La tribune, 6 mai 1999, Cahier 1
[" ftftTJesS \u2014 A LIRE AUJOURD\u2019HUI LaTrihnne = WÊÈÊËËÊBÊm\tni ¦¦ IHRI mrS^F ^grwÊm wEÊm mRm 1 H * V*J E IVIabob OrWCEPT Michel Filion H (MF** ietk\\ I SANTANA |\t \tSHERBROOKE Le Festival des harmonies déborde de santé à 70 ans Sherbrooke accueillera un nombre record de 9000 musiciens du 20 au 23 mai Imacom-Daguerre, Martin Blache Le comédien Hugo Saint-Cyr, connu pour son rôle de Michel Couillard dans Watata-tow, agira comme porte-parole national du 70e Festival des harmonies du Québec (FHQ).Celui-ci aura lieu du 20 au 23 mai, à l'Université de Sherbrooke.Hugo Saint-Cyr a eu l'occasion de montrer ses talents de percussionniste à la présidente d'honneur du 70e FHQ, la conseillère municipale de Sherbrooke Dany Lachance.A '«T-* Docteur =PARE- EBRISE Pen spécial fa Serge Savard La Tribune, Sherbrooke, jeudi 6 moi 1999 LaTribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Journal quotidien publié à Sherbrooke pot Les Journaus Trans-Canada (1996) Inc.(division La Tribune) TÉLÉPHONES\t Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466\t ENVOI DE PUBLICATION; Enregistrement No 0529168\t LIVRAISON\t Camelots et camelots motorisés Prix de vente\t\t.3,52 S T.P.S\t\t\t25 $ T.V.Q\t\t\t,28 $ Coût à l'obonné\t\t.4,05 $ ABONNEMENTS Abonnement payé à l'avance: endroits desservis par camelot et camelots motorisés.Temps\tPrix\tTPS\tTVQ\tTotal ton\t165.17 S 11.56 S 13.26 5 189.99 $ 6 mois\t88.00 5 6.16 S 7.065 101.22 S 3 mois\t45 00 S\t3.15\t5\t3.61\tS\t51.76 5 1 mois\t25.00 5\t1.75\tS\t2.01\tS\t28.76 5 Abonnement par la poste: Territoire immédiat Temps\tPrix\tTPS\tTVQ\tTotal 1 an\t255.00 5\t17.85\tS\t20.46\tS\t293.31 S 6mois 140.005 9.80S 11.24S 161.04S 3 mois\t80.00 S\t5.60\tS\t6.42\tS\t92.02 5 1 mois\t50.00 S\t3.50\tS\t4.01\tS\t57.515 AUX ÉTATS-UNIS ET AUTRES PAYS 1 an 700005,6 mois 410,005, 3 mois 265,005,1 mois 130,00$ \"La Tribune\" est sociétaire de la Presse canadienne, de l'Association des quotidiens de langue française, membre de l'Association des quotidiens du Canada, affiliée à l'Audit Bureau of Circulation ABC et à l'Union internationale de la presse catholique.Sources d'informations: Presse canodienne, Presse associée, Reuter, Agence France-Presse.Le service de photos fac-simiiées de la Presse canadienne et les agences affiliées sont autorisées à reproduire les informations de La Tribune.Élève victime d'une attaque au couteau à Drummondville Les parents avaient demandé que les deux ennemies soient séparées Charlaine LAPLANTF, Drumniondville LJI automne dernier, à la suite d\u2019une empoignade entre les deux élèves, les parents de l\u2019adolescente qui s\u2019est fait poignarder mardi matin, à l\u2019école Jean-Raimbault de Drummondville, avaient fermement demandé à la direction de l\u2019établissement que leur fille et celle maintenant accusée de tentative de meurtre soient intégrées dans deux groupes différents.La direction avait refusé.«Ma fille est corpulente, alors l\u2019autre s\u2019acharnait sur elle depuis le début de l\u2019année.Elle lui criait des noms; elle la bousculait dans les corridors et dans les escaliers.Un peu avant le temps des Fêtes, ma fille s\u2019est fâchée et l\u2019a tassée dans un mur.C\u2019est à ce moment-là u\u2019elles ont été suspendues toutes les eux de l\u2019école», raconte le père de la victime de l\u2019agression.Afin de réintégrer leurs cours, les deux élèves avaient dû revenir à l\u2019école avec leurs parents.