Le droit, 27 mars 2013, Supplément 2
[" LeDroit 100 ans d'information, d'implication, d'évolution 27 MARS 2013 \u2014CAHIER SOUVENIR ^VEC VOUS ET POUR VQUs DEPUIS jLgj-3 BU R E-MJX Petite* 100 ANS Ct*'\"*1'1 M£DtTtR Scolaire! Commi»s'ons jr*»'**- IsOtM ««*«¦ CMpt»0 rfl\u2014Ure»» *S 1 ' .a .pporttreol ^OÏCÏCS* .«IlcTO** V.4A 5,, u iw**\u201d wrrn»» laub'N SüCCESSiV atelier le PLUS cifrXwA.Geort**' 95 Rue \t\t rniniB I*W oimanches L§H^ SMS?SEiEcm^ (UMBanB SSimmiB fflE3a3HH333E Bon 100 Félicitations au quotidien LeDroit pour son implication, son professionnalisme ainsi que sa grande contribution ! SS»*#» 1065, boui.de la carrière 819 770-6445 www.sportechange.com LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 SOMMAIRE 1913-1938: UN JOURNAL DE COMBAT.4 1938-1963: DU COMBAT À L'INFORMATION.18 1963-1988: LES ANNÉES FASTES.43 PERSPECTIVES.54 1988-2013: LA RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE.82 NOTRE ÉQUIPE RÉDACTEUR EN CHEF Jean Gagnon DIRECTEUR DE L'INFORMATION Patrice Gaudreault COORDONNATEUR Philippe Orfali GRAPHISTE Patrick Dignard PUPITREUR Guillaume St-Hîlaîre WEB Jonathan Blouin RÉVISION Maud Cucchi et Justine Mercier LeDroitaimerait remercier le Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l'Université d'Ottawa, les Archives Deschâtelets des Missionnaires oblats de Marie Immaculée et le photographe Michel Lafleur pour leur collaboration indispensable à la réalisation de ce cahier souvenir.Un élément rassembleur, un acte de résistance Il est rare qu\u2019un journal fête ses 100 ans.C\u2019est pourtant ce que célèbre LeDroit aujourd\u2019hui.Au-delà de la longévité qui impressionne, c\u2019est sa renommée, sa notoriété qui étonne.Hier, à la Chambre des communes, le député fédéral d\u2019Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, soulignait cette page d\u2019histoire.Même chose à Québec, alors que Maryse Gaudreault, la députée de Hull, rendait hommage à votre quotidien devant ses collègues de l\u2019Assemblée nationale.Et la semaine dernière, à Queen\u2019s Park, la ministre déléguée aux Affaires francophones de l\u2019Ontario et députée d\u2019Ottawa-Vanier, Madeleine Meilleur, faisait l\u2019éloge du Droit dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie.Cela prouve à quel point LeDroit a exercé une influence tous azimuts au cours du dernier siècle.Une influence qui a résonné dans les enceintes politiques, certes, mais surtout chez vous, dans vos foyers.LeDroit, est-il utile de le rappeler, évolue dans un milieu où la langue française est en situation minoritaire.En Ontario évidemment, là où LeDroit a planté ses premières racines.En Outaouais aussi, région entourée d\u2019une mer anglo-saxonne et où LeDroit a pignon sur rue depuis 1920.Tout au long de l\u2019histoire du Droit, certains ont voulu opposer Québécois de langue française et Ontariens francophones de la région.Comme si nous avions été d\u2019hostiles chiens de faïence prêts pour l\u2019ultime combat.Mais au final, le combat est le même, celui de permettre à chaque citoyen francophone de pouvoir, s\u2019il le souhaite, s\u2019informer en français.Même les pères fondateurs que sont les Oblats ont reconnu cette dualité indissociable en se portant acquéreur, en 1940, de la station radiophonique CKCH de Hull.Il est vrai que LeDroit, sans l\u2019Ontario français, n\u2019aurait pas existé.Il est aussi vrai de croire que LeDroit, sans ses lecteurs de l\u2019Outaouais, n\u2019existerait plus.C\u2019est grâce au désir de l\u2019ensemble de la communauté francophone de la région de vouloir lire en français que LeDroit a pu vivre et survivre.Il est vrai que LeDroit d\u2019aujourd\u2019hui a peu à voir avec celui de 1913.La diversification des sources d\u2019information, l\u2019apparition de journaux communautaires et l\u2019arrivée de technologies nouvelles ont considérablement modifié l\u2019apparence et le contenu de votre quotidien.Ce même Droit qui, en 1913, se vendait sur les perrons des églises, est maintenant distribué sur l\u2019ensemble du territoire régional, est accessible en version électronique et peut être consulté partout sur la planète, à tout moment sur le Web.Une volonté ne s\u2019est cependant jamais démentie au fil de ces 100 ans, celle partagée par ses artisans d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui, qui consiste à offrir à sa centaine de milliers lecteurs quotidiens un contenu de qualité destiné à la communauté francophone.Plus qu\u2019un quotidien, LeDroit reste toujours un élément rassembleur et un acte de résistance.Il faut encore aujourd\u2019hui s\u2019en souvenir.JEAN GAGNON rédacteur en chef O\tWWW.100ANS.CA -\tTous les textes de ce cahier souvenir de 120 pages -\tEntrevues et reportages vidéos exclusifs -\tUne panoplie de photos tirées de nos archives -\tUn quiz sur les 100 ans CONTENU EXCLUSIF -\tLes capsules historiques d'événements qui ont marqué votre histoire et la nôtre publiées dans nos pages au cours des 100 dernières éditions -\tLes souvenirs de plusieurs de nos artisans et lecteurs Ramada Piaza - Gatineau/Ottawa 11 Cl LES MIDIS SUR SEMAINE PASTA CHOIX À NOUVELLE TABLE D'HOTE LE MIDI INCLUANT UN STEAK ET FRITES MENU DU SOIR MULTIPLE | CHOIX DE COMBINAISONS pâtes et sauce, steak, osso bucco, escalope de veau, côtelette de porc farcie et notre réputé risotto.BRUNCH DE PAQUES DIMANCHE 31 MARS 2013 à compter de 10h30 I / adulte / enfants de moins de 12 ans Gratuit 4 ans et moins.*Taxes en sus.Salons privés disponibles 819 777-3727 pour 4 à 12 personnes pour vos rencontres a affaires ou entre amis\tc., .\t.personnes pour STATIONNEMENT ET WI-FI GRATUITS Situé dans le Ramada Plaza Manoir du Casino Au 75, rue d'Edmonton, Gatineau FACE AU CASINO.COIN BOUL.CARRIÈRE ET EDMONTON LeDroit, 100 ans avec vous et pour vous PATRICK WOODBURY, LeDroit Votre quotidien célèbre aujourd'hui 100 ans d'information, 100 ans d'implication et 100 ans d'évolution.Une grande responsabilité et une grande source de fierté -.eDroit Depuis la première édition de six pages, tirée à 10000 exemplaires et vendue un sou, le 27 mars 1913, le journal LeDroit fait partie intégrante de la société cana-dienne-française de la grande région de la capitale nationale.Il célèbre aujourd\u2019hui 100 ans d\u2019information, 100 ans d\u2019implication et 100 ans d\u2019évolution.C\u2019est une grande responsabilité pour un journal et aussi une grande source de fierté pour tous ceux qui y ont oeuvré, ainsi que pour ceux et celles qui perpétuent aujourd\u2019hui cette grande tradition.Fondé par un groupe de patriotes franco-ontariens, Le Droit, justement si bien nommé pour évoquer la volonté des francophones à préserver leur droit à une éducation catholique et française, a vite servi de caisse de résonance à une communauté soucieuse de vivre et de s\u2019épanouir dans la langue de Molière.Depuis 100 ans maintenant, il joue ce rôle si important et cimente l\u2019appartenance à cette grande communauté francophone.L\u2019implication dans la communauté fait partie de ses racines.Imbriqué dans la défense des droits des francophones à son origine, fidèle à sa devise du départ « L\u2019avenir est à ceux qui luttent», le journal, ses dirigeants et tous ses artisans n\u2019ont cessé de soutenir les causes humanitaires, les grandes manifestations populaires, les actions visant au développement des collectivités françaises en Ontario et en Outaouais.Encore aujourd\u2019hui, plus de 170 organismes de la région bénéficient de son appui.C\u2019est aussi, comme entreprise, tout un siècle d\u2019évolution qu\u2019il célèbre.Les vieilles presses d\u2019origine - au sujet desquelles le premier pressier, Eugène Beaudry, a dit: «un coup de marteau par-ci, par-là, et même quelques coups de pieds et la Horsepower finit par repartir» - ont fait place à des presses offset en 1971.A l\u2019aube de son deuxième siècle de vie, le journal prend place maintenant sur différentes plateformes, du papier centenaire à tous les supports numériques d\u2019aujourd\u2019hui.Les plus grands événements se produisant sur cette terre sont maintenant communiqués presque instantanément aux gens d\u2019ici sur leurs ordinateurs, leurs téléphones mobiles, leurs tablettes numériques.Des milliers de lecteurs préfèrent pourtant encore s\u2019en informer en lisant l\u2019édition en papier.Les faits et gestes des gens d\u2019ici, leurs réalisations majeures, leurs préoccupations