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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
mercredi 16 mai 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1838-05-16, Collections de BAnQ.

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[" AIDES EN aap E LE POPULAIRE, 4.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.Jème.Annéenga MONTREAL, MERCREDI, 16 MAI, 1838.No.14.+ H.LEBLANC DE MARCONNAY, Editeur.EFHEMERIDES DE DAI.15 mai, 1768.\u2014Cession de la Corse à la France, par les Génois : ç\u2019était de co pays que devait sortir le conquérant qui voulut asecrvir la terre.16 mai, 1800.\u2014 Passage du Mont Saint-Bernard, par les troupes françaises, cammandées par Bonaparte.POESIE.LA FLEUR DES CHAMPS.CHANSONNETTE.Arn :\u2014Tu ne vois pas, jeune imprudent.Habitans des tristes cités, Goutez-y des plaisirs factices ! Fuyant leurs fausses voluptés, Aux champs je trouve des delices.A Faris, pour séduire Un cœur Les bijoux sont le seul langage.Aux champs il suffit d\u2019une fleur.On est si modeste au village.Chez vous où néglige l\u2019Amour ; f.a Beauté pauvre on la rejette, Et quand l'Hymnen brille le jour, C\u2019est par un contrat qu\u2019il s\u2019apprête- À Parie, d\u2019un parfait bonheur On croit que l\u2019or seul est le gage.Aux champs il suffit d\u2019une fleur\u2026 In est si modeste au village.Du terms quand le bras meurtrier Dans votre course vous arrête, Souvent un avide héritier Dans votre mort voit une fête.À Paris toujours la douleur Du luxe cherche l\u2019étalage : Aux champs il suffit d\u2019une fleur.Unest si modeste au village.Sore\u2019.LITTERATURE.LES EPAVES.PREMIERE PARTIE.IT.(Suile.) Les négresses cutrèrent pour servir, et l\u2019on se mit à table ; le colon ne reparut pas.Cette réserve fière et de bon goût plut à Mrne de La Rebclière.\u2014J'espère qu\u2019avant de nous coucher, nous souhaiterons le Lonsoir au maitre de habitation, dit-clle tout haut, il faut que je lui fassc encore nos remerciemens.Dieu me pardonne, je n\u2019ai pas cu le temps de lui demander son nom, tant il à mis d\u2019empressement à nous faire servir.\u2014I1 s\u2019appelle Donatien, dit la vicille Fémi, en avançant la tète 5 c\u2019est un bon maitre.\u2014D'où sais-tu déjà tout cela?\u2014On en parlait là-bas dans la case.\u2014Son habitation ine paraît considérable ; il doit être riche ; cenbien a-t-il de noirs ?La négresse fit un geste négatif,et leva ses deux mains ouvertes.\u2014Autant que jai de doigts, dit-elle, ni plus ni_ moins.en tout comptant ; c\u2019est égal, ils travaillent de bon cœur, et le maître pent vivre.Le souper s\u2019acheva silencicusemont ; dès qu\u2019on eut enlevé la table, le colon rentra dans la galerie.Mme de La Rebelière le remercia vivement de son accueil, et, tournant les yeux vers ur siége vide placé entre elle ct Cécile, elle dit : \u2014Est-ce que vous n\u2019allez pas faire la veillée avec nous ?Il resta debout, une main appuyée au dossier de la chaise ; \u2014Madame, dit-il vivement, volontiers jabuserais de votre invitation ! C\u2019est un si grand evènement pour moi que votre prés- ance dans ma solitude ! Il faut avoir vécu séparé pendant longtemps de tout commerce avec le mondo civilisé pour comprendre ce que j\u2019éprouve cu vous cntendant parler français ! \u2018Tandis qu\u2019il s\u2019exprimait ainsi avec un pur accent et l\u2019attitude aisée d\u2019un homme qui sait son monde, Cécile et Mme de La Rebelière le considéraient avec un singulier étonnement.Au premier abord, elles n\u2019avaient été frappées que la mâle beauté de son visage ; maïs en l\u2019écoutant, la distinction de son langage ct de ses manières les surprit bien autrement ; c\u2019était, sous tous les aspects, l'homme le plus remarquable qu'elles cussent rencontré.fl paraissait avoir vingt-huit ou trente ans ; sa taille haute, souple et admirablement proportionnée, avait la grâce ct la noblesse, attributs de la force ; ses traits, d\u2019une régularité qui rappelaient les beaux types antiques, exprimaient une fierté calme ; ses cheveux, lisses ct luisans, ne ressemblaient que par la couleur à ceux des nègres, son teint était clair ; mais de légères nuances bronzées s\u2019étendaient des tempes à la région supérieure du front, et ses lèvres minces avaient une certaine pâleur brune.Il était vêtu à la mode créole d'un large caleçon blanc et d\u2019une petite veste de sirsakas rayée.\u2014 Mais, je vous cn prie, asseycz-vous donc, dit enfin Mme de La Rebelière avec instance, et d\u2019abord que je vous renouvelle mes excuses pour tout l'embarras quo nous vous donnons.Vous remplissez do bon cœur ce devoir d\u2019hospitalité, c\u2019est bien, je n\u2019on suis pas moins reconnaissante.Ÿ a-t-il long-temps quo vous demcurez sur cette habitation ?\u2014 Environ une année, madame.\u2014On s\u2019apergoit tout de suite que vous avez vécu ailleurs que dans ce désert.À cette question indirecte, qui pouvait passer pour un compliment, Donatien ne répondit que par uno inclination.\u2014Voilà de beaux tableaux, reprit Mme de La Lebelière cn jetant un coup d\u2019œil sur la imuraille ; Jésus! ces figures sont vivantes ; on dirait qu\u2019elles vont descendre de leur cadre pour venir nous parler ; ce sont des portraits ?Quelles belles physionomies! Celui de ce côté surtout; qu\u2019il a l\u2019air noble et homme de bien ?\u2014Oui, madame, répondit Donatien avec émotion ; oui, c\u2019etnient des gens de bien, de nobles cœurs.\u2014Vous les avez connus ?Etaient-ils créoles ?\u2014I y a quarante ans, tous deux naquirent sur cette habitation.Leur famille était déjà bien déchue, mais on se reppelait encore alors le nom de d\u2019Enambue-du-Parquet, de celui qui, plus riche que bien des souverains, posséda en toute propriété la Guadeloupe, la Martinique et l\u2019ile de la Grenade.Cette immense fortunes s\u2019écroula à la mort de celui qui l\u2019avait conquise par les négociations et l\u2019épéc ; ces deux hommes, ses petits-en- fans, n'héritèrent que de cette possession; il y a vingt ans, ils passérent en France.L'un y mourut bientôt; l\u2019autre eut des emplois qui lui procurèrent de grands honneurs et peu do biens.Il etait d\u2019unc faible santé, et quand il vint sur l\u2019âge, les médecins lui conseillèrent l\u2019air natal ; il retourna ici, et il y est mort ily a quelques mois.; \u2014Et c\u2019est par lui que vous avez été élevé.Vous l\u2019aviez suivi en France?demanda Mme de La licbelière avec intérêt.\u2014Oui, madame.\u2014Vous venez de France, monsieur, s\u2019écria Cécile; oh! la France, quel beau pays! \u2014J% ai passé vingt années, les plus belles ot les plus heureuses, sans doute, de mu vie, répondit-il avec mélancolie.Aime de La Rebeliere forma rapidement quelques conjectures vraisemblables ; elle pensa que Donatien était le fils de M.d\u2019Enambuc et de quelque esclaves métive ; cette opinion ne le grandit ni ne le rabaissa dans son estime ; eût-il été le premier né d\u2019un roi, il suffisait d\u2019une goutte de sang noir sous sa penu pour le faire descendre à un dégré au-dessous du blanc le plus rotu- tier.Cécile ne s\u2019était point arrêtée à ces réflexions ; en retrouvant quelqu\u2019un qui venait de France, de Paris.presque un compatriote, elle avait ressenti la joie d\u2019un exilé qui entend comme un écho de la patrie absente.\u2014La France ! répétu-t-elle, vous avez véeu en France ! Etes-vous allé à Paris?Connaissez-vous Versailles?Avez-vous entendu parler de la maison de Saint-Cyr ?\u2014Oui, mademoiselle, j'ai habité pendant tout un été une maison dans le bois de Satory ; j'ai vu de loin cette belle retraite de Saint-Cyr ; j\u2019y étais au moment où son auguste fondatrice mourut.\u2014Mme la marquise de Maintenon ! Oh! quelle était imposante ! Sa grande et noble figure, ses habits do deuil, tout m\u2019est présent encore, Il me semble la voir arrivant au milieu de nous; le feu roi allait mourir; nous pleurions toutes, elle était calme ; mais on voyais à travers sa résignation une grande douleur ; elle fit suspendre l\u2019étude, et nous la suivimes au chœur pour dire les prières des agonisans.Le lendemain, les classes prirent le deuil ; le roi était mort, et Mme de Maintenon ne sortit plus de Saint-Cyr.Le jour de mon départ, elle voulut me voir.Elle in\u2019embrassa, et quand je lui dis que j'allais m\u2019embarquer pour l'Amérique, il lui vint un souvenir de ce pays, elle passa la main sur mon front en disant : Moi aussi, il y a longtemps on mn\u2019emmena en Amérique, dans une ile presque déserte où je fuillis être dévorée par des serpens.Mes cheveux se dressèrent en l'entendant parler ainsi.Oh! j'avais grand\u2019 peur en mettant le pied sur cette terre, et si je n\u2019avais pas trouvé unc maison où l\u2019on m\u2019a si bien reçue, ct surtout une si bonne amic.\u2014Vous seriez repartie, n\u2019est-ce pas, mauvnise petite tête bretonne! interrompit Mme de La Rebelière en care :sant doucement les beaux cheveux de Cécile.Enfant, elle ne pense qu\u2019à la France, elle ne parlo que de la France ; c\u2019est donc vraiment le plus heureux pays de la terre ?\u2014 Quiconque y a vécu ne l\u2019oubliera jamais, répondit Donation avec un soupir.Ici, la vie s\u2019écoule douce et facile, dans la satisfaction matérielle de toutes les jouissances physique; on s'endort dans ce parresseux bonheur ; là-bas, on existe par toutes ses facultés.Mme de La Rebelière ne comprit guère cette réponse ; elle ne raffinuit pas ainsi ses sensations ; elles avaient quelque chose de plus matériel.\u2014Je ne sais, dit-elle.mais comment peut-on vivre heureux dans un pays où il fait froid, et où pendant la moitié de l\u2019année il n\u2019y a ni fleurs, ni fruits, ni feuilles aux arbres ?-Je frissonne lorsque Cécile me racontre ses promenades sous ce ciel gris, quand la terre est toute couverte de neige.Il ine semble que si l\u2019on m\u2019emmenait dans ce climat rigoureux j\u2019y mourrais.A ces mots, elle se renfonça paresseusement dans son fauteuil, et Cécile continua seule la conversation avec le colon.Ils parlèrent si bien et si long-temps des merveilles de Paris et de Versailles, que Mme de La Rebelière croyait oulr un conte de fée.Elle était d'ailleurs singulierement captivée par le langage éloquent et poli du mmulètre; M.de La Rebelière était un esprit court et stérile qui ne l'avait pas habituée oux belles idées ; x as il lui semblait qu\u2019elle entendait parler pour la première fois un homme d'esprit, et en cela elle avait raison.Lu veillée aurait duré jusqu\u2019au jour pout-être, si, à minnit, le cod n'eût chanté.Donatien se leva vivement.