Le Quotidien, 4 septembre 1883, mardi 4 septembre 1883
[" = ce , Ar Nema ee x sw] E QUOTIDIE JOURNAL DU SOIR.» \u2014 >< \u2014\u2014\u2014 MERCIER.& Om.BDITRURS-PROPRISTAIRES.| \u2014 MARDI, 4 SEPTEMBRE 1888.H PEUILLETON DO QUOTIDIEN Sans doute mais vous n\u2019en êtes pos à attendre le gain de votre journée comme tant d'autres ; vous devez avoir dé- ia de jolies économies.Enfin, si je permets de vons inviter à vous asseoir un instant près de moi, c'est que j'ai quelque chose à vous dire.\u2014Voustaves quelque chose à me dire ?fit la comtesse étonnée.entrant dans la loge.\u2014Odi.\u2014En ce cas je vous écoute dit la femme en s'asseyant.\u2014Ça s'est passé hier soir, c'est la mère Loloite la wurchande de vin qui m'a raconté la chose tout à l'heure.Je cros que ça pout vous intégesser, puisqu'il s'agit du cocher de la belle jeune fille qui est venue vous voir hier.\u2014Ah! fit la comtease cn tressaillant.\u2014Donc, voici la chose.reprit la concierga; pendant que le jolie demoiselle Causait avec vous, le cocher entra avec un de ses camarades chez la mère Lolotte pour boire un coup, his- toir de trinquer ensemble, puis.qu'ils n'out bu à eux deux qu'une seule bouteille, que la mère Lolotte leur à servie dans le petit cabinet, au fond de la boutique.Dour sûr 6: n'est pas deux verres de vin qui ont grisé le cocher ; pourtant il s'est endormi \u201comme une souche, la tête sur la table, et si bien qu'un coup de canon ne l'aurait pas réveillé.La mère Lolotte croit que sou camarade, pour lui faire Une farce, a mis quelque saleté dans son verre.\u2014Oh ! je comprends, je comprends, murmura la comtesse.\u2014L'individu ne s'attendait probablement point à voir le co- Cher s'endormir si vite et si bien continua la concierge, il doit être bien penaud,car il savait que la voiture ct le cheval était là, dane la ras attendant la demoiselle, qui ne devait pas tarder à venir.Quoi faire ?Il ne fit ni un ni deax, it prit le manteau et le chapeau du cocher.ya \u2018a dépense etalia prendre place du dormeur.De sorte que la demoiselle est montée dans se voiture sans ae douter que ce n'était pas sou cecher qui allait la conduire.\u2014Oh! le misérable, quelle sudace ! pensait la comtesew.| dire dans quel état était le pauvre cocher quand plus de deux heures apres, la more Lolotte est parvenue à ie réveiller.Vous toyez d'ict la drôle de tête qu'il à faite.Il parait qu'il était comme fou, un vrai diable déchainé : il seutait, trépignaitet s'arrachait les cheyoux de désespoir.Dame il y a de quoi.Quand ! dressa brusquement.ee i; = Oui, oui, répondit-elle, vous \u201cavez bien fait de me dire cela, 3 a : 0 3 23 ot jo vone en remercie.de - | \u2014Je plains le pauvre cocher, (Suite reprit la concierge ; vous devez \u2014Je n'ai pas besoin de vous, | connaître les parents de la demoiselle ; s'il vous est possible d'intercèdar pour le pauvre diable, vous ferez une bonne action.\u2014Oui, dit la comtesse, je ferai ca qui dépende:a de moi pour qu'il ne perde pas sa place.Elle se leva, salua la concierge par un mouvement de tite et remonta ches elle.A trois heares et demie de l'après-midi elle était habillée, | rête à sortir Ayant mis sa| ettre à la poste avant neuf, heures, elle avait calculé que mademoiselle Latrade la recevrait entre onze heures ot midi, | ot que si, comme elle l'espérait, \u2018 la jeune fille lui répondait iwm- médiatemont, elle aurait sa jettre avant quatre heures.Elle ne s'était fe trompée dans son cal-; cul.Bn effet, Un peu avant | quatre heures on frapps à «a porte.C'était la concierge qui loi epportait la réponse de mademoiselle Latrade.Dès qu'elle eut refermé la porte, elle s'empressa de déchirer l'enveloppe.Voici ce que lui écrivait la jeune fille.