L'Ordre: union catholique, 21 février 1860, mardi 21 février 1860
[" | | | Bureaux, Rue £t.Gabriel, 26.PRIX D\u2019ABONNEMENT: PAYABLE [D'AVANGL, \u2014 Jours de Publication : Mardi et Vendredi.Les Abonnements datent du ler.et du 15 de chaque mois.On ne recevra point d\u2019Abonnement pour moins de six mois.Montréal, Mardi, 91\u2019 Février 1860.UNION CATHOLIQUE.No.26.-2ème, Année.PRIX DES ANNONCES.Six lignes, première insertion.50 ste.Chaque insertion subaéquente.\u2026.,, 18 \u201c Dix lignes, première insertion.Td ¢ Chaque isvertiun subséquente.\u2026\u2026.20 © Au-dessus de dix lignes, par ligne.T * Obaque insertion subséquente, par ligne.3 \u201c Toutes los lettres d'affaires, communications Ger ruspondances.doivent 8tre adressés franco au Direoteur du Journal, No.36, Rue St.Gabriel, Nouvelles de Rome.Roms, 2 janvier 1860, La Presse révolutionnaire a accueilli, il fallait s\u2019y attendre, le Discours du Souverain Pontife au général de Goyon par une serie d\u2019invectives et d\u2019injures vraiment dignes des plus mauvais jours de la révolution de 93.Un des journaux semi-officiels du gouvernement français a été jusqu'a avancer que la seule manière d\u2019expliquer l\u2019inconvenance du discours, était de dire que le Pape ne jouissait plus de sa liberté.Ces paroles peuvent conduire à des mesures de la plus haute gravité.Car, pour ces catholiques sincères, si soucieux des intérêts du St.Siège, proclamer que le St.Pere n\u2019est plus libre, c\u2019est presque dire qu\u2019il faut l\u2019enlever à l\u2019intluence hostile des Cardinaux afn de le rendre à toute la liberté de son cœur.Ces paroles sont vu horrible écho de celles prononcées lors de la révolution française ; à cette époque aussi, les prétendus amis de lu royauté disaient ue le roi martyr, l\u2019infortuné Louis X Vi, n\u2019etait pas libre et n\u2019obeissait qu\u2019à une coterie ennemie du bien pub.ic, wil fallait le débarasser de son entourage afin de le rendre à la plénitude de sa volonté et qu\u2019alors cet eacellent prince dout on vantait la bonté comme la Patrie vante celle de Pie IX, se livrerait à toute la mausuétude de son cœur.Ce qui était demandé fut accompli.On enleva au roi ses fidèles Ministres, ses dévouês serviteurs, sous Ce menounger prétexte, puis l\u2019ou n\u2019ett coutinua pas moins à l\u2019ue- cuser de tous les malheurs de la patrie jusqu\u2019à ce que, par le plus épouvantable des forfaits, on en vint a faire tomber sun auguste tête aur l\u2019échufaud de la révolution ; que l\u2019on preune garde, dans le chemiu dan;e eux où l\u2019ou s\u2019est engagé, acceptant toutes les idèus révolutionnaues et se faisant soit même ré- Votulionnaire, on peut arriver, poussé par la passion, au plus abominable des crimes.Soyez bien convaincus que l\u2019illustre Pie IX ne posséde pus uno de ces intelligences qui n\u2019aiment qu\u2019à voir par les lumières d'autrui, ot une de ces volontés qui se laissent guider et intluencer par vu mi- Nistre quelconque.Le St.Père, dont l\u2019activité ent prodigieuse, s\u2019ucceupe de tous les actes, grauds ou petits, de son gouvernement, et souvent, il se plait à descendre dans les plus minimes détails de l\u2019administration.Le cardinal secrétaire ou d\u2019Ftat n\u2019est que l\u2019interprêle de sa volonté, l\u2019exécuteur de ses ordres, et rien de plus.Ce n\u2019est donc que par une tactique diabolique que l\u2019on voudrait séparer la responsabilité du souverain de celle du ministre, afin de pouvoir entourer l\u2019un d\u2019hommages hypocrites et d\u2019accabler l\u2019autre sous une réprobation