et leurs revendications sont aussi exportées par les nouvelles technologies, à la vitesse de la lumière, à tous les coins de la région, accessibles à tous les Canadiens et aux citoyens du monde, où qu\u2019ils soient.C\u2019est avec fierté que nous célébrons aujourd\u2019hui avec tous ces lecteurs, avec nos annonceurs contemporains et tous nos supporteurs, avec les employés d\u2019aujourd\u2019hui et une pensée bien spéciale et reconnaissante pour ceux qui nous ont précédés, cet anniversaire si important dans la vie d\u2019une entreprise de presse comme LeDroit.Nous consacrons son essence même qu\u2019est l\u2019information, son engagement dans sa communauté au fil du temps, révolution technologique qui en a toujours assuré la pérennité.Ce cahier spécial sur papier, et sa déclinaison informatique sur le site ledroit.ca, veulent commémorer par les mots et les images 100 ans avec vous et pour vous.C\u2019est avec une grande fierté et beaucoup de reconnaissance que nous vous le présentons comme pièce d\u2019anthologie et d\u2019histoire de toute une communauté, unie par une même langue dans la grande région de la capitale nationale.JACQUES PRONOVOST président et éditeur Célébrez le EnnnDinn SPECIAL e SEULEMENT ANNIVERSAIRE 100$ 1] INCLUANT: -\tINSTALLATION ET BALANCEMENT DE VOS 4 PNEUS D\u2019ÉTÉ -\tALIGNEMENT DES 4 ROUES *Sur la plupart des véhicules.Expiration 13 avril 2013.12 paiements égaux disponibles ! ACHETEZ 3 PNEUS, OBTENEZ LE 4e SANS FRAIS* Achetez 3 pneus montrés ci-dessous à notre prix courant \u2018Équilibrage, frais environnementaux en sus (incluant le pneu sansfrais).Vous devez acheter et obtenez un 4e pneu identique sans frais 1\t3 pneus du même modèle pour obtenir le 4e identique sans frais, Pour un temps limité seulement, CARACTÉRISTIQUES COTE DE VITESSE TYPE DE VÉHICULE PRIX TOTAL DE 4 PNEUS OBTENEZ 4 PNEUS au bas prix de Technologie Active Contour assurant une adhérence remarquable avec traction accrue et usure uniforme de pneu BERLINE 338,96 $ 28,25 $n/ mois U GOODfYEAR ^ MARQUE Evertrek RT / HP (Modèle montré : RT) Tota Terrain A/P Grabber AT2 TOUTE SAISON D'AUTOROUTE SUR ROUTE/HORS ROUTE PERFORMANT 112,99$ ch 175/85R14 82T 117,99$ ch 205/75R15 97S Quatre rainures circonférentielles à nervure centrale résistant, à l'aquaplanage tout en améliorant, la traction dans la neige S (Dimensions P-métriques seul.) 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BOUL.MALONEY OÜEST 819 246-1668 Hull 366, BOOL.DE LA CARRIÈRE 819 770-7920 Aylmer 171.ROE PRINCIPALE 819 684-0660 Buckingham 170, CH.LÉPINE 819 986-3338 co LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 A16^B LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 1913-1938: UN JOURNAL DE COMBAT HE LE 27 MARS 1913, PREMIÈRE ÉDITION DU DROIT L'AVENIR EST À Si la nouvelle tombait aujourd'hui, les médias sociaux s'embraseraient.Le mot-clic #reglement17 trônerait au sommet du palmarès des tendances Twitter.Sur Facebook, une pétition signée des centaines de milliers de fois circulerait, tandis que des vidéos se moquant des déclarations gouvernementales inonderaient YouTube.Dans les salles de classe, les jeunes Franco-Ontariens filmeraient avec leur téléphone les inspecteurs venus leur interdire l'usage de leur langue.La scène épique des épingles à chapeau ferait le tour du monde en quelques clics.PHILIPPE ORFALI porfali@ledroit.com Rien de tout ça n\u2019existe, en juin 1912.L\u2019heure est alors grave en Ontario français : le premier ministre James R Whitney vient de promulguer le règlement XVII, qui fait de l\u2019anglais l\u2019unique langue d\u2019enseignement permise dans les écoles de la province.Pour la communauté franco-ontarienne, qui se bat depuis dix ans pour conserver ses classes «bilingues», Queen\u2019s Park vient de signer l\u2019arrêt de mort de la minorité française de l\u2019Ontario.Un acte de guerre auquel il faut répliquer à tout prix.Le français ne peut plus être enseigné comme matière de classe.Il ne peut être utilisé comme langue de communication entre les professeurs et les élèves.Il est interdit aux commissions scolaires bilingues - les ancêtres des conseils scolaires francophones - d\u2019ouvrir des écoles sans la permission du gouvernement.Les inspecteurs chargés d\u2019assurer la qualité de l\u2019enseignement dans les écoles bilingues relèveront désormais d\u2019« inspecteurs spéciaux» de langue anglaise.En juillet, les troupes se mobilisent.Devant 1200 congressistes rassemblés au Monument national d\u2019Ottawa pour débattre de la crise, un père oblat, Charles Charlebois, qui siège au comité exécutif de l\u2019Association canadienne-française d\u2019éducation d\u2019Ontario (ACFÉO) depuis sa fondation en 1910, s\u2019élève.Le titre de son discours : Les Canadiens français d'Ontario et la presse.Son constat: «les Canadiens-français d\u2019Ontario doivent fonder un journal».Un journal qui deviendrait leur arme ultime face à l\u2019oppresseur.Un journal quotidien catholique et de langue française, indépendant des partis politiques.Sans force politique à Queen\u2019s Park, les Canadiens-français de l\u2019Ontario s\u2019appuieraient donc sur le pouvoir de la presse.Aux grands maux les grands remèdes.Déjà, trois ans auparavant, l\u2019idée avait circulé au congrès ayant mené à la fondation de l\u2019ACFÉO.Faute d\u2019argent, on avait toutefois dû abandonner.Mais pas cette fois.«Sans trêve ni merci» À coup de quêtes dans les églises et de dons, de discours dans des assemblées populaires et de sermons prononcés aux quatre coins de l\u2019Ontario, du Québec et ailleurs, religieux, notables et citoyens parviennent à amasser les 100000 $ nécessaires au démarrage de l\u2019entreprise.C\u2019est ainsi que la direction du journal parviendra à joindre les deux bouts pendants des années, «dans l\u2019ombre de l\u2019huissier», comme écrira plus tard l\u2019auteur Laurent Tremblay dans Entre deux livraisons, 1913-1963, consacré aux 50 premières années du Droit.Le 8 novembre 1912, Onésime Guibord, Olivier Dion, Alfred Goulet, F.-X.Giroux et Aldéric Charpentier fondent le Syndicat d\u2019Œuvres sociales Ltée, la société éditrice du Droit.La première assemblée des actionnaires a lieu le 9 décembre.L\u2019étage d\u2019un garage de la rue York est choisi pour loger les installations du journal, qui deviendront rapidement, avec l\u2019ACFÉO, l\u2019un des postes de contrôle de la résistance au règlement XVII.«Le Droit ne réclame aucun privilège, mais il luttera sans trêve ni merci pour le respect et la liberté du bien et des droits légitimes», annonce la toute première édition du quotidien, qui paraît le 27 mars 1913.Une édition de six pages de qualité rudimentaire, sortie en fin d\u2019après-midi, de peine et de misère.La veille, une grand-messe avait été chantée pour implorer les faveurs du Ciel.Les locaux avaient été bénis par Mgr J.-O.Routhier, en présence de membres du clergé et d\u2019employés du journal.Dès la première édition, le message est clair: les «Canadiens-français d\u2019Ontario» ne se laisseront pas faire.Ce journal sera leur outil de mobilisation et de contestation.Tiré à 10000 exemplaires, le journal de six pages était attendu avec impatience.Le quotidien arbore avec fierté sa devise, qui se veut en quelque sorte le leitmotiv de la population franco-ontarienne d\u2019alors : «L\u2019avenir est à ceux qui luttent.» Sans lutte, point d\u2019avenir.Devant 1 200 congressistes, un père oblat, Charles Charlebois, s'élève.Son constat: «les Canadiens-français d'Ontario doivent fonder un journal ».dtmitdftj DISTRIBUTION JOURNAUX Livraison a domicile pour la grande région de Gatineau LA PRESSE .THE GAZETTE .OTTAWA SUN FINANCIAL TIMES .WALL STREET JOURNAL Livraison a domicile pour la grande région d'Ottawa LA PRESSE .THE GAZETTE FINANCIAL TIMES .WALL STREET JOURNAL 800, AVENUE INDUSTRIELLE, UNITE 3, OTTAWA, ON, K1G 4B8, 613 521-8825 UN JOURNAL DE COMBAT UtSMVt CEUX QUI LUTTENT «Ceux qui voyaient d\u2019un mauvais œil la naissance d\u2019un tel journal l\u2019accueillirent avec ironie et quolibets», soulignera au milieu des années 1950 Jean Taillefer, dans Le Droit et son histoire.«Ils affirmèrent qu\u2019une feuille semblable ne pouvait vivre plus de quelques semaines, peut-être quelques mois.