L'Ordre: union catholique, 4 juillet 1862, vendredi 4 juillet 1862
[" Bureaux, Rue St.Gabriel, 26.Edition Semi-quotidienne,-Montréal, Vendredi, 4 Juillet 1862.rt AU CANADA.Edition Semi-quotidienue.Un An, $4.\u20146 Edition Hebdomadaire, .Un An, $2,.\u20146 AUX ETATS-UNIS.Edition Semi~quotidienne : Un Ap, $5.\u201441 Raition Heldomadaire : Dix Mois, $2.-=5 PAYABLES D'AVANCE, Les Abonnements datent du ler et du 15 de chuque mois.On no recevra point d\u2019Abonnement au Canada pour PRIX D'ABONNEMENT : Mois, $2.Mois, $1.Moiy, $2, Mois, $1.gene vo moins de six mols.\u2014Tout scmestre commencé se paicen entier \u2014Tout semestre commencé à l\u2019une ! ou à l'autre Édition devra se terminer, avant de UNION CATHOLIQUE.pouvoir changer.BAS-CANADA.Montréal, 4 Juillet 1862.Le Journal de Québec sait que nous n'avons pas l\u2019habitude de sui- >re nos adversuires sur le terrain des injures et de la grossièreté.Nous ne le ferons done pas plus pour lui que pour les autres, et nous le laisserons jouir en paix de l\u2019avantage qu\u2019il aura ce n\u2019était pas la peine de nous injurier quand nous nous entendions si bien.Mais nous sommes habitués aux manœuvres savantes du Journal.Nous suvons que, corsaire politique, il est habitué à naviguer sous toutes les couleurs ; que sa cargaison ne Pa jamais embarassé, prét à jeter par dessus bord tout ce qui pouvait arréter son entrée triomphale au port.Quand le Journal parle du danger de permettre au ministère de toucher aux fonds publies, cela s'entend des autres, mais non pas de M.Cau- eo no _ HECTOR FABRE\u2014Redacteur-en-Chet.triotisme éprouvé et de longs services.Ainsi, quant à la division de Lorimier, l\u2019homme qui doit la représenter est, croyons-nous, tout d\u2019avance clésigné au choix de nos amis.Sans vouloir influencer qui que ce soit ni rejeter duns l\u2019ombre de légitimes prétentions, nous devons à la vérité de dire que dans toute sa carrière parlementaire le député de Napiervilie s\u2019est montré gardien vigilant de nus droits coustitutionnels et de nos libertés publiques, jouteur infalga- ble dans la lutte que la cause de la le township de Hunterstown et son augmentation, dans le comte de Maskinongéee + Lord Monck à Montréal.Vers 10 heures, mercredi quatin, Son Excellence lnissait te St.Law.| rence Hall, en compagnie da général Williams, de M.Brand, A.D.C., du Col.lrvine, du Son Honacur le Maire et de Phon.J.5.MeDonald, et se rendait à Hopital Anglais, où Elle fut regue par M.Morland, Président, - Editeurs-Propriétaires\u2014P mu sujets de Sa Majesté dans cette partie de la l'rovince.(.Si l\u2019on u égard aux circonstances daus lesquelles se trouvent surtout placées un grand nombre de municipalités rurales, vu : conviendra que le peuple du Bas-Canada a fait pour l\u2019&ducation des sacrifices vraiment considetables, puisque, dans les init derniè- tes aitbées, ses contributions anuvelles se sont élurces de cent soixante mile a près : de ce cing cont mille piastres.Nous ue dissiunlons point cependant tout ve qui reste à faire pour compléter et perfectionner notre système dPinetruction populaire ; mats le vit intérét que Votes bie vellence témoigne a ln tâche qui nous est dévolue nous fait espérer que nous triom- No.88.-4ème.Année.A miens \u201cre dre tt tt rte rrr oer _ $ PRIX DES ANNONCES DANS L'ÉDITION SEM I-QUOTIDIENNE.Six lignes, première Insertion.60 Cents OChaquo insertion subséquente.13 4 Dix lignes, premiore insertion.,.67 * Ohaque insertion subséquento.17 © Auedessus do dix lignes, parligne .7 # Obaque insertion subséquente, par ligne.2 ¢ Uu quarré, À l'aunéo.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$30.00 Un demi-quarré, do.10.00 Toutes Lettres d'Affnires, Communications, Correspondances, doivent ôtre adressées franco au Directeur du Journal, No.26, Rue St, Gabriel.LINGUET & CIE.militaties, trous nous trouvons, nous l\u2019espé- | le noble et digue Epoux d'une Reine si viméo et vous, en état d'exercer à notre tour, les on.| 8i respectée de ses sujets.tunts qui seront plucés sous nos soins.Nous } .nous eflurevrons aussi de développer choz Son Excellence fit la reponse sul- eux cos beaux sentiments de palriotisme ot de dévouement qui éclatent à chaque Seudroit mème où se trouve Votre Exvellence à été la tesidence d\u2019un grand nom- bie du vos prédécesseurs.Ce noble oxem- ple que Votre Facellence donne anjour- d'la sera à ajouter à leurs meilleures et à lems plus utiles actions.p1.bidique vue grande marque d\u2019intérèt ot Un grand onconragement, Soyez-en, Mypage de l\u2019histoire de notre pays.À peine arrivé | dans votre ville, vous donnez à l'instruetion lord, vmille fois bent et daignez accepter les : ! vante en français : Meaninens:\u2014Je vous remercie sincèrement pour cotte adresso que vous voulez bien me ypré- y venter À l\u2019occasion de mon arrivée à Montréal.1 Je ue manquerai pas de transmettre À Sa Majesté les sentiments de loyauté et de respect | que vous y exprimez, aussi bien quo la Sympathie que vous lui témuignez dans son affliction, Ces sentiments, je le conçois, sont partagés , par tous les babitauts du Canada.« Acceptez, messieurs, mes remerciements pour In réception que vous me faites, remporté sur nous dans l\u2019emploi des jet les ofliciers et médecins de léta-! gros Mois._ © Le spirituel rédacteur nous qualifie de niais (le malin !) parce que nous avons reproduit et commenté le rapport du comité du Conseil Législatif sur les bâtisses d\u2019OMawa.Dans ee rapport, on donnait comme | un fait que la somme 8318,700 avait | été dépensee sur ces constructions | sans évaluations et même sans un! ordre en Conswil.Le Journal de Québec dit que le, comité à rapporté faux ; qu\u2019il existe : deux ordres en conseil pour 2100) 000 chaque, ce qui réduirait à S118,- | 700 la sommne que M.Cruchon aurait + payée, sur sa seule responsabilité, pour les bâtisses d\u2019OUawa, \u20ac l'écrivain du Journal regrettera,.6 nous n\u2019en doutons pas, d\u2019avoir entre- | \u2018 pris une pareille discussion «t sur ! tout de s'être servi du gros mot que nous avons Cité, car enfin ses lee- teurs intelligents ont compris tout d'abord qu\u2019il était perdu.Nous ne voulons nullement nous charger de la défense du comité du Conseil Législatif.Nous avons pris son rapport comme un de ces ducu- ments publies sur lesquels il n\u2019y a pas de controverse possible.Sil y a eu erreur de la part de ces messieurs, HOUs Men pouvons être responsables.A plus lorte raison, le Journal n\u2019avait-il pas le droit de nous apostropher comme des nidis parce que nous avions recu comme exact le rapport du premier corps législatif du pays._ Ce que nous tenons aujourd'hui à constater, c'est l\u2019exactitude de la position que nous avons prise, au point de vue vù en était la question quand nous l\u2019avons traitée.Le Journal avoue que lu somme! de $1858,3-14.30 u été payée pour les\u2019 Lalisses d'Ottawa sans vole de la législature, mais en vertu dordres en | Conseil, Prenons Padmission du Journal | les colonnes du Journal de Québec i pour ce qu\u2019elle vaut.N\u2019avions-nous pas raison en principe de prétendre que lu doctrine du gouvernement Cartier - MacDonald était de disposer des deniers publics suns vole de la législature.Au res- iv, sil n\u2019y avait eu que ce seul exein- ple de Papplication de cette doctrine, nous aurions pu etre blamables de le donner comme une règle de enn- duite du Ministère.Mais le Journal suit fort bien que nous avons raison.Lui-mème dans su feuille du ler Juillet 1858, ne pu- bliait-il pas les lignes suivantes contre cette mauvaise habitude du mé- ine gouvernement : .