Le droit, 20 août 2011, Supplément 1
[" N-MARC PARENT LATORTURE DANS SA MIRE ALMIROS SE RACONTE POUR LE RAP OTTAWA-GATINEAU i ÉDITION WEEKEND DU SAMEDI 20 AOÛT 2011 I ledroit.cyberpresse.ca I ///////////////////////////////////////////////&/////////////^^^^ QUAND LES HOMMES DANSENT PAGE A2 III III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III III III II III III III III III III III II III III III III III III IM LEDROIT, EDITION WEEK-END DU SAMEDI 20 AOUT 2011 A2 ARTS ET SPECTACLES mus \u2022 / ms&r.Yvon Sogl CHOREGRAPHES D'ICI ET D'AILLEURS DANSER AU MASCULIN MAUD CUCCHI mcucchi@ledroit.com Danser au masculin : pour une deuxième année consécutive, la série Danse 10 présente du 25 au 27 août des chorégraphes d\u2019ici et d\u2019un peu plus loin, en réunissant sur la petite scène du Studio A de la Cour des Arts le collectif de la région Bboyizm, ainsi que les chorégraphes Noam Gagnon de Vancouver et Simon Renaud, d\u2019Ottawa-Gatineau.Une belle occasion pour ces interprètes masculins de décliner la danse contemporaine en trois spectacles, avec autant de styles et d\u2019expériences différents.Qui a dit que la danse était une affaire de femmes ?Qu\u2019ils soient chevronnés ou fraîchement diplômés, tous ont eu carte blanche pour créer une pièce d\u2019une vingtaine de minutes, commandée par le Centre de danse contemporaine.Us prouveront que, malgré la fermeture du Groupe Lab de danse à l\u2019automne 2009, la scène de danse contemporaine ottavienne est bel et bien portante et diversifiée.La série est née de la volonté des chorégraphes Lana Morton, Sylvie Desrosiers et Yvonne Coutts de préserver un espace d\u2019expression et de création pour les danseurs de la région, après la fermeture du Groupe.Cette année, dans la sélec- tion locale de la série Danse 10, prenez les frères Bboyizm au hip-hop et le fils cadet Simon Renaud, enfant de la School of Dance d\u2019Ottawa.Mélange des genres chez ces hommes passionnés aux parcours si différents.De Gatineau à Toronto «Je faisais du jazz, des claquettes, mais la danse contemporaine a été une véritable révélation ; ça touchait enfin à l\u2019essence de l\u2019être humain», affirme le Gatinois Simon Renaud, qui n\u2019a pas hésité à passer une année dans la capitale ontarienne pour être apprenti auprès du Toronto Dance Theatre.Au cours de sa pratique, la réflexion s\u2019est affermie et les rencontres se sont multipliées pendant l\u2019année.«Mon travail avec le chorégraphe breton Alban Richard de l\u2019ensemble l\u2019Abrupt m\u2019a beaucoup apporté ; il m\u2019a amené à explorer le mouvement au ralenti, à apprendre comment rester connecté avec tous les membres de son corps, jusqu\u2019au bout des doigts», explique le jeune chorégraphe, qui présentera son premier spectacle professionnel, non sans une note d\u2019impatience et d\u2019excitation dans la voix.Variation d\u2019une couleur aurait pu être le titre d\u2019une nature morte ; Simon Renaud l\u2019a choisi pour son solo où le fil conduc- teur est.un fruit.«C\u2019est important de savoir pourquoi on crée.J\u2019ai choisi la pêche pour ses possibilités infinies d\u2019équations entre les rangées.Le spectacle développe un côté plus retenu du mouvement, une approche de la masculinité plus sensuelle, je n\u2019hésite pas à utiliser la nudité», lance-t-il, en attisant une curiosité qui n\u2019en saura pas davantage.«Minimale et sculpturale», précise-t-il enfin pour décrire sa toute dernière création.De l\u2019intime à l\u2019universel, n\u2019y aurait-il qu\u2019un pas de danse?Style libre Pour Yvon Soglo, chorégraphe du collectif Bboyizm, la place de l\u2019homme au sein du spectacle soulève moins de questions.Il rappelle que le mouvement hip-hop a vu le jour au début des années 1970, grâce à des hommes.