La tribune, 13 avril 1999, Cahier 1
[" Louis-Éric ALLARD BILAN ET hÉH1, PERSPECTIVES ffiESC Les Castors refusent de faire des promesses en l\u2019air (C2> Même décor, second début Luc UN BILLET EN A4 LAROCHELLE Gilles DALLAI RE L\u2019Estrie, une région d\u2019avant-garde TOURNÉE VERS L\u2019AVENIR Alec van Zuiden, le catalyseur de Wulftec International La Tribune + mardi SHERBROOKE 13 avril 1999 90e ANNÉE-No 044 0,65 (WEEKEND: 1,75$) Plus taxes (0\u2014OMCEPT Alain Filion 'pou'1 617.BOUL BOUROJE.v.qmerville 843-3380 \\ïi*m i/ftiV.tfl-nc- L.Sécurité au Triolet Une solution pour éviter de traverser le boulevard (A2) Mises en chantier La région vit un boom de construction (B1) Un autre combat Carmen Juneau mène une lutte au cancer du sein (B1) Arts et spectacles Garou devient porte-parole de la Maison Aube-Lumière (C7) Météo / CS VARIABLE 6h06 19h30 16 «VT 22 «vr 30 avr 06 mai UN CHAGRIN IMMENSE Les parents du petit Aljiosa, mort au bout de son sang, sont inconsolables Pierre SAINT-JACQUES Sherbrooke A Ijiosa était un grand ami de y/al mon fils.Je n\u2019ai pas été capable de dire à mon fils qu\u2019il ne jouerait plus avec Aljiosa, que tous deux n\u2019iraient plus jamais à l\u2019école ensemble, qu\u2019ils ne feraient plus leurs devoirs ensemble.» Radovic Nedjo cherchait encore ses mots, hier, pour décrire l\u2019horrible accident qui a emporté le petit Aljiosa Ka-lem 9 ans, mort au bout de son sang, dimanche soir, après s\u2019être rompu l\u2019artère fémorale en glissant sur des éclats de verre.Les parents du petit Aljiosa, un enfant vigoureux, en santé, plein de vie et enjoué, sont inconsolables.Le drame a semé le désarroi et la tristesse au sein de la petite communauté yougoslave de Sherbrooke.«Nous vivons les grands moments de joie ensemble et nous vivons également les moments de grande tristesse ensemble, a exprimé M.Nedjo.Les membres de la communauté sont tous très liés; nous partageons tous les mêmes émotions.Je me sens tellement triste que je ne pourrais pas exprimer tout le chagrin, tout ce que je ressens au plus profond de moi.» Aljiosa glissait sur le ventre avec des copains, sur une pente herbeuse, devant Pimmeuble à logements du 1580 rue Évangéline, dans le quartier Ouest de Sherbrooke lorsque l\u2019accident s\u2019est produit.Lors d\u2019une glissade, un tesson de verre qui reposait sur la tourbe a entaillé l\u2019artère fémorale.Quand Aljiosa s\u2019est rendu compte qu\u2019il saignait abondamment, il a couru vers le logement de ses parents, Tania et Goran Kalem, au 1520 rue Évangéline.Il a ainsi couru sur une distance de quelque 110 mètres.Il n\u2019était pas difficile hier de suivre le trajet emprunté par le garçon, puisque des traces rouges témoignaient de son passage.Devant l\u2019hemmorage importante, les parents d\u2019Aljiosa ont cru qu\u2019il était préférable de se rendre le plus vite possible à la Clinique familiale Saint-Vincent, qui était fermé.De la clinique, les parents en état de panique ont arrêté à la station-service Ultramar, à l\u2019angle des rues King et Murray pour réclamer de l\u2019aide.Il était 19h42 quand les services d\u2019urgence ont été alertés.Une ambulance a amené le petit Aljiosa au site Bowen du CUSE, où le décès a été constaté.M.Nedjo dira, avec raison, que les parents d\u2019Aljiosa ne sont aucunement à blâmer.«Vous savez, cxplique-t-il, les gens réagissent de différentes façons quand il se produit un accident grave.Devant l\u2019abondance de sang, la réaction a été ¦^ssf Imacom-Daguerre, Christian Landry Un policier montre le morceau de verre qui aurait rupture l'artère de la cuisse du jeune garçon.«Je ne peux pas exprimer tout le chagrin que je ressens au plus profond de moi.» Radovic Nedjo Le jeune Aljiosa Kalem aurait fêté ses 10 ans le 1er mai.«Avoir su, j\u2019aurais fait n\u2019importe quoi pour l\u2019aider.C\u2019est terrible» - Maryse Bédard, une voisine proches et amis se sont succédé dans l\u2019appartement des Kalem pour apporter soutien, réconfort, amitié, chaleur du coeur et de l\u2019âme.Une bougie allumée avait été déposée devant une photographie d\u2019Aljiosa.Cette communauté, qui a des proches au loin, dans un pays secoué par la guerre, ne peut faire autrement que de se serrer les coudes, de s\u2019inquiéter pour les leurs et de penser à une grand-mère qui ne reverra plus jamais un petit-fils mort dans une nouvelle terre d\u2019accueil.