\u201c Pourquoi avoir sans la permis- \u201csion de da légistatare prété £160, \u2018QUO au Grand-Tronc ?Si on a * prété L1GO,20U ne pourra-l-on pus prêter un million demain, et si ce million est perdu, la responsabilité \u201cministérielle couvrira-t-etle la per- \u201cte de ce million ?\u201d Très bien ! M.du Journal ! Voilà comme nous parlons nous-mêmes, et - [0 ~ 6 - | Feuilleton de \u201c L'Ordre.\u201d |! chon! Fi done ! soupconner un pareil homme de n\u2019avoir pas les meilleures intentions du monde, et de ne savoir pas employer nos deniers d'une maniere plus utile que ne le saurait faire la Législature ; ais c\u2019est une niaiserie.Pardon, grand homme! Le pays n\u2019a pus encore su vous apprécier, \u201cest évident.C\u2019est ainsi qu\u2019on n\u2019avait pas compris le Journal ke (3 juillet 1558 : * Bu reste, ce système de repla- rage, qui consiste à sacrifier les hommes publics les uns apres les autres, est détestable, immoral et \u2018odieux.Cewr qui s'unissent doi- \u201cveal se connaître et savoir récipro- * quement ce qu\u2019ils sont les ans par * rapport aux autres, ce qu\u2019ils sont ; * par rapport à la chose publigne, à * Padministration du pays, et ils de- ** vraient avoir assez d'honneur pour \u201c+ périr ensemble #31 le faut.\u201d Mais alors ou n\u2019avait pas sacritié M.Rose à M.Cauchon.Le syste- me était détestable, immoral, odieux.Entendons-nous par exemple.\u2018Fonte règle a ses exceptions.Quand il s\u2019agit de M.Cauchon le système est purifié, et M.Rose peut être mis à la porte pour faire place à M.Csats qu\u2019il y «it immoralité, ete.C\u2019est ainsi que M.Cauchon se trouvant au pouvoir on a pu sacrifier MM.Vankoughnet, Ross et Morisson, pour les remplacer la veille de Pouverture des Chambres par MM.4 ol Carling, Robinson et Patton sans immoralite.Le syste de repli.trage est devenu non senlement innocent, mais louable par la seule présence an ministère de cet heureux mortel.Ou à pu ainsi sans manquer d'honneur périr sans être ensemble.Fortuné Ministère d\u2019avoir songé à s\u2019unir à cette fontaine de moralité qui deverse ses eaux purifiantes dans \u2014.er EID ce > division de Eoritaier.(1) colonisation vient de livrer an systè- mue aunti-national d'immigration de l\u2019ancien tninistère ; el qu\u2019en tout ce qui touche a notre existence politique ou religieuse, il a montré une intelligence pratique ct une indépendance de caractère qui lui font grandement honneur, Nous ne craïgnons pas la contradiction en affirmant que M.Bureau u été un des membres les plus utiles de la Chambre d\u2019Assemblée ; la su demeurer fidèle à ses principes et it ses amis, chose assez rare dans nos jours d\u2019abaissement intel lectuel et moral, Nous croyons que les honneurs de lu Chambre haute doivent être la ré-; compense de ces généreux dévouements, de ces patriotismes antiques.ll en est ainsi dans les pays consti- : lultonnels et surtouten Angleterre oll lc mérite est toujours sûr d'arriver aux premières dignilés.A notre sens, M, Bureau u donc son rôle tout nutu- rellement tracé, aux prochaines élections legislatives : il tra terminer à la Chambre Haute la belle page que lui réserve l\u2019histoire de la colonisu- tion, et qu\u2019il à commencée dans la Chambre Basse.Hne résistera pas aux désirs de ses amis, à l\u2019attente générale de son comté et de toute la division de Lorimier.Son nom, rendu populaire par de signalés services, esl une gurantie du succès ; et qui voudrait entreprendre la lutte avec lui, lutte inintelligente et saus profit pour qui l'entreprendrait ?La division de Loritnier compte au-delà de 39,900 électeurs ainsi répartis : comté de St.Jean 14,800 ; comté de Nupierreville 14,500, une partie du comité de Chäteaugnay et de Huntingdon 10,600, Or, sans compter la forte division que M.Bureau pourrait créer dans le comté de St.Jean, il est certain de la presqu\u2019ananimité dans Napierville, Châteauguay et Huntingdon, ce qui lui donnerait une écrasante majorité sur tout adversaire assez peu soucieux de sa ré- ! putation pour lui disputer un honneur si paltriotiquetment mérité.Nous ne développerons pas aujour- Nous apprenons que nos amis politiques s'occupent activement dans cette belle division, à trouver un homme qualifié, sous tous les rapports, pour la représenter, l'automne prochain, au Conseil Législatif.Nous approuvons hautement cetle détnar- che, qui devrait servir d'exemple dans tout le B.-Canada.Dans les circoustau- Ces présentes, en fuce de la situation la plus périlleuse qui se soit jamais peut-être présentée dans la glorieuse histoire de ceîte colonie, tous les courages doivent se réunir; et quand il | s'agit de servir son pays, de le tirer de Pabime on Pa plongé l\u2019amour cffréné du pouvoir, toutes lus ambitions même les plus légitimes doivent s\u2019eflacer devant le talent, le pa- (1) La division de Lorimier comprend les comtés de St, Jean et de Napierville, St.Jean Chrysostôme et Îtusseltowu, comté de Chateauguay ( Hemmingtord, comté de Huntingdon, religieux, dont les membres prati- | quaient la pauvreté volontaire, établ- Le Paupérisme (\u2018) Nuitel\u2019osous d\u2019abord ln question telle qu'el- | le doit l\u2019être.Est-il possible de fairo disparaitre entièrement la pauvreté ?; Cette question est absurde, et l'on s\u2019é- toune qu'après l'expérience de tant de siècles, en fuce de taut de preuves tirées de la constitution insrale et physique de l'individu et de lu société, il y vit des gens qui en suient encore à poser cette question, des gens assez peu clairvoyants pour ne pus s\u2019upercevoir que lu différence des conditions et des fortunes est fondée sur la nature même de la société, .Pour répondre à ces questions, pour indiquer un remê-le au paupérisme qui, depuis trois cents uns, fuit des progrès si ularmants, il faut remonter de quel- \u2018ques siècles daus l\u2019histoire de In société, _ Avant l'ère chrétienne la société Élait partagée en deux classes, les riches ct les pauvres.Il y avait entre les uns et les nutres une barrière infranchissable.Avee le Christianisme, on voit ces deux classes se rapprocher.Les ordres C) Lecture duanée par l\u2019abbé II.Beaudry, au Unbinet Paroissial de Montréal, le 27 mars 1862, rent entre elles un lien qui les mit en, rapport; par là la société échappa aux | étrcintes du paupérisme qui ne renait que là où le véritable esprit du Christianisme n\u2019existe plus.Ainsi les ordres religieux, voilà l'antidote du puupériame.Les instituts de charité, les associations de bienfaisance, sont comme une extension do ces ordres, et tous concourent à la mé- we fin.C\u2019est donc là la solution que nous vous présentons.Quand l\u2019état, à l\u2019aide d'une taxe, nourrit les pauvres, son action s'exerce sur l'effet du paupérisme seulement ; il ne remonte pag à la cause qui subsiste toujours, en sorte que le mal no peut, tout au plus, que diminuer tem- purairement d'intensité.Lun société atteinte du paupérisme est pour lui un malade, dont il tempère la douleur, sans diminuer en rien la gravité de la nuladie dont il n'attaque pus le germe.Dans la solution que nous offrons, l'agent exerce son uetion simultanément sur la cause et sur l\u2019effet ; ouvrier intelligent et consommé dans son art, comprenant parfaitement lu nntu- : re du sujet sur lequel il doit travailler, il s\u2019adresso à l\u2019âÂme ct au corps.Son action, cn outre, n\u2019est pas limitée à une scule clusse de lu société, à lu classe pauvre, mais elle s'étend aux deux extrêmes de In société Aux riches elle inspire, elle persunde la charité, d'huiles autres raisons qui doivent porter M.Bureau à se rendre aux { conseils eti Pattente de ses amis.: Qu'il nous sutfise de dire, pour le mo- ville est pour ainsi dire lié par son passé et quil ne peut maintenant se retirer à l\u2019écart, pour laisser passer jun homme qui ne porterait au Conseil Legislatif ni la même intelligence ni le meme patriotisme.