«Le concept de travailler sur la scène d\u2019un petit théâtre, sans coulisses, m\u2019a intrigué.Les quatre danseurs dont je fais partie évolueront sur le thème Music creates opportunity, avec l\u2019idée que sur la même musique, d\u2019après la même technique apprise et répétée, chaque danseur créera quelque chose de différent», explique Yvon Solgo, premier Bboy à avoir reçu une bourse du Conseil des arts du Canada.Si l\u2019expérience de cette courte pièce est concluante, la compagnie l\u2019exploitera pour la production de son futur spectacle qui partira en tournée nationale dès le mois de mars, l\u2019an prochain.POUR Y ALLER OÙ?Cour des Arts QUAND?Du 25 au 27 août, 19h30 RENSEIGNEMENTS?613-564-7240 Simon Renaud n mi mi ni mi mi mi mi mi mi mi ni mi mi mi mi mi mi mi ni mi mi un mi mi mi mi m mi mi mi mi mi mi mi ni mi mi mi mi mi mi mi m mi mi mi mi mi mi mi ni mi mi mi mi mi mi mi m mi mi mi mi mi mi mi m mi mi mi mi mi mi mi mi m mi mi iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii SOMMAIRE CD\tA4\tLectures d'été\tA10\tÉconomie\tA22\tCHEF DE SECTION\tPUPITREUSE\ti JOURNALISTES Cinéma\tA6\tMusique\tA4\tCarrières\tA23\tValérie Lessard\tDaphné Lemelin\t: Marc André Joanisse : Geneviève Turcot : Maud Cucchi Danse\tA2\tSpectacles\tA3\tTourisme\tA18\t\tGRAPHISTE\t \t\t\t\t\t\t\tFrédérick Gélinas\t NOTRE EQUIPE PHOTO DE COURTOISIE\tETIENNE RANGER, LeDroit ARTS ET SPECTACLES A3 \"'\t' 'Z.,;': '\u2022 m.?- (&§%$$ vV-t ¦£'.Jean-Marc Parent présente son nouveau spectacle à guichets fermés à Gatineau Les mots, sources de Torture.et de rires VALERIE LESSARD vlessard@ledroit.com «Les mots sont les pires instruments de torture que l\u2019homme peut utiliser, puisqu\u2019ils ne laissent pas de traces visibles!» de la société d\u2019aujourd\u2019hui, il avait principalement envie de faire rire le public de tout ça.«À la base, les thèmes que j\u2019explore n\u2019ont rien de drôle, c\u2019est vrai.Mais ce sont les mêmes depuis mes débuts.J\u2019ai toujours développé des \u2018tableaux\u2019 sociaux.Ç\u2019a été le cas «J'ai toujours aimé parler des travers que nous avons en commun, nous, les êtres humains.» À l\u2019autre bout du fil, Jean-Marc Parent est catégorique: «on est très hypocrites avec les mots, de nos jours.L\u2019être humain est prêt à tout pour régner et posséder.Il joue avec les mots pour détourner les lois à son avantage s\u2019il le faut.Et certains vont même jusqu\u2019à écœurer l\u2019autre jusqu\u2019à ce qu\u2019il se fasse mal par lui-même.» L\u2019humoriste de 49 ans n\u2019a donc pas choisi le titre de son tout nouveau spectacle, intitulé Torture, sans justement bien peser le mot.Il n\u2019était assurément pas question pour lui de faire rimer torture avec supplice, ni de faire la morale à qui que ce soit, avec ce 10e spectacle solo en près de 25 ans de carrière - qu\u2019il présentera d\u2019ailleurs à guichets fermés, à Gatineau, du 24 au 27 août.Car s\u2019il éprouvait le désir de (faire) réfléchir sur certains travers dès le départ avec mon personnage d\u2019handicapé, par exemple, raconte le principal intéressé.J\u2019ai toujours aimé parler des travers que nous avons en commun, nous, les êtres humains.Je ne l\u2019ai toutefois jamais fait sur un ton moralisateur.Pour que les gens se reconnaissent dans ce que je raconte, il faut qu\u2019ensemble, on sache faire preuve d\u2019autodérision!» Pour Jean-Marc Parent, la torture demeure plus souvent qu\u2019autre-ment associée au Moyen Âge et aux divers instruments qui existaient alors pour occasionner la douleur physique.Il cite la roue d\u2019écartèlement à titre d\u2019exemple particulièrement cruel du genre d\u2019outils dont les hommes s\u2019étaient dotés, à l\u2019époque, pour notamment soustraire les aveux des présumés hérétiques.«Mais la torture peut être autant morale que physique, tient-il à préciser.La torture, c\u2019est quelque chose de long, de récurrent et qui, surtout, fait mal, au corps ou à l\u2019âme.