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Titre :
L'Ordre: union catholique
Organe de l'Union catholique, L'Ordre accorde une large place à la vie religieuse mais s'engage aussi au plan politique.
Éditeur :
  • Montréal :Plinguet & Laplante,1858-1871
Contenu spécifique :
vendredi 26 août 1859
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

L'Ordre: union catholique, 1859-08-26, Collections de BAnQ.

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[" i x.PO MT ECS DEA EIRE Bureau, Rue St.Vincent, 6.PRIX D'ABONNEMENT : Un An, $5.\u2014Six mois, $1.50: payable d'Avance\u2014 Jours de Publication : Mardi et Vendredi.Les ~~ Montreal, Vonjrodi 96 ott 1850.-\u2014\u2014\u2014 1 ee 4 a.~ oe No.80.\u2014lre.Année.mer rt ne at OW pry Ga L'art US TE A Bon \u201cPRIX DES-ANNONOCES.Vm «0 Bix lignce, première Inesrtion.» » » « » « 40 ete.Chaque insertion subééquentess nues ner d2 * Dix lignes, premidre insertion.?0 Obaque insertion subeéquente.30 Au-dussns de dix ligues, par lignes.7 a.: 6 N \u2018 Abonnements datent du ler.et ; : Obaque insertion subsdquente, par ligne.2 \u2018 du 15 de chaque mois.: \u2014 UNION CATHOLIQUE.Toutes les lettres d'affires, communications recevra point d\u2019Abonnemeut pour \u2018 Uorvespondances, doivent ôtre adressés /rome nn on ne moins de six mois.! Directeur du Journal, No, 6, Rue 8t.Vincent._\u2014 Se \u2014 - * = re et EE , \u2014 = AVIS DE L\u2019ADMINISTRATION.Messieurs les abonnés à qui nous adres.cons les comptes avec le présent numéro voudront bien nous les renvoyer avec Pargout, par voie de poste, en ayant soin d\u2019affranchir leurs lettres.Ils recevront les reçus signés avec le numéro subséquent.= \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_ B AS- CANADA.Montréal, 26 Août 1859.=.25 + eme see ee irc armee 5 Le Terminus du Grand Tronc.On agite depuis plusieurs semaines la uestion d'avoir un terminus de la ligne du Grand Tronc au milieu méme de Montréal.Toute la presse s\u2019en e=t occupée ; la Corporation a fait ces démarches ; la Chambre de Commerce s\u2019est réunie aux délégués municipaux sil y a eu plusieurs entrevues entre les Directeurs du Grand \u2018Tronc et ceux-ci ; on a échangé des correspondances qui ont été rendues publiques: bref, on a remué ciel et terre ; quel a Été le résultat obtenu ?D'une part, le désir unanime de tous les citoyens de Montréal n été manifesté énergiquement cette unanimité a prouvé quel \u201ctait le besoin extrême de la chose ; d autre part, le Grand Tronc s\u2019est montré d une réserve, d\u2019une exigence, d\u2019une inauvaise volonté a laquelle on devait d\u2019autant peu s\u2019attendre que Montréal est la ville qui lui fournit les plus gros revenus.oo Nos lecteurs se rappellent que trois sites avaient été proposés, \u2014le long des quais, le marché Ste.Anne et le marché à foin ; tous trois également inacceptables.La Compagaie du Grand \u2018Tronc demanda la cession pure et simple de l\u2019emplacement actuel du marché Ste.Anne; puis, elle exigea, outre cette donation, que la Corporation achèterait, conjointement avec elle, tous les terrains oc- cupès aujourd\u2019hui par les Sœurs Grises pour y bâtir des dépôts en nombre et en grandeur convenables.L'énormité de cette demande et les conditions financières de la ville auraient empêché l\u2019acquiescement à ces propositions, quand même le site destiné au futur terminus aurait satisfait la classe in- fuente de notre population.Comme nous le disions mardi, le Grand Tronc à donné son dernier mot sur la question : il n\u2019exige pas l\u2019achat des propriétés des Sœurs Grises, muis il n\u2019amènera ses convois dans la ville de Montréal qu\u2019à la condition de lui donner le marché Ste.Anne.On le voit ; c\u2019est une manière de refuser la chose : car la Corporation n\u2019est nullement dans des