La tribune, 3 avril 1999, Cahier 7
[" Arts et spectacles La très soutenable CAHIER Maaazlne Weekend La Tribune Cinéma -j- Sherbrooke samedi 3 avril 1999 JT V 7 w, le l\u2019être J* Rachel LUSSIER Sherbrooke N lant.' ous sommes à trois heures ou autour de la représentation sherbrookoise, la 17e en 23 jours.Sur le plateau, ça bosse dur mais ça besogne en rigo- Fixée vite fait à la porte de la loge de Jalbert, une toute petite affichette écrite à la main: «On t'aime Laurence».La déclaration tendre sera aussi lancée verbalement en soirée.Visiblement, la joyeuse troupe qui se trimballe à un rythme fou aux quatre coins de la Belle province est de belle soudure.«Je suis du genre à savoir ce que je veux et je me suis entourée d\u2019une équipe qui a compris ça.En plus, ce sont des gars qui sont prêts à aller au bout de leur potentiel tout en m\u2019offrant le privilège de le mettre au service du mien.Je suis tellement bien.Je trouve ça tellement beau.» Nouvelle Laurence?Oui et non.Radieuse, différente mais pareille, semblable mais changée, la passionnaria rouge reste une passionaria, mais elle a le coeur plus allège, l\u2019esprit relativement tranquille, l\u2019âme plutôt sereine.«La légèreté.C\u2019est ça, je me sens plus légère.Comme si après les tempêtes, une sorte de calme s\u2019était installé en mol.Et tu peux être sûre que j\u2019en prend soinl» Si la chanteuse a hésité un brin, réfléchi trois secondes avant de choisir son premier mot, le dernier segment de la phrase, lui, jaillit comme flambée de bois sec.Après une longue période pendant laquelle la vie ne lui a pas fait de cadeau Laurence Jalbert, voyez-vous, trouve désormais très soutenable cette légèreté de son être! Tourner une page en béton! «Pour tout le monde, il reste toujours des traces des moments difficiles, je ne suis pas autrement des autres.Mais petit à petit, j\u2019arrive à m\u2019attarder à ce que j\u2019ai gagné plutôt qu\u2019à ce que j\u2019ai perdu, à me servir de ces forces nouvelles pour regarder en avant.» .J'ai pris le plus long corridor Le plus sombre le plus étroit .J\u2019ai pris le plus long corridor Celui cpti mène à l\u2019envers de dehors Tout à coup, une partie du refrain de la chanson-titre du deuxième disque de l\u2019auteure-compositeure, popularisée en 1993 (165 000 disques vendues), vous saute en pleine face.«C\u2019est quand même bizarre.Il arrive qu\u2019on ne sache pas trop jusqu\u2019à quel point ce qu\u2019on écrit risque de nous coller un jour d\u2019aussi près à la peau.Écrire, ça coûte toujours quelque chose.» Cela est dit entre deux éclats de rires, quatre souvenirs et trois anecdotes.Des musiciens, des techniciens se pointent de temps en temps, Laurence se donne la peine de les présenter, de dire un bon mot à leur propos.Puis elle reprend le dialogue avec, comme à son habitude, l\u2019art de l\u2019introspection, mais les mots noirs de jadis prennent de jolies couleurs jaune plaisir, bleu bonheur ou rouge fougue.Si le troisième album, Avant le squale, est lourd de sens, c\u2019est précisément parce que son auteure a tourné une page.«Une page en béton! Je peux dire que ça soulage quand elle est tournée.» À voir cette femme de maturité exploser sur scène, à la regarder mettre les spectateurs dans sa poche en moins de deux, à l\u2019entendre jouer du murmure autant que du cri pour exprimer ses émotions profondes, à l\u2019écouter causer surtout, on comprend vite que Mme Jalbert en est à une étape charnière de son cheminement artistique et que si elle a déjà beaucoup donné, son havre-sac est loin d\u2019être vidé de ses surprises.Tourner des pages en vélin Le propos est ferme mais doux.Laurence parle d\u2019état d\u2019urgence, du goût de tout dire et de tout faire, mais aussi de l\u2019art de prendre son temps.Elle cause du besoin de rester à l\u2019écoute du monde qui bat, mais également de la nécessité qu\u2019elle sent d\u2019écouter désormais battre son propre coeur aussi.«Je ne dis pas que plus rien ne me préoccupe.C'est tout le contraire.Mais je ne sens plus le poids de l\u2019univers sur mes épaules.Je me donne le droit d\u2019être qui je suis.Quand c\u2019est allumé, c\u2019est complètement allumé, quand c\u2019est éteint, c\u2019est éteint.Point.Je me suis enfin accordé ce droit.» Après la page de béton, on dirait que l\u2019énergique et courageuse bonne femme prend le risque de tourner les pages fragiles d\u2019un grimoire en vélin qu\u2019on tourne délicatement, lentement, avec politesse, de crainte qu\u2019elles ne se brisent en emportant le secret des petits et grands bonheurs.