[.] Comme ils se trompaient, les pauvres ! » Un poids indéniable Le quotidien est, dès le départ, enraciné dans la communauté qu\u2019il appuiera et qui l\u2019appuiera dans les moments difficiles.Il en est le fidèle reflet tout en contribuant à l\u2019avancement des débats importants de son époque.Sans surprise, la lutte pour les écoles françaises constitue le thème majeur de la couverture et des éditoriaux offerts par Le Droit des premières années.Mais son mandat épouse toutes les causes canadiennes-françaises et catholiques.Dès la fin des années 1910, l\u2019application du règlement XVII est assouplie.Il sera finalement invalidé en 1927.On aurait pu s\u2019attendre à ce que le journal disparaisse avec la fin de la lutte, souligne Mario Gravelle, doctorant en histoire de l\u2019Université York ayant épluché pas moins de 13000 éditoriaux publiés pendant les années où ce quotidien a été dirigé par les Oblats, soit de 1913 à 1933.«Pourtant, Le Droit continue de paraître aujourd\u2019hui.Les pères oblats avaient compris que Le Droit pouvait devenir un outil qui permettrait de protéger la population francophone de l\u2019assimilation qui la guettait.» \u2019M & ' / Fonds Le Droit, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa À la fin de 1912, l'étage d'un garage de la rue York est choisi pour loger les installations du journal.Ces locaux exigus deviendront rapidement, avec l'ACFÉO, l'un des postes de contrôle de la résistance au règlement XVII.PROMOTIONS TOURBÉE À 100% CZCjLJK CLÔTURÉE AVEC ZT2T 2T» « TERRASSE Rt DLI/L ET CABANON L/C l\\L V E CHEQUE CADEAU D'AMEUBLEMENT 5000$ COUREZ LA CHANCE DE GAGNER JUSQU'À 25000$ JE PARTICIPE AU CONCOURS MON HABITATION DE RÊVE y4PCHk.com CERTAINES CONDITIONS S'APPLIQUENT SEMI- , DETACHES VOIR LES DETAILS SUR MONHABITATIONDEREVE.APCRa.COM UNIFAMILIALES T*\tml !\"!\t% \"\tni \u201d \t\tii J.\u201c\t l * % * pi.it; de f ^\t| ^ * % ?BUREAU DES VENTES Ttrram da soccer iBcumseh BUREAU DES VENTES 3 RUE DE GALIFET À L'ARRIÈRE DU SUPER C DE GATINEAU \u2014819 568-2555 819 790-8297 (ÉRIC) 819 664-3927 (DENIS) dubarry.net DECOUVREZ LES DERNIÈRES PROMOTIONS dubarry.net/ promotions 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EZ*, UN JOURNAL DE COMBAT Les premiers locaux du Droit, de la rue York à la rue George Des débuts bien modestes PHILIPPE ORFALI porfali@ledroit.com Les fondateurs du Droit auraient peine à reconnaître leur rejeton s\u2019ils étaient transportés à la rédaction du journal, version 2013.Les ordinateurs ont remplacé les dactylos.Typographes et linotypistes ont depuis longtemps disparu, supplantés par des graphistes et pupitreurs.La chambre noire des photographes n\u2019est plus.Idem pour l\u2019odeur du plomb et de la cigarette, remplacée par l\u2019arôme émanant de la machine à café espresso.Et - scandale ! - des femmes « couvrent » aujourd\u2019hui les actualités générales.Pire peut-être aux yeux des fondateurs, LeDroit a fait une croix sur ses orientations religieuses, tout comme la majorité des quotidiens nord-américains modernes.Le journal est toujours situé à l\u2019étage d\u2019un édifice du marché By.Mais la salle étroite du vieux garage de la rue York aujourd\u2019hui démoli n\u2019est plus qu\u2019un lointain souvenir, aujourd\u2019hui remplacée par un bâtiment moderne et, surtout, beaucoup plus vaste où œuvre chaque jour la majorité des artisans du seul quotidien de langue française de la capitale.Fidèle à ses origines ottaviennes LeDroit a occupé de nombreuses adresses au fil de sa longue histoire, sans jamais quitter Ottawa, la ville qui l\u2019a vu naître.Et ce même si une majorité de son lectorat se situe aujourd\u2019hui sur la rive québécoise de l\u2019Outaouais.Un seul coup d\u2019œil aurait suffi à visiter Le Droit à sa fondation, en 1913.Tout le journal - des journalistes aux impo- 1\t \ti.\u2014: v- Fonds Le Droit, CRCCF En 1913, tout le journal - des journalistes aux imposantes presses, en passant par les secrétaires et les publicitaires - était entassé dans une salle d'à peine 240 m2 (800 pi2), située au-dessus d'un garage de la rue York, aujourd'hui démoli.santés presses, en passant par les secrétaires et les publicitaires - était entassé dans une salle d\u2019à peine 240 m2 (800 pi2), située au-dessus d\u2019un garage de la rue York.C\u2019est de ce local inadéquat qu\u2019est sortie la première édition du quotidien, un après-midi de mars 1913.«Près de la fenêtre, la rédaction et la circulation.La table sert au gérant, au comptable, au traducteur, au vendeur d\u2019annonces et aux trois nouvellistes (N.D.L.R.: journalistes), écrit en 1955 Jean Taillefer au sujet des premiers locaux.De l\u2019autre côté de la clôture, ce sont les ateliers», lieu de travail des pressiers.Déjà deux ans plus tard, en pleine Grande Guerre, Le Droit parvient à amasser, grâce au soutien des paroisses canadiennes-françaises et d\u2019appel à l\u2019engagement des lecteurs envers la «cause», les quelque 45000 $ nécessaires à la construction d\u2019un nouvel édifice, à l\u2019angle des rues Dalhousie et George.Dès 1915, Le Droit aura donc son propre édifice, qui sera par la suite agrandi afin de répondre aux besoins du quotidien.Quinze ans plus tard, Le Droit déménage dans un troisième bâtiment, situé juste à côté de l\u2019autre, sur la rue George.Un magasin Giant Tiger occupe aujourd\u2019hui l\u2019édifice.IL FAUT LE SAVOIR! Quotidiennement, l\u2019histoire de notre région et de notre société s\u2019écrit, s\u2019analyse et se discute dans LeDroit grâce à la contribution de nos professeurs, chercheurs, employés et étudiants ! Bon centenaire aux lecteurs et à l\u2019équipe du quotidien LeDroit! UQO ADMISSION AUX PROGRAMMES DE CYCLES SUPÉRIEURS DATE LIMITE 15 MAI 2013 u9° .ca LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 100 ANS D'UN QUOTIDIEN FRANCOPHONE, ÇA SE FÊTE ! L\u2019ASSEMBLÉE DE LA FRANCOPHONIE DE LONTARIO est fière d'appuyer le journal Le Droit et est heureuse de participer aux célébrations de son 100e anniversaire.Bravo pour vos 100 ans à la une de la francophonie de l'Ontario ! DEVENIR MEMBRE DE L\u2019ASSEMBLÉE DE LA FRANCOPHONIE DE L\u2019ONTARIO, C\u2019EST.\u2022 S\u2019ENGAGER DANS SA COMMUNAUTÉ I De haut en bas, de gauche à droite : David Pilon, Peter Hominuk, Nancy Gendron, Nicole Fortin, Cassandra Mafuta, Saflatou Diallo, Marilou Crisafi, Amélie L Dugas, Amélie Gagné et Salimatou Diallo.L\u2019ASSEMBLÉE DE LA FRANCOPHONIE DE L'ONTARIO CONCERTE LA COLLECTIVITÉ FRANCOPHONE DE LA PROVINCE ET AGIT COMME PORTE-PAROLE POUR : \u2022\tREFLÉTER les priorités de la francophonie \u2022\tREVENDIQUER les droits des francophones \u2022\tPROMOUVOIR le développement global de la francophonie \u2022\tREPRÉSENTER l'Ontario français sur les scènes municipale, provinciale, nationale et internationale \u2022\tCÉLÉBRER SA FRANCOPHONIE \u2022\tPASSER À L'ACTION \u2022\tDÉVELOPPER DES PRODETS DANS SA COMMUNAUTÉ \u2022\tÉLARGIR SON RÉSEAU DE CONTACT LES MEMBRES de l'Assemblée de la francophonie font partie du plus grand réseau de l'Ontario français.Pour plus d'information, consultez notre site Web au www.monassemblee.ca PLAN STATÊGIQUE COMMUNAUTAIRE OE L'ONTARIO FRANÇAIS LE PLAN STRATÉGIQUE COMMUNAUTAIRE DE L\u2019ONTARIO FRANÇAIS (PSC) : UN PLAN D\u2019ACTION POUR NOUSTOUS ! Le PSC est un plan d'action à long terme qui vise à valoriser le fait français.D'ici 2016, cet outil de concertation et de mobilisation de la communauté francophone de l'Ontario permettra à toute la communauté francophone de progresser et de rayonner sur le plan social, culturel et économique.ON VEUT VOUS RENCONTRER! L\u2019ÉQUIPE DE L\u2019ASSEMBLÉE prépare sa tournée provinciale afin de vous rencontrer et de vous expliquer la vision rassembleuse du plan stratégique communautaire.Chacun à son rôle à jouer.Chacun peut y participer.Pour plus de détails consultez notre site Web.de la francophonie de l'Ontario www.monassemblee.ca 00 UN JOURNAL DE COMBAT Après des débuts difficiles Jeune journal, grandes ambitions Fonds Le Droit, CRCCF Dès 1915, Le Droit prend de l'ampleur.Un édifice plus vaste est construit à l'angle des rues George et Dalhousie (photo du bas).En 1918, on achète une nouvelle presse.PHILIPPE ORFALI porfali@ledroit.com Si les premiers mois de publication du Droit sont des plus difficiles, le journal prend de l\u2019ampleur dès 1915.Grâce aux campagnes d\u2019abonnements orchestrées par le père Charles Charlebois, qui prend les rênes du journal, on parvient à construire un nouvel édifice à l\u2019angle des rues George et Dalhousie, plus vaste et plus propice à la production d\u2019un journal.En 1918, grâce à la vente d\u2019actions, on achète une nouvelle presse.L\u2019année suivante, de nouvelles linotypes.Les années 1920 seront marquées par une certaine professionnalisation du journal.On laisse de plus en plus de place aux reportages et les textes d\u2019actualité se font plus longs.Dix ans après sa création, Le Droit a déjà doublé son tirage quotidien, qui atteint près de 13000 exemplaires.