imméritée.Ces réflexions in\u2019ont été inspirées par le langage peu mosuré des feuilles révolutionnaires et ministérielles de France qui ont prétendu que la note du journal de Rome du 3U décembre dernier et les paroles du discours du St.Père au général de Guyon, Étaieut l\u2019expression, non pas des sentiments personnels du Souverain Pontife, mais d\u2019une coterie anti- française qui le dorninait.Bien plus, la pcesse officielle a poussé l\u2019inconvenauce jusqu'a assurer quu Sa Sainteté avait exprimé au gouvernement français des regrets pour son discours du premier jour de l\u2019an.Cette inqualitiable assertion a indigné, non seulement le cœur du Souverain Pontifo, mais aussi toutes les honnêtes gens, à quelque parti qu\u2019ils appartiennent.On ne se joue pas ainsi du la dignité de la papauté.Aussi, le St.l\u2019ère, tenant à ce que lo monde catholique ne put pas être égaré sur la nature et le sens véritable de su réponse à la Jettre du 31 décembre de Napoléon EI, demandant la cession des Komagnes révoltées, fit insérer une note dans le journal officiel de Ruma, Cette note faisait savoir que Sa Saiuteté, après avoir consulté l\u2019Esprit Saint, et être descendu dans le plus intime de sa conscience, avait cru devoir répondre par un refus absolu à la demande de l\u2019empereur «les Français.On connait donc, d\u2019une manière otlicielle, la dernière pensée du St.Niège sur la question de ln séparation de la Romagne du reste des Etats romains ; aucun équivoque n\u2019est désormais possible à cet égard.Jumais il ne consenira à aliéner une partie quelconque de ses droits et surtout à sanctionner, pour ainsi dire, la révolte et lo triomphe de l\u2019in Justice.Aussi, le bruit d\u2019un rapprechement entre la cour romaine et celle des Tuileries, que l\u2019on faisait circuler ces jours derniers, sont-ils dénnés de fondement.Un accord ne peut devenir possible qu\u2019autaut que l\u2019empereur dus français, renonçant à FEUILLETON DE L\u2019ORDRE, IDA BERESFORD LA JEUNE FILLE DU GRAND MONDE, Par Ma ame J.L, Leprohon, TRADUIT DE L\u2019ANGLAIS AVEC LA BIENVEILLANTE PERMISSION DE L\u2019AUTEUR, Par E.L.de Bellefouille.PROLOGUE.(Suite et fin.) Aucunes paroles ne sauraient exprimer le bonheur da tendre père, de la douco mère, qui regardaient toute cette seène avec des cœurs gros do reconnaissance.Quelque fois ils n\u2019osaient en croire leurs yeux, et ils se demandaient co qu\u2019ils avaient donc fuit, pour mériter d'aussi grandes bénédictions?La réponse fut facile, quand ces enfants qu'ils nvaient élevés avec tant d'affection, les remercièrent de leurs soins ; quand la belle jeuns fille qu\u2019ils avaient arrachée à la pauvreté, au chagrin ainsi qu\u2019à une vie de brillante folie, vint se prosterner à leurs pieds et exprimer sa gratitude; en lour faisant ressouvenir de l'heure qu'ils l\u2019avaiont accueillie, clle, pauvre étrangère, dans le soin de leur famille, et ainsi onseignèrent à son cœur si Jeune et si ignorant, les premières leçons de charité.Ils avaient moissonné autant qu\u2019ils syslent semé, ot.celui qui est-le refuge.des veuves et des orphelins, les avait récompensé au 1849, le protecteur et le défenseur du St.Siège.Car, tant qu\u2019à la papauté, aucnne transaction n\u2019est possible de sa part.Elle ne peut pas renoncer à des droits indispensables à l'indépendance de l\u2019Eglise.La difficulté est donc grande, immense, et renterine Société.Car, pour tous les gens de foi, ce n\u2019est pus la Romagne qi cest en jeu, mais bien la Parauté elle- même.Suppusons un instant que la séparation de la Romagne du reste des provinces rumaines suit reconnue, et dités-moi si la pacification de Pltalie #\u2019en suivra inimédiatement ?Nor, sans aucuu doute.Et qu\u2019importe à la révolution que le St.Siège pus- sède une province de plus ou de moins, si la Papau- 1é existe toujours, couservaut sou immetuse inilu- ence sur les dmes.Ce que lu révolution veut ot désire d\u2019un désir insatiable, c\u2019est le renversement, ¢\u2019est la ruino totale de la Papauté.Elle ue sera satisfaite que quand elle règners au Vatican, au lieu et place du vicaire de .