«Je suis dans une bulle, une très belle bulle.J\u2019ai envie de sauter partout comme une petite fille de 12 ans.J'ai encore peur, mais je pense que c\u2019est sain.Je ne veux pas que personne vienne me péter cette bulle, ce bien-être qui s\u2019appelle espoir.» Tourner des pages colorées Assagie?Une longue minute de fou rire.Au moins.Décidément, le terme ne convient ni à la journaliste, ni à l\u2019artiste.On parle plutôt d\u2019une recherche d\u2019équilibre qui n\u2019exclut en rien la folie, le désir, le rêve, la passion, la détermination farouche.Et c\u2019est là que Laurence n\u2019a pas changé.«Si je me teins les cheveux en bleu ou en rouge, c\u2019est justement parce que pour une rousse naturelle, paraît-il que c\u2019est sacrilège! Ma tournée a d\u2019ailleurs les couleurs de l\u2019anarchie: le rouge et le noir.» L\u2019anarchie?«Par anarchie, je veux dire que je veux toujours sauter toutes les barrières, que je ne veux pas me mettre de frontières ni subir celles des autres, que je ne veux jamais cesser d\u2019aller au bout de moi-même et même un peu plus loin si ça se peut!» Le temps a filé comme eau qui coule, les jaunes, les bleus, les rouges se sont entrecroisés, tous étincelants.Laurence prépare son entrée en scène.C\u2019est fou ce que qu\u2019une certaine félicité lui va bien.Et dire que c\u2019est le public, que ce sont ses fans qui en profiteront.Longtemps.On le souhaite.«Quand je monte sur scène, j'ai 17 ans.Bon, en beau milieu de tournée j\u2019en ai 82 quand j\u2019en sors mais ça, c est un détail.Je donne, je prends.C\u2019est bon.Si les gens savaient comme c\u2019est bon.» V f \\ ' y - j / Photo Imacom-Doguerre, par Claude Poulin Laurence Jalbert: avant J8h00 CINÉMA 9 ?La vie en musique de Claude Rajotte GAGNANT de PRIX JUTRA MEILLEUR FILM Æ» E VIOLON Un film de François Girard ° ¦TJ1\"\t?SON DIGITAL 1$\"\"\u201c #SRC La musique prend toute la place dans la vie de Claude Rajotte.depuis 25 ans.Photo PC A L\u2019AFFICHE ! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS ÉshClNÉMÂ HA60GC1 12 PRINCIPALE EST MAGOG SEMAINE DU 2 AU 8 AVRIL '99 Æsmmsm KEANU REEVES TOUS LES SOIRS: 7:00-9:15 Robert De Niro Billy Crystal anal moi iiyse 1 Ça j J v.f.de ANALYZE THIS TOUS LES SOIRS: 7:10-9:15 ^Juliette Lewis L\u2019Autre Soeur v.f.de The Other Sister \u20145Ë TOUS LES SOIRS: 7:00 - 9:20 Montréal (PC) Chabrol, de main de maître.Libération ?C\u2019est du grand servi par d\u2019excellents dialogues.U* Parisien Des dialogues à rendre jaloux, sa direction d\u2019acteurs stupéfie.Le Point Construit sur des moments épatants de férocité.Un bon cru Chabrolien.Marie France À L'AFFICHE Oh 2 5 ?SON DIGITAL HORAIRE: 1hOO - 3h25 - 7hOO MAISON DU CINEMA./ ünicomioidiRON HOWARD xiste-t-il une vie après le rock?Quand on écoute parler Claude Rajotte, on serait porté à dire que non.Ou alors si peu! Car la musique est une passion qui occupe toute la place dans la vie du célèbre veejay et animateur depuis 25 ans.«Et la musique, ça veut dire tous les styles de musique, sauf le country, le gospel et l\u2019opéra», confiait-il récemment, dans son appartement du centre-ville.«Moi, c\u2019est la musique qui m\u2019a choisi.Heureusement, parce que quand j\u2019étais jeune, je n\u2019avais aucune idée de ce que j\u2019allais faire dans la vie.» Cette passion est tellement dévorante qu\u2019elle prend toute la place dans sa vie.Même ses vacances sont organisées en fonction de la musique.Les pla- HtmmnlUTiKBnBlAMBT^iimraimm-HITVi tra» au m ai»\tw wi k » n u ttflMUKr m « DfflES U lAIDAU IBB m » MD sa- .\".uwrœjtu \u2019rrniint t.nmomtmi «oem khmdsub I04SIH» mort.- RT -jRuaAfflKHm»* ~UMBIMZiHHUOlINm.»\tVÆ \" V ««iMJM\t\u201c.m1»\tq www.wt-tv.com Clint Eastwood Jugé coupable A L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES ^ MJ I SHERBROOKE v\\ \\ ROCK FOREST j-1 ( ufsion IraTKjfts»* de Tk\u2019l K1 h\u2019I'II.> MOnAIRES DES CINÉMAS HORAIRE: 1hOO 56976 1 ges (sauf celles des vieux vinyles), très peu pour lui.«L\u2019année dernière, je suis allé à New York et j\u2019ai choisi mon hôtel en fonction du magasin de disques qu\u2019il y avait en face.Et cet été, j\u2019ai hâte de retourner à Londres pour aller aussi dans les magasins de disques.L\u2019Angleterre respire la musique et je suis au paradis quand je vais là-bas.» Il a beau avoir grandi à Drummond-ville, où il a d\u2019ailleurs commencé à faire de la radio au cégep et das les stations locales, Claude Rajotte est profondément urbain.Il vit au centre-ville de Montréal depuis 20 ans et n\u2019en sort que très rarement.Surtout pas pour aller à la campagne, où il s\u2019ennuie.Mais ce n\u2019est pas vraiment pour profiter de la ville non plus puisqu\u2019il ne sort pas davantage de son antre.Il fuit les cocktails et les partys de showbiz comme la peste et il vit entre ciel et terre dans un anonyme édifice où il n\u2019a vue que sur lui-même et sur quelques amis.Pourtant, il dira : «J\u2019aime être entouré d\u2019action», mais il vit seul avec son chat et il adore la solitude.Arrivé à Montréal en 1976 pour l\u2019ouverture de CKOl, qui l\u2019a embauché et congédié à deux reprises, Claude Rajotte s\u2019est retrouvé, après un bref séjour à Québec, à CHOM où, 17 ans plus tard, il est toujours puis, parallèlement, à MusiquePlus.