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Titre :
Le Quotidien
Publié de 1879 à 1937, Le Quotidien de Lévis a d'abord été conservateur, puis libéral au début du XXe siècle.
Éditeur :
  • Lévis :Mercier & cie,1879-1937
Contenu spécifique :
jeudi 29 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quotidien, 1880-07-29, Collections de BAnQ.

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[" [vas rer) RE BAY BO) \u2018 MERCIER & Cix., EniTeURs- FEUILLETON DU QUOTIDIEN = \u2014à LE Chatoau de Velours Pan Peur Fever Suite.La Channel avait eillicité cetto promesse.Eide fut triste de l'avoir obieleue, \u2014Fisæ le ciel que ce soit [a der.weve foie | diteil:en un gras soupir.- Pichenet c'était levé 11 avait été y rire nue veste de ontonnade blou- «suit puilloté d'argent, que Malbrouk \u2018 Lut avoit apportée Je matin mêne.! \u2014Vois, dit-il, comme Je vais être | beau! Los larmes resinront aux yeux de is pauvre femme.fichenet jeta la veste ct re mit À genoux dovant elle.\u2014\u201c% tu pleiros, dit-il doucement 1e-tu que j: prenne mon ood.vit 4 OÙ L'oN DINK Madame 1s vicomtesse de \u2018args mel avait une robe de damas jaune qui cutait vingt-hnit livres Jig sous l'aune, Rile ne le exch« poiot à ws- dam 4 vicomtoms de Lan livezy,qui lui déclara, eu échango, que sa garniture Je dentelles brabançonnes v.lait soitiate et quing: lois moins deux écux, Modame la vicomtesse le Brec du Luniz de Cramayeul en-Gévéson-les- Fomés-sur-Pupayoux avait fait refai- resaribe de Inmp:s à cœur, avec biuffants pareils Sa œinture était L.ee, Madame la vicomtesse du Honnihic, dans tout l'éclat d'une b-auté qui avait sis boit lustres à s'épanouir, portait une vbligesnte de satin olive avec rubans morJurés qui cffrouté- tuent chatoysient.Madame la vicomtesse de Cialirouet plaçant plus haut son orgueil, avait trouvé moyen de faire entrer deux douzaines de plumes d'autruches dave sa cuiffure.Kille portait très bicn cela.Vous eussirs dit un catafaique.Les autres vicoutesses avaient fait ce qu'elles avaient pu.ie chevalier de Ba isbreux, poudré comme une houppe, uimit pone In promidre fois un habit de ea- tin tourtorello dont Is coupe sembluit remonter aux Ages hérviques.M.de Poilbriant avait ses mollets des grands jours M.de la Guerche portait us solitaire de deux mille louis, M.do Peavern, le bas breton, n'a vait ni matin, ni manohetts ; mais us 04 de gigot qu\u2019il avait mangé le ma tin sans compliment, à le santé de trois ou quatre pintes de cidre dur, l'entourait d'un parfum d'ail réslle- mont appétissant, Ce gentilhomme, da reste, portait haut, mettait des clous à ses souliers, Erasseysit d'une manière offomenate, et donnait des coups d'épée très-crêne- ment détachés à tour eux qui n'aimaient pas le gigot à l'ail.C'était sa manière de voir en politique.Nous devons pourtant avouer qu'il y avait ld shes M.le marquis de Noyul, des gevs qui nu prétaiens point à rire.À edté du bataillon un pou ef frayant des vic miesses, on voyait tout un caalm de jeunes femmes ot de jeunes files : uu bouquet mouvant qui chatoyait et montruit tour à toor chacune de cea balles fleurs, Mettez quo les vioomtenses élaiens les feuilles de cLoux qui entourent quelque- | A côté du funeste Badabreus, nai- 29 juillet 1980.| fois les bouquets de Bretagne.EL ti LE QU + Ts IDIEN JOURNAL DU SOIR PROPRIÉTAIRES.