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Le droit
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  • Ottawa :[Le droit],1913-
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  • Journaux
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quotidien
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Le droit, 2008-11-22, Collections de BAnQ.

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[" OTTAWA-GATINEAU WWW.CYBERPRESSE.CA ÉDITION WEEK-END DES 22 ET 23 NOVEMBRE 2008 Philippe Scrive Ken Follet: l\u2019architecte des mots - A4 un artiste fait chevalier - A14 LeDroit ECONOMIE -A35 TOURISME -A29 CARRIÈRES-A37 fc.titA bU 0AÎ| f&A&IA&l ÜA $A e)A £)A |A 0IA &AëA l.W'^>: Yi\\4ffl ü^'.ia ÜV # L^É ¦ * \t A2 ARTS & SPECTACLES LE DROIT, ÉDITION WEEK-END DES 22 ET 23 NOVEMBRE 2008 ARTS D\u2019ŒUVRES VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com La culture à labattoir Ottawa coupera dans la culture.Voilà qui donne une impression de déjà entendu.Après le fédéral, c\u2019est au tour de la Ville d\u2019Ottawa de vouloir sabrer dans le domaine culturel et patrimonial: 4,1 millions!, soitl\u2019équiva-lent de 54 % de la contribution de la municipalité au financement du secteur.Les festivals, du Festival franco-ontarien (FFO) au Bluesfest, ne recevraient plus un sou.Et dire que la capitale nationale, l\u2019une des quatre plus grosses villes au pays, trône au dernier rang pour ce qui est du montant investi par habitant pour le soutien des arts et de la culture, avec un maigre 4,24$! Dans une ville où existent de grandes institutions nationales \u2014 le Centre national des arts, les Musées des beaux-arts, des Civilisations et de la Guerre, entre autres \u2014 il est facile d\u2019oublier que des créateurs de tous les horizons, comédiens, danseurs, artistes visuels et autres, mais aussi des gens voulant préserver un patrimoine, une identité qui leur est propre, travaillent d\u2019arrache-pied.Il est trop facile d\u2019oublier que, dans l\u2019ombre de ces institutions, existent La Nouvelle Scène (qui regroupe les quatre théâtres francophones d\u2019Ottawa), la Cour des arts (qui sert de toit à de nombreuses troupes, dont le Groupe Lab de danse), le Muséo-parc de Vanier et plusieurs autres centres artistiques et patrimoniaux qui survivent, parfois tant bien que mal.Il est vraiment trop facile d\u2019oublier que ces plus petits centres de diffusion culturelle s\u2019avèrent des lieux de rassemblement importants, essentiels à une ville, parce qu\u2019ils sont ancrés dans A05 CINÉMA Entrevues avec Claude Legault et Guy Jodoin, pour Volt par Valérie Lessard A06 CRITIQUES CINÉMA Twilight et Volt(A9) par Normand Provencher A10 DISQUES Tracy Chapman, Buffy Sainte-Marie, K-Maro, Gage, Burton Cummings, le coffret Legacy: volume i, de The Jeff leur communauté et la définissent en lui donnant toute sa palette de couleurs; parce qu\u2019ils permettent aux artistes de faire valoir leur talent dans leur ville, parmi les leurs; et parce qu\u2019ils donnent un sens d\u2019appartenance aux gens qui les visitent ou y œuvrent comme bénévoles.Et que dire des festivals, de leurs retombées économiques pour la région, de la visibilité qu\u2019ils offrent à Ottawa?Quand Patrick Bruel débarque au FFO, quand Van Morrison s\u2019amène au Bluesfest ou quand Pink Martini se pointe au Festival international de jazz, c\u2019est tout le monde, des organisateurs aux amateurs, en passant par les hôteliers et les restaurateurs, qui en bénéficient.Le Conference Board du Canada a d\u2019ailleurs démontré que chaque dollar investi en culture rapporte 3,15$ en impôts et en taxes, et entre 11$ et 20$ en retombées économiques dans une région.J\u2019ai l\u2019impression de me répéter, mais rappelons un fait: le financement des divers paliers