Le Quotidien, 1 avril 1886, jeudi 1 avril 1886
[" LL OU UNE FAIBLE DIGESTION, BUVEZ L'EAU ST- LÉON APRÈS CHAQUE REPAS ET AVANT DÉ- GINGRAS, LANGLOIS & Cie, QUÉBEC.20 février 1886.PBUILLETON DU QUOTIDIEN ter avril 1886 NOM FATAL TROISIÈME PARTIE X10 Ou adé lu télégraphier.\u2014It va te faire cherchor.\u2014Os ne me trouverù pas à A-nièr .\u2014 Mais ici ! Si on te surveillait ?\u2014Ta voie.Cost la concierge qui tu l'as die ?\u2014C'est la conicet;çe.\u2014Mais colle va lui #j prendre qu'elle t'a vue ?\u2014Noo, olie ne dira rien.Je l'ai pragée.\u2014~N'impurte\u2019 co n'est pas p: udent.Li ne (at plus revenir -\u2014Nun, c'est toi qui vieudra me voir.\u2014 Dès demain.\u2014Et prends garde qu'on t'espionce Qi'on te auivre \u2014Sais tranquille.Je tiens trop à no jas te pordre encore, ne ftv que desx fais par mois, pour ne pas prendre toutes Ice précaution.\u2014J'attendrai là-tas ma majorité puis, eomme je n'ai plus aucun espoir de vaincre l'obstination de mon père je lui ferai faire des sommations res poetueuses.Mais, au inoins, eo atten dant, je restera: à l'abri Et apres nous srons, l'un à l'autre, tus ids, nous aimant pour la vic, ct heu.eux Hi s'écria, born de lui.\u2014bDui, oui, bien hvureux.Elie dit on riant Ainsi.ce programme te plait ?\u2014Sil me plait ce programme qui \u2018a transforme: en paradis l'enfer duos lequel J'ai véca jusqu'alors ! \u2014Et tu en sticadras la réalisation avec patienve, sans uouveau désospoir.\u2014Ascune réalité ne prourru m'é vel ler de co rêve radioux.-Bica vrar ?Même ni l'on comme:- tait do pouivoiles iufumies.Ce Qui m'était plus neuvib.r que tit, c'était ton élulgnomeut, l'absence \u2018iv Lou es uouvelles de toi, Marots- Lait que je saurai où te presdre q'ie Je Lu Vestai tous lus juuts ! \u2014\u2014Tous les jours j0 l'attondear.~Toutes los infurtancs peuvent fmdre war mol.elles glisseront sans matteindre, Go a0 ta ne MC werns 16 ravie.ll» auraient causé longtemps ainai, toute la roit pent-être, ni Mile Aurélie n'avait frénehit lo renil do ln porte, Elle entsn en rrunt.Je voie, Paule, dit-elle, que le Temes no te semble pas long.La jenue fille re retourna, Eile dit à Octave, C'est Aurélie |agvie, dynt je t'ai patlé, uae wmiv dévoude, qui vellio *ur moi comme uno mère.Ustave eo leva Jui tendit ln min.~Je uo vous adroeca pas, dit-il un \u2018emorcivment banal.Vous m'êtes chère déjà pour l'amitié que vous te- moigné & Paule.\u2014Paule est ma tueilleure amie, répondit la jeune fille.Je n'avais au.CUB0 tuison de ne pas lui rendre service ot ne mérité pas de remerciement.Malheureusement j'ai Ineu d'enourir prochsinomoat sa disg:ace.Paulo in regurds.\u2014Ma disgrice ?.\u2014L'heure / I n'est pus tord.sé - cris la joune fille.\u2014Minuit va sonner.Minuit ?_ - \u2014Toas sutant, mademolselle.\u2018Et Dous nd piiivons pas manquer le train -de minuit, ; \u2014Déjs ! murmure Paule absuurdio, me EE © KE Q Dane les ruse, on offer, l'éclat des \u2014lvi?H ot venu trois foia déjà, j { pa lumières s'affaibliguait, .Le murmure devenait plus sued, les cris ot les fusées plus rates.On tgolait commo un assoun meat w'étendre sur l'avenue, \u2014-Mile Aurélie 8 raiceu, dit, Ootave, il faut nous séparer, : \u2014-Mais nous nous vervogs demain.Ello se tourus vers sou amis, \u2014 II peut venir.