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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
mercredi 20 décembre 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-12-20, Collections de BAnQ.

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[" oo lére Aunée.LEON GOSSELIN, Propriétaire.LA.Numéro 108.H.LEBLANC pe MARCONN.\\Y.Editeur en Chef.9 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.MONTREAL, MERCREDI, 20 DECEMBRE, ÉEPHEMERIDES DE DECEMPRE.19 décembre, 1793.\u2014Reprise de Tuulon par suite d\u2019un siége qui commença a carrière militaire de Napoléon.20 décembre, 17-11.\u2014Mort de l\u2019antiquaire Montfaucon, né le 17 janvier 1653, au château de Souluge, en Languedoc.Il fesait partie de la célèbre congregation de St.Maur.POESIE CANADIENNE.GIROD EXPRIMANT SES REGRETS A PELTIER.O toi qui inc suivis dans mes projets divers, Qui parlageas incs maux et mes sanglants revers, Collègue valcureux, pour la dernière fois D\u2019un ani qui l\u2019est cher entends encor lu voix.Naguère Punion, l\u2019amour de lu patric Nous avaient (ait liguer contre la tyrannie ; Tu te joignis à moi sur la rive fameuse Lorsque des fiers Anglais la valeur dészstreuse Par l\u2019airain vomissant des salves bien plus fortes, Fit plier devant eux nos vaillantes cohortes, Et triompha de nous, et de nos vains efforts ; Et frustra notre espoir sur ces funestes bords.Ce jour de mes exploits fut le dernier des jours, Et la fortune alors s\u2019en afla pour toujours.Dans ce combat fatal, le valeureux Chénier Dispute la victoire et tombe le dernier ; M meurt, en s\u2019écriant, la rage au fond du cœur ; $ Ah! féroce Albion, te voilà donc vainqueur, \u2018Tes vœux sont donc remplis, ton implacable haine \u201c\u201c De ma patrie encor va resserrer la chaîne !** À ces mots, tout-à-coup ses combattants frémissent Et les échos au loin de son nom retentissent.Moi, sans trop de l\u2019honneur écouter le murmure, Je laisse sur le champ mon inutile armure, Pour fuir plus lestement ces funestes combats, Et pour me dérober à l\u2019horreur du trépas.Mais.je n'ai pas assez vaillamment combattu.Et j'ai terni par là l'éclat de ma vertu.On avait dit de moi, qu\u2019un valeureux courage Etait de mon grand cœur l\u2019éclatant apanage.On ne lo dira plus.Ah! Diou ! qu\u2019encor je puisse Laver le déshouneur que je laisse au nom Suisse ! Si du moins de Chénier j'avais suivi les pas, J\u2019aurais acquis son nom.Mais je ne vivrais pas! P.Ir.D.LITTÉRATURE CANADIENNE.Pour le Populaire.AU CAMPAGNARD.Eh! bien, Monsieur le CaMPAGNARD, votro triomphe ne sera pas de ai longue durée, n\u2019est-ce pas ?Car, au moment où je lis votre gracieuse charade, il me vient dans esprit unc excellonte idée.Ne serait-ce pas ce plat si exquis que je viens de dépecer à table, qui en renferme le sens énigmalique?Ne devriez-vous pas vous-même, au bénévole Comus, le fruit d\u2019une aussi précieuse devise ?Qu'importe?Si je n\u2019ai pas trouvé juste, j'ai du moins trouvé quelque chose qui me semble s\u2019y adapter assez bien.Ainsi, je me sens au comble de lu joie, do pouvoir vous rendre les armes que, par une pure complaisance de votre part, vous avez eu la bonhomic de me prêter.Revenons au sérieux.Je pense que vous n'avez eu en vue, duns la composition de ce togogriphe, que ce petit volatile qui, snalgré sa pelilesse sert souvent de régal uux grands.Point de détour, je purle du poules.Coupez la quete ou la dernière lettre de co mot, et vous aurez la nourrice fidèle, qui prend soin de son premier jour, après le lui avoir donné.Conservez le mot en entier, et vous verrez toujours, chez vous, règuer la bonne chair.Muis aussi, prenez la juste moitié, ou les trois premières lettres du même mot, et il ne vous restera en partage, que cet insecte dégoitant, cette vernine immonde qui, de tout temps, a, comme un fléau suscité par la divine Providence, causé de perpétuels ravages parmi l\u2019espèco humaine ; vermine, dont vous me pardonnerez sans doute de pusser le nom sous silence.Voilà, Monsieur, la pensée qui m'est venue, au simple coup- d\u2019œil de l\u2019Enigme que vous m\u2019avez fait l'honneur de m\u2019adresser.En me tirant d\u2019embarms sur le véritable état de la chose, vous obligerez celui qui a l\u2019honneur de se souscrire avec reconnaissance, Monsieur, Votre très humble et Obéissant Serviteur, PIERRE-ANDRE.Montréal, 18 Décembre, 1837.\u201c Voici les renseignemeus que nous devons à Pobligeanco de quelques personnes bien placées pour être exactement informées, et à nos correspondans de Bone.Si ceux de nos corresponduns qui font partie de l\u2019armée expéditionnaire ont eu le tems de nous écrire, ce qui est fort douteux, leurs lettres seront probablement restées à Bone, où nous seront remises plus tard.\u201c Nous pouvons, au reste, considérer dès co moment connne authentiques les détails principaux que nous publions sur les assauts et ln prise de Constantine.\u201c Ainsi que nous lavons annoncé, l\u2019armée est arrivé dovant Constuntine, le G octobre.Elle s\u2019était établie sur Mansourn.De là, on dirigea la 1re et In 2e brigade vers Koudint-Aty ; il fal lut passer le Oued-Rummel, dont les eaux étaient très hautes, et cette opération fut d'autant plus longue et pénible que l\u2019artillerie de siège avait à exécuter le même mouvement.« Enfin, le 10, le temps s\u2019était remis nu beau, et les batteries furent démasquées ; mais la pluie survenue de nouveau empêcha d'ouvrir lo feu.: « L'armée du bey était placée derrière la montagne de Kou- diat-Aty, et inquiétait les travailleurs.: \u201c Le feu commença le 11 ; le lendemain 12, une brèche avait été ouverte ; le general Damrémont voulut la reconnaitre avec des officiers d\u2019etat-major, un boulet le partagen en deux, et Parmée perdit ainsi son chef, * Le général Perregaux s\u2019étant approché du corps du général en chef pour le faire enlever, fut ütteint d\u2019une balle qui lui a emporté uno partie du nez.« Le lieutenant-général Vallée, commandant l'artillerie prit en ce moment le commandement en chef de l\u2019arméo ; il donna des ordres pour monter à l\u2019assaut.