est intimement lié.Si la Ville sabre, bien des projets ne pourront obtenir ensuite le soutien financier du provincial ou du fédéral pour voir le jour, et vice-versa.C\u2019est peut-être là ce qui inquiète le plus les intervenants du milieu, qui se sont mobilisés cette semaine.Cette fois, les compressions proposées les touchent de très près, voire menacent leur survie.Leur sort est dans les mains de leurs concitoyens, qui devront manifester haut et fort leur attachement à leur culture, sous toutes ses formes, pour convaincre les élus de ne pas l\u2019envoyer à l\u2019abattoir, le 5 décembre prochain.Healey Band et Lynda Lemay par l'équipe des arts Al; LIVRES Entretien avec Claire Boulé, Stéfane Cloutier et Marjolaine Beauchamp, à la veille du lancement du collectif Ce qui reste en nous et critique de La Traversée de la ville, de Michel Tremblay (A13) par Marthe Lemery et Geneviève Turcot A16 CALENDRIER À LIRE CETTE SEMAINE L\u2019ÉQUIPE DES ARTS & SPECTACLES CHEF DE SECTION Valérie Lessard JOURNALISTES Marc André Joanisse Geneviève Turcot Marthe Lemery COLLABORATION Claude Bouchard Guy Badeaux GRAPHISTE Maude Morisette SECRÉTAIRE Sylvie Bouchard Le monde de Babine : FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste Le Nouvelliste a fouillé les légendes de Fred Pellerin pour extraire la description de certains des personnages principaux faite par l'auteur et a demandé aux comédiens qui les incarnent de nous donner leur vision.Babine «Quand le visage de ce bébé-là apparut au village, ça consterna d\u2019une commotion tant il était let-te.Les gens s\u2019approchaient pour le voir et se décevoir.Et je ne vous parle pas d\u2019une laideur qui déclenche le « c\u2019est-plate-pour-lui», mais plutôt de celle qui engendre le «c\u2019est-l\u2019fun-pour-nous-autres».Et à l\u2019âge où les enfants mènent du train, celui-là passait sans bruit.De cet en- fant observateur au sourire permanent ne sortait jamais aucun son.» Fred Pellerin, Il faut prendre le taureau par les contes «Il y a une candeur chez Babine.Il y a le handicap intellectuel en partant, bien sûr, mais le vecteur principal, c\u2019était la candeur et la naïveté du personnage.Il y a quelque chose de très au jour le jour avec lui.Même s\u2019il vit des drames qui auraient suscité de la rancœur chez d\u2019autres personnes, lui ne garde rien; il passe à autre chose.Il a une confiance en l\u2019être humain et dans les autres.Il y a là de vraies leçons de vie pour nous tous là-dedans.Parfois, c\u2019est à se demander qui est le plus normal, de lui ou de nous, finalement.» Vincent-Guillaume Otis Méo le coiffeur «Méo, le barbier de Saint-Élie-de-Caxton.Comme on en trouvait partout en ce temps où chaque village frôlait l\u2019autosuffisan-ce et offrait mille métiers aux mille misères de ses habitants.Méo s\u2019inscrivait parmi ceux-là dont le talent nourrissait l\u2019échange vital.On le demandait pour un tour d\u2019oreille, et il vous coupait le cheveu en quatre sur le sens de la longueur.Il barbait, chevelait et poilait au gré des pousses.Il s\u2019attaquait aux frisures et rosettes de tout acabit.La dextérité des ciseaux à Méo était menaçante à tout poil.En pourcentage, Méo aura décoifféeau-coup plus qu\u2019il n\u2019aura coiffé.» Des personnages plus humains MARCANDRÉ JOANISSE___________ majoanisse@ledroit.com Il y tenait absolument.Bien avant d\u2019entamer le tournage du film, Fred Pellerin et le réalisateur, Luc Picard, en avaient convenu : la toute première de Babine allait être présentée à l\u2019intérieur de l\u2019église de Saint-Élie-de-Caxton.Promesse tenue, un certain mercredi soir, et 750 personnes ont accepté l\u2019invitation.Si, 750 personnes.Le village compte à peu près 1500 habitants.