«Mon anglais, je l\u2019ai appris live en ondes à CHOM, avec mes dictionnaires et en surveillant ma prononciation et mes intonations.» Toujours à cause de la musique, il a dû faire appel à une compagnie de déménagement ces derniers jours, lui qui ne déménage pourtant que de quelques étages dans le même building.Il faut dire que lorsqu\u2019on a 18 000 disques comme c\u2019est son cas, ça prend des boîtes et des bras.Car les oreilles, il les a déjà, comme on le sait.Et de fort justes, à part ça.Tous les amateurs de rock vous diront que son jugement est bon et sûr.Même les ados ont le plus grand des respects pour lui, ce qui ne l\u2019étonne qu\u2019à moitié.«Je pense que je réussis à leur communiquer ma passion de la f musicjue et ils se rendent bien compte que j en parle sérieusement.Je ne me prends pas pour un autre, je ne donne que mon avis et je dis les choses de la façon la plus claire possible.Mais pardessus tout, et ils le sentent, j\u2019ai gardé la même curiosité qu\u2019eux vis-à-vis la musique et, finalement, j\u2019écoute et j\u2019aime ce qu\u2019ils aiment.» W LE 2, SAM, LE 3, DIM.LE ET LUN.LE 5 AVRIL À 1h30 NOUS VOUS PRÉSENTONS : Denis Bouchard XLua misa Carrefour de l'Estrie LES BANLIEUSARDS ARRIVENT EN VILLE (G) ven à lun 13:10-15:15 17:15-19:15-21:30 mar à jeu 19:15-21:30 10 CHOSES QUE | JE DÉTESTE DE TOI (G) | ven à lun 13:20-15:25 17:30-19:25-21:45 mar à jeu 19:25-21:45 2 avril au 8 565-0366 THE MATRIX (13) ven à lun 13:00-16:00 19:00-22:00 mar à jeu 19:00-22:00 I G 6 La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 ovril 1999 Arts et spectacIëF L\u2019inconnu qui fait rire ?Avec une époustouflante imitation d'Andrea Bocelli, Steeve Diamond se taille une belle place sur la scène de l'humour Steve BERGERON Sherbrooke Six mois après avoir rodé son premier spectacle solo à Magog, Steeve Diamond s\u2019est déjà taillé une belle place sur la scène de l\u2019humour.Dieu merci, les critiques, sauf Pénélope, ont été bonnes lors de sa rentrée à Montréal en novembre.Déjà, une tournée du Québec est en préparation pour l\u2019automne.Dire qu\u2019il y a un an encore, Steeve Diamond, un nom qui évoque aujourd\u2019hui une époustouflante imitation d\u2019Andrea Bocelli au dernier Festival Juste pour rire, était encore inconnu du commun des mortels.Ça va vite.«Trop vite», ajoute même le jeune imitateur de 30 ans, conscient de cette tornade le propulsant vers le haut.«Honnêtement, quand j\u2019ai fait ce numéro au Juste pour rire, je ne savais même pas que j\u2019aurais mon spectacle solo.Je l\u2019ai su après, quand mon gérant me l\u2019a annoncé.Je suis tombé en bas de ma chaise.» Août et septembre ont été des mois infernaux.«Jamais je ne voudrais revivre ça», confie Steeve.Usant à plein du télécopieur et du téléphone, l\u2019imitateur et ses huit scripteurs ont remué leurs méninges pour allonger les quelque 40 minutes de numéro que Steeve présentait déjà dans les congrès et les colloques.«J\u2019ai sorti de nouvelles imitations, mais je me suis surtout concentré sur celles que je possédais déjà.» Six mois plus tard, Steeve a bien sûr modifié son spectacle, mettant à profit les conseils et trucs venus d\u2019artistes comme Michèle Richard, Jean-Michel Anctil, Lise Dion, qui sont allés voir sa prestation.Des aigus plus aigus Mais, malgré cette ascension subite, Steeve Diamond ne perd pas son rêve de vue.Il ne l\u2019a jamais caché: l\u2019humour et l\u2019imitation lui servent d\u2019outil pour sa vraie passion, le chant.Un jour, il aimerait bien gagner sa viè avec sa voix de ténor.Il a déjà parlé à son gérant de la possibilité de faire un album.«Je me rends compte toutefois que les gens nous mettent vite dans une catégorie.En l\u2019espace de six mois, me voilà déjà étiqueté comme imitateur.Des gars comme André-Philippe Gagnon, Michael Rancourt et Marc Dupré sont, selon moi, de vrais imitateurs.» - Si, par exemple, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal t\u2019approchait pour chanter comme ténor dans la Messe du couronnement de Mozart?» - Ah! J\u2019aimerais ça! Mais je ne suis pas encore rendu là.Ma voix n\u2019est pas encore assez réglée pour ça.Je crois qu\u2019elle sera à pleine maturité dans deux ou trois ans.Je dois encore améliorer mes aigus.» Imacom-Daguerre, Christian Landry Malgré une ascensiqn subite, Steeve Diamond ne perd pas son rêve de vue.Il ne l'a jamais caché: l'humour et l'imitation lui servent d'outil pour sa vraie passion, le chant.m Association du Festival du lac Massawippi inc.17e saison VENTE D\u2019ABONNEMENT Pour un printemps en