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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 8
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1999-08-28, Collections de BAnQ.

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[" ¦¦¦HH La Tribune 9 Vers le nouveau millénaire LA SANTE à l'aube de l#an 2000 ïflfi! ôftll 1 ^tss Le nouveau défi: consolider les acquis «! ~r 1 \"l -»v.x .\t'.'J.'.lf,, fffnW ,-^a.ffll Splfe ___l_ 'llfovT îWSgt p: T , ^\t^ 5'yC?\u201evJ >\u201e\t- \u2022-\u2022ÿdp' \u2019 1 ¦\u2022 - \" ¦ v1' S'L *t> Karine Tremblay Pour repondre aux besoins d'une population vieillissante sans cesse croissante, le Québec devra diversifier ses lieux d\u2019hébergement et imaginer de nouvelles ressources Tel est le constat du Dr Réjean Hébert, directeur du centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, «Traditionnellement, les lieux d\u2019hébergement pour personnes âgées ont été bâtis à l\u2019image d'hôpitaux.Ce sont de grandes infrastructures qui conviennent, à une certaine clientèle, mais qui ne répondent pas à tous les besoins.Certaines personnes âgées souffrent de problèmes cognitifs sévères tandis que d'autres ne sont qu'en perte légère d\u2019autonomie.On doit donc adapter les structures existantes tout en développant des ressources intermédiaires d'hébergement», explique le Dr Hébert.L'implantation d'appartements surveillés, la création de milieux de vie plus petits et une plus grande accessibilité aux services de maintien à domicile compteraient parmi les nouveaux modèles de services à étudier.«Dans les années 1970, les gens se procuraient un certificat de bonne santé pour entrer au foyer C\u2019était pour eux un cheminement normal de se retrouver en milieu d'hébergement.Vingt-cinq ans plus tard, la situation a beaucoup changé.Alors qu'ils avaient au départ une vocation de lieux d'hébergement, les foyers sont .graduellement devenus des lieux de soins.A l'heure actuelle, pour 100 personnes âgées, quatre places en lieu d\u2019hébergement sont disponibles.S\u2019il faut accroître le nombre de lits disponibles dans les institutions pour suivre l\u2019augmentation du nombre de personnes âgées, il importe aussi de développer de nouveaux modèles», note le Dr Hebert Les personnes âgées de 65 ans et plus constituent actuellement 13 pour cent de la population, pourcentage qui devrait atteindre 14 pour cent d'ici 2005 «Le vieillissement de la population préoccupe les chercheurs depuis plusieurs années déjà, mais les recherches concernant l'hébergement se sont accrues au cours des cinq dernières années.Divers scénarios sont imaginés.À l'Institut de gériatrie, par exemple, plutôt que d'ajouter une aile à notre actuel pavillon, on est à réfléchir sur la possibilité de construire un bâtiment plus petit, séparé de notre bâtisse actuelle mais rattaché aux mêmes services», souligne le Dr Hébert.Parallèlement à la restructuration du système d'hébergement public, les ressources dans le domaine privé se développent elles aussi, soulevant de nouveaux enjeux.«La place du privé devra être l'objet d\u2019un débat public.Il faudra avoir un regard critique sur la privatisation dans le domaine des soins aux personnes âgées pour s'assurer de la qualité des services», mentionne le Dr Hébert.Parmi les autres défis qui se dessinent, ce dernier souligne le décloisonnement des services aux personnes âgées.«Maisons d'hébergement, CLSC et hôpitaux travaillent souvent en vase clos.Il y aurait moyen d'intégrer ces trois services pour qu'il existe une meilleure coordination entre eux.Pour les personnes âgées, cela pourrait se traduire par un guichet unique où un intervenant évaluerait les besoins de la clientèle et l'orienterait vers les bons services, dispensés aux bons endroits», mentionne le Dr Hébert.Cette idée semble faire consensus parmi les ressources concernées puisque le Comité local de concertation des services aux personnes aînées de la MRC de Sherbrooke, mis sur pied en 1998, travaille présentement Dr Réjean Hébert à arrimer les services offerts par les différents établissements et organismes pour les personnes âgées.«On voudrait que les services se complètent davantage.Les interventions entre domaines privé et public pourraient elles aussi être améliorées.Qu'est-ce qui empêcherait, par exemple, le CLSC d'offrir des services de soins dans des lieux d\u2019hébergement privés comme les résidences Soleil?», s'interroge la coprésidente du Comité local de concertation des services aux personnes aînées, Ginette Gilbert.Cette dernière évoque l'image d'un retour du balancier avec l\u2019augmentation de ressources alternatives à l\u2019hébergement.«