\u201c Dans les journées des 12 et 13, quatre assauts furent tentés, mais inutilement ; nos troupes se virent toujours obligées de su retirer.Enfin, au cinquième assaut, la brigado Nemours s\u2019établit dans Penceinte ; mais 1a, de nouveaux combats plus acharnés encore que les précédens furent livrés; il fallut assiéger chaque maison.M.le duc de Nemours voulait arrêter le carnage, mais comment évitor de tels malheurs dans un pareil moment ?Tout ce que lc soldat furieux rencontrait en obstacle était tué.« Enfin, nos troupes se sont établies dans la ville, où elles attendent les ordres du gouvernement.M.le duc de Nemours a donné des ordres pour que les chirurgiens qui no seraient pas indispensables pour nos blessés fussent envoyés à Achmet pour soignor les Arabes.M.le prince de Joinville est arrivé à Constantine le 15, quarante-huit heures après l\u2019action.Il avait avec lui 3,000 hommes, commandés par le colonel Bernelle, ct un convoi de vivres, qui a été reçu avec satisfaction : car on en aurait manqué bientôt, \u201c On ne peut préciser encore le nombre des morts et des blessés de part et d\u2019autre ; muis il n\u2019est malheureusement que trop vrai que le général Damrémont et lu colonel Combes du 47¢, qui commandait la 4c brigude, ont été tués.* Le colonel Lamoricière a été grièvement blessé ; le général Perregaux n\u2019a pas quitté son service, malgré sd blessure.\u201c On évalue à 6,000 le nombre des Arabes qui ont péri dans Constantine.L'armée du bey est intacte, mais \u2018elle est en fuite, et les tribus qui sont hostiles à Achmet se chargeront sans doute de la battre.: \u201c* Nos blessés vont être envoyés en France ; on laissera les malades à Bone.\u201c Il n'est pas vrai que le général Vallée ait demandé des renforts.\u201d On lit dans l\u2019Eclaireur de la Meéditerrannée : \u201c Par deux paquebots arrivés ce matin, nouvelles de notre armée de Constantineporte la Chimère: elles sont officielles : \u201c Le chof de l\u2019état-major général de l\u2019armée écrit de Constantine, sous la date du 13, que l\u2019armée est entrée, dans Constantine, après un assaut meurtrier et une défense opiniâtre de maison en maison, de la part des Arabes.\u201c Cette victoire nous u fait éprouver une perte bien sensible ; M.lo gouverneur général comte de Damrémont a été tué d\u2019un coup de canon, le 12, en examinant la brèche de très près, \u201c Le général Perregaux a été blessé au imême instant qu\u2019il se penchait pour relever le corps de son chef\u2019; M.le colonel Combes, du 47¢, blessé grièvement le 13, est mort peu de temps après des suites do ses blessures.\u201c M.le lieutenant-général comte Vallée a pris le commandement de l\u2019armée, \u201c Le bey a pris lu fuite.\u201d \u201c \u2014Une autre lettre du général Perrcgaux porte : « L'armée est entrée le 15 à Constantine ; vu s\u2019est battu en ville de huit heures du matin à midi ; il a fallu prendre maison à maison.\u201c Constantine étuit défendue principalement par des Kabyles de Bougie.Le boy est resté en dehors do la ville.On a trouvé dans la place uno assez grande quantité de vivres.\u201d (A continuer.) nous avons reçu des Voici celles qu\u2019ap- ce même jour, DOCUMENT HISTORIQUE.PRISE DE CONSTANTINE.Nous publions sur ce brillant fait d\u2019armes les différens récits que nous avons sous les yeux.Voici d\u2019abord ce qu\u2019on lit dans le Toulonnais : * Lo bateau à vapeur la Chimère, capitaine Jnnnin, est arrivé ce matin et n apporté, ainsi que nous l\u2019espérions, les rapports officiels sur la prise do Constantine.CORRESPONDANCES.Pour le Populaire.Mr.L'EpiTeur, Désirant vous fnire part d\u2019une assemblée constitutionnelle qui s\u2019est tenuo à St.Michel d\u2019Yamaska, Dimanche dernier, le dix du présent, je ne pourrai Vous en donner qu\u2019un faible aperçu, n\u2019y ayant point assisté.Les chefs du patriotisme de la place, tout déconcertés qu\u2019ils sont,s\u2019y sont honteusement rendus,voulant lais- 1537.ser voir qu\u2019ils commençaient à se ranger humblement sous les bannières d\u2019un gouvernement qu\u2019ils avaient depuis si long-temps dénié, et contre lequel ils conspirèrent d\u2019une manière particulière tout pété.Ces laches ennemis de notre constitution no peuvent so dissimuler aujourd\u2019hui que la révolution, trainéo par Papineau et accélérée par ses infâmes prosélytes, ne soit rendue À sa fin.Frappés de lours fuites honteuses et encore plus des maux qui les attendent, s\u2019ils viennent à être arrêtés, ils abjurent malgré eux et embrassent à leur grand dépit uno constitution qu\u2019ils n\u2019aimeront jutmuis: seul moyen qui semble lour rester pour pouvoir se disculper un peu de ours conduite passée; commo l\u2019a fait voir clnirement duns son apologie du jour, le Général Arcand à cette assemblée mixte: en félicitant les habitans de n\u2019ètre point tombés dans les sinistres crreurs qu\u2019il leur avait lui-même prêchée tout l\u2019été, de ne point s\u2019ètre Inissé séduire comme lui, de n\u2019avoir point ajouté foi aux invectives qu'il avait sans cesse lancées contre le gouvernement et d\u2019avoir enfin toujours conservé une haute opinion du Ford Gosford notre bon Gouverneur, qu'il leur avait tant de fois lui-meme cité comme lo voleur des urgents de la cnis- se publique.Ne le méconnaissez pas ici, si jo lo traite de Général, c\u2019est toujours Arcand et c\u2019est aussi le titre qu\u2019il so confé- rit lui-même dans uno de leurs assomblées conspiratrices, en ex- pédinnt diverses autres commissions à ses braves.l\u2019aradis rogut le grade de Capitaine, uvee beaucoup de reconnnissunce ; sensible aux hoanours, Dominique Charland fut fait Lieutenant et Brousseau Docteur du Régiment dos Miliciens qui ont été oxercés, tous les Dimanches de la bello saison dernière, même à tirer au blanc, avec récompense de dix chelins pour le plus adroit, promise par le Général même en fonction.Quel affreux démnérite?Co n'est pas tout, Mr.Péditeur, lo Capitaine Paradis, moine moins rusé et un peu plus bavard que le premier, n aussi voulu signer suivant ses talents ct sa capacité.Cependant magistrat au mépris des loix