Le Quotidien, 26 octobre 1934, vendredi 26 octobre 1934
[" ACADEME pg MUSIQUE Mercredi à Vendredi \u201cWHEELS OF DESTINY \u201d \u2014 &ves \u2014 KEN MAYNARD LA CIE DE PUBLICATION DE LEVIS, Prop.Quebec ne connut jamais plus horrible tragedie Rosaire Bilodeau avant de se rendre au bureau de Poste de Québec où il tua M.Octave Fiset et blessa gravement le maître de poste, M.Morin, et le chef-facteur, Mcours de l\u2019après-midi, tué ses deux soeurs, ainsi que ses deux neveux et sa nièce.\u2014 Bilodeau est Âgé de 45 ans, c\u2019est un ancien soldat, il fut facteur à Québec de 1926 à 1932.\u2014 A 3 heures 20 Bilodeau arriva au bureau de M, Morin, le maître de Poste et demanda à le voir.Il attendit quelques minutes.A 3.30 heures, M.Morin l'ayant fait entrer, il lui demanda de faire venir M.N.Santerre, gurinten- dant de la livraison.MM.Jolicoeur, facteur senior et M.Oscar Fiset, surintendant des facteurs.M.Sunterre étant absent, seuls se préventérent MM.Jolicoeur et Fiset.À leur arrivée dans le bureau de M.Morin, Bilodeau se le va de son siège près de M.Morin, et vint se placer en face de lui à droite de MM.Jolicoeur et Fiset.M.Morin était assis À son bureau.Sans dire un mot, Bilodeau sortit de la poche de son paletot un pistolet de gros calibre et fit feu wu rFiset qui s\u2019écroula frappé à la tête.Bilodeau me tourna alors vers Morin et lui tira un coup qui l'atteignit à la mâchoire, puis après avoir abattu Jolicoeur près de la porte, il tira deux autres coups qui attignirent Morin qui était rendu à la porte et eut encore la force de faire quelques pas pour s'écraser dans l\u2019antichambre, en criant à son messager de tenir la porte solidement fermée.On avertit la police et cinq minutes plus tard le constable arrêtait Bilodéau qui ne fit aucune résistance et fut amené au poste de police de l'Hôtel de Ville où il fut mis au cachot.10.00 Récital d'orgue Une fois Bilodeau arrêté et amené, les employés accoururent au secours de ses victimes, qui furent transportés à l\u2019Hôtel- Dieu après avoir reçu les pre miers soins des docteurs Laliberté et Poliquin et avoir été amis tées l'abbé Boutin, A l'Hôtel-Dieu, les médecins s'empressent auprès des blessés.M.le docteur Charles Vézina, chi- rurgien-en-chef, M.le docteur Euclide Faucher et M.le docteur! quiéta de ce qui pouvait être ar Arthur Bédard sont les premigrs rivé à ses enfants et ses belles rendus.On annonce que M.Fiset & peu de chances de survivre; il mourut quelques minutes plus! tard.Une balle qui a pénétré au- Jolicoeur, avait, dans le dessus de l'oeil gauche lui a frae turé le crâne.Un premier examen révèle que M.Morin a été atteint en troia endroits différents à la mâchoire, à gauche et À droite de l\u2019abdomen.M.Jolicoeur a en le corps traversé d'une balle qui a\u2019est logée à deux pouces en bas du coeur.Tous deux sont dans un état grave.Dans son enquête au bureau de M, Morin, la police trouva le revolver de Bilodeau sur le pupitre.Le détective Roussin cons tata que le magasin contient huit cartouches vides, L'arme dont c'est servi le mourtrier est un Maüser, calibre 32, C\u2019est un pistolet de marque allemande.Les policiers qui ont exantiné l'arme ant déclaré qu\u2019il est d\u2019un modèle assez récent, Voici maintenant le compte rendu des tragiques exploits ec- complis par le meurtrier dans sa journée d\u2019hier.11 loua une automobile dans la matinée et se rendit up peu plus tard chez ses deux soeurs, mesdemoiselles Rosali et Marie Bilodeau, âgées respectivement de 62 et 63 ans, domiciliées au No 3 Chemin de la Canardière.Les demoiselles Bilodeau avaient comme voisin M.J.-E.8.Gauvin dont l'épouse est morte il y a quelques anes, demeurait avec sa fille Yvette, Agée de 21 ans, et sen deux fils, Gaston et Ferpand, âgés respectivement de 20 et 18 uns, Je second travaillait à l\u2019é- picrie Laverdière.Vers 11 heures 30 il demanda à aon patron s\u2019il pouvait aller en ville avec son oncle.M Laverdière ne le revit pas.Vers une heure et demie Rosaire Bilodeau partait donc en auto en compagnie de ses deux soeurs, sa nièce et ses deux neveux, Il les avait invités À faire une promenade sur la route de Laval.Du groupe de aix il devait être le seul à revenir, M.Gauvin ayant appris la tra- pédie du bureau de poste, «'in- socurs qui étaient partis avec Bilodeau et n'étaient pas revenus.Il se rendit à l\u2019Hôtel de Vil- Suite à la page 4 PE L.hon.Lioyd que le maréchal Haig remplir la tâche qui lui fut confiée.