\u201c Chère et bonne Durand.\u201c Je vous excuse de tout mon | madame cœur ; j'aurais été, cependant, bien heureuse de vous revoir Vous êtes seuffrante, «t moi je suis triste, bien triste, pour ne pes dire désolée ! Je vous en prie, aussitôt que vous le pour- r\u2018#, veneZ nC Voir, \u201cJ'ai besoin d'entendre de douces, de consolantes paroles et de laisser voir mou chagrin a une amie sincere.\u201c Ah'on a bien raison de dire que la fortune ne fait pas le bonheur! * Bien des choses se sont passées depuis votre visite.Je ne me marie plas.Mais je ne venx pas vous en dire davau- tage aujourd'hui ; je vous expli- querat cela quand j'aurai le bonheur de vous voir.©\u201c Vous nie domandez l'adresse |de M.de Sansa, ll demeure \u2018ras de Grammont.ns.17.Mais {1} parait qu'il n'est pas à Paris en ce moment.Mon père vient de me dire qu'il est parti ce matin avec mon frère pour uu jour où deux.\u201c Sans le vouloir, M.le vi | comte de Sanzac m'a fait bien du mal \u201c Votre ancienne élève et amie | oi vous embrasse de cœur.* ADÈLE LATBADE.\u201d 1 i \u2014Ceci est assez singulier, dit la comtesse après favoir lu, |est-ce que lo fils de M.Latrade jserait le cowplice du vicomte ?La chose me parait tout a fait invraisemblable ; mais avec un misérable comme de Sauzac tou! ost possib'e.Bien qu'elle fut à peu près certaiue, d'après la lettre de ma- La comtesse sursauta et se re- | Se domestique croit qu'il revien- dra ce soir on dans [a nuit, mais pour repartir presque immédiatement pour Un certain temps, car il a donné l'ordre de lai préparer les diverses choses qu'il veut emporter.\u2014Merci, dit la comtesse.~Madame veut-elle me laisser son nom ?\u2014C'est inutile, répoudit-elle, je reviendrai demain matin de bonne heure.Elle sortit de la maison, paya sa voiture et se dirigea à pied vers le haut du boulevard Hassmaun.Blie voulait essayer de se faire renseigner exactement sar tout ce qui s'était passé depuis la veille.Pour cela elle comptait sur les époux Chaminon qui.dans maiutes circons- tauces s'était montrés très serviable pour elle.Cela lui coûtait beaucoup de reparaitre dans cette Inaison d'où sou maril'avait chassé quelques jours auparavant.Mais il s'agissait de sa fille; elle put surmonter sa fimidité et vaincre sa répugoance Profitant d'un momont ou elle ne vit personne dans la cour, elle se glissa furtivement daus la loge.Les Chaminon pousserent Une exclamation de surprise en re- connaissaut l'institatrice.J'ai appris que mademoiselle Aurore a disparu depuis hier soir, leur dit-elle; vous savez combien était grande men affection pour ma chère élève je n'ai pis besoin de vous dire que je partage la douleur de Met de madame Delorme.En me rappelant que vous avez toujours été bons pour moi, j'ai pensé que vous ne refuseriez pas de me dire ce que vous savez sur ce doulonréux évenement : voilà pourquoi je suis venue vous trouver.~1l uous 2 été absoiument recommandé de uous tsire, répondit ls femme: mais vous, wadame Durand, on vous con- nait, on peat avec vous débrider sa laugue.Qu'en dis-ta Chnmiuon / \u2014Tu sais bien que je suis toujours du meme avis que toi.\u2014-Alors dis ce que tu sais à madame l'institutrice.Chaminon ne se fit pas prier.Il étau évidemment hearsax de tiouver une occasion de faire admirer son éluquence.Il ra:onta à la comtesse.daus leurs plus légers détails, les scènes de la veille es celles du matin eu y ajoutaut ses observations personnelles.appuyées de longs commentaires.