«Vers 1922, on choisit de changer le look du journal afin d\u2019attirer davantage de lecteurs, observe Mario R.Gravelle, doctorant en histoire à l\u2019Université York et expert des premières années du Droit.Du contenu pour les femmes, les sports et plus voient le jour.On déplace les éditoriaux de la Une à la page 3.On parle moins de questions linguistiques dès cette période.» La question scolaire demeure toutefois au cœur des préoccupations des artisans du journal, comme en témoignent les centaines d\u2019éditoriaux qui y sont consacrés.En 1931, manquant toujours d\u2019espace, Le Droit entreprend la construction d\u2019un nouvel édifice au 98, rue George, situé juste à côté de l\u2019ancien, et y déménage.Deux ans plus tard, avec le départ du père Gabriel Sarrazin, successeur du père Charlebois, Le Droit devient un journal complètement laïque, du moins en ce qui a trait à la gestion de ses activités quotidiennes.L\u2019influence des Oblats -\tqui deviendront au fil du temps actionnaires majoritaires de la publication -\tcontinuera de se faire sentir tant dans les éditoriaux que dans la couverture de l\u2019actualité régionale.«Le père Sarrazin eut la lourde tâche de consolider les finances du journal qui, au début de la crise économique de 1930, souffrait de la dépression, comme tant d\u2019autres entreprises», souligne Jean Taillefer dans Le Droit et son histoire, publié en 1955.Les campagnes d\u2019abonnements se multiplient afin d\u2019augmenter le lectorat du journal.À l\u2019approche de ses 25 ans, le quotidien ne vit plus exclusivement de l\u2019appui financier du clergé.K ¦¦¦ ' N».WÈÈÊ %m!m i Kl lira» mnsm anm LOCATION AUX maintenant disponible, des prix jamais vus ! SUR CERTAINS MODELES Civic DX 2013 Accord LX 2013 CR-VIX 2013 EN LOCATION aux deux semaines pendant 60 mois 1475$ acompte 24,000km/année Transport et préparation + taxes A/C inclus EN LOCATION aux deux semaines pendant 60 mois 1495$ acompte 24,000km/année Transport et préparation + taxes A/C inclus EN LOCATION aux deux semaines pendant 60 mois 1975$ acompte 24,000km/année Transport et préparation + taxes A/C inclus Bummoumir buckinghamhonda.com \u2022 MARQUE ORIGINAL \u2022 À BUCKINGHAM m 1255, RUE ODILE-DAOUST 819-281-1110 *L'offre de location-bail aux deux semaines pour une période de 60 mois pour un total de 130 paiements est faite par Services Financiers Honda Inc.(SFHI), sur approbation de crédit.Cette offre porte sur la Accord LX manuelle 2013 neuve (modèle CR2E3DE).Franchise de kilométrage de 120 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation de 1 740 $ inclus et taxe sur le climatiseur de 100 $ inclus.Prix à l'achat pour ce véhicule (PDSF): 25 730 $, transport, préparation et taxe sur le climatiseur inclus.CR-V LX 2013 neuf (modèle RM3H3DES) franchise de kilométrage de 120 000 km ; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation de 1 740 $ et taxe sur le climatiseur de 100 $ inclus.Prix à l'achat pour ce véhicule (PDSF) : 27 730 $, transport et préparation et taxe sur le climatiseur inclus.Les taxes, droits, assurances et immatriculation sont en sus.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Offres valides seulement pour les résidents du Québec chez les concessionnaires Honda du Québec participants.Offres d'une durée limitée sujettes à changement sans préavis par le constructeur et valides sur les véhicules en inventaire.Photos à titre indicatif seulement.t L'offre de location-bail aux deux semaines pour une période de 60 mois pour un total de 130 paiements est faite par Services Financiers Honda Inc.(SFHI), sur approbation de crédit.Cette offre porte sur la Civic berline DX manuelle 2013 neuve (modèle FB2E2DEX).Franchise de kilométrage de 120 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation de 1 495 $ inclus.Prix à l'achat pour ce véhicule (PDSF): 16 935 $, transport et préparation inclus.Les taxes, droits, assurances.et immatriculation sont en sus.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Offres valides seulement pour les résidents du Québec chez les concessionnaires Honda du Québec .' participants.Offres d'une durée limitée sujettes à changement sans préavis par le constructeur et valides sur les véhicules en.inventaire, Photÿ à titre jndicatif seulement.Voyez votre concessionnaire Honda pour plus de détails.s», è y,ri' r\tj* ¦> Gi LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 10 LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 JOURNAL DE COMBAT -P La première Une sous la loupe Mis à part le nom, LeDroit d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celui sorti de l'étage d'un vieux garage de la rue York, en mars 1913.Survol de la toute première édition de votre quotidien.o OTTAWA, JEUDI 27 MARS 191.» UN SOU IF N UN ER O ABONNEMENTS Edition Quotiuifnne Ctwk *t Ftat.Tm» Uftioa TV-.UU - Edition Hebdomadaire «voo $i so *2 00 DROIT BUREAUX : 88 Rue York Tri.Kidmu 1448 Casier Postal 554 Petites Annonces 10 *uu» U h#\"* erdinur* : Loi.iota 25 mkii Si vou.«Vf/ un» «lauoti t tmlir ou à loorr, h voo» «'< / tv-iolii U\u2019unr U-nw tri unit, a «nui attt («lu t|Uar le Gouverneur Général.FRAPPE PAR I X CHEVAL Louis Ventura, attaché à la Elkcr\u2019s Brewery a été séreusement blessé hier matin par le cheval de M.George ilcKay.On(1 \"a transporté d l'hôpital O O TRANSACTIONS il.David Erstein a vendu an' prix de *10.000.00.à il.S.J.Walker une propriété située à Tangle des rues Laurier et Nicolas.C\u2019est une propriété qui a une grande valeur commerciale.\u2014La compagnie Lowe-ilartîn Printing a fait 1 \u2019acquisition d'un terrain de 5f> pieds, sur la rue Xepeau.La compagnie a 1 \"intention de construire une imprimerie sur ce lot.se trouvant sans local depuis le feu de TédiScc McFarland, rue Aibcri, où elle avait scs ateliers.LA RIVIERE OTTAWA Le niveau de la rivière Ottawa s\u2019est élevé d\u2019un pied depuis vingt quatre heures.C\u2019est ce que Ton a pas encore vu depuis le commencement de ia crue.Au pied dn Cansl Rideau il y a I l\u2019heure actuelle dix-neuf pieds d\u2019eau ce qui m- s'est jamais vu ù cc temps-ci de Tannée.POINTE GATINEATT Dintanehe prochain, il y aura dans notre Salle paroiasiaic nue partie do cartes organisée par l\u2019\u201cAssociation de» jeunes\u201d au bénéfice de l\u2019église.Tout le monde se fera un devoir d\u2019y aller.__L\u2019eau la rivière est trè» haute de ce temps-ci et il nous faut forcement nous servir des chaloupes pour aller à Rockliffs.LK TKELITIONE ET LE TELEGRAPHE A cause du grésil que non» avons en hier l\u201c» fil\u2018 téléphonique» et télégraphiques sont dans un état tel que*lps communications sont pratiquement interrompues entre Moctrcal, Ottawa et Toronto.t» ulrs les dépêche* rnm»n*r*-îab->.et de i liemins de Ter peuvent être trans-Wi.e» et \u201evee he»*-»,.;- .Je difficulté*.Les eonijÆgnies de transmission ont mis toute une équif- d'homme» à i'oeuvre pour réparer le* Urne» brisées et défaire !« rourt« circuits.Notre Programme Tl faut, pour guérir le* maux de notre temps, employer d»i moyen* approprié* à ses habitude*.Cost pourquoi aux écrits opposons les écrits; aux erreurs propagées ça et lit, la.vérité aux journaux dont 1 uifiueue» pernicieuse se fait sentir tous les jours, au moins le bon journal mettre de côté semblables moyen*, c\u2019est se coud miner à n\u2019avoir aucune influence sur le peu-pie et ue rien comprendre an caractère do son temps,\u201d\u2014 ( Pio X à l\u2019Archevêque de Québec,.2 juin 1907.) Ces enseignements du Souverain Pontife,répétés à plusieurs reprises depuis 1007 et formulés récemment d'une manière plus explicite encore aux Evêques d'Italie, forment tout un programme pour le monde catholique et s\u2019apliquent tout aussi bien au domaine national qu'aux principes religieux.C'est avec le journal que, de nos jours, on renverse les gouvernements et que l\u2019on consolide les empires.C\u2019est par lui que l'on façonne l'opinion publique et que l\u2019on sème dans le peuple les idées bonnes ou mauvaises.Le journal, c\u2019est l\u2019arme invincible des minorités; il détruit les préjugés les plus enracinés, il donne de la cohésion aux efforts des faibles en groupant mieux leurs énergies; il arrête Îe3 ambitions des demotes en dévoilant leurs intrigue*.Malgré ses inévitables défauts le journal est donc une nécessité et un devoir des temps présents.Au milieu d\u2019un monde où les timides ont toujours tort et où les neutres ne comptent pas, il faut prendre les meilleurs moyens de faire triompher nos croyances et nos légitimes aspirations; il faut savoir profiter des armes que la Providence nous donne.Et, comme le dit lo Père Palau, S.J., si l\u2019on ne se résigne pas à lutter pour le règne du Men, en devra se résigner au despotisme du mal.C'est à cause de ces considérations qu\u2019un groupe important de Canadiens-français d\u2019Ontario ont jugé opportun de fonder le Syndicat d\u2019Oeuvres Sociales.