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Titre :
Le Quotidien
Publié de 1879 à 1937, Le Quotidien de Lévis a d'abord été conservateur, puis libéral au début du XXe siècle.
Éditeur :
  • Lévis :Mercier & cie,1879-1937
Contenu spécifique :
jeudi 21 septembre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quotidien, 1882-09-21, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 me Ad froid ; toutes les huttes lui vO.iV E21 aly pu _\u2014 MER MER & Ox.Epitanre-PROPRIÉTAIRES | SBUILIE 21 septembre ) 483, Un crime mystoriaux PREMIERE PARTIE Lentant du malheur 1 Suties li ne connaissait pas lu va.\u2018eur de l'argent, tnais il devina que c'étail avec ces prtits mor- evaux de tnétal que les char bon- tiers se pro uralehit tout ve qui leur était nécessaire : du linge.des vétemeus.du pain, le viande ot le lard qu'ils faisaient cuite, des légumes, herbes où racines incilivur:s que celles qu'il trouvait duus le bois, des œufs; lus gros que vux ponds dans, es nids des arbres.; Ce fut une révélation Il avait, compris la raison, la nécessité du travail, .1] devint songeur, soucieux.Quelque che be tourmentait.If était jeune et fort; mais que, faisait-il de sa jeunesse ! A quai loi servait sa force ?I! voyait travailler les charbonniers, et il sentait «nu lui © mure la honte de ne rieu l'aire Un jour.ii vit un hevalet inoccupe.«a scie était i «ote.{1 vat une sorts de tressaill-| ment nerveux «t ses yeux erin.\u201cuit une perche sur le chevalet, prt mesure, ausi qu'il avait vu fare, pour! Conper de snesne longueur, et se with soler.Tatar de lui, on vria.~Braro! bao! eo Veen! Cleat quid nist pont ga che du tout.dit Une teuige \u2014On dirt qu'il n'a fait que ca toute sa ve t \u2014 1! est tort et il est adroit.Sy voyant encouragé.i} vouti- nas.Les cufants Étatent en ud- Miration devant lui.L'ouvrage fondait dats es mains.pour nous servir de l'expression d'un vieux charbennter.Sans preu- dre Un- inate de repos.cans Jever 1 uux vu l'air, ue regardant ni à droite 1 à gauche, 11 siuit, acuait toujours avec acharnement avec fureur.nvér une sorte de pursion.Le bus coupé dee lon.Bucur sentissait autour de ui À Vheure de la soupe on fut eblige de l'arrêter.\u2014 Viens, lui dit-on.Cu l'emumena.Il s'assit à lu table des chathuntiers et wan.ges avec eux.Le travail lui avait donué de l'appetit; il de- vora tout ce qu'on mit devant lui.On ne trouva point qu'it matgeait trop : 11 avait bien gagner von diner.[| travaille encore le soir Il revint le lende- Buin, il revint les jours suivants.Quand il ne sciait pas, il brouettait des charges énormes.Il widait à empiler l« bois, à construire les meules; on l'em- ploysit à tout.Où a\u2019eut jamais lui dire: ceci est mal fait.Il alluma et entretint le feu des cheminées ; il ouvrit el ferma les oûuvreaur ; il fit du charbon En uslques mois, le sauvage était evenu charbonnier.It ue rece vait aucun salaire.Pourquoi lus surait-on donné de l'argent ?11 n'aurait su qu'en faire.Mais il n'aveit plus à courir dans la forêt pour trouver sa nourriture ; il y avait toujours quelque chose pour lui duus les huches, qu'il ait travaille ou non.Léhiver il n'avait plus à.redonter le Yaa routade, savoursnt ce au foyer.devant les büches U s'était, ou le comprend, facilement habitué à aue meilleure nourrituze, aux aliments cuits.Toutefois, il préférait tuujuur- l\u2019eau su vin, qui lui sembluu une boisson détestable.rester constamment aves charbonniers ; mais, bien qu'il se {ut