être au début de l'année 1918.Mais on n'avait aucun remplaçant convenable.Londres, 26.\u2014 Dans le quatrième volume de ses mémoires, qui doit \u2018paraître aujourd\u2019hui, le très hongrable ministre durant la Grande-Guerre dit que feu le feld-maréehal Haig aurait dû être démis de son poste de commandant en chef dès forces anglaises au début de 1918, mais que l'on n\u2019avait alors sous la main aucun remplaçant convenable.L'auteur apprécie hautement le général Jan Smuts, le grand soldat et homme d'Etat de l\u2019A- frique-Sud, et il loue également \u201cle bon sens\u201d du premier ministre du Canada durant la guerre, Sir Robert Laird Bordengorge sert une degelee au gen.Haig Le premier-ministre anglais, durant la guerre, dit G n\u2019était pas qualifié pour Il aurait dû Mais M.Lloyd George déclare que le géuéral Haig n\u2019était pas qualifié pour sa tâche gigantes que.Après avoir dit que le meilleur moyen d'éviter la répétition d'erreurs militaires qui avaient épuisé les forces et le moral des alliés avant 1918 aurait été de voupédier Haig, l\u2019auteur écrit: \u201cMais il est pénible de dire que parmi les chefs militaires vi- aibles aucun n\u2019aurait fait mieux.Haig fut un bon commandant de corps d'armée.Il fit bien dans les Léopold Samson Ce matin, à $ heures, en l'église Lauzon, ont eu lieu, au mi- parents et amis, les imposantes lieu d'un nombreux concours de funérailles de feu [éopold Samson.fils de M.Arthur Samson.Le convoi funèbre À quitté la résidence mortuaire, No 28 rue Ste-Marie pour l\u2019église Lauzon.M.Vincent Murphy portait la croix, MM.Robert Carrier, Thomas Guay, Lucien Guay, Mario Brousseau portait la dépouille mortelle, Le deuil était conduit par le père du défunt, M.Arthur Samson ,son Grand'père, M.David Carrier; sum frère, M.Julien Samson; ses oncles: Achille Sans- chagrinJoseph Guay, Emile Garant, Antonio Samson, de Mont réal, Joseph Carrier, Buckland, Lionel Demers, Joscph-Ernest Guay, Antonio, Paul-Emile, Le Philippe, Jean-Marie, Joseph, Er nest et David Carrier, Roméo Samson, Montréal, Donat Samson, Odina Tardif, Montréal; ses cou- sing: Cyrille Samson, Louis et Henri Carrier, Donat Samson, Montréal, P.-Emile, Paul et José Samson, Lucien Guay, Art.Bou tin, Mare Carrier, Charles-Henri, Maurice, Jean-Paul, Albérie et Yves Guay, Mrac-André Carrier.Dans le cortège funèbre on remarquait: Les Rév.Frères du Collèfe Lauzon avec leura élèves, les Drs A.V.Roy, Maurice Roy.Ph.Guay, Joseph Leblond, MM.Robert Boucher, A.Isabel, Alph.Briand, Philéas Carrier, Omer Carrier, Aurel Robitaille, Alexandre Bussière, William Samson, Pierre Carrier, Fortunat Bernier, Albert Nadeau, Arthur Longchamp, H.8amson, J.Blouin, I.Bourget, H.Bernard, J.-B.Rernard, C.Gonthier, D.Carrier, Achille Leblond, W.Pelchat.J.Guay, G.Leclerd, P.11.Murphy, H.Texier, J.D.Camiré J.Thibault, Maurice Beaudoin, G.Boucher, G.Bernard, Arthur Samson, Maurice Roy, Arthur Leblond, E.Nadeau, A.Lebland, JT.Isabelle, G.Cusson, J.-A.Hallé, Edmond Dubé Odilon Samson, J.Vézina, J.Pageau P.II.Ruel, Adjutor Bissonnette, Philippe Carrier, Gaudione Bérubé, Marcellin Boiavert, H.Beaulieu, Jos.Dumas, Philippe Morin, A.Lévesque, J.I.Martineau.A l\u2019église, la levée du corps fut faite par le Rév, Père Leprohon, et le service funèbre fut chanté par M.le curé H.Bernier.Dana le choeur, an remarquait : les Révs Frères Pauxé, directeur, Bourdeau, Levert, Caron, Ber nard, du Collège de Lauzon.Des aolis ont été rendus par Mlle Jeanne-D\u2019Are Faucher, Lévis, \u201cBeau Ciel\u201d M.\u2018Alexandre Rancourt, \u201cO Salutaris\u201d: M.Joseph Bourassa, \u201cRequiem\u201d: Alfred Quay, \u2018\u2018Miserere mini\u201d; M.Henri Bernier touchait l'orgue.Les restes mortels ont été re conduits, après la cérémonie funèbre, au Cimetidre Lauzon, où Îls ont été inhumés dans fn lot de Ia famille.