conditions de prospérité assez sa- tisfesantes pour sc priver ainei d\u2019une source considérable de ses revenus et satisfaire aux exigences du Grand Tronc en ruinant la ville.Prévoyant le cas du refus inévitable de la Compagnie, la Gazette s\u2019adressait ainsi au Gouvernement il y a à peine un mois : * Ou bien le gouvernement du Canada a \u201c quelqu\u2019intluence sur la Compagnie, ou il \u201cn\u2019en a pas.Ou bien I\u2019Hon.John Rose, \u201creprésentant de cette ville, a quelque in- \u201c fluence sur le gouvernement ou il n\u2019cn a \u201cpas.Si le Gouvernement a l\u2019influence \u201cque doit avoir celui qui possède pour \u201c £3,000,000 de parts, et si l\u2019Hon.John \u201c Rose a aussi l'influence que doit avoir le \u201c représentant de la plus grande ville de la \u201c Province, il doit faire rendre justice à ses \u201cconstituants.Si la Compagnie et le Gou- * vernement ne veulent pas nous donner ce \u201cdroit qu\u2019ils ont accordé à Kingston et à \u201cTrois-Rivières, alors le plus tôt M.Rose \u201c cessera d\u2019être le membre de ce gouverne- \u201c ment et représentant de Montréal, le mieux \u201cce sera pour Ini et ses électeurs.\u201d Ce langage était, sans doute, très-sévère dans la bouche d\u2019une feuille ministérielle au moment où la question n\u2019était pas encore tésolue : aujourd\u2019hui il n\u2019est que juste.Le Pilut de mardi soit propose un moyen de forcer le Grand Tronc à se rendre aux desirs gi légitimes de Montréal ; le voici :\u2014 \u201cNous devons faire ce qu\u2019a fait le peuple \u201c de Kingston, agiter la question avec éner- .gie et persévérance : nous devons nous en «Prendre aux Directeurs de la Compagnie u © pétitionner la Législature.Il ne faut * pas permettre au Grand Tronc de se rire de nous et de s'imaginer que parcequ\u2019il « ome une Corporation puissante, la voix u de l\u2019opinion publique ne peut pas l\u2019at- leindre ni lui faire sentir scs effets.\u201d Le Commercial Advertiser d\u2019hier matin EXposo los raisons qui rendent à ses yeux 88 propositions du Gran! Fronc inaccepta- \u20ac8 : jusque là, très bicn ; inais nous ne tommies nüllement de son avis quand il conseillé comme gite convenable et peu coû- leux, le terrain au-dessus et au-dessous de la Pointe du Moulin à Vent, en-l\u2019élargissant du côté de la jetée.: pu 1.0us aimons/mieux.cette auire opinion Pays de mardi : \u201c Pour notre part, nous croyons que les \u201ctermes de la compagnie ne sont pus \u2018* acceptables, et que puisque l\u2019on est déci- \u201c à construire un embarcadère central, il faut \u201c* au moins l\u2019élever au milieu de Montréal, \u201c* quelque part aux environs de la place Jac- \u201c ques-Cartier.La section ouest de la ville \u201c* ne devrait pas être protégée et sans cesse \u201c améliorée au dépens de la section est.\u201c La plupart des commodités nouvelles et \u201c embellissements donnés à Montréal se \u201c trouvent dans les quartiers occidentaux, | ** tandis que les autres sont déplorablement \u201c négligée.Ilest temps que ce systême de \u2018 privilège cesse et qu\u2019on s\u2019uceupe de la par- \u201c tie de la ville plus spécialement habitée \u201c\u201c par nos compatriotes d\u2019origine française.Eh ! bien ; oui: la question est de haut intérêt public; clle est juste et légitime ; pourquoi nc forcerions-nous pas le Grand Tronc à se rendre à nos désirs et à satisfaire au besoin généralqu'il devait prévoir lui- même au commencement de ses travaux ?Agilons le sujet publiquement, vigoureusement et avec persévérance : pétitionnons la Législature, et nous aurons justice, et nous aurons un terminus, non à la Pointe St.Charles ou an marché à foin, mais au centre de la ville, près de la Place Jacques-Cartier, au Champ-de-Mars ou sur le quarré Viger.Joskru RoyaL.