pen a peu apprivoise et familiarise.il était toujours l'homme sauvage.il aitnail sa liberté Il préferait sa litiere de feuilles se hes dans sa grotte à un lit dans Une hutte.L's «harbonniers étaient quelquefois quinz- jours, trois semaines et meme plus sans le voir.Quand il revenait, on lui faisait fete; on lui donnait à wunger ce qu'on avait de meilleur Comme ou connaissait ses gouts, vite on lui faisait cuire quelques pommes de lerre sous la cendre.Les femmes le flat taieut, les enfants lui faisaient tOille caresses, satitai-al sur ses genau, youu.ent avec lui.On l'amadonait, an aurait voulu le garder, non pas seule- j urent parce qu'il rendait des ser- viceset que c'était un cheval à , l'ouvrage, mais parce qu'il était bon.Ou l'avait pris en affection On avait patie de son triste sort.Isavait bien qu'on l'airnnit.gn tons ces braves œens, hôtes comme lug de la foret, étaient + amis © wats il restait insensible, en ajparehce,a toutes les avahies rien ne pouvait Je s\u201cduire.Heétait site le à »a grotte, à la source : ¢ \u201ctres lnapide lu ro hor, comme les Hit oe qu'il avait vu fare.lierres aux flancs dentelés et! anguleux de la Bosse grise, Evidenur-nt 1) trouvait dans sa vie errante un cham infini: 1! se replongeait aves houh-ur duns vu quel- 2 que motte son is lement Aiozéheieusement bere par le chu- chottemest des fouilles et le chant des oiseaux.regardant passer les nuages.il reprenait ses rêves nvetérieux.itt-rrom- pus par les distractions du tra- val, Pendant ce temps, 1l revenait a sa nourriture d'antrelois : sl ne wnangeait pas de bonnes choses commie chez ses amis lez char- honniers .mais il ne s'en portait pus plus maj Eu entendant parler autour de iui, 11 avait appris la signification d'un certain nombre de mots el à les prononcer.Il disait oui, non, bonjour, bontoir, merci.monsieur, madame.Il nommait également plusieurs objets: pain, viande, fruit, légume, svie, 18, charbon, ete.Celaindiquait qu'avec un peu de bonue volonté et de patiencr,on aurait pu,peut- être eu peu de temps, lui apprendre à parler.Mais trop occupé de leurs travaux, ne voyant en lui, d\u2019ailleurs, qu'au pauvre diable, un innocent, condamné à Une existence misérable.les charbonniers ne pensèrent pas u lui readre cet immense service.Ses vèlements a'usnient vite, quand mème ile ne s'eu allaient pas en morceaux arrachés par les ronces et les épines.Cependant len charbonniors et les personnes qui le rencontraient dans la forêt remarquêrent qu'il était toujours asse2 convenablement vêtu légèrement l'été, chaudement l'hiver.Ceci pourrait tonner.Voici le mot de l'énigme.S'il eut voulut, il aurait pr es JEUDI, 21 SEPTEMBRE 1882 Tan DU QUUTIDIEN ctaient ouvertes : il avait sa pla- ! veillait sur Ini, hoamage rendu, à la mémoire de su chere défante.\u2018rouges Où ls flumitnes du fogot.Au renouvellement de chaque saison, bâtis que personne put eavoir où il allait, :1 sortait de chez lui.ayant un paquet sous cm bre M gxgnait la forêt, suivait le puiscun jusqu'à sa source et déposait son paquet dans l'infruetuys té du rocher.Le jour meme ou le Jend main, venant boire a la source, Je coureur des bois trouvait le paquet, qui contenait, prescrte toujours, Un vêtement complet et une ou deux chemises de bonne toile de ménage.: Nous l'avons vu couvert de ! deux peaux de loup à peu près ajustées a sa taille, Crest apres Phiver Taus-1x44, qui avait \u201cté «xtrémement rigou- jreux dans les montagnes des ! Vosges.qu'on lui