«C\u2019est alors que nous avons, ma femme et moi, exigé de la direction qu\u2019elle procède à un changement de groupe pour que tout ça ces-je», affirme le père.«La direction a refusé en disant qu\u2019il y aurait une surveillance accrue des deux élèves.Ils nous ont également assurés qu\u2019elles ne seraient jamais assises une à côté de l\u2019autre dans la classe.Quand l\u2019agression est survenue, l\u2019autre élève était à deux pupitres de ma fille», souligne le père de la victime, pour le moins indigné par l\u2019attitude de l\u2019école.«Quand la direction nous a appelés mardi pour nous faire part de ce qui venait de se passer, ajoute-t-il, ils n\u2019ont pas eu besoin de dire qui était l\u2019assaillante.Nous étions certains que c\u2019était toujours la même.» Elle reprend ses cours Selon l\u2019homme, sa fille accepte assez bien les événements pour l\u2019instant.«Elle a décidé de retourner à l'école dès aujourd\u2019hui.C\u2019est aussi bien comme ça.Il ne fallait pas qu\u2019elle reste ici à penser à tout ce qui est arrivé», explique-t-il.«On ne peut pas demander qu\u2019elle reste en dedans pour toujours mais il faut prendre en considération que son geste était prémédité; elle en avait averti ses amis.De plus, son intention était claire et son acte n\u2019avait pas pour objectif de seulement faire peur mais bien de tuer», lance-t-il.«Les tribunaux sont assez fins pour la faire passer pour folle; elle va s\u2019en tirer avec presque rien.Au moins, nous nous sommes fait promettre par la direction de Jean-Raimbault que cette élève ne pourra en aucun cas réintégrer l\u2019école», termine le père de l\u2019adolescente agressée.Divulgation de la preuve En ce qui concerne la divulgation de la preuve, mentionnons que celle-ci a été complétée en un temps record.«Monter un tel dossier prend au moins une semaine.Les policiers ont vraiment travaillé jour et nuit pour remettre la preuve à la cour dès ce matin», affirme, étonné, l\u2019avocat Yvon Garneau, qui assume maintenant la défense de l\u2019adolescente inculpée de tentative de meurtre.Mardi, lors de sa comparution, l\u2019accusée était défendue par Pierre Martin, l\u2019avocat désigné par la cour.«Quand j\u2019ai su que ma cliente subirait une évaluation de son aptitude à subir un procès, j\u2019ai sursauté et je me suis alors objecté auprès du procureur, Luc Plante.Cette procédure était précipitée», soutient Me Yvon Garneau.L\u2019avocat ignore pour le moment quelle orientation prendra sa défense.«J\u2019en ai pour des jours à consulter et à analyser la preuve.De plus, je rencontre ma cliente vendredi.Ensuite, à la lumière de tous les éléments, nous devrons demander une remise en liberté ou plaider coupable», explique-t-il.«Si nous plaidons coupable, précise Yvon Garneau, il y aura un rapport prédécisionnel et un rapport psychologique.Seulement 30 ou 40 jours plus tard, le juge rendra son verdict.» La sentence maximale pour un cas de crime grave contre la personne commis par un mineur est de trois ans de mise sous garde.L\u2019enquête sur détention sera entendue par le juge Michel DuBois, le mercredi 12 mai.Jusqu\u2019à cette date, l\u2019adolescente demeurera au Pavillon Laforest, un centre pour jeunes contrevenants.