La tribune, 28 août 1999, Cahier 5
[" Photo orchives, le Nouvelliste Arts et spectacles CAHIER Aiaaazlne Weekend La Tribune \"h Sherbrooke samedi 28 ooûf 1999 Bourlinguer Cinéma s belles luttes de Pierre Curzi Karine TREMBLAY Danville Une note affable dans la voix et le regard,amène.Des airs de bagarreur?À prime abord, niet.Pierre Curzi.pourtant, a connu les heures d\u2019affrontements que lui impute son poste de président de l'Union des artistes.Il a connu, il connaît encore, mais il ne semble pas tenté d'adopter le ton vindicatif du belliqueux.Chez lui, l'allergie aux inégalités se manifeste tout doucement, dans le ton franc, feutré et spontané avec lequel il discute de la question.«Les écarts qui s\u2019accentuent, dans le domaine culturel comme ailleurs, ce n\u2019est pas sain pour une collectivité.Une meilleure répartition des richesses devrait avoir cours.La société aurait avantage à tendre vers une plus grande équité.» Fervent de justice, donc?L'épithète, de suite, trouve résonance dans les yeux du comédien.«J'y crois.Ça me préoccupe.11 faut qu'il y ait une certaine justice.Je suis très intolérant face aux profiteurs.Ils m\u2019irritent, me scandalisent.» Direct, Pierre Curzi.Et éminemment sympathique.Tellement qu'il est difficile de l\u2019imaginer dans les souliers du cassant Gilles Bazinet.qu'il incarne depuis maintenant trois ans dans le téléroman Virginie.«Bazinet, c\u2019est un sale type qui n'a pas grand-chose à voir avec moi mais que j\u2019ai beaucoup de plaisir à jouer.Il se trouve aux limites de la caricature, c'est un esprit tordu qui voit les choses d'une certaine façon et des fois, je me demande comment il fait pour penser tout croche.Lorsque Bazinet est dans les parages, il y a toujours un malaise.Je le regarde de l\u2019extérieur et je me dis que ça n'a aucun sens, qu'il est complètement fou.Mais en même temps, il porte en lui une certaine humanité.11 peut être méchant, mais aussi très touchant.» La réflexion succède à la réalité des propos échangés, portée sur le flanc d\u2019un instant de silence.«Je pense que le monde aime détester.Les personnages de bandits agissent un peu comme des exutoires; pour bien des gens, ils incarnent les personnes qu'ils n\u2019aiment pas dans leur entourage.» N'empêche, Pierre Curzi prend soin de conserver une certaine vérité à ce Bazinet ridicule de fourberie, disant veiller à ne pas tomber dans le piège du trop et du faux.«Il faut rester crédible.Quand on en met trop ou que ça va trop loin, ça occasionne des grimaces; les gens n\u2019y croient pas.Il importe de garder quelque chose de vrai dans les personnages qu\u2019on interprète.» De beaux rôles Des costumes.Pierre Curzi en a enfilé beaucoup dans sa carrière, lui qui.au cours, des 30 dernières années, a joué au théâtre comme à la télé et au cinéma.Un bref regard à son long parcours évoque nécessairement Le Déclin de l\u2019empire américain.La famille Plouffe.et Marguerite Volant.Entre | autres.Dans la cour du théâtre, il s'est promené dans diverses productions telles que Les oranges sont vertes.Salut Galarneau.Mère courage et Le baiser de la femme araignée.«Depuis mes débuts, j'ai eu la chance d\u2019interpréter de beaux rôles.Dans Lucien Brouillard, par exemple, je jouais un personnage de révolutionnaire et de justicier qui m\u2019interpellait beaucoup.Plus récemment, dans Marguerite Volant, j'ai adoré incarner le Photo Imacom-Daguerre, par Claude Poulin «Les écarts qui s accentuent, dans le domaine culturel comme ailleurs, ce n 'estpas sain pour une collectivité, dit lepjésident de l'Union des artistes.Ilfaut qu il y ait une certaine justice.» Un vrai mordu du théâtre (ES) père de Marguerite.C\u2019était un bel homme, avec beaucoup de panache.» Trente ans de métier ont permis au comédien d'explorer diverses facettes de la nature humaine, mais aussi d'apprivoiser une nouvelle façon de percevoir son boulot.«Après trois décennies, je distingue plus clairement mon métier.Je juge moins le travail que je fais et je sais davantage dans quelle aventure je m'embarque lorsque je signe un contrat.Je fais des choix plus éclairés parce que je suis plus courageux face à mes décisions.J'ai appris que le pire danger, dans le métier, c'est d\u2019accepter quelque chose en sachant que ce n'est pas bon.J'ai donc le sentiment d\u2019être un peu plus détaché de ce que je fais et ce n\u2019est pas mauvais pour un acteur.