«Tout le monde était là, a admis Fred Pellerin au lendemain du grand soir.C\u2019était fou, mais c\u2019était beau.Je n\u2019ai jamais ressenti une telle charge émotive.Le monsieur qui a gardé Babine pendant une trentaine d\u2019années était du groupe.Il s\u2019est passé plein de choses durant cette soirée.Le jubé où on avait installé le projecteur est descendu d\u2019un pouce.» Babine, c\u2019est le fou du village et aussi le personnage principal du film, écrit et scénarisé par le cé- lèbre conteur.« Je voulais absolument obtenir l\u2019approbation de la population et je l\u2019ai obtenue, a insisté Fred Pellerin.Plusieurs se sont reconnus dans le film et un bon groupe savait où on s\u2019en allait avec notre histoire.On avait fait des tests avec des gens choisis au hasard, mais là, c\u2019est le monde qu\u2019on est allé voir et l\u2019accueil a été merveilleux.La foule s\u2019est levée à la fin de la projection et elle a accordé une ovation durant tout le générique.J\u2019ai capoté.» Une grande fébrilité était au rendez-vous avant de passer à la première.Une fébrilité normale, a-t-il commenté.«Je ne pouvais pas manquer mon coup, ça c\u2019est certain.» Un jour, la maison de production Alliance Vivafilm s\u2019est en-quise auprès de Fred Pellerin si ça lui disait de voir l\u2019univers de ses contes transposé au grand écran.La réponse n\u2019a pas tardé.«Ça m\u2019intéressait et j\u2019avais le goût d\u2019écrire le scénario.Il s\u2019agissait d\u2019une autre transposition et je l\u2019avais fait en livre, en disque et en spectacle.Alors, pourquoi pas au cinéma ?C\u2019était parfait, car je raffole des contrain- Sot» iMl M«y.V Pour Vincent-Guillaume Otis, Babine est un premier grand rôle au cinéma.tes de travail.J\u2019ai passé une partie de l\u2019été 2006 avec mon coach en scénario, Joanne Arseneau, et je suis parvenu à écrire mon histoire pour le cinéma.» Complicité Le scénario prêt, le moment était venu de trouver un réalisateur.Le candidat retenu a été Luc Picard.« On a discuté, puis on a fait une visite du village.La complicité s\u2019est vite installée entre nous deux.Une complicité nécessaire pour mener le projet à bon port.» Fred Pellerin a pris part à toutes les facettes du tournage de Babine.«Au départ, j\u2019ai pensé que le film allait être tourné comme une bande dessinée.Un peu à la manière de la commedia dell\u2019arte, mes personnages se définissent par une seule caractéristique.Luc Picard les a déployés à sa manière et les a rendus plus réalistes.En temps normal, je travaille sur des légendes, alors qu\u2019au cinéma, on s\u2019approche d\u2019un univers plus réel et humain.Parfois, c\u2019était très drôle sur le plateau.Des comédiens s\u2019approchaient de moi et me demandaient comment on prononce tel ou tel mot.» Un an après le tournage de Babine, Fred Pellerin n\u2019en revient toujours pas des décors conçus et bâtis par Nicolas Lepage.«J\u2019ai découvert un microcosme, où plus de 300 personnes travaillaient.C\u2019était génial.Par moments, je me suis senti tel un imposteur dans son coin.Aucune scène n\u2019a été tournée à l\u2019extérieur.Tout a été fait dans un vieil entrepôt désaffecté.C\u2019était surréaliste de voir ça.» Puis, les interprètes se sont pointés sur le plateau et Babine, Toussaint, Mme Gélinas, Lurette et compagnie se sont soudainement manifestés.«Et voilà, mes personnages étaient autonomes.Ils vivaient, ils respiraient et causaient entre eux.» La dernière scène du film est particulièrement touchante, mais on ne peut pas l\u2019expliquer, histoire de ne pas brûler le punch.