^WERSITÉ DE ^JERBROOKE m ¦mm ¦mm mm mm im La Société de microélectronique industrielle achetée par C-MAC Gilles LISETTE Sherbrooke Imacom-Daguerre, par Claude Poulin Un ex-recteur et un recteur se sont assis côte à côte, hier, alors que le vice-président des Industries C-MÂC, Aidée Cabana, et le recteur, Pierre Reid, ont dévoilé les grandes lignes de la transaction impliquant C-MAC et la SMIS.LJ Université de Sherbrooke a vendu 51 pour cent des actions de la Société de microélectronique industrielle de Sherbrooke (SMIS) aux Industries C-MAC Inc., un partenariat qui devrait favoriser le développement de produits microélectroniques et de gestion d\u2019énergie.Le fruit de la transaction, a signalé le recteur, Pierre Reid, en conférence de presse, hier matin, sera totalement réinvesti en recherche et développement.Le montant déboursé par C-MAC n\u2019a toutefois pas été dévoilé, chaque partie estimant que le sujet était d\u2019ordre privé.Au nom de l\u2019entreprise, le vice-président Aidée Cabana, ex-recteur de l\u2019Université, a tempéré les ardeurs de ceux qu\u2019un tel partenariat pouvait trop enflammer.Ainsi, a-t-il précisé, il reviendra surtout à la SMIS R&D, comme se nommera désormais ce centre de recherche, de proposer ses services à C-MAC, de lancer des projets, de faire son marketing, a-t-il insisté.«Chaque directeur d\u2019usine de C-MAC est imputable des pertes et des profits de son usine.C\u2019est à lui de prendre des décisions.C\u2019est à lui qu\u2019il faut vendre les projets», a-t-il expliqué en ajoutant que les centres de recherche déjà en place dans diverses usines de C-MAC vont continuer leurs activités.À Sherbrooke, le directeur est un ancien de la SMIS.Avantage du partenariat Il reste, a enchaîné M.Cabana, que la SMIS va profiter de commandes qui peuvent venir de C-MAC ou de ses nombreux clients.Pour Pierre Reid, ce partenariat «offre à nos étudiants des trois cycles d\u2019enseignement ainsi qu\u2019à leurs professeurs la possibilité de faire progresser les travaux de recherche qui font leur renommée et de se frotter aux réalités du marché mondial de la microélectronique».Il a ajouté que cette coentreprise vient renforcer les liens entre C-MAC et l\u2019Université de Sherbrooke «pour le plus grand bien de notre économie régionale et de nos étudiants».La SMIS a été créée en 1982 par l\u2019Université de Sherbrooke.Sous la conduite du professeur Adrien Leroux.À la retraite depuis environ un an, M.Leroux, présent à la conférence de presse, a dit juger très intéressant l\u2019essor que connaîtra la SMIS grâce à ce partenariat, compte tenu de la taille et du dynamisme de C-MAC.Quand il a fondé la SMIS, a-t-il ajouté, il ne pouvait imaginer le succès que connaîtrait ce centre de recherche qui a été le premier centre d\u2019excellence en microélectronique mis sur pied au Canada.«Le succès a été plus gros que celui auquel je m\u2019attendais», a-t-il admis.Il a rappelé qu\u2019à l\u2019époque les rares qui comme lui croyaient à la microélectronique rêvaient d\u2019un «développement en quatre volets.Trois de ces volets ont été atteints.Le premier concernait la mise sur pied de la SMIS; le deuxième, une usine de circuits hybrides; le troisième, avoir une salle blanche.Le quatrième volet a échoué au sommet socioéconomique de Compton, soit la création d\u2019une fonderie de silicium.À l\u2019époque, il en aurait coûté 50 millions $.Aujourd\u2019hui, il faudrait des centaines de millions, voire un milliard.C\u2019est maintenant impossible à réaliser.» Des reportages à lire dès demain Luc Larochelle au congrès de IVMQ Arts:.C-7 Bandes dessinées:.C-9 Chez nous:.B-l Décès:.D-6 Économie:.B-3 Louisette Vézina:.B-7 Messier en liberté:.C-6 Opinions:.A-6 Petites annonces:.C-8 Sports:.C-l U EPI ERE Iflli 3OLO.