\u2014Coriainement, le soir, après les classes.Nous pourrons sous promener tous les trois.Mais nous n'avons plus de temps à purdre, D.tes-vous Adieu et partons ! Octave ne chercha pus à la retenir.| LU no la croyait pas en sûreté chez ui.LU tremblaut à chaque porte qu'il ontendait s'ouvrir, à chaque pas qui vésonnait dans l'eucalior, \u2014Oui, oui, dit-il, il faut partir.A demain ! Ils se dounèrunt une dernière .4 suivre) \u201c CT an , JEUDI, ler AVRIL 1886 PENTA \u2014 CHAPITRE Il De L'AUBERGE DE LA SALAMANDRE À L'ILE DE LA Tonrus.== \u2014Je vous remercie, monsiour.2 \u2014Un conseil encore qui pourra vous être utile : déflez-vous du boucanier Betle-Tête, Æ-\u2014 Mon Dieu! monsieur, comment pouvez-vous être si bien formé ?\u2014L'avis no vient pas de moi, mais d'un de vos nouveaux amis, d'un homme qui cet digne de l'être.du fa- moux flibustier Montbars, un genti!- Lomme comme vous et dont j'ai eu l'honneur comme vous de rediger l'engagoment.Si maintenant il vous plait de passer à la caisse, vous allez être immiédiatement soldé, Raoul remercis de nouveau, salua et passant dans un bureau voisin, reçu son argent contre quittance.© prix de trois années de su vie tenait dans sa main.il lui semblait que cet argent le bralsit.En quittant le comptoir de 1a Compagnie, i' se dirigea vers l'antique thapelle de Notre-Dame-de-G:âce, entra dans la nef en ce moment à pou rès deserte, r'agenouilla sur los dales au pied de l'autel de ls Vierge et pria longtempe, après quoi, s'appre- chart d'ur troncsur lequel était écrit : tronc pour les messes à l'intention du donataire, il y versa la moitié de la somme qu'il avait r.çue et l'autre moi- Lié daus lo trono pour les pauvres.Une heure plus tard.il rentra dans l'auderge de la Salamandre cu le ta Page conticusit avec l'orgie, mais ou, eu l'abuence de son [ère qui lai avait recommandé particulièrement le gen tilhomme comme intime ami de l'illustre Montbars.la belle Suzstte, grande admiratrice du flibastier, lo conduisit aussitôt à une chambre retirée donnant aur le port ct où était déjà Préparé pour Raoul un de cos grands lits à colonnes gupp>rtant un dais de serge verte que l'on appelle aujourd'hui ua lit à la Logis XIV.\u2014C'est notre plus belle chambre, lai dit-elle, et vous v serez à l'abri du bruit que font on bas tous ces irrognes d'ongagés dont, Dieu merci! le \u2018Saint-Jean\u2019 vous débarramera demain matin,à cit:q heures,au moment dela haute mar/e.M.Montbars a couché ici lors du son arrivée des Lies et y aurait couché encre s'it n'était parti avec son vilain compagnes pour Dudkerque où 1is vont s'embar- quar.Voici une table sur laquelle on vozs sorvira à diner dès que vous le désirerez ot où vous trouverez tout ce ail vous fant pour écrire.Si vous : désirez quelque chose, lirez ce cor dou et mon père ou moi monterons DUssitût.\u2014Pour le momer.t, je n'ai besoin de rica, ma lemoiselle, d'ailleurs rous êtes tellement occupte que\u2026 | \u2014Ub* mon genti:h nme, ne craignez pus de mie déranger, M.\u2018 Moiitbar- vous à recommandé à man père ca partaat, et pour lui, il n'es: rien que nous ne a yous heureux de fuire.Raoul n'était pas d'humeur à pla.