\u2014dJo vous l\u2019avais dit, madamo, s\u2019écrin-t-il, je devais abuser de la permission.Je me retire.On va suspendre ici vos humncs; c\u2019est lu pièce lu plus commode de l'habitation.N\u2019avez-vous point d\u2019autres ordres à me donner?\u2014Non, merci; envoyez-nous nos négresses, répondit Mme de La Rebelière on snluant gracieusement.Pour nous aussi cette soirée à passé vite.Bonne nuit, à demain.Un quart d'heure après Mme de La Rebelière se faisait dés- habillier, cllo était distraite et animée.\u2014Mon Dicu! lui dit Cécile, je l\u2019ai encore appelé monsieur : mais c\u2019est inutile, je ne pouvais pas fuiro autrement ; un homme si aimable, si conune il faut ! mais pas un de vos messieurs créoles no le vaut.\u2014Oui, c\u2019est étrange ! fit Mme de La Rebclière pensive.111.Mme de La Rebelière ne trouva pus su maison des eaux chaudes aussi délabrée que le lui avait annoncé son mari; il fullut peu de travail pour en faire uno charmante habitation.Elle était située au centre d\u2019uno petite espirnade, bordée au midi par une ravine au fond de laquelle murmurait un ruisseau et plantée de grands corossoliers.Derrière ces larges touffes de verdure fuyait un vallon où la source des vaux chaudes s\u2019écoulait entre des roches amoncelées.Vers l\u2019ouest, l\u2019habitation était dominéu par une montagne coupée à pic, comme si l\u2019enchuntement d\u2019une fée eût pourfendu sen énorme masse.Quelques lianes cross- soient aux fissures de ce rempart immense ; sur la crête, où une fraîche végétation formait comme une frange verte, on apercevait le toit d\u2019une habitation ; c\u2019était celle de Donatien.Il était aunsi le proche voisin de Mme de La Rebelière, mais un abîme los séparait, et pour aller d'une possession 2 l\u2019autre il fallait suivre un long détour.Au bout d\u2019une semaine de séjour dans ce désert, Mme de La Rebelièro annonça qu\u2019elle allait partir, et le lendemain elle voulut rester.Une singulière activité avait fait place à son indu- dence naturelle.Tous les jours elle sortait avec Cécile pour faire de longues promenades dans ces sites agrestes.Le mula- tre n\u2019était jamais descendu à l\u2019habitation ; mais les deux femmes le rencontraient souvent, et alors, guidées par lui, elles osaent pénétrer dans les sauvages escarpemens de la montagne.Une fois, Mme de La Rébelière et Cécile s'étaient aventurées seules dans une de ces longues courses ; elles avaient tourné lu vaste plateau au sommet duquel était située lhabitntion de Donatien, et elles avaient gagné le pied du morne Fontenay.Nulla parole ne peut peindre la beauté pittoresqus et riante de co coin de terre où il semblait que des pas humains n\u2019eussent jamais pénétré.Le lit desséché d\u2019un torrent formait un chemin naturel entre de grauds arbres d\u2019une admirable végétation ; les palmistes, les hauts lataniers balançaient leurs sonores éventails au- dessus des vertes feuilles semées de fleurs, blanches et roses.Les deux femmes marchaient lentement en se donnant le bras, et de temps en temps clles se tournaient pour présenter leur front moite à la brise qui soufflait parfuméo entre les bois.Tout i coup Cécile s\u2019arrêtn.\u2014Il y a quelqu\u2019uu là-bas! dit elle avec quelque frayeur.En cffet, un homme était assis au bord du ravin, ct il les regardait venir sans fairo mine de se déranger.Il était à peine vêtu de quelques lambeaux de toile, et ses bras nerveux, ses larges épaules, frottés de roucou et d'huile de pulmiste, reluisaient au solcil couchant comme un métal rougeâtre.Ses traits étaient remarquables pur leur immobilité ; on eût dit un visage de pierre, tant il y avait peu d'animation dans son regard.Mine de La Rebelitre le considéra surpris, et dit à derni-voix.\u2014C\u2019est Palème, cet épave qui s\u2019est en allé marron ; que fait- il donc là ?Elle hésita un moment ; puis il lui sembla que ce n\u2019était pas la peine de rebrousser chemin, et clle avança sans frayeur vers l\u2019esclave fugitif; pourtant, quand celle fut à deux pas de lui, ello fit semblant de ne le point connaître.Palème ne leva pas seulement la tête ; mais il se retira un peu comme pour laisser passer les deux jeunes femmes.En cet endroit le ravin était coupé par un énorme rocher ; le bois sombre, inextricable, enserrait un petit terrain planté de bananiers ctau milieu duquel était construit un ajoupa.À l\u2019aspect do ce toit en feuilles de Intnnier planté sur quatre piquets, de ces traces de culture et du foyer établi entre deux pierres, Mme de La Rebelière comprit qu\u2019elle était sur le domaine de Palme.\u2014Ce pauvre homme, dit Cécile, quel dénuement | que! isolement terrible ! Il doit vivre aussi frugalement que saint Antoine qui ne mangeait que des racines! Oh! l\u2019amour de la liberté ! Ma bonne amie, il ne faudra pas avertir M.de La Rebclière que nous avons trouvé ici son épaye.-Non! je n\u2019en dirai rien, fit vivement Mme de La Rebelière; allons-nous-en.Palème était derrière elle, au milieu du chemin.\u2014\u2014Maîtresse, lui dit-il dans son patois créole, n\u2019allez-vous pas vous reposer un peu ici?Allons, ne passez pas si fièsc, asseyez- vous dans mon ajoupa.Ces paroles toutes simples étaient si audacieuses dans la bouche d\u2019un esclave, que Mine de La Rebelière en pâlit d\u2019étonnement et de frayeur.\u2014La nuit va venir, nous n\u2019avons pas lc temps de nous arrêter, dit-elle cependant avec calme ; que lo bon Dieu te garde, cette nuit et tous les jours de ta vie ; si tu descends là-bas, viens à l\u2019habitation, on te donnera du tabac et de l\u2019enu-de-vic.\u2014A l\u2019habitation des eaux chaudes, à l'habitation de M.de La LE POPULAIRE.Rebelivro! vons ne voulez donc pas mo reconnaître, inaîtresse ?dit-il avec une espèce do ricanement.Oh! oh! moi, je vous reconnais bien, vous étes la femme ds mon doux maître, j'ai été votre esclave ; voyez, j'en porte encore les marques.À ces mots il montra ses épaules sillonnées du circatrices.\u2014FEh bien! si jo suis fa maîtresse, obéis inoi, cesse de me barrer aiusi le passage, interrompit résolument Mme de La Rebelitre en allant vers lui le regard fier ct le front levé.| l{reculu d'un pas ; mais, s\u2019arrêtant aussitôt, il répondit froidement : CL ; \u2014 Non pas, vous resterez-ici uvec moi.Avez-vous peur ?Eh! do quoi ! Je n\u2019at point d'armes ; ot puis, rassurez-vous, Je no tucrez pas uno femme.Allons, essayez-vous donc, vous dis- jo.Mmo de La Rebelière tremblait.| \u2014Mais que nous veut-il donc ?demande Cécile, qui entendait unparfuitement cette conversation cn putuis créole, surtout quand c\u2019étut Palème qui parlait._ Ç ; \u2014Je no suis,répondit Mme de La Rebelivre, en français, mais je voudrais bien être loin d'ici.La Palème la comprit fort bien, ct s0 prit à rire d\u2019un air d\u2019intime satisfaction.Ç \u2014 Demain, dit-il, demain vous irez raconter à mon Lon maître que Palème vous à gardée cette nuit dans son ajoupa ; oh! oh! c\u2019estune belle vengeance, n'est-co pas?il verra que ju n\u2019ai pas oublié les quatre piquets où il m'a si souvent fait lier, le Visage contre terre.Mme du La Rebelière affocta de sourire comme si elle n'en- tenduit pas lo sens complet de ces paroles, tuudis que le regard inquiet et curieux de Cécile interrogeait la physionomie impassable de Palème\u2014 Voulez-vous manger, maîtresse?reprit-il en déterrant sous les ceudres du foyer éteint quelques bananes rôtios.Elle remercia d'un air dédaigneux.Cécile reprit, rassurée : \u2014Cet homme n\u2019a pas l\u2019air de vouloir nous faire du mal; mais 11 veut nous retentir peut-être parce qu®il craint que nous allions dire où il est M.de Lu Rebeliere.Ne pouvez-vous pas lui persunder que nous le latsserons tranquille ?Mme de En Rebolière ne répondit rien, et jeta autour delle un regard plem de colère ot de terteur.l\u2019alème mangeait tranquillement ses bananes.Il y eut un silence , Mme de La Rebehiète s\u2019était assise, la tête inclinée, elle tâchait do muitriser ses angoisses.Cécile attendait sans comprendre cette situation.\"Tout à coup l\u2019explosion d\u2019un fusil fit tressaillir les deux femmes; Îles s\u2019écrièrent ensemble : A continuer, HAUT-CANADA.Coux pu Haur-Casans :\u2014 Quelque pénible que soit la pensée qui nous reporte aux hommes qui ont expié de leur vio les fautes qu\u2019ils ont pu commiet- tre, nous avons cru devoir traduire et publier le discours qui fut prononcé par l\u2019'hon.Juge-en-Chel, Robinson, en rapportant la sentence de mort contre Samucl Lount et Peter Matthews, Ces paroles sévères ne doivent pus être ner- dues pour la postérité, SAMUEL LOUNT £1 l'ETER MATTHEWS, Vous avez Été assignés sur plusieurs plaintes, vous aceusant de haute tra- luson.En conséquence des dispositions humaines de la loi, plusieurs jours so sont nucessairement écoulés cnlre l\u2019époque où vous futes accusés ct celle ou vous futes jugés ; et dans cet interval, on vous fournit les copies pleines ct exactes des accusations proférées contre vous, ensemble de la liste des témoins par lesquels ces accusations devaient être prouvées, et des noms des Jurés qui devaient prononcer sur In terrible question de votre culpabilité ou de votruinnocence.Ayanteu tous ccs avantages pour discuter l\u2019accusation, si ccla était pussible, vous avez,chacun de vous,lors de votre procès, plaidé coupable.Vous avez dune confessé que lc jour cité daus l'acte d'accusation, vous étiez en armes contre votre souveraine ctaviez traitreusement fait une levée de guerre dans cette province, duns le desscin de renverser la constitution et le gouvernement.Vous n'êtes, ni lun ni l'autre de vuus, je dois le dire, si mal informé des lois de votre pays, que vous ne puissiez connaitre que létendue du délit, dont vous decneurez maintenant convaincus, de votre propre aveu, est le plus haut dans léchelle des crimes ; si haut, que les lois lui infligent la plus sévère des peines, ct ne donne & cette cour aucune discrétion pour vous en dispenser ou pour mitiger une aussi terrible sentence.Quelques puissent avoir clé vos pensées ct vos sentimens tandis que vous étiez engagés dans l'abominable tentative d\u2019envelapper votre pays dans la confusion, rien ne parut dans votre conduite, peudant votre procès, induire la cour à supposer que vous n\u2019ôtes point netuellement sensibles à l'énormité de votre faute ; et je conserve l\u2019es- puir, qu'après tout ce dont vous avez été témoins et après les réflexions qui duivent s'être présentées à vos esprits depuis ces derniers trois mois, vous voyez récilement et vos cœurs reconnaissent la folie ct la méchanceté de votre couduite.Il ÿ aurait probablement peu de chose que je pourrais dire sur Cu