessie orme es ce: tees me aca - nr mars \"ve avait échappé aux ravages de la mouche, est presque entièrement détruit pc- la rouille, Le blé léser et clair semé n\u2019est pas si sujet à cet inconvéniert qu\u2019apportent des ssisons humides, et comme ily enn beaucoup de celte cs- pace, les dommages occasionnés par In rouille no doivent pas être considérables, Du blé nouvellement semé et en partie de la même description, à été soustrait, aux ravages de lu touche dans quelques champs, tandisque dans d\u2019autres, il a été grandement endommagé.On puut serendro compte de celle variété en faisant attention, que le LIG se forme plus vite cn épi dans certains champs que daus d'autres ; et ce, par la différence du so} ou de sn situation.H n\u2019est pas possible de préciter jusqu'où +e monte velte année le produit total du ble dans ce district 3 jo punse, néanmoins, d'après ce qui en à été battu, que ls corvée scra de pou do conréquence eu égard ñ l\u2019étenilue de terre enscineucée, Quoique quelques fermiers soient f'avorisés d'une assez bonne rérolte.Ce qui doit être le plus regretté, c\u2019est le manque de moisson en fait de blé qui est ke seul grain qui puisse s\u2019exporter avec profit.C'est aux agriculteurs à ÿ subr- lituer quelques produits qu'\u2019ilspuissent exporter avce avantage.L'orge en Réuéral, à élé semd cn Lou état et presque toute la inoisson l\u2019était ici, à la fn du mois.\u2019, L'avuine nouvellement semée était mûre à la fin d'août, et l\u2019on en à déjà coupé ctscrré une partie.11 y ena plus attendant la faucille, qu\u2019il.n'y enn de verte, quoiqu\u2019une grande quantité pourrait ne pas atteindre pleine matürité, celte saison.Cela dépend de l'habitude \u2018qu'a le cultivateur de \u2018emer un peu tard, pratique qui, pour le grain, n\u2019est certes pas dans son intérût, \u2019 Les pois avaient une très belle apparence au cammencement du mois ; mais ils avaient souffert, de la rouille, à un point dont je ne puis cstimer la valeur.D'étroits sillons et uno semcace Caite de bonno heure sont d\u2019excellens préscrra- tifs contre ce mal.\u2019 Le bté d'Inde n\u2019a pas été amplement cultivé, et la so fraîche pour qu\u2019il achevât de ze bien produire.Les pommes de terre sont excellentes LA où elles ont été récemment plantéea et In semence n\u2019en à pas été uffectée par le tac 3 mais les plantes sont très dispersées duns bien des champs, par cette maladie, et les produits seront peu nombreux là où elle règne.Une partie considérable de la récolte des pommes do terre a été plantée nouvellement, ct elles auront probablement à souf- fr.r des gelées prématûrées, quise sont déjà lait sentir, cl mettront vroiserm- blablement des obstacles & leur accroissement, et à leur parfaite smatûrité.Il ny a cependant pus lieu de craindre pour le présent que les produite de ce légume précieux ne soient pas suffisans pour subvenir aux besoins du pays quoique ln consommation qui s\u2019en fera, doive être considérablement augmentée par le manque de blé.Le mois précédent n été lavoruble aux carottes ct aux n avaient échappé au dommage, jusque vers la fin de Juillet naut, dans des terres médiocres, une récolte abondante.On a continué, dans fe courant d\u2019Anût, à couper cl à serrer le foin; ct comme le temps n\u2019a pns été généralement favorable, lo foin n\u2019a pas élé bien cograngé, et les frais de moisson ont été doubles, puir le cultivateur, de ceux de l\u2019année dernière, quuique ln récolte soit bien moindre et d'une qualité Lien inférieure.Les pâturages re sont engraissés, eLil doit y avoir, maintenant de l'herbe en abondance, dans toute ferme propretnent conduite nit un prix honnête, ct la viande que de coutume.Le climat et une grande partie du sol Canadien, ont beauco me semble, avec celui de ln Russie :\u2014Or dans ce pays, produisent à perfection.Que n'essaycrions nous de cultiver ici ces Jantes avec plus d\u2019étendue ?Les terrains les plus propices au chanvre, sont des terrains profonds, noirs, petridee, végétables, remés dans des endroits bas et ez- posés à l\u2019humidité ; ninsi que des terrains CrCUX, mous, gras etsablonncux Les produits de cetlc premiore sorte de terrains sont beaucoup plus nombreux que ceux de cette dernière sorte, quoique là la qualité en soit inférieure, sclon quelques uns.On dit que le produit du chanvre en fibre vaut de 300 à 700 livres, par acpens 3 et en fait de semence, de 10 à 12 boisseaux.Celui du lin en fibre varie de 300 à 1009 Livres par arpent 5 je ne sais ce que peut Être la quantité de semences.Les terres dures ct humides sont celles qui rapportent en Irlande, la plus grande quantité de lin ; mais ces sortes de terres ne con- viendrajent pus ici, pur ce qu\u2019elles s\u2019endurciraient probablement trop.En Hollande, on fait venir le plus beau lin, dans des terrains profonds, et un peu durs où il y à un pied où un pied et demi d\u2019ean de profondeur, do la surface.La culture du chanvre ne m'est pas très familière $ mais jen ai donné, dans mon traité d\u2019Agriculture, page 232, les meilleurs renscignen ne procurer sur ce sujet.ba société des Arts, manufactyres offert d\u2019amples récompenses pour la culture du chanvre, en Canada.Pluricurs pièces de chanvre de production Canadienne, l'urent envoyées, il y à quelques années en Angleterre, et soumises à l'examen des meilleurs juges, qui les considérèrent comme défectucusee, plus pur la