\u201d Vu la situation pénible faite aux écoles catholiques fiançai-ss de notre province, les directeurs du \u201cSyndicat\u201d ont pensé qie leur premier devoir était de publier un journal quotidien ain de mieux renseigner notre peuple et de prouver à nos ad-vrsaires que nous entendons lutter jusqu\u2019au bout et avec des ar- loyalee.Nous avons déjà dans la Province des journaux de langue fnnçaises qui nous ont rendu de3 services signalés; les amis de la bonne cause leur savent gré de leurs efforts.Mais quand l'rvenir d\u2019un demi million de Canadiens-français est en jeu, il n'*t pas permis de négliger les moyens de lutte.Et, quelle meil-lexe arme qu\u2019un journal, surtout un journal quotidien qui soit awnt tout et par-dessus tout au service de la religion catholique delà langue française et du droit égal pour tous.C'est la notre programme.En politique, \u201cLe Droit ne sera pas un journal partisan, mais il mivra les débats de près, au gouvernement fédéral, dans les Pnvinces, aux conseils municipaux et dans les commissions sco-laisss.Dans les questions où des principes catholiques seront en jet notre journal se fera un devoir de les défendre envers et cotre tout mais dans les questions libres, il donnera le3 idées dt chefs d\u2019une manière tout à fait impartiale.\u201cLe Droit,\u201d pas plus que le \u201cSyndicats d\u2019Oeuvres Sociales,\u201d n, veut faire la guerre à personne, sinon au mai, au despotisme, à la veulerie, aux trahisons.11 ne réclame aucun privilège, mai* il luttera sans trêve ni mrci pour le respect et la liberté du bien et des droits légitimes.11 a foi dans le \u201cBritish fair play\u201d que les Canadiens-fran-ç:ê ont appris à connaître et dont les vrais Anglais sont juste-irnt si fiers.Les Commissions Scolaires Los 27 février,.U et 10 mura, tous les Commissaires des éi-oh bilingue* du Nouvol-Ontario et»le* Comté* llo Russell et Pro cott étaient.tivmunt cou voquês eu Congre* upéciul pur l\u2019Association il\u2019Education.Le but de ce* réunion* était de donner de** explication g uniforme* du règlement 17; le eus qu\u2019on doit on faire; répondre aux objection* îles craintif* ut le* instruire dee obligations qui incombent A chacun d\u2019eux, et cc d\u2019après la loi scolaire ou rActo des Ecole* Séparée», A titre de représentant» de» parents et enfin comme contribuables.La grande majorité des Commissaire» de chaque district était Hpréscntéo.A Sudbury, lieu de la réunion du Nouvel Ontario, noua comptions près do 400 délégué», venu» de» endroit» lea plu* reculé* de ia province.Nous pouvons dire en toute shic'irité, que depuis Cochrane, Chapleau, et Sault Ste-Mnrio jusqu\u2019à Mattawa, toutes les section» scolaire» répondirent fièrement A l\u2019appel.Avec un aussi beau contingent de braves, nous pouvions faire du travail.Le 3 mars A Vunklcek Hill, la réunion du Cor ité de Prescott, quoique moiua nombreuse que la précédente n?en fut pas moins intéressante.Malgré la tempête de laveilb;, nous comptions encore 150 délégués vena de tous le» cendres.Plusieurs avaient même été dan» la nécessité de laisser leur voiture en chemin et se rendre à pied.Ceci prouve l\u2019intérêt que les Canadiens-Français portent A leur langue.A South Indian, le 10, la salle de réunion, quoique très vaste, pouvait A peine contenir la délégation.Lu Comté de Russell rivalisait avec le Nouvel-Ontario.Aux trois congrès l\u2019attention religieuse qu\u2019apportèrent les délégués aux instructions et ex-plications données, montrait bien l\u2019importance du sujet traité.Lesuccès dépassa les espérances.Les délégués de l\u2019association et quelques Messieurs parfaitement nu courant de la loi scolaire, Monsieur Gcnest, le vaillant Président de la Commission Scolaire d\u2019Ottawa, entre autres, s\u2019efforcèrent de préciser et d\u2019expliquer les problèmes et les faits, de telle manière que les auditeurs ne pouvaient plus ou hésiter.Aussi, adoptèrent-ils avec enthousiasme les résolutions qui fureutproposées.Résolutions de re-A l\u2019Association et A ses délégués; résolution de fer-défense des droits menacés dons la form** ci-des- les faits, de te doujgl^u hés O A MEDITER uu l\u2019on ne respecte pas droit* du Christ on ne respecte aucun devoir.Où l\u2019on ne respecte pas le de voir, ou ne respecte pas les droit* du peuple.Si l\u2019impiété commence à vaincre, tremble, car elle finira par t\u2019atteindre.Si tu sais te battre, défend le droit du Christ; tu verras qu\u2019on respectera le tien.P.PALAU, S.J.NOTRE JOURNAL Nous sommes heureux de présenter au public un nouveau journal qui va sc consacrer aux inté-*\u2018êts de la langue et des écoles françaises dans cette partie du pays.Ce n\u2019est pas que nous prétendions être le \u201cSauveur du peuple\u201d mais nous croyons qu\u2019il est possible de trouver encore un peu de bien A faire parmi nos compatriotes de l'Ontario et des mvirons.Notre publication sera bien humble, nous ne prétendons pas avoir le monopole des bonnes idées et encore moins celui des bonnes actions.Le Droit donnera tous les jours une quinzaine de colonnes de lecture saine et instructive, sans autre but que celui d\u2019être utile à ses lecteurs.Juger de la valeur d\u2019un journal par le nombre de ses pages, ce serait \u201cmesurer les hommes à la brasse,\u201d et le public eanadicn-franeais ne semble pas disposé A se servir de cette aulne.Nous avons foi dans l\u2019avenir et nous comptons sur l\u2019encouragement des amis de la bonne cause.Sur le Chevalet « ouqui.V,-Ut Ulit*- triomi-hi r ; h*» ltomim-s une iJêi- salutaire iule iluil-étre à l\u2019épreuve uu U«- U\u2019est qurf-iuc «-hr**, que d\u2019étri* on priai-hw Untiw uu; épiique il'expédiral*.Vn-t-on voir s\u2019il» vieuneut.le» subside# du Dr Tyne.V n-t-il enrorc du fanatisme en Ontario?.Seul# le# grow bonnet# de Toronto peuvent le dire! L\u2019Orange Sentinel a dévidé dan» un excès do jnuni»»c de pousser tou# les c«nadicn.vf.-t>m-i,if dan» Cjuéhee.Pousse fort.aou* t\u2019aiderons.(ju'niions-nous done boire?.c\u2019est una queHiloii a*»»* diffleilc A W-#».dro puisque l\u2019eau est dnnger-uv; même pour le lavage de H vai#»elle! No serait-il pn# plu» pratique de faire la guerre aux nombreux mirrobes.qu\u2019aux enfants?dites doue.Pyne.Dr Plusie chimiste» distingué» sont ain d\u2019analyser l'air torontonii-u.it déjii trouvé un certain nombre microbes nouveaux, auxquels il# ont donné lo nom de \u201cMicrobe# éléphants\u201d en ruisou de leur grosseur et de leur forme.Grfico aux travaux d\u2019un météréolo-gisto éminent, il# sont fixé# sur la direction de» vent» qui le# ont amenés notre province, eo qui leur »*-m d\u2019uno grande utilité.Hachant le lieu do leur n-iissanet- et les atimiuU .lent it dû so nourrir, il# seront bien-il état do nous fournir les armes ho défendre contre ce# être# ve- Sivicedepatrouille maritime .-«tectioD contre les glaces dans form: 1 Département de lu M: «\u2022 à établir uu service < e»maritime pour signale,' aux tr: tiaiique# ic mouvement de» bal navire de patrouille Scotia fera kdère dan» iu 2011c dangereuse et ferafnpport jmr télégraphie »au# fl!# a -rt i«-e de# signaux.Ldk-otiu est parti le 5 mars pour se emits au 41e degré de Intitule nord t ;.:WJc degré de longitude oil-.-st pm-rfrirc rapport sur ies banquises qui «rendent et indiquer leur# moa-vrmA.Lelontcalm i ¦- il fer .le Galnrt, Hydn.ci liane I In Nou » trouvée» omtcignie» Ecrivain susceptible Rome, 27.