musique Tél.: 823-7810 - 346-7379 Voici notre programme pour la saison 1999 Les concerts ont lieu le dimanche à l\u2019église Sainte-Elisabeth de North Ha- \t 18 avril\t16 mai Duo Lacroix-Caron\tDuo Marie Fabi/Anne Robert Trio vocal Jennifer Allen\t23 mai Quintette à vent Estria\tLe quatuor Cambiata 25 avril\t30 mai Ensemble Strauss-Lanncr\tDuo Louis Quillico/Cristina Petrowska Musique viennoise\t6 juin 2 mai\tQuébec Jazz Orchestra L\u2019Ensemble Eco\t13 juin Sextuor à cordes\tNathalie Choquette, soprano, et Celli et 9 mai\tCetera (8 violoncelles)\t| Quatuor Syrinx\t20 juin et\tTour du monde en musique avec la famille Duo Sévigny-Dagenais\tPainchaud 56551 tl ^ l a série de billets est disponible au prix de 75s ou le billet acheté à la porte au prix de 10$ LUNDI 5 AVRIL En fait, ce n\u2019est pas la grande mpsj-que classique qui fascine le plus Steeve Diamond, bien qu\u2019il trouve des oeuvres comme La Bohème et les Contes.d\u2019Hoffman d\u2019une grande beauté.Ce qu\u2019il vise, c\u2019est carrément le créneap «Bocelli».Une musique classique populaire.Abandonnerait-il complètement l\u2019humour alors?«C\u2019est une question avec laquelle je me creuse la tête.Je conserverais peut-' être l\u2019humour dans mes spectacles, mais pas dans mes chansons.Je ne vois pas Andrea Bocelli faire une chanson drôle.» Steeve Lagaffe Dans son Saint-Barnabé-Nord natal, tout près de Trois-Rivières, Steeve Diamond ignorait qu\u2019il gagnerait un jour sa vie avec sa voix, même s\u2019il suivait déjà des cours de chant.Après un DEC en sciences humaines, il avait commencé un baccalauréat en enseignement de l\u2019anglais, tout en continuant d\u2019exploiter son talent de chanteur en amateur.«Je ne savais même pas ce qu\u2019était une basse et un ténor.Jusqu\u2019à ce que la mère d\u2019un ami m\u2019entende et m\u2019offre de m\u2019entraîner pendant un an.J\u2019ai appris le solfège, les techniques vocales, et j\u2019ai finalement passé une audition pour devenir élève de Colette Boky.» Steeve Diamond étudie depuis trois ans avec l\u2019illustre soprano colorature québécoise.«Si jamais je retourne, à l\u2019université, cette fois, ce sera pour un bac en chant classique.» Le jeune chanteur-imitateur se sent aujourd\u2019hui parfaitement à l\u2019aise sur une scène.Ce qui n\u2019est pas toujours le' cas dans la vie de tous les jours.D\u2019un naturel timide, il a dû s\u2019habituer à sa nouvelle popularité.«Mais je ne veux pas jouer à la star.Il n\u2019y a rien de pire que de ne pas être soi-même.J'ai toujours été gaffeur et je ne vais pas arrêter de l\u2019être parce que je suis connu.Lors de mon dernier passage au restaurant Les Trois Marmites, à Magog, j\u2019ai échappé mon assiette sur un client.Je pourrais passer la journée à te raconter des histoires du même genre.» Outre le spectacle qu\u2019il donne à là salle Maurice-O\u2019Bready le samedi 10 avril, Steeve Diamond se prépare à une nouvelle apparition au Festival Juste pour rire l\u2019été prochain.Il aimerait bien alors pouvoir imiter notre Céline Dion nationale.«Je travaille là-dessus.Je dirais que, je l\u2019ai à 60 % en ce moment.Je ne ferai pas cette imitation-là tant qu\u2019elle ne se-\u2019-ra pas parfaite.»\t\"r !mmemmmmmtsummmm % mm [>CONGE! , B (0 Diane Martin MARDI 6 Ç>Notre Mérite estrien : M.Gérald Prince QJoe Bocan nous parle de la volaille MERCREDI 7 [>Le groupe La Chicane, numéro un avec sa chanson Calvaire 6 Yves Paquette, porte-parole pour la Ligue pour l\u2019enfance de l\u2019Estrie JEUDI 8 OLes fruits de la nature : Sylvie Lauzon, Anne DrouinJ et Hélène Charland OL\u2019École de hockey féminin de Nancy Drolet VENDREDI 9 OOn danse au rythme du Bop\u2019n Blues Band i>Le nouveau spectacle de Steeve Diamond \u2014 ¦ .\t\t Un rendez-vous quotidien avec ce qui se fait de neuf et de beau ! «Pme Du lundi au vendredi tout de suite après le Midi Estf ie Radio-Canada Télévision Lesjeudis : Initiez-vous avec elle aux plaisirs du jardinage en profitant des trucs conseils que lui enseignera monsieur Jean Grégoire des Serres et Pépinières St-Éiie.Les mardis : Voyez la expérimenter les derniers cris de la mode et de ses tendances, en direct du Carrefour de l\u2019Estrie.Les mercredis : Elle vous fera rêver de nouveaux décors en compagnie de madame Line Fontaine-Boutin de la Ferronnerie Idéale RONA qui lui indiquera selon les régies de l\u2019art, comment réaliser ses projets de décoration.Les vendredis : Apprenez de quel bois ou matière il faut se chauffer pour être à la page avec monsieur Michel Marin des Forges Marin.Les lundis : Lts professionnelles du Centre de Beauté Confidence, lui en feront voir de toutes les couleurs.FJIe essayera pour vous les dernières nouveautés en matière de soins esthétiques et de coiffure.> kl suit.rjtt/j/ AAjE '¦.¦' .