Ça augmente le plaisir de jouer.» Les yeux verts du comédien, un instant, replongent dans les eaux mouvantes des souvenirs, d\u2019où émerge l'idée de la première impulsion qui l'a poussé dans l'univers artistique.«Au départ, je pense qu'on entre dans la profession pour être reconnu.Je crois que je me suis aventuré dans le métier de comédien sans doute un peu à cause de mon contexte familial.Mon père était un immigrant italien et lorsqu'on est comme moi de la première génération, on essaie de s'approprier le pays, de se créer des racines, de réussir, de s'inscrire dans sa terre d\u2019accueil.» Alors que son mandat de trois ans à l'Union des artistes prendra fin en mars 2000, Pierre Curzi manifeste le désir d'en solliciter un deuxième.«Il y a des projets amorcés que j'aimerais poursuivre.C'est passionnant comme poste, ça implique des responsabilités concrètes.Il est certain que c'est parfois lourd au plan des préoccupations parce qu'il y a toujours des causes en cours.La présidence de LUDA, c'est constant, ça n\u2019a pas de début et de fin comme lorsque j\u2019incarne un personnage.Mais c\u2019est stimulant d\u2019être dans une organisation qui a un rôle important au Québec, de faire partie d\u2019un groupe de pression qui participe à la vie collective, qui a un rôle politique à jouer.Dans la cause de Warners concernant le doublage des films, par exemple, je pense qu\u2019on peut parler d'une belle victoire de l'LIDA.» Se ressourcer Les multiples implications du comédien laissent supposer un horaire chargé.mais lui dit trouver le temps de se ressourcer en nature, où il adore se retrouver.«Jusqu'à l'âge de 25 ans.j'étais complètement ignorant de la vie hors de la ville.Puis, j'ai découvert la nature et j\u2019ai appris incroyablement de cet univers.» La beauté sauvage des Cantons-de-l'Est l'avait d'ailleurs naguère séduit, lui qui a longtemps possédé un chalet sur les bords du lac Massawipi.S'il n\u2019y réside plus, il ne rechigne pas à l\u2019idée de revenir dans la région de temps à autre.Il y sera d\u2019ailleurs de passage le premier septembre prochain pour la tournée de promotion des «Mordus du théâtre», dont il est porte-parole.On aura par ailleurs l\u2019occasion de revoir Pierre Curzi sur nos écrans de cinéma prochainement, puisqu'il joue dans le film Matroni et moi.qui sera présenté à Sherbrooke en primeur mondiale lors de l'International du cinéma.En mars 2000, on pourra également apprécier ses talents de comédien sur les planches de la salle Maurice O'Bready, où il sera de la distribution de la pièce Trick or Treat.Pascale Bussières se sent choyée par le métier Montréal (PC) ascale Bussières avait à peine 13 ans quand ec: Pie public l'a découverte au grand écran dans Sonatine.Depuis, elle n'a cessé de traverser l\u2019écran, le petit comme le grand, traçant des visages qui se sont imprimés dans la mémoire collective, comme celui de Blanche.En 1992, elle portait le nom de Laure dans La Vie fantôme, de Jacques Leduc, lorsqu\u2019elle rafla le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival international des films du monde de Montréal.Un exploit qu\u2019elle pourrait accomplir à nouveau cette année avec sa poignante prestation dans le nouveau film de Jean Beaudin.Souvenirs intimes, présenté en compétition officielle au FFM.Si le public découvre en première Souvenirs intimes au FFM, qui s\u2019est ouvert incidemment hier pour se poursuivre jusqu\u2019au 6 septembre.Pascale Bussières.elle, a déjà mis le film derrière elle.Elle tourne en ce moment La Bouteille.le premier film d'Alain Desrochers, dans un rôle très différent de celui de Lucie (qui cherche à détruire Max alias James Hyndman dans Souvenirs intimes), précise-t-elle, où on passe des larmes au rire.Puis, après des vacances, elle partira en Bretagne tourner un film français.Les filles ne savent pas nager.Aucune plainte sur son sort, sur le fait de travailler beaucoup, trop, de n\u2019avoir pas assez de temps à consacrer à ses poules.Ou bien de ne pas avoir encore conquis Hollywood.