«J\u2019espère que nous ne vivrons jamais un autre drame semblable», lancera M.Nedjo.d\u2019aller le plus vite possible à l\u2019hôpital.On ne peut pas dire comment nous, nous réagirions devant une telle situation.Ils ont cru bien faire.» Le père et la mère d\u2019Aljiosa s\u2019expriment bien en français.Ils sont établis ici depuis près de quatre ans, étant arrivés à l\u2019été 1995.Ils étaient également familiers avec le système de santé.De façon incessante, toute la soirée, la nuit de dimanche et la journée d\u2019hier, Une mise en garde Mme Maryse Bédard, qui habite dans un des immeubles du secteur de la rue Évangéline, a mentionné que son conjoint avait mis en garde les enfants à plusieurs reprises et les avait enjoints de ne pas glisser sur le ventre, qu\u2019ils pourraient se blesser.Elle ne pouvait contenir ses larmes en se remémorant les conséquences tragiques de l\u2019accident.«Avoir su qu\u2019il était si blessé et avoir été près de lui, je crois que j\u2019aurais fait n\u2019importe quoi pour l\u2019aider, n\u2019importe quoi.C\u2019est terrible.» Elle pouvait lire, elle aussi, sur le sol le trajet qu\u2019a accompli le petit homme.Le détective Gérard Leblanc et le technicien-photographe Pierre Lacaiile, du Service de police de la région sher-brookoise, ont complété la cueillette de données hier matin.Le coroner, le Dr René Maurice Bélanger, demandera qu\u2019une autopsie soit pratiquée sur le corps du garçon afin de ne laisser subsister aucun doute sur la L\u2019avocat Marc Vaillancourt a tenté de ranimer l\u2019enfant AUTRES TEXTES EN PAGE A3 cause du décès.Ce n'est pas du cinéma Le jeune scénariste Eric Caldwell part dans les Balkans pour alimenter le récit d\u2019un polar Claude PLANTE Sherbrooke Cf est comme si les points chauds du globe l\u2019attiraient.L\u2019Estrien Éric Caldwell se paie un voyage dans la région la plus explosive de la planète actuellement: les Balkans.L\u2019étudiant en scénarisation cinématographique (certificat) de l\u2019UQAM est parti depuis quelques jours pour la Macédoine, territoire voisin du Kosovo, où la guerre fait rage.Le but est d\u2019alimenter le récit d\u2019un polar se déroulant en ces terres théâtres de nombreux conflits armés.Au moment de lire ces lignes, sa mère, Aurélie Caldwell, estime qu\u2019il est rendu en Macédoine, mais elle n\u2019a pas eu de nouvelles; elle en espère bientôt mais ne s\u2019inquiète pas trop.L\u2019intérêt particulier d\u2019Éric: les génocides.«J\u2019ai commencé à m\u2019intéresser à ce qui se passe là en 1996, mais plus intensément en 1998», raconte le jeune homme de 25 ans en entrevue à La Tribune.«En 1995, on a découvert le massacre au camp de Srébrénica, en Bosnie.» «On les a découverts grâce à des photos de satellites montrant que de larges bandes de terre avaient été remuées.Par la suite, des fouilles sur place ont démontré l\u2019existence du génocide.» Compliqué C\u2019est là que notre scénariste a eu l\u2019idée.Oui, tout ce qui se passe là-bas a tendance à se compliquer à la puissance trois.Tout est question d\u2019appartenance historique à un territoire, de droits ancestraux remontant au Moyen Age, etc.«Je vais tenter de savoir.Je ne comprends pas tout ce qui se passe là-bas.Je pense qu\u2019avant d\u2019écrire mon scénario, il faut avoir vécu et parlé aux gens.» «Nous sommes certains du génocide de Srébrénica.Est-ce que c\u2019est ça qui se produit au Kosovo au-jourdhui?Ça ressemble à du nettoyage ethnique, pas nécessairement à un génocide.On ne sait pas actuellement.» Une discussion sur ce sujet tourne vite à l\u2019analyse politique.Même s\u2019il se dit curieux de comprendre le conflit, Éric Caldwell en connaît plus sur ce qui se passe au pays de Slobodan Milosevic que la plupart des Québécois.Selon le fils du sociologue Gary Caldwell, installé à Sainte-Edwidge, près de Coaticook, il faut faire une Ce n\u2019est pas.(suite en A2) L\u2019OTAN cherche une porte de sortie politique (D1) ¦ ¦ & Hïpg SÉHSIS Imacom-Daguerre, Christian Landry L'Estrien Éric Caldwell vient de partir pour un voyage en Macédoine, pays voisin du Kosovo.Le jeune homme de 25 ans prépare le scénario d'un polar qui se déroule dans ce coin des Balkans.(Q) HOKTDA \u2022PD.S.T de la berline Civic Édition Spéciale à transmission manuelle (modèle EJ651X).Transport et préparation (850 $1, taxes, immatriculation et assurance en sus.Tous les détails chez votre concessionnaire Honda.CIVIC ÉDITION SPÉCIALE BEEEEZ3 civic f Seulement 16900s \u2022Air climatisé «Serrures électriques \u2022Déverrouillage sans clé \u2022Poignées de portières harmonisées \u2022Et bien plus. mm#*» I # p/y >ki.5%V JttWV ¦>,.M ryt*-*rv %^9>JJ/MMÜL »¦ Le bas-culotte exclusif Rabais 25% Rég.2.75 Nylon 20 deniers, culotte et pointes renforcées.Noir, ombre, naturel, grège, minuit, chameau, bois.Taille unique.I îf cwaisttrn Sprat nt S» LrBwf ttiviRV *«i ri *Vi ru iw «MRitnn mi«rjf «Mfl: ____ la maison Québec (PC) PI our la première fois de son histoire, le Québec a maintenant une femme juge de race noire.La juriste Juanita Westmoreland-Traoré vient en effet d\u2019accéder à la magistrature, à la Chambre criminelle et à la Chambre de la famille de la Cour du Québec.