é:us-Christ.Les habiles dissimulent leur but sous les monsongers dehors d\u2019un profond respect pour cette Papautd que, dans leur cœur, ils brûlent de détruire ; mais ceux qui, par leur position, ne sont pas tonu à autant de réserve, dévoilent, avec l\u2019impudence la plus cynique.les véritables sentiments de leurs cœurs.Ecoutez Garibaldi, le héros et l\u2019ami des rois et des peuples : Le prêtre, suivant lui, est une indigne canaille, et son nom salit la bouche de celui qui le prononce.C'est une race maudite qui doit être considérée comme une calamité, une malédiction pour un pays ! Papauté\u2026 l\u2019imposture appelée la Papauté\u2026.qui ta dévore et que tout homme de cœur doit s\u2019empresser de détiuire et de renverser dans la boue.Ces aménités diaboliques en disent assez par elles mêmies, et doivent faire comprendre aux catholiques, quel avenir est réservé à l'Eglise de Jésus-christ par cette révolution qui menace d\u2019envahir l\u2019Europe et dont un des chets les plus gloritiés, tient un pareil lungage et anno.ce de tels desseina, on conviendra que les amis de la papuuté repoussent les protestations de dévouement au St.Siège de ces cutholiques sincères, cu n\u2019est pas sans de légitimes raisons.Il n\u2019y a done rien de changé dans la situation depuis ma dernière lettre, seulement cet appui moral prôté aux mauvaises passions, ce désordre matériel qui règne duns toute l\u2019ltalie tourne tout entier au rofit de ia révolution.Ceux qui nous ont conduit l\u2019état où nous sommes encourront une terrible responsabilité aux yeux Je Dieu et de l\u2019histoire.Mercredi dernier, l\u2019Eglise célébrait la fête de lu chaire de St.Pierre, Le suuvorain Poutife a tenu chapelle papale dans l\u2019Eglise de St.Pierre du Vatican.Lu messe a été célébrée par son éminuence, ls cardinal Mattei, sous-doyen du sacré collège, et au chapitre de la basilique de St.Pierre.Durant toute lu journée le concodts des fidèles aux tombeaux des apôtres à été considérable et chacun s\u2019est empressé d'aller vénécer cette chaire où le premier des Pontifes suprêmes, St.Pierre, s\u2019est assis pour en- sesgner et confirmer ses frères dans la foi et que la pieure sallivitude des chrétiens a conservée aveu tant de soins jusqu\u2019à nos jours.Les prières étaient ferventes, je vous assure, et plus d\u2019une me faible et timide qui s\u2019était agenouillée au pied de cette chaire vénérable, plaie de frayeurs et d\u2019inquiétudes pour l\u2019avenir de l\u2019Eglise, s\u2019est relovée rassurée et rayonnante de joie, en entendant retentir sous les voûtes sucrées du plus beau temple qui soit au mou- de ces paroles que Pape, cardinaux, évêques, prêtres et lidèles chantaient avec l\u2019accent le plus profond de la couviction et du triomphe : \u2018Tu es Pierre at sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre e.le.