\u2014( Com munique.) -> oa.ao [\u2014 | les journaux des Trois-Rivieres annoncent que M.Baptist, Commiercant de bors de cette ville, et M.1H.Pacand, de la paroisse de St.Manrite, se porteront candidats pour la Division Chaouinigane, (comprenant les Comntés de Champlain et de St.Muurice, la ville des Trois-Rivières, et les paroisses de la Riviere-du- Loup, de St.Léon, de St.Paulin et | | \u201cla commisération \u2014 au puuvre amour de l\u2019ordre, du travail, de l'économie.Les limites, que nous ne saurions convenablement dépasser, nous obligent de restreindre beaucoup les déve- | loppements que nous voudrions donuer i it notre zolution que nous ne pouvons guère ici qu\u2019énoncer.Remarquons d'abord qu\u2019il s'agit de la solution d\u2019une question sociale de lu plus haute importance, importan- Ce que nous ue pouvons peut-être pas apprécier, purce que le paupérisme, : &VCC BUS Causes funestes et ses consé- i quences désastreuses, est, heureusement, chose inconnue dans ce puys.\u2014 Nous habitons une terre fertile, nous t avons de l'espuce, nous jouissons de la liberté.Les bras nous font défaut pour cultiver immense ¢tendue de ter- \u2018re que la Providence u mise à notre dis- \u2018position et nous convions l'étranger à .venir nous aider à tirer de son sein les \u2018richesses qu\u2019elle renferme, et à les par- |tager avec nous.Le paupérisme no | semble done pas devoir venir de sitôt fondre sur nous ; n\u2019éprouvant pas les (rigueurs du mal, nous ne pouvons guê- |re apprécier la valeur du remède.; Dans lu plupart des vieux pays, au ; contraire, il y u surcroit de population ; lles pauvres surtout sont toujours nom ; breux, l'espace leur fait défaut ; la mi- jsère trop souvent engendre lo vice.L'émigration cat l\u2019unique remède auquel les gouvernements ont recours.Mais les peuples en général sont atta- ment, qe l'hon, député te Napier | blissement.Son Excellence manifesta, en quelques paroles bien approprices, sa sa- | tisfaction sur la bonne tenue et l\u2019excellente apparence de l\u2019Hôpital, et continua son itinéraire au Paluis-de- Justice.Quoique n'attendant pus le distingué visiteur à cette heure-li, MM.Coflin et Papineau se rendirent au pied du grand escalier, ou ils le reçurent avec les honneurs d'usage et lui firent visiter toutes les salles et les Cours, Lord Monck à paru admni- rer les grandes dimensions et Jes vaste proportions de notre Westmister, selon son expression.De là, il se rendit à l\u2019Ecole Nor male Jacques-Cartier où attendait {déjà depuis 10 heures une assemblee | composée particulièrement d'invités.Duns l'auditoire nous avons remarque M.le Grund-Vicaire Truteau, Administrateur du Diocèse, M.le Supérieur du Séminaire, le Revd.Père Recteur du Collége Ste.Marie, PAbbé Bayle, PEvèque Augliean, i les Hons, MM.J.8S, McDonald, Si cotte, Dorion, McGee, | M.CoS.Cherrier, M.le Dr.Meil- (leur, les colonels Coursol et David, pun tres grand nombre de MM.du Clergé et un clerele brillant de nos Dames Canadiennes.! 1hon.M.Chauveau, Ministre de | Plnstruction Publique, alla recevoir Son Exceilence, accompagné l'abbé Verreau, Principal de l'Institution, de M.le Dr, Gard, du Li.-Col.jlaillon des Chasseurs Canadiens ei ; dune garde d'honneur formée par la ; JOme compagnie de ce corps.A i l\u2019arrivée de Son Excellence, la bande de Prince joua le God save the : Queen, et la garde dPhonneur présenta les armes.;___ lord Monck ne put s\u2019empéchar de féliciter vivement M.Chauveau sur ln bonne tenue de ce corps militaire qui est formé des élèves de l\u2019Evcole ! Normale.On se rendit de la dans da salle de réception, où l'évêque an- i glican présenta à Son Excellence en janglais et Thon.M.Chauveau en français l'adresse suivante : QUIL PLAISE à Vorre FACELLENCE, Nous les meruthes du conseil de l'iistrue- tion publique du Bu-Csnada, presents en en celte Vale, nous ermpressous d'ofliir à Votre Excellence nos plus tespectoeux hommages, en même temp- que lexpres- sion de notre dévouement seu ment de Su Majeaté, , Nous devons à Votre Exceslenve La vive recontidissunee pour fes tnatques d'in- gouverne- tutions placées rous Votre controle ot su.lesquelles vous fondous les plus belles espérances.L'état publique dans le Bas-Canade, ou il ze trouve actuellement près de trois imille quatre cents écoles et imaisons d'éducation de toute classe, renfermant plus de cent quatre-vingt mille élèves, et presque toutes subventionuées par le gouvernement, est di non-seulement a Pinttiative et aux secon do PEtat, mais encore au zéla et aux etlorts du clergé et à Pheureuse harmonie qui n'a Jamais-cessé d'exister en matière d\u2019instruction publique entre toutes les classes des rable aux richess*s que leur offre une terre étrangère ; les pauvres devien- | nent donc un fardeau pour la société, ment de les forcer à émigrer.C\u2019est à peu près là l\u2019état de plusieurs société contemporaines, devoyées, parce qu\u2019elles ont méprisé, rejeté la vérité en matière de religion.Ne soyuns pus étonné de voir ici le tuvt religion s'allier à cette dissertation.Le Christinnisine est le régénérateur de la société, le conciliateur entre les riches et les pauvres, le vainqueur du paupérisme, qui faisait des sociétés auciennes un spectacle si hideux, ct les institutions du christianisme seules peuvent préserver ln société actuelle contre lo fléau du paupérisme et la maintenir dans sou État normal; ces institutions sont indispensables à son Loulhcur, et les su- ! ciétés protestantes qui, dans leur aveugle fanntisme, les ont rejetées, se voient rongées impitoyablement par lo paupérisme.n coup d'œil sur les ordres religieux uous en fera voir toute l'utilité, toute l'importance au point de vue de lu misère du pauvre ésoulager.Les ordres religieux reçoivent uno multitude de personnes, de tous les range, de toutes les conditions.Les unes uppartiennent aux prowiéres familles possédunt d\u2019immenses richesses ; Lord Paulet, M, le Juge Berthelot, | Druminond, : > A ! , Jeune Theophile Lavigne en angbuis de : oe t Coursol, de quelques oliciers du ba- plus ; + .! prospère de Pintruction et il n\u2019est pas au pouvoir du gouverne- | dherons heurecse oo ut sous ses auspices des didicultés qui tous restent encore 3 vain- Cure, Clos, avec ce, Capoir que nous prions Votre Eacetivies C'agtéer les vœux sinve- {res que nous formons pour Son bonheur, : pour celui de Ludy Monek et eelur de i toute Votre Famille, 1 + Son Excellence fit In reponse sui- ! vante : Messerus, Je reçois avec plaise l'as- | sûratve que vous donnez de votre atluche- tment à la Couronne et les souhaits de bieu- ; vente que VOUS th'iutressez coute sou tes présentant dans cette Pravinee, Les etforts déployes en Canada pout Vu- | Yancement de Pinsteuction publique tont grandement hounear au gouvernement ot taux hiautats de cetle provinces et ge suis | heugux d'apprendre que, eur ce sujet imu- + potaut, al ÿ u llarmionie eutre tontes les ; Classes des sujets de Sa Majesté eu ce pays, Ce sera toujours pour moi un devoir tre- agréable de vous aider à suruionter les dat- ticultés qui s\u2019opposeraieut à la perfection du systeme d'éducation, parce que je pense qu'il ny à pas de moyen plus etlicace de du Canada.