et des autorités civiles,il ne s\u2019est point géné d\u2019encourager,que dis- je, d\u2019être le meneur des assemblées séditieuses du village de St.François.Quelle confiance?je vous demande, peut-on avoir dans un magistrat qui viole aussi outrageusement les loix les plus sacrées et qui devrait être le premier à maintenir l\u2019ordre ct la paix dans les assemblées publiques, au licu de les troubler.Jai l\u2019honneur d\u2019être Monsieur, Votre très humble serviteur.Un CONSTITUTIONNEL Du Comre.14 Décembre, 1837.Pour le Populaire.Mr.L\u2019Evireur, Vous serez sans doute surpris en recovant un papier de Vermont, de quelqu\u2019un que vous devez penser étre un étranger.Mais le mystère vous sera suffisamment révélé, je m'en flatte, à la lecture de cette courte épitre, et non objet en vous transmettant ce Burlinglon Free Press, si justement censuré dans votre journal du & décembre, ne peut que rencontrer votre approbation: lo.Pour certifier aux loyaux Canudiens que, toute chose qui est faite par les crédules Yankees, pour assister les ENTETES PATRIOTES ! est totalement et virtuellement sans le consentement ou la volonté du gouverneur de PLlal de Vermont, ot que les américains, qui ont en quoique ce soit assistés les Fils de la Liberté, recevront Lôt ou tard leur récompense.20.Pour redrosser la fausse impression que beaucoup des habitans du Canada ont acquise : que la portion la plus respec- tablo et la plus susceptible d'influence de la société du Nord du Vermont, aide les patriotes ; spécialement ceux dont les connaissances ot l\u2019éducution, leur donnent un juste litre au respect, 30.Pour munifester à nos frères Brelone, que pas autre chose que des sentimens de frulernité, n\u2019a été évincé envers eux comme ils pourront s\u2019en convaincre en lisunt ln pétition qui donna lieu la proclamation du gouverneur, signe par touto lu faculté de l\u2019Université de Vermont.Si les motifs ci-dessus, donnés par un ami élrangersont d'accords avec votre jugement, elle s auront un titre à une insertion dans vos colonnes ; vous ne pouvez conférer plus de plaisir sur celui qui se ponse fortuné d\u2019avoir fait quelquo chose pour les Canadiens où pour les Américuins.Sir George Novause, Vermontais.Burlington (Vermont) le 15 Décembre 1837.(P.8.) Le général T.S.Brows, arriva dernièrement Caps ce village, usé el émincé ; ressemblant en vérité à un Ours affamé ! Il resta ici aussi longtemps que l\u2019indignation mauifes\u2014 te du peuple devint assez grande pour le forcer à quitter la villg.11 est allé on ne sait où ! L'enoncé fait dans votre dernier numéro que L.J.PAriNesy Cait dans Rutland (sans Ih.) ne peut être exact en fait.A.B.Papincau, peut bien avoir été de Burlington a Rutland (27 miles) mais rien n\u2019a été entendu ni vu de l\u2019archi-traître, l\u2019hon, Louis Joseph Papineau ou de son bateleur O'Callaghan.Sir G, N.V.Nous avons lieu de remercier notto estimable correspondant dus oUcatiers qu\u2019il a pour nous ; nous croyons devoir déjà à sa bienveillance d\u2019autres duçu wens précédens ; nous ne sauriuns trop | tngager à nous honorer de sp wh cieux écrits.Il est certain que nos cormpatriotes upprécicront les sent:fnens exprimés dans celte correspondance et qu'elle les rossurera entièrement Sur les bruits qui courrent au sujet des sympathics dont des traitres recucilLraicnt les fruits chez nos voisins.Nous avions une trop haute upinion Ju curactèi e Américain pour soupçonner que les membres d\u2019une uiseunte républiqus su deshonoreraient jusqu'au point de rien faire contre la let ! \u2018aire cc des nations ; mais tn core sommes nous huurcux d'en recevoir ainsi Vassurance.Nous AYOna dou, dans notre précédent numéro, les noms des hommes reapeclables qui airndgeut la requête qui provoqua la proclamation du Gouverneur de l* Etat de Nous n'avons plus à pjouter-que les membres de l\u2019université cruiont.ui \u201c mi ces dignes Américains sont: le rét.Jobs VWhecler, C2 Ma Benne\u201d le Abe oo.- \u201c2 TS N.Benedict, ct le rév.James Marsh, professeur au TET TTT viv.Joseph Torrey, Fcollege de Vermont.; D'épres cette correspondance : il serait certain que Brown est à l\u2019étranger.Ce serait A.A.Papineau de St, Hyacinthe ct non l'orateur, qui aurait été à Burlington, «lc traitre en chef Papineau ne paraîtrait pas avoir atteint les \u2018tate-Unis, ce qui ferait acervire qu\u2019il errc encore dans ce pays.; États-[uie, ce ue ! (Note de l'Editeur.) nN POFTULDEL Su & MONTREAL, 20 DECEMBRE, 1857.DÉPAITE DES REBELLES DU MAUT-CANADA.Nous avons annoncé l'heureux évinement qui, en peu d'ins- tanta terminé la levée de boucliers des révoltés sous les ordres do Mnckenzio, duns la l\u2019rovince Voisine, et 108 lecteurs doivent s'attendre quo nous leur fournirons les détails qui peuvent les intéresser dans cette circonstanco.Mackenzio apprenant que ses amis co révolution avaient inis h exécution le projetinsensé, concerté dopuin longtemps sans doute entreux, pour renverser le gouvernement Britannique dans l'Amérique du Nord, crut quo lo temps était arrivé de faire une diversion fuvorablo i la cause duns lu province voisine.I ga vait bien que son parti était faible, mais il espérait so recruter do tous les gons oisifs du pays, et daille ws l'absence des troupes, envoyées pur ln magnaniinité de Sir Head, jour coopérer à étoufler le mouvement qui s\u2019opérait duns le Das-Cnnadn, faisait espérer au conspiriteur qu\u2019il aurait temps de prendre une position assez respectuble pour ne pouvoir être fucilement délogé.