\u201d La ville de Rome a voulu, dans les circonstances difficiles où nous nous trouvons, témoigner de son attachement au Souverain Pontife et repousser autant qu\u2019il peut dépendre d\u2019elle, les vdieuses calomnies dont :l est l\u2019objet.Par un mouvement spontané, les différents quarties de la ville so sont pavoisés et la longue rue qui s\u2019étend du Pont St.Ange à la Place St.Pierre était splendidement décorée de draperies et do tentures de velour et de soie appendues aux fenêtres ct aux balcons des différentes maisons.Le soir un grad nombre de maisons, de monuments publics et d\u2019édifices religieux out été brillamment illnminés.C\u2019était ane vraie manifestation d\u2019aita- chement à lu chaira de Pierre que la révolution voudrait renverser et une protestation contre les duc- trines et les projets pervers qui se sont faits jour dans ces derniers temps.V.M centuple, pour leur obéissance à son plus saint et plus sac:é commandement.Ils ne connurent jamais ce triste refroidissement qui si souvent ccompagne ce que le monde nomme \u2018 les grands mariages,\u201d qui, en élevant ceux qui les forment à un rang plus élové, les sépare presque entièrement des amis chéris do leur cufance.Non, les Vernon eurent le bonheur, jusqu'à leur dernier instant de séjour sur cette terre, de vivre au milieu do leurs enfants; et quand enfin pleins d'âge et d\u2019honneurs, il passèrent dans un monde meilleur, ils furent encore entourés de leur amour ot de leur tendresse.Co fut sur le sein d'Ida que madamo Vernon rendit lo dornier soupir; et personne, pas même son bien-aimé Claude, ne la regretta plus longtemps et plus amèrement, que cette enfant d'adoption.Mais avant que ce tristo évènement ne vint troubler leur parfait bonheur, il s\u2019écoulu de lou- gues années de félicité.Ida et Claude passaient lu plupart de leur temps à Elm Grove, daus ls magnifique maison de campagne de Lady S'anhope, qui, comme de raison, était devenue la propriété de la jeune Léritière, ainsi que tous ses autres biens: tandis que Lucio ot son mari habitaient le château de Pemberton, qui n'était qu\u2019à une heure de marche de leurs amis.La saison de Londres, comme on la nommée, se passait ordinairement à ln ville ; et leur arrivée y était toujours attendue avec beaucoup d'emprossement.i consternation que causa co double ronringe parmi les petites coteries de Londres fut inconcevable, méme peur ceux qui I'avait excité sans le vouloir.La fantaisie du marquis de Pemberton avait fait disparatire la distraction de la moitié des matrones, et \u201cdé sa déplorable politique, ns redevienne comme en les périls les plus imminents pour le St.Siège et la | \u2018 Au cwur de l'Italie ve trouve le chancre appeté la BAS-CANADA.Montréal, 21 Février 1860.La Vérité.M.Laviolettea perdu son élection : M.Morin est élu wembre du comté de Terrebonne ; et la Minerve, généreuse dans son triomphe, jette l\u2019insulte à M.Laviolette, qu\u2019elle traite do corrupteur public.C\u2019est ici le beau de l\u2019affaire.En venant devant ses Clecteurs, avec des principes avoués, leur demander an mandat, M.Laviolette leur donnait pour gage de sa vie publique, ses vertus domestiques, son courage, &s constance, son énergio à faire triompher la bonne cause, son indépondance de Caractère, son honnêteté, et toutes les autres qualités qui font le bon citoyen, le bon et le ange législateur.Conservateur par traditions de favsille.par convictions, par amour de son pays, il voulait, s'il était élu, travailler, dans In mesure de ses forces, À la grandeur du parti conservateur, sans accepter ses fautes et ses apostasies passagéres.Il voulait fire revivre, parmi nous, dans toute sa splendeur, cette vieille politique qu'insugurèrent les auteurs do uos libertés nationales.Il pouvait donc com ter sur le