«Mme Westmoreland-Traoré est une personne très compétente et une juriste de haut calibre.Sa nomination a une portée significative car elle est représentative du Québec d\u2019aujourd\u2019hui», a signalé en réaction le ministre des Relations avec les citoyens, Robert Perreault, à la suite de l\u2019annonce de la nomination par le ministère de la Justice de la nouvelle juge.LaTribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Téi.: 564-5450, J1K 2X8 Journal quotidien publié à Sherbrooke par Us Journaux Trans-Canada (1996) Inc.(division Le Tribune) TÉLÉPHONES Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ENVOI DE PUBLICATION; Enregistrement No 0529168 LIVRAISON Camelots et camelots motorisés Prix de vente.3,52\t$ T.P.S.,25\t$ T.V.Q.,28\t$ Coût à l'abonné.4,05\t$ ABONNEMENTS Abonnement payé\tTemps\tPrix\tTPS à l'avance:\t1 an 165.1/S 11.565 endroits desservis par cnmelot 6 mois\t88.00\tS\t6.165 et camelots motorisés.\t3 mois\t45.00\tS\t3.155 1 mois\t25.00\t5\t1./5S Temps\tPrix\tTP5 ion 255.00 5 17.85 S 6 mois\t140.00\t5\t9.80$ 3 mois\t80.00\t5\t5.60 5 1 mois\t50.00\t5\t3.50 5 Abonnement par la poste: Territoire immédiat IVQ Total 13.26$ 189.99 5 7.065 101.22 S 3.61 5 51.76 5 2.01 S 28.76 S ÎVQ Total 20.46 S 293.31 S 11.24 5 161.04 5 6.42 S 92.02 S 4.01 S 57.515 AUX ÉTATS-UNIS ET AUTRES PAYS t an 700,00$, 6 mois 410,005,3 mois 265,005, 1 mois 130,005 \u201cLa Tribune\" est sociétaire de la Presse canadienne, de l'Association des quotidiens de langue .française, membre de l'Association des quotidiens du Canada, affiliée à l'Audit Bureau of Gradation ABC et à l'Union internationale de la presse catholique.Sources d'informations: Presse canadienne, Presse associée, Reuter, Agence Fronce-Presse.Le service de photos fac-similées de la Presse canadienne et les agences affiliées sont autorisées à reproduire les informations de La Tribune.«Cette nomination est un très grand honneur pour n\u2019importe quelle juriste.C\u2019est une grande responsabilité et j\u2019en suis fière», a dit le nouveau magistrat à la Presse Canadienne, lors d\u2019un entretien téléphonique.Mme Westmoreland-Traoré, une spécialiste des droits de la personne, est actuellement doyenne de la faculté de droit de l\u2019Université Windsor, en Ontario.Elle entrera en fonction à la Cour du Québec le 21 avril prochain.Née à Verdun en 1942 de parents d\u2019origine guyanaise (British Guyana), Mme Westmoreland-Traoré a connu une brillante carrière en droit.Elle a été de 1985 à 1990 la première présidente du Conseil des communautés culturelles et de l\u2019immigration, un organisme rebaptisé depuis Conseil des relations interculturelles.La nouvelle juge a également enseigné le droit à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019Université du Québec à Montréal.Elle a aussi présidé la section montréalaise du Congrès des femmes noires du Canada.Elle a oeuvré également comme commissaire à l\u2019équité auprès du gou- !oto-quêb|^|\t \t Tirage du 99-04-12\tTirage du 99-04-12 3\t4 3 9 10 14 16\t041\t9377 17 19 23 30 35\tEgtra J36_37 41 52 55\tTirage du 99-04-12 57 61 63 67 70\tNUMÉRO: 597914 T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES\tI\t I Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent I j au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste I\t j\tet la liste officielle, cette dernière a priorité.\t!\t INDEX La Tribune, Sherbrooke, mardi 13 avril 1999 La sécurité des élèves du Triolet qui empruntent le transport urbain La Commission scolaire avance une solution La première femme noire nommée juge au Québec Luc LAROCHELLE Sherbrooke La Commission scolaire de la région de Sherbrooke est prête à partager les coûts d\u2019aménagement d\u2019un rond point sur ses terrains afin que les élèves n\u2019aient plus à traverser le boulevard Université pour monter à bord des autobus de la CMTS.La directrice générale de la CSRS, Louise Boisvert, soumettra cette option, aujourd\u2019hui, lors d\u2019une rencontre avec des dirigeants de la CMTS, de la Régie de police et de la Ville de Sherbrooke.