[I ost probable encore que Papineau avait Écrit à son auxilinire pour lui faire accroire que les choses allnient bien dans le Bns-Canada, que toute lu province etait en armes, (ue la victoire devennit certaine : cette adroite tactique devait =timuler Mackenzie, et le rendre victirne d\u2019une nouvelle déception en lui fesant prendre les armes tu milieu du désastre général du parti républicain.l'avenir nous npprendru bien des choses ; munis nous offririons de gager que Papineau a ête pour beaucoup dans les démonstrations de la poignée de putrivtos du Huut-Cunada.Les mesures de Mackenzie furent promptes, ct c\u2019est à cela sans doute qu\u2019on doit l\u2019hvantage qui fut remporté sur lui.On reprochait au gouverneur du Bas-Canada, d'avoir permis des rassemblemous de citoyens, des onrôlemons d'hommes, dos munawvees publiques do soldats irréguliers 5 mais on ne réfléchissait point, quo In nature des lois anglaises ct le respect dû à lu liberté, apportaient des obstacles insurmontables à ce quo de semblables démarchos fussent réprimées ; il fallait des afli- davits, des preuves irrécusables pour arrêter les coupables sur nccusations de menées séditieuses où de haute trahison, et C'étiaient ces premiers élémans qui manquaient a Pexceutif pour fairo agir légalement contre des séditieux avérés.Sir lead, malgre tout le tactet In fermeté qu\u2019il a montré dans tout lo cours de son administration, s'était vu contraint à adopter In môme cuconspection ; aussi, depuis six mois,les assemblees dé- sorgunisatrices, les formations de sociétés révolutionnaires, les enrolomens du jeunes gens, les muncuvres militaires parmi la bourgeoisie, avaient-elles pris lu même propension que chez nous, Eu seule choso qui avait donné avantage au licutenant gouverneur, était la bonne disposition dans laquelle se trouvait In masso de ses milices provimeinles, C'etait une ressource qui suanquait eu partie chez nous, où ln population etait plus facile à abuser.Sir Francis Bond lead, agit certainement bien plus légèrement que Lord Gosford, quoiqu'il soit impossible de lui cn faire reproche, mnis il regardu ces assemblées, ces curblemens, ces manwuvres des radieaux comme des onfantilluges qui ne méri- thient aucune attention ; il so ficsur le bon esprit des habitans, sur lo dévouement des milices, et no so douta jamais qu\u2019il y aurait lieu de tirer une amorce, avec un ennemi qu\u2019il méprisait, Aussi n\u2019hésita-t-il point à envoyer toutes ses troupes dans lo Bus-Canadn, affirmant que la tranquillité ne serait point troublée.Lord (Gosford, au contraire, ne s\u2019on reposu point sur coux qui lui disaient quo jamuis les Canadiens no prendraient les armes, que tout gissait dans des manifestations extéricures dont lo temps seul terait justice ; et si nous jetons les yeux cu arri- dre, nous verrons que la plupart des Bretons eux-mêmes étaient d'opinion que le glaivo no serait point tire du côté de la faction patriote.Notre gouverneur ne so Inissa point entrainer dans l\u2019erreur, il vit arriver le moment où il faudrait chätier, ct il désira s\u2019entouror d'assez de troupes pour ve pouut compromettre Phscendunce britannique duns lo gouvernement qui lui était confié.C\u2019est grace à ces précautions que nous devons les prompts succès obtenus par les troupes royales : c'est par suite des mesures prises pour faire arriver les soldats, que deux ou trois actions bien combinees sont venues decider défimtivement du sort do ln révolte.Mackenzie assembla une bande d\u2019hommes qu\u2019il avait abusés et séduits, conune on abusn et seduisit nos braves habitans, et 1} se proposa de s'emparer de vive force de la ville de Toronto.Ces insurgés appartenaient aux districts de Home, de Niagam ot do London.Le lundi, 4 decembre, vu cut la nouvelle do cotte \u2018demonstration et toute la villo de Toronto so mit en état do detense.Dans ia nuit My, Archibald MeDonell et Mr.Alderman Howoll, montèrent, à cheval, fa vue Yonge pour recon- naire ka position des rebelles.Un peu au del de la porte de ter, its ({wentarrètes et saisis par Mackeuzte et trois autres hommes firent prisonniers.L\u2019Alderman loweil tira un pistolet et te presen tt À quelques pouces de la figure de Mackenzie, mais l'arme ne p quils y vient été sollicités ct même en.partie comomndés par des personnes en dehors; uvantage que nous devons cn partie à In sayc modération «et au zèle des principaux de cette parvisse: ce que nous osons exposer à Votre Excellence avec les sentimens d\u2019un noble orgueil.Nous prions Votrn Excellence de croire que profondément reconnoissans des bienfaits dont la population française de cette province a toujours joui sous le gouvernement de l'empire Britannique, et que, nus par les sentiments d\u2019honneur ct de loyauté que nous tenons de nus pères comme Un précieux héritage, nous persévérerons comme nous l\u2019avons toujours fait, à thaintenir les liens qui nous unissent si avantageusement à la mère patrics nous ferons tous nos eK- forts pour scconder les vues bienveillantes de Votre Excellence pour rétablir la paix et l\u2019union dans ce District, ct nous sommes prêts comme nous le serons toujours, À nous montrer fidèles et z6lés défenscurs du gouvernement de notre très gracieuse souveraine.St.Luc, 16 Décembre, 1837.DETAILS ULTERIEURS SUR L\u2019AEFAIRE DE Missisquoi:\u2014L\u2019abondance des nouvelles qui se pressent de tous côtés nous n empêché de donner À nos.lecteurs des détails sur cette affaire importante, et nous jugcons à propos d\u2019y revenir.Pour plus d\u2019exactitude, nous douncrans le rapport officiel de cette affaire qui parut dans le Mercury du 14 courant.RAPPORT OFFICIEL DU COIN DE MOORE, © Freleighshurgh, St.Jlmand, le 9 Décembre, 1837.Jui l'honneur de rapporter pour l\u2019information de Votre Excellence, qu\u2019hier matin, je quittai cetic place, par un arrangement antérieur avec le colonel Knowlton, de Bromine, en compugnie avec le capitaine Henry Bakce, de St.Amaud, ayant sous mon coimmandement un corps de volontaire de 50 hommes, artnés aveu Jes fusils que nous pümes recucillir, pour former une escorte aux Wuggons qui transportnient des armes et des munitions pour le bataillon du colone) Knowlton, de Philipsburg.J'avais marché seulement quelques miles sur ma route, lorsqu'un exprès de Philipsburz me rejoignit avec la nouvelle qu\u2019un corps considérable de rebelles avait passé de bonne heuro par ce village à l\u2019État de Vermont et qu\u2019on pensait qu\u2019il reviendrait Ia même nuit.Je dépêchni immédintement an exprès dans différentes directions pour lever des hommes armés où nonarmés, et les amener à Philipsburg, où j'avais ordre du colone} Knowltou de faire diligence pour apporter les arines destinées