Ça peut donc être les travaux de construction et le trafic qui nous rendent fous, comme ça peut prendre la forme d\u2019une peine d\u2019amour.» L\u2019humoriste partage ainsi avec le public le fruit de ses réflexions et ses histoires sur ces sujets, et sur l\u2019art de vieillir - ou non - en beauté (le Botox pourrait bien représenter une nouvelle forme de torture, si l\u2019on se fie à lui), au cours de son spectacle.«Par le biais des peines d\u2019amour, j\u2019aborde un thème dont on ne parle pas souvent: les peines d\u2019amitié qui, à mes yeux, peuvent souvent être encore plus dures à vivre que les peines d\u2019amour», souligne Jean-Marc Parent.Pollueur farceur La cause environnementale, «qui a pris les airs d\u2019un genre de religion», représente un autre enjeu qu\u2019il a désiré creuser.«On suit sans réfléchir.On répète ce qu\u2019on nous dit et on est prêt à condamner ceux qui ne répètent pas aussi vite que soi», déplore-t-il.L\u2019humoriste s\u2019enflamme en mentionnant les sacs de plastique et les grosses voitures, devenus les symboles du pollueur à vilipender à tout prix sur la place publique.«Personne ne veut polluer, et on pointe vite du doigt.Pourtant, on s\u2019en va directement au plus facile, aux clichés, comme si rouler dans un gros char ou prendre des sacs de plastique pour faire l\u2019épicerie était plus dommageable pour l\u2019environnement que tous les cellulaires, téléviseurs, ordinateurs qu\u2019on consomme à outrance parce que quelqu\u2019un, quelque part, a pour mandat de créer un besoin en lançant sur le marché des nouveaux modèles à chaque année ou presque ! Notre surconsommation pollue bien plus que 10000 chars sur un pont ! » dénonce-t-il avec fougue.Sur une note beaucoup plus personnelle et intime, Jean-Marc Parent n\u2019hésite pas non plus à raconter, par le biais de moult anecdotes, comment son bégaiement a été une véritable source de torture.«Bégayer a profondément marqué non seulement mon enfance, mais ma vie d\u2019adulte, aussi, fait-il valoir.Mais je suis capable d\u2019en rire, parce que j\u2019ai appris à jouer avec les mots pour en faire une manière d\u2019exorciser les petites et grandes douleurs de l\u2019existence.» Conteur, l\u2019homme l\u2019est donc demeuré.«Mais je suis plus solide qu\u2019avant.Disons que pour un gars qui s\u2019en allait en psycho, je suis pas mal content du chemin que j\u2019ai parcouru en tant qu\u2019humoriste!» conclut-il fièrement.LEDROIT, EDITION WEEK-END DU SAMEDI 20 AOUT 2011 LEDROIT, EDITION WEEK-END DU SAMEDI 20 AOUT 2011 A4 ARTS ET SPECTACLES Le Gatinois offre un spectacle pour lancer son premier disque Almiros rappe pour se faire entendre SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit Le rappeur Almiros lancera J'rap a la Maison de la culture, demain.On le voit ici entouré de ses collaborateurs.» » VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com Almir Martins, alias Almiros, rappe «pour 1001 raisons», dont celle de témoigner de sa réalité de grandir en Outaouais en tant que fils d\u2019immigrants.L\u2019artiste de 27 ans avait envie de faire entendre et de montrer au public outaouais pourquoi il a choisi cette voie pour s\u2019exprimer et faire résonner ses mots, sa prise de parole.Et pour être sûr que les gens prêteraient attentivement l\u2019oreille à ses propos, il a décidé de lancer J\u2019rap, son premier album solo, en grand, en offrant un spectacle à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau, rien de moins, demain soir.