\u2014 = = rer rer mes Revue de Journaux.Les journaux anglais sont depuis huit jours à nos trousses; ils aboient par colère, par vengeance, par délire: partant, pas un mot de réfutation,pas un semblant de verité dans tout cequ\u2019ils disent.Nous ne voulons pas leur faire perdre le sommeil et l'esprit en leur répliquant sur le même ton.D'ailleurs, que répondre au Heral qui voit dans notre article sur l\u2019Angleterre, un mantfeste de la politique Cartier-Mac- Donald ; au Commercial qui nous traite de fou ; au Transcript qui nous recommande aux autorités : au Pilot qui ne voit dans l\u2019Ordre qu\u2019un misérable journal, après l\u2019avoir proclamé, l\u2019an dernier, le plus grand défenseur de nos droits politiques ; à la Gazette qui nous trouve des affinités avec le Herald 1 Nous les lnisserons donc jubiler avec leurs insultes et leurs injures, leur fesant cependant remarquer qu\u2019il faut être anglais pour traduire notre article comme ils l\u2019ont traduit, travestissant nos pensées à leur guise et mesurant notre loyauté sur la leur.Nous avons demandé au Commercial Advertiser de nous dire où, quand,et par quijil a su que nous étions l'organe des Jésuites et que notre article était l\u2019œuvre d\u2019un Père ?le Commercial garde un silence nécessaire.Nous renouvelons notre demande.Si le Commercial ne répond pas, nous serons obligé de nommer nous-même la personue, le rédacteur qui a répandu ce bruit aussi injuste que faux.Le Pays de mardi contient un article qui n\u2019est mi du cœur, ni du style de M.Chevalier: c'est Voltaire qui veut faire ses pâques ; mais son rire ct sa grimace font toujours reconnaître l\u2019insolent ennemi de tout principe vraiment social, de toute vérité politique, gardienne des nationalités.Fesant à sa manière l\u2019historique de la querelle qui vient de s\u2019élever entre le Canadian Freeman et le True Witness, querelle dans laquelle sont intervenus tous les Evêques de la Province, pour dire au premier qu\u2019il avait tort et au second qu\u2019il était encore, comme par le passé le vigilant champion de l\u2019Eglise et, de la Société, le Pays ajoute: \u2018 Les remontrances et représentations des autorités ecclésiastiques ont à bon droit toujours commandé l\u2019attention la p:lus respectueuse de la part de tous les catholiques de cette province; mais cette influence, même dans les choses qui regardent exclusivement leur ministère et la religion qu'ils ont mission d'enseigner, devrait nécessairement diminuer et souffrir si l'on voyait se répêter l\u2019espêce de conflit qui existe actuellement entre le clergé et les catholiques du Huut-Canada, représentés par M.Bruyère et leurs évêques à propos de questions purement politiques.\u201d Nous ne savons trop cc que signife cette phrase, 1} est passé dans les habitudes du Pays de massacrer la grammaire et le bon sens.Le Pays veut- il dire que les catholiques du Haut-Canada sont pour M.McGee 1 mais il devrait avancer ses preuves ot faire ses exceptions ; veut-il insinuer que les évêques du Haut-Canada marchent en politique avec le jeune représentant de Montréal?mais le Pays devrait suvoir que tous les évêques de la province viennent d\u2019approurer hautement le True Wieness.II faut beaucoup pardonner au Pays: quand on trouve, comme lui, le moyen de faire voyager de Montréal à Québec le général Eyre, qui est en Europe depuis plus d\u2019un mois, on peut aussi trouver dans la signature d'un prêtre le sceau de plusieurs évêques, Le Pays nous obligerait beaucoup s\u2019il voulait nous dire quels sont les gardiens nés de la morale publique et des intérêts éternels de la conscience humaine.Le Pays d'hier reprend les allures de M.Chevalier, II est monté en style barbu, crasseux et servant à merveille Ja mécanique: pauvre Pays ! Quand tu vorras pousser dans ton champ la patate Tu verras s\u2019amender ta