\u2019» IfiUfftt?PORT ETE TRIO CHAUSSETTES SPORT 20* CULOTTE FLEURS DE DENTELLE 5.NUISETTE TRICOT AJÔURS BLANC PUR 24.Un cadeau signé Ralph Lauren.Dans une pochette cosmétique,\tUne culotte ultraféminine coupe française qui dégage bien la cuisse,\tUne boîte-cadeau exclusive de La Cuêpière.Romantique nuisette coupe empire, trois paires de chaussettes en coton/nylon/élastique blanc pur\tdentelle florale subtilement ajourée.Blanc ou noir.P.m.g.Rég.8.00*\tsouligée d\u2019une délicate bordure 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Disponible à toutes nos caisses.simons 50160 QUÉBEC PLACE S T E - F O Y \u2022 GALERIES DE LA CAPITALE \u2022 VIEUX-QUÉBEC \u2022 MONTRÉAL.?7 7 S T E - C A T HE R I NE OUEST \u2022 SHERBROOKE C A R R E F O U R DE L 1 E S T R I E * m Les pires blessures ne sont pas physiques J\u2019ai évoqué la mémoire de son grand-père en supposant que ça pourrait aider it obtenir l\u2019entrevue que je convoitais.Après tout, ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on a la chance d\u2019entendre la petite-fille de Joseph-Armand Bombardier, parler du célèbre inventeur de la motonei-ge.Mais France Bissonnette n'est pas née tic la dernière pluie.La femme de 42 ans se doutait bien une c\u2019est it sa personne, bien plus qu\u2019a l'histoire de son grand-père, qui est déjà connue de tous, que je pouvais m'intéresser, Elle n\u2019était pas sans savoir non plus, que tAt ou tard un journaliste l'aborderait pour lui parler de cette fameuse journée du il août 1996.Ce jour-là, France Bissonnette a failli être assassinée.J\u2019ai vite confessé que c\u2019est de cet «incident» dont je voulais vraiment lui parler.Le mot était mal choisi.«Ne parlez pas d'incident, m\u2019a-t-elle prévenu.Ce fut une tentative de meurtre, et rien d'autre.Dans la vie, il ne faut pas avoir peur d\u2019appeler les choses par leur nom: un sourd est un sourd, un aveugle est un aveugle et une tentative de meurtre est une tentative de meurtre!» Ce matin du 21 août 1996, France Bissonnette a été attaquée dans le parc de stationnement de l\u2019édifice abritant la Fondation J.A.Bombardier, dont elle est la directrice, et qui se trouve sur le boulevard du même nom, à Valcourt.C\u2019est l\u2019un de ses employés qui s\u2019en est pris à elle en la frappant à coups de pelle sur la tête.La femme y a presque laissé sa peau.«J\u2019ai bien failli mourir.Mais les pires blessures ne sont pas celles dont j'ai souffert physiquement.Les séquelles, c\u2019est au niveau émotif et psychique que je les ai ressenties.Après cette tentative de meurtre, il y a plein de démons qui sont apparus et qu'il a fallu que je réussisse à apprivoiser.» C\u2019est la toute première fois que France Bissonnette accepte de parler publiquement du 21 août 1996 et du calvaire qu\u2019elle a vécu par la suite.Elle n\u2019en avait pas vraiment le goût, mais en même temps elle n\u2019était pas sans savoir qu\u2019elle ne pourrait y échapper toute sa vie.«D\u2019ailleurs, mon agresseur habite chez vous.Dans votre ville.», m\u2019a-t-elle lancé alors qu\u2019elle assistait à la conférence de presse annonçant qu\u2019un gymnase ultra-moderne sera construit au Collège Mont Notre-Dame dé Sherbrooke.France Bissonnette y a étudié pendant deux ans avant d\u2019aller compléter ses études secondaires en Suisse.La Fondation qu\u2019elle dirige a accepté de verser 250 000 $ à la réalisation de ce projet.Un verdict de non-responsabilité criminelle a été prononcé contre l\u2019agresseur de France Bissonnette.Le verdict est tombé le 6 avril 1998.