bon sens, sur l\u2019honnêteté, sur te patriotisme de ses électeurs, comme ses électeurs pouvaient compter sur son bon sens, sur son honnêteté et sur son patriotisme.Le suc- le plus sacré «lo la vie, le serment, uno politique d\u2019iniquités recevait un échec formidable.de la conscience, les hommes se sont accoutu- l'honorable M.Quesnel : Ne pensez pas que le mérite, Que In probité, les vertus Aux honneurs vous méneront vite.Aunis, tout cela ne sert plus! Ramper et fuire dea courbertes, Aux affronts savoir s'endurcir, Tourner comme des girouettes, C'est le moyen de réussir, dans Terrebonne.Pas assez riche pour acheter ses adversaires, ct l\u2019eut-il été, ne voulant pas violer les conscienres de ses compawiotes, Mlutter contre un ministre.Aussi n\u2019a-t-il vu se ranger autour do lui, ic premier jour de I'élection, que des amis fidèles, quo des électeurs qui, comme leur chef, avaiont refusé les offres du ministre : les timides, les indécis, les lâches, les hommes vénals marchaient sous le drapeau de M.Morin, corroinpus par ses amis, achetés par ses amis à un prix équivalent à la marchandise.Quand nous fesons peser sur M.Morin cette écrasante accusation, ce n\u2019est pus puur couvrir uuo défaite honorable sous tous rapports, non ; c'est pour proclamer, une seconde füis, la vérité toute entière.Les faits parlent pour nous et sont d\u2019une étrange éloquence.Ainsi, dans le township Morio, une population pauvre, d\u2019abord pour M.Laviolette, s\u2019est tout-à-coup convertie à la cruso de M.Morin.Le jour de la votation, l'orangiste Bellingham, co grand contempteur de lu morale publique, représentait M.Morin ; quand l'électeur avait juré qu\u2019il n'avait rien reçu et qu\u2019il ne recevrait rien pour son voto ; À peino avait-il déposé sur la table lo saint lovangile, qu'il recevait des mains de M.Bellingham, publiquement, sous le regard de tous ceux qui voulaient voir, lo prix de son parjure.toutes les jeuues dames à marier de la saison.Penser à marier ls pauvre, quoiqu\u2019élégante de- woisclle Béresford, c'était déjà certainement bien assoz disgracieux ; mais oser s'unir à la fille d\u2019un médecin de campagne, une petito provinciale inconnuo.\u2014C\u2019était assez, disait énergiquement une vieille dounirière à quatre jeunes dames non- engagées, quoique sur les rangs, c'était assez pour fairo devenir athée ot nier Ja Providence.Le comble de ces faits honteux fut l\u2019évène- ment d\u2019Ida, qui était l\u2019une de celles à qui elles avaient donné le titre de belle de la saison, reniant ses couleurs; et au moment où nne alliance avec elle dovenait uno chose désirable, quand c'était politique que de la retenir dans leurs rangs, voici qu\u2019elle s\u2019avisait de commettre pré- visément la même impardonnable folie qui avait attiré leur indignation sur la têto chérie de Phéritier do la maison de Pemberton.Lady Athol, dont les projets matrimoniaux avaient été si & abitement et si désagréablement détruits, déclara publiquement sa résolution de n\u2019aller voir aucuno des deux mariées, mais son avis fut faiblement soutonu, car la marquise do Pemberton, et l'héritière de Lady Stanhope, étaient cortainement des porsonnages d\u2019une plus grande importance que Lady Athol elle-même ; et l\u2019ha- bilo société de Londres, quoique bien de l'avis de cette dernière pour accuser les coupables, eut cependant la générosité d'oublier tous ses sentiments d\u2019envie et de vanité, à la vue des brillantes fêtes dont les coupables étonnèrent Londres, La sensation, en effet, que causa leur arrivée dang la, métropole, fut immense ; et