langue disparate.A un homme de lu force de M.Chevalier qui sait au besoin quadrupler M.Donoso Cortés, rajeunir le vieil Homére de plusieurs siécles, ou tire son salut, le Inissant courir après le substan'if: Un mot cependant : le Pays prétend que nous avons plagié le Tablet ; il n\u2019a qu'a jeter un coup d'œil sur la liasse de l\u2019Ordre, numéro 75 ;.il trou- vera reproduit l\u2019article qui-lui cause une joie si profonde : ( 3 Vow - voyait la guerre, pour tirer parti de leurs.provisions.Et dire, 6 Chevalier, que t\u2019aë révé tent ça ! Les eivctions en Angleterre opt été faites sur une grande échelle de corruption ç.mais le ministère \u2019alsmerston a voulu venger lé morsle et la cous- cience des électeurs si inpudemment outragées ; et il a dépossédé de leurs sièges plusieurs députés antr*- autre le fameux Lord Bury.Cette belle conduite du ministère unglais icspire au Commercial les rô- flexions suivantes : \u201cTl ny a pas un honnête bomme en Canada qui paisse douter de l\u2019illégatité des élections de Québec, de Russell et d'Argenteuil ; une douzaine d'autres élections ont été viciées par la fraude et la corruption ; quelles sont les raisons qui ont pu forcer le ministère à ne pas faire justice de ces effrayantes corruptions électorales ?Ces membres, élus par l\u2019argent, siègeant en parlement depuis deux ans, font peser sur le pays un déni de justice déplorable, quand deux semaines eussett @ff pour rendre un jugement conforme aux intérêts de la justice et du pays.\u201d Ces parales dans la bouche;d'un organe du gouvernement sont graves et affligeantes.Les mojoui- tés parlementaires ne sont bonnes et durables qu'autant qu\u2019elles sont morales et legitimes ; autretarnt, après avoir affligé les honnêtes citoyens, par des lois sans patriotisme, sans aucune sanction qui commande le respect et l'obéissance, elles tombent d\u2019elles- mêmes dans le imépris entraisant dans leur chute 11 y a eu des exceptions, sans doute, mais isolées et peu nombreuses.ue rien n'a été offert, jires- que tout a dû être acheté\u2014encore ne trouvait-on pas à acheter toujours.La conséquence a été qu'il a fallu faire subsister principalement le soldat sur ce qui venait de France ; or, la rapidité même de ses inouvements ajoulait aux diff-ultes de l'approsision- nement.Plus d\u2019une fois, au soir d'une longue journée de marche, après plusieurs heures de combat, certains régiments ont dû se contenter de biscuit sec, arrosé de gnelques gorgées d'eau-de-vie.Eh bien! au milieu de ces privations doublement cruelles en présence de cette irritante ingratitude de gens qui refusaient méme un peu de vin en échange du sang que l\u2019on versait pour eux, non-seulement le courage et entrain n\u2019ont pas failli, mais la discipli.e même n\u2019a pas eu à souffrir une seule heure : à peine la pré- vOté de l\u2019armée a-t-elle eu à punir un seul exemple de maraude ! Au récit de pareils détails, on sent doublement battre son cœur d'un patriotique orgueil ; mais on ne peut se défendre de porter un jugement sévère sur les populations qui ont si mal répondu aux sacrifices encourus pour elles.Il faut le dire, si la Lombardie nous a accueillis par des acclaimations, ces acclama- tins ont été stériles ; sur quelques points mêmes, l'accueil avait presque les apparences de l'hostilité.Les populations campagnardes, auxquelles le joug de l'Autriche était relativement plus léger, n'out vu dans notre passage que leurs moistons compromises : ministres et porte-feuilles.EX que dire, quand des ministres, commandant des imajorités illégales, sont les élus de la fraude ou de la corruption 1 Comment purger les chambres, quand de deputé coupable peut dire au ministre, qui veut le chasser, par ce qu'il est criminel: Tw es alle homo; vous êtes vous-même le premier violateur des lois que vous avez