« Ce flash-là, Luc l\u2019a eu à la toute dernière minute.Tout le monde sur le plateau était surpris.» LE DROIT, ÉDITION WEEK-END DES 22 ET 23 NOVEMBRE 2008 ARTS & SPECTACLES A3 de la légende au grand écran Fred Pellerin, Comme une odeur de muscles «Méo est un peu pissou.Il penche toujours du côté qui va gagner.Te rappelles-tu de Todore Bouchonneau qu\u2019interprétait René Caron dans Les Belles Histoires des pays d\u2019en haut?Mon Méo, c\u2019était comme un hommage à René Caron, dans ma tête.Méo a la même bonhomie que Todore et cette façon particulière de parler.Ce sont deux coudions archi-sympathiques.Des gens dans lesquels on se reconnaît.Il est touchant, Méo.Il est peureux, toujours saoul.Il doit être malheureux : il est toujours seul, sans femme.Pourtant, il est très dévoué aux autres, il arrive toujours quelqu\u2019un dans son salon pour lui raconter ses problèmes.» «Il est fin avec Babine, aussi.C\u2019est un bon voisin dont on rit peut-être un peu.En même temps, il est un meuble dans le village.C\u2019est un Roméo, puisque Méo est un diminutif.Il porte une lavallière et sa petite moustache de vieux séducteur.Il est un élément constamment comique dans le film, mais il est vrai, en même temps.Il n\u2019est pas là que pour alléger le film.Quand le feu pogne, on voit qu\u2019il s\u2019occupe de Babine.Il est touchant mais ce n\u2019est pas un clown.» René-Richard Cyr Lurette «Je vous dirai, à part de ça, que tous ceux qui pensaient que c\u2019est seulement dans le mois de mai que les filles sont belles, ils Le vrai Babine r &Xék J/J changeaient leur capot de bord en la voyant.Lucienne : elle était comme un printemps à l\u2019année longue ! Une beauté quatre saisons ! L\u2019or, ça lui donnait une peau dorée comme un soleil.Avec ça, son père l\u2019avait parée de grands yeux luisants, ronds comme des lunes, avec de petites étoiles brilleuses là-dedans.Lucienne ! Il aurait fallu être aveugle pour ne pas se laisser charmer.Comme une princesse de conte, elle devint une référence en frais de beauté, un mythe, une légende que vous avez sûrement entendu conter.Lucienne Riopel ! On la surnommait Lurette, la belle Lurette.Belle comme la vie, avouait ma grand-mère, puis la vie était encore belle dans ce temps-là.» Fred Pellerin «Lurette c\u2019est une grande romantique.Une amoureuse de l\u2019amour.C\u2019est une rêveuse.Dans le fond, c\u2019est une femme enfant.Mais je pense que ce qui la définit le mieux, c\u2019est qu\u2019elle est amoureuse de l\u2019amour.Elle prend ça au sérieux, l\u2019amour.C\u2019est sérieux et c\u2019est beau.Elle voit un peu les choses d\u2019une autre façon, elle est tout le temps émerveillée par tout ce qui se passe.Elle est comme sur un high perpétuel.Même quand elle pleure, c\u2019est quand même beau, c\u2019est un beau sentiment et c\u2019est chouette.On reste constamment dans quelque chose de très merveilleux et romantique.C\u2019est chouette ! Fred a créé un univers vraiment extraordinaire.On était dans la magie.» Maude Laurendeau « C'est un miracle qu\u2019on ait pu tourner ce film avec un budget semblable.On Va fait parce qu\u2019on y croyait.Tout le monde s\u2019est donné corps et âme.» Le comédien-réalisateur Luc Picard a consacré un an et demi à la préparation et au tournage de Babine.PATRICK WOODBURY, LeDroit Babine et son univers a été une découverte pour le comédien-réalisateur Première incursion de Picard chez Pellerin MARC ANDRÉ JOANISSE______________ majoanisse@ledroit.com Babine est la première incursion de Luc Picard dans l\u2019univers de Fred Pellerin.Et comme intro, il ne pouvait guère trouver mieux.Il a consacré une année et demie de sa vie au film qui occupera les écrans du Québec, vendredi prochain.Dix-huit mois à le décortiquer, à l\u2019imaginer, à le tourner, à le monter et à y jouer, car il tient l\u2019un des trois rôles principaux, celui de Toussaint Brodeur, le marchand général, éleveur de mouches et l\u2019un des seuls à défendre le fou du village.