«Nos organisations s\u2019échangent de la correspondance sur le danger de cette traverse piétonnière depuis sept ans, l\u2019heure n\u2019est plus aux discussions mais aux décisions» , affirme la directrice générale de la CSRS, déterminée à trouver des moyens pour mieux protéger les étudiants qui se rendent au Triolet en utilisant le transport urbain.La suggestion de la Commission scolaire consiste à aménager un rond pointy en face du débarcadère régulier.À ce jour, la CMTS a refusé d\u2019effectuer un crochet vers les terrains de l\u2019école, prétextant que ce détour décalerait de 8 minutes ses circuits achalandés vers l\u2019Université et le Carrefour de l\u2019Estrie.«Nous tenons compte de ces considérations, l\u2019entrée des autobus urbains sur nos terrains serait réduite au minimum et éviterait la congestion appréhendée avec les véhicules scolaires tout en diminuant les risques pour les élèves».Cette intervention coûterait 50 000 $.Les rapports administratifs antérieurs relevaient l\u2019indiscipline des étudiants quant au respect des règles de sécurité.Les deux étudiantes du troisième secondaire heurtées, le 2 avril, ont traversé la chaussée sans attendre le feu pour piétons.Un comportement relâché à l\u2019image de la société, croit Mme Boisvert.«Que font les automobilistes à la croisée d\u2019un feu jaune?Ils accélèrent alors qu\u2019ils devraient ralentir! Ce serait insuffisant de limiter notre action au simple rappel des consignes de sécurité dans les écoles.» La directrice générale de la CMTS, Huguette Dallaire, désire attendre la présentation technique du projet avant d\u2019en évaluer la faisabilité.«Le détournement du circuit ne nous est jamais apparu comme la solution optimale mais nous sommes disposés à échanger là-dessus avec les autorités scolaires.Nos préoccupations se rejoignent sur le point essentiel: la nécessité d\u2019entreprendre un processus intense qui débouchera sur des mesures de correction.» Il faut prendre en considération que 101 éleves du Triolet utilisent le transport intégré au réseau urbain de la CMTS pour leurs déplacements entre l\u2019école et la maison.Les deux étudiantes blessées sont toujours absentes de l\u2019école.L\u2019une d\u2019elles, dont la condition est précaire, ne reviendra sûrement pas en classe cette année.certaine distinction entre les milices para-militaires et les forces yougoslaves.«J\u2019aimerais savoir de quelle manière on enquête sur le terrain pour savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019un génocide», dé-clare-t-il.«Comment on fera pour découvrir la preuve?» La fiction du roman policier met en vedette un détective canadien qui se rend là-bas pour enquêter sur la mort de son Imacom-Daguerre, Martin Blache C est à cette intersection que deux étudiantes du troisième secondaire du Triolet ont été heurtées, le 2 avril, en traversant le boulevard Université pour se rendre à l'arrêt d'autobus de la CMTS.La CSRS propose une solution qui n'obligerait plus les élèves à traverser ce boulevard.En médaillon, Louise Boisvert, directrice générale de la CSRS.Ce n'est pas du cinéma (suite de la Une) frère, un travailleur humanitaire décédé lors du génocide de Srébrénica.La fiction et la réalité En fouillant, en grattant de son libre chef, se pourrait-il que la fiction rejoigne la réalité?«Il se pourrait que je laisse tomber mon film, pour plonger dans la réalité.» Eric Caldwell n\u2019en sera pas à son premier voyage, car en 1994 il s\u2019était rendu en République dominicaine.Là, en côtoyant les coupeurs de canne à sucre haïtiens, le jeune homme a pu comprendre le mode de vie de ces gens parmi les plus pauvres de la planète.«Je pars à l\u2019aventure.Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019être un journaliste.Mais je n\u2019écris pas un film pour écrire un film.Je le fais parce que le sujet m\u2019intéresse passionnément.» «Avec la guerre du Kosovo, je pense que c\u2019est le moment ou jamais d\u2019aller voir pour comprendre.Je n\u2019ai pas d\u2019enfant, pas de blonde et je suis en train d\u2019écrire mon scénario.Ça peut paraître audacieux de se rendre là, mais quelqu\u2019un qui doit de l\u2019argent au crime organise ici est plus en danger que moi là-bas.» Le voyage devrait durer environ deux mois.«Mon travail (scénario) de certificat doit être remis pour juin prochain.je pense qu\u2019il ne sera pas prêt.» QUÉBEC Fl ACF STE EOT-GALERIES DE LA CAFTTALE'VIEUX QUÉBEC MONTRÉAL 977 RUÉ rTt CATHERINE.OUEST SHÉRRROOKE CARREFOUR DE LESTRIE vernement ontarien, et a été conseillère des Nations unies auprès de la Commission Vérité et Justice en Haïti.En 1991, Mme Westmoreland-Traoré a été reçue membre de l\u2019Ordre national du Québec.Elle a aussi reçu un doctorat honorifique de l\u2019Université d\u2019Ottawa pour ses efforts dans la promotion des droits humains.QUÉBEC PLACE ST£-FOT*GAl£AJES DE LA CAPrTAlUVlEUX.QUÉBK MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST SHERBROOKE ÇAAREEOUR DE l ESTIME Un signal du gouvernement Le ministre Robert Perreault a souligné de son côté que la nomination de Mme Westmoreland-Traoré est un signal que le gouvernement québécois devra augmenter la part de femmes et de personnes provenant de communautés culturelles au sein de la fonction publique et des conseils d\u2019administration des organismes du gouvernement.