chef qui n'aurait point été suggéré à chacun de vous par sa cons- cicnce, conseiller le plus fidèle, quand 11 peut so faire entendre.ll ne doit pas être nécessaire, en consôquence, ct j'espère qu\u2019il ne l\u2019est pas, que j'insite sur l\u2019énormité de votre crime, dans la vue de vous convainere de la justice de cette lui sous laquelle vous vous êtes attirés la plus sévère con- damnativn ; encore moins voudrais-je lc faire par aucun désir d'ajouter à la misère du votre situation désespérée.Cela, vous pouvez en être assuré, rest pas lo désir aucun de ceux qui sont engagés dans l'administration de la Justice dans telle occasion des plus pénibles, quoique tous abhorrent le crime sous lequel vous demeurez convaincus.Mais il peut être de quelque service public, ct celà peut cn quelque sorte contribuer à détourser les autres du pes que vous avez suivi, pour arriver à yotre destruction, de prufiter de cette occa- ston pour exprimer quelques réflexions auxquelles voire conduite ct ses conséquences ont naturellement donné licu.Il y a quelques mois eculement, vous viviez tout deux dans la jouissance de sa santé et de la liberté, sous dus circonstances aussi favorables peut-être au bonheur, que Ia condition de Ia nature humaine l\u2019admet.Les besoins de la vie ne peuvent se procurer sans travail ; ct dans tous les pays, Ja grande ta- Jorité des habitans doit, d'une façon où d'autre, trouver son existence, par ses propres cffurts.Aucune furme de gouvernement ne peut empêcher cette nécessité ; ni on ne peut le desirer, car on trouve pou de satisfaction ou de plaisir dans la pure oisiveté.Au contraire, l'honuête ouvrier, dont l'indus- trio l'éleve au dessus du la pauvreté, se rencontre fréquemment parmi les membres les [lus joyeux et les plus contents de la société ; ct ici, cumme dans tous les pays, oÀ il est paisible ct bien lisposé, il est respectable et respecté, Mais si Ir lot de la simple industrie de l'ouvrier peut lui sembler un lourd far- denu,vonss fte 5, chacun d\u2019entre-vous, dlovés au dessus de cette condition ; une irngue résidence dans cette Province vous avait donné l'opportunité d'acquérir des propriétés, ct vous avait rendu capable de trouver un champ convenable pour vos efforts.Vous n'étiez point les subordonnés de propriétaires rigoureux et portés aux éxactions ; vous n\u2019étiez point accablés de taxes par l\u2019Etat, audela peut-être que le paiciment de quelques chelins par année, pour routenir les dépenses communes du District dans lequel vous vivez, ct vous teniez ce rang moyen de la vic, par lequel tous sont heureux ; vous étiez vos propres maîtres.La bonue conduite et l\u2019industrie vous auraient toujours assuré le nécessaire.Un plus haut rang ct de plus grandes richesses pourraient vous avoir mis à méme de vivre avec moins de travail actuel de vos mains ; mais il n\u2019est pas certain qu'ils cussent accru votre félicité.Au ccntraire, ces avantages portent souvent avec eux le soin et le trouble, tandis qu\u2019ils attirent la jalousie et l\u2019envie ; et qui que ce soit qui examine avec candeur la vie humaine, trouveru que ceux qui possèdent ces avantages supposés, ne sont point, sous aucuns rapports, les plus satisfaits.Quand des homines sont élevés, comme vous l\u2019éliez, audessus des dangers du besoin, ct audessus des aux de la pauvreté et de la dépendance, leur bonheur est, pour la plupart du temps, en leur propre pouvoir.It dépend de leur disposition d'esprit ct du cœur, de leur état particulier de reconnaissance et de satisfaction de faire bicu, d\u2019uimer la clémence ct de marcher humblement avee leur Dicu.Sans ces dispositions, aucune condition de la vie ne peut donner le bonheur ; avee elles, des millions sont satisfaits et heureux, qui ont bien muins à être reconnuissant que vous, pour ce qui est tombé dans votre lot.Vous viviez dans une contrée où tout homme qui obéit aux lois est assuré dans la protection de su vie, de sa liberté et de ses biens; sous une forme de gouvernement qui à été l\u2019admiration de tous les siècles de fa terre.Aucun homme ne pouvait vous priver, par la force ou la fraude, de la plus petite portion du fruit de vos travaux, que vous ne puissiez en appeler à un jury de votre pays, pour en avoir satisfaction, avec la certitude que vous auriez la même mesure de justice étendue sur vous, que si vous étiez la personne la plus élerée ct la plus riche dans la Province.Vous avez vous-même, je me permets de le dire,exercé comme Jurés, le privilège de dispenser la justice aux autres, ct vous devez bien connuître que, duns cette l\u2019rovince, aucun homme n\u2019est assez riche ou assez puissant qu\u2019il puisse faire du tort à ses voisins avec impunité, ni qu\u2019aueur homme n\u2019est assez pauvre ou assez humble pour ne pouvoir en appeler avec confiance à la protection de la loi.Vous viviez enfin daus la jouissance d'autant de sécurité, cuntre l\u2019injure de toute sorte, qu\u2019aucun autre peuple sur la terre, ct avec beaucoup d'avantages au delà de ceux qui sout possédés par les hubitans de la plupart des autres pays.Considérez maintenant, depuis que vous êtes duns ces circonstances, come bien de milliers de personnes sont venues dans cette Province, entièrement destituées d'argent, ct suns le moindre espoir de parents ou d'amis, se sont élevés parmi des étrangers, par leur industrie, a aise et à l\u2019indépendance, et sont uctuellement des sujets satisfaits de notre Reine, et vivant dans la Joycuse obéissance des mêmes lois que vous vous êles cilurcés de renverser.Cumsidérez aussi, d\u2019un autre côté, combien il y u de milliers, je puis certainement dire de millions de sujets de ln même couronne, qui, tandis qu'ils n'ont aucun des privilèges ou des avantages dont vous jouissiez, mais qui sont sujets aux fardeaux dont vous êles libres, qui travaillent à des occupations dangéreuses ct maladives, dans des mines sombres et isolées, ou au milieu des orages de l\u2019Occan, sur des côtes arides ct dans les froids mortels de l\u2019hiver, glanant, dans le contentement, une rare subsistance, par des cfforts beaucoup plus grands qu\u2019ilne vous fut jamais néeessaire dans ce pays favorisé, daus lequel vous avez trouvé un état d\u2019aise, de confort, et peut-être d\u2019abondance.Si, dans cet esprit d'amour envers Dieu, et cuvers votre prochain qui vous est comumundé par la religion chrétienne, vous aviez réfléchi sur la condition dans laquelle la providence vous avait placé, et si vous aviez comparé votre lot avec celui de tant de millions de vos semblables daus la création, vous auriez été couvaineus qu\u2019il n\u2019existait pas une persoune plus heureuse que vous-smêmes, qu\u2019il en existe des milliers qui pourraient envier votre condition, et qui se scruicnt considérés heureux, s\u2019il avaient seulement possédé une por- Lion de ces bien-êtres que vous avez si légérement rejetés loin de vous.(A continuer.) LE SFOLULAIS BA MONTREAL, 16 MAI, 1835.DERNIERES NOUVELLES.Le Paquebot England, parti de Liverpool le 20 avril, et le vaisseau Colombus, qui fit voile du même port le 23, sont arrivés à New-York nissent des nouvetles,dont nous donnons les extraits suivants : \u2014 Le Comte de Durham, sa noble dame, s'embarquer sur le Hustings le vendredi pensé que le vaisseau ne mettrait \u2014 ll n\u2019y avaiteu aucun des fêtes.\u2014 On dit que le Colonel Catheart, maintenant en Cana ticulier, doit succéder, dans le commandement des Drag lors de In résignation de Sir George \u2018Teasdalerence entre l\u2019infunterie et la cavaleric.\u2014 Sir John Conray & commencé une action en libel da du Roi contre le Times\u2014 Les journaux anglais sont remplis de détails des les Américains pour conserver la neutralité peudant nos derniers événemens.Tous s'accordent à rendre justice à l\u2019Amérique et à reconnaître qu\u2019elle a fait tout co qui était en son pouvoir pour arrdter effervescence populaire.\u2014 Une grande assemblée a cu lieu dans Dublin, dans laquelle O\u2019Connell dit que, daus son opinion, ni le bill sur les corporations Irlandaise, ni le bill sur l\u2019église Irlandaise, ne seraient passés dans cette session.\u2014 En Espagne, il y a des rapports authentiques de deux victoires gazndes par les Christianos.La principale fit rempor : a té dans la Catalogne, par le baron de Meer, sur Tristany et Sagarra, après 36 heures d'un rude combat.\u2014 Les troubles du Porlngal ont été mis à fin le 6 avril.Les Cortès se séparérent après avoir adopté une constitution que la Reine a juré de maintenir.ct nous four- | sa fumille et sa suite devaient 1 20 Avril 5 mais il était généralement i In voile que vers le 25.procédés parlementaires, par suite de la suspension da en service parons gardes du Roi, Le colonct payant la diffé.ns la cour du Banc précautions prises par DE L\u2019ARRIVEE DU LORD DURHAM.2e.Article.Dans notre premier article, inséré dans notre numéro de vendredi dernier, nous avons eu occasion de relover les fautes, qui furent commises lors de l\u2019arrivée des commissaires royaux, envoyés pour exuminer, sur les lieux, le mérite des réclamations faites au nom de la majorité du peuple do cette province ; puis, nous avons eflleuré les erreurs qui en furent lu suite vis-A-vis du Lord Gosford.Le Lord Gosronp n\u2019était point arrivé dans ce pays avec des préventions contre les Canadiens : comme un Craig, il ne voulait point, à force do dissolutions de Parlement, arriver à obtenir des Mandataires du pouple à la discrétion du pouvoir; il n\u2019entendait point étouffer la presse en fesant briser les imprimeries parla force armée ; il ne songeait point à imposer des fers à une foule do citoyens recommandables, qui n'avaient d'autres torts que de défendre les droits du peuple.Comme un DaLnousie, il était loin de viser au favoritisme,en faveur d'une seule caste: de donner les mains à une Union de Provinces, qu'il reconnaissait aussi préjudiciable aux intérêts du gouvernement, à sa domination dans l\u2019Amérique du Nord, qu'à la majorité de nos habitans eux mèmes ; il n'avait pas la pensée de faire des destitutions brutales dans In milice et dans la Magistrature, de déverser le mépris sur nos hommes comme sur nos institutions, de poursuivre les écrivains courageux.Comme un AYLMER, il ne devait point faire souhaiter ardemment son rappel, il ne devait pas méler son nom aux mesures les plus contraires au bien public.mr tee Si le sang à coulé sous son administration, on ne peut lui imputer d'en avoir provoqué l\u2019effusion ; ce n\u2019est pas lui non plus que u contribué à permettre les excès commis par quelques ultra.loyaux dans une infinité de circonstances.Comme