«Je ne connaissais pas Fred Pellerin, ni son œuvre, avant d\u2019entamer l\u2019aventure de Babine et c\u2019est peut-être mieux ainsi, a-t-il avoué lors de son passage à Gatineau, jeudi.J\u2019ai lu scénario en toute liberté et puis, après, j\u2019ai rencontré Fred.On s\u2019est très bien entendu et il m\u2019a laissé faire le film que je voulais faire.» Babine est la légende d\u2019un jeune garçon soupçonné d\u2019être la source de tous les malheurs du village.Un jour, un incendie rase l\u2019église et le fou du village est tout de suite blâmé.Une légende tricotée à la manière de Fred Pellerin où le lieu et le temps n\u2019existent vraiment pas.Alors, comment déployer pareil scénario?« Il y a une certaine réalité dans le scénario, mais je la voulais non conventionnelle.Les personnages sont simples et vrais.Il y a plein de trucs qui se passent autour d\u2019eux et ils ne s\u2019en étonnent jamais.L\u2019action se déroule dans un village perdu dans les montagnes.Encore là, il est difficile de faire un lien, car je ne voulais pas qu\u2019il res- semble à un village typiquement québécois.» Le budget consacré au tournage de Babine est de 6,3 millions $.Aux États-Unis, un film comme celui-là pourrait coûter entre 40 millions $ et 50 millions $.«C\u2019est une affaire d\u2019équipe, de gens dévoués.C\u2019est un miracle qu\u2019on ait pu tourner ce film avec un budget semblable.On l\u2019a fait parce qu\u2019on y croyait.Tout le monde s\u2019est donné corps et âme.Dans notre cas, il a fallu oublier la marge de manœuvre, parce qu\u2019on n\u2019en avait tout simplement pas.L\u2019impressionnant décor a demandé six semaines de travaux et on retrouve 200 plans d\u2019effets visuels.Ce n\u2019est pas tout, les acteurs ont accepté un salaire de base égal pour tout le monde.Je dois tout à cette merveilleuse équipe.» Parlant des comédiens, Luc Picard a eu la main heureuse en retenant Vincent-Guillaume Otis pour jouer le rôle de Babine.Le jeune comédien est tout simplement médusant dans la peau du fou du village.«J\u2019ai tenu des auditions pour deux rôles, ceux de Babine et de la belle Lurette, tenue par Maude Laurendeau.Pour Vincent-Guillaume Otis, c\u2019est un premier grand rôle.Il nous a impressionnés dès notre première rencontre avec son air blasé.Je ne m\u2019en cache pas, j\u2019ai pu compter sur le meilleur casting en ville.Je l\u2019ai d\u2019ailleurs baptisé un Saint-Élie de casting.Les comédiens sont tous à la hauteur.Ce n\u2019est pas évident de jouer pareils personnages.Ils demandent tous énormément de candeur.Chacun était à sa place et ça en fait un film d\u2019ensemble.» Les comédiens, les décors, le budget.N\u2019oublions pas la musique de Serge Fiori et de Nor- mand Corbeil.«Je ne voulais pas de musique traditionnelle.Je préférais une trame sonore lyrique, romantique et religieuse.J\u2019ai tout de suite pensé à Serge Fiori, un grand mélodiste.Il a accepté et, puisque je voulais des orchestrations, il s\u2019est tourné vers Normand Corbeil, le compositeur de la trame de la série Grande Ourse.Le résultat m\u2019a tout de suite envoûté.» Le film a été présenté en grande première, il y a quelques semaines à Saint-Élie-de-Caxton.Luc Picard y était en compagnie du scénariste et de quelques interprètes.«Une bénédiction, a dit le comédien et réalisateur.L\u2019accueil a été merveilleux.Il y a eu des rires et des silences.Bref, on a eu l\u2019impression que le village nous disait qu\u2019on avait gagné notre pari.» A4 ARTS & SPECTACLES LE DROIT, ÉDITION WEEK-END DES 22 ET 23 NOVEMBRE 2008 Un monde sans fin, de Ken Follett Entre la tradition et la vision Photo David Boily, La Presse Ken Follett a grandement craint de décevoir ses lecteurs en leur annonçant qu 'Un monde sans fin serait la suite des Piliers de la Terre, puisque ses personnages étaient soit vieux soit morts à la fin de son premier roman historique.* VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com Ken Follett a signé plusieurs romans d\u2019espionnage et policiers très populaires, de L\u2019Arme à l\u2019œil à Peur blanche, depuis les années 1970.Mais c\u2019est sans contredit pour Les Piliers de la Terre, un roman historique atypique dans sa production, publié en 1989, qu\u2019il est reconnu aux quatre coins de la planète.Près de 20 ans plus tard, la suite des Piliers vient d\u2019arriver en librairie en version française, sous la forme d\u2019une brique de près de 1300 pages.Le Britannique de 58 ans s\u2019est donc arrêté 24 heures à Montréal, jeudi et hier, pour promouvoir Un monde sans fin en participant au Salon du livre et à l\u2019enregistrement de Tout le monde en parle (l\u2019émission sera diffusée demain soir), et en rencontrant quelques journalistes.Dans sa suite d\u2019hôtel, où il a lui-même atterri la veille au soir, Ken Follett me salue chaleureusement en français, qu\u2019il maîtrise fort bien et qu\u2019il a appris lors d\u2019un séjour de trois ans en France, dans les années 1980, précise-t-il.L\u2019entrevue se fera donc dans la langue de Molière, à sa demande.L\u2019auteur demeure le premier étonné de la popularité toujours croissante des Piliers de la Terre.À ce jour, plus de 90 millions d\u2019exemplaires ont été vendus, toutes traductions confondues.« C\u2019est le bouche à oreille qui a fait qu\u2019on a vendu de plus en plus de livres, au fil des ans, alors que, d\u2019habitude, c\u2019est le contraire qui arrive, mentionne-t-il.Je continue toutefois à me demander ce que les gens aiment autant dans ce livre.» Il n\u2019a pourtant pas attendu d\u2019avoir toutes les réponses avant d\u2019entrevoir une suite.Lorsqu\u2019il a commencé à se questionner s\u2019il pouvait «faire ça deux fois», Ken Follett ne cache pas avoir grandement craint de décevoir les lecteurs.«J\u2019aieu peur, parce que j\u2019ai d\u2019emblée annoncé aux gens qu\u2019 Un monde sans fin est la suite des Piliers.C\u2019était tout un pari à relever.Dans une suite normale, on retrouve habituellement les mêmes personnages, mais je ne pouvais faire ça, parce que les miens, ils étaient soit vieux soit morts, à la fin des Piliersl » lance-t-il en riant.Restait la ville, Kingsbridge.Et sa fameuse cathédrale, érigée dans Les Piliers, que l\u2019écrivain britannique revisite, 200 ans plus tard.«Comme je ne pouvais évidemment pas écrire à nouveau sur la construction d\u2019un tel édifice, j\u2019ai dû fouiller dans l\u2019histoire pour trouver un autre thème à explorer.» La peste noire Ken Follett a cherché longtemps, mais il a finalement trouvé : la peste noire, qui a ravagé l\u2019Europe entière, au xive siècle, lui a permis d\u2019établir les grands enjeux de son nouveau titre et de créer les personnages qui les incarneraient (voir ci-dessous).«La peste demeure Lune des catastrophes les plus meurtrières, puisqu\u2019elle a tué au moins 30 % de la population européenne, à l\u2019époque.Au-delà du drame, ce qui m\u2019a le plus fasciné, c\u2019est de comprendre à quel point les mentalités ont changé à cause de la peste.L\u2019épidémie a provoqué des changements rapides.Les gens ont alors perdu la foi, pas en Dieu, mais dans l\u2019Église.» Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas pour rien que la cathédrale s\u2019effrite et menace de s\u2019effondrer.«Quand j\u2019écris, je ne pense pas aux symboles, sinon peut-être instinctivement, fait valoir Ken Follett.Mais vous avez raison : cette vieille cathédrale commence à tomber en morceaux en même temps que les moines commencent à désobéir à leurs vœux de pauvreté et de chasteté.» Et à fuir devant leurs responsabilités \u2014 du moins, c\u2019est ce que fera le prieur Godwyn, face à la maladie.