«C\u2019est aussi l\u2019occasion d\u2019une réflexion sur la nécessité d\u2019accélérer ce type de nomination», a-t-il dit.Pour sa part, Dan Phillips, président de la Ligue des Noirs du Québec, s\u2019est réjoui de cette nomination.«C\u2019est le genre de nomination que nous réclamons depuis longtemps et qui contribue à modifier les choses», a déclaré M.Phillips.Il y a maintenant 49 femmes parmi les 264 juges de la Cour du Québec.La juriste Juanita Westmoreland-Traoré LA REDINGOTE GRIS CHINE De notre collection spécialement coupée pour la femme de 5 pieds 4 pouces et moins, un item clé du printemps, la veste allongée en laine légère.4 à 14.325.00 Coordonnée à une jupe droite 110.00 mons Arts:\t Bandes dessinées:\t\t\tC-7 \tn-3 Décès:\t\t\tD-4 Économie:\t\ttt-l L\u2019Estrie tournée vers l\u2019avenir:.B-2\t Messier en liberté:\t\t\t\tC-8 Météo:\t\t\tC-8 Opinions:\t\t\t\tA-6 Petites annonces:\t\t\t\tD-2 Sports:\t\t\tC-l Page Internet: http//www.latribune.qc.ca Courrier électronique: redaction@latribune.qc.ca Télécopieur de la rédaction: 564-8098 La Tribune, Sherbrooke, mardi 13 avril 1999 A3 Les parents d'AIjiosa sont bien intégrés ?Le Service d'aide aux Néo-Canadiens assure qu'ils parlent bien français et qu'ils connaissent notre système de santé Claude PLANTE Sherbrooke Les parents du petit Aljiosa Kalem, décédé dimanche soir, sont des membres de la communauté yougoslave qui se sont bien intégrés à notre société.Goran et Tania Kalem ont cha-.çun un emploi, a-t-on pu apprendre au fil de l\u2019enquête menée hier par La Tribune.C\u2019est la précision qu\u2019a faite, hier, le Service d\u2019aide aux Néo-Canadiens, au lendemain de la tragédie dans laquelle l\u2019enfant de neuf ans s\u2019est éteint après avoir perdu son sang.«Ces parents sont ici depuis septembre 1995, mentionne Mercedes Orellana, directrice adjointe au Service.Çe sont des gens qui fonctionnent bien dans notre société.» «Ils avaient suivi des cours de français.Lui et elle ont décroché un emploi.» Quand survient un accident aussi tragique, il est possible que dans l\u2019énervement les personnes immigrantes, voyant leur enfant dépérir, n\u2019utilisent que leur langue maternelle, ajoute Mme Orellana.Ce qui pourrait expliquer que plusieurs parmi les gens qui ont entouré M.et Mme Kalem lors du drame ont cru qu\u2019ils ne parlaient pas français.Un plan établi Les immigrants qui débarquent à Sherbrooke reçoivent dans les jours ou Photo La Tribune, Pierre Saint-Jacques Le détective Gérard Leblanc et le technicien-policier Pierre Lacaille examinent une partie du trajet effectué par le petit Aljiosa pour aller chercher l'aide de ses parents.Il a couru sur une distance de 110 mètres.semaines qui suivent leur arrivée des indications pour se débrouiller dans notre système de santé.On les invite aussi à surveiller les changements qui ont lieu dans ce secteur névralgique de leur terre d\u2019accueil, poursuit la directrice adjointe.«Ils assistent à des séances d\u2019information de base.On leur dit où ils doivent s\u2019adresser pour avoir des services » Dans un deuxième temps, le Centre d\u2019orientation et de formation des immigrants (COFI) va plus en profondeur en leur indiquant le fonctionnement des composantes de notre système de santé.Deux personnes sont chargées de surveiller les changements dans ce même appareil.Elles doivent les communiquer de façon à ce que les nouveaux Estriens soient constamment au courant des changements qui, avouons-le.ont été plus que nombreux au cours des dernières années.«En général, on peut dire que ça va.Les personnes immigrantes fonctionnent bien dans ce nouvel environnement.Quand il le faut, on fait appel à des interprètes», commente-t-elle encore.