| sibie à ce poiut de déclamer des tirades de crébillon, côté de M, de la Guerohe, envemi de l'ortographe, à côté du Poilbriant ousté et du Penvern, fanatique de présalé, il y avait \u2018es cavaliers, et beaucoup, qui cument fait, grand train, leur fortune à la Cour de Paris.Il y en avait d'autres qui n'avaient pas bowin do faire fortune.Quolques-uns s'uppeluient Rieux, ou Rohan, ou Montbourcher, ou la Housseye, ou Villiers de l'Isie Adam, ou Goulaine.Vous eussiez trouvé là des fils de ce chevaleresque Îlny, qui partages se descendauce eatre la Franc et l\u2019Angicterre.du Boberil, La Chalotais.Châteaubriand, Derval, Argeutré, Bonamour, Trédern, Broons, Cheffontaines.La Bourdunnaye, La Bédoyère, Kergariou, Duplewis de Grénédan, Costqueu, Piré,Guébriant, \u2014e.d'autres.Car il n'y a que Renns, après Paris, pour posséder réunis tant de noms pui occupèrent leur page dans l'histoire, Et tous, francs comme Vor.tous braves c-mme lu pointe de leur épée.Frédéric Soulié, ce grand et dra mitique eprit A qui Dieu perls à l'heure de sa mort a peiot une fois | les jeunes gens de Hennes, gaie sur le | pré, guis à tn dvans, coubbritsate d'amour, de vaillanoe et de foi: il a fait un chet\u2019 d'œuvre.La maison de M.lo marquis «ie Noyal était à l« mode, mais on n'y subissuit pas dans toute sa rigueur l'étiquette provinoiale.Madame la marquise était mnrte en donnant le jour à Blanche.L'hôtel de Noyal, 1irigé par une jeune fille, une enfant of un marquis entre deux âges, lequel portait cent mille livres de diamants à la garoiture de son habit, gerdait une physiouomie toute particulière.Ou s\u2019y amussit de bon cœur.La langue furchue des vicomtesses ne parvecait pes même à cavenimer ses joics, Ft quand le criminel Badabreux n'y déciumait pas des scènes de tragédie, l'eunui restait à la porte.Où s'arrangeait pour rire, malgré los alezaodrins malfaisante, ot à le barbe des vicomtessen, Ceci n'est uno métaphore; les vicomteses avaient de la barbe, et celle de wadame de Galirouët était rousse.Quand Lacusen revint de son expédition auprès de Malbroek, le diner était commencé, un trè-grand dîner, qui promettait de faire hon- eur au marquis do Ni et à 200 cuisinier.Lu place de Laousao était restée vide; om avait remarqué sou sbesass, mais les visomtesses avaient faim et ve mordaicat encore que les relevés de potage.\u2014Eh bien ! s'écria le marquis, vous êtes un drôle de corpa, Lacusan! vous êtes arrivé le premier et vous vous mettez à table le dernier.\u2014\u2014l£zouses-moi, je vous prie, moe vieur le marquis, répondit Lacusao : une affaire d'une certaine importau- vais, je sais! interrompit ma dame de Galrouet ; on montant le perron, j'ai vu, par dessus la mersille du jardin, mousieur le somte qui causait avec Malbrouk, le danseur de corde.Madame la vicomtense de Galiconet avait ce disint, un svurire à is inuooent of poiutu.Us regurds ousun qui salua la vicomtesse on silence.; À von entrée, Marielle avait imperceptiblement.Quand à ma woiselle Blanche, elle lui avait jeté un regard qui voulait dire : \u2014Het-oe fait ?JEUDI, 2% JUILLET 1880 anche, out bien le courage de lui covoycr un baiser, à travers une table do soixante couverts.Nous ne pouvons qu'implorer pour elle l'indulgence des personnes ruisonnables, Aucune des vioumiosses n'avait perdu ce mouvement.Ft toutes se romirent in petto d'en faire une uchée pour leurk #Findes dents.au dessert, quand Jb progine \u2018appétit se Fait passé.Cependant, le héros Lacusin se mit à table et manges comme uo simple dragon, Les deux premiers services dispa- rureut, apres avoir été fités co cons eience.