| Après avoir visite Petablissement, le Gouverneur entra dans une Salle où étaient usserublés les éleves de lFcole Modele qui lui presentèrent l'adresse suivante, quo l'organe du et du jeune Joseph Melaughlin en français : Mylo t, Les élèves de Ecole Modéle Jacques- Ciurtier remercieut humiblement Votre i£x- vellenes de Sa graciense Visite, et ils ne cesseront jutties du prier le ciel, pour la ante ot Lie prospérité de Votre Excellence, J de Luddy Mouck ot de toute votre famille.| Son Excellence répondit par quelques paroles bicnveillantes et entra ensuite dans la Salle on il préxida a la distribution des prix et des diplo- wes aux Élèves de l\u2019École Normal dresse suivante : A Son Excellence le Trés Honorable Char- Baron Monck, de Ballytrammon, et Gouver- neur-Général «te l\u2019Amérique Britannique de Nord, Capitaine Général et Gouvesneur en Chel du Canada de la Nouvellu do les Stanley, Vicomte Monek, Ecosse, du Nouveau Brunswick et Plate du Peince Edouard, of Vico Amie ral, ele., ete, ete.Mylord, I serait diflicile de trouver des expressions peur dire à Votre Excellence tout co ; que nous Eprouvous en ce moment.L\u2019hon- never inattendu de recevoir nos diplômes et \u201ctes técompenses de la main du représen- ; taut de Sa Majesté dans cette colonie, nous | tuspice un devoir de reconnaissance dont le soutimient trouve profondénuent j Ans nos Cœurs, avec les pouvettrs de 6, tte journée si memorable pour nous.Ce levoir, nous ne saturions mieux l'ac- comphir qu\u2019en nous moutrant dignes en toutes choses des faveurs que nous n\u2019avous se térét qu'Elle veut bien donnes à des insti- i cessé de recevoir du gouvernement, faveurs courounées aujourd'hui par la présence de | Votre Excellencegrand soin des sujets fidèles à leur gauver- tementet à leur patrie, capables de les de la vie, telle est limpoitante mission qui nous servir duns les diversas cairieres val donnée nt qu\u2019avec la grâce de Dien ef l'instiuclion que nous avons reque, lous expétons pouvoir semplir.Lorsque le pays s\u2019est Liouve un instant | menacé, nous avons ert de notre deveur d'offeir nos hambles secours pour su défen- re, Votie Excellence a bien voulu les ae- veptlor, el après quelques mois d\u2019exercises {chés au sol natal; le pain de la mendi- vres.Ur, les uns et les nutrez, en eu- ; CILÉ au pays leur paruit souvent préfé- | trant en religion, deviennent autant | d'auxilinires puissants dont tous les ef forta contribuent, d\u2019une manière elfica \u201cce, à prévenir le prupérisme ct à sou Inger Vindigence.Les riches, qui quittent le monde distribuent eux-mêmes vies, que la société n'a pas i nowrir, les de pauvres; tundis que, dans le cloître, ils travai'lent à soulager In misère.De plus le religieux doit être nécessairement Inborieux : l'intelligence, ls science préside à son travail ; il est dé- bnrrassé de tous les soius et les soucis du monde, Son travail doit être en conséquence nécessairoment fructueux ; il doit produire beaucoup.Mais le fruit de ce travail de chaque individu qui, daus le monde, aurait été absorbé par une famille, dans lo cloitre, devient la part des pauvres; c\u2019est un capital en réserve destiné à les secourir.Le système de culture, chez les religieux, est toujours scientifique.Aus- ! les autres sortent de la classe cles pau- si voit-on, en Europe, les plus affreuses favoriser les plus hauts intérêts des habitans VŒuX sincêrEs que nous fgrmons pour votre | Les personnes de ln Corporation bouheur et pour de Bonheur de Lady Monek \u201cde PHôtel-Dieu furent ensuite présentées successivement au Gouverneur.Après cette cérémonie, Son ixcel- Henee visita les cours, et fut conduite par Madame la Supérieure à la par- Son Excellence exprima l'intérêt tout particulier qu'Elle porte à l'Eduvatiou et que rien ne lui terait plus de plaisir, durant son séjour à Montréal, tie cloitrée, au réfectoire, au dortoi- que l'accomplissement de ce qu'Elle \u2018re des Dames et au dôme magnifique allait faire dans un moment, la distri- qui couronne Pédifice, Dans la cha- | bution des récompenses métitées.pelle, Sabatier exéenta plusieurs de dit, en terminant, qu\u2019il espérait que ses morceaux favoris et termina par le souvenir de cette journée resterait \u201cun brillant God savethe Queen.Les longtemps dans lu mémoire de ceux \u2018petits orphelins et orphelines de Phôquien etaient les hétos, et souhaita à Hel-Dieu présentérent deux adresses ceux-ci persévérance duns la cxtrié- auxquelles Son Excellence répondit ve honorable qu'ils se proposaient de \u2018avec bicaveillance, en donnant la suivre, main a tons ces petits enfants, Un temoin oculaire nous dit que Canada, le Prince de Galles, avait cette scène était charmante.établi une bourse de L100 pour être On se rendit de nouveau au refve- donnée chaque annee, en prix, ut toire où un splendide goûter aviut tucilleur clève de l'Ecole Normale éte préparé parles Dames de PiHôtel- Jacques-Cartier, Ce prix qui estuu Dieu, Son Facellence y prit part et stimtdant cnergique pour les elèves ne pit sempécher de témoigner su de cette Gustitution 1 ête remporte satisfactian de voir un établissement cette autee par M.Gualtbert Gervitis, aussi beau et si propre à faire le bien, que Ua regue des nscins de Son (excel- Le soir, le Gouverneur diva chez leuce, au milieu des applaudisse- PHou.M.Rose, et se rendit de la ments de l'assemblee, au l'héâtre Royal oit les olliciers de Apres da distribution des prix, le In garnison ont donné une représen- Gouverneur adressa quelques mots | {ation sous son patronage.Une garde fetiettanon à M.le Principul Ver- de d'honneur se tenait à la porte.reatetaux éleves de cette Institution, ; Lord Monck était necompagné du lex iessunient quite oat doi va an Général Williams et de son étal-ma- pouvoir pour promouvoir les intérêts [jor.Le Théâtre était comble, et les de Péducation cn ce pays.Puis il se {loges remplies de Péliie des dames On sait que lors de son voyage en rendit, suivi du mènue cortege, à 'E- | de Montréalvole Normale MeGill ou it fat reçu Hier matin eut lieu, à la Ferme par la corporation de PUniversité | Logan, une des plus belles revues mi- ainsi que par lhon.M.Chanveau.