- fanter .cette declaration de Suzette ! te fit sourire cependant, à ls punsée que si don aventurr, avec Beile-Tête lui avait suscité ua ennemi acharmé, elle lui avait procaré en retour un protecteur doat l'hunreuse influence commençait déjà à = faire sentir pur.tout où 11 se présentait, Alors n'ayant plus rien à faire du reste de la jru:née, il profits de ses loisirs nour écrite à M.d'Artagnao, capitaine de la c qu je des mous.quetsires rouges de Su Majesté, une lettre de remerciements dans laquelle, mus entrer duns d'autres détails, il lus parlait de fa rencontre qu'il avait faite au Havre-debirdce du capitaine Monbars.Confiunt comme l'est un jeune homme.it fon-tait la réussito de ses projets, de sincères espérauces sur l'intérêt que semblait lui porter déjà l'ennemi to plus retoutable et te plus rodouté des Espagnols hâbitune les ! grandes ot les petites Antilles, théâtre | da rapt de sa fiaocée et où probuble- ment se chère Lévnore était retenue par ses ravimeurs, Cos ocouputioan suivies d'ua frugal diner auquel assista l'hôtelier to conduisirent à la nuit, de colle surte qu'u- rds une longue conversation avec ves le borgne, qui persistail à le re.gardor comme ua grand personnage se cachant sous le plus atrist incogni- te, il n'eut plus qu'à 6 coucher dans | quels ne (rouvaient plusieurs buuca- | * La plus sévère discipline succéda à , 0 uy Raoul dormit peu, et quaat, à la pain- te du jour, l'hôvelier entra sur la poiate des pieds pour I'éveiller sins qu'il es avait regu l'ordre, celai-ci fut tout étonné de le trouver déjà debout.La manière généreuse dont le che valier puya la note exagérée que lui réseuta Yves, achova de persuader | \u2018aubergiste que si Raoul tenait à assister au départ don engagés, c'était pur caprice de la part de ce seigneur dont l'eæbarquement auquel il assista ne suffit pus pour te détromper.\u2014Sois sûr qu'il n'ira pas plus loin dit-il à aa fille quelques jours en rper, toutau plus il reviendra par un autre; ces geüs puissants ont des idése comte cela, c'ost un caprice, pas autre chose qu'un caprice, Le moment était cependant mal choisi pour faire une promenade de plaisivdans cos parages ; des croiseurs Auglais, car dopuis quelques mois la Fiance était en guerre avec l'Angleterre, couraivnt sus aux navires de notre marine marchaode dout il était nécessaire do faire conroyer les transports par de vaisseaux de guerre.Ce ne fut donc pas le \u201cSaint-Jean\u201d seui qui, lo 22° juin, appareilla pour les Antilles, mais une vérituble flotte composée de vingt-deux vaisseaux, les us apparteusat aux Hollandais, alors nos allids, les autres à lu compagnie en destioation du du Sénégal, des Antilles, ou de \u2018Terre- Neure, et que le chevalier de Sourdis commandast «l'Hermionc de trente- six canvas, avait ordre d\u2019esco:ter jusqu'au sortir de la Manche où quelque jours auparavant avait été signalée la présence de quatre frégates an- Sinise, Les autres vaissesux.quoique moins redoutables que\u201c\u201cl'Hermione, \u2018étaient pourvus d'artillerie et commasdé par des tmarius capables l'opposer à l\u2019en- vemi une furte résisteace.Aucuu navire ennemi ne fut du re-te aperçu dans le détroit sauf une corvette qui, up:ès avoir couru quel- ues bordées à trois ou quatre poi tés \u20ac canon, vira de bord et disparut à l'horizon.Si bien que le convoi n'ayant à lutter que contre les écucils et les courants parce qu\u2019il serrait de près la ev:e frauçaise, parvint heareu- eement au raz de Fonteueau, qu'il franchit sans accident.Peu aprè- 1a flotto se divisa ea plusieurs groupes dont ~hacun suit sa divection : l'Hermioune