¦ ' I "," Arts et spectacles La très soutenable CAHIER Maaazlne Weekend La Tribune Cinéma -j- Sherbrooke samedi 3 avril 1999 JT V 7 w, le l\u2019être J* Rachel LUSSIER Sherbrooke N lant.' ous sommes à trois heures ou autour de la représentation sherbrookoise, la 17e en 23 jours.Sur le plateau, ça bosse dur mais ça besogne en rigo- Fixée vite fait à la porte de la loge de Jalbert, une toute petite affichette écrite à la main: «On t'aime Laurence».La déclaration tendre sera aussi lancée verbalement en soirée.Visiblement, la joyeuse troupe qui se trimballe à un rythme fou aux quatre coins de la Belle province est de belle soudure.«Je suis du genre à savoir ce que je veux et je me suis entourée d\u2019une équipe qui a compris ça.En plus, ce sont des gars qui sont prêts à aller au bout de leur potentiel tout en m\u2019offrant le privilège de le mettre au service du mien.Je suis tellement bien.Je trouve ça tellement beau.» Nouvelle Laurence?Oui et non.Radieuse, différente mais pareille, semblable mais changée, la passionnaria rouge reste une passionaria, mais elle a le coeur plus allège, l\u2019esprit relativement tranquille, l\u2019âme plutôt sereine.«La légèreté.C\u2019est ça, je me sens plus légère.Comme si après les tempêtes, une sorte de calme s\u2019était installé en mol.Et tu peux être sûre que j\u2019en prend soinl» Si la chanteuse a hésité un brin, réfléchi trois secondes avant de choisir son premier mot, le dernier segment de la phrase, lui, jaillit comme flambée de bois sec.Après une longue période pendant laquelle la vie ne lui a pas fait de cadeau Laurence Jalbert, voyez-vous, trouve désormais très soutenable cette légèreté de son être! Tourner une page en béton! «Pour tout le monde, il reste toujours des traces des moments difficiles, je ne suis pas autrement des autres.Mais petit à petit, j\u2019arrive à m\u2019attarder à ce que j\u2019ai gagné plutôt qu\u2019à ce que j\u2019ai perdu, à me servir de ces forces nouvelles pour regarder en avant.» .J'ai pris le plus long corridor Le plus sombre le plus étroit .J\u2019ai pris le plus long corridor Celui cpti mène à l\u2019envers de dehors Tout à coup, une partie du refrain de la chanson-titre du deuxième disque de l\u2019auteure-compositeure, popularisée en 1993 (165 000 disques vendues), vous saute en pleine face.«C\u2019est quand même bizarre.Il arrive qu\u2019on ne sache pas trop jusqu\u2019à quel point ce qu\u2019on écrit risque de nous coller un jour d\u2019aussi près à la peau.Écrire, ça coûte toujours quelque chose.» Cela est dit entre deux éclats de rires, quatre souvenirs et trois anecdotes.Des musiciens, des techniciens se pointent de temps en temps, Laurence se donne la peine de les présenter, de dire un bon mot à leur propos.Puis elle reprend le dialogue avec, comme à son habitude, l\u2019art de l\u2019introspection, mais les mots noirs de jadis prennent de jolies couleurs jaune plaisir, bleu bonheur ou rouge fougue.Si le troisième album, Avant le squale, est lourd de sens, c\u2019est précisément parce que son auteure a tourné une page.«Une page en béton! Je peux dire que ça soulage quand elle est tournée.» À voir cette femme de maturité exploser sur scène, à la regarder mettre les spectateurs dans sa poche en moins de deux, à l\u2019entendre jouer du murmure autant que du cri pour exprimer ses émotions profondes, à l\u2019écouter causer surtout, on comprend vite que Mme Jalbert en est à une étape charnière de son cheminement artistique et que si elle a déjà beaucoup donné, son havre-sac est loin d\u2019être vidé de ses surprises.Tourner des pages en vélin Le propos est ferme mais doux.Laurence parle d\u2019état d\u2019urgence, du goût de tout dire et de tout faire, mais aussi de l\u2019art de prendre son temps.Elle cause du besoin de rester à l\u2019écoute du monde qui bat, mais également de la nécessité qu\u2019elle sent d\u2019écouter désormais battre son propre coeur aussi.«Je ne dis pas que plus rien ne me préoccupe.C'est tout le contraire.Mais je ne sens plus le poids de l\u2019univers sur mes épaules.Je me donne le droit d\u2019être qui je suis.Quand c\u2019est allumé, c\u2019est complètement allumé, quand c\u2019est éteint, c\u2019est éteint.Point.Je me suis enfin accordé ce droit.» Après la page de béton, on dirait que l\u2019énergique et courageuse bonne femme prend le risque de tourner les pages fragiles d\u2019un grimoire en vélin qu\u2019on tourne délicatement, lentement, avec politesse, de crainte qu\u2019elles ne se brisent en emportant le secret des petits et grands bonheurs.