«Je veux faire tomber les préjugés, en présentant un spectacle de facture professionnelle.Sortir le rap des bars et des auditoriums, pour que les gens écoutent vraiment ce que j\u2019ai à dire», soutient Almir Martins.Car ce dernier exprime ses «racines» avec son «crayon à mine».Il rappe entre autres «pour ceux gui [l]e sous-estiment», mais aussi pour sa mère et pour son père, sa fratrie, tout comme « pour les putes sur la rue Eddy», pour les favelas de Rio, «pour ceux qui meurent de chaud» autant que «pour ceux gui meurent de froid », comme il le scande sur la pièce titre de sa galette.Almir Martins avait six mois lorsqu\u2019il a quitté son Brésil natal pour s\u2019établir avec les siens rue Eddy, dans le Vieux-Hull, en plein hiver.« Ce n\u2019était pas tout à fait le Canada des cartes postales», souligne sobrement le concepteur graphique de profession.Cette rue et les gens qu\u2019il y a croisés, au fil des ans, font d\u2019ailleurs partie des facettes de sa vie qu\u2019il explore, à travers ses chansons.Le racisme auquel il a été confronté, alors qu\u2019il a pourtant grandi ici.Présenter ses racines «Mon disque, c\u2019est une façon de me présenter au monde, de dire qui je suis, d\u2019où je viens.» Pour les besoins du lancement de J\u2019rap, demain, Almiros sera entouré de plusieurs artistes, sur la scène de la MCG, dont certains collaborateurs à son disque.Des danseurs de la troupe Dream-Team au Français Tijo, en passant par les Gatinois D-Track et Meunier, DJ Skorpyon ou encore le pianiste Fabien, l\u2019auteur, compositeur et interprète avait envie de mettre en valeur le talent d\u2019ici et d\u2019ailleurs, en braquant les projecteurs sur d\u2019autres que lui seul.Parvenir à ses fins n\u2019a toutefois pas été simple pour Almir Martins.S\u2019il a réussi à convaincre la Ville de Gatineau de lui prêter la salle Odyssée pour son projet, il n\u2019a pas décroché la Bourse de la Table jeunesse qu\u2019il espérait obtenir.«Ça fait deux ans que je travaille sur mon disque et sur ce spectacle, explique-t-il.Je persiste à croire que le rap a sa place sur une scène comme celle de la Maison de la culture.Qu\u2019il peut rallier la foule.À preuve: j\u2019ai déjà 400 billets de vendus.Il faut en vendre une centaine de plus pour que le parterre soit plein et qu\u2019on ait à envisager d\u2019ouvrir le balcon!» Pour un artiste comme lui, Internet, avec des sites tels YouTube et Facebook, représente une possibilité de visibilité inestimable.Son premier simple, Tempo, s\u2019est d\u2019ailleurs propagé ainsi jusqu\u2019en Amérique latine et son village natal de Ponta Grossa.Almiros ne cache pas que son prochain disque pourrait fort bien faire le pont entre les rythmes brésiliens et le rap d\u2019ici.«Avec J\u2019rap, j\u2019ai fait le tour de moi, en quelque sorte, pour me raconter.J\u2019ai maintenant envie de mélanger toutes mes racines, de marier la samba et le hip-hop, par exemple, et de chanter aussi bien en français qu\u2019en anglais, en portugais (sa langue maternelle) et en espagnol», mention- ne-t-il.Almir Martins aura beau ne jamais abandonner sa «job de jour» pour devenir artiste à temps plein, l\u2019Almiros en lui n\u2019a pas l\u2019intention de laisser tomber son crayon à mine pour autant.Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll POUR Y ALLER OU?M aison de la culture QUAND?Demain, 19 h RENSEIGNEMENTS?music@almiros.ca, www.almiros.ca CD Mmmmmmmmmmmmimimmmmiimmmmmmmmmiimmmmiimmmmmmmmiimimimimmmmmiimmmmmmmmmmimimmimmmiiimiiimmmiiimmmiimmmiiimmmmimim GARY CLARK J! THE BRIGHT LIGHTS EP Gary Clark Jr.The Bright Lights EP OOOO Rarement fait-on des critiques de mini-albums.A 26 ans, Gary Clark Jr.propose toutefois quatre pièces (deux sur lesquelles il est accompagné d'un groupe et deux autres qu'il livre seul en jouant de sa Epiphone Casino) qui s'avèrent si concluantes et enthous iasmantes qu'on a une seule envie: partager la bonne nouvelle avec quiconque affectionne les guitaristes de blues inspirés et bourrés de talent.Car talentueux, le Texan l'est, sans l'ombre d'un doute.Bright Lights, plus «bluesée», et Don't Owe You A Thang, dans un boogie entraînant, carburent aux guitares suintantes d'accents à