«Il faut dire aussi que les nouveaux arrivants ne savent pas ce qui était là avant.Quand ils s\u2019installent ici, ils fonctionnent avec les institutions en place.» «Nous insistons aussi auprès d\u2019eux pour qu\u2019ils se tiennent au courant des changements qui ont cours dans le système de santé.Nous nous rendons compte qu\u2019en général ils le font.» «Le jeune avait les yeux ouverts, mais il n\u2019a jamais pris contact avec moi.» ano Sïf a s\u2019annonçait pourtant pour être un dimanche comme les autres.Un dimanche soir tout ce qu\u2019il y a de plus ordinaire.La preuve, c\u2019est que lorsque son épouse lui a demandé de l\u2019accompagner à l\u2019épicerie, Marc Vaillancourt est parvenu, comme cela se produit à l\u2019occasion, à se négocier un sauf-conduit: il fallait aller faire le plein d\u2019essence de la voiture.Après avoir déposé Mireille à l\u2019épicerie et promis de venir l\u2019y rejoindre le plus rapidement possible, l\u2019avocat bien connu a mis le cap sur une station-service.Il aurait pu opter pour celle qui se trouve juste en face de l\u2019épicerie en question, mais il a plutôt choisi de rouler un peu, pour finalement s\u2019arrêter au libre-service campé à l\u2019angle des rues King et Murray.C\u2019est là que le destin lui avait donné rendez-vous.C\u2019est là qu\u2019il allait connaître les moments les plus angoissants de sa vie.Marc Vaillancourt s\u2019affairait à acquitter le montant de son achat lorsqu\u2019une femme a pénétré en coup de vent dans la station-service.Elle s\u2019est mise à crier à s\u2019en fendre l\u2019âme.A crier comme si on était en train de lui voler ce qu\u2019elle pouvait avoir de plus précieux dans la vie.Marc Vaillancourt ne pouvait comprendre les propos de la dame.Pas plus que les autres clients présents à ce moment-là d\u2019ailleurs.«J\u2019ai essayé de lui parler français, anglais, il n\u2019y avait pas moyen de communiquer.Elle était complètement paniquée», explique ce dernier.Cette langue que la dame parlait était totalement inconnue à Marc Vaillancourt.Incompréhensible.La dame a alors agrippé le manteau de Marc Vaillancourt pour le tirer vers l\u2019extérieur.C\u2019est là que Me Vaillancourt a compris qu\u2019un drame était en train de se jouer, juste là, dans cette voiture que la femme pointait du doigt en tremblant de tous ses membres.Une drame d\u2019une horreur insoutenable.«En voyant cette voiture et en apercevant cet homme penché au-dessus d\u2019un enfant étendu de tout son long sur la banquette arrière, j\u2019ai deviné qu\u2019il se passait quelque chose de grave.J\u2019ai d\u2019abord cru que l\u2019enfant était étouffé.J\u2019ai cependant vite compris que ce n\u2019était pas cela», raconte Marc Vaillancourt.Les vêtements de l\u2019enfant étaient totalement souillés de sang.L\u2019homme à son chevet paraissait, lui, dépassé par les événements.De toute évidence, cet enfant, en l\u2019occurrence le sien, était en train de perdre tout son sang.Devant cette scène d\u2019horreur, Marc Vaillancourt, et un autre témoin oculaire, ont décidé de passer à l\u2019action.«J\u2019ai saisi l\u2019enfant et je l\u2019ai déposé par terre, sur l\u2019asphalte.Il avait les yeux grands ouverts, les pupilles de ses yeux étaient dilatées.Il ne respirait plus.J\u2019ai vérifié son pouls au niveau de son cou et il n\u2019y avait plus rien», raconte l\u2019avocat, encore durement ébranlé, même une quinzaine d\u2019heures après les événements.Pendant qu\u2019il appliquait des massages cardiaques dans l\u2019espoir de ranimer cet enfant agonisant, Marc Vaillancourt a demandé au jeune homme accouru sur les lieux en même temps L\u2019avocat Marc Vaillancourt a tenté de porter secours à Aljiosa que lui, de prodiguer la respiration bouche à bouche à la victime.Les manoeuvres des deux hommes ont porté fruit puisque l\u2019enfant s\u2019est mis à respirer de nouveau.Ces minutes ont évidemment paru une éternité.Pendant qu\u2019il massait le coeur de l\u2019enfant, Marc Vaillancourt entendait la mère de celui-ci le supplier dans une langue qu\u2019il ne connaissait pas, mais qu\u2019il pouvait comprendre.Ou à tout le moins deviner.«Je sais qu\u2019elle voulait dire: sauvez mon fils, je vous en supplie.» Lui-même père de trois enfants, Marc Vaillancourt n\u2019a pu retenir ses larmes en revivant cette scène épouvantable.Au terme d\u2019une nuit au cours de laquelle il n\u2019a pratiquement pas dormi, Marc Vaillancourt avait accepté de me recevoir à son étude légale hier matin.Il n\u2019en croyait pas ses oreilles quand je lui ai appris que les parents de l\u2019enfant maîtrisent la langue française.Peut-être que sous le coup de l\u2019émotion, trop énervés, ils ont été incapables de se faire comprendre.L\u2019avocat ne connaissait évidemment pas ce garçon qu\u2019il a tenu dans ses bras, dont la vie ne tenait plus qu\u2019à un fil, et qu\u2019il a tenté de sauver avec l\u2019énergie du désespoir.D\u2019ailleurs, quand il regardait le visage de l\u2019enfant, c\u2019est à son fils sensiblement du même âge qu\u2019il pensait.Ce fils, Karel, 12 ans, avec qui il va à la pêche, dont il est l\u2019instructeur au hockey, et qu\u2019il ne voudrait pas perdre pour tout l\u2019or au monde.Pas plus que ses deux grandes filles d\u2019ailleurs.