| litaires dont Montréal ait jamais en- La meme cérémonie qui venait d'h- | core été témoin.Toutes les troupes sauve Former avec le plus aux pauvres leurs richesses, ou bien ils les apportent nu tuonastère où ils vivent désormnis cl augmentent ninai le capital des pau- Quant tux qauvres qui entrent en religion, !ls recevront leur subsistance de la 1nuigon à laquelle ils donnent leurs services, c'est uutant de moins En demeurant dans le monde, 3ls nuraient propagé, très probablement, des famil- voir lieu à PEeole Normale Jacques Cartier se répéta à cette Institutionver, au St.Luwrenco Hall.Avant Ja cérémonie de la présentation, lu Corporation de l\u2019Université du Collence une adresse à laquelle Elle re- pondit d\u2019une manière très flatteuse Un trouvera plus loin la liste cles personnes qui ont été,immédintement uprès, présentées à Son Excellence.Vers quatre heures, Lord Monck aceompagnd de sz suite, se rendit an Mont St.Famille, visiter Plotel- Dieu.I fut reeu dans cet établissement par les Médecins qui lui pré- senterent, par l\u2019intermédiaire de Mlee Dr.Bibaud, l\u2019adresse suivante en francais : QU'in LeaIsE à Vorus, EXCELLENCE, Avce la bienveillante permission dea Dames Médecine et de Chirurgie, ot Médecins de cet Hopital, clivtsissons avec empressement l'heu- féttne occasion de votro visite à Montréal pour présenter 465 homurages à Votro Excellence et lui exprimer In satisfaction avec laquelle nous KVONR apprit son arrivée duns Cette partie du Canada comue Représentant de Notre Grucies Souveraine, l« Refne Victoria Nous prions Votre Excellence de 8e faire l'in- lerprète de lu loynuté qui nous nttuchie au gouvernement de notre Graciense Souveraite, que ses nobles qualités de Reine, d'éponse et de mére rendent digne du respeer de tous ses nus jets.Qu'il piniso nussi à Votre Excellence d'asau- 1er Sn Mnjesté que nous avens pris part aux sentiments de regrets universels, quand il a plu w In J'rovinice de rappeler du nombre des vivane, solitudes, les terres les plus stériles ge transformer, sous In main do religieux, cn belles campagnes d'une adi - |rable fertilité.Ces résultats matériels, sans compter une infinité d'antres que nous pour- , | rions énumérer, sont déjà d'une grande eflicacite à diminuer le rombre des pauvres ; mais ils sont peu de choses, compurés à l'influence morale des or- drea religicux.tien de comparable à Ia force de l'exemple ; un seul ncte de vertu est plus puissant à rendre vertueux celai qui en est le tGinoin, que les plus Éloquents discours.On résiste assez souvent à la parole; on cet toujuurs subjugué par l'exemple.C'est ce qui fait que, duns une société, quand il y n un type qui commande par sa position, ses qualités bonnes ou mauvaises, bientôt vous voyez cette société so motléler sur ce type, en ropro- duiro tous les traits, l'histoire nous offre plus d'un exemple d'hommes qui ont imprimé le cachet de leur vice ou de leurs vertus à In société dont ils étaient comme les chefs.Or, si l\u2019exem- le cst si puissant, même quand il cat 18016, que ne peut-on pasattendre d\u2019une réunion d'hommes dont plusieurs se distinguent iuvsriablement par leurs talents, leur science, leurs vertus, qui réunissent toutes les qualités propres à gagner les cœurs.N'est-il pas à pou rès certain qu'ils donneront l\u2019impulsion A deux heures, conformément au - | programune ofliciel, eut lieu le Lequi présentérent, à son arrivée, la- lege MeGill présenta i Son Excelde Flotel Dic, nous, Professeurs de l'Ecole de | de la garnison, au nombre de 8,000 hommes, dans le costume de leurs corps respectifs, précédées de leurs bandes de musique, offraient, par leur bonne tenue, un coup wil des plus grandioses, A 83 heures, Son Excellence arriva suivi de son état-major et fit In Revue d'usage,après laquelle fut livré un shuulâcre de combat qui fut conduit avec benucoup d'habileté de part et d'autre.TH va sans dire qu\u2019il ny au pas eu de pertes, ni de sang versé ; ais par instant le fea était si bien nourri, le tintamare des batailles, l\u2019enthousiasme militaire, ln stratégie et la vigueur d\u2019action étaient si bien imités, qu'on aurait pu se croire en plein champ de bataille devant Richinond.Cependant les combat- tans sont revenus snins et saufs et tout aussi frais que «ils n\u2019avaient court aucun danger.Après lurevue, le Gouverneur est revenu à la ville «ti reçu les membres de l'Institut des Artisans qui lui ont présenté une adresse.A l'heure Son Excellence prenait le chemin de Villa-Maria et assistait à la distribution des prix aux élèves de ce Pensionaut.Nous en donnerons le compte-rendu en détail lundi.Lord Monck, après ln distribution des prix, fit une promenade autour de In montagne, suivi cle son clat-major.Hier soir, un grand nombre de ci- loyens se réunissaient nu St.Lawrence Îlall et prenaient part au ban- vront.Est-il possible d'imaginer quo cette société nuru toujours sous los eux un exemple, ct qu'elle agira i l'encontre de ce qui excitern au plus linut dogré son admiration.Or, veyez quelle doit être l\u2019influence salutaire des ordres religieux, et d\u2019abord aur le pauvre.Il a sous les yeux 10 spectacle du travail, du travail intel ligent, constant, du travail chez des hommes qui pouvant, plusicurs du moins, s\u2019en exempter, l'ont embrassé, so le sont imposé volontuirement et celu dans l\u2019intérét du pauvre.Il a de plus le spectacle du sacrifice do lu fortuue, le spectacle d\u2019hommes dont plusieurs vivaient dans opulence et lu grandeur, à qui les richesses offrent touto espèce do jouissances, et qui ont fait généreusement lu sacrifice de toutes ces choses en faveur des pauvres.Or, megsiours, on n\u2019apprésic pas, sans doute, toute l'influence de cet exemple.On ne l\u2019envisage pas sous son véritable point de vue, qui est colui du courage qu'il rend au malheureux.Or, ce courage qui opère des prodiges, est indis- peusablo au pauvro pour l\u2019aidor à sortir de son état.À continuer.- \u2014\u2014m_ \u2014 D\u2019après un journal anglais de New- York la dette nationale pour les Etats- Unis uvra atteint au lor Août prochain la société au milieu de laquelle ils vila jolie somme de $600,000,000. das offért à Son \u2018Excellence.La êle s\u2019est prolongée \u2018très.tard'dans/la soirée.Nous en remetions le comp- té-rendu à lündi, es WES sO Gm Voici la réponse faite par Son Excellence le gouverneur-général, à l\u2019aclreese qui lui n été présentée par le Maire ct In Corporation, à son arrivée en cette ville, mardi après-midi: M.1x Maur er MessisUhs, Je vous remercie cordiatement de votre cha- leuteux aecuvilà mn première visite à la cité de Montréal, en qualité de Représentant de notre Souveraine.Je requis ns00 plaisir l'expression de vos sentiments de loyauté et de fidelité envers in Reine\u2014sentiments qui, j'en suis certain, so dévolopperaient duns l'action si jamais il devenait nécessaire de défendre In Couronne, la dignité de Sn Majesté dans cette partie de son royaume.Les dissentions civiles qui prévalent encore maheureusement parmi lus habitants de In République des Etat-Uais d'Amérique, dui- vent causer de profunds regrets à Lous ceux qui désirent le progrès du genre humain et lo développement de la civilisation, ot particulièrement à COUX qui comme vois ont mat d'intéréts en commun avec un peuple qui est votre voisin im- wédint.Je me réjouis en pensant que le Gunada n êté préservé de l'iniliction des aux de ln guerre, et ma prière la plus fervente est que l\u2019attaque de l'étranger et les dissentions civiles soient jour toujo*rs inconnues à ces rivages, Je vous remercie pour l'expression de votre désir de me rendre