mettre le feu aux poudres.Things Are Changin' et la géniale When My Train Pulls In (qui dure plus de 8 minutes), servies dans des versions acoustiques épurées, permettent non seulement d'entendre à quel point l'artiste maîtrise son instrument, mais aussi une voix chaude et capable d'inspirantes nuances, jazzées, soul et R & B.Vivement un album complet! Nina Attal Yellow 6/17 OOO Nina Attal n'a pas fini de faire parler d'elle.Du haut de ses 19 ans, elle a déjà tout d'une grande blueswoman.L'auteure-compositrice-interprète française n'a peut-être pas l'air, avec son allure de post-adolescente, mais la qualité de son dernier album lui octroie une place de choix parmi les étoiles montantes influencées par la musique nord-américaine.Sa voix légère survole les accords R&B, soul et funk des 12 titres de son deuxième album Yellow 6/17, accompagnée par huit musiciens tout aussi talentueux, dont son compagnon Philippe Devin.Le jeune groupe étonne par sa maturité musicale et ses compositions originales; il était d'ailleurs à l'affiche du Festival du Jazz de Montréal cet été.Du blues fraîchement pimpant, délicieusement dansant et que l'on ne se lasse pas de réécouter; il y a fort à parier que certains titres se hisseront au palmarès, le vertigineux Over the mountains en tête.Maud Cucchi ATTAL Jeff Bridges Jeff Bridges OOO Son interprétation d'un chanteur country déchu dans Crazy Heart lui a valu un Oscar.Jeff Bridges est-il un bon chanteur pour autant?Son éponyme laisse entendre un acteur sachant jouer de ses cordes vocales.C'est d'ailleurs là que le bât blesse: on a parfois l'impression qu'il joue de façon trop appuyée au cowboy solitaire d'aujourd'hui pour sonner vrai (Falling Short, Everything But Love).Il se fait plus convaincant sur Slow Boat (l'une des quatre pièces qu'il signe) ou sur A Little Bit Of Love Can Do, Blue Caret Maybe I Missed The Point, les seules pièces un brin rythmées, sur un cédé autrement plus mélancolique, voire lancinant.Pour ce deuxième cédé (le premier, Be Here Soon, est passé plutôt inaperçu en 2000), Bridges est solidement entouré, notamment par le réalisateur T Bone Burnett, d'abord, et ensuite par le guitariste Marc Ribot et les chanteuses Sam Phillips et Rosanne Cash.L Valérie Lessard Valérie Lessard ARTS ET SPECTACLES A5 Le pianiste gatinois François Dubé En solo avec son piano, son histoire et ses émotions iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ¦ ; > .ANTHONY VERDOT averdot@ledroit.com Selon Félix Leclerc, «un piano doit être un ami, un confident qui essuie nos rages».François Dubé est de cette veine-là.Passionné de son métier, amoureux de la vie mais surtout lié pour toujours avec son instrument, le pianiste gatinois a décidé de remonter sur les planches.Mais cette fois-ci, seul face au public.Sans artiste pour l\u2019accompagner et sans se cacher derrière un chanteur ou une chanteuse.Place au soliste pour son nouveau spectacle, tout simplement nommé Le Monde selon François version 2.0, qu\u2019il présente, ce samedi 20 août, à la Maison des auteurs à Gatineau.L\u2019heure des bilans est arrivée pour François Dubé, l\u2019artiste mais aussi l\u2019homme.Le petit garçon qui avait commencé le piano à l\u2019âge de six ans en a aujourd\u2019hui 57.À son compteur, plus de 40 artistes et de grands noms, tels Céline Dion, Renée Claude, Claude Nougaro ou encore Eddy Marnay, qu\u2019il a interprétés ou accompagnés.«J\u2019ai voulu mettre au cœur de mon spectacle les chansons de ces artistes-là de manière instrumen- tale.Je vais faire un hommage à Eddy Marnay, mais aussi une pièce qui s\u2019intitule Jacques dans la lune, qui est une rencontre entre Frère Jacques et Au clair de la lune.Il y aura beaucoup de surprises», raconte l\u2019artiste.Ce nouveau spectacle vient marquer une étape supplémentaire, mais aussi un aboutissement dans sa vie.