le général Munnray, il aurait eu le courage de rendre une justice éclat.tante au caractère franc, honorable, confiant, généreux de la majorité de nos habitans, et de flétrir la fuction ultra-tory, autant elle le mérite; comme Sir Geonce Provost, il pouvait s\u2019exposer aux calomnies aux disgraces, aux chagrins les plus vifs pour maintenir la balance entre toutes les origines et contenir les parties extrêmes qui déchiraient la patrie ; comme te Duc de Ricumotb, il n\u2019avait en vûe que les uméliorations capables de rendre In province une digne rivale des Etats-Unis comme Sir Francis Burton, il était capable de tempérer les excès de ses prédécesseurs, ct de concilier ce qui avait pù être inconciliable.Mais, nous l\u2019avons dit, une fatalité aveugla les Lommes les plus influens, leur fit prendre la bonté pour de la faiblesse, la patience pour de la peur, et nous fumes entrainés dans des événemens qui pouvaient perdre à jamais le pays, si lu providence n\u2019eut permis qu\u2019un nouveau sauveur ne parut à nos yeux, sous les traits de l\u2019homme qui a maintenant le pouvoir etla volonté de terminer toutes nos querelles.Si l\u2019on n\u2019eut point poussé des demandes, justes dans leur origine, jusqu\u2019à la déraison, jusqu\u2019à la violence, qui ne se transforme en raison péremptoire que lorsqu\u2019on est le plus fort, mais qui alors devient certainement l'abus de la raison, nous n\u2019en serions point où nous cn sommes aujourd'hui ; une faction, insatiable dans son avidité et dans ses vengeances, n\u2019aurait point usurpe le titre de la loyauté, elle serait réduite au silence, où si elle eut osée relever l\u2019unc des têtes de son hydre sans cesse renaissante, nos Canadiens cussent êté des seconds Hercules pour en déba- rasser le Nouveau Monde.Au licu de reclamer des change- mens dans notre coustitution, il fallait en solliciter l\u2019exécution à la lettre, et l\u2019on eut trouvé sans doute le remède à bien des maux récls, qu\u2019on s\u2019est efforcé de méler avec des maux imaginaires : en effet, de quoi se plaignait-on et devait-on se plaindre le plus ! De la partialité qui avait regné dans la colonie, des impressions défavorables que les gouverneurs uvaient eu pour les anciens colons, et du favoritisme qu\u2019ils avaient exercé en faveur des nouveaux.La constitution obviait à tous ces inconvéniens ; elle uvait été donnée principalement dans l\u2019intérêt des anciens colons, ils devaient donc profiter péremtoirement de tous ses be.néfices.Les nouveaux colons ne devaient ct ne pouvaient revendiquer les emplois, les profits, les honneurs, que dans la même proportion qu\u2019ils pouvaient bénéficier des droits constitutionnels ; c\u2019est à dire, eu égard à leur nombre.C'était là la scule balance capable de maintenir la paix et l\u2019Union entre toutes les origines ; hors de là, il n\u2019existait plus qu\u2019un système de bascule, toujours dangereuse pour ceux qui l\u2019exercent,et toujours fatale à la tranquillité d\u2019un pays.Le Lord Gosford avait étudic avec soin cette partie d\u2019un gouvernement, et il se proposait du rétablir l\u2019équilibre ; mais il ne pouvait le faire brusquement sans amener une secousse, et les imprudens chefs, qui disposaient de l\u2019influenco Canadienne, ont refusé de prêter la main à celui qui vouluit accomplir de si importantes réformes ! Le Lord Gosford ne pouvait choisirses créatures parmi les patriotes outrés,parceque ceux-ci se seraient sans doute montrés aussi injustos que leurs adversaires, ct c\u2019est précisement cette discrétion qui désespéra les ambitieux, au point de leur inpirer la fatale pensée d\u2019exiger, pour eux-mêmes ce qu\u2019on ne devait faire que pour des hommes sans pussions.Personne ne peut douter que si le Lord Gosford eut choisi parmi les exaltés patriotes, une commotion n\u2019eut été inévitable parmi les ultra-tories.Le temps seul pouvait amener des changemens, et si nos guides principaux n\u2019eussent été sous des impressions fauses, ils se fussent contenté de voir des Canadiens appelés aux offices, sans exiger qu\u2019eux ouleurs créatures y fussent Clevés.La grande faute, en politique, est de ne vouloir voir que soi ou ses affidés et ses complaisans, dans toutes les conceptions ; un grand défaut, chez tous les hommes d'influence Canadiens, est l\u2019égoisme, la jalousie, l\u2019envie, l\u2019entêtement : avec de semblables erreurs, il est impossible de ne point échouer, et c\u2019est le sort qu\u2019on doit toujours rencontrer,si la raison ne vient point démontrer la nécessité de réprimer ses passions.Les hommes qui sont désintéressés, qui sacrifient leurs veilles uniquement au bien publie, sont malheureusement clair semés sur notre sol.et ceux la sont presque toujours ceux qu\u2019on cherche à perdre dans Pesprit public, qu\u2019on représente comme incapables, comme dangereux, comme achetés par l\u2019autorité.Que n\u2019a-t-on point dit contre cette minorité de 1836, qui cut lo courage de voter avec conscience ot de s\u2019opposer aù colosse qui maîtrisait alors toutes les facultés de ses collègues ?Eh! cependant si l'on réfléchit maintenant sur les motifs de cette majorité, l\u2019on doit se persuader qu\u2019elle avait prévu tout ce qui devait arriver, qu\u2019elle voulait éviter des extrémités facheuses, qu\u2019elle cherchait à concilier le peuple avec le gouvernement, et que la patrie eut éte sauvée par le fuit, si ses vrais amis eussent pu persuader la majorité.Ceux qui voudront recourrir au discours prononcé par Mr.de BLEURY, principal organe de cette minorité, dans la séance des communes provinciales, dn 23 février 1836, se convaincront facilement que ce représentant avait senti la position difficile dans laquelle on se trouvait ; qu\u2019il avait pressenti tous les maux qui pourraient découler d\u2019une plus longue persistance à refuser les subsides, à arrêter la marche d\u2019un gouvernement libéral,et qu\u2019il est à regretter que ses paroles n\u2019aient point cu plus de retentissement.Ce discours produisit cependant tant de sensation,à l\u2019époque,que les chefs de l\u2019agitation firent tout au monde pour en atténuer l\u2019impression.La JMinerve fit circuler Jes calomnies les plus grossières, los absurdités les plus palpables à ce sujet ; elle attribua à Mr.de Bleury les motifs les plus faux ; elle fit aceroire qu\u2019il était acheté par l\u2019exécutif, qu\u2019il avait déserté les rangs du peuple, qu\u2019il avait trahi son mandat, tandis qu\u2019il avait défendu le peuple et ses mandants avec une énergie méritoire, à une époque ou personne n\u2019osait 1enic tête à Celui qui alors était considéré comme le mortel !e plus infaillible du pays.On poussa les choses au point d'envoyer des émissaires dans le comté du député récalcitrant à la volonté immuable ; ou séduisit quelques hommes avec ces mots, souvent si vides de sens : dévouement au peuple, soumission au peuple, et l'on parvint à faire censurer l\u2019homme, auquel certes on devrait aujour- d\u2019hui un autre genre d\u2019ovation, si l'on relisait son discours avec le calme et la maturité que les événemens passés ont nécessairement amenés dans l\u2019espris de tout nos concitoyens.Si 1836 cut vu naître l'aurore du jour de ia conciliation, si Poctroi des subsides fut venu seconder les favorables intentions du Lord Gosford, nous bénirions aujourd'hui son administration, au milieu de I'shondance et dans In quiétude la plus parfaite- Peu à peu les changomens se fussent opérés, les canadiens se 4 A i ARE AE RUES ee a SEE aa LE POPULAIRE.mers fussent trouvés placés duns la position d'exercer des emplois conformément à leur force numérique, ct tout le pouvoir n\u2019eut point été remis, Une fois de plus, entre les muins d\u2019une faction du va \u2018de ces avantages incalculables, qu\u2019on pouvait retirer de Péquité d\u2019un gouverneur libéral et sage, on doit gémir si l\u2019on envisage l\u2019état de nullité dans lequel les canadiens sont tombés, par l'erreur de quelques uns d\u2019entre-eux : une foule de nos concitoyens, qui exerçaient une magistrature importante, qui oceu- paient des grades dans la milice, ont été portés, avec une précipitation affligeante, au suicide de leur propre influence sociale.Is ont inutilement insulté à In majesté du gouvernement en croyant se donner un mérite de caractère et de fermeté ; ils ont répudié volontairement toutes les dignités qui pouvaient les ron- dre utiles à \u2018In protection de leurs concitoyens ; ils se sont dépouillés de titres qui n\u2019étaient point à dédaigner, puisqu\u2019ils servaient de rempart contre l\u2019injustice, ct qu\u2019ils protégeaient lu masse contre les exactions individuelles.Les emplois, dans les juges de paix et dans la milice, étaient les seuls qui fussent réellement repartis d\u2019après l\u2019esprit de la constitution, étaient les seuls qui fussent divisés proportionnément à Ja force numérique dos anciens colons.Ces démarches, tout à la fois condamnables ot imprudentes ; ont eû pour résultat de laisser notre population à la merci de ceux qui étaient mal disposés en sa faveur ; les persécutions ont dû nécessairement découler de cet état de choses, et si nos ennemis ont eu ua court triomphe, dont ils ont lourdement abusés, il faut s\u2019en prendre bien plutôt à nous-mêmes, qu\u2019à tout autre cause.; 2.Tout ce que nous venons de dire n\u2019est point pour renouveller nos douleurs, pour attirer le châtiment sur qui que ce soit ; mais il était indispensable de revenir sur le passé pour signaler les fautes ct les faire servir à l\u2019expérience de l\u2019avenir.Nous sommes persuudés que beaucoup d\u2019entre ceux qui épousèrent ces funestes idées ne prévoyaient point toute leur portée ct qu\u2019ils regrettent infiniment d\u2019y avoir concourru.Nous nous porterions varants que si nos droits constitutionnels nous étaient restitués, ils seraient exercés avec plus de mesure, avec plus de discrétion.Nous sommes convaincus que personne, dans la province, ne voudrait penser à la vengeance, parceque presque tout le monde a éprouvé les tourmens de la persécution, parcequ\u2019on sait maintenant qu\u2019il vaut mieux diminuer le nombre des victimes que de l\u2019augmenter.Revue.\u2014 Lundi dernier les troupes de la garnison furent passées en revue sur le Champ de Mars, par Sir Joun Cor- BORNE, accompagné du Major Général Clitherow et d\u2019un nombreux Etat-Major.Les 34e.ct S5c.regiments de ligne, la batterie de quatre canons de l\u2019artillerie royale et ln cavalerie de Montréal formaient les troupes qui furent inspectées.Un temps magnifique avait permis à tous nos dames de sortir, ct les terrasses du Champ de Mars s\u2019étaient transformées en une immense galerie de fleurs.Les troupes présentaient un aspect satisfaisant et leurs imouvemens furent executés avec précision.DEPART DE Sir Joun CoLBORNE.