manière viceuse dont clles avaient été préparées, que par cause d\u2019inférlurité quelconque dans la motière elle même.Quelqu'une de ces pièces furent estimées d\u2019une aussi longue durée que celle des pièces d\u2019Atolic, qui est plus longue que celle des pièces de la Baltique ; mais Ie tut fut mélé cnsemble sans aucunségard ponr ln durée ou la qualité.Le chanvre Russo est, an contraire, toujours soigneusement assorti aux différentes classes.On suppose que l\u2019Angleterre importe annuellement de In Russie seulement, le produit de 50,000 arpens de terres, ct c\u2019était le dos- ble en temps de guerre.On a calenlé que les voîles et te cordoge d'un vals seau de guerre de premier prix, exiscaient environ 180,000 livres de chantre Srossier pour leur construction, produit égal à celui d\u2019une corvée d'environ 80 arpens de terre.Il faut faire usage de machines pour braver ct appréter Je chanvro et le lin, avant que d\u2019en pouvoir retirer nucun profit; el jo suis heurewx da pouvoir annoncer que sous peu l\u2019on n\u2019en manquera pas ici, Les fermiers auront alors occasion d'entretenir un produit, nouveau ct prof - table, je l'espère, pour notre propre sage, ninsi que pour l'exportation qui peut compenser l'espoir incertain que laisse Ia culture du bté.\u2018 Les progrès de l\u2019agriculture et Vaugmentation des produits annuels sont de la plus haute importance pour chaque membre du celle communauté.An reste, il y a dans le Bas-Canada, 60,000 fermes occupées, ct, en quelque sorte cultivées.Quelque soit done le produit annuel cette année, je ne doute pas qu\u2019on ne puisse le doubler, pur un systôme d'économie plus ison n ûté un peu trop avets, et ceux qui » promettent mainte- » Pour le bétail, ) + Le lnit four- se vend, à cette époque de l\u2019année, plus cher up de rapport, ce le chanvre et le lin lens que j'ai pu et cominerce a a parfait et sans y ajouter de trop grandes dépenses.Quel avantage immense lo mys cL chaque habitant wen relireront-ils pas ?Suppasez qu\u2019une ferme de 100 arpens donna annuellement un revenu agricole de £200, où $800 :\u2014I taire ne saurait avoir que ce montant pour tous les besoins de sa famille et Jee siens, ainsi que pour le salaire de ses employés.Que ce produit maintenant atrgmente le montant du double, les moyens à su disposition pour s'\u2019entrotenir du nécessnire et des convenances, sa famille ct lui, se trouveront aurmentés dans la même proportion.J\u2019adinets que pour parvenir à ces résultats it faille travailler d'avantage ; mais aussi, il y n un nouveau produit qui n'existait pas auparavant, pour payer ceux qui travaillent et Iniseer du profit à ceux qui sont obligés «de les cinployer.C\u2019est anpliquer le travail mal-à-propos, en agricu'- ture, que de Pappliquer |A où, cn général, il ne rapporte pas au fermiez, un profit qui excède les gages qu\u2019il donne.Si les produits annuels de l\u2019agricu!- ture, dans lo Bas-Cnnada, et, blé, bestiaux, cte., montent aujourd\u2019hui à In somune de £1,000,000 courant, en supposant qu'ils soient doublés, les moyens annuels de se procurer ces secours ct Ces convenances que l\u2019on estime, scrutest augmentés dans In même proportion pour toute la communauté, Quand bien même nousne pourrions pas vetdre nos produits de réserve, nous pourrions néaumoine lks convertir en dillérens usages quo je tacherai d\u2019indiquer en d'autres circonstances, ct qui ajoutcraient encorc à nos secours ct à tos commodités.Ce sujet à presque entièrement caplivé on atlention pendant plusieurs années, cb je dois avouer, selon mon humble pinion, comme cultivateur, quo les progres de l'agriculture sont, pour les danadiens, d'une bien plus grande importance que toute autre tnatière, qui suspend présentement l\u2019attention publique, tendis que celle-ci est entièrement négligée.Wa.Evans: Cote St.Paul, ?5 septembre, 1837.§ -¢ fermicr on proprig- ts ett te tte crema ene ADOUCI3SEMENT DANS L'EXECUTION DU CODE CRIMINEL.\u2014On doit re rappeler.avec une sorto de satisfaction, que depuis Varrivée du Lord Gosford dans cette province, nous n'avons plus été afliigés du spectacle si pénible cemine si inhumain d'une exécution capitaie 5 le philanthrope administrateur qui est à la tête de l\u2019exécutif n\u2019a pas même voulu que le glaive de la loi ensanglante son régne sur le sol canadien ; il a fait usage du éroit de grâce qui lui fut délégué par notre souverain et, fant en purgeant le pays des misérables \u2018jui le deshonoraient par leurs crimes.il épargnn leur critninellé ct triste exis- tance.Parmi les malheureux qui avaient mérité la mort, il existait un soldat dont le sort n\u2019était point entre les mains du gouverneur en chef ; son peuvoir fe s'étendant point à gracier les hommes qui appartenaient à l\u2019armée ; voulant tnctire d'accord ses devoirs et l'humanité le Lord Gosford ordonna lo sursis À l\u2019exécution, il écrivit à Londres et il est probable que grâce à sa généreuse.ir- tervention, une créature humaine devra la conservation de son cxistanco \u2018nipsi - tue l'espoir de racheter ses fautes.Gillan, soldat du 60e régiment, qui fut condamné à mort pourle meurtre de l'un de ses camarades, vient d'obtenir un mourcon sursis 5'on pense que sa grice viendra bientôt ct que sa poine scra commuée en une déportalion pour In vie, LE .Les Fizs DE LA Lin KATB\u2019.-
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