pour son bataillon, s\u2019il était nécessaire.En conséquence de certaines informations, io laissai les \\Vagzons à quatre miles Est de Philipsburg, et m\u2019élancai dans les bois afin d\u2019y rencontrer les Waggons chargés,à la tête de la Baie de Missisquoi,pour renforcer leur escorte du Manoir de Cnldwell et de l\u2019oucst de St.Amand.Nous marchâmes alors en compagnie à Philipsburg ot nitcignimes cette place à quatre heures et demic de l\u2019après-midi, où je trouvai des homines assemblés et sc réunissant de dif- férent points.J\u2019appris que les bruits y avaient circulés, venant de l\u2019Etat de Vermont, qu\u2019un Cort corps d'hommes bien équippés et ayant avec eux deux pièces de canon, nvaient commencé su ligne de in irche vers cette province.Dans cette conjoncture, des ordres furont envoyés pour fournir les-hommes de fusils ot de munitions provenants des Waggons, et à six heures, une position fut prise à un demi mile au sud du village, à l\u2019ouest de la routs conduisant a Swanton, Nousavionsoccupé ectte position depuis prés de deux heures, dans \u2019attente de Penucmi, lorsque des informations positives nous parvinrent, que les rehel- les avaient pris l\u2019est de la route conduisant À Swanton, et qu\u2019ils élaient à trois miles du village.Jordonnai à l'instant qu\u2019une forte garde rostât à l\u2019ouest de la route, ct je marchai à une position, deux miles et domi à l\u2019est du village.Jo placai mes hommes sur une hauteur à la droite, Commandant le grand chemin, à l\u2019inter- rection de la route de Swanton, conduisant nord et sud, avec la route de St.Amand, conduisant est ct oucst, où je trouvai les piquets ct gardes avancés, qui s\u2019étaient retirés, sans en être apperçus, devant l\u2019ennemi qui avait une force de Jeux cents hommes.: : Les forces étant sous ma direction montaleot 4 300 hom mais avant qu\u2019il me fut possible do les réduire à l\u2019ordre, l\u2019aite de ma ligne ayait commen- ©6 à faire feu, sans attendre lg commandement.LE POPULAIRE.Je n\u2019ai besoin de faire aucune apologio à un général de votre expérience pour l\u2019impétuosité ct le défaut de discipine d'un eurps, aussi inopinément enlevé à ses occupations agricoles, ct placé en vue de l'ennemi, seudement quelques heures avant que les armes lui aient Été mises cn mains.Ce feu prématuré fut aussitot riposté par les rebelles, et les décharges de mousquetterie durérent des deux côtés peudant environ dix ou quinze minutes.Ce fut alors que l'ennemi retraita du côté de l\u2019Etat de Vermont, laissant derrière lui un mort, deux blessés et trois prisonniers.L'un des blessés est Robert Shores Milnes Bouchette, de Québce, qui conduisait l\u2019avant garde des rebelles, et qui est séverement frappé.Lautre est légèrement touché, et se dit être un neveu de Juiien Gagnon, de St.Valentin, dans l\u2019Acadie, habitant, et commandant de la bande.Hs faissérent aussi deux pièces de canon montées *ur des voitures, cîny barils de poudre à canon, six boites de cartouches à balles, 70 fusils, dont partie était renfermé dans des caisses, et deux étendards.Pur suite de l\u2019étit d'indiscipline des layalistes, de l\u2019obseurité de la nuit (il était 9 houres du soir) et du voisinage des bois, te reste de la bande opéra sa fuite.Le voisinage de la ligne des frontières de In province fut aussi en faveur de leur rotraite,car le sentiment universel, dans toute cette partie des habitans des frontières, est que pas un homme ne doit traverser la ligne armée, même à la poursuite des envahisseurs de l\u2019autre côté ; en sorte, qu\u2019À toute demande faite par Votre Excellence où le Gouver- neur-en-Chef, une réponse ne peut manquer d\u2019être faite par le gouvernement général des Etats-Unis, où par les gouvernements de chaque Etat en particulier, que le peuple de cette province nn fuit rien de contraire aux traités ex- istans entre ce pays et la Grande Bretagne.0.J.Krmr, capitaine.A Son Excellence, l Sir John Colborne.3 Ce rapport est ce qu\u2019il y a de plus exact sur cette nuire, qui donna lieu à plusieurs récits contradictoires.Ainsi, nous ne savons pas ce qui aurait donné licude dire que Gagnon, fe ehef de l\u2019entreprise, aurait été blessé mortellement et qu\u2019il scrait mort au delà des liznes, Nous ne savons pas non plus comment ant été pris les 30 prisonniers, parmi lesquels se trouvaient le Dr.Kimber, Rodolphe Desrivières, Boucher-Belleville, Jalbert Ke.puisque le rapport ne parle que de trois prisonniers et de deux blessés, Cependant ces hoyumes ont Été pris et nous ne pouvons en douter, puisqu'ils gémissent dans la prison de celte ville.I faut eroire, que le lendemain et le surlendemain, on aura saisi dans les bois et dans les champs ceux qui ne purent traverser les lignes pour se tnettre à couvert chez nos voisins.> 2 tet.LE LIEUTENANT Wrin:\u2014Tout ce qui tient à cet infortuné autant que brave officier doit intéresser nos concitoyens ; c'est pourquoi nous pensons qu\u2019il est convenable de erproduire la lettre suivante, qui fut insérée dans lu Gazette et qui donne les renseignements les plus authentiques sur la mort de cette victime de In guerre civile: Nous profitons de cette oceusion pour ree- tifier une erreur que nous aurions commise avec plusieurs de nus confrères : cn parlant de la première attaque de St.Denis, nous dînes que Mr.Munenr père, aurait été tué À sa fenêtre ; il parait qu\u2019il n\u2019en serait heureusement rien ct que ce serait lui at contraire qui aurait donné des renscignemens dans cette circonstance.Voici vette lettre : A St, Denis, le 4 décembre au matin, une letltre me (ut donnée, reçue par l\u2019officier commandant, d\u2019un Monsieur Joskru liuserT, de St.Denis, écrite de St, Antoine, village eu face, dans laquelle on annonçait que, par des informations qui ont été recueillies des hubitans de St.Denis, avant sou départ le corps de l'officier assassiné, le Lieut.Weir du 32e régiment, pourrait être trouvé sur les bords de la rivière Richelien, derrière In maison de Madame Nyotte, où éluit nne petite tannerie.Je lus la lettre à plusieurs villageois de SL.Denis, qui enfin me conduisirent sur la place décrite dans l\u2019épître de Mr.Hubert 5 ct là, dans les eaux du Richelieu, à une profondeur d'environ deux pieds, je découvris une musse nuire, couverte de grosses pierres qui la retenaient nu fond.Les pierres étant ôtées, un cadavre,qui gissail sur le ventre, s\u2019éleva à la surface des caux, et je le reconaus iminédintement pour celui de mon frère officier assassiné, pour Weir ! laide chirurgien A.MacGregor, du 32e régiment, qui était avec nei, prit alors soin du corps, et le fit transporter à une maison, où un cerceuil fut fait pour Py placer, afin de le transporter à Montréal pour l\u2019enterrement.