-\u2014Notre Administrateur provisoire a définitivement quitté Montréal.Lundi, à Six heures du soir, son Excellence quitta la maison qu\u2019elle occupait, uc- compagnée par ses uides-de-camps, les capitaine Goldie et l\u2019enseigne Colborne, et par Mr.Montizambert, assistant secrétaire civil.Son Excellence était suivie par le Major Général Clitherow, et tout le corps d'officiers de la ville ; les officiers volontaires n\u2019avaient pas manqué cette occasion de témoigner leur, affection à celui qui leur fut si favorable dans leur service.Les quais étaient gurnis par un détachement des Dragons légers de la Reine, une garde d'honneur du 34e.régiment, la bande du même corps ct beaucoup de personnes, parini lesquelles on remarquait bien peu do Canadiens.Sir John Colborne monta sur le bateau à vapeur le Canada, qui fut salué par l\u2019artillerie de la ville et de PIle St.Hélene, ainsi que par l\u2019artillerie votontaire braquée devant les casernes ; les vaisseaux dans le port se réunirent à ces feux d'honneur.Je départ de Sir John ne peut crée grande sensation parmi nos concitoyens, car toutes les espérances sont tournées vis-à-vis de son successeur, et il n\u2019est guère plus possible de songer au bien ou au mal qui pourra être init dans le court espace de temps qui doit s\u2019écouler avant l\u2019ar- vivée de l\u2019homme vers lequel tous les yeux sont élevés, Il est u regretter, pour le passé, que notre trop confiant administrateur se soit laissé entourer par un parti qui injuriait perpétuellement la masse de nos habitans, ct qu\u2019il n\u2019ait point donné une preuve de désapprobation envers les journaux ultra-tories qui ont produit tant de mal dans la province ; sous ce rapport, comme sous beaucoup d\u2019autres, il est resté au dessous du Lord Gosford.EXCELLENTE NOUVELLE :-La loyauté,en matières de finances,est le principe de la confiance ct de la prospérité, nous sommes donc ficrs et heureux de voir une institution Canadienne donner une preuve éclattanto de sa sincérité ct de la force qu\u2019elle sent dans ses ressonrces, en exécutant des promesses que tant d\u2019autres semblent oublier.Annoncer.quo la BANQUE DU PEUPLE reprend,à compter de demuin, ses paiemens en espèces, c\u2019est dire à nos habitans que leur confiance dans cet établissement fut bien placée, ct c\u2019est donner l\u2019espoir que les autres institutions privilégiées ne tarderont point a s'ivre un aussi noble exemple.MENACES AU LorD DURHAM :\u2014Personne n\u2019aurait crit qu\u2019il put entrer dans l\u2019esprit de qui que ce soit d\u2019adresser une parole dure, encore bien moins une menace, au noble personnage envoyé pour lerminer toutes nos discussions ; aussi, & Pexception du Herald, nous ne pensons point qu\u2019il existe un autre être \u201coué de la faculté de penser, qui se soit avisé d'une semblable grossièreté.Cependant, comme le Herdld se préteud Porgane du parti qui s'intitule constitutionnel, comme les hommes influens de ce parti n\u2019ont ni le courage ni la politique de répudier Un aussi furibond auxiliaire, nous en sornmes réduit à prendre garde à chacune de ses paroles et à les enrégistrer, comme les émanations des loyaux du jour.Le Herald, dans son numéro du 9 cousant, examine la déclaration nstensi- Llement faite par le Lord Durham, de maintenir une stricte neutralité entre les deux races, et il met ici à dessein le mot race, au lieu du mot parti, dont s'est servi péretnptoirement le Lord Durham.Le Herald veut donner à penser qu\u2019il n\u2019y a plus de partis dans ln province et que toutes les difficultés se résument dans les impressions différentes de races.Nous répudierons sa distinc- tton, parceque nous savons pertinemment que les races ne font rien à l'affaire : dans chaque race, il existe des hommes qui sont portés vers la domination absolue, et qui veulent s\u2019emparer du pouvoir; comme austi, dans chaque race, un rencontre des âmes généreuses, des partisans de la liberté générale, des amis des idées libérales, des hommes qui se révoltent à Ia seule pensée d\u2019une injustice.Nos derniers troubles ont prouvé quo les races savaient merveil- lcusement se mettre d'accords pour fomenter la discorde.Si l\u2019on cxaminait, \u201caus notre propre province, tous ceux qui ont poussé à la résistance, on y découvrirait beaucoup plus de membres de la race bretonne, comparativement 4 sa force numérique, qu\u2019on y remarquerait de descendants de français.Dans le Haut-Canada, par exemple, où les érénemens ont été bien plus graves qu'ici, il n\u2019y avait point de différences de races, et cependant la révolte y a tnarché avec une rapidité vraiment étonnante.Il faut donc bien se persuader que les races ne sont rien, mais que les partis sont tout,et que c\u2019est pour trom- per la religion de la métropole que le Herald persiste à établir une distinction d\u2019origine, distinction absurde, hors de nature ct que nous combattons, parce- que nous ne voulons point que le Cunuda devienne un second tome de lu Corse, uit les huines su perpéluent de père en fils.En adoptant la distinction du Herald, nous y trouverions cependant une garantie pour l\u2019avenir.Nous ne sommes plus au leinps des romains, vù lout Pempire résidait dans la scule Rome privilégiée, où toutes les dominations Étuient csclaves, appelées Laibares et crues indignes des bienfaits de la li- beité.Le sicele des lumières n fait la conquête du siècle de la justice, et personne,à notre époque, ne seut plus le prix de la dignité de l\u2019homme, que le véritable anglais qui sera bicutôt au milieu de nous.Une nation se gouverne ordinairement pour l\u2019avantage du plus grand nombre, le plus petit nombre ayant droit simplement à la protection de la lui ct à toute garantie contre l\u2019abus de la force.L'une des races formant les quatre cinquiemes du pays, il est certuin qu\u2019elle doit s'attendre à être administrée suivant les usages et les institutions qui lui sont plus convenubles.À ce compte, la race à laquelle on veut attribuer la prépondérance, ne scrait point, comme elle ne devrait pas être, la plus favorisée.Après uvoir dicté au nouveau gouverneur les devoirs qu\u2019il a à remplir, le Herald termine par ces paroles : \u201c Mais si au contraire, la neutralité du Lord Durham, est de tenir toujours, s\u2019il est possible, la balance de concession et de couciliation entre les deux ruces, accordant une faveur au parti français aujourd\u2019hui ct une autre équivalente au parti anglais demain, alors, Lord Gosford.Mutulo nomine, de te Fabula narratur.Une semblable neutralité, dans le langage du pays, sera un vicil ennemi, avec une nouvelle figure.La brèche deviendra plus lurge 3 les animosités deviendront plus violentes ; et la faute du Lord Durham sera, si elle n\u2019est pas, plus signalée que celle de zon prédécesseur.\u201d * Test cependant du devoir de tout vrai loyal, de donner au Lord Durham le bénéfice de la plus charitable construction de ses vues, ct de faire ainsi maintenant et toujours, jusqu\u2019à ce que la propre conduite de sa scigneurie uit imprimée l\u2019autenticité d\u2019une conduite moins churitable, Evitons tous les oppositions extrêmes de confiance ct de défiance, de violence ct de servilité de précipitation et de désespoir.Soyons sages comme des serpents et innocens comme des colombes.\u201d Au travers de ce langage Qinspiré, il perce un ton de critique ct de menace, quine monquera point de frapper le noble Comte, et qui lui donnera saus doute une sigulière idée de la confiance dont les ultra-tories veullent bien lho- norer.Que signifient Loutes ces précautions, pour des gens qui prétendent être dans le bon droit, qui se vantent d\u2019avoir reconquis le pays, qui ne peuvent supporter les plaintes des autres, qui sont surs de leur eairse Ÿ croît-on changer les résolutions du Lord Durham, ou l\u2019effrayer sur le succés de sa mission Ÿ ce scraitune bien pauvre politique et qui ne réussira point vis-à-vis d\u2019un homme uccoutumé à truîter les grandes affaires.Le lord Durham devra-t-il accepter la part de bonne volonté calculée que daignent lui accorder nessicurs les uitra-torics ?C\u2019est à lui seul à décider la question, c\u2019est à lui de savoir s\u2019il ne trahirait point ses promesses en favorisant une poignée d'hommes, qui ne sont, après tout, qu'un parti, ct que le pire de tous les partis, puisqu\u2019il ne réunit point en sa Cuveur une cinquième partic Jo peuple de Ia province.Quand à nous, nous ne formons point le moindre doute qu\u2019il répudiera lc Herald ct tous ceux qui soutiennent sa politique perverse.Pour ne s\u2019appuier sur aucun parti, il faut gouverner selon le vœu du plus grand aombre, ct lcs eanadicus peuvent renaître à Pespérance.Nous voudrions bien savoir comment lu brèche deviendrait plus large, comment les animosités pourraient devenir plus violentes Ÿ 11 nous semble que les ultra-torics ne peuvent (aire plus de mal qu\u2019ils n\u2019en ont (ait depuis quelques mois, et que les animosités,contre-eux, ne peuvent être plus prononcées qu\u2019elles ne le sont.Tl est de toute nécessité qu\u2019un parti soit sacrifié à la trunquillité publique, ct les partis extrêmes sont ceux que tous les hommes d\u2019état doivent s\u2019appliquer à comprimer, parcequ\u2019ils engendrent les maux les plus désastreux.La musse des citoyens ne peut jamais être considérée comme un parti, car celle-là n\u2019a point d\u2019autre intérêt que la prospérité commune, Ce sura donc la tmasse de nos citoyens dans laquelle le Lord Durham ira puiser ses inspirations, et comine il est inaceesible à la crainte les imenaces du Herald ne produiront d'autre cffet que de le faire sourire de pitié.HAUT-CANADA :\u2014Le couseif de la Reine i la Cour de Kingston a mis dc- vant le Grand-Jury, plusicurs bills d\u2019indigtement pour trahison, contre plusi- curs des personnes maintenant détenues en prison, cL contre d\u2019autres qui out quitté le pays ; mais aucun rapport n\u2019a encore été fait par ce corps.