«Je fixais le visage de l\u2019enfant et je pensais à Karel.C\u2019est lui que je voyais.C\u2019était horrible.», se rappelle-t-il.Impossible pour les deux secouristes de trouver l\u2019origine de l\u2019hémorragie.«En baissant son pantalon légèrement au niveau de la hanche, j\u2019ai remarqué une petite ouverture.Peut-être que ça venait de là.Un témoin m\u2019a alors offert son manteau et j\u2019ai fait une compresse avec dans l\u2019espoir d\u2019enrayer l\u2019hémorragie; il n\u2019y avait rien à faire.Le jeune avait les yeux ouverts, mais il n\u2019a jamais pris contact avec moi.», raconte l\u2019avocat.Un médecin est arrivé sur les lieux.Les policiers aussi, suivis des ambulanciers.Durement ébranlé, Marc Vaillancourt, les vêtements maculés de -sang, est retourné chercher son épouse à l\u2019épicerie et lui a tout raconté.En arrivant à la maison, il a serré très fort dans ses bras ses trois enfants, particulièrement son fiston.Plus tard, dans la soirée de dimanche, Marc Vaillancourt a essayé de connaître l\u2019état de santé de l\u2019enfant, mais les responsables des hôpitaux ne divulguent pas ce genre de renseignements.Après une nuit blanche, ou presque, l\u2019avocat s\u2019est levé pour attendre l\u2019arrivée de son camelot.C\u2019est via La Tribune qu\u2019il a finalement appris que Aljiosa était mort.L\u2019avocat était perdu dans ses pensées à son bureau de la Place des Congrès hier matin.Derrière lui, sur un mur, une magnifique photo de famille.On le voit tout souriant avec sa femme et ses trois enfants.«Il ne faut surtout pas les prendre pour acquis», lance-t-il.Surtout pas.On discute blues à Magog Magog ((il)) On devrait savoir tissez rapidement si c\u2019est à Magog que le festival ue musique Sherbrooke en blues sera présenté rété pro- éhain.Le maire Marc Poulin rencontrera aujourd\u2019hui à cet effet la présidente du comité organisateur de l\u2019événement, Suzanne-Marie Landry, en compagnie du directeur du service de fa promotion du milieu, Mario Thibeault, de la directrice du service des loisirs, de la culture et des affaires communautaires, Marie-France Bourdages, et du président de la Société d\u2019initiatives et de développement des artères commerciales de Magog, Jean-Marc Brouillette.«La rencontre arrive à point nommé: elle ! précédera de quelques heures seulement une ; séance de la commission municipale des loisirs, î de la culture et des affaires communautaires ^ qui aura ainsi en main toutes les informations nécessaires pour faire au conseil île ville les re-!Commandations quelle jugera appropriées», a \u2022 expliqué hier M.Poulin.Il a souligné que, même s\u2019il reste deux mois ; et demi avant levéncment, une décision doit \u2019 être prise rapidement car la préparation d\u2019un i festival de l\u2019importance du Sherbrooke en \u2022 blues est une affaire de longue haleine.«Quant à sa présentation, elle implique des ; dépenses et nous devons savoir si les retombées seront à la hauteur des investissements que \u2018 nous devrons faire avant de décider s\u2019il sera \u2022 présenté à Magog», a-t-il ajouté.Le comité organisateur du festival qui a ^ tourné le dos à Sherbrooke à la suite d une mé-\u2022 sentente avec la SIDAC de Sherbrooke souhai-! te présenter l\u2019événement à la pointe Merry et \u2022 au parc des Braves du 1er au 4 juillet.La SQ perquisitionne chez Robert Morin Sherbrooke (PSJ) La Sûreté du Québec de l\u2019Estrie a confirmé hier qu\u2019elle avait bel et bien effectué une perquisition dans les locaux d\u2019affaires de Robert «Bob» Morin, le matin du vendredi 9 avril dernier.Le corps policier n\u2019a pas voulu commenter davantage sur cette intervention policière.On sait que M.Morin et Pierre-Paul Bourassa, un policier du Service de police de la région sherbrookoise présentement suspendu sans solde, font face à une accusation d\u2019agression sexuelle, en complicité l\u2019un avec l\u2019autre, à l\u2019endroit d\u2019une femme, âgée de 29 ans, de Sherbrooke.Les faits reprochés aux deux hommes seraient survenus dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mars.Dès que les premiers faits, relevés par les enquêteurs de la Sûreté du Québec demandés en assistance, en collaboration avec des enquêteurs du SPRS, ont été connus, la consultation d\u2019un procureur de l\u2019extérieur de la région a entraîné aussitôt l\u2019arrestation des deux