«J\u2019avais envie de faire le point sur mon existence.J\u2019ai travaillé avec des artistes incroyables et je voulais échanger cela avec le public.Je serai seul sur scène pour distiller les anecdotes de mon histoire», confie François Dubé.Le pianiste a souhaité un spectacle dénudé, épuré et intimiste pour laisser la place aux morceaux qui ont bercé sa vie.«Avec le temps, j\u2019ai appris à revisiter les morceaux avec une émotion propre et avec ma touche personnelle.Le fait d\u2019accompagner des artistes m\u2019a appris à amplifier l\u2019émotion de chaque note et je pars avec ce même esprit pour ce concert», déclare ce passionné de musique.Même si des évolutions sont à envisager dans un futur proche pour que sa composition musicale soit jouée dans de plus grandes salles, l\u2019artiste garde à l\u2019esprit ses motivations et son destin qui l\u2019ont mené jusqu\u2019ici.À l\u2019aube de sa version 2.0, le pianiste prépare un nouvel album pour le printemps 2012 et déclare que si c\u2019était son dernier jour, il ne regretterait rien et qu\u2019il referait exactement tout à l\u2019identique.François Dubé est comme l\u2019un des 33 tours de Nicole Croisille, une des chanteuses qu\u2019il apprécie tant, il « vit pour vivre» et c\u2019est déjà une incroyable aventure.POUR Y ALLER OÙ?La Maison des auteurs, 164 rue Laurier, Gatineau QUAND?Le 20 août, à 19h30 RENSEIGNEMENTS?819-243-8461 PATRICK NORMAN L\u2019amour n\u2019a pas d\u2019adresse 24 septembre SYLVAIN COSSETTE Le meilleur des 70\u2019s 21 -22 octobre BANOUE NATIONALE GROUPE FINANCIER PRÉSENTE 16-17 septembre sagesse reportée.DANIEL LEMIRE 6 octobre MESSMER 11-12 septembre CATHY CE SOIRl 20 août © supplémentaire I www.maisnndelaculture.ca guy NANTEL |La réforme NanteM27septem^ MARIE-CHANTAL TOUPIN Premier baiser 23 septembre SALLE\t, ODYSSEE BOBBY BAZINI Better in Time 26 septembre Mise en scène : DENISE FILIATRAULT | Distribution : David Savard, Yvan Benoit, Luc Bourgeois, David-Alexandre Després, Martin Héroux, Émilie Josset, Marcel Leboeuf, Danièle Lorain, Michael Daniel Murphy, Ariette Sanders et Marc St-Martin œaSSir emca%zrs?BPr:- « Une valeur sûre.David Savard est flamboyant, Marcel Leboeuf est stupéfiant! » - Claude Deschênes, Radio-Canada JB Gatineau GAUTHIER Décoiffé 4 octobre DOMINIC PAQUET Paquet voit le jour 29 septembre MICHEL LOUVAIN Je n\u2019ai pas changé 25 septembre -15 h o CM I- o O < O CM < t/1 D O O Z Z O o ce o LEDROIT, EDITION WEEK-END DU SAMEDI 20 AOUT 2011 W//////////////////////////////////////////////////////W A6 ARTS ET SPECTACLES Avec Anne Hathaway et Jim Sturgess Un jour interminable sur fond d'amour tragique NORMAND PROVENCHER Le Soleil Le passage au grand écran du roman Un jour (One Day) de David Nicholls n\u2019est pas sans rappeler les mièvres adaptations des livres de Nicholas Sparks.De l\u2019amour à plein, de l\u2019amour impossible et tragique s\u2019entend, déchiré par le temps, la distance, les illusions perdues.Emma (Anne Hathaway) et Dexter (Jim Sturgess) se sont rencontrés pour la première fois le 15 juillet 1988, à leur bal de graduation.Après une nuit platonique passée ensemble et révocation d\u2019un début d\u2019attirance réciproque, chacun empruntera des chemins différents.Et pour cause.Le couple ne vit pas sur la même planète.Elle d\u2019ori- gine modeste, manquant d\u2019assurance, pétrie de complexes et de principes.Lui gosse de famille riche, séducteur impénitent et insouciant.Malgré ces différences à première vue irréconciliables, les amis-amoureux resteront en contact pendant près de 20 ans.