\u2014Gabriello d\u2019Annunzio, l'auteur italien actuellement ù Paris, à qui ses concitoyen» avaient offert en cadeuu une uiagnîflquu villa située sur le bord de la nier, oà il joua pendant «on enfance vient do lépoudro pur \u201cJe i : pat < WofesH-ur îlnr sent# temporel# ni spirituel».Ju suis parfaitement satisfait de moi-mémo et je vi» où je veux dan» de» maison» de He# pauvre» concitoyen# ont été suffoqué» par la réponse.Nonveau chef de la sûreté à Montréal \u201cService particulier\u201d Montré!!, 27.\u2014M.Joseph Tharpen-ticr, depuis de nombreuse» année» chef de la sûreté de cette ville, a été promu chef, pur décision du conseil Lis Instrrf-nt ; Texi«>irrd! I g populaire \u201cNous, les Commissaires tics Ecoles Bilingue d\u2019Ontario, réunis en Congrès spécial, déclarons ouvertement ne jamais accepter la circulaire 17 et refusons en conséquence de signer aucun aucun engagement quand A sa mise à exécution dans les écoles que nous représentons.\u201d Cette motion fut adoptéeiinanimcment aux trois Congrès.Après une journée et une soirce de travail, dans chaque endroit, aussi instructif et qu\u2019opportun, les délégués, se- dispersé-rent avec des convictions bien affermies et des résolutions bien arrêtées.Munis de telles armes, nous pourrons repousser vigoureusement les attaques, et la langue française sortira saine et sauvé des embûches qu\u2019on lui tend.Le Congrès de Sudbury fut présidé par Monsieur Félix Ricard avec Monsieur A.Trudel, comme secrétaire.Monsieur A.Châtelain fut choisi Président du Congrès de Vanklcck Hill et Monsieur l\u2019Abbé E.Chêne, secrétaire.Au Congrès de South Indian, le président de la Commission scolaire de l\u2019endroit fut appelé à présider, et Monsieur O.Gui-bord agissait comme secrétaire.CHEZ LE BOTTIER \u2014Et ectte chaussure ci, comment va-t-clle?__Ma foi, ni clic va aussi mal que mon pie DUPONTDUPONT.COM üpapes 4x2.Charges utiles VCT de 5,0 L/V6 EcoBoost de 3,5 L 4 moins de 8 500 lb par rapport aux THE UNIVERSAL CAR if ¦ CETTE ANNONCE PUBLICITAIRE POSSÈDE UN STYLE ANCIEN POUR SOULIGNER LE 100e ÉDITION DE CE JOURNAL.* 8,500$ en allocation du manufacturier plus 2,500$ comptant du programme Recyclez votre véhicule.Voir les détails sur place.** Avec l'équipement approprié.Peut remorquer jusqu'à 11 300 lb avec les moteurs EcoBoost V6 de 3,5 L 4 x 2 et 4 x 4 et V8 de 6,2 L à 2 soupapes maximales de 3 120 lb/3 100 lb avec les moteurs V8 Ti-VCT x 2.Catégorie : grosses camionnettes avec un PNBV de modèles 2012/2013 concurrents.DE L\u2019ANNEE CAMION ¦nww n 2013 ± Certaines conditions s'appliquent.Détails auprès d'un représentant 951, boul Saint-Joseph \u2022 819-777-2611 dupontdupont.com 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XVII - s\u2019explique en bonne partie par les pressions effectuées par le lobby irlando-catholique et les loges orangistes anglo-protestantes, qui voyaient d\u2019un bien mauvais œil la forte croissance démographique de la population francophone de la province.De 1881 à 1911, la population franco-ontarienne avait doublé pour atteindre 200000 personnes.Et rien ne laissait entrevoir un ralentissement de la cadence.Ce boom démographique, ajouté aux vagues d\u2019immigration non britannique, inquiétait nombre d\u2019Anglo-Ontariens, qui craignaient l\u2019altération du caractère britannique et protestant de la province.En outre, le gouvernement ontarien voulait utiliser l\u2019école comme mécanisme d\u2019intégration sociale, forçant ainsi immigrants et Canadiens-français à s\u2019éduquer en anglais.L\u2019amélioration de la qualité de l\u2019enseignement devait passer par l\u2019uniformisation, selon le gouvernement Whitney.Une province, une langue : l\u2019anglais.Bien conscients de la menace qui plane, les Franco-Ontariens s\u2019organisent.En 1910, un immense congrès rassemble, au Monument national d\u2019Ottawa, plus de 1200 délégués représentant toutes les régions de l\u2019Ontario français.Il mènera à la fondation de l\u2019Association canadienne-française d\u2019éducation d\u2019Ontario (ACFÉO).La lutte ne fait que commencer.Dès la rentrée 1912, les instituteurs francophones qui refusent d\u2019enseigner en anglais se font montrer la porte.Les enseignantes Diane et Béatrice Desloges sont expulsées de l\u2019école Guigues, à Ottawa, pour avoir continué à enseigner le français.En janvier 1916, les deux sœurs et près d\u2019une vingtaine de mères de famille décident de reprendre l\u2019école, repoussant les policiers avec des épingles à chapeau.La légende de la «bataille des épingles à chapeau» était née.« [Le règlement XVII], c\u2019est un peu l\u2019An zéro pour la communauté franco-ontarienne», résume le dramaturge Joël Bed-dows, qui a étudié la portée de ce «mythe fondateur» de l\u2019Ontario français.Pendant le plus clair de sa première décennie, Le Droit consacrera jour après jour ses Unes et éditoriaux à la question des écoles bilingues.Le ton de la lutte change toutefois dès la fin des années 1910.La provocation des premières années laisse place à d\u2019autres moyens, plus conciliateurs.En 1923, la Unity League, formée de parlementaires, journalistes et intellectuels anglophones est créée, dans l\u2019espoir notamment de rallier l\u2019opinion publique anglophone à la cause.En 1925, un discours du député libéral Aurélien Bélanger mène le gouvernement du premier ministre Howard Ferguson -l\u2019ex-ministre de l\u2019Instruction à l\u2019origine du règlement - à mettre sur pied la commission d\u2019enquête Scott-Merchant-Côté pour rendre compte de la situation dans les écoles où le français continue d\u2019être enseigné illégalement.Cette commission recommande, deux ans plus tard, la création d\u2019un réseau d\u2019enseignement bilingue.Invalidé en 1927, le règlement XVII demeurera toutefois dans les statuts de la province jusqu\u2019en 1944.Il faudra attendre encore 40 ans pour que le gouvernement accepte d\u2019ouvrir des écoles secondaires de langue française, et 60 ans pour que Queen\u2019s Park crée un premier collège franco-ontarien.L\u2019idée d\u2019une université franco-ontarienne, maintes fois évoquée depuis les années 1950, semble toujours relever de l\u2019utopie.Il serait impensable de voir une mesure comme le règlement XVII mise en pratique de nos jours, souligne le juriste Pierre Foucher.«Ce qui était une défaite s\u2019est avérée, à long terme, une [victoire].Ça a amené à une protection constitutionnelle», dit-il, en référence à l\u2019article 23 de la Charte des droits et libertés, qui garantit l\u2019accès à l\u2019éducation dans la langue de la minorité.JUSQUÀ1000 $ EN RABAIS SUPPLÉMENTAIRE POUR VOIRE ÉCHANGE LES 2014 SONT ARRIVÉS ELITE7H»ZD»P^Ü5«BOUL.LA VERENDRYE OUEST * GATINEAU RFAE)Y f^T™ ROI I ^es °rïres sont va^es ^ J mars au 31 mars 2013 sur achat ou location sur approbation du crédit pour clients admissible seulement.Le prix d\u2019achat des Mazda2 2013 inclus 500 $ de rabais au comptant et une obligation totale de 16 429 $ plus taxes et un comptant de 2 000 $.*Location d\u2019une Mazda3 GX 2013 KEflU ï EU 11/ KULL (d4xs53aa00) en stock à 168$ par mois pour 36 mois à 1.99% d\u2019intérêt avec une obligation total du contrat de 6063$.Le versement inclus transport et préparation taxes en sus.limite de 20000km par an, frais de 0.08$ du km excédentaire.Location des Mazda CX-5 2014 inclus les frais de transport et préparation de 1 895 $.Limite de 20 000 km par année et frais de 0,08 $ du kilomètre excédentaire et une valeur résiduej de 13 902 $ à 3,99 %.Tous les paiements et prix inclus la taxe de 100 $ pour l\u2019air climatisé, t Selon énergieguide.Frais de transport et préparations de 1495 $ pour la Mazda 2 et 1695 $ pour la Mazda 3.|\tLes frais 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(debout au centre), de 1913 à 1930, Le Droit est devenu un véritable lieu de ralliement pour les Canadiens français de l'Ontario.Mais le «père Charles» a aussi joué un rôle plus controversé: celui de censeur.Tout article ou publicité ne respectant pas la doctrine catholique était mis à l'index.