agréable mon séjour au milieu de vous.De mon côté, je vous nssure que je me promets un grand plaisir à faire connuissance Avec voire cilé ot ses inatitutions, \u2014esemeememe ns Voici la listes par ordre alphabétique des personnes qui ont nssisté uu Lever de Son Excellence le gouverneur général : A\u2014Juge Aylwin, Maj Aninstrong, Li-Col Abbott, Ens C Alty, Lieut AHan, Me Hugh Allan, Louis Armstrong, BCE: Mr L Aurdjo, RP Aubert, Super Des Oblnts: Capt J R Auldjo, Capt Allan.B\u2014Capt Beresford, Capt Hunter Blair, Lieut Benthalt, Messts Wm Bristow, Louis Beaudry, J P ; Ls Botournay, Thos Binmnore, Liaut John Barne, O Berthelet, Strachan Bethone, Batonnier; L Beaudry, Beauharneis ; 8 G Bibaud, MD ; James À Brown Lt M A ; George Bowis, De Beaubien, Capt tH Buller, Capt J A Bloumtield, JL Brauis, Mr Brydges, Frank Bond, Alfred Brown, Mr Brehault, ¢ 1 Beite, Hy Bulmer, R A Brooke, I\" W Buriow, 8 C Bagg, J PP; Mau- jor-Gén Geo Bell, J M Belihonse, Capt J IL Bronsdon, Raphël Bellentare, E À Burrage, L J Beaobien, Juge Badgley, Capt Baziaer, Capt Boston, My Baynes, Rev BR RB Barna ge ; Mr Bratid.C-\u2014Mr CS Churnier, Me Couillard, Mi Coilis, Francis Clarke, Mr Juo Campbell, De F W Campheli, Capt Cteispo, C J Coursol, Dr JS P Cowan, Lt J RD Cooke, Rey Curé dee Chambly, PJ M Cing Mars, Capt; Alex Campbell, Me Cartier, Roilo Campbell, Rev J Corduer, Farl du Carriek, G C4 Chs de Chantal, Mr Crichton, Major Campbell, Capt GO Clarke, Dr Crank, Dr Campbell, I' J O Chauveau, Rev Prof Cornish, W C H Catlin, Prothonotaire, Col Connolly.D\u2014Hon Mr Dessaulles, Col Dyde, W L Doutney, Capt ; Mr Joseph Doutre, T' Doucet, Capt Drumm, W Druramond, Dr David, Wan Dow, Lient Samuel David, Prin Dawson, Mr J Ho Daley, Major Devlin, P Dohorty.Chs F Dixon, Ii D\u2019Orsonnens, Capt; John J Day, John Donegani, Îtev Dr DesSo- lu, Mareus Dohorty, Mr Duruford, 8 Plulbips Day, Maj Duvernay, Chasseurs Canidien-; P W Dease, V PV Dorion, Gouzalve Doutre, Hon Mr Deffleury, Lt Col David, Lt Col Benj Delisle, P Devins, Lieut F 1.Duncombe, Lt W S Dent, E Downey, $ Capt J Dunlon, Geo B Day, Earlof Dunmore ; Maj-Gen H Doyle ; Lieut-Col Duchesnay, Capt DeWinter.E\u2014tapt W Earle, Mr H Ellis, Joseph Kilt, Maj Evans, Capt Evans, J B Emond, Capt; Mr Edmonstone, Maj Evans, Lt Col Fouatinger, Thos Evans; Capt Farle.F\u2014Capt J Featherston, Mr John G Falkwer, C Fitzpatrick, J Fletcher, Jus Fairie, Capt Falford, E S Freer, Samuel Filler, John Fiothingham, Dr Fraser, Revd J Flanagan, Revd IS FF Fitzpatrick, Capt Jay Forrier, Enseigne Fairbanks.G\u2014 Chas Glackmeyer, BT\" A Globensky, R Godfrey, MD, Mr Graham, Major Garrett, Jutnes Garven, D Gorrie, M.Greaves, Léon titobensky, Capt Grant, Major Nir Ed Graham, Mr Godley.H\u2014l'rof Aspinwall Howe, De Hlail, Lt Horn, Lieut Wireline, George W Tlovle, Capt Hanson, Revd 1B Harper, Lay.À Hodson, Lt-Col Hibbard, Maj A Heward, De Hingston, Mr Juno Honey, Victor Hudon, Mr Richard Haselden, Capt © F Hil Mr W I Hutton, Mr Harvey, Mr L 1H Hol ton, Euscisne À CB Half Dr Howard, Lt- Col 12 W Hamilton.KA OR Hubert, Muy 11 Hogan, Maj SV.apr Alex Heudurovi., R:4 oli il Ve I.\u2014Lieut Dela Chernis 1 lrwin, Capt J H Isaacson, Capt tbbotson, Lieut-Col lrvi- ne.J.\u2014lt-Col Jordon, Mr Jurcdon.Mi Jes e Joseph, Mr Jos N Hull, Kevd J H Johusui, À M, Mr Jusopli, Mec Johuson, C R, Dr Jones, J UH Jobin, J Janson, Dr Jones, K.\u2014Mre Edwin King, Lieut-Col lol Ring, Mi James Keri, Capt Kavannagh, Mr W F Kay, Capt Kerby, Col TI\" C Kally L1-Col I King.L.\u2014Mr John Lowe, Or Lepiohon, Mam S J Lymun, Mr Fred Lawfoid, PR Laftenaye, John Lewis, Mr Laidlaw, S LeSage, F Leclaire, Benj Lyman, John i.ceming, Ch W Lloyd, C A Leblanc, Enseigne Alex G Lindsay, A Delisle, M D., W I Lambe, G Lumathe, Chef de Police, R Latiamme, Révd Leach, Capt Lockwood, Licut-Col F.Lambton, A Lionuuig, J M Loranger, J © H Lacroix, Major T' Lyman, N Loverin, M D, Eusuvigne W H Larkin, G H Low, Lient- Col R W Lowry, Alf Laltosque.M.\u2014W G Maitlund, Major Macpherson, Andw McCulloch, Prof Markgrel, Goo Hay Monerieff, Major Moris-on, M Marchand, Geo Macrae, C W Macon.F Mullins, P?Munro, M D., D Musson, Me Moffatu, P Macdonnell, T McKenna, Enscigne Jno Martin, Capt Melville, Capt Wm Middleton, Capt JM Muitland, Major Mailiot, Chasseurs Canadiens ; Capt A À Meilleur, Capt MacDougall, R Miller, Mr Macrae, Capt Marson, Peter MeMabhou, 4 P., Jogo Monk, Wim McDonald, John Molson, Me Morland, T McCready, Wm Molson, M Mutso, E Moreau, Chapelain de la Cathiedrale, Juge Moudeiet, T Moson, A E Monimarquet, D MeNeven, E Maitlaud, W A Merry, A Moriis, M P 1, Rèvd Di Mathieson, Dr Meilleur, Hugh Mathew son, Robt Milley, W Maichand, Dt Mace- Cullum, Capt Mathewson, Juge MoCoid, Mr J S McDonald, Hon Mr McGee, Pheque anglican de Montréal ; le Doyen Anglican de Montréal.N.\u2014Dr Alf Nelson, De W Nelson, Dr C R Nicolle, Capt Nivin, Capt Nuge:t, Lieut D North.O \u2014 Mr S$ Ogdeu, Cat M O'Meara, Cupt E_O\u2019Callaghan, Mr Juo Ogilvy, J B Homier, G Ouinel, P.\u2014Ms F P Pominville, Lieut Pearson, M le Prothonotaire Papineau, D E Pupibeau, Chas IF Prati, Thos Pronult, M D, W E Phillips, Capt Jas Pope, Joseph Poupait, C F Papineau, N P., Col Hon Hl Perey, Mojor Panu, Ed T Price, Mr Juo LB Price, EG Peuny, Mr Thos Paton, Capt me itt ober Smt 232 BE er ewer pgp upwormey ry ~~ sonnenult, \u2018Capt Penibeiton, Capt Francis Northey, Capt Curtis, Jno Phe an, J P, Muj-Gen Lord F Panlet, Col Paynter.R.\u2014Chas S Rodier, F Roberts, Peter Redpath, Louis Renaud, Mr Revkie, Thomas tyan, Li-Col Routh, Jus J ltubertson, M Ramsay, Ensign JJ Redpath.Major Ross, À Robertson, Lt J A Rogers, Win Rodden, pt Rous, F V Regnavd, J B Rolland, O taymond, Dr Reddy, Mi Jn Rose, Capt G Reinhardt, Wm P Reynolds, Dr F P Rotiot, Mr Ross, Euclide Roy.Warnisk Byland, Lt Rae, A N Rennie, Lieut Rarn, \u2018apt T Roper, Capt Retalluck, Col Hon R Rollo.S\u2014Capt M DT Savary, Capt C C Spenard, Chasseurs Canadiens : Jus Somerville, J P, Dr Alex Smith, WG Sluek, Mr Sutherland, R H Stephens, Lt Col O Smith, Ca -t Shelley, Mr Schiller, Copt Smith, Dr Sutheriand, Lieut Soholes, Dr Scott, Dr Smallwoud, Li Col Smith, lu Supérieur du Séminaire, Hy Starnes, Liew Spiers, Capt Scott, Capt Stotherd, Lient C Sherringlin, Wm Suaith J PW Speirs, Capt Staniey, J P Sexton, The Ntmpror:, Monorable M Sis Cotte.T.\u2014 Lt Col \u2018Thonidike, Lt Col Turner.Dr Co FEF Trestlor, Rev 1 Tuieot, Pire ; Rev À FTruteun, Vie-Gen Adrniniatrateur ; Li Thompson, 11 RS Trestler, Dr Trudel, Di Targeon, Rev Win Fay ior, David Torrance, W A Townsend, J 1 Terroux, Che A Terroux, J B C Trestlar, M 1), Capt Taylor, U.\u2014MLt Urquhart, V.\u2014Ls Labréche- Viger, MPP; M F Valois, M D; A L Valois, Pire ; Mr Vyner.W.\u2014G Wilson, Rev J, PL White, Lt EJ Walker, Rev EF.Walch, Chas Walken, Capt Walker.1g WS, Walker, J White, C Wilson, Dr 8 M Worcester, Joh Watson, Sir WF Willis, Y.\u2014T M Young, Li tN Yume, Juo Youn.Ca U - > Les élèves du Pensionat des Sœurs de la Congrégation Notre Dame ont présenté l\u2019adresse suivanie à Son Jxcellence le gouverneur, hier apres- midi, la distribution des prix: EXCELLENCE, \u201cde n'ai gouté que deux plaisirs bien vifs dans mia vig, disait ut graud capitaine du ciecle dernier: Pun de remporter un pris dans mes études, Pautre de gaguer une bataille.