\u2018Tout était délicieux, On eu- tonnait déjà \u201ces hymimes à le louange na bordeaux de Noyal.Les inngues se délinient ; Blanche riait trop haut avec ses voisins; Budabreux, comme une eruche fêlee qui rend de viluins sons, lnissait fuir quelques bémisti- ches.L'orchentre jouait en sourdine les belles mélodies de Gluck, qui impati- | entaient les vicomteases à l'unsoimité.Kiles dissient néanmotbs que c'était superbe.Jeunes femmes et jeunes fl.les s'animaient; Marioile causait et causait galment.Kilo avait eu pour chacun des paroles gracionses, excepté NO.20 | 16, COTE DU Passack, LEVIS.Marielle avait fes yeux baissé: des tressaillements sourds agituient es lèvres.\u2014Eh! monsieur le chevalier ! n'é&- oria le marquis en colère, quel demsert sous donnez-vous là ?ne pouviez.vous trou-er un sujet moins lugubre ?e tion, dit Lacuzan, de #1 voix sonore et tranquille.C'était la première parole qu'il eût prononcé depuis quit avait pris la place à table.\u2014U me semble.monsieur le comte, riposta Badabreux piqué au if, que le pro-secrétaire du présidial peat bien savoir.\u2014Monsicur le chevalier, interrompit Lacuzin.hier, mon valet de chambre est arrivé su château da Grail en disant qu'on avait enterré te, Mille pardons, mesdames : la fin de mon histoire vaudra mieux que le commencement ; je suis volontier la marche de ce terrible mal d\u2019enfer, parce que les premières victimes ont été mes pauvres sabotiers de la forêt {de Rennes.\u2014Monsieur le chevalier 2urait pa, .du moins, y mettre moins erage.| Before Taking ! trois cents personnes la nnit précé-len- i Reméde Spécifique de Gray ! Le GRAND TRADE MARK.remède an \"RADE glale.Une guérison \u2018nmillivle pot: ts faiclesse seminale, A la sprrme- Paki forthe.1m After Taking puissance el touts vs maladies qui sont les suites des Labitudes hontenses : per de la mémotre, la-aitude des mem- , douleurs dans le dos, rbscnrcisse- monts de Ja vue, decrépitude prémaiur-e et plusieurs autres msledies qui condul sent à la folie.à :a consomption où à \u2018oe mort pricoce, [étails complete lanx notre pamphict que noue envoyons p'atis par l@ malle, W@F Le remède apécitique est vendu War tous les droguistes à $! le paquet wa six pajnets pour $5.Il sera ensoyd franc de port sär récepilon de le somme MARK | mquise .CIE.de MEDECINE de GRAY Toronto, Ontario, Cars a * MF En vent- chez O, J.DION janr maci-n, ric Commerciale, Lavis c à Québec chez tous les drogul ses ctr mos eten \u2018tail, et dens tous ves eumaroits du Canada et ies Etats Umis.N B.\u2014Lws demand-e pour notre mé } lecime ayant angmentées, nous avons là démunager à Toronto, où il vous \u2014 Et Dieu sait combieu vous en leira maintenant de nous faire parvenir pour ic comte Henri de Lacuzan.| avez sauvé, Lucusan ! dit Albert de \"He Leg opinions.C'était la faute de Lseuxan qui, Cuétlogon avec chaleur ; oui.vous 4 nov 1570.seul, avait négligé de gromir ma cour ! avez le droit de parler du mal d'enfer, | ow & avant le diner.| vous! Plo Qeend se uke, ses youz bel.Blaaghe ia Albert du regard.; ish Inient trois fois plus que les bontous Une teinte rosde reparue sur les joues | DEPARTEMENT de diament de sa veste.Le marquis buvait peu: mais i! avait la tête fai ble aux fumées de la gloire, Ce fut le moment choisi par le tragique Badabreux pour parler un pen du mal d'enfer, que tout le monde tâchait d'oublier.Cr tout le monde avait peur du mal d'enfer, Depuis une semaine l'épidémie faisait, dans la ville même, des ravages effrayants.