«Je me sens choyée par tout ce que j'ai fait jusqu'ici et je n\u2019ai aucun plan de carrière pour me faire regretter quoi que ce soit, tranene-t-elle.Je choisis ce que j\u2019ai envie de faire et je le fais pour le plaisir, pour me faire du bien.Je n\u2019ai pas envie de vivre dans l\u2019amertume de ce que j'aurais pu faire ou ne pas faire \u2014 et il y reste tant à vivre et à découvrir.» Des détails sur «Souvenirs intimes» (E6) FT ± La Tribune, Sherbrooke, somedi 28 août 1999 Arts et spectacles VISU BOURLINGUER Denis Dufresne Photo Imocom-Doguerre, par Martin Blache Du blues d'ici Un passionné des arts de la scène veut faire sortir tout ce qu\u2019on a de meilleur en terme de talents locaux dans l\u2019une des meilleures salles de spectacles de la province.Tesson Beaudin fait flèche de tout bois pour présenter un spectacle de blues qui vise à faire connaître les talents des musiciens et chanteurs de la région sherbrookoise.arts arts musique - sorties - musique visuels - arts - arts visuels - musique -sorties - arts visuels- disques Le spectacle La Confiture des Cantons ou The Townships Jam.prévu pour le dimanche 5 septembre, se veut aussi l\u2019occasion de faire connaître les qualités de la salle du Théâtre Granada, au centre-ville de Sherbrooke, soutient M.Beaudin.«J'ai accompagné plusieurs tournées, de Montréal à Halifax», dit cet éclairagiste de métier.«Je sais que si cette salle était plus connue, plusieurs tournées s\u2019arrêteraient à Sherbrooke.J'ai vu pire comme salle.» «C\u2019est un joyau.Peut-être quelques milles dollars d\u2019investissement et elle serait presque parfaite.» Plusieurs artistes de blues seront présents lors de cette soirée spéciale, note-t-il.Selon M.Beaudin, cette musique unit un vaste public.«Je veux faire sortir ce qu'il y a de plus talentueux ici.Nous ne sommes pas toujours Berzek et les tra\\ ailleurs de nie Le groupe Beraek (sur la photo) a pris part au concours de musique organisé par la Coalition des travailleurs de rue de Sherbrooke, le concours «Musica-larue».Le spectacle était présenté mercredi soir, au parc Victoria.Les gagnants sont toutefois les membres de Trinity, un groupe de métal progressif formé de Benoît Caplette, voix et guitare, François Legran-ge, clavier, ainsi que son frère, Ghislain Legrange, à la batterie.Le groupe s'est surtout démarqué pour sa maîtrise de la technique et son originalité.A L Abordage.prise 7! La ligne d'improvisation semi-professionnelle de Sherbrooke L'Abordage lance sa 7e saison samedi soir prochain (le 4 septembre) au Café du Palais de Sherbrooke.Auparavant, L'Abordage tient un camp de recrutement en vue de combler quatre à six postes de joueurs et joueuses.Celui-ci a lieu ce soir même à compter de 19H00 au local de L'Abordage, situé au 66 Albert, deuxième étage.Seules les personnes de 18 ans et plus sont admises.obligés d\u2019aller voir des noms connus pour entendre du bon matériel.» «Ça sera du blues acoustique et électrique avec la crème des musiciens de la région.» L\u2019organisateur a pensé à vendre des t-shirts (au coût de 20 dollars) en guise de billet d\u2019admission.On peut s\u2019en procurer au Café du Palais, au Roc\u2019in Bar et au Golden Lion Pub, de Lennoxville.Avec cet événement qui arrive deux semaines après la fin des Week-end Blues.Tesson Beaudin assure qu\u2019il ne veut pas entier en compétition avec cette organisation.Il a même apprécié cette nouvelle initiative.Mais il souligne que l\u2019événement tenu sur plusieurs fins de semaine avait perdu la saveur que le défunt festival avait développé en présentant des spectacles sur quelques jours continus.Claude Plante Photo archives Karen Young ; à Scotstown : C'est la fin de l'été, oui, et après?La nature est à son plus beau, alors pourquoi pas une petite virée dans le Haut Saint-François, plus précisément à la petite église Saint-AI-ban, à Scotstown, où le Comité culturel de l'endroit présente samedi soir prochain, le 4 septembre, la chanteuse Karen Young avec le bassiste et pianiste Normand Lachapelle.Les Contribuables s amusent un nom pareil, on serait tenté de croire qu'ils se baladent en costards gris avec attachés-cases, mais il n'en est rien: Les Contribuables sont quatre joyeux lurons qui souhaitent encore changer le monde et dénoncer la connerie avec leur musique et leurs textes ironiques.Le groupe de «pop social cool» est en spectacle mercredi soir au Presse boutique Café, situé au 4 rue Wellington Nord à Sherbrooke.Avec \u2022fit CENTRE CULTUREL Université l>e Sherbrooke 0012\"
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