«Je suis dans une bulle, une très belle bulle.J\u2019ai envie de sauter partout comme une petite fille de 12 ans.J'ai encore peur, mais je pense que c\u2019est sain.Je ne veux pas que personne vienne me péter cette bulle, ce bien-être qui s\u2019appelle espoir.» Tourner des pages colorées Assagie?Une longue minute de fou rire.Au moins.Décidément, le terme ne convient ni à la journaliste, ni à l\u2019artiste.On parle plutôt d\u2019une recherche d\u2019équilibre qui n\u2019exclut en rien la folie, le désir, le rêve, la passion, la détermination farouche.Et c\u2019est là que Laurence n\u2019a pas changé.«Si je me teins les cheveux en bleu ou en rouge, c\u2019est justement parce que pour une rousse naturelle, paraît-il que c\u2019est sacrilège! Ma tournée a d\u2019ailleurs les couleurs de l\u2019anarchie: le rouge et le noir.» L\u2019anarchie?«Par anarchie, je veux dire que je veux toujours sauter toutes les barrières, que je ne veux pas me mettre de frontières ni subir celles des autres, que je ne veux jamais cesser d\u2019aller au bout de moi-même et même un peu plus loin si ça se peut!» Le temps a filé comme eau qui coule, les jaunes, les bleus, les rouges se sont entrecroisés, tous étincelants.Laurence prépare son entrée en scène.C\u2019est fou ce que qu\u2019une certaine félicité lui va bien.Et dire que c\u2019est le public, que ce sont ses fans qui en profiteront.Longtemps.On le souhaite.«Quand je monte sur scène, j'ai 17 ans.Bon, en beau milieu de tournée j\u2019en ai 82 quand j\u2019en sors mais ça, c est un détail.Je donne, je prends.C\u2019est bon.Si les gens savaient comme c\u2019est bon.» V f \\ ' y - j / Photo Imacom-Doguerre, par Claude Poulin Laurence Jalbert: avant J8h00 CINÉMA 9 ?La vie en musique de Claude Rajotte GAGNANT de PRIX JUTRA MEILLEUR FILM Æ» E VIOLON Un film de François Girard ° ¦TJ1\"\t?SON DIGITAL 1$\"\"\u201c #SRC La musique prend toute la place dans la vie de Claude Rajotte.depuis 25 ans.Photo PC A L\u2019AFFICHE ! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS ÉshClNÉMÂ HA60GC1 12 PRINCIPALE EST MAGOG SEMAINE DU 2 AU 8 AVRIL '99 Æsmmsm KEANU REEVES TOUS LES SOIRS: 7:00-9:15 Robert De Niro Billy Crystal anal moi iiyse 1 Ça j J v.f.de ANALYZE THIS TOUS LES SOIRS: 7:10-9:15 ^Juliette Lewis L\u2019Autre Soeur v.f.de The Other Sister \u20145Ë TOUS LES SOIRS: 7:00 - 9:20 Montréal (PC) Chabrol, de main de maître.Libération ?C\u2019est du grand servi par d\u2019excellents dialogues.U* Parisien Des dialogues à rendre jaloux, sa direction d\u2019acteurs stupéfie.Le Point Construit sur des moments épatants de férocité.Un bon cru Chabrolien.Marie France À L'AFFICHE Oh 2 5 ?SON DIGITAL HORAIRE: 1hOO - 3h25 - 7hOO MAISON DU CINEMA./ ünicomioidiRON HOWARD xiste-t-il une vie après le rock?Quand on écoute parler Claude Rajotte, on serait porté à dire que non.Ou alors si peu! Car la musique est une passion qui occupe toute la place dans la vie du célèbre veejay et animateur depuis 25 ans.«Et la musique, ça veut dire tous les styles de musique, sauf le country, le gospel et l\u2019opéra», confiait-il récemment, dans son appartement du centre-ville.«Moi, c\u2019est la musique qui m\u2019a choisi.Heureusement, parce que quand j\u2019étais jeune, je n\u2019avais aucune idée de ce que j\u2019allais faire dans la vie.» Cette passion est tellement dévorante qu\u2019elle prend toute la place dans sa vie.Même ses vacances sont organisées en fonction de la musique.Les pla- HtmmnlUTiKBnBlAMBT^iimraimm-HITVi tra» au m ai»\tw wi k » n u ttflMUKr m « DfflES U lAIDAU IBB m » MD sa- .\".uwrœjtu \u2019rrniint t.nmomtmi «oem khmdsub I04SIH» mort.- RT -jRuaAfflKHm»* ~UMBIMZiHHUOlINm.»\tVÆ \" V ««iMJM\t\u201c.m1»\tq www.wt-tv.com Clint Eastwood Jugé coupable A L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES ^ MJ I SHERBROOKE v\\ \\ ROCK FOREST j-1 ( ufsion IraTKjfts»* de Tk\u2019l K1 h\u2019I'II.> MOnAIRES DES CINÉMAS HORAIRE: 1hOO 56976 1 ges (sauf celles des vieux vinyles), très peu pour lui.«L\u2019année dernière, je suis allé à New York et j\u2019ai choisi mon hôtel en fonction du magasin de disques qu\u2019il y avait en face.Et cet été, j\u2019ai hâte de retourner à Londres pour aller aussi dans les magasins de disques.L\u2019Angleterre respire la musique et je suis au paradis quand je vais là-bas.» Il a beau avoir grandi à Drummond-ville, où il a d\u2019ailleurs commencé à faire de la radio au cégep et das les stations locales, Claude Rajotte est profondément urbain.Il vit au centre-ville de Montréal depuis 20 ans et n\u2019en sort que très rarement.Surtout pas pour aller à la campagne, où il s\u2019ennuie.Mais ce n\u2019est pas vraiment pour profiter de la ville non plus puisqu\u2019il ne sort pas davantage de son antre.Il fuit les cocktails et les partys de showbiz comme la peste et il vit entre ciel et terre dans un anonyme édifice où il n\u2019a vue que sur lui-même et sur quelques amis.Pourtant, il dira : «J\u2019aime être entouré d\u2019action», mais il vit seul avec son chat et il adore la solitude.Arrivé à Montréal en 1976 pour l\u2019ouverture de CKOl, qui l\u2019a embauché et congédié à deux reprises, Claude Rajotte s\u2019est retrouvé, après un bref séjour à Québec, à CHOM où, 17 ans plus tard, il est toujours puis, parallèlement, à MusiquePlus.