hommes qui ont passé la journée de dimanche cierrière les barreaux avant la comparution.le lundi 29 mars.Expertise d\u2019écriture Il semble que la SQ - ce qu\u2019elle refuse de commenter du reste - ait saisi Robert Morin fait face à une accusation d'agression sexuelle.des documents écrits de la main de M.Morin dans un but d\u2019expertise d\u2019écriture.L\u2019intervention s\u2019inscrit dans la foulée de l\u2019enquête amorcée depuis la fin de mars.Les deux personnes accusées, on le sait, ont pu recouvrer leur liberté moyennant un cautionnement et l\u2019acceptation d\u2019une série de conditions imposées par la Cour.Boucher sollicite une rencontre pour faire le point sur les besoins du CUSE Sherbrooke (FG) Les dossiers du CUSE feront sous peu l\u2019objet de discussions entre le député de Johnson, Claude Boucher, et le président et le nouveau directeur général de l\u2019établissement, Denis Paré et Jean-Pierre Chicoine.C\u2019est ce qu'a indiqué hier le représentant péquistc de la région et adjoint parlementaire au minis-tre d'Etat à l\u2019Économie et aux Finances, signalant que c\u2019est à sa demande que la rencontre se fera et qu'elle vise à mieux piloter les demandes du CUSE.Le point de départ, c'est la problématique reliée à la vétuste du parc d'équipements médicaux et appareils de haute technologie du centre de soins ultra spécialisés.A tout moment, que ce soit en radio-oncologie, hémodialyse ou un peu partout, les spécialistes craignent le pire pour les patients en cas de bris des équipements désuets.«J'ai sollicité une rencontre avec M.Paré et le nouveau direc- teur général du CUSE f Jean-Pierre Chicoine) pour faire le tour des sujets, pas juste la question des équipements.On parlera aussi de la situation déficitaire du CUSE, d\u2019autant plus que M.Chicoine a réussi à 1 Hôpital Sainte-Justine à solutionner ce déficit», a indiqué M.Boucher.Il attend la confirmation d\u2019une date pour la rencontre.Quant au nouveau patron administratif du CUSE, Jean-Pierre Chicoine, qui était d\u2019ailleurs à Sherbrooke hier matin pour une rencontre d\u2019échanges informels avec les cadres, il est très ouvert à une telle rencontre et estime que cela pourrait avoir des effets positifs.Il s\u2019est d'autre part dit enthousiaste d'entreprendre son nouveau job à compter du 3 mai et a précisé que malgré la situation à Sainte-Justine, concernant les problèmes de rémunération des médecins pédiatres, cela ne retarderait pas son entrée en fonction à Sherbrooke.On sait que ces problèmes ont donné lieu récemment à une journée d'étude des pédiatres. A 4 Lo Tribune, Sherbrooke, mardi 13 avril 1999 Québec verse 578 300 $ à la nouvelle Ville de Bromptonville François GOUGEON Bromptonville Le dernier élément relié à la création de la nouvelle Ville de Bromptonville a été rajouté au dossier, hier, soit le versement d\u2019une aide financière par Québec de 578 300 S sur cinq ans.«Cette subvention, c\u2019était un enjeu majeur de la réalisation de notre regroupement municipal», a commenté hier le maire Clément Nault.Il était on ne peut plus satisfait de la confirmation du montant par le député de Johnson et adjoint parlementaire du vice-premier ministre Bernard Landry, Claude Boucher, lors d'une rencontre de presse tenue à l\u2019Hôtel de ville.M.Nault a signalé que les deux tiers de l\u2019enveloppe seront dédiés à des réalisations sur le territoire de l\u2019ancienne municipalité de canton mais les projets ne sont pas encore arrêtés.Quant à la part de 32 pour cent qui seront affectés à l\u2019ancienne ville de Bromptonville, le maire a fait référence à l\u2019implantation d\u2019un nouveau système informatique, l\u2019aménagement de locaux additionnels dans l\u2019Hôtel de ville et l\u2019agrandissement du garage municipal, entre autres.Quant au député Claude Boucher, qui s\u2019est de nouveau réjouit de la création de la nouvelle entité municipale de quelque 5583 âmes, il a rappelé l\u2019importance d\u2019une telle réalisation.«Comme Bromptonville et l\u2019ancien canton ont toujours formé une même commu- ïfwISti» .\u2022 !\" - nautlca ( .\u2018appîwîwdègarne-, sski \u2019style ifrmwlvwtfihii * ht colleciicm meuble* Naatk* ufrr nurque de distincitctO qui «gner* le* rtouveiisx fraocUaU de qualité en jjstevtWenient Décor NW désire prêtent» en wituivité la nouveilr collection de rnrubks Nautic* en fauechuu avec Réjan Mode pour vont offris une promotion bien Subibée.t'a yksunt notre kiosque au SaJor» Expo Habitat de FErtrîe complète* un bulletin ce pan»cip*t»r.et coûtez Li dunce de gagner une valeur
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