faites, Si je suis coupable, dépouillez-moi de tous mes privilèges, couvrez mon nom d\u2019ignominie ; mais si vous êtes coupable comme moi, de la même manière que moi, commencez par vous dépouiller le premier de vos titres, descendez dans fs foule turbulente et honteuse des criminels ; je vous suivrai dans le déshonneur.Ainsi un ministère, recruté parmi les députés qui out acheté leur mandat, fait et doit faire, pour se soutenir, un pacte avec des majorités illégales: les conditions du pacte sont que le ministère brisera les intérêts de la justice pour conserver sa majocité ; et la majorité pour conserver le mivistère.Les conséquences, qui en découlent, sont faciles à deviner.Nous n'avons qu\u2019à ouvrir les yeux et à les toucher du droigt.CyriLe Boucuen.L'Armée Française en Italie.Le jour se fait peu à peu sur cette expédition d\u2019Italie dont on a dit tant de choses.L\u2019on se rappelle le soin avec lequel certains journaux ont parlé des ovations dont l\u2019armée française a été l\u2019objet de la part des italiens ; il parait qu\u2019aujourd\u2019hui il faut en rabattre de beaucoup pour rester encore duns les bornes de la stricte vérité.A part quelques triomphes chauffés par les libéraux et les italianissimes, la réception des français par le vrai peuplo d\u2019Italie, c'est-à-dire le peuple des campagnes a été très-maigre.Le cultivateur italien, corame celui de tous les pays est naturellement con- servatenr ; ne le fut-il pas de cette manière qu\u2019il le serait par l'expérience qui lui dit que chaque bouleversement pour lui donner la liberté n\u2019a abouti qu'à lui faire chaoger de maîtres.Voici ce que nous disions à sujet sur notre numéro du 7 juin dernier :\u2014 \u201c Le peuple de la Lombardie et du Pié- \u201c moni, le vrai peup:e, honnête et religieux, \u201c des villes et des campagnes, n\u2019est nulle- \u2018\u201c ment content de la situation que vient lui \u201c faire la guerre.\u201c Depuis le Pape Zac- \u201c charie, qui appelait les Franes pour chas- \u201c ser les Lombards ; depuis Dante, qui ap- \u201c pelait Albert-le-Tudesque pour chasser les \u201c Guelfes; et Jean de Procida, qui app:lait \u2018 Aragon pour chasser les français, jusqu\u2019à \u201c nos jours, s\u2019écrient-ils, c\u2019est toujours le \u201c+ même jeu.\u201d\u2014Quelle que soit l\u2019issue de la \u201c guerre, il leur faudra payer et payer encore \u2018 pour un changement de maîtres.\u201d Les évènements nous ont donné raison.A ce sujet, nous lisons ce qui suit dans la derniére correspondance éditoriale du Courrier des Etats-Unis, journal ct écrivain pou suspects en ces matières : Josern Royar.It est certain aujourd\u2019hui que la déclaration de guerre avait pris notre administration militaire au depourvu, surtout au point de vue des npprovision- nements de =ubsistance.Toute l\u2019activité imprimée à nos manulentions, du moment où l\u2019entrée en cain- pagne fui décidée, ne pouvait nécessairement parer qu'au plus urgent ; il fallut donc commencer les opérations avec des réserves de vivres insuffisantes.Outre l\u2019importance du terps, qui y poussait inflexi- : blement, on comptait d\u2019ailleurs sur le concours nême | du pays qu\u2019on allait délivrer, pour aider à faire vivre {les libérateurs.Sur ce point, comme sur d\u2019autres, i la déception parait avoir été complète.En Pitmont, les campagnes prevsurées, dévastées par les { Autrichiens, n'ofraient plus aucune retsource ; en Lombardie, fa population s\u2019est montrée\u2014au-dehors | des grandes villes\u2014d\u2019une avarice et d\u2019une rapacité inqualifiables autant qu\u2019inconcevables.Au lieu des convois de vivres qu\u2019on s'attendait à voir spontanément affluer de toutes ports, au-devant de notre armée, on n\u2019a trouvé quo des trafiquants avides, 'acharnés à profiter de la bonne subaine que leur en- elles ont rangé les bienfaits de la liberté au-dessous des maux de h guerre qui devait la leur procurer.Je veux bien que les impostures répandues par les agents du cabinet de Vienne soient entrées pour beaucoup dans cette manière de voir ; cependant, si Zes aspirations vers l'indépendance avaient été aussi ardentes qu'en veut bien le dire, la vue du drapeau national eût dû suffire à effucer tous les calculs, NW n\u2019en a pas été ainsi ; on dit même \u2014 chose lamentable!