À chaque date anniversaire de leur rencontre, ils éprouveront le besoin de se voir, se parler, se confier, vérifier où ils en sont rendus dans leur vie et surtout constater que leurs sentiments mutuels demeurent authentiques.Au fil des ans, la farouche Emma finira par se mettre en ménage avec un humoriste dont elle n\u2019est pas amoureuse.Devenu animateur vedette d\u2019une douteuse émission de télé, Dexter succombera aux démons de l\u2019alcool et de la drogue, multipliera les conquêtes, pour voir finalement son mariage viré à l\u2019eau de vaisselle.Qu\u2019importe les épreuves, Emma et Dexter garderont contact.Forcément, malgré leur différence de caractère, ils finiront ensemble, se dit-on, en regardant notre montre.Mais avant d\u2019en arriver là, il y aura un 15 juillet et un autre.Jusqu\u2019à un coup bas du destin.De la réalisatrice de Une éducation (An Education), Lone du réalisateur de Bienvenue chez les ( Tl\u2018Il S | BENOÎT POELVOORDE\tDANY BOON |Jj mm* Q UN FILM DE DANY BOON www.rienadeclarer.ca E rienadecla r^^Tef ilii 0 Jgf nu m \"Q- t=E=EJ X scopei À L\u2019AFFICHE DÈS LE VENDREDI 26 AOÛT ! JH LES FILMS SEVILLE LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUES MILITAIRES DE QUÉBEC PRÉSENTE LE CHŒUR DE L\u2019ARMÉE ROUGERUSSE ET LA TROUPE ALEXANDROV BILLETS EN VENTE MAINTENANT CENTRE NATIONAL DES ARTS - SALLE SOUTHAM VISITEZ LA BILLETERIE DU CNA OU APPELLEZ : TICKETMASTER AU 613 755-1111 WWW.FIMMQ.COM/CHOEUR V ÜF Scherfig, on s\u2019attendait mieux que cette interminable saga sentimentale sans tonus, ni grande surprise.L\u2019évolution sociale de l\u2019Angleterre de la fin des années 1980 jusqu\u2019à 2006, sur laquelle s\u2019appuie le livre, est complètement évacuée au profit d\u2019une autre histoire déclinée sur le sempiternel air « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis».Au bout de presque deux heures, on commence à connaître la chanson.À la valse-hésitation des deux tourtereaux en devenir \u2014 Jim Sturgess vieillit, mais Hathaway jamais, étrange.\u2014 s\u2019ajoutent des personnages secondaires douteux, voire inutiles, comme les parents de Dexter et le petit ami humoriste d\u2019Emma, un type mou et sans panache.Heureusement qu\u2019il y a Anne Hathaway (et son sourire) pour sauver un tant soit peu le spectacle.Un jour (One Day).De Lone Scherfig.Avec Anne Hathaway, Jim Sturgess, Patricia Clarkson, Ken Stott, Romola Garai, Jamie Silves, Rafe Spall et Jodie Whittaker.OO Conan le barbare Vide et tapageur ALEKSI K.LEPAGE La Presse collaboration spéciale Le sage dit «devant le grand ou le petit écran, tu te méfieras des bandes-annonces.» Mais dans le cas de ce Conan le barbare, énième remake en cette saison de redites, on a bel et bien affaire à un long trailer, comme si le film n\u2019était qu\u2019un agglomérat de bandes-annonces, grossièrement copiées-collées par un technicien de service.Le technicien, c\u2019est Marcus Nispel, déjà responsable des refontes de (Vendredi 13) Friday the 13th et Massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre).Lui, y connaît ça.Conan, donc (Jason Momoa, réchappé de Baywatch), est cette icône de la littérature et du cinéma de «fantaisie héroïque», interprétée une première fois en 1982 par un Arnold Schwarzenegger pré-Terminator.L\u2019histoire tient sur un coupon-caisse en quelques lointaines et anciennes contrées, Conan parcourt villes, monts et landes, déterminé à traquer les assassins de sa famille.Bru- tal, borné, irritable et misogyne, Conan n\u2019entend pas à rire.Nispel a fabriqué un divertissement à l\u2019image de son héros peu sympathique, agressif, enragé et macho comme ça ne se fait plus (on a même droit à une scène de fesses!).Jusque-là, on veut bien.Mais il ne s\u2019agit ici que d\u2019un autre «film de producteurs» sans doute mille fois testé devant un public-laboratoire; un objet de consommation «adulte» qui porte en lui-même sa propre publicité.Le spectaculaire étant éventé dès le premier quart d\u2019heure, le reste n\u2019est plus qu\u2019une succession de scènes violentes, viriles et vaines, à peu près dénuées d\u2019humour, desquelles ne se dégage aucune tension dramatique.Et la présence de