\u2019 Le rapport du Dr.MacGregor sur les: blessures inltigées au corps du lieutenant Weir est annexé.L'histoire de son meurtre me fut racontée pur le peu de villagcois que nous trouvâmes dans St.Denis, Elle est ainsi qu\u2019il suit : Le lieutenant Weir fut envoye, par terre, de Montréal i Sorel, au point du jour le matin du 22 novembre, avec des dé êcties pour l\u2019officier ccinmandant à ce poste, Ini ordonnant de tenir prêt les deux compagnies du G6e régiment, sous son commandement, pour se réunir aux forces qui devaient être envoyées de Montréal par le bateau à vapeur, -à doux heures après-midi, le 22, sous le commandement du Colonel Gore, alin d'arrêter quelques individus à SL.Charles.Les routes étaient si mauvaises que le Lieut.\\Veir, qui voyugeait en cn- lèche (voiture à 2 roues) ne putarriver à Sorel qu\u2019une heure après que le colonel Gore y fut arrivé de Montréal etse fut mis en marche avee toutes ses forces par le chemin de St.Denis.Trouvant que sn mission avait ¢t6 dévancée, le liewtenant Weir, prit une nouvelle calèche à Sorel avce un conducteur nominé Lavallée (dont lu déposition a été reçue depuis,) et partit pour rejoindre les troupes.11 y a deux routes parallèles pour aller à St, Denis, lesquelles s\u2019embranchent à St, Ours.Par erreur, le tieutenunt Weir prit la route la plus basse, tandis que les troupes marchaient par la plus haute.Il passn ainsi au-delà des troupes sur leur ligne de marche, sans les voir, et arriva à St.Denis vers les sept heures du matin.Son expression de surprise de ue Voir aucun roldat À son nrrivée au village, fut, me dit-on, la première annonce qu\u2019elles étaient en marche dans cette direction.Des préparalils furent alors faits pour s\u2019opposer à leur entrée dans le village de St.Denis, où en effet aucune opposition n'avait été attendue ; les résultats ultérieurs sont eonnus.Le Lieut.Weir fut fait prisonnier et étroitement lié par les bras.Torsque l\u2019attaque fut commencéce,il fut remis à une garde, consistant dans le copitaine Jalbert, deux hommes nommés Migneault, un nommé Lecour, un cocher, et Un garçon nommé Gustin, pour le transporter à St, Charles, dans un Wazgon du Dr.Nelson.En arrivant en fuce de la maison de Madame Nyotte, dont il a déjà fait mention, eu dehors du village, les liens qui attachaient le lieutenant Weir devinrent si pénibles el ses maius si cnflées, qu'il insistu, sutant qu\u2019il fut en son pouvoir, pour qu'ils fussent déserrés.Cela irrita ses brutaux de gardiens ; il saute du Waggon et peusu à sc réfugier dessous.11 lui ful alors tiré deux coups de pistolets, qui portèrent dans son dog ct dans son aîne et frappé avec un sabre, au travers des roues du VVaggon, en différentes parties du corps ; il (ut apres tiré de dessous le Wazson, pur les cordes qui relenaieut ses bras, Ctenfin massacré ! : F.T.Gurr, Lieut, du 32¢ Regt.Montréal, le 13 décembre, 1837.Ce récit est horriblé et nous n'avons voulu y croire que lorsqu\u2019un nom rci- pectable est venu en confirmer la réalité, car nous nous refusions à peuser que l\u2019infortuné Weir aurait été traité avce tant d\u2019inhumnuité, dans un moment où il était sans défense el confié à lhruneur de quelques hommes.En y réfléchissant cependant, nuus ne trouvons rien qui puisse entacher la générosité du caractère canadien dans cette scône de Canibales.Ce sont de mulheureu- ses exceptions de prédestinations sanguines, qui se trouvent daus toutes les nations ct qui ne peuvent deshonorer les autres coucitoyene.Lors de la guerre que fes français firent en Espague, il se rencontra aussi des habitans qui se souillèrent des crimes les plus épouvantables contre les prisonniers : on les 6- corchait tout vivants, on leur arrachait les ongles, on leur crevail les yeux, on les mettait dans des fours ardents, et celà n\u2019empbchiuit point qu\u2019il ne se trou- vÂl des masses entières d\u2019habitans ton fanatisés qui truiassent les\u2019 prisonniers avec douceur.Ce crime cst déplorable certeinemeut ; mais il ne faut pas eu flétrir tous les canadiens, car il y aurait eu des milliers de nos habitans qui n'eussent point touché à ut seul cheveu da lieutenant Weir.Hy a quelque chose de consotant daus ce récit : e\u2019est que Woltred Nelson est resté étranger à ceshorreurs 5 c\u2019estqu\u2019il avait ordonné que son prisonnier fut conduit & St.Clarles, et c\u2019est que le sang du martyre Weir ne retombera poiut sur sa tête.\u2014 Voici les noms des prisonniers amenés en ville, à la suito de l'expédition de St.Eustache et de St, Benoit.Isidore Valiquette, Antoine Uberdewu, François Bigras, (Michel Dugns, Alexandre Fournier, Joseph Robillard, Flavien Spenard, Jean Bte.Dusnouchel, Benj.l\u2019oiricr, Marc Ladougeur, Jean Bie.Beaution, Nicolas Coron, François Dugas, Abraham Aubry, Jus.Clément dit Luriviore, Olivier Benoit, Bazile Arbujue, Charles Le Rous, Timothé Clement, Hilaire Desjardins, Jean Bte.Landry, François Aubry.François Labelle, Joseph Inmme, Philibert Laurin, Vincent Laurin, Juseph Joly, Joseph Tassé, Michel Gratton, Antoine Desloges, François Maletle, Jos:ph.Malelte, Joseph Bauchamps, Grégoire Belanger, Augustin Monnette, Josezh Donis, Isidore Brunet, Eustache Demers, Anselme L\u2019Espagnot, Charles Lerou, Augustin Martincan, Flavien Maisonneuve.l\u2019rançois Grignon, Francois Maisonneuve, Antoine Groulx, Paul Desjardins, Joseph Dagenais, Paul Laurin, Eustache Denauit, Isidure Gosselin, Paul Prevost, Michel Aubry, Joachim \u201cChatillon, Jeau Bte.Derjardins, Magloire Guindon, Edouard Major, Joseph Maïbœuf, Michel Virolleau, Louis Valiquet, Sean Cailtic, Felix Cardinal, Hyncinthe Menvilic, François Cabana, Benj.Cabana, Joseph Gircuard, Français Ladouçeur, Charles Falar- deau, Isidore Benoit, J.Bie.Robillard, Charles Champagne, Antoine Brisebois, Boromé Lacoste, Isidore Rochon, Jean Marie Rocbruue, Joseph Bazine, François Aubain, Martial Major, Jeun BBte, Bisson, Michel Masson, François Loche, Bertrand Guerin, Jean Bie.Lapierre, Xavier Laroche, Jean Lafantaisic, Antoine Laplante, Amablo Garcau, Louis Foulaine, Etienne Gareau, Arsone Guitard, Joseph Charron, Olivier Beauchamps, Jacques Builedu, Louis Ducharme, François Bisson, L.