elle aurait renipli'méme los désirs \u2018de cette pauvre Lady cès étuit certain ; et sans l\u2019uchat sucrilègo d\u2019un willier de consciences, suns le mépris de l\u2019acte Mais aujourd\u2019hui, après avoir secoué le joug més à l\u2019esclavago politique; et comme disait Cett vérité désespérante vient de triompher Laviolette était encore trop confiant dans la justice de sa cause pour lutter contre M.Morin,pour Une trentaine d'hommes, qui n'avaient pas droit de vote, ont été transportés de Beresford aux poils de Morin, Ste.Adèle et St.Janvier pour tâcher de surprendre Ia bonne foi des représentants de M.Laviolette et donner ainsi à M.Morin trente voix frauduleuses.Dans St.Jérôme, un électeur a été mis à la porte du poli, tant l\u2019indignation des honnêtes gens était grande de voir le parjure, maître do la situation, faire parade de son ignominie ! Et choso qui exciterait le rire s'il ne s'agissait d\u2019un acte aussi solennel, DI.Morin aghetait les poules au raisonnable prix de cinq piastres.Quelle farce ! Quand un pays en est réduit à ce genre de dé- ; gradation, on peut dire, sans crainte de se tromper, qu\u2019il est dejà mur pour lo despotisme et que ses jours de liberté sont comptés.La Minerve a donc grandement tort de crier à la corruption du côté de M.Laviolette.C\u2019est tromper ses lcoteurs, c\u2019est tromper l\u2019opinion publique.Si ello n'a pas le courage de la vérité, qu\u2019elle ait au moins le courage du silence.En agissant ainsi elle ressemble à un voleur, qui, go voyant pris sur le fait, crie : nu voleur ! afin do donner le change, afin do se préparer une fuite honorable.Il est donc aussi tout naturel que M.Morin voix, le prewier jour do la votation.La majo- sité du second jour no devait pas être douteuse, puisquo les mêmes moyens devaient être om- ployés par l'honorable solliciteur ct par ses wmis.Dès lors il no restait plus à M.Lavioletto qu'a résigner ; et il l\u2019a fait noblement dans la lettre suivante : ue-_\u2014\u2014eneeceenens Le Père Lacordaire et la Papauté.On sait avec quel cntêtement les adversaires de lu souveraineté temporelle du Pape ont soutenu que plusieurs ecclésiastiques distingués partagcaient leurs opinions ; on Je souvient de l\u2019abus qu'ils ont fait principalement du nom illustre du Père Lacordaire.Or, voici une lettre que l\u2019Ami de la Religion reproduit de l'Union Bourguignone ct qui restera comme un monument éclatant des calomuies des libres-penseurs et de l'unanimité des catholiques sur lu nécessité du pouvoir temporel pour le bien et l\u2019indépendance de touto l\u2019Eglise catholique.Joseeu Royac.Dijon, 26 janvier 1860, Monsieur, J'apprends qu\u2019on a abusé indignement de mon nom pour compromettre celui du P.Lacordaire, en lui pré- tant des idées hostiles à la souveraineté temporelle du Pontife romain, C\u2019est le contre-pied de la vérité.« Pour ravi, m\u2019écrit le P.Lacordaire, il y a deux causes justes eu halie: cello de Pltalie, ef celle du domaine temporel de lu Pupauté.Je no les sépare point ; je fais des vœux pour toutes les deux.Dieu est là pour concilier ce que les hommes ne pourraient pas réunir.\u201d , Ainsi, le P.Lacordaire ne met pas du tout en question lo clroit du Souverain-Pontife ; à ses yeux comme aux miens, la cause de la Papauté, célle de son domaine temporel, est une cause Juste, il le dit en toutes Lsttres.Les adversaires voudraient bien faire accroire qu\u2019ils n\u2019ont contre leur thèse qu\u2019une poignée de fanatiques.Mais voici que les hommes du monde les moins suspects d\u2019altramontanisme et d\u2019idées rétrogrades se prononcent duns notre sens.Avant-hier, c\u2019était M.Villemain ; hier, M.de Sacy ; aujourd\u2019hui, ce sont M.Albert de Broglie ot M.Francis de Corcelle.