ce bon vieux Ron Perlman (en papa Conan, vite éliminé) et de cette sémillante Rose McGowan (en sorcière sadique) n\u2019arrange rien.Ce machin tapageur est vide.Conan le barbare (Conan the Barbarian).De Marcus Nispel.Avec Jason Momoa, Rachel Nichols.OO ARTS ET SPECTACLES A7 Quand le devoir de mémoire et la vérité font mal VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com Adaptation cinématographique du roman de Tatiana de Rosnay, Elle s\u2019appelait Sarah, du réalisateur Gilles Paquet-Brenner, représente un exercice fin, sobre mais puissant sur une page honteuse de l\u2019histoire de la France : celle des enfants du Vel\u2019d\u2019Hiv.France, 16 juillet 42.Des milliers de juifs sont arrêtés sans sommation dans Paris, «parqués» dans le Vel\u2019d\u2019Hiv avant d\u2019être envoyés dans les camps (dont celui de transit de Beau-ne-la-Rolande).Pour protéger son petit frère Michel, la jeune Sarah (magnifique Mélusine Mayence) le cache dans le placard de leur chambre, croyant \u2014 à tort \u2014 pouvoir l\u2019en faire sortir rapidement.Paris 2009.Julia (superbe Kristin Scott Thomas) et son conjoint français Bertrand emménagent dans l\u2019appartement de la famille de ce dernier, dans le Marais.Travaillant sur un dossier sur la rafle policière du régime de Vichy pour un magazine, Julia apprend que ledit appartement est celui où Sarah a, plus de 60 ans auparavant, caché son frère.Que son beau-père Édouard l\u2019a d\u2019ailleurs vue une fois, enfant, après que la fillette ait réussi à s\u2019enfuir du camp de transition de Beaune-la-Rolande.Secrets enfouis La reporter américaine se lance sur la piste de Sarah afin de la retrouver.Au risque de faire remonter à la surface des secrets et des souvenirs que ceux qui ont croisé ou connu (ou cru la connaître) Sarah préféreraient garder enfouis.En alternant entre hier et aujourd\u2019hui, entre les quêtes et parcours de vie de Sarah et de Julia, Gilles Paquet-Brenner lève le voile sur un pan honteux de l\u2019histoire française.Si le réalisateur évite habilement les écueils des atermoiements inutiles (et trop souvent inhérents à ce genre de longs métrages), il n\u2019en évacue pas la charge émotive pour autant.Le sujet est grave et le cinéaste l\u2019aborde comme tel, avec rigueur et souci d\u2019authenticité, autant dans le ton, dans les sentiments que dans les images.Il fait ainsi d\u2019Elle s\u2019appelait Sarah non pas un énième film sur le sort ?né-Parc TEMPLETON Boul.Maloney est, Gatineau Info-Films: 819.BB3.0915 SALE PROF I CAMERON DUSTIN DIAZ.TIMBERLAKE ntt- ORIGINAL ENGLISH VERSION Ecran 1 LE PREMIER VENGEUR \t y fil Ecran B ORIGINAL ENGLISH VERSION 3» fil.WWW cinepar c réservé aux juifs pendant la Deuxième Guerre, mais un hymne vibrant au devoir de mémoire, au besoin et au droit de savoir.Même lorsque la vérité fait mal.Elle s'appelait Sarah (Sarah's Key).De Gilles Paquet-Brenner.Avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayence, Niels Arestrup, Dominique Frot, Frédéric Pierrot.OOOV2 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ?1 GE FILM VOUS DONNERA DES AILES.?Vr\t?y , , .-cmcHtcm\t-mmirn m KS II ARCHAMBAULT A DE LA GUEULUUSME ET LIVRE SES REPLIQUES AVEC JUSTESSE.1 à ST-SAUVEU surleryHEfilum PLUS DE 2 000 000 $ AU BOX-OFFICE ! « LE FILM QUÉBÉCOIS DE L\u2019ÉTÉ ! » MARC-ANDRÉ LUSSIER, JOURNALISTE À LA PRESSE UCK \\ | I1 ^ OaW-M.KEN SCOTT liiUUMJJ Ül PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE ! Qmzmnn) \t\t PATRICK HUARD *TullE LE BRETON ANTOINE BERTRAND ?11 IRRÉSISTIBLE ! » MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL 11 REMARQUABLE.HUARD EXTRAORDINAIRE.» BRENDAN KELLY, THE GAZETTE 11 UNE SAVOUREUSE COMÉDIE.» ANDRÉ DUCHESNE, U PRESSE ?11 UN SUCCÈS.» ANDRÉ LAROCHE, U TRIBUNE 11 DU GRAND KEN SCOTT.MARC-ANDRÉ JOANISSE, LE DROIT ScÂA*Y\\0 À
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