«Mon anglais, je l\u2019ai appris live en ondes à CHOM, avec mes dictionnaires et en surveillant ma prononciation et mes intonations.» Toujours à cause de la musique, il a dû faire appel à une compagnie de déménagement ces derniers jours, lui qui ne déménage pourtant que de quelques étages dans le même building.Il faut dire que lorsqu\u2019on a 18 000 disques comme c\u2019est son cas, ça prend des boîtes et des bras.Car les oreilles, il les a déjà, comme on le sait.Et de fort justes, à part ça.Tous les amateurs de rock vous diront que son jugement est bon et sûr.Même les ados ont le plus grand des respects pour lui, ce qui ne l\u2019étonne qu\u2019à moitié.«Je pense que je réussis à leur communiquer ma passion de la f musicjue et ils se rendent bien compte que j en parle sérieusement.Je ne me prends pas pour un autre, je ne donne que mon avis et je dis les choses de la façon la plus claire possible.Mais pardessus tout, et ils le sentent, j\u2019ai gardé la même curiosité qu\u2019eux vis-à-vis la musique et, finalement, j\u2019écoute et j\u2019aime ce qu\u2019ils aiment.» W LE 2, SAM, LE 3, DIM.LE ET LUN.LE 5 AVRIL À 1h30 NOUS VOUS PRÉSENTONS : Denis Bouchard XLua misa Carrefour de l'Estrie LES BANLIEUSARDS ARRIVENT EN VILLE (G) ven à lun 13:10-15:15 17:15-19:15-21:30 mar à jeu 19:15-21:30 10 CHOSES QUE | JE DÉTESTE DE TOI (G) | ven à lun 13:20-15:25 17:30-19:25-21:45 mar à jeu 19:25-21:45 2 avril au 8 565-0366 THE MATRIX (13) ven à lun 13:00-16:00 19:00-22:00 mar à jeu 19:00-22:00 I G 6 La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 ovril 1999 Arts et spectacIëF L\u2019inconnu qui fait rire ?Avec une époustouflante imitation d'Andrea Bocelli, Steeve Diamond se taille une belle place sur la scène de l'humour Steve BERGERON Sherbrooke Six mois après avoir rodé son premier spectacle solo à Magog, Steeve Diamond s\u2019est déjà taillé une belle place sur la scène de l\u2019humour.Dieu merci, les critiques, sauf Pénélope, ont été bonnes lors de sa rentrée à Montréal en novembre.Déjà, une tournée du Québec est en préparation pour l\u2019automne.Dire qu\u2019il y a un an encore, Steeve Diamond, un nom qui évoque aujourd\u2019hui une époustouflante imitation d\u2019Andrea Bocelli au dernier Festival Juste pour rire, était encore inconnu du commun des mortels.Ça va vite.«Trop vite», ajoute même le jeune imitateur de 30 ans, conscient de cette tornade le propulsant vers le haut.«Honnêtement, quand j\u2019ai fait ce numéro au Juste pour rire, je ne savais même pas que j\u2019aurais mon spectacle solo.Je l\u2019ai su après, quand mon gérant me l\u2019a annoncé.Je suis tombé en bas de ma chaise.» Août et septembre ont été des mois infernaux.«Jamais je ne voudrais revivre ça», confie Steeve.Usant à plein du télécopieur et du téléphone, l\u2019imitateur et ses huit scripteurs ont remué leurs méninges pour allonger les quelque 40 minutes de numéro que Steeve présentait déjà dans les congrès et les colloques.«J\u2019ai sorti de nouvelles imitations, mais je me suis surtout concentré sur celles que je possédais déjà.» Six mois plus tard, Steeve a bien sûr modifié son spectacle, mettant à profit les conseils et trucs venus d\u2019artistes comme Michèle Richard, Jean-Michel Anctil, Lise Dion, qui sont allés voir sa prestation.Des aigus plus aigus Mais, malgré cette ascension subite, Steeve Diamond ne perd pas son rêve de vue.Il ne l\u2019a jamais caché: l\u2019humour et l\u2019imitation lui servent d\u2019outil pour sa vraie passion, le chant.Un jour, il aimerait bien gagner sa viè avec sa voix de ténor.Il a déjà parlé à son gérant de la possibilité de faire un album.«Je me rends compte toutefois que les gens nous mettent vite dans une catégorie.En l\u2019espace de six mois, me voilà déjà étiqueté comme imitateur.Des gars comme André-Philippe Gagnon, Michael Rancourt et Marc Dupré sont, selon moi, de vrais imitateurs.» - Si, par exemple, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal t\u2019approchait pour chanter comme ténor dans la Messe du couronnement de Mozart?» - Ah! J\u2019aimerais ça! Mais je ne suis pas encore rendu là.Ma voix n\u2019est pas encore assez réglée pour ça.Je crois qu\u2019elle sera à pleine maturité dans deux ou trois ans.Je dois encore améliorer mes aigus.» Imacom-Daguerre, Christian Landry Malgré une ascensiqn subite, Steeve Diamond ne perd pas son rêve de vue.Il ne l'a jamais caché: l'humour et l'imitation lui servent d'outil pour sa vraie passion, le chant.m Association du Festival du lac Massawippi inc.17e saison VENTE D\u2019ABONNEMENT Pour un printemps en musique Tél.: 823-7810 - 346-7379 Voici notre