éon Marie, Laurent Thibault, Amable Martel, Moysne \u2018Prottier, Louis Ouimet, Antuine Brière, Antoine Denis, Jean Lite.Desjardins, Antoine Rochon, Augustin Laurent, J.Bte.Chartrand, Augustin Lauzon, Joseph Germe dit Carrier, Petit Lafleur, Luc Auger, Antoine Leclaire, Benjamin Sauré dit Laplante, Jacques Fauvel dit Bigras, Pierre Lefêvre, François Charette, Jacques Surprenant, l'rançois Surprenant, François Demeule, \u2018Thomas Bobert, Jeun Bre.Varcheslaing, Lue 11.Masson, Damain Masson, Jean Baptiste Bousquet, Augustin D'Aoust, François Renaud, \u2018F.Langlois dit Travorsie, Ulrique Robillard, Ambroise Brunel, Jacques Claude, Olivier Rochon, François Desjardins, Flavien Desjardins, Messire A, M.Blan chel.W.HI.Scorr, M.l.P., pour lequel une récompense de LSUO avait été promise, est arrivé hier en ville, et a été logé dans la prison, avec Mr.J.A.Berthelot ; Scott, lat acrôté par MM.Harris, Forsyth, Robertson, Dease et zonnell, appactenaus aux Dragons Légers de la Reine.Le J.ParinEAU:\u2014Le Canadien du 13 décembre, contient le paragraphe suivant : .Mr.Pupincau.\u2014Fxtrait d'une lettre de Berthier, en date de lundi dernier :-\u2014 \u201c Jui appris aujourd'hui, comme un (ait positif, ce que j'ai toujours crû être le cus, savoir: que l\u2019apineau ne voulait pas ln rebellion, et euploya tous les raisonnemens et à Montréal, pour empêcher les Fils de la Liberté de parader, et à St, Denis pour empêcher le peuple de résisler aux troupes.Halla même jusqu\u2019à les menacer d'abandonner la cause, mais ce fut en vain ; les tetes chaudes comme Côte, Rodier et \u20181.S.Brown l\u2019emportèrent, et ce fut un grand malheur pour te Canada.\u201d Nous voudrions bien nous nccorder nvec Popinion du correspondant, mais nous ne pouvons en vérité ajouter créance À ses impressions : où lupi- neau voulait la révolte, où Papineau était le plus sot de tous les hommes, en croyant que les discours véhémens,qu\u2019il colportait depuis six mois dans toutes les paroisses de In province, ne devaient pas amener co funeste résultat.S°il cit hautement désanpp ouvé la formation, les manœuvres, les sorties, et les fanfaronnades des Fils de la Liberté, ilfn\u2018est pas probable que ces jeunes gens, qui le respectaieut comme un autre Dieu, se l'ussent nvisés de su compromettre ainsi qu\u2019ils l\u2019ont Mail.Côte et Rodier n'étaient point à St.Denis, pour s\u2019opposer à ascendant de l\u2019apineau : et d\u2019ailleurs, si ce chef n\u2019eut pas voulu l'in- surrcetion, il ne l'aurait pas autorisée par sa présence; il cût Cté se réfugier aux Etats-Unis, plutôt que desc puvanner dans le camps des rebelles, de les encourager, de donner des ordres, de promettre des récompenses pour ceux qui arrêternient les loyaux, comme Mr.Lespérance, de Laprésentution.1) est encore une autre circonstance qui prouve que l\u2019apineau so jouait du sang de ses conciloyens : c\u2019est que ce fut fui qui fut cause de laffaire de la Baie de Missisquoi.Ce fut lui qui dit aux réfugiés de rentrer aur le territoire, en les assurant qu\u2019il existait an très Fort parti duns le Sud ct dans le Nord.Le Dr.Bouthiller eut beuu représenter les désnatres de St.Denis et de St.Charles, l'apineau soutint qu\u2019on s'était reployé sur SL Césaire, et qu\u2019il existait encore deg forces insurrectionnelles capables de balancer lus troupes qui étaient obli- gees de rentrer en ville, pour mettre cette place à couvert des mennecs de l\u2019armée du Luc des Deux Montagnes.En somme totale, Papineau fut l\u2019un des plus cuupnbles, car il (ut toujours considéré comine celui sur lequel on se reposait le plus, pour la conduite de toute In politique du pays ; ce serait peine perdue que de chercher À le justifier, les faits sont trop patents pour les révoquer en doute.\u2018Tout ce qu\u2019il serail permis de dire encore par ses amis : c\u2019est qu'il n°a jamais eu les lalens qu\u2019on lui supposait ; c\u2019est qu\u2019il (ut un fou, dont, Ia (rénésie causa les plus grands malheurs au pays.Nonsert Exo, M.P.P.\u2014En rapportant, dans notre numéro du 4 courant les procédés de l\u2019ussemblée loyale tenue au village de Berthicr, nous écrivi- mes ce passage : \u2018\u201c Si nous avons à regretter quelque chose dans cetto circonstance, c\u2019est de ne pas voir les deux mandataires du comté de Berthier, s'être mis à la tête du mouvement loyal.\u201d Dans une lettre gue Mr.Eno, adressa au Canadien, le 8 décembre courant, et qu\u2019il aurait bicn pu nous adresser À nous mêmes, qui avions publié lu censure.Mr.Eno, dit que : \u2018les résolutions prises eurent sa plus entière approbation ct qu'il félicite de tout son cœur, tous ceux qui avec lui, partagèrent ces seatimens, du bien qui en est Évidemment résulté.** Mr.Eno, njoute : \u201c\u201c Hlest vrai que la maladie me retient dans ina maison depuis cing mois, et jusqu\u2019à ce jour, je n'ai pu passer le seuil de tan porte ; muis il est vrai aussi qué le esge journal français, le Populaire west pas tenu de savoir tout ce guise passe sous le soleil, de là son regret, ete.cte.\u201d Ce que le Populaire sait : c'est que Mr.Eno, éluit extréwement aveuglé par les doctrines de nos désorganisateurs, eb qu\u2019il fut Pan des premiers à montrer su soumission aix ordres de Papineau, en renvoyant le Populaire, aussitôt que le grand homme eut fuit déclarer par la Minerve, qu\u2019il Oli contraire au pu- triotisme de lire un semblable papier.Le style de Mr.Eno, semble sentir i deux ticucs à la ronde la muuvaise humeur, au sujet dune phrdse qui ne Pimpliquait cependant en rien.Ti nous semble qu\u2019il eût du écrire ainsi lorsque là Minerve du 9 novembre dernier, publia le paragrapho suivant: \u201c\u201c NonsERT FNo, écuyer, M.P.P.ducomté de Berthier, n renvoyé sa commission de major.