«Le gars a été atteint de folie momentanée.Paraît que c\u2019est ça notre loi.», a-t-elle laissé tomber.J\u2019ai alors supposé qu\u2019elle devait lui en vouloir énormément à la suite de ce verdict de non-responsabilité criminelle.À mon grand étonnement, la directrice de la Fondation a répliqué qu\u2019elle n\u2019en avait jamais voulu à son agresseur, un jardinier du musée J.A.Bombardier, mais qu\u2019elle préférait ne pas être citée disant cela puisque de toute façon personne n\u2019allait la croire.Comment peut-on ne pas en vouloir à quelqu'un qui a tenté de nous tuer?, ai-je insiste.«J'ai mes raisons», a-t-elle répliqué.France Bissonnette croit possible de se remettre totalement d\u2019une agression aussi sauvage.«Ça prend de la détermination et beaucoup de confiance en soi», avance-t-elle.Quand on lui demande comment ce drame a été vécu par ses proches, France Bissonnette devient soudainement plus vulnérable.Sa voix se brise légèrement quand elle mentionne que son agresseur ne pourra jamais savoir tout le mal qu\u2019il a occasionné.«Le jour où quelqu\u2019un essaiera de tuer sa femme ou l\u2019un de ses enfants, il pourra imaginer ce que mon père, ma mère et les personnes qui m\u2019aiment ont pu vivre», dit-elle.Après une longue convalescence, France Bissonnette a donc repris son boulot à la Fondation qui porte le nom de son grand-papa et qui a été fondée par les femmes de la famille Bombardier: sa grand-mère, sa mère et ses deux tantes.France Bissonnette, qui n\u2019avait que huit ans quand son célèbre grand-père est décédé, habite toujours Valcourt.Elle dirige également toujours la Fondation au nom de laquelle elle distribue généreusement des octrois pour quelques millions par année.France Bissonnette dit être demeurée la même femme.C\u2019est possible.Sauf qu\u2019hier, elle n\u2019a pu oublier qu\u2019elle se trouvait dans la ville de son agresseur.La Tribune, Sherbrooke, ieudi 6 moi 1999 A 3 Claude PLANTE Canton d\u2019Orford Des centaines de grenouilles ont pu être sauvées d\u2019une mort quasi certaine, hier soir, aux abords du marais du lae Brompton, en pleine saison de reproduction.C\u2019était la fameuse soirée de la traversée des amphibiens et autres reptiles qui voyagent sur la route 220 et qui se font frapper par les voitures.On s\u2019en souvient, il s\u2019agit de la première phase du projet qui vise à installer une traverse à grenouille permanente sous la route dans le but de préserver la biodiversité du marais.À la brunante, entre chien et loup (entre grenouille et crapaud dans ce cas-ci, disons), plusieurs élèves de l\u2019école Jardins-des-lacs (nom prédestiné.), de Saint-Denis-de-Brompton, et leurs parents étaient au rendez-vous.Ces joyeuses manoeuvres pour transporter d\u2019un bord à l\u2019autre de la route les amphibiens étaient encadrées par un impressionnant dispositif de sécurité assuré par les pompiers de Saint-Denis et les policiers de la régie régionale de Magog.Assez impressionnant comme événement.Tout cela se déroulait au son des cris de grenouilles qu\u2019on entend habituellement quand tombe la nuit.