\u2014 De vrais bills de huute trahison ont été trouvés contre Nelson, G.Reynold ct Hugh Scanlan, ct contre un nommé Lesage\u2014 La récolte montre une belle perspective dans les hauts Distriets du Haut- Canada.Pres de 3000 barils de (urine Curent embarqués à Kinston pour Montréal, le 7 mui.LE PorTEUR DE DEPECHES :\u2014C.SWENEY, écuyer, cst parti la semaine dernière pour l\u2019Angleterre, porteur de dépêches de Sir Joïrn COLBORNE, pour le Bureau Colonial.Ce imousicur, juuira sans doute de l\u2019avantage de voir le couronncinent de notre Gracicuse Souveraine.ARRIVAGE DE VAISSEAU DE GUERRE :\u2014Lc Malabar, de 74 canons, Cap.E.Harvey, arrivant de Phymouth, estentré lundi dernier, dans le port de Québec, ct y a amncné le 71c.régiment d'infanterie légère.MISES EN LIBERTE\u2019 :\u2014\\ endredi dernier, Louis Laberge, de Blairfindie, Noël Duval, du même lieu, cL Moyse Marchessault, on) élé mis ca liberté, chacun sous un cautionnement de £200 ; André B.Luvailée, de St, Eustache, a da {ournir caution de £1000 pour sortir.TowNsHirs DE L\u2019EST :-\u2014Les nouvelles particulières que nous avons reçues de différents endroits de ces towuships,s\u2019accordent à dire que tous les bubitans cunadiens attendent l\u2019arrivée du Lord DURA avee la plus vive impatience ; ils reposent la plus enticre coufiance sur ce uable personnage, dont la réputa- tien n\u2019est point Équivoquez ils espèrent que su présence ramencra la paix, l\u2019union, la prospérité dans un pays qui (ut déchiré par les dissentions de partis, ct qui fut froissé si ouvertement par Lant de prétendus loyaux exclusils.ENCORE UNE ACCUSATION :\u2014Uni volontaire de St.Jean, éerit au Herald, que les mécontens Cauudieus, dans les environs, deviennent encore insulents envers leurs cu-sujets d\u2019origine britannique, ct cumuettent ds déprédations sur les propriété des loyaux, présumants que les volontaires sont désorganisés et désarmés.Il rupporte que la nuit du 2 courant, vers neuf heures, quelques incendiaires mirent le feu à one maison vacante, nppurtenaute nu cap.Geo.Lay, qui commande la ler, compagnie des volontaires da St.Jean, situé à quelque distauce du Si, Athanase, sur l'autre côté du Jtichelieu.Cet acte fut essayé en pluçan: quelques charbons sur le toit.Le feu fut apperçu pur un vieux Canudicu, résidant dans les environs, qui venait detorminer ses prières ctallait se mettre au lit, et qui, assisté de quelques voisins, put éteindre te feu, Quelques Canadicns,s\u2019il faut en croire le volontaire,amnassés de vant la maison, diront : \u2018\u201c c\u2019est bon, c\u2019est bon, clle appartient dun burexucrate.\u201d Tout ce qu\u2019il y a de vrai sans doute dans cet événement, est le feu qui a failli contribuer à détruire unc propriété.Mais pourquoi metlre cette mauvaise action sur les Canadiens; les autres origines ne peuvent clles aussi avoir des criminels parmi elles Ÿ Le propos qu\u2019un prette aux Canadien) est infâme ci nous n\u2019y croyons point, parcequ'il n\u2019entre pas dans le caractère national On trouve du zêle et de l\u2019activité parmi uns habitans, pour ce qui LieXt à secourir ses voisins, on ne rencontre jamais le Froid calcul de l\u2019égoisme.ORDONNANCES PROVINCIALES.ANNO PRIMO VICTORLE REGINÆ Cnap.XI, Ordounanee autorisant le remboursement, sur les deniers entre les mains du Receveur-Général de cette Province, Ge certaines sommes avancées du Trésor Impérial.TTENDU que par un certain Acte passé par le Parlement du Royanme- Uni de la Grande Bretagne et de l\u2019Irlande, dans la premiere année du règne de Sa présente Majesté, il a Été statué qu\u2019il serait loisible à Sa Majesté, par une où plusisurs cozanussions à être expédiées de temps à autre en la manière spécifiée dans le dit Acte, de constituer au Conseil Spécial pour les affaires du Bas-Canada, et que dès ct après la proclamation di dit Acte dans la Province du Bas-Canada il serait loisible à l\u2019Administrateur du Gouvernement de cette Province, antorisé à executer la Commission du Gouverneur d\u2019iccile, de l\u2019avis et consentement d\u2019une majorihé du dit Conseil, de faire der Lois ou Ordonnances pour la paix, le bien-être ct le hon Guuvernemeut de la dite Province du Bas-Canada, telles que la Législatere du Bas-Canada, comme elle était constituée lors de la passation du dit Acte, était auturisée à en faire; Et attendu qu\u2019il a été de plus statué qu\u2019il ne serait loisible, par aucune telle Loi ou Ordonnance d\u2019approprier tels deniers qui étaient lors de In passation du dit Acte, Où qui scraient par la suite, entre les mains du Receveur-Général de la dite Province du Bas-Cunada, au remboursement d\u2019aucune somme ou d'aucunes sommes d'argent qui auruient été payées sur la somine de cent quarante-deux mille, cent soixante livres quatorze rchelings six deniers, nes cordée à Su Mojesté pur un certain Acte du Parlement du dit Royaume-Uni pour avances à compte des dépenses pour l\u2019Administration de la Justice et de Gouvernement Civil de la Province du Bns-Cnnada, excepté sur un certifca: de trois ou plus des Comunissaires de la Trésorie de Sa Majesté, constaten:.les diverses sommes qui auraient élé ainsi avancées pour les objets susdits : Et attendu qu\u2019il appert par un certificat donné en conformité du dit acte, ct duté des Chambres de la Trésorie à Whitchall, le treizième jour de lévrier de la présente année, que diverses sommes, se montant ensemble à cent mille cent sept livres neuf schelinys sterling, avaient été avancées d\u2019après les ordres de Sa Majesté, sur le dit octroi de cent quarunte-deux mille cent soixante livres quatorze schelings sis deniers, à comple des dépenses pour l\u2019Administration de In Justice et du Gouvernement Civil de la dite Provinee ; Et attend: qu\u2019il est expédient de pourvoir au remboursement d'icelless En conséquence, qu\u2019il soit statué par Son Excellence l\u2019adtninistrateur du Gourernement de cette l'rovince, autorisé à exécuter lu Commission du Gouverneur d\u2019icelle, de lavis et consentement du Conseil Spécial pour les affaires du Bas-Canada, constitué et nssemblé en vertu et sous Pautorité de l'Acte précité du Parlement du Moyaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, intitulé, * Acte pour établir des dispositions temporaires pour le Gouvernement du Bac-Ca- nada,\u201d et par les présentes il est statud par l\u2019autorité d\u2019iceux, qu'il sera loisible au Gouverneur, Lieutenant-Gouverneur ou In personne Administrant lc Gouvernemeul de cette Province, par un ordre où des ordres sous son seing, de teinps à autre, ou en un seul Lemps quelconque, d\u2019autoriser et ordonner 1, - mission ct le paiement, à l\u2019acquit et en remboursement des avances susdites, à telle personne où telles personnes qui seront nommées dans les dits ordres, à même tous deniers entre les muins du Receveur Géuéral non appropriés «pé- cialement à d\u2019autres objets, et par préférence à tout nutre emploi quelconque de telle somme où telles sommes qui aux taux courant de change dans cetto Province pour les Traites eur la Trésorerie de Sa Mujesté à Londres, lors du paiement, seront au total, équivalentes à la susdite somme de cent mille cent sept livres neuf schelings sterling.Et qu\u2019il soit de plus statué par l\u2019autorité susdite, que le dit ordro ou les dit- ordres, avce le reçu où les reçus de la partie ou des parties y nommées, constitueront ct seront une autorité ct une quitlance suffisantes pour le paiement par le dit Ieccveur-Général de la somme où des sommes y spécifiées, et le di: Receveur-Général sera en conséquence crédité d\u2019autant dans ses comptes.J.CornonnE.Ainsi ordonné et statué par lautorité susdite, Ct passé en Conseil Spéciul, sous le Grand Sceuu de la Province, À PHôtel du Gouvernement, dans la Cité de Montréal, te vingt-huitième jour d\u2019Avril, dans la première année du règne de Notre Souveraine Dame Victoria, par la Grâce de Dieu, Reine de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, Protectrice de la Foi, &c., el l\u2019un de Notre Seigneur, mil huit cent trente-huit.Par Ordre de Son Excellence, Wm.B.Linnsay, Greffier du Conseil Spéciui.COMITES DES CUEMINS ET DES MARCHES :\u2014Les membres de ces diver- marchés, pris parmi la magistrature, el qui doivent exercer pendant Panneactuelle, sont, gavoir : Comité des Chemins.L\u2019hon.P.de Rochebluve, MM.Joseph Shuter, WW.Robertson, Ch.Tait, C.S.Rodier, | Cumité des Marchés.P.C.I.cclerc, Benj.Hart, \u2014\u2014 Jos.G.Barrett, C.8.Rudier, LH.E.Barron.Turton Penn, E.M.Leprohon.AMELIORATIONS DE MoNTREAL.\u2014Daus uncsession des magistrate, de lundi dernier, les mmrgistrats ont ordonné le pavement,en caillou, de la ruo Notre Dame, à prendre de la rue M\u2018Gill et terminer au Marché Neuf; ainsi que celui de la rue St.Jenu Baptiste, entre les rues Notre Dame et St.Paul ; le tout avee trotloires et double chnines.Ils ont aussi ordonné la réparation des rues de Ia ville qui sont empierrées à ln Macadam, 11 purait que la ma- gistruture n'aura cette année que £1500 à dépenser, et comme la rue Notre Dame coutern près de LIUOU, il est probable que le reste des travaux ne procurera pus beauconp de rues plus passables ou passantes que nous n\u2019en avions avant.Si nos magistrats se donnaient la pcine de passer durs différentes rues des fou- Lourgs, ils se convaincraient de la nécessité de faire de nouveaux efforts pour sauver le public des monceaux de boues dans lequel il est obligé de patoger à chaque mauvais temps.EVENEMENT MALIEUREUX.\u2014Lundi,vers les deux heures, une voiture st.telée d\u2019un cheval passait dans la rue Craig, À l\u2019endroit où des matériaux d\u2019une maison en construire obstruent une grande portion de la rte, vis-à-vis la rue St, Charles Boromée.Des voitures se trouvaient dans le chemin frayé, en sorte que le jeune homme, qui conduisait, se trovva forcé de détourner son cheval pour le faire passer près des matériaux amoncelés.Le cheval s\u2019effraya er renversa In voiture ; cette situation contribuant à donner cncore plus de vivacité an cheval, il ne fut pas possible à deux jeunes filles qui passaient dans la rue de sc sauver à temps, Pun d\u2019elle fut principalement foulée aux pieds de l'animal et est dans un état déplorable 5 c\u2019est une demoiselle Montreuil, qui demenre duns le faubourg St.Laurent.Nous apprenons que Ju personne à laquelle appartient lc cheval s\u2019est cinpressée de se charger de tous les frais du tnédecin.EVENEMENS DE ST.EUSTACHE.\u2014Nous devons reconnaître la réception d\u2019une petite brochure intitulée \u2018 Journal Historique des événemens arrivés à St.Ktstache, pendant! la rebellion du Comté du Lac des Deux Montagnes.