\u2014que plus d'une balle lombarde vest mêlée volontairement aux balles autrichiennes qui décimaient les rangs franco-piémontais ! \u2018 En résumé, si j'excepte Parmé sarde, pour lu- quelle nos troupes rapportent une profonde estime, elles reviennent trés médiocrement enthousiasmées de Fltalie.Quelques officiers s\u2019en expriment même avec une très vive amertume, et mettent carrément en doute que les Italiens soient réellement dignes de la liberté ou aptes à en jouir.Malgré les occasions de gloire et d'avancement que leur n enlevées la paix de Villatranca, le plus grand nombre l\u2019approuvent sans reserve ; cela dit tout, de la part d'hommes pour lesquels les considérations diplomatiques ne pésent guère dans la balance.\u201d cc \u2014\u2014 I tr.res a= Le Decret sacrilege de Juarez, La révolntion qui plane depuis tant d\u2019années avec son cortége sanglant sur le Mexique vient d\u2019y frapper un dernier coup.Nous lisons, en cflet, dans le Propagateur Catholique de la Nouvelle-Orléans : Nous avon- promis de faire connaître les dispositions du déc «t spoliateur et acrilége par lequel Juarez a confisqué les propriétés ecclésiastiques de la partie du Mexique soumise à son joug.Les principaux articles que nous allons reproduire, feront voir que ce décret est, comme le disait avec complaisan- ac le Picayune, complétement radical, c\u2019est-à-dire complètement révolutionnaire, et détruisant radicalement toute notion de propriété, toute idée de droit et de justice.\u2018 Art.ler.Toute propriété administrée sous différents titres par le clergé régulier ou séculier, qu'elle soit réelle ou personnelle, quels que soient son nom et son objut, est désormais propriété de la nation.\u2014Cet article est, en effet, très radical, puisqu'il n\u2019excepte rien.Mais s\u2019il est permis de confiquer ces propriétés qui sont appuyées sur les mêmes droits et les mêmes titres que tout autre propriété légitime, il est évident que le droit de propriété est détruit,\u2019 et que toute propriété peut-être coufi«quéc de la mé- me manière quand ceux qui ont Ia force en main le jugeront convenable.Pour légitimer ce brigandage en grand, il suffira de dire qu\u2019on le fait au nom et \u201cpour le profit de la nation.Mais la nation y gagnera t-elle du moins quelque chose?L'expérience est là pour prouver que ces spoliations n'ont enrichi que des particuliers, mais n\u2019ont jamais été profitables aux nations.Au contraire, ces richesses, crimincllement acquises, ont été une cause d\u2019appauvrissement pour les gouvernements et pour les peuples.Et pour ne citer que l\u2019exemple le plus récent, depuis que le Piémont a porté une main sacrilége sur les biens ecclésiastiques, quoiqu\u2019il soit resié bien en arrière des mesures radi- | cales de Juarez, le Piémont a eu le bonheur de goû- | ter les douceurs qui lui étaient inconnues, d'une dette publique qui augmente chaque année dans des proportions effrayantes ; et avec l'augmentation de ln dette correspond l'augmentation des impôts et la gê- ne tu peuple, L\u2019art.3 porte : \u201c lly aura une complète indépendance entre les affaires de l\u2019Etat et les affaires purement ecclésiastiques.Le gouvernement se bornera à protéger de son autorité le culte public de la | religion Catholique, comme de toute autre religion.