«Nous pensons sauver ce soir (hier) entre 200 et 300 grenouilles», explique Daniel Bergeron, président de l\u2019Association pour la protection du lac Brompton, l\u2019organisme à l\u2019origine de ce projet.«Nous sommes à la phase de sensibilisation.Ce n\u2019est que symbolique pour le moment.» «Nous prenons des données sur Des «brigadiers» sauvent la vie à des grenouilles Des élèves de l'école Jardins-des-lacs ont fait traverser la dangereuse 220 à quelques centaines d'amphibiens en attendant le tunnel sous la route Imocom-Daguerr®, Claude Poulin Plusieurs élèves de l'école primaire Jardlns-des-Lacs, de Salnf-Denls-de-Bromptom, ont 5ris part à l'opération traverse de grenouilles, hier soir aux abords du marais du lac rompton, dans le Canton d'Orford.Avec l'aide de bénévoles et de parents, la petite Chris' tlne Mallhot Gaulln a pu transporter une grenouille dans son épulsette.En médaillon, Da-niol Bergeron, président de l'Association pour la protection du lac Brompton.tout cc qui sc fait.Nous avons identifié sept ou huit espèces différentes.Plusieurs grenouilles, dont des espèces rares, ont été écrasées sur la route.» Parce que le gros de la traversée a eu lieu mardi soir, ajoute M.Bergeron.Il pleuvait.Selon l\u2019écologiste, plus de 1000 grenouilles ont entrepris de se rendre de l\u2019autre côté de la 220 pour atteindre le marais.Depuis une dizaine de jours, de petites clôtures ont été installées ainsi que des trappes permettant de capturer les grenouilles.Il ne reste qu\u2019à les aider à traverser.«Nous voulons sensibiliser les gens en faisant d\u2019abord de ces jeunes des brigadiers pour amphibiens.A force d\u2019en parler, la population va comprendre l\u2019importance de la biodiversité.Par exemple, avec des plantes rares, on fabrique des médicaments», ajoute le président Bergeron.«Les grenouilles!» Pendant ce temps, les jeunes de Saint-Denis s\u2019en donnent à coeur joie, par groupe discipliné, habillés d\u2019imperméables jaunes aux couleurs de l\u2019opération, transportant grenouilles et salamandres dans une petite épuisette.«Quand on a vu la pluie tomber aujourd\u2019hui (hier), on a crié dans la classe les grenouilles!, les grenouilles!», raconte Sabrina Marois Gagnon, de 4e année.«Nous savions que c\u2019était ce soir.» «Il y a longtemps qu\u2019on en parle à l\u2019école», enchaîne sa copine Sarah Bombardier.La mère de Sabrina, Lisette Marois, avoue qu\u2019au début l\u2019idée ne lui plaisait pas particulièrement.«Je venais d'abord pour les enfants.Mais, à voir tout ce qui se passe, je trouve ça bien pour l\u2019écologie.» L'événement sortait de l\u2019ordinaire puisqu\u2019une équipe île la télévision de (TV, de Montréal, était sur place.Le photographe Jean-François Hamel, de Sainte-Catherine-de-Hatley, était aussi présent pour croquer le moment.1! est en contact avec 45 revues spécialisées à travers le monde.Une précision Profitant de l\u2019événement, l\u2019Association pour la protection du lac Brompton tenait à apporter une précision sur le montant nécessaire pour aménager une traverse pour grenouilles et éventuellement des îlots pour les tortues.Dans la réalité, la construction du tunnel et des îlots est évaluée à 25 000 dollars.On sait cpie l'organisme demande des subventions pour cette réalisation.Le dévoilement de ce projet avait soulevé des interrogations compte tenu des difficultés financières de nos gouvernements en ces temps de restriction budgétaire.Le chiffre avancé de 200 000 dollars représente en fait la valeur du projet et non son coût, assure-t-on.