\u201d \u2014 C\u2019est le même ouvrage, évrit par Un Témoin Occulaire, qui parut, pendan\u2019 plusieurs numéros, dans l\u2019Ari du Peuple, Nous n\u2019nvons rien à dire de l\u2019ouvrage en lui même, à l\u2019exception qu\u2019il nous semble écrit avec modération ct contenir des faits assez exacts.Il est à regretter que l\u2019auteur nc se soit pus plus étendu sur certaines circonstances et qu'il ait souvent parlé de choses qu\u2019: t'a pas dû voir, car il ne pouvait être partout.Cette brochure est in-lixhuit.elle sort des presses de John Jones de cette ville, et est soignée sous le rapport typographique.Ii nous semble que cette forme ext beaucoup plus commode que celle d\u2019un journal pour conserver des laits qui intéressent le pays, el nous penser que chacun s\u2019empressera de s\u2019en procurer un exemplaire.Le prix ca.très modéré, ii n\u2019est fixé que\u2019à 36 sols.Nons apprenons à l\u2019instant que John Delisle, écuyer, l\u2019un des greffiere d la couronne, est mort ce matin à deux heures.Cette perle ne manquera poin° d'être vivement ressentic.COMMERCE :\u2014-Très peu d'affaires ont été faites dans les potasses ct le- perlassee, et peu ont été reçues dans les magasins de l'inspection.La potasse s\u2019est vendue de 27 ch.6 d.& 28 ch ; laerlasse de 30 ch.6d.a 31 ch, \u2014 Dans le commencement de In semaine passée Ja farine fine s\u2019est vendu: 40 ch.et la melée 37 ch.6 d.mais l\u2019arrivée de farines ez le désir de réaliser, ont induit quelques ventes à être faites à 38 ch.9 d.et à 37 ch.6 d.pour me- léc fine.Quelques superfpes ont été donuées pour 42 ch.6 d.pour le chargement des Indes Oeccidentales.La tendance du marché est À la haisec.\u2014 1 n\u2019y à eu aucune transaction dans les grains.\u2014 Le lard n°n prs été en grande quantité ; le porc messe s\u2019est vendu 2 piastres, le prime messe 18 piustres ct le prime bœuf 12 dollars.\u2014 Ha été importé, par le Canal de Lachine, le mai, 22 barils d'alcati> 352 barils de farine ct 25% hoisscaux de pois.NOUVELLES DIVERSES.\u2014 Le 25 de mois dernier, un grand feu éclata à Mobile, Alabama ; tou: tin carré contenant 10 maisons fut brulé ; la vifle entière est fort heureus- d\u2019avoir échappé.\u2014 Le comité d'investigation, nommé par les reprérentans du Michigan on: rapporté que la Banque du Michigan était insolvadle et hors d'état de reprendre ses paicmens en espèces.\u2014 Une femme dans l\u2019Etat du Maine, peut suivant la loi, divorcer d\u2019avec us homme qui estivrogne dPhabitude.Les mariages ont besoin alors de ac faire parmi les personnes enrégimentées dans les soeictés de tempérance.\u2014 Depuis le ler.Janvier 1837 au ler.Avril 1835, des nouvelies furent reçues à Nuow-York de lu perte de 119 vaisscaux, 161 bricks, et 270 goëlette:, la plupart, si non tous, faisant partie de la marine aréricaine.\u2014 Le maitre de poste & Broad Mountain, Pensylvanie, appelé Mr.Thomas, a été dernièrement logé en prison sur accusation d\u2019avoir ouvert des lettres et d\u2019y avoir pris de l\u2019argent.Avis aux amateurs. LE POPULAIRE.NAISSANCE.A Yamuchiche, le JU du courant, la dame d'Ambroiso Bernard Deblois, weuyer, Notaire de cette paroisse, 8 mis au monde unc lille.DECES.ve lp 5 courant, dame Jutie Lesicur, veure de Louis Beiair, % Ye, de Porphelin et protectrice du pauvre cette dame était tun des plus beaux urnemenls de sun sexe, ct su perle sers longtemps ressentie Cns sa paroisse, AÎnsi que dans toute la province.1, encouragement cl education de La jeunesse furent les objets de ses études es plus constautes ; lle Laisse un grand nombre d'éleves aupres desquelles elle he.pourra Jamais tee remplacée ol qui ne cesseront de déplorer cette perte irr pars ee 0 ne attaque de la fiovre thipus, qui n\u2019a durée que 3G heures à rappelé ce | me y1euse au séjour des bienheureux, en laissant ceite terre veuve de ses ver \u2018angeliques.Pendant les courts instants de ses souffrances, clle ne essa e raantrer son amour envers un Dieu de paix et de miséricorde.Au milicu es auzoisses de la sort, ses vœux se réportaient sur les objets de sn continuelle rallicitude, et elle uc cessait de solliciter d\u2019autres dames à continuer son œuvre le bienveillance, en favorisent autant que possible l\u2019éducation de la jeuvesse.(Communiqué) - ANNONCES.BANQUE DU PEUPLE.A REPRISE DES PAIEMENS EN ESPECES ayant cu lieu géné- LA taiemest dans les ETaTs-Unis, ctia BANQUE de VIGER, DEWI rr& Cat, ayant suspendu ses paicmens en Espüces avec la promesse uu publie de les reprendre lora que les Banques des Etats-Unis le feraient, AVIS PUBLIC est Aun.o par ces présentes, que JEUDI PROCHAIN, DIX-SEP TIEME JOUR DE Mat, cette BANQUE reprendra te PAIEMENT EN ESPÈCES de - rrabes Billets.dre du \u20ac Far ordre du Comite ar ore \u2019 B.H.LEMOINE, Caissier.\"1-Houtrest, 15 mai, 1835.b-14 L.Hounsigué, dans la vue d\u2019atnéliorer 82 santé, est traversû au village de i.Longucil, où il passera l'été, en la muison du capitaine l'RUDEAU: \u2018 l'autes communication que l\u2019on lui fera, tous papiers nouvellez auxquels il user, lui parviendront *hrement, on les doposie un pain de JosErn os, écuye cxuciant, luc St.Paul, pros de otel de Rasco.(os, écuyer, Régociant 1 J.M.MONDELET.:4-Longueil, le 16 mai 1838.m.jd A VENDRE.\u2018IX BLLLES TERRES dans le sopticme rang du Township de Kixasey, » & ut mille seulement de l\u2019église 5 la plus grande partie enseinencée ; avec !'imens cl dépendances.Pour les conditions s'adresser à F.B.BLANCIARD, écuyer, marchand, vy Fowusitp de Kingses- » lowsetup de Ringe ANTOINE PRATTE, LOUIS ROBIDA, Fits, J.B.ROBIDA, J.B.CORMIER, J.B.MARTELLF.\u201coe Kingsey, ce 10 ng, 1838.m.j-13 LOUER et possesnon donnée de suite DEUX TERRES, en ploin copport, près du village de SAINT -MILIPPE, contenant eusemble six arpents de Éront, sur environ quatorze «rpens 4 profondeur, ch culture.Avec unc MAISON de 105 pieds de front -ir 4346 profondeur.(irande écurie, Granges et bûtimens d'exploitation ; veito proprête est entouré de bonnes clôtures ct est daus un très bon état.Por les conditions s'adresser sur les lieux, ou au propriétaire soussigné.JEAN BAPTISTE DARET.In=5t Plulippe, le 10 mai, 1838.mj-13.E Sousngne ayant 016 nomma curateur à la succession vacante de feu M.RENE ST.JAMES, en son vivant sculpteur, de St.Vinceut de Paul, j'rie tous ceux qui ont des réclamations contre la dite succession de les présen- ap en duc forme à Mtre.M.PETRIMOULX, Notaire, ou uu soussigné à St.Plutippe, et coux qui doiveut sont notifiés de payec immédiatement le montant \u2018e leurs comptes.JEAN BAPTISTE BARET.A7-St Philippe.te 10 mai, 183%.mj-13.PROPAGATION DE LA FOI.A NOTICE sur ŒUVRE de la PROPAGATION de la FOI, ainsi que tes REGLES de cette association pour le D10CESE de MONTREAL, avec approbation de Mouscigneur l\u2019EVEQUE VE MONTREAL, sera à vendre la se- innine prochaine au Bureau du Populaire, ruc St.Nicolas.Montreal, 11 Mai, 1838, mj-12, # JNOUTES personnes étant de lu ville où des Campagnes, qui désireraient prendre Communication ou avoir des copies d\u2019aueur ucto les concernant ct qui se trouveraient dans le Greffe de CHEVALLIER LE LURIMIER, ECR, nutaire de celte ville, wais actucllement absent de la Provinee, sont, par les presentes, infurmdes que pendant son absence, cile pourront y avoir accès en aucun temps, On s'adressant au notaire soussigné qui cu u été charge, en sou etude, (l'étude du dit CHEVALIER DE LORIMIER, Ecuier,) Petite rue St.Jacques, uV 7.G.H.CADIEUX, Notaire Public.Montréal, 11 Mai, 1838.mj 12.DEMANDE DE SITUATION.\"TNE Pecsonne de inoyen fige, connaissant le Commerce en général, désire l uue situation dans tn MAGASIN on Gros où en Détail.Elle n\u2019auruit aucune objection d'aller à la Campagne, ou cntreprendrait des rccouvremens de comptes, Étant parfaitement au fait de toute la villes Les reuscignemens les plus satisfaisants peuvent être donués.S\u2019adresser au Bureau du Populaire.Montréal, 7 mai, 1538.mj-10 À VENDRE.DLANCLIES et MADRIERS de différentes qualités.i S\u2019adresser à AUGUSTIN POUDRIER.Faubourg St.Antoine.Montréal, 9 mai, 1838.: mj-11.DISSOLUTION DE SOCIETE\", À Société qui a ci-devant existée entre les soussigués, sous le nom et raison de LaRoque, BERNARD & Cic., Cst dissoute ce jour, de consente- sent mutuel, Les affaires de cette société seront liquidées par l\u2019un où l'autre des soussignés, au Bureau accoutumé de la dite raison, sur la rue des Commissaires, visas+is les quais &c débarquement du Steamboat.Sigaë $ FRS.ANT.LAROQUE, 54, 2 J.D.BERNARD.mj-10.Montréal, ! Mai 1S38.) R.BERNARD prend l\u2019occasion présentée par l\u2019annonce de la dissolu- | tion de la société LAROCQUE BERNARD ET Cie, pour offrir ses services à acs amis, en qualité AGENT dans la COMMISSION EN GENERAL.Mr.Bernard a,dans les marchés du Canada, l\u2019expéricnce de beaucoup d\u2019an- nÈts, curant lesquelles il est devenu très famillier avec les productions du pays el les diverses articles d'importation.Jouissant de Ia confiance d\u2019une nombreuse clientelle, il pense qu\u2019il est en situation de (aire justice aux consi- gnatons de ceux qui pourraient lui confier la disposition de leurs marchau- discs.Mr.Bernard a loué une partie des Magasins dans lesquels la société de L.arocque Bernard et Cie.conduisaient icurs \u201caffaires, et daus lesquels il conduira les siennes.Des arrangemens sont pris pour le mettre à même de faire de libérales avances sur les marchandises qui lui seront consiguées.Entrée par la rue St.Paul.Montréal, le 7 Mai, 1838.\u201ctn,j-=10.\u2018ÿ Barron d\u2019ici au 15 mai prochain.PATRONS DE ROBE DE CHALIS, ET DE MOUSSELINE DE LAINE N ASSORTIMENT MAGNIFIQUE :\u2014A vendre chez LI.LioNA:s, en face de ba maison de justice.i Montréal, ler Mui, 1838, mj-8.TNE Jeune Demoiselle désire se placer, dans la ville où à la campagne, pour ensciguer le Français et l\u2019Angluis, el autres branches d'une éducu- tiun soignée.20, .Toutes les lettres doivent &tre affranchics et adressies & mademoiselle D., 1 au Bureau du Populaire.Montréal, le 4 Mai, 1838, \u2014 uv.j.-g.AVIS.N a Besoin d\u2019un Jeune homme qui svit en état de \u2018Traduire Anglais en Français, qui connaisse parfuitement la Lungue Française, &L puisse tenir des comptes.S\u2019udresser au Buresu du Populaire.Montréal, JU uvril, 1838.LOUER et possession donnée immédiutement,une maison située vis-u-vis l\u2019école St.Jucques, le bas est divisé cn cing appartements et le haut en quatres ;il y à Une écurie et remise.\u2014S'adresser sur les lieux, au propriétaire soussIgné.YVES TESSIER.Montréal, ce 9 Mai, 1835.mj-11.