\u2014Depuis, acheva-t-il, M.Delorme n'est pas revenu ici.Bien certainement 1l s'est mis à ls re- cherchejde mademoiselle Aurore.Ah! j'ai bien pour qu'ou ue le retrouve pas facilement.Madame Delorme estinconsolable ; on ue l'a pas vue de la journée ; elle pleure tont le temps, enfermée dans sa chsmbre.Quant à Louis, il s'attend à recevoir son compte.M.Delorme lui à défendu de sortir sans sa permission.il n'ose plus se inoutrer, il ee J 16, CoTE DU Passaox, LEVIS, Battle Creek, Mieb, 31 janv.1879 Moveieurs, \u2014 Ayant souffert peodent plusiears aanées d'indigestion et débilité généraie, de l'avis de mon médesin je Bs dos Amers de Houbioo, et je dois dire qu'ils m'ont guéri presque immédisttement.Je suis content de pouvoir témoigaer en leur faveur, Tas, G.Ksox cKIDNEY-WORT Le gran ! remède pour lo rhimat.sme, Rots contest avec le gouvernement du Cae «ads at de Terrenouve pour le transport deg Valles Canadiennes et des Etats-Cnu 1883 Arrangements d'été 1888.CETTE LIGNE se compose des bo es pour toutes maladies do.prisseats Steamers es, for 2% dors ciagss suivants, is sar le e, ou Rognons, Foie et Intestins.| ble engin.Ils\u2019sont construit À compar.Nettoye le aysième da polson mordicaat Qu cause les douleurs torribles que les victimes seules da rhumatisme peuvent comprendre Des milliers de cas de la us mauvaise forme de oette terrible m a- adie vat été soulagés promptement, et à u pou de temps parfaitement guéris.Prix $l liquida ou sec veniu par tous les pharmacivas.Bec envo Welis, Bichadson & Cepar la molie.arlington, Vitiments étanche jours seulement ses méd:- cics l'ataient condamné et ui avaient dit Qu'ui devait moutir.\u201d + Hélas ! que c'est remarqueb.« 1\u2014Je veux ner où charcher aujourd'hai même pour mou pauvre George.\u2014Je ust que .c8 Moub.ons sont bana.\u201d Retraites.\u2014Le révérond Père Didier préchera la retraite des é dves du graud séminaire qui commence sameli pro- cha:n, Le mercredi snivaut, commencera la retraite des élèves du petit séminaire, avec le révérend Père Hendrick comme prédicsteur, Train \u2014Le diable était dans une muison de ia rue Riehmod, l'autre jour.M y avait betailie de femmes qui crai- cat pius de perdre ie goût du whis- ey que leur raisco.L'une d'elies vet aveogle.La polisc ies n Calmées.On eriait au meurtre.Une foule asses pom- breuse stationnnit & 14 porte, Biblothique du parlement.\u2014Le vomsmission nommée pour évaluer les pertes csusées à la bibriothèque de la légisiaturo, par l'incendie du 18 avril 1883, vient de décider qu'elles se mo0- taieot à 538,578.Colle qummission 66 composait de MM, Fauekhsr de Saint-Maurice, M.Pb.P., de Dr Aliles es de M.Dawson, li bruire et tiers-arbitre.Mort au pénitencier.\u2014On dit que Damour qui x été condsmoé à dix uns de péniteucier pour voi de svsbre, cet mort au péniteucier de Kaint-Viacent ! & de Paulli wouffruit depuis quelque temps d'un ramo inemcat du cervras, Militaire.\u2014 Le ieuteoant George V.Tessier, du 92 balaulon, a 616 promu au grade de capituioe, eu J.AP.D'Astvil oommÉ .ieutennnt, en tem- p'asement de Biouard Chinie, déu-# socnsire.RE La neige.~Cn dissis hièe, à Québee, Qu'il était tombé de la coige à ja Male \u2018| baie \u201cLa Mort aux Rate\u201d Pait disparaitre les raie, let Souris, les mulcts, les mosches, les fourmis, les pu.baisée, les potols, ivs chipmunks, les 20- phers.Prix : 16 ote.