\u201d Mr.Eno, qui r fait attentic:.à notre journal, auquel il n\u2019était pas abonné, aurait bien dû faire plus d'attention à ce que publiait un journal, auquel il souscrivait, et si In nouvelle était fausse, le forcer à la démentir.Au surplus, nous n\u2019avions rien avancé-que de très exacte : Mr.Eno, n\u2019assistait point à l\u2019assemblée loyale de Berthier, et nous le (élicitons de ce que sa santé fut la seule cause qui l'empêcha de remplir ce devoir mainlenamt suivant son cœur.DECEPTIONS :\u2014Si quelque chosc peut démontrer évidemment la confiance avec laquelle nos voisins des Etats-Unis acceptent toutes les jouvelles forgées par nos perturbateurs sur les événemens de ce pays, c\u2019estia lecture de quelques uns de leurs journaux, qui semblent se complaire à accréditer les bruits les plus absurdes.Un extra du Buffalo Daily du G courant contenait un acti- cle intitulé : Mouvements révolutionnaires dans le Haut-Cunudu.\u2014 Capture de Toronto \u2014 Le Gouverneur et son Conseil faits prisonniers.Ce journal donnait la (russe nouvelle, comme certaine, et sujvant lui, l\u2019expédition de Mac- Kenzie avait trouvd H000 dupes pour luccomplir.Ute lettre de Queenston 11.-C., insérée dans le mérae journal dissit, entre nutres choses \u201cque Toronte est nu pouvoir des patriotes, que le gouverneur et tous les prisonniers sont cer nés dans la maison du marché ; que beaucoup de batimens ont té brûlés plusieurs vies perdues ct beaucoup de prisonniers pris ; que les loyalistes tour aient el que pour de combats aurunt lieu dans In provitice cet hiver ; que les pr triotes requièrent du gouverneur : qu\u2019il dissoive le parlement actuel, qu\u2019il per - mette au peuple délire te eonscil législatif, et qu\u2019il quite le pays dans quinz jours.\u201d Maintenant retournez le conte : mettez les loyndistes en place des pi triotes et.vice rerstt ; vous aurez nlor: la vérité compl-tte.\u2026- C\u2019est au moiner *.où la traliison requit le prix de ses crimes, où les rebelles sont vuincus, disper - sés, poursuivis à outrance dans lu province Voisine, quo, quelques uns de no - confrères, de l'autre côté des lignes leurs accordnt des sticcùs ; nous en son.mes récilement faché pour l'honneur de leur per apicaait6 qui nous parait guês : avoir joué un rûle dans celle affaire.Tcure ascment que le Old Countryma de New-York et beaucoup d\u2019autres papiers montrent un esprit plus juste \u20ac « réronuant en doute des nouvelles fabriquées-évidemment pour attirer des sympathies sur une cause criminelle.Sem eer Mn.GUGY :\u2014Nous avons vù, Wier, ce brave volontaire, qui a failli pay de sa vie l\u2019ardeur qu\u2019il montra potsr In bonne cause, dans l'attaque de St, Er + tache ; il est en ville.et nous v auvons donner À ses nombreux amnis des ne : velles certaines aur son états fl reçut lc coup de feu, le pins extraordina.z dans acs effets ; la balle Jui \u20ac atra dans l\u2019épante gauche, près de l\u2019épino dorsn - se prolongea à l\u2019épaule droite, da hi descendit aux trois quarts de lavant b'- droit et sortit dans le grea du méme avant bras.Cette blessure s\u2019oxpli-: 2 par la position dans Inq\u2019 elle se trouvait alors Mr.Guzy : il avait le bras lc: ».tenant son sabre poule s\u2019en servir convenablement, ot Le coup de feu put pp - courir toute celte di tance dans les cheirs; il à aussi Une incision d\u2019un pc dans lo ventre, fait « par une buïonnetle ; mais cette dernière blessure se \u20ac trise déjà.Voici.la manière dont nous avons compris que l\u2019affaire était rivée: Mr.Gue4, ayant examiné les lieux et trouvant un moment propice, au colonel YV-etheralt qu\u2019on pourrait prendre l'églisu el tous ceux qui sy ti - vaient, en fajsant un détour pour arriver au pussage couvert qui condui: : du cimctiéx dans la sacristic, seule porte qui ne fut point barricade.\u2026 coloncl.saisissant Ia pensée du volontaire avec ce l'acte qui appartient touje- aux inlilaires expérimentés, ardounn à une cor,pagnie des royaux de sui Mr.Guay.Celui-ci ne voujant point envoyer des suldats à une expéditi.sans cn braver lui-même les dangers, précé sait le peloton de quelques pas s\u2019avanga Aous le chemin couvert, poussa Ir, porto de la sacristic, cl trouva ta - hommes armés de fusil, qui en disputéreut l\u2019entrée.Le premier coup de \u2018.fut tiré sans effet, au moment où 14 porte s'ouvruit ; Mr.Gugy 6e précig: sur l'homme qui lui paraissait avoix tiré,pour s'emparer de lui; il tenait te fu A descriptions des propriétés à VENDRE où à LOUER dans la ville ou daus!s campagne seront insérées.Les susdits livres seront ouverts (aratis) pour les emigrants ou autres, tout effort devant être faits pour augmenter Ja public'é do Ke planes charges pour enrégistrer, pour les trois premiers mois seront de DIX CHELINS quand il y aura pas plus du trois propriétés distinctes et une de+ cription y comprise ; quand elles scront au dessus de ce nombre, CINQ PIAS: TRES: pour chaque quartiers suivant, la moitié de ces sommes.Le salaire dans chaque cas, sera payé d'avance, et toutes communications devront 01% franches de port.Quand les parties ne seront pas connues, on exiger i od | seror adesr ens #3 faisans quand à l\u2019exactitude des descriptions.° cheetmem \u2018ayant aussi commence la premice pectucusement les individus qui ont do acer entre ses mains, JAMES COURT.i} 189-Montréal 31 Août 1837.Rue St.Tosenh Cp rie ied \u2014\u2014\" L'INFLUENCE D'UN LIVRE, Roman Historique, * PAR ; PHILIPPE A.DE GASPE* Fizs.ET OUVRAGE EST ACTUELLEMENT EN VENTE; Pus Cing Chelins, payables lors de la livraison.La Souseription est ouverte au bureau du POPULAIRE, ct à la librairi ia .OHON- Montréal, 2 avril, 1837 irie canadiènne de C.P.LErr "]
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