«Dans le premier roman, le prieur était le héros.Là, il est plutôt le méchant! » Féministe avant le mot Encore là, l\u2019écrivain avait une idée bien arrêtée en tête : si le héros des Piliers était un moine, il a, cette fois, voulu mettre de l\u2019avant une étonnante religieuse qui, à défaut de pouvoir devenir médecin parce qu\u2019elle est femme, soigne les malades en instaurant des mesures (lavage de mains, masques à porter et séparation des malades pour éviter la contagion, etc.) qui soulèvent l\u2019ire de ses supérieurs, mais l\u2019admiration du peuple.Caris est «une féministe avant le mot, convient-il.Mais, à mon avis, toutes les époques ont connu de ces gens qui ont refusé le rôle que la société leur imposait.Ce sont ces hommes et ces femmes qui s\u2019avèrent les plus intéressants, parce qu\u2019ils sont rebelles, parce qu\u2019ils remettent en cause l\u2019ordre établi et font éven- tuellement avancer les choses et évoluer les mentalités».Pendant que Caris innove, Merthin fait de même, créant tantôt une grue pivotante pour réparer un toit, tantôt construisant des piliers de pont révolutionnaires.«Merthin peut inventer de telles choses, mais pas moi ! » soutient Ken Follett, dont les recherches lui ont permis d\u2019agrémenter son texte de quelques étonnantes trouvailles du temps.«Merthin est capable de voir le monde en trois dimensions, d\u2019en comprendre les mécanismes et de déterminer pourquoi il tombe», renchérit-il.Là résident d\u2019ailleurs les fondations d\u2019Un monde sans fin.La lutte entre le Bien et le Mal, au cœur du précédent roman, est ainsi devenue une confrontation entre tradition et vision, entre regards tournés vers le passé et yeux rivés vers le futur.La cathédrale s\u2019effrite et menace de s\u2019effondrer VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com Suite attendue des Piliers de la Terre, Un monde sansfin ramène les lecteurs à Kingsbridge, 200 ans après la construction de sa cathédrale.Nous sommes en 1327, quand tout commence.Quatre enfants sont alors témoins d\u2019une bagarre sanglante dans les bois, non loin de la ville.Une bagarre qui liera leur destin: Caris, intelligente, féministe avant l'heure, fille d\u2019homme d\u2019affaires, qui rêve d\u2019étudier la médecine, mais n\u2019est qu\u2019«une femme» aux yeux de ceux qui la pratiquent; Merthin, le bâtisseur visionnaire, qui rêve de construire la tour la plus haute d\u2019Angleterre, et qui descend justement de Tom et de Jack; Ralph, son frère, impulsif, violent, fourbe et dont chaque geste est posé par esprit de vengeance ; et Gwenda, paysanne et voleuse à ses heures, qui aspire à l'amour auprès de son Wulfric bien-aimé et à la liberté pour les siens.Entre Caris et Merthin s\u2019établit une longue et tumultueuse histoire d\u2019amour, qu\u2019ils chercheront à préserver pure, l\u2019une en entrant au couvent, l'autre en quittant Kingsbridge pour Florence.Ralph et Gwenda, quant à eux, seront unis par une haine inextinguible, dont ils ne sortiront pas indemnes.Autour de ces quatre personnages principaux gravite une galerie d\u2019hommes et de femmes de tous les rangs et de toutes les aspirations.Il y a surtout Godwyn et Philémon, des moines ancrés dans la tradition, empêcheurs de tourner en rond par excellence.Il y a aussi dame Philippa, qui incarne toutes ces femmes de la noblesse qui réussissaient parfois, malgré les codes établis, à œuvrer finement dans les coulisses du pouvoir.Et Thomas Langley, un ancien soldat devenu moine, au passé intriguant et potentiellement explosif.Fond de guerre S\u2019étalant sur quelque 35 ans, et notamment sur fond de guerre entre l\u2019Angleterre et la France, la trame d\u2019Un monde sans fin entraîne tour à tour le lecteur dans les corridors des couvents et KEN FOLLETT UN SANS FIN prieurés, où politique, religion et magouilles