À LA BARRE DU JOURNAL DE SA FONDATION JUSQU'EN 1930 LE «PERE CHARLES», UNE LEGENDE On rappelait «père Charles», tout court.Une véritable figure légendaire qui a marqué la francophonie d'Ottawa et de l'Ontario de bien des manières.PHILIPPE ORFALI porfali@ledroit.com Premier gestionnaire à mener la destinée du Droit, dès 1913, le père Charles Charlebois en est demeuré la principale autorité morale pendant 17 ans.Le futur prêtre naît en 1871 à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, près de Sainte-Adèle, dans les Laurentides.Il a treize frères et sœurs, dont six deviendront également religieux.Après des études au collège de L\u2019Assomption, puis au Juniorat du Sacré-Coeur des Oblats de Marie Immaculée (aujourd\u2019hui le pavillon des Arts visuels de l\u2019Université d\u2019Ottawa), il étudie au scolasti-cat Saint-Joseph de Hull avant d\u2019œuvrer comme vicaire à Mattawa et comme intendant à Saint-Paul-des-Métis, en Alberta.En 1901, les Oblats l\u2019envoient fonder la paroisse Sainte-Famille d\u2019Ottawa.C\u2019est en tant que curé de cette paroisse bilingue que le «père Charles» commencera à s\u2019impliquer au sein de l\u2019élite francophone de la capitale.Tout au long des années 1900, le gouvernement ontarien fait la vie dure aux francophones, particulièrement en matière d\u2019éducation.Le gouvernement peut alors compter sur l\u2019appui de nombre d\u2019hommes d\u2019Église irlandais dans sa démarche visant à limiter l\u2019usage du français.Ce qui ne va pas manquer de causer des tensions entre les Oblats francophones et les Oblats irlandais.Au cœur de la lutte En 1910, le père Charlebois devient principal administrateur d\u2019une organisation naissante dont la mission sera de défendre le droit des parents à choisir dans quelle langue éduquer leurs enfants : l\u2019Association canadienne-fran-çaise d\u2019éducation d\u2019Ontario (ACFÉO).Celle-ci deviendra plus tard l\u2019Association canadienne-française de l\u2019Ontario, puis l\u2019Assemblée de la francophonie de l\u2019Ontario (AFO).À l\u2019ACFÉO, le père Charlebois porte le titre de «chef du secrétariat».Au Droit, il sera «gérant» et «directeur de la censure».Des titres qui décrivent mal l\u2019ampleur du travail effectué au sein des deux organisations.«Il parcourt villes et villages pour secouer les endormis, éveiller les consciences, projeter la lumière, recruter des cœurs vaillants pour le combat et des bourses généreuses pour son journal.Il vole partout, depuis la péninsule de Windsor jusqu\u2019au Nord-Ontario, depuis les confins du Sault-Ste-Marie jusqu\u2019aux régions fortement menacées de l\u2019Est-Ontario, s\u2019occupant (de) tout à la fois, allant partout jusqu\u2019à Rome, pour conquérir des sympathies [.]», écrit le regretté père Gaston Carrière, o.m.i, dans sa biographie du père Charlebois.Au sein de l\u2019ACFÉO, «le père Charles [.] est la bête de somme sans qui rien ne se ferait, qui voit à tout et que l\u2019on ne voit nulle part», écrit le sénateur Napoléon-Antoine Belcourt, président de «l\u2019Association», qui occupait toutes les tribunes alors que le père Charlebois se consacrait plutôt au travail de coulisses.Le fondateur du Droit En 1912, c\u2019est toutefois le père Charlebois qui monte à la tribune pour fouetter les troupes.Il faut créer un journal quotidien, insiste-t-il.C\u2019est l\u2019arme nécessaire afin de faire pencher l\u2019opinion publique, de stimuler la résistance.Dès le mois de novembre suivant, la société éditrice du futur quotidien était fondée.Il tiendra les rênes de l\u2019entreprise pendant 17 ans.Dix-sept années difficiles, où le journal a souvent pris les allures d\u2019une organisation communautaire - par sa structure, son mode de financement, ses aspirations - plutôt que celles d\u2019une entreprise de presse.Sous la houlette du père fondateur, Le Droit est devenu le lieu de ralliement des Canadiens français, une «usine à pro- jets», un centre d\u2019action, «le dispensaire des blessés de l\u2019Ontario», une expression souvent employée dans les pages du journal pour décrire les Franco-Ontariens, ces «victimes de la discrimination raciale (sic) et religieuse, de leur désir et de leur droit de demeurer ce qu\u2019ils étaient».En 1933, les Oblats abandonneront finalement toute participation aux affaires quotidiennes du journal.Poussé à démissionner de l\u2019ACFÉO en 1934, le père Charles est muté au scolasti-cat de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, où il sera supérieur.Sous sa houlette, le journal Le Droit devient un lieu de ralliement des Canadiens-français, une « usine à projets», un centre d'action.Mais le père Charlebois jouera aussi un rôle plus controversé : celui de censeur.Tout article ne respectant pas la doctrine catholique ou toute publicité révélatrice sera mis à l\u2019index.Évincé de son journal En 1930, les Oblats montrent la porte du Droit au père Charlebois.Plusieurs membres de la communauté franco-otta-vienne estimaient que la fibre «radicale» du père Charles avait fait son temps, et qu\u2019il fallait faire preuve de plus de nuances dans la lutte contre le règlement XVII.Décédé à Montréal le 5 octobre 1945, il est inhumé au cimetière Notre-Dame de Hull.Pendant des années, un buste du père Charlebois domina l\u2019une des salles de l\u2019ancien édifice de la rue Rideau.Il s\u2019agissait également de la figure centrale de la fresque ayant accueilli pendant des décennies les visiteurs du journal.«Le père Charles entrera vite dans la légende, écrit Le Droit le 9 octobre 1945.Car ce modeste, cet humble eut à décrire des grands coups d\u2019épée; il a bâti des œuvres qui durent, il a marqué une époque, la plus tragique de la minorité franco-ontarienne.» M' a 9 décembre 1912 Une charte fédérale, ou capital de$ 100 000.00, a été obtenue; une bonne partie de ce capital est déjà souscrit, il faut que la balance le soit d\u2019ici quelques jours; tout est prêt pour commencer le travail.À une assemblée des actionnaires tenu sous la direction de l\u2019aviseur légal.M le sénateur Belcourt, 15 administrateurs ont été élus.Les premiers officiers sont: Prés.\u2014 M.Guibord, Clarence Creek.Vice P \u2014 Rév.Père Jeannotte, O.M.I.Ottawa.Très.\u2014 M.A.T.Charron, Ottawa.Sec.\u2014 M.Orner Langlois, Ottawa.Les actions sont de$ 100.00 chacune payables par versement de $25.00, à l\u2019appel des administrateurs.L\u2019édition quotidienne du «Droit» se vendra un sou le numéro; 25 vw 1» fou Les Loa 27 biliuBUOH Université d'Ottawa L'Université d'Ottawa et Le Droit, partenaires de la francophonie depuis 100 ans! uOttawa.ca DU COMBAT À L'INFORMATION lt w jm: DROIT SE TRANSFORME Fonds Le Droit, CRCCF En 1940, la compagnie mère du Droit se porte acquéreur de la station de radio CKCH de Hull.«La voix française de l'Outaouais» permettra à l'entreprise d'accentuer sa présence.À un point tel que certains rebaptiseront CKCH «Le Droit de l'air».Côté abonnement, la clientèle outaouaise est vite devenue importante.Au milieu des années 1940, elle représente déjà plus de 50 % des abonnés.Ce qui ne manque pas de générer des critiques, les uns percevant «leur» journal comme «trop» québécois, les autres comme « trop » ontarien.L\u2019année 1942 est marquée par un puissant mouvement de syndicalisation au sein du Droit.Jusqu\u2019à cette époque, seuls les imprimeurs étaient syndiqués ; bientôt, ce sera tout le personnel du journal.Vers 1950, les journalistes fonderont leur propre organisation, le «Syndicat des journalistes d\u2019Ottawa», ancêtre du Syndicat des travailleurs de l\u2019information du Droit (STID) actuel.L'arrivée d'Aurèle Gratton L\u2019après-guerre est un moment de grands changements, tant pour la capitale nationale que pour Le Droit.En 1930, le chiffre d\u2019affaires du service des impressions du Droit était de 26 500 $.Quinze ans plus tard, il atteint 175000 $.En 1955, il dépassera de beaucoup le demi-million.En 1946, Aurèle Gratton est embauché comme numéro un de l\u2019entreprise de presse qui, pour la première fois, engrange des profits significatifs, principalement grâce au succès des ventes publicitaires.Le rêve américain naissant, on se bat pour afficher dans le quotidien français de la capitale.Comme le père Charlebois avant lui, Aurèle Gratton marquera son époque et son entreprise.Il occupera ce poste pendant 25 ans marqués de progrès fulgurants pour Le Droit.En 1947, Louis-J.Billy succède à Esdras Terrien au poste de président du conseil d\u2019administration, Camille L\u2019Heureux devient rédacteur en chef et Gérard Bernier, chef de l\u2019information.Pour ses 35 ans, Le Droit s\u2019aménage de nouveaux bureaux dans l\u2019édifice à l\u2019angle Dalhousie-George.L\u2019atelier quitte le sous-sol du 98, George pour occuper un étage plus moderne au sein du même immeuble.Poursuivant sa croissance, Le Droit lance Hebdo-Revue en 1952.Illustré en couleurs, célèbre pour ses « petits bonshommes», le populaire hebdomadaire sera par la suite vendu à plusieurs journaux du pays, dont le Nouvelliste de Trois-Rivières et la Voix de l\u2019Est de Granby.De 1955 à 1963 Des progrès fulgurants.et quelques reculs PHILIPPE ORFALI porfali@ledroit.com Poussée par la montée en popularité de Y Hebdo-Revue et par l\u2019augmentation significative du tirage du Droit, l\u2019entreprise se retrouve à l\u2019étroit dans les installations construites quelques décennies auparavant dans le marché By.En 1955, Le Droit inaugure ses nouveaux bureaux à l\u2019angle des rues Nelson et Rideau, dans la basse-ville.Le nouvel édifice, immense, est l\u2019un des plus modernes du genre au Canada.On est loin du garage de la rue York dans lequel Le Droit a vu le jour 42 ans auparavant.Doté de deux étages (en plus du sous-sol), l\u2019édifice est un excellent exemple d\u2019architecture canadienne des années 1950.Un plan prévoyant la construction de deux autres étages ne sera toutefois jamais exécuté.