\"Le Quotidien\u201d réitère À la famille en deuil l'expression de nes plue vives sympathies.Lea funérailles étaient sous la direction de M.J.-P.Thibault.CHARRETIERS.ENTREPRENEURS aux ET AUTRER 'R_L'ENLEVEMENT DE LA NFIGE A POUR VISE LAVZON ET RAINT-ROMUALD Cu recevrs des pouminsions, que formules imprimées à cette fin, pour l'entévement de le iwige dana dm rue od fe (rameny rireule, dernidres phases de la campagne de 1918 \u2014 sous Foch \u2014 mais je! n'ai jamais rencontré un homme de rang aussi élevé qui me pardt\u2019 dénué d'imagination\u201d.\u2018outen len moumimeone devtont être déposéen Ahui au 31 netobre 1904.\u2018 La Compagnie ne n'enange à accepter ni la plus hase ni In pile haute den aremiesions, re prncurer des formules anprunées 4 toutes autres Informations on devra a'adrrener eux bureaux de la Levin Tramways Company, 138.Rue Commerciale, Lévis.H.EB WEYMAN, Vice-Président ot Gérant- Levis Tramways Company.Funérailles de M, Mort de M.Fiset une victime de la tragédie d'hier Le regretté défunt s'était gagné l'amitié et la confiance de tous les employés des Postes à bec.M.Fiset est né à l'Ancien- ne-Lorette, il y a 60 ans.I ful pendant 38 ans à l'hôtel des Postes.' od La wort trugique de M.A.-Oc- tave Fiset, que Québec a apprise avee une si vive émotioy enldve à vette ville un citoyen avantageusement connu et très estimé.À l'Hôtel c}'u Postes, tout partilière, ment, où M.Flaet occupait lu charge importante de vhef de la livraison postale pour la ville, la nouvelle de ce drame a causé un chagrin indicible parmi les amis et lex compagnons de la victime.Notre regretté concitoyen était entré au service des Postes il y a 48 ans, comme faefeur.11 8 gra vi tous lex échelons qui l'ont conduit à la tête du service de livraison.Chacune je ces promotions lui fut cle pour ses mérites et la confifince que tous avaient en lui.M.Firet était âgé de 60 ans.Il avait célébré sou soixantième anniversaire de nais sance le 20 mai dernier, M.Fixet Igisse pour le pleurer une famille très estimée.Lui survivent aon épouse, Mme Fiset, née Emérentienne Bertrand; six fils: M.René Fiset, M.le Dr Robert Fiset, surintendant de l'Hôpital de Ste-Anne de Beaupré et chirurgien à l'Hôpital de la Baie Saint-Paul, MM.Gérard, Donat, Rosaire et Armand Fiset; trois filles: Mme Dr Lucien Petitclere (Gilberte Fiset) et Miles Marie et Cécile Fiset.Le défunt était le frère de M.Alfred Fiset, de l'Ancienne Lorette, de M.Paul Fiset: fonetionnaire civique; de Mmes Joseph Beaumont, Cyprien Drolet et Onésime Gauvin; il était aussi le demifrère de feu le Dr Michel Fiset, ancien échevin de cette ville, dont le souvenir est demeuré si vivace, M.Fiset était né à l'Ancienne Lorette, du mariage de Joseph Murphy\u2014\u2014premseme Le Dr.Condon identifie - Hauptmann Oelui qui servit d'intermédiaine lors du rapt du bébé Lindberg est convainon que c'est bien à Bruno Hauptmann qu'il remit 1a rangon de $50,000.Le Dr Condon s'est prononcé rapidement, après une confrontation dramatique avee Hauptmann.Condon à vp le prévenu et lui a parlé pendant une heure et dix minutes; il à tâché autant que possible de se servir des m& mes phrases que lors de sa con- vrsation avec le mystérieux \u201cJohn\u201d dans le cimetière 8.Raymond au Bronx, il y à deux ans.Tl est maintenant convaincu que \u201cJohn\u201d et Hauptmann ne sont qu'une seule et même per sonne.; ! Il répéta les mêmes phrases plusieurs foin devant Hauptmann jusqu\u2019à ce qu\u2019il fût bien sûr qu\u2019il ne se trompait pas.Cette entrevue eut lieu hier, après qu'Hauptmann fat ramené der non coupable.Condan demandant toutefois au procureur général Wilene de garder le se- eret jusqu'à aujourd'hui.Sa visite fut une surprise pour tout le jaidéré jnsqu'ioi comme un témoin monde, car on ne l'avait pas con- de première Importancede la Cour, où il venait de plai-le de ses plus vives sympathies, ENOOURAGES LE JOURNAL LOCAL attrait LATE 1 LE QUOTIDIEN = LEVIS, VENDRED;, LE 26 OCTOBRE 1934 ES A StS Wom \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Funérailles de M.| | | Napoléon Pelchat Cet avant-midi, à 9 heures, ont eu lieu, à Notre-Dame de l
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.