Le droit, 17 juillet 2015, vendredi 17 juillet 2015
[" Le prix peut être plus élevé à l\u2019étranger 8 1,09 $ + TAXES DU LUNDI AU VENDREDI\tAGENCE FRANCE-PRESSE OTTAWA-GATINEAU | VENDRED117 JUILLET 2015 36 PAGES | 103e ANNÉE | N° 91 ?ledroit.ca ¦¦sT _______hO O Le Droit livré CHAQUE MATIN FBI EVIDENCE RESPONSE TEAM J i dans votre boîte courriel! FUSILLADE A CHATTANOOGA QUATRE MARINES ABATTUS PAGE il LeDroitSurMonOrdi.ca A LA VILLE DE GATINEAU BRIGILVEUT UNE ÉQUIPE DÉDIÉE À SES PROJETS Sylvie Branch PAGE 7 1*1 LeDroit DRAME FAMILIAL À THURSO U B E R VOYAGER AUTREMENT UN BOUTON POUR UNE PRISE EN CHARGE EN QUELQUES MINUTES UBER VS TAXI PORTRA T D\u2019UNE NDUSTR E EN MUTAT ON Jean-François Dugas PAGES 2-3 ChroniquéSdê.Patrick Duquette PAGE 4 m, WÊfflmL Wk» LE PÈRE ACCUSÉ Un poupon repose toujours dans un état critique à la suite de ce qui semble être un syndrome du bébé secoué.Guillaume St-Hilaire PAGE 5 Vous planifiez ouvrir\t une nouvelle succursale\tF ou vous déménagez ?\t^ A \t Pensez à un cahier spécial dans le quotidien LeDroit, un excellent outil promotionnel pour joindre votre public cible de l'Outaouais et de l'Est ontarien.Un projet clé en main aux options multiples* LeDroit * Autofinancé à 100 %, en partie ou payé en totalité par l'entreprise Pour plus de détails, communiquez dès maintenant avec Lucie Lévesque au 613 562-7727 ou llevesque@ledroit.com 2 ACTUALITÉS VENDREDI 17 JUILLET 2015 LeDroit Les taxis, des dinosaures Certains chauffeurs de taxi d\u2019Ottawa notent des baisses de revenus de l\u2019ordre de 40% depuis l\u2019arrivée en scène du Ml i hk < À g I) Ô lî i \u2014 881 * OAPITAlx 744-3333 238-1111 L\u2019INDUSTRIE DU TAXI CHAMBOULÉE PAR UBER L\u2019urgence d\u2019un cadre Dans le coin droit, les chauffeurs de taxi d\u2019Ottawa tiennent mordicus à ce que les règles de leur industrie soient respectées par tous.Dans le coin gauche, le nouveau service de covoiturage Uber bouscule le statu quo.Service traditionnel contre service moderne.Une chose ressort du débat qui perdure depuis 10 mois dans la capitale nationale: la mise sur pied d\u2019un nouveau cadre réglementaire presse.JEAN-FRANÇOIS DUGAS jfdugas@ledroit.com «Malheureusement, l'industrie du taxi est périmée.Ils n'ont pas évolué.Ils sont le BlackBerry du monde du transport.» André conduit sous la «bannière » Uber depuis le début du service de covoiturage à Ottawa en octobre dernier.Le fonctionnaire de 35 ans a décidé de prendre le volant de son camion Dodge Ram et transporter des clients « deux à trois fois par semaine », les week-ends surtout.Il a fait ce choix pour rencontrer des gens et non nécessairement pour arrondir les fins de mois comme plusieurs de ses homologues chez Uber, avoue-t-il.Il prétend même donner ses profits à des œuvres de charité.« Dans mon cas, ce n'était même pas pour l'argent, mais plutôt pour l'expérience sociale de rencontrer de nouvelles personnes [.] le fais ça parce que j'aime ça.Ce n'est pas un métier», raconte celui qui prend un taxi « normal à tous les j ours » dans le cadre de son travail.André a accepté de raconter ses états d'âme à la condition qu'il puisse conserver son anonymat.Des représailles possibles de la Ville d'Ottawa, des chauffeurs de taxi ou de son employeur motivent cette décision.« C'est un peu de tout.Même les amis et la famille ne sont pas au courant de mes activités avec Uber, à part ma conjointe qui me soutient à 100%.» Le principal intéressé ne mâche pas ses mots quand vient le temps de parler du débat qui sévit depuis 10\tmois à Ottawa.