\u201d { nous est bien glorieux, Excellence, de tecevoir ier des couronnes mises en parul- léle avec les lauriers que Pon cueille dats Jus combats, les couronnes nous les avons regues de vos mains 5 mas de tontes ces té- coropens-s, la plus belle, à nos Veux, cl davon pu mntêresser Votro Facelleuce et lui quai.Vos applaudissements à nos fai Dies esse sont comble tous nus vaux.Ce jour, Excellence, est le jour de vos enti rst chagos jour que savin eet de Hulre Tecotihtissutice\u2014 Un lit dans le dernier numero de l\u2019Jconomiste Français reçu hier : Nous avons appris avec une bien vive sa- sutisiaction que In mission de M.Verret, envoyé par le gouvernement canadien en France et en Belgique, s\u2019est accomplie en ce dernier pays avec lu plus grand succès.M.Vertet à reçu partout Paccued le plus symputhique ; les évêques belges, notum- ment celui de Gand, lui ont promis tout leur concours, Bl.de Molinari et plusieurs autres savants Pont priè de leur accorder une séance d'explications durant laquelle il leur a expusb avee force et nelteté quels étaient les sentiments et les désirs dus Cunadiens - Français, ninai que les placs de son gouvernement pour atlirer une immigration fran- jaisu.M.Verret u aussi parcouru les districts ruraux de la Flandre, du Brabant et du Luxembourg ; il n été fort entouré et fort questionné, et nombre du porsonnus ont ma- nifestô l\u2019intention de profiter sans retard des renseignements et documents qu\u2019il a distribués.Mais il à fait preuve d\u2019autant de prudence que de zéle, ct il à modéré ces premiers élans, de peur qu\u2019aucun entraine- ment prématuré nu vint compromettre l\u2019émigration avant que tout fût parfaitement combiné pour le départ, aussi bien que pour Pinstallation dos nouveaux colons.Rien, en etlet, de plus délicat et de plus esseu- tiel que ce point important, la réussito de ceux qui viennent les premiers ! Mi par le méme sentiment de prévoyance, l\u2019agent du gouvernement canadien à étudié à Anvers dans quelles conditions puurtiit s\u2019opérer le mouvement de l\u2019émi- etal sper se ronvniners andalle 5'GÉLGULUCNIUL satin suppucler du cup iVULUES charges.\u2014Les armateurs d\u2019Auvers lui ont piulé de 60 à 80 fr.pue personne, et l'on d\u2019entre eux s'ust méme offert pour expédier à ses propres risques, dès l\u2019an prochain, ue nuvire à Québec, lequel emme- nena les émivrants quiso présenteraient et prendrait en retour un chargement de Lota.Nous ue sautions quitter eu sujel suns complimenter nos cousins d'Amérique sui l'intelligence, l'activité et le zèle de celui Qui les à tepiesentés enr cette circonstance, el uous COLSELVEIOUS toujours lo meilleur souvenir des relations cordiales que nous avons nouées avec lui.rte, EL.RamEau.Nota.-M.Veritet est eu ce moment daus les cantons de la Suisse française, occupé à suivre ln meme œuvre qu\u2019il a si heureusement accomplie ea Belgique, M.Verret est attendu à Québec, nous dit-on, d\u2019ici à un mois.Ed: ce = Li.G.G.les Evéques de Floa et de Kingston sont aurivés à Québec, mercredi matin, à bord de l\u2019Anglo- Saxon, de retour de leur voyage de Rome.Mgr.Bnuillargeon et Mgr.Horan ont &16 reçus au débarcadère par plusieurs membres du Clergé et Pélite des citoyens de Québec, parmi lesquels étaient le Maire etles Ions.MM.Tessier et lEvanturel.Après être monté dans la voiture de Son Monneur, accompagnées du Maire etde M.le Grand Vieaire Cazean, Leurs Grandeurs se sont rendues, suivies d\u2019un nombreux cortége, à la Cathédrale où a 616 chanté un 7e Deum d'actions de grâces.\u2014-\u2014\u2014 TL On est encore sans nouvelles positives et certaines sur lu grande bataille qui à eu lieu ln semaine dernière devant Richmond.le soin tout particulier que met le télégraphe à ne dire les choses que par des demi-mots et des faux-fuyans nous confirme de plus cn plus sur ce que nous disions tncicredi, que cette bataille a été favorable aux confédérés et que les résultats leur seront très \u201cvantageux.Les journaux du Nord prétendent, pour pallier la défaite, que la recula L'ORDRE \u2014EDITION SEMI-QUOTIDIENNE, stratégique qu\u2019il méditait depuis quelque temps et qu\u2019il a opéré vigoureusement aidé par les fédéraux.II voulait s'approcher de la rivière James, qui offi plus de facilités à sa flotte pour agir contre Richmond.La perte u été, dit-on, de 10,000 chaque côte.Ce chiffre ne doit pus elre exer, Une autre bataitie «été livrée fundi à Plsle Tarkey, Après quatre heures de combat, les conlédérés se sont réti- ré, laissant aux mains des fédéraux 2,000 prisonniers au nombre desquels est le général Magruder.> oe A co Gees Le MAITRE DE PUSTE DE ST.REMt.Nous uvons publie dans un de nos derniers nunicros une lettre d'un de nos abonnés de St.Tsidore se pluignunt de te pas recoveir noîre journal régulièrement.Notre abonné ujoutait qu\u2019il croy- uit que cette irrégularité venait de lu végligence du Maître de l'este de St- Rémi, Cette lettre n\u2019était point destinée à ln publicité par son auteur, qui nous cerivail simplement pour se pluin- dre à nous el reclamer des nurnéros qui lui munquaient.Nous avons cru devoir publier un extruit de cette lettre parce- que le soupçon qu'elle contenait contre le Maitre de Poste de St.-Rénn nous puraissait plausible, et que nous avons résolu de faire la guerre aux maîtres de postes infidêles, comme nous le dé- clarionsinuocent,il devait pouvoir se justifier; coupuble, l'intérêt publie nous fe- suit un devair de le sigaaler comme tel à ses chefs.Nous ignorions que le Maitie de Poste de St.Rémi (depuis le ter avril der- Uler) était an ancien «ami, au camarade du cotlége, dont le caractère li -morable nous est trop bien connu pour ne jus èlre à l'abri d'imputations Prlidélité aux devoirs de s.charge, de la part de ceux qui ent le plaisir de le connaitre.Mais notre ubonue sCasaut purs porté une aceusttion, mais cxprimé Un soupçon pour nous aider à d'eouvrir le coupable, Le carnetere de notre wi et bes explications qu'il nous donne nous Inissentuveun doute sur su parfaite innocence, et n'en luisscrait aucun a notre correspondant.Celle rectification que tons [esons avec plaisir, satisferu notre tmi, espérons-nous, el reparera lin petite injustice que nous lui avous faite involontairement - Lottrbonnais, Mlinois, QB jinn isa, JIM, les Rédacteurs, Veuillez faire part a vos lectems des quelques lignes suivantes : Mardi dernier, tous les Canadiens de cette mission se réunissaient a Bourbonnais, pour célébrer In fête de St Jean-Baptiste.le temps était magni- tique.A neuf heures, l\u2019emblôme de notre nationalité sur la poitrine, nous entrions dans le temple du Seigneur pour y entendre la Sainte Messe, chantée par le Révd.M.Puradis, curé des Petites-Isles.Le Dr.Létourneux tou- chaut l'orgue, necompagné du vivlon de M.Lamontagne, et unissait su voix à celle de M.Clurland, nouvellement arrivé de Bolwil, et de quelques amis dont j'avais l\u2019honnour d\u2019être du nombre ; el cette musique contribtta un peu à rehausser l\u2019éclat de In fête.Le Revérend M.Gingras, curé du lien, nous fit un sermon rempli do religion et de patriotisme.Puis, après avoir nus de nouveau cette journée sous les nuspices de notre St.Patron, nous sortimes du lieu suint et nous nous achenunames en bon ordre vers le bois de M.P\u2019.Mukuuty, qu\u2019il avait