vont souvent de pair; dans les champs, où les serfs tentent de tirer profit de la peste à leur manière ; dans la ville, où les rivalités entre familles causent bien des dommages; dans les hospices, où tradition et innovations dans la manière de traiter les malades, et surtout les pestiférés, s\u2019affrontent; mais aussi dans la cathédrale, où des failles apparaissent, menaçant l\u2019équilibre des forces en présence, faisant tomber une partie de l\u2019édifice et dangereusement pencher la tour qui la domine.Un monde sans fin, Ken Follett, Robert Laffont, 1288 pages ©O© 1/2 6169 LE DROIT, ÉDITION WEEK-END DES 22 ET 23 NOVEMBRE 2008 ARTS & SPECTACLES A5 Claude Legault et Guy Jodoin, les voix derrière Volt et Rhino Entrer dans la peau de \u2018bébittes\u2019 VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com Dans Volt, Claude Legault prête sa voix à un chien convaincu d\u2019être un superhéros, mais qui n\u2019en est pas un, alors que Guy Jodoin prête la sienne à un hamster mordu de télévision, heureux de venir en aide à sa vedette préférée, mais vivant dans une boule de plastique.Pour les deux frères d\u2019armes d\u2019Une galaxie près de chez vous, il s\u2019agissait là d\u2019une toute première expérience de doublage.«Par chance que nous avons travaillé en solo, parce qu\u2019on serait encore en studio à l\u2019heure qu\u2019il est ! » lance Guy Jodoin, en riant, à l\u2019autre bout du fil.« On est souvent cabotins quand on est ensemble, Guy et moi, alors c\u2019est clair qu\u2019on ne serait pas en train de se préparer pour la première du film [mercredi] soir, s\u2019il avait fallu qu\u2019on se retrouve en studio en même temps ! » renchérit Claude Legault.La nouveauté de Walt Disney \u2014 qui faisait appel à des Québécois pour la version française d\u2019un de ses films pour la première fois\u2014 relate les péripéties d\u2019un chien, Volt (Claude Legault), vedette d\u2019une série télé d\u2019aventures dans laquelle il tient l\u2019affiche en compagnie de sa Rhino et Volt ont trouvé des voix françaises en Guy Jodoin et en Claude Legault respectivement, ci-contre.maîtresse, Penny (voix de Frédérique Dufort).Lorsque, par erreur, il est parachuté à New York \u2014 soit bien loin de son studio hollywoodien, lui qui n\u2019a même pas conscience d\u2019être un chien ! \u2014 il se rendra compte qu\u2019il n\u2019a pas de pouvoir et devra découvrir sa vraie nature afin de retracer Penny, qu\u2019il croit en danger.Pour ce faire, il pourra compter sur l\u2019aide de Rhino (Guy Jodoin) et de Mittens la chatte.«J\u2019ai abordé le personnage de Volt comme n\u2019importe quel autre personnage, en me demandant qui il est, où il va, etc., explique Claude Legault.En fait, c\u2019est un chien qui ne se connaît pas.Il est très naïf, amoureux de sa maîtresse et fidèle.Ce sont ces qualités, ces émotions, que je devais rendre.» « Rhino est toute une \u2018bébitte\u2019 à poils ! fait valoir Guy Jodoin.Il était très exigeant, parce qu\u2019il crie beaucoup.C\u2019est un hamster très extraverti, qui traverserait SUITE EN PAGE A8 Si «* ->* U produit ; /Tïm film de ÛUC PICARD scénario et dialogues FRED PELLERIN Vince\tReese Vaughn Witherspoon Son père à lui Sa mère à elle Sa mère à lui et son père à elle Tous la même journée.Quatre Noël VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE FOUR CHRISTMASES WWW.FOURCHRISTMASES.COM A L'AFFICHE DES LE VENDREDI 28 NOVEMBRE! www.vivafi I m .com POUR LES HEURES DE REPRÉSENTATIONS DES LE 28 NOVEMBRE LORRAINE RICHARD LUC MARTINEAU Sainl-Élie-de-Caxlon (V/ e(i/ste- miment ! « L\u2019UN DES FILMS LES PLUS ATTENDUS DE LA SAISON ! » - Sonia Sarfati, LA PRESSE «On a lu le roman, on veut voir le film ! -\tDaniel Rioux, JOURNAL DE MONTRÉAL
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