«L'erreur» de la Ville sur les crues oui ont touché les Promenades des Grandes-Fourches Environnement Québec n'avait rien caché Luc LAROCHELLE Sherbrooke La Ville de Sherbrooke s\u2019est référée à un tableau «sur les maximums journaliers» produit par le ministère de l\u2019Environnement pour avancer que l\u2019intérieur des Promenades des Grandes-Fourches n\u2019aurait pas été noyé par les crues survenues depuis 1924.«Ce sont les relevés que nous avons présentés à Provigo lors de négociations antérieures.Cette information est crédible et la seule que le MEF nous a fournie sous forme de tableau», souligne le directeur des Travaux publics de la Ville de Sherbrooke, Guy Labbé.Les documents préparés par les services municipaux citaient notamment la cote relevée le 19 avril 1982 comme étant inférieure au niveau du plancher des Promenades des Grandes-Fourches.La pointe du débordement historique au centre-ville de Sherbrooke, au printemps 1982, a été atteinte durant Jfë ï \u2019 Une exclusivité 'i Sherbrooke 81181 tions relevées dans les chiffres ne remettent absolument pas en question la fiabilité des Promenades des Grandes-Fourches.Nous venons d\u2019assurer le bâtiment pour 3 millions et demi sans que la Ville ait à débourser de surprime.Nos assureurs doivent savoir évaluer un risque!», de lancer le maire de Sherbrooke Jean Perrault, visiblement irrité.Des acteurs embarrassés Cet imbroglio a placé plusieurs personnes dans une position inconfortable, à commencer par le directeur général de la Société de développement économique de la région sherbrookoise.«J\u2019ai été embarrassé en apprenant cela, je l\u2019avoue.J\u2019appréhendais une réaction négative des gens avec qui nous sommes en contact et à qui nous avons formulé des propositions pour le CDT1.À ma grande surprise, il n\u2019y a pas eu de panique lorsque nous avons corrigé le tir et nous les avons informés des événements de 1982.Les entreprises recherchent avant tout des prix de location l\u2019après-midi du 18 avril, selon les rensei- compétitifs», affirme Pierre Dagenais.gnements que le ministère de l\u2019Environ- m.Dagenais avoue que les faits in-nement nous a transmis, hier, sur un connus au moment de la négociation simple appel téléphonique.\tavec les anciens propriétaires des Pro- La Ville de Sherbrooke appuie son menades des Grandes-Fourches au-argumentation sur les cotes centenaires raient pu influencer le résultat.«Pas au et journalières, prétextant que ces mesu- point de remettre en question l\u2019acquisi-res sont celles considérées par les assu- tion du bâtiment, mais peut être sur le reurs et pour définir les zones inonda- prix de vente.» blés dans les schémas d\u2019aménagement des MRC.La cote instantanée, qui réfute certaines prétentions de la Ville, décrit le gonflement soudain de la Saint-François le 18 avril sous l\u2019effet des pluies diluviennes.Certains secteurs de la région avaient reçu jusqu\u2019à 65 mm de pluie.«Toutes les données que nous possédons ont été livrées à la Ville de Sherbrooke, autant les cotes journalières que les cotes instantanées», atteste l\u2019ingénieur Roger Gagnon, l\u2019un des ingénieurs au bureau régional du MEF.«Je me souviens avoir insisté auprès des représentants municipaux p o u r nuancer ces valeurs», ajoute M.Gagnon, qui était en charge du réseau hydrique de l\u2019Estrie en 1982.