> DisTRICT | DE COUR DU BANC DU ROL.MONTREAL, Lundi vingt-deax Junvier, 1838, PRESENT.L\u2019Hovurable Geurge lyke, J.B.R.A COUR, sur motion de 1 MM.BLEURY et G0ssE- No.2.Carcuit de Chambly, 1837.François Armand, Ecuyer, Demandeur, | LIN, Avocats, cu Demandeur, * 7 urdonne que vu: qu\u2019il uppert par David Cyre, Défendeur, ?la procédure que te Défendeur ET | à laissé lu Province de manière Jean Baptiste Desvoycaux dit Laframboise, | qu'il ne peut-être assigné, il soil Tiers-Suisi.J pour assignation donné uvis une fois par semaine, pendant deux muis, duns le Populaire, journal publié à Moutread, afin que le Défendeur compuraisse devant cetle cour le trente de juin prochain pour répondre à cette action ct attendre le jugement de ta dite cour sur icelle.De par la cour, MONK & MORROGH P.B.R.Montréal, 27 avril, 1838.tnj-6.ETUDE D'AVOCA.E Soussigné informe le public qu\u2019il a établi son Etude daus la rue St.Vinceut, vis-à-vis le Pulais de Justice de cette ville, deux purtes pius haut que celle de MM.CHERRIER ct MONDELET.J.L.BEAUDRY.Montréal, 16 avril, 1838.mj-6 A VENDRE.LA MANUFACTURE DE TAPIS CIRE\u2019 de M.A.LAFLAMME, Marché-à-Foin, 100U verges de tapis fleurie pour plancher, tapis de Pianos, Tables et autres ; toile, cotun, soie pour chupeuux, trantcaux, tablier, prelats pour bateaux, etc.Montréal, 25 Avril, 1838.me j.-5 VENDRE OU À LOUER et possession donnée immédiatement : Une MAISON, avec galleries, dans la plus belle exposition de Montréal, au Côtean Duron; avec un grand JARDIN, contenant plus de SU ARDRES FRUITIERS.\u2014Aussi, unc PRAIRIE de cing arpent de superficie.Cette propriété est sur lu même ligne que celle qui sert de résidence à JOHN Mozsox, écuyer, rue Sherbrooke.S\u2019addresser au propriétaire soussigné, Hôtel de Madame MureHY, rue Notre-Duinc.A.REGNIER.nm).PLUS DE MAUX DE DENTS NI DE CORS AUX PIEDS.AUME DE JUDE\u2019E.\u2014Une goute de cette liqueur appliquée sur la BR dent malade eu calme à l'instant la douleur.is 2.POMMADE PHILOPODE pour la cure rudicale des cors aux pieds.3.DRAGEES VERMIFUGES, précieuses pour détruire les vers surtout chez les enfans.Ces remedes ont eu Un si grand succès dans ce pays qu\u2019il nous suffira d\u2019en indiquer les noms, un grand nombre de personnes en uywit Éprouvé un entier soulagement.Un ne les trouve que chez, R.TRUDEAU, Apothicaire, Près du Marché-Neuf, Montreal.PATE MIMIME D\u2019HAITI ou trésor de la barbe pour donner une Coupe véricure aux rasoirs nouvellement, reçue.Montréal 23 Avril, 1838.Montréal, 22 Avril, 1838.mj-4 LLOUER et possession & être donnée lc MAISON cn brique à deux étages, occupée par Mr.ARMOUR père.M ne se trouve peut-être pas à Montréal une meilleur ni une plus confortable résidence.Cette maison est pourvue de poëles, grils et cau dans chaque étage ; Un parterre des plus agréables, complanté d'arbres fruitiers, (ait aussi parti de ses larges dépendances, uinsi qu\u2019un puit etune excellente glacière.S\u2019adresser sur les lieux.10-Montréal, 1 mars, 1838.e le premier de mai prochain, cette située sur la rue Craig, ct maintenant mj-1 VENDRE :\u20142000 PEAUX DE RATS MUSQUES, d?ricure, ayant Été conservées en 1837, par B.DEMERS ET CiE,, Marché-Neuf.m G.w.-1, une qualité supé- G-Montréal, 16 avril, 1838.A VENDRE.PF en barre ct en paquets, Chaînes avec certificats de leur 6 Ancres et ancres à toucr, Clous ct longs clous, Bôches el pelles, Pocles patentés du Dr.Nott, Noir à suuliers liquide de Warren en pintes, Do en pate do Chapeaux de Wilson de Londres, Articles menus de (erronneric, Canevas, Toile à poche, Toile grise, Huile ds graines de lin, Prunes d\u2019Eute, gros choix et autres.preuve au moyen de la machine, chopines ct demi chopines.en do du du, ATKINSON & Cie.Montréal, 17 avril, 1838.mj-2, JARDIN BOTANIQUE DE GUILBAULT, Côte Ste.Catherine, Pied de la Montagne.O° trouvera constamment à cet Etablissement un Pruniers, Poiriers, Cérisiers, Grosclliers, Gac arbres forestiers, muriers, plantes vivaces, plantes b Piaumcs et une collection considérable de plantes de serre, plantes médicinales graines de fleurs, etc.le tout à des prix plus bas qu\u2019ils n\u2019ont jamais été offerts, Les ordres laissés à la Librairie de M.C.P.LEPROHKON, ou au nourel Etablissement seront exécutés avec ponctualité.N.B.\u2014On peut laisser des ordres à I' e collection de Pommiers, delliers, arbustes à fleurs, ulbeuses, Dehlia, Roses, ancien Etablicsement su Côteau Montréal, 16th April, 1538.3 LE TIRAGE AU SORT du JARDIN BOTANIQUE de GUILBAULT, que auralieus positivement, le premier jour de Mai prochain.Il v à encore S5-Montréal, 16th April, 1838.i VENDRE :\u2014Cartes Géographiques de Québec, Montréal, Haut Bas-Canada, par Bouchette à £4 la serie.ET, Description Topographique de Canada, trois tomes, en Anglais, on £2, ATKINSON & Cie, Montréal 17 avril, 1838.mj-2, mme LOUER du premier de mai prochain :\u2014Io.Cetle muisun commode das la Rue St.Paul, dont le haut est maintenunt occupé par J.D.Bunard, écuyer, avec le magasin dans le bus qu'occupent Messrs, F.Renaud o Gie.auquel magasin seru adjoint cn arriére, un outre spacieux magasin.Les caves de cette maison sunt voutées en pierre, ct soul & l\u2019épreuve du feu.20, Ce vaste MAGASIN à quatre étages, de 60 pieds environ, de front eur la rue des Commissaires, par environ 100 pieds de profondeur Çadjoignant ay nord ust, les magasins de Messrs.Knox, Mack et Cie.) dans lequel se trouvent deux voutes à l\u2019épreuve du feu, et de commodes bureaux ou offices.du.Un autre vaste MAGASIN, aussi à quatre étnges, adjuignant eclui ei.dessus mentionné d\u2019un côté, et de l\u2019autre côté au sud ouest les inagasins de Messrs.Cuvillier et Fils présentent un front d'environ 30 pieds à lu rue des Comunissaires, sur environ 90 pieds de profondeur.Les cuves des «eux bi.timens sont bien planchéyées.S\u2019adresser sur les lieux aux occupants actuels.LAROCQUE, BERNARD & Cie, 333-Montréal, 6 février, 188R.mj-u LOUER, ou PrEster Mar prochain\u2014lo.Une MAISON en Pierre et dépendances, rue St.Gabriel, maintenant occupée par Messrs, Foy.SYTH, RRrciianpsoN & Cie.| .20.Une MAISON en Pierre et dépendances, rue St.Claude, maintenant ge.cupée par l\u2019ARTILLERIE ROYALE.3o.Une MAISON cn Pierre et dépendances, rue St.Paul, près de PHôt| Rasco, ci-devant occupée pur THISLEWAYTE.S'adresser à G.WEEKS, Ecuyer, ou au svussigné, J.O.ALFRED TURGEON.8-Montréal, 16 février, 1838.bj-1 A LOUER.NE MAISON DE CAMPAGNE etun JARDIN avec Iemises curosses, écurie, et bon Puits, située dans la Grande Rue du Faubourz des Récollets, maintenant occupée par le Dr.BARBER.Possession à être donnée le Premier de Mai prochain, (avee ou sans meubles.) pour \u2014AUSSI,\u2014 Une MAISON et VOUTE, aux coins des Rues St.Paul ct St.Jean Baptiste, maintenant occupée comme Magasin d\u2019Epiceric par Mr.MERCURE.\u2014ET,\u2014 , Les BATISSES aux coins des Rues Notre Dame et St.Francois Xavier.S\u2019adresser à C.S.RODIER.9-Montréal, 16 février, 1838.mj-9 L\u2019ALLIANCE.SSURANCE BRITANNIQUE ET ETRANGERE SUR LA VIL ET CONTAL A LE FEU, COMPAGNIE DE LonDRES, CAPITAL CINQ MILLIONS STERLING.ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS DK FEU.Asst.RANCE sUR LA VIE.Par la dite Compagnie, au bureau du Soussigné, Agent à Montréal.C.TAIT.Montréal, 16 avril, 1338, oj-1 CONDITIONS DU POPULAIRE.Ce journal ee publie trois fois la semaine : les LUNDI, les MERCREDI et les VENDREDI, soir.Le prix de l\u2019abonnement est de VINGT CHELINS par semestres ; non compris les frais de poste.Les souscriptions ne sont pas reçues pour moins de six mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent en donner avis, par écrit, un mois avant l\u2019expiration du semestre.PRIX DES ANNONCES : Six lignes etau-desens, ler insertion, .par année, payables .2e.6d.Chaque iusertion subséquente, .73d.Dix lignes ct au-dnssous, ler insertion, ., 3s.4d.Chaque insertion subeéquente, .- - : 104.Au-dessus de dix lignes : ler insertion par ligne, 4d.Chaque insertion subséquente, par ligne, Les annonces se publient tant qu\u2019on ne dontie pas ordre de discontinuer, chaque fois que lé nombre d'insertion qu\u2019on requiert n'est point exprimé sur l\u2019ordre.Le BUREAU DU POPULAIRE est établi rue rue derrière la Banque du Peuple.On y troure |\u2019 matin jusqu\u2019à quatre heures après-midi.Les correspondances doivent être adressées franc de Port, à 11.LEBLANC de MARCONNAY, éditeur du Populaire.Les nbonnemens sont reçus, les ordres et les feitres, peuvent être laissées à ln Librairie Canadienne de C.P.LEPROHON, rue Notre Dame, à côté de 14 Congrégation.L\u2019imprimerie du POPULAIRE se charge d'ouvrages, aux prix ordinnires des autres él Agent à Québec, T.CREMAZI, père.Agent aux Trois-Rivières, E.BOUDREAU, étudiant en médecine.Agent à Lapruirie, CAMILLE LACOMBE, marchnad.Ageut à Kamouraska, H.M.DUCHENE, étudiant en médecine.Agent à Relæil, G.COURSOLLES, écuyer, N, P, Agent à Boucherville, EUsELE TRUDEL.Agent à St.François, Major A.BAZIN, écuyer.Agent à Cap santé, GEORGE WV.ALLSOPP, écuyer, P.M.Agent à la Rivière du Loup, C.E.GAGNON, écuyer.Agent à Longueuil, ANDRE TRUDEAU, instituteur.Agent à Maskinongé, \u2014 DECARUFEL, N.P.Agent à St.Jean, MM.MARCHAND et BOURGEOIS, marchands.Ageut à Rigaud, S.FOURNIER, écuyer, P.M.Agent à Nicolet, Josern LECOMTE, écuyer, Agent à St.Jacques, T.DUFRESNE, écuyer, P.M.Agent à Repentigny, VENANT ST.GERMAIN, écuyer.Agent à Bellechasse, N.BOISSONNAULT, écuyer.Agent à Ste, Marie Nouvelle Beauce, J.Jos.RENY, écuyer.Agent à St.Eustache, 3.B.LAVIOLETTE, écuyer.Agent à St.Roch, BACKSTON, écuyer.Agent au Village de l\u2019Industrie, Dr.LEoDEL, P.M.Agent à Machiche, Jos.CARRIER, écuyer.Agent à Chatcuugay, CH.ARCHANDAULT, écuyer.Agents St.Michel d' Yamaska, P, LAFLEUR, écuyer.Agent à Rimouski, P.GAUVREAU, écuyer.Agent à Deschambault, N.GAUTHIER, écuyer.Agent à Vaudreuil, J.O.BASTIEN, écuyer, Agent à Riviere-d-Delisle, A.CHARLENOIS, écuyer.Agent au Coteau-du-Lac, G.BEAUDET, écuyer.Agent à Chambly, S.ct S.R.ANDREWS, écuyers.Agent à Ste.Maric de Monoire, le Col.THEOPHILE IL Agent à St.Mathias, P.BERTRAND, écuyer, N.P.Agent à Terrebonne, F.X.VALADE, écuyer, N.P.Agent à St.Philippe, FREDERIC SINGER, écuyer.Agentà La Baie, W.MACDONALD, écuyer.Agent à SE.Césaire, \\W.U.CHAFFERS, écuyer, P, M.Agent à l\u2019Isle aux Noix, J.Jonsox, écuyer, P.M.Agent à Napierville, P.GAMELIN, N.P.Agent à St.Vincent de Paul, CESAIRE GERMAIN, écuyer.Agent à St.Ours, FRANCIS HUGUES, écuyer, P.M.Agent à Contrecœur, À, C.L.DUPLESSIS, écuyer, Agent à Verchères, J.DANSEREAU, écuyer, P.M.Agent à St.Luc, T.Le MOREAU, écuyer, Agent à St.Hyacinthe, Josge: BENOIT, écuyer.Agent à St.Jude, F.BRODEUR, écuyer.Agent à St.Damase, M.D.MEUNIER, écuyer.Agent à St, Charles, PETER SENK, écuyer, P.M.Agent à Gentilly, J.Louis WoLFF.écuyer, P.M.! Agent à Batiscan, FERD.FILLETEAU, écuyer, N.P.P.M.IMPRIMÉ PAR JOSEPH GUIBORD.id.ST.NICOLAS, la seconde éditeur depuis dix heures du » el toutes reclamations faites, de Ja confection de tonte espèce ablissemens de cette vilie.EMAY, P.M."]
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