avait vu porter.pour la premier: fois, cette eapere de pardessus Ala lin d- lantoinne.vue bals de loups probablement ease dane uatto coutrée.est veu ho hr un refuge dais ta Part de Marerlt Comme on n'aime nulle part le voisinsr+ de ves bêtes nuisibles et dangoreuses.on leur tit lu chasse, Dix vu douze furent tués plusieurs autres blessés, dont deux murtellement.Ceux-cà moururent lun pres de l'autre dans Un fourre ot tu- Tent trouvés quelques jours apres par le coureur des bois.Un jour il avait vu uu charbonnier dépouiller un renard qu'on avait pris dans un plege I dévonilla des betes et cme j Porta les deux fourrures Mais.cormia+ nous les verons tout à l'heure, ce n'était point \u201cparce qu'il setait fabrique un \u2018vetement avec les doux peaux de oups qu'en lui avait donne le non de Jean Loup.\\ ! LA LEGENDE DE L'HOMME sAT-; VAGE Une femme de Mareille avait reconnu le sauvage.Dlle atfir- l'avoir vu à Epiual.dans une baraque de saltimbanques.deux ans environ avant sa prernicre apparition duns les bois de Mareille La chose était possible, pou- vail être vraie.Un devrait admettre alors que, dans son enfance, il avait été volé quelque part par les saltimbanques ; que, devenu grand et fort, dégoûte du rôle répugnant qu'ou iui faisait jouer, las d'être maltraité par ces bohémiens coureurs de foirus, qui ne voyaient en lui qu'une chose à exploiter, un appât à offrir su public, il avait un beau jour rompu sa chaîne d'esclave \u2018et s'était réfugié dans les bois, montrant ainsi qu'il préférait vivre seul au milieu des bétes qu'avec des hommes.Ou aurait expliqué ainsi, d'une manière vraisemblable, sa présence dans la forêt.Mais vela était trop naturel, trop dans les choses possibles pour qu'on eût le bon sens de l'admettre Aussi lesaffirmations de la femme de Mareille trou- vèrent-elles beaucoup plus d'in4 vrédules que des gens disposés à les accepter.16, Core pv Passace, LEVIS.COTE et VESSOT, Fahricants d'Enstruments Aratoires NO.80, RUE ST-PAUL, et 32, RUE ST-ANDRE.BLOC RENAUD.M CHS T.COTR (st herreux d'informer ie pani agricole qu'il s'est assiré, > vOucours d'il homtns d'une genni= «xprrience dars la fibricaton des Machines Aratoirrs M.SO VE-ss #1, invente vet constr\u201ccteur «lt célèbre Sernoir à Grains \u2018ie 0 nom Les Tony.ux ssn én ont ouvert, à grun le frais, Une maaufs :ture qui lear @ettra do dont ora lent com ate pid grande uiensiog, t d'exdeuter les com- mañiles Avec plie de prompt Voci l'enutusration due priacipanc rssirum A4 704 nons nffrons en vente : CHARRUES A PERCHE (orgee =t ur-iie d'acier ponc deux chevaux.» en fue, lents modi.on = tas.rue ori, pour côluaux.© dits * Amb: tu cul\u2018ivateur \u201d on charrue- à trois ai:lons + \u201c à 1 ble versotr, pour renchausser.\u201c \u201c sous-sol, 0 AUG uel; 08 ta hie toate sorts de charrues, Merses cironlairas faisant dub h boot.2) juta 1847, | L-vis ler mito Avis Important S'adresser au magasin Barré Coubiissant 18 maninre dé Tutndre, Blanc «4 Eriéor las umes au parity, de sotlicite de vous une Com nande Ja gars at.ai ants ourrAgT fa'en vides me confor, ot de plus par te pro.ot quay a gyate, ise plimed as soul mwa eon lummagees ui bruce a.Une spécialité prur les NOIRES Tous vu \u201ca5es garantis ou pat de paies we.J.-E.BRETON, Munufacturier.Cun des Rues St-Vulier el de la Couronne Vsd-vis is ous Kovaitar, S6-Hoch.La taie 1340 \u20146m \u2018Jessee Joseph, Jur.VIRTUE PAEIS LE PLIS Bi Poudre de Londres de jun der per ots seve dant à bon mer ce; 0?