«Les contradic- Les membres du Comité de promotion industriel, les futurs administrateurs du CDT1 .prêchent pour la franchise.«Dès que nous avons constaté qu\u2019il y avait eu erreur, nous nous sommes empressés de la corriger pour éviter de la perpétuer.Si nous n\u2019étions pas convaincus que les informations en provenance de la Ville ont été fournies de bonne foi, nous nous serions retirés du dossier», a commenté le président du Comité, l\u2019avocat Paul Dunnigan, en rappelant que les membres de son organisme sont tous des administrateurs bénévoles.La ville a payé trop cher «On a essayé de me vendre une voiture usagée pour une voiture neuve», prétend quant à lui l\u2019homme d\u2019affaires Jacques Foisy, qui a réduit son offre initiale de 50 % après avoir discuté durant quatre mois avec la Ville, pour implanter des salles de cinéma aux Promenades des Grandes-Fourches.«Ma première offre a été formulée sur la foi des informations que la Ville me transmettait au départ.Peut-on me blâmer d\u2019avoir plus de réserves aujourd'hui?» «Ce n\u2019est pas mon offre qui est ridicule, c\u2019est le prix payé par la Ville qui est trop élevé», dit M.Foisy qui digère mal que Jean Perrault ait dévoilé publiquement sa proposition.«Une négociation d\u2019affaires est généralement soumise à une règle implicite de confidentialité.Le maire Perrault a manqué d\u2019éthique à mon endroit.» Y I Collection sport / I « T T I M I ?Bison Bee-Q f uuthmtkitc p Grant tour Le Grand TÔÜ le Grand tou LE GRAND TÔÜ loto-quë 134, rue Wellington Nord, Sherbrooke \u2022 563 ,8515 IL Y A DU BINGO DANS L'AIR ! imanche 9 mai : «roods HKARANTIHÉ 1% SBQ H Société des bingos du Québec inc.Filiale de Loto-Québec POUR CONNAITRE LES SALLES PARTICIPANTES, COMPOSEZ LE: 1 888 430-BINGO Tirage du 99-05-05 1er numéro ¦\t2° numéro 618496 25 000 $ 122729 50 000 $ 3e numéro 030124 250 000 $ Ces 3 numéros gagnants sont décomposables Tirage du 99-05-05 1 26 29 37 40 43 Numéro complémentaire: 38 ronsSEHr mm Tirage du 99-05-05 2\t5\t7\t8\t14\t34 Numéro complémentaire: 33 SELECTION BONI 11 13 18 32 Cagnotte de 100 000 S ?r 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 BONI GAGNANTS 0 0 33 1 800 29 744 89 LOTS 1 000 000,00 $ 50 000,00 S 500 S 50 S 5 $ 1 123,60 S Ventes totales: 614 923.00 S \tTirage\t\tdu \t99\t-05\t-05 7\t10\t13\t14 24\t27\t36\t37 38\t40\t44\t49 50\t51\t52\t53 58\t59\t60\t70 Tirage du 99-05-05 3\t4 818\t9504 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Efpra Tirage du 99-05-05 NUMÉRO 327218 A 4 La Tribune, Sherbrooke, jeudi 6 mai 1999 ne Iête mères 6 au 9 mai rabais ¦¦ sur collection printemps-été (marchandise sélectionnée) chance sur ¦ ¦ de gagner une paire de\t^ chaussures de votre choix Apportez la photo de votre enfant.Détails en magasin \t i\t>k\\ I SANTANA |\t \tSHERBROOKE Le Festival des harmonies déborde de santé à 70 ans Sherbrooke accueillera un nombre record de 9000 musiciens du 20 au 23 mai Imacom-Daguerre, Martin Blache Le comédien Hugo Saint-Cyr, connu pour son rôle de Michel Couillard dans Watata-tow, agira comme porte-parole national du 70e Festival des harmonies du Québec (FHQ).Celui-ci aura lieu du 20 au 23 mai, à l'Université de Sherbrooke.Hugo Saint-Cyr a eu l'occasion de montrer ses talents de percussionniste à la présidente d'honneur du 70e FHQ, la conseillère municipale de Sherbrooke Dany Lachance.A '«T-* Docteur =PARE- EBRISE Pen spécial
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