« l'y crois (à Uber).11\test important d'accepter l'évolution du transport.Les villes sont résistantes.Pour des raisons politiques.Certainement pas pour des raisons de sécurité.» À son avis, le monopole de l'industrie de taxi et ses règles archaïques ne font que pénaliser les clients.« Les licences payées par les taxis n'ajoutent rien aux passagers.C'est certain que les villes ne veulent pas perdre ce revenu.C'est une autre raison pour laquelle les villes sont résistantes.» PASEFFRAYÉ André ne semble pas s'inquiéter outre mesure des « dangers » qui le guettent chaque fois qu'il prend la route.Malgré les nombreux blitz effectués à Ottawa au fil des semaines par des agents de réglementation de la municipalité pour épingler les chauffeurs clandestins, il a su éviter les contraventions.La question des assurances, un peu nébuleuse et souvent soulevée par les opposants d'Uber, ne le dérange pas non plus.« C'est là qu'il y a certainement une zone grise.le sais qu'Uber offre l'assurance de responsabilité civile lorsque j'ai un passager, mais je dois me fier à mes assurances pour les collisions.Uber considère son service comme du covoiturage.Il n'y a pas de besoins supplémentaires pour de l'assurance covoiturage.Donc non, mon assureur n'a pas de politique qui couvre ce service, mais il n'a pas d'objection au covoiturage», explique-t-il, ajoutant qu'il paie toujours le même montant pour ses assurances qu'autrefois.La présence d'Uber dérange.André est souvent « victime » de regards désapprobateurs quand il est reconnu par des chauffeurs de taxi traditionnels.C'est de bonne guerre, dit-il.« le suis membre d'un syndicat (au gouvernement), donc je comprends pourquoi ils se battent si vivement.» Ce dernier entend continuer à donner un service hors pair à ses clients, WiFi, bouteilles d'eau et autres surprises incluses.« Uber n'est pas parfait, mais il a une méchante longueur d'avance sur l'industrie actuelle du taxi.» JEAN-FRANÇOIS DUGAS jfdugas@ledroit.com Le service de covoiturage commercial Uber est arrivé comme un cheveu sur la soupe à Ottawa au mois d'octobre 2014.Sa présence a aussitôt irrité les autorités municipales ainsi que les acteurs de l'industrie du taxi local, outrés que l'entreprise américaine ignorait les règlements et lois établis pour ce service.« Ce qui m'inquiète, c'est qu'une multinationale débarque en ville et fasse fi des règles établies tout en pensant qu'ils peuvent œuvrer librement [.] On veut éviter que ça devienne le Far West», a illustré récemment le maire fim Watson.Même son de cloche de la part de plusieurs chauffeurs de taxi.« Les nouvelles technologies sont les bienvenues.Mais à quel prix?Allons-nous compromettre le bien-être et la sécurité des gens ?», soutient Amrik Singh, président du syndicat de tous les chauffeurs de taxi d'Ottawa qui souffrent « énormément » financièrement depuis l'effet Uber.À cet effet, la Ville d'Ottawa entreprendra une révision de son règlement sur l'industrie du taxi au cours des prochains mois, une dépense de 300 000 $, pour uniformiser les « règles du jeu ».Des changements à la réglementation devraient déterminer le sort des entreprises de covoiturage commerciales comme Uber.En attendant, la municipalité a demandé à son service policier d'augmenter ses ressources dans la lutte contre les taxis illégaux.Le Code de la route de l'Ontario permet aux policiers de sévir contre les chauffeurs offrant des services payants sans permis municipal.Des blitz doivent d'ailleurs avoir lieu en juillet et en août, confirme le Service de police d'Ottawa.Toutefois, les interventions seront sporadiques et non quotidiennes.Les vérifications seront effectuées
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