À cette époque, quelque 300000 dépliants et circulaires sortent tous les mois des presses du Droit d\u2019Ottawa.Tout près d\u2019une cinquantaine de publications mensuelles ou hebdomadaires sont imprimées au quotidien de la rue Rideau, telles que Hebdo-Revue et le Guide parlementaire canadien.En visite dans les nouveaux locaux du quotidien, le premier ministre du Canada, Louis A.St-Laurent, déclarera que Le Droit est «par-dessus tout un facteur d\u2019unité nationale».Une édition du Nord À la veille des années 1960, Le Droit va de l\u2019avant avec un projet maintes fois avorté auparavant, celui de lancer une édition destinée au public francophone du Nord de l\u2019Ontario.Imprimée en fin d\u2019après-midi, cette édition présentant du contenu propre à cette région à forte proportion francophone est transportée par train à 17 h, pour être livrée le lendemain matin.L\u2019expérience se révèle toutefois un échec.En 1963, Le Droit fermera ses bureaux de Sudbury, Sturgeon Falls et North Bay, afin de se concentrer sur le public de la région d\u2019Ottawa et des environs.Le quotidien sera désormais régional, et sa masse de lecteurs sera du côté de l\u2019Outaouais.À l\u2019approche de ses 50 ans, Le Droit solidifie son emprise sur l\u2019industrie de l\u2019impression de la région de la capitale en procédant à l\u2019achat de l\u2019imprimerie Leclerc de Hull.Les Imprimeries Le Droit-Leclerc deviennent l\u2019un des plus importants acteurs du monde de l\u2019édition, non seulement de la région, mais aussi du centre du pays.:-b P9HPB; \u2022 JRDMAN BRI î CONTRACTOR S' L loûlïwwiw-\tî / SMÉBMj Fl§*ü , Fonds Le Droit, CRCCF Vicitme de son succès, Le Droit est bien à l'étroit dans ses locaux du marché By.En 1955, le journal déménage ses pénates - et sa machinerie - dans ses nouvelles installations à l'angle des rues Nelson et Rideau.31 LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 32 LEDROIT, LE MERCREDI 27 MARS 2013 p; /a\\ q POUR LES BESOINS D\u2019AUJOURD\u2019HUI ET DE DEMAIN UNIQUE AU QUÉBEC, UNE FIERTÉ POUR GATINEAU \u2022Une nouvelle façon de se déplacer \u2022Un modèle éco-responsable \u2022 Un plus pour la vie économique de notre ville BIENTÔT UNE JTfU.ca RAPIBUS.sto.ca réalité! : .» DU COMBAT À L'INFORMATION De la rubrique féminine aux couvertures de tous les jours \\.t Témoin du nouveau rôle des femmes JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Le 2 octobre 1915, Le Droit publiait sa toute première rubrique féminine, baptisée «Causeries au coin de l\u2019âtre».Entre cette première chronique et les articles d\u2019actualité aujourd\u2019hui signés par des plumes féminines, le journal a ainsi été témoin d\u2019un siècle d\u2019évolution du rôle des femmes dans la société.Les premiers textes destinés à la gent féminine parus dans Le Droit étaient signés par Mathilde Casgrain, de Québec, dont les chroniques étaient déjà publiées dans d\u2019autres journaux.Il fut souvent question de religion dans ses billets, comme cette fois où, à l\u2019automne 1915, elle rappela certaines notions de «l\u2019étiquette à l\u2019église».«Une femme vraiment chrétienne s\u2019habille, sobrement, avec décence et respect pour aller à l\u2019église», écrivait Mme Casgrain, à qui Le Droit versait un salaire mensuel de 30$.«La mode perd ses droits là où l\u2019on adore son Dieu.Mesdames fermez l\u2019échancrure de vos robes et vous n\u2019en serez que plus admirées.» Omniprésente dans la société, l\u2019Église l\u2019était tout autant dans les pages féminines du Droit.Arrivée au journal en 1953, Gertrude Pelletier-Lapointe a elle aussi été affectée à la page féminine.«Je n\u2019ai pas eu de misère à être embauchée, parce qu\u2019il y avait eu d\u2019autres femmes avant moi, mais dans ce temps-là, on parlait de recettes et de patrons [de couture], et on haïssait ça, nous autres», se rappelle l\u2019octogénaire.«Il nous semblait, dans notre tête et dans notre cœur, que la femme devait être considérée au même titre que l\u2019homme.Dans mon temps, j\u2019ai essayé d\u2019avoir un compte de banque et on n\u2019a pas voulu me le donner, j\u2019avais besoin d\u2019un homme pour m\u2019appuyer.» En 1956, Mme Pelletier-Lapointe a été affectée aux couvertures générales.«Par le truchement de la lutte aux inégalités sociales, Le Droit a soutenu un certain féminisme par les articles PATRICK WOODBURY, LeDroit Entre la première rubrique féminine de 1915 et les textes d'actualité signés aujourd'hui par des journalistes comme Justine Mercier, bien du chemin a été parcouru, au Droit comme ailleurs.¦ À Vv ÿ\\ \u2018v\t: u'v'Vv que je signais avec fierté», souligne-t-elle.L\u2019année suivante, lorsqu\u2019elle s\u2019est mariée, Gertrude Pelletier-Lapointe a dû laisser son emploi.À regret.«On n\u2019a pas le droit de te garder parce que tu t\u2019es mariée», s\u2019est-elle fait dire à l\u2019époque.femmes au Droit a changé.L\u2019actuelle chef de la section des arts, Valérie Lessard, a même fait ses débuts aux sports, en 1993, après avoir complété un stage au journal.Elle a couvert les Olympiques de Hull, les Sénateurs d\u2019Ottawa, le sport amateur, le football, etc.« Ma Les années ont passé, et le rôle des femmes au Droit a changé.La chef des arts, Valérie Lessard, a même fait ses débuts aux sports en 1993.Le Droit a changé sa politique à l\u2019égard de l\u2019embauche de femmes mariées au début des années 1960, permettant à Mme Pelletier-Lapointe de revenir au journal, où elle resta jusqu\u2019en 1970.À cette époque, elle recevait un salaire annuel de 7000$.Les années ont passé, et le rôle des première couverture payée, c\u2019était un match des Lynx d\u2019Ottawa, un vendredi soir, et ça s\u2019était terminé en 12e manche, se rappelle-t-elle.J\u2019étais sur le deadline, et je ne connaissais rien au baseball ! » Seule femme dans un monde de journalistes sportifs masculins, Valérie Lessard ne s\u2019est jamais sentie intimidée par ses collègues des autres médias, qui l\u2019ont plutôt défendue dans certaines situations.Certains accommodements ont tout de même été nécessaires pour lui permettre de bien faire son travail.Ce fut notamment le cas lorsqu\u2019elle couvrait le hockey junior.Comme certains joueurs étaient d\u2019âge mineur, il était délicat pour elle d\u2019entrer dans le vestiaire pour réaliser des entrevues, mais l\u2019équipe lui a permis d\u2019avoir accès aux hockeyeurs en dehors de la salle des joueurs.Le rédacteur en chef du Droit, Jean Gagnon, ne voit aujourd\u2019hui «aucune» différence liée au sexe dans la salle des nouvelles.«Il y a des sujets pour lesquels certains ont plus de sensibilité, comme les arts, la santé et l\u2019éducation pour les femmes, et la politique et les sports pour les hommes, mais pour ce qui est de la couverture et de l\u2019approche journalistique, c\u2019est généralement la même chose.» mCé Y «l \"4t i 4.»stavie ronumste â iï - Voeux exprimés au \"Droit\" -iij-:\t\" .- rGas; ÎXiSr-l\u2019: 2 juin 1955 Hausse de 3 millièmes du taux de rimpnl munieipal h- lnn|v+ ipH! fera Ds**m: Samedi, i?maAS lïïî .: SAINT JÜiflH.af-*,, it la V zn= iZS Pn025 ° o! ® S o ®\t> « \u2022 ° !?*\t>dô .®48 -ri F b >\t£ 2 3 ® « -F fc «x '° -a £ S Il SU-! 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