programme pour la saison 1999 Les concerts ont lieu le dimanche à l\u2019église Sainte-Elisabeth de North Ha- \t 18 avril\t16 mai Duo Lacroix-Caron\tDuo Marie Fabi/Anne Robert Trio vocal Jennifer Allen\t23 mai Quintette à vent Estria\tLe quatuor Cambiata 25 avril\t30 mai Ensemble Strauss-Lanncr\tDuo Louis Quillico/Cristina Petrowska Musique viennoise\t6 juin 2 mai\tQuébec Jazz Orchestra L\u2019Ensemble Eco\t13 juin Sextuor à cordes\tNathalie Choquette, soprano, et Celli et 9 mai\tCetera (8 violoncelles)\t| Quatuor Syrinx\t20 juin et\tTour du monde en musique avec la famille Duo Sévigny-Dagenais\tPainchaud 56551 tl ^ l a série de billets est disponible au prix de 75s ou le billet acheté à la porte au prix de 10$ LUNDI 5 AVRIL En fait, ce n\u2019est pas la grande mpsj-que classique qui fascine le plus Steeve Diamond, bien qu\u2019il trouve des oeuvres comme La Bohème et les Contes.d\u2019Hoffman d\u2019une grande beauté.Ce qu\u2019il vise, c\u2019est carrément le créneap «Bocelli».Une musique classique populaire.Abandonnerait-il complètement l\u2019humour alors?«C\u2019est une question avec laquelle je me creuse la tête.Je conserverais peut-' être l\u2019humour dans mes spectacles, mais pas dans mes chansons.Je ne vois pas Andrea Bocelli faire une chanson drôle.» Steeve Lagaffe Dans son Saint-Barnabé-Nord natal, tout près de Trois-Rivières, Steeve Diamond ignorait qu\u2019il gagnerait un jour sa vie avec sa voix, même s\u2019il suivait déjà des cours de chant.Après un DEC en sciences humaines, il avait commencé un baccalauréat en enseignement de l\u2019anglais, tout en continuant d\u2019exploiter son talent de chanteur en amateur.«Je ne savais même pas ce qu\u2019était une basse et un ténor.Jusqu\u2019à ce que la mère d\u2019un ami m\u2019entende et m\u2019offre de m\u2019entraîner pendant un an.J\u2019ai appris le solfège, les techniques vocales, et j\u2019ai finalement passé une audition pour devenir élève de Colette Boky.» Steeve Diamond étudie depuis trois ans avec l\u2019illustre soprano colorature québécoise.«Si jamais je retourne, à l\u2019université, cette fois, ce sera pour un bac en chant classique.» Le jeune chanteur-imitateur se sent aujourd\u2019hui parfaitement à l\u2019aise sur une scène.Ce qui n\u2019est pas toujours le' cas dans la vie de tous les jours.D\u2019un naturel timide, il a dû s\u2019habituer à sa nouvelle popularité.«Mais je ne veux pas jouer à la star.Il n\u2019y a rien de pire que de ne pas être soi-même.J'ai toujours été gaffeur et je ne vais pas arrêter de l\u2019être parce que je suis connu.Lors de mon dernier passage au restaurant Les Trois Marmites, à Magog, j\u2019ai échappé mon assiette sur un client.Je pourrais passer la journée à te raconter des histoires du même genre.» Outre le spectacle qu\u2019il donne à là salle Maurice-O\u2019Bready le samedi 10 avril, Steeve Diamond se prépare à une nouvelle apparition au Festival Juste pour rire l\u2019été prochain.Il aimerait bien alors pouvoir imiter notre Céline Dion nationale.«Je travaille là-dessus.Je dirais que, je l\u2019ai à 60 % en ce moment.Je ne ferai pas cette imitation-là tant qu\u2019elle ne se-\u2019-ra pas parfaite.»\t\"r !mmemmmmmtsummmm % mm [>CONGE! , B (0 Diane Martin MARDI 6 Ç>Notre Mérite estrien : M.Gérald Prince QJoe Bocan nous parle de la volaille MERCREDI 7 [>Le groupe La Chicane, numéro un avec sa chanson Calvaire 6 Yves Paquette, porte-parole pour la Ligue pour l\u2019enfance de l\u2019Estrie JEUDI 8 OLes fruits de la nature : Sylvie Lauzon, Anne DrouinJ et Hélène Charland OL\u2019École de hockey féminin de Nancy Drolet VENDREDI 9 OOn danse au rythme du Bop\u2019n Blues Band i>Le nouveau spectacle de Steeve Diamond \u2014 ¦ .\t\t Un rendez-vous quotidien avec ce qui se fait de neuf et de beau ! «Pme Du lundi au vendredi tout de suite après le Midi Estf ie Radio-Canada Télévision Lesjeudis : Initiez-vous avec elle aux plaisirs du jardinage en profitant des trucs conseils que lui enseignera monsieur Jean Grégoire des Serres et Pépinières St-Éiie.Les mardis : Voyez la expérimenter les derniers cris de la mode et de ses tendances, en direct du Carrefour de l\u2019Estrie.Les mercredis : Elle vous fera rêver de nouveaux décors en compagnie de madame Line Fontaine-Boutin de la Ferronnerie Idéale RONA qui lui indiquera selon les régies de l\u2019art, comment réaliser ses projets de décoration.Les vendredis : Apprenez de quel bois ou matière il faut se chauffer pour être à la page avec monsieur Michel Marin des Forges Marin.Les lundis : Lts professionnelles du Centre de Beauté Confidence, lui en feront voir de toutes les couleurs.FJIe essayera pour vous les dernières nouveautés en matière de soins esthétiques et de coiffure.> kl suit.rjtt/j/ AAjE '¦.¦' .¦ ' I "]
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