\u2014Oui, madame, dit ee Bidabreux, en élevaut la voix de manière à couper net toutes les conversations partieu- lières, M.le pro-sccrétaire du présidial n'avait aucun motif de me tromper: bier, le chiffre des décès montait à vingt-veuf, Ce fut comme un coup de baguette.Le silence se fit autour de l'énorme table ; un silence morne et complet, Et par un siogulier hasard, l'orchestre frappant le dernier accord d'an chant mineur, s'étouffa en un sourd gémis sement.Chaoun se seutit un froid dans les veines.Marielle tremble et pélit.Le sourire se glsça sur ses belles lèvres roses.\u2014Vingt-neuf! répéta-ton à la ronde, quand le premier frisson eut Badubreux se rongorges.\u2014C'est évermo! dit-on encore ; sur uve population de trente-mille âmes | \u2014Permettes | pormettes ! reprit Badabreux avec une vivacité qui n'était pas exempte de satisfaction (oat ily a du chsonl dans le gazet- tier), je n'ai pas dit viogt-neuf ver la population tout entière, j'ai dit vingt- neuf sur la seule paroisse de Saint- Etienne.Et il y n six paroisses à Renues, sans compter Saint;Hélier, -\u2014Six fois viogt-neuf grommels Mde la Guerche, ocie fait Mais il n'était pas beaucoup plus fort sur Le enloul que sur l'ortogra- he.¥ \u2014Cels fuit cout soixante - que torse, acheva Badabreez qui mit ses ses maine em croix devant son as siette.\u2014Eh bien ! dit Peavern, le Bas- Breton, de oo train-là, ç+ ne durers pas longtemps, voili tout | \u2014Ceut soizante-quatorse! répétaient copeudaut les voix de femmes ; Et comme le sigue do téte de Laeusan répondit: * C'est fait,\u201d made- > = seul jour! c'est la fin du mos- de Marielle\u2014 S'il faut un droit pour parler de l'épidémie réguante, éommença Badabreux, je crois que monsieur le pro scerétaire.Mais un chœur de voix de femme s'éleva : \u2014Parlez, parlez, M.de Lacuzan ! criaient-elles.\u2014Sur ce rapport de mon valet de chambre, reprit ce dernier, je suis venu aussitôt à Renues, je me suis rendu chez les recteurs des cing pa- tuisses principales, où j'ai appris qu'il était mort dix personnes dans ia journée d'hier.Un long soupir de soulagement courut autour de la table.\u2014Je savais bien ! je savais bien ! s'écria le marquis enchanté.Fables que tout cela ! D'ailleurs, le mal d'enfer ne grimpeorait pas sur les hauteurs de Suint-Melaine, où nous sommes.A votre sauté Lacusan, vour aves ramené le sourire sur les lèvres de nos dames.Ces dames, on effet, eouriaient.Badabreux tout seul avait l\u2019air menaçant et sowbre.Mais Lacuzan secous la tête.Marielle le dévoruit maintenant du re \u2014Le mal d'enfer n'est pas nne fable, dit-il d'une vois lente et basse; le mal d'enfer a gravi les hauteurs de Saint-Melaine.Marielle devint plus blanche que la mousssline de sa robe.\u2014Ily » ua malsde près d'ici ! muemura-t-elle.Une beure après, l'orchestre jouait un menuet.Les entremets ot le dessert avaient passé sur ces quelques wots échangés à propos de l'épidémie.Le boo vin du marquis avait fi par ramener la gaîté.Dix personnes, c'est si loin de cent soizaute-quatorte.Et puis les dtoors du wurquis de Noyal vous eussent égayé les malades du mal d'enfer eux-mêmes.Personne uve sougealt plus à Ge eri de chouette que Badabreux avait poussé.Sculement, pour le punir et r ne pas tuer dans son perme Is joie renaissante, on avait interdit & oo Badabreux fandbre toute de frag ment dramatique, Il ea avait E té plusieurs.* \u201cee (4 te nat : DE |; TRAVAUX PUBLICS.Des soumissions cachotôes, adressées au so'issigné et endessees \u2018: Soumission pour lotraux de Télégra h:'\" seront reçues au Departement des Travaux Pubilcs, jusqu'à SAMEDI, le 31 Jaillet courant pour la fourniture de 2300 poteaux de tilégraphe ou plas, pour la construction d'une ilgns de t-l
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