reprit ls route de France pendant que te \u201c Saint- Jean\u201d avec six autres vaisseaux de la cumpagnie continuait sa route vers les Antilles.Quelques jours après le navire de la compagnie arrivait à la pointe du cap Finistère en Purtugal ; une tem- Jête l'y assaillit, Quaraote-hai: heures durant le vent souffl sut avec uce effroyabie tu- rio von seulement causa de graves avaties à la flxto, mais la dispersa si Luen que le navire monté par Raoul demoura eeul, avec un mit cas par la tempêto et de tells avaries daus | ~03 gréement qu'il aurait icfuiilible- ment péri si, dans le danger extré me, lo nouvel engagé, pronane ia plu- ce du capitaine Vincent blessé à la tê:e par la chute d\u2019uue vurgne, ne Fent sauvé à force d'énergie et de talent.Cette notion d'éclat mit ivil- mont ea tulicf le coura,e et la capacité du Jeune homme, jusque-là confondu uvec la foule des passagers parmi les- niers, quo lo capitaine étant vonu à mourir lus motelots, d'uccord aveo leurs lieutenant, le forcérent à preu- dre le commandement pour lo reste du trajet.; ; Bien goe le mauvais état du*-Jaint | Juan reudit vette position plus péril- ; leusc encore qu hunorable et que le nouveau commandant ne dût moins en débarquaat redevenir simple engagé vi dire vendu comme tol, Raoul so vit coatraint] d'acvepier ; mais il ne le fit quid In condition que l'équipage lui obdirait quoi qu'il vom.| mnuudét où que pereonue n'aurait à | disouter ses Ordres, quille à le faire passer devant les tribuoaax aux Aotilles et condamuer séveremunt s'il avait abusé de son pouvoir.Matelots et passagers jurèrent tout eu qu'il voulut.; ; À partir de co moment il devint ; uu autre homme.i + un reléchement qui aurait pu.avoir | des conmiqueuces fatales.Quulques boucuniers qui auparavant purluieut en maitres -e virent obligés de plier comme les autree.iront velques mécontents se permiront de faurtaurer et l'ua d'eux.Bras-de Fur ve charges méme de présenter leur altimatum au nouveau com mag- le lit moelleux préparé pour lui par ; dant.les soins de Susette.(A continuer) 18, 14, 16 et 18, COTE DU PASSAGE, LEVIS 7 i\" HOPS WRITS MTL.ésultat un député qui, à la vérité s'est engagé à com battre les ministres d'une registre re on il ne meitia pas le pied, mais qui d\u2019un autre côté, devient membre d'au pastementfou il favori-er à efica- cement l'agiotage.la spé \u2018ulasion travaillera djpec:elgent es efficutement à imposer Je mauvaises lois, X ept-co pas Avec quelques variau- tes co qui viens de sv passer dans Drummond et Arthabasks, Ua à lais- ace de cùté les guranties de drait of foudamenta'es qui étaient en faveur de M.Préfontaine pur leur sutotituer ure garantie jartcalière sur la ques tivo Rel ét :00 à eu pour résultat l'élecuus du candidat de la Patrie.Quelque reproche que l'un paise fai- red M.Préfoatsine il D'eu est pas moios vrai que c'est l'intes vention de Ia question téJérale qui à amène le dé- taice au bévéfice d'uv boaume pins ow moins s.ucèrement hostile aa cabinet falérai sur la question Rel mois qui en tous cas.ira pratiquement faire de in politique liberals à Québesque M.Beasgrand de la Patrie + présente aux prochaines clou tons provipcidies Ji eat d'accord avec D £ter tard eur la question Rel; # abode ans sou sens sur ia question rrajérale que metre ¢af.ce prétend
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