\u2014\u2014 A WP Pree FAITS DIVERS.\u2014Li est arrivé bier sept voiliers d\u2019E9- rope; deux ve reodent à Montréal.; La frégate américaine Fundalia est passée daos le post :ujourd'hoi, Elle visot de Montrésl et s'en va dans les provivors maritimes.\u2014D:puis in dernière lempêle, on De parle plus à Halifax que de Lâ:iments en détresse, Tous les vaisseaux qui arrivent en ont rencontré el raconteut que la tempête à séti sur ju côte avcc la pins gruade violence.Au Nord-Ouest \u2014L:s Sauvages de Battieford trouvent leu lois du Nord- Ouest bien gôcantes.Ii n'y x qu'une semaine qu'is sont iàet là polo: est déjà nilée deux fois ve mb er da leurs petites afFsires.L'un d'oux qui se don- pait le luxe de bittre sa fommen été condamné à on mois d'emprisounement aux travaux forcér.| Un autre possédait un cheval alteine d\u2019une maladie conts- gieuse, la po.ics 8 impitoysblement tué la bête jour empécher la propagation du mul.Cos libres enfants de ia vature né peuvent compreodre qu'il y uit des lois qui puissent enlever à un wari le druit de bairre os tendre moitié, et ewmn- pécher un bon citoyen de mooter uv | Chevai malade.C'est vraiment incom Préhensible.Variété \u2014Uo monsieur qui souffrait horriblument v'une dent, va ce la fire arracher cle an dentiste, qui lui propose du l\u2019endormir.\u2014Jameis, s'éerie ie patient ; j'aime mieux souffrir.Je v'aura:s qu'à ne pos me réveiller | \u2014Bref l'opération « lieu uvec Cru, mais sans chivrofurwe.La dent srrachée, ja victime Cause uo peu.\u2014Alors, ¢+ endort bien voire affaire ?\u2014Ub ! comp étement.\u2014Montriz-moi dove gu.\u2014Volontiers.> : : - | E: le mousteur respire et s'endort tranquillement.Entre littérateurs.\u2014Snis-tu, Mon pe tit, quand les hommes de taivnt pes vent cotrer à l'Ace dénie?\u2014Jainais, \u2014Si quelquet.s.TQuend bals ?\u2014Qaand les portes son: ouvartes, \u2014\u2014\u2014 VS NECRULUGIE.Hier matin, & Saiot-David de Laubre | rivière, cst décédé À l'âze de 4 ane, t ! Bureau de\u2018 la Commission des Chemins à Barrvères de la \u2014 - Rive Bud.Avis aux Contracteurs DES SOL MISSIONS cachetées ot endossées \u201c Noumi-sio3 pour pont sur la chaudière,\u201d vb adiessees au sous seront reçues jusqu\u2019à Jeudi, Je 13 Septimbre courant à deux hourss de l'après-midi, pour la cunsiruction d\u2019on pont en acier, Ou on fes sur ie Rivière Chaudière, près ge feuve St-Laurent dass le comw do vis.Les plans et levis pourront être oxami- nés ches le so utsignd, On ne s'engage pas à accepter ls plus basse ni aucune des soumissions.Le, BEGIN.Sec.(rds, 4 sept.1803.~10f On demande Une filie emgagice pour une famille privée.Gages $6.00 par mols.Lo lavage ost fait en debors de la maison S'adresser à cc BUREAU.Lévis, 4 sept 1883.\u2014 Uf On a besoin ! d'un jcude garçon de 13 à 15 ans pour | dis ribuer \u2018 Je Quotidien \u2018\u2019 Jans ia ville, | b'adrester au bureau de l'administration.Encan de beaux meubles, piano, etc, etc.wPan OCT.l EMIEUX sr Cu.Mercredi, 5 septembre A Ja residence de M Albert Marquette, {Quebec sud, depot du Grend-Tronc.| Nous avons reçu instruction de Mi Albert à arquet de vendre à sa résidnce, ; depot da Grand Tronc, Quebec sud : tout | l\u2019ameubiemert de sa residence contistant : en : LL Magnifique piano carré de 7$ octa | ves, in-trument supérieur, ameub,ement i de salon en neyes noir couvert en repp de , toie, table & cartes, et «de ceutre, elagère, | tapis Brussels, gravures, miroir, am
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