bien voulu cider a M.G.Létourneux, magistrat du lieu, Que nous avions nommé president de In fete, à causo de ses mérites et de sou désintéressement.Là, nous chuntames quelques chansous canadiennes, el le lévd.M.Gingras put encore nous HÉTOSTET QUE! \u20ac 5 pueclke de putriotis- me.Lolly, il fut résolu à l\u2019unsnimité, comme vous le pouvez bien penser, gue nous irions réparer nos forces eu pre- naut un pet de nourriture.Pautuis voulu que tous mes amis fussent ici presents pour être témoins de cette seène rurale.Chaque famille uvait en soin d'apporter ses provisions.Mais comme quelques-uns de mes amis el moi n'avions pus de chez nous, nous f[ûmes mvités, avec tes messieurs du Clergé, par trois bonnes et gentlles Dames canadiennes à prendre Un diner qu'elles avaient préparé avec toute elegance et ln délicatesse de nos canadiennes.Chaque famille avait su tuble dressée sur le gazon.I! était beuu de voir ce petit peuple premlre son re- Pas, ussis sur lu verdure, ayant pour toit lu voûte nzurée des cieux et l'ombre do belles érables couvertes d'un feuillage épais et verdoyant, motloment caresse par les doux zéphyrs que les fees des bois nous avaient préparés.Pour tout bruit, lon n'avait que les miclleux concerts des petits viscaux, QUI puriissaient nous avuir cle envoyés du Cantdu, el qui pussaient successi- vemeut de table en table en nous don- pant our à tour de naïves sérénndes.On w\u2019entendait, à part cela, que les brillantes saillies de l\u2019esprit des Canadieuns, qui, oubliant, pour ninsi dire, les mets appetissants, ne semblaieut vouloir donner de nournture qu\u2019à leur esprit et à leur cœur, Après le diner, plusieurs messieurs lurent priés d'adresser la parole a Pussemblée.MM.J.B.Lemoine, mugis- trat de Ste.Anne, F.Séguin, magistrmt de Bourbonuuis, LE.Lubrie, magistrat de Manteno, Charland, de Kunkakee, ct A.Constantin de Bourbon vis Jexpri- Mèrent successivement des sentiments patriotiques, qui enlevérent à l\u2019issem- blce de chaleureux applauclisseiments.Tous ces discours fureut entremêlés du chant de nos poésies eanudiennes oxécute pur les MM.qui avaient chanté à lu Messe, etauxquels se joignaient les Demviselles Létourneux, Séguin et Vassour.Tout le monde était heureux de voir l'entente si curdiale, qui était revenue au wilien des Canadiens.On se rappelait, avee doulour, la plaie qui avait vté faito au eœur de cette culonie, il n\u2019y u que quelques années ; erreur dans laquelle elle avait été induite malgré Juo Porter, Win K C Price, W Alfred Pin- de de McClellan est ann_ mouvement | elle ; et commo elle avait été forcée de a mn a amen ees cant eae buire à longs traits dans In coupe de la division.Ou ne savait comment exprimer su reconnaissiice à son cher Cunuda, d\u2019avoir porté tant d'intérêt à ses malheureux enfants exilés, et d\u2019avoir envoyé à leur secours In fleur du clergé canudien.Comme ces bons prêtres, tuujours prêts à se sacrifier, ont souffert Four ramener au bercail ces brebis égarées! On no s\u2019est pus contenté des persecutions, des insultes et des outrages; on est inéimne allé jusqu\u2019à vouloir les assassiner.Hélus! n\u2019élail-ce pas assez pour eux de voir un malheureux cun- frère, pasteur des Ames, s'être dégradé Jnsqu'à livrer sun troupeau aux loups affamés! Cependant juamuis ces hommes ue se sout rebutés.J'ai Vu moi-même, \"un de ces bons missionnaires, digne instrument de la providence, fuire les plus grands snerifices pour nos chers compatriotes.Voyant, que, peut-être, il devait bientôt quitter Bourbonnais, qu\u2019il ne pouvait y laisser son cœur, il « voulu y laisser vn témoignage immortel de sun amour pour tu colonie.It a fait élever un couvent, qui vu commen- eer à répandre des (rts dés Punnée prochaine.Cette muison fuit honneur à In colu- nie et est destivée à l'aire respecter ln religion et lu poptlution canadienne frau- cise AU milieu des Américains.Gloire done a nos bons évêques du Cunada pour l\u2019œuvre de charité qu\u2019ils ont faite à la colonie canadienne des Hhinois, Gloire sox bons, désintéressés et vertueux prêtres, qu\u2019ils nous ont envoyés, d\u2019avoir relevé cet enfant du Canada de la boue dans laquelle Pavait renversée ct plongée cet impusteur, cel hypocrite et cel apostut éhonté, qui maintenant est le rebut de tout le monde ; ut d\u2019avoir rendu cette petite-fille de tu france plus betl- que jamais ! l\u2019uis- sent Ces bicu-uinés prêtres toujours rester att mitien de nous! munis si cela Ne se peut, pitisse le revd.M.Cingrus, du toms, demesne ras milieu de nous encore wie anne, pour achever l\u2019œu- vre qu'ilucommence ! Déjà une pétiti- ou de notre prot u eté adressée à Su Go Mgr Pevéque de Québec, pour qu'il vemnlle bien se rendre favorable: a notre désir.Néanmoins, nous espérons que Sa Granderr fer, comme toujours, OU Ce qui est en son pouvoir pour le salut de nos ames.Nous avons tâché, MM.les Réduc- Causdu pour chômer la St.Jean Bap- Liste.Nous avons pleuré la patrie, nos rents, nos amis, notre chaumicre, notre jardin, notre prairie, uotre sullou, Wutre Colline, vos montagnes, nes bois el nos oiseaux ; notre fontaine, notre nus majestueux aes.Entio nous avons pleuré ce que nous avions de plus cher; super flumine Ballons, lic sedimus el fleunnus.O! heureux, cent tois heureux, distous-nons, celui qui peut vive el anourie dans son pays! Quel boubiew ne d'-vicz vous pas uvor de ponvoir eù- lebrer cette belle féie sous le ciel de lu répete pur les échos le notre St-Luau- rent! Comme vos parules ctsieut joyeu- teurs, de vous Utir de eœur à notre cher ruisseau, notre chute, notre fleuve el patrie! Comuie votre chant etait bea, Caan yori 1 gen ae \u2014 Nous apprenons qu\u2019on a l\u2019intention d'élever an monument à lu mémoire des héros de Châteaugnay, à Montréni.On a exposé ces jours derniers, duns les uteliers de M.Ceredo, rue St.Pierre, un merble blanc assis sur un pièdestal en pierre grise.Sur ce piedestul est gravée en relief une croix entos rée d\u2019une courunne «le laurier et de feuilles de chêne, où ou fit l'inscription ci-dessous: ÉRIGÉ À la mémuire de l\u2019Honvrable Cuas Micuer v'Yuuspenky pk Saran: any.c.1.le Héros de Chatrauguay.Le LÉoN1DAS CANADIEN, Décédé à Chambly, Le vingt-sept février 1829, Agé de 51 ans.\u2014 Le capitaine Buzinct, du Bout de Isle, ntenu une enquéte, ces jours- ci, sur le Corps d\u2019un inconnu trouvé dans lu rivière, au Bout de PIsle.T{ parnis- sait âgé de vingt ans, et portait un habit et pantalon brün, chemise Llunche, veste grise, caleçon de cotun tricotté, buttes à doubles semelles presque neuves et cheveux noirs : il avait ciny pieds.Le corps ne portait aucune blessure.-Cette après-midi doit avoir heu au pulais de Cristal l'exposition de ln société d\u2019Hortieulturedistribuées en prix.\u2014 Mardi dernier, à St, Giles, 7 bâtis- Ses avec tune grande quantité de grains seis sunt devenus la proie d\u2019un incen- dic.On attribue ce désastre à l'imprudence d\u2019an individu du la place, qui, malgré les représentations de ses Voidess-chée.Les flammes se propugé- communiquèrent any établissements voisins.plété dans deux mot.gleterre, u été contremandé vendredi.mort qui venait de lui être culevé.re etu erdonné Pexhumationprovenunt probablement du trésor qu avait ¢le ple au co
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