\u201d | Nous n'avons pas à traiter ici la question de l\u2019union de l\u2019Eglise et de l\u2019Etat, Nous nous bornerons ! à dire, en passant, que s\u2019il scrait dangereux de vouloir \u2018 établir cette union là où elle n\u2019existe pas, il n\u2019est ! pas moins dangereux de vouloir la détruire là où elle | existe.Mais s'il n\u2019y n pas d'union entre l'Eglise et | l\u2019Etat, quels - droits l\u2019Etat peut-il faire valoir pour | vendre les propriétés de l?\u2019Ezlise plutôt que les biens | de toute autre corporation ou des particuliers ?i Puis, n'y a-t-il pas quelque chose de révoltant ! dons cette bypocrisie d'un gouvernement qui promet ; sa prolection à l'Eglise, et qui, pour premier acte de \u2018 protéction, commence par la dépouiller 7 \u201c \u201c Art.4.Les ministres de la religion peuvent re- ; cevoir pour l\u2019administration des sacrements.et les: autres fonctions de leurs charges les.offrandes qui ! lear seront faites.lls peuvent aussi, par un contrat avec ceux qui les emploient, stipuler une compeusa- tion pour leurs services.Mais dans aucun cas ces offrandes ni cetle compenaation ne pourront être converties en propriétés foncières.\u201d Ainsi, on veut bien accorder au clergé la permission de ne pas mourir de faim.Mais cette permission même est accordée d'une manière odieuse et dévisoire.Elle tend à forcer les fidèles où à renoncer à l'exercice de la religion où à s'imposer des charges auxquelles il n'étaient pas sccoutumées, et auxquelles il ne pourront ou ne voudront pas se soumettre.Les contrats dont on parle dans cet article entre le prêtre et les fidèles, tendraientà discréditer le clergé, et seraient par le fait impraticables, outre que, dans l\u2019élat actuel des choses, rient ne garantirait l\u2019exécution de ces contrat-.Cet astrcle n\u2019est donc qu\u2019une moqueriuv et une insulte ajoutée à la spo- lation.Puis, en supposant que par ces offrandes et ces compensations, une Eglise put faire des économies, en vertu de quel principe voudrait-on lui interdire le droit de s\u2019assurer le bénéfice de ces économies par l'acquisition de propriétés foncières ?N\u2019est-il pas évident que le but d'une telle mesure est de tenir PEglise dans vnétat perpétuel d'asservissement ?Et voilà ce que l\u2019on appelle protection.On peut entrevoir par ces courtes réflexivns tout ce qu'il y a d'injuste, de tyraonique, de sacrilége dans les trois articles que vous venons de citer, Nous continu rons cet examen dans notre prochain numéro ; on verra que les articles suivants ne sont ui moins injustes, ni moins attentatoires aux droit essentiels et à ia liberté de I'Eglisern eer een ets Quelques journaux espagnols ayant osé dire que, dans le cas d\u2019une guerre entre la France et l'Angleterre, l\u2019Espagne se trouverait liée, par reconnaissance, à prendre parti pour la Grande Bretagne, la nation s'est, pour ainsi parler, révoltée contre une semblable proposition; d\u2019éloquentes protesta- lions, inspirées par le plus pur patriotisme, sont venues démentir la politique ministérielle et effacer aux yeux de l'étranger, la flétriseure que ferait rejaillir sur le nom espagnol une conduite aussi indigne de son grand caractère.Voici cemment La Esperanza termine son article : CyriLLe Boucuks.\u201c Une pareille résolution serait-elle patriotique ?l\u2019Espagne serait-elle intéressée à aider le voleur de Gibraltar à défendre sa proie?Les intérêts nationaux nous conseilleraient-ils de fournir à l\u2019Angleterre les moyens de s'emparer de nos îles Baléores ?Conuviendrait-il aux Espagnols de mettre sous les ordres d\u2019un amiral anglais les quelques bâtiments que nous avons acquis presque au poids de l\u2019or, pour que cet amiral en fit ce que d\u2019autres, ce que tous les amiraux anglais ont coutume de faire, quand il s\u2019agit de la marine d\u2019une nation