à d-16.0 +R dde ta w@ouche À » fatale fLaveoe vores [Into me: liatre.$ > | pe Là Eutrepoii 202000 COMPAGNIE D ASSURANCE | Lm .i SUR LE FEU A int ; 1 1b, pour 43 gallons d'eau, A ut < 0.tot- de\" 4 3 he + 0e Caister de oo 1, Odhe Tujoars -r mains - me.tra wit cna .POU\u201d led peinires rl (e3 uriintea, Nos.59 et 61, rue Lalbousie, | BassE VILLE, QUEBEC.i io:piiards à vendre Deux eorbola- is ea partait octre sree | 10.18.70: pouF lès sai.Où - À été ot d'hiver tvenlre à due prix excesnivsment re {aurts.i 8 airesser à | N FLAViuN BOY, vus Quebec - Central à ac et Boston at L+3 prinsiçalee | : Au dell de 300 machines à crudre vendues par mois.| | RAYMOND y Le arstitenre machine À coz tr: du mon de en vente an dent Vers lu prix.| Pourque: v \u20ac tala ies machi.| mes cibiut ment vouecs, Nourelle inv.a far motte le Rf, eur les bobines i cate-do du RAYMOND sans Ÿ tutcher «t qu wiles 10.24t Guba «une 00 füst 4u cle fi, | Toute person 1> deærant preuire uae .Bgruee les à écnre -aéd = -weat parue que dan d'ielq'e à p0 Site fu, : VAONA es y Cemdaines de d-wsad.«Nous ax-26 6 soie sde p.4 frurs person | BES PUT QUÊTE MARAT.© Nous avous toujours be navetis of a.tallies pots Lats erie dr ue bines à coadre, au {Le vs Ad mille, Lusle, eû gros et ou ders} uspary iot:s F112 a demar Jo, \u2018Gervais et Turner, | 349, BLUE s AIN I-JO4BPH, ; Tis-à-01< la Long\": 7 itiun, St-uch, Québec.Difs 34! \u2014 an A vendre ou a louer À lowvis, vue Eden.c:it- sist- et ma i Quifiqu Laitos, as\" - tout « \u20145 lépnu- dances, maintentut ec:upte per M.Ge bnel lomi-va.ACE \u2014 La maison voine de Mesars (et BK | Couture, Bec magasin, hangars, 4 o, \u2014r\u2014 ; | Une maieo:r on face de is mu: 20 d'éce- i Ma, tue M George | S'adrvsses à Gixtropôt du UOSSIT et F3ERE Ag-nt | ; C.-W., LAURIER, oe st-Vair, 96 Sauveur, Yuèbee.79, tue r'ommercincs, Ago ! Dame Vie RTIENNE sAMFON, Lévis.£7jain 1882 \u20143m à Levis, 39 «er, Levis | 33 mat \u2018#s, Ta: st Juse h vshorie l'église N-D | 4 murs Inc me EEE \u2014 \u2014\u2014 me - \u2014 pme - vBULLLETUN LU QUOTIDIEN! hippique et de dinir au cercle! Et il le In arracha.\u2014Si je sais comment le frotte.\u2018 21 septembre :282.cou il n'avait pas wis les pieds, \u2014Oh! le brutal! cris Del.\u2019 ment brusque de ls paume de te wpe = mea = depuis l'avant veille.sphiue.Il m'a fait mal.main contre un objet lisse a pu Le it d'un Duel Na toileite fnt vite achevée,, Tiens! jo sa gue, ajouta-t-elle | produire Ulle é-oston, je veux s suites - et il revint au fumoir pour con-,vB imontraus le paume de 5a ! ètre pendu ! j gedier aa chanteuse, qui devait \u2026 \u2014DL'abord, monsieur, vous ne main.ETE TE J BR IE Tn AYN NL - Pan F.Uc Borscosat.(Sue) en avait fait nn petit musée il y avait laissé, sar un Areagoir, Ia boite, la malencon- \u2018treuse boite de pistol-ts ; et elle Tefasqrait à ce point qu'il l\u2019au- tait vo! tiers jetée par la f2né.\u2018tre.El opta cependant pour un moyen moins radical ; et, tout em écoutant distraitement les * ecaliscs dc sa jeune atnie, il : arrête dans sa tête le programme \u201cde sa jouruée.20° Il y a-sit justement à l'hôtel Drouot «ne vente de tableaux qui l'intcresgait.Il décida qu'il © ixait se retreliaper an feu des en- « chères et qu'il passerait d'abord chez Gulland pour le prier de ndr le écessaireau pr qu'il vondiait ; Bt sur vett- sage résolution, él laissa Mlle Delphine & son
de

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