\u2014(Correspondant du 25 janvier.) Cela donne, ce semble, à rétléchir.Agréez, Monsieur le Rédacteur, l\u2019expression de ma parfaite considération.FotsseT, Conseiller à la cour impériale de Dijon car son mari parait aussi élégament insolent qu\u2019ello-même.Voyez commo il reçoit froidement toutes les avances qu\u2019on lui fait, excepté celles de son spirituel beau-frère, qui semble complètement ensorcelé par sa jolie petite femme.\u2014Vernon est aussi particolièrement bien, interrompit un jeune baronnet qu\u2019Ida avait re- .fusé l'hiver précédent.Je ne m'étonne pas qu\u2019il vous ait éclipsé, Athol, \u2014Jo vous remercie, reprit celui-ci avec un sourire moqueur.Je ne me suis jamais mis sur les rangs avec vous, Stormont, ou les autres.Même l'héritage Stanhope, quelque vaste qu\u2019il soit, ne pouvait m'engager a encoorir la pénalité.Ce pauvre Vernon, que jo plains de - tout mon cœur, l\u2019a prise, bien entendu, pour ga fortune, mais je crains qu\u2019il ne lo paye cher.Un éclat de rire universel lui répoudit.\u2014Allons, allons, Athol, nous ne sommes pas si simples quo cela.En vérité, aucan de ndiis n'avait les biens Alberton & décharger de leds\u2019 hypothèques, et cependant, personue ici présent no l'aurait refusée.Soyohs sévères, mais\u2019 soyons justes.\u2018 \u2018 Lo jeune lord se mordit los ièvres, car les'intrigues matrimoninles :de In coritesse étaiënt connues, ot il ne pouvait que se tairé.\u2014Mais réollement, dit un autre, après un' instant de silence ; Athol a raison, én partie; Quoiqu\u2019elle soit maintenant ud peu plus affable, elle était auparavant aussi fiero que Luéifer, et sa vanité n\u2019était égalo qu\u2019à son égoïsmo et à sa mauvaise humeur.J \u2014Non, non, reprit un jeune gentleman\u201cqûf jusqu'alors avait'écouté \u2018en Silence ld\u2019coñvéréa.tion.Elle est'cortainémént \u2018trôs-régervée;\"pélr être même un pou\u2019 300, Tait où n\u2019ést'pasFié OY on en ces termes le ton irréligieux de la presse révolutionnaire au moment od l'Univers était suspendu La oroissade contre la Papauté continne dans les feuilles de la ligne sévo'utivnnaiie.La Parrig venant en uile aux catholiques du Siècle, répets chu que juur sou drlenda Cuthago ; ete eisuitisit hiss au souverain Poutife 14 perte des R imagues ; elle y survient encore aujourd'hui eu chovchaut y etublir pe une distinction misérahie qu\u2019il 0 s\u2019agit pas d\u2019un dymembr- ment des Etats Ruinaius, mais soul mest d\u2019une séparation / C\u2019unt l'hypocrisie de l\u2019iniquté ! La Puirie à in maladresre du citer lu mot de Naleon: ** Tiuiles avec le Pap+ commo s\u2019il avait ,0U0 hommus sous ses ordres.\u201d* Est-elle bien sûre u\u2018ou le traiterait suivant le gré le M.Abuut et de .Havin, oil avait 200,000 buï snneîtes à sa disposition ?Et n'est-ce pas le cas de rapreler uvec M.Villemain ces parolue de Pie VII, protestant cont.e tout projet de desnembrement de ses Etats : * Grene dus où petilos, les sou Verninuié» conservent toujoure entr'eiles ls même rapport d\u2019indépeudanceu ; auire- meat on met Ja tuicu à la place de la raizon.\u201d Le Siè le y met plus do franchise que ses aux - linires, 11 demande nettement ln ouppressions rati cale \u201cle tout pouvoir temMpurel, \u20ac quant aux reasour- ve< matérielles nécessuires à independance et d lu dignité du Saint-Siège, il propose de placer dase Chaque exi
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