étrangère quelconque ?En vérité, nous ne pouvons nous expliquer comment les ingouvernables, qui fondent des journaux, établissent des négociations, créent un parti, enfin, pour amener \"union ibérienne, en essayant de s'assimiler le l\u2019ortugal, laissent avec tant de résignation l\u2019Angleterre se moquer de l'unité ibérienne, en conser- vaut l'important rocher qui lui donne une telie supériorité contre nous et contre les autres pui-sances qui ont besoin de naviguer dans la Méditerrante, supériorité que la nature nous a donnée, à nous, et que les libéraux, à ce qu'il poraît, veulent céder volontairement et perpétuellement à l'Angleterre.Si l'Espagne monarchique n\u2019a pu reconquérir celte place, au moins l\u2019a-t-clle tenté plus d\u2019une fois; et depuis 170-k, où, par une infâme supercherie, indigne de tout gonvernement qui respecte, nous ne dions pas les droits de la justice, mais son propre honneur, la flotle anglaise s\u2019est emparée de notre Gibraltar, il n'est pas un vrai Espagnol qui n'ait protesté, au moins par sa haine pour l'anglais, contre l\u2019inique usurpation d'une partie de notre territoire.* Mais, outre la honte de se ranger du côté de l'Angleterre pour la cause que nous venons d\u2019indiquer, l'Espagne doit craindre beaucoup la propagande protestante, qui travaille avec acharnement à briser son unité religieuse, comme elle a brisé son unité territoriale.J£t la diminution du revenu des douanes, auquel l\u2019Angleterre a porté de si funestes coups, le Gouvernement ÿ est-il insensible ?Ne nous y trompons pas: il faut à l\u2019Angleterre une Es agne indifférente en religion, troublée en politique, pauvre sur mer, sans industrie, incapable, en un mot, de vivre sans protecteurs, comme un autre Portugal ; aussi tous ses efforts tendent-ils à réduire I\u2019 Espagne an misérable étot de cette quasi colonie anglaise, Serail-il possible qu\u2019un espagnol proposût à Pepagne de s\u2019allier à qui lui veut tant de mal?Nous ne pouvons y croire, et, franchement, les déclarations de la presse qui défend le Ministère nous font douter de plus en plus qu\u2019aucun libéral puisse être espagnol.\u2014A.I.de Vildosola.\u201d \u2014\u2014 Ste Emigration Canadienne.I.Origine de l\u2019Emigration.\u2014Etat du Canadien sur la terre étrangère.\u2014Au retour.L\u2019émigration, quoiqu\u2019utile chez certains peuples, devient chez d\u2019autres un fléau terrible et désastreux, Chez les nations encore jeunes, chez celles qui ne font que commencer à receyoir et.à cultiver le scue fle vital de la civilisation, elle est une véritable calamité.Car, l\u2019émigration qui consiste à déverser sur des plages lointaines ls trop pleia des populations, arrache ainsi à ce jeune pays les éléments nécessaires pour grandir et re développer. 5 \u201cPon examine le ra - fréquentes, .\u2026 - Hr I rt it Ne LD A 7: RE AE AS CES ro.\u2018 arr.\\ .EA \u2018\"L\"ORDRB.Ô ne ae ~~ EJ BE IE at \u201c+ ré - watery ress.LE A I.AR RL ee EA CW RS en Ee HY SII, 40s - O a swrait représe: (6 à votre tnémoire l'a années de 1937 et 38 qu\u2019enfne nous en montrant le côté rinnt ot cath susiuste, et an les recétivant des enu- leurs les plus oltrayan:es par le mot sonore de liber.te ape l'un faisait ains cesse retentir à no neilles, Aussi, nous ne puétendons pas essayer de diminuer le respect qui doit mous ntircler à celte époque de notre histoire populaire 3 loin de là : notre cœur est drop imbu des grands priveipre nationaux pour soulnir soui lor la gloire de n°9 immortels pu- trinten qui ont di fe «du, au prix de leur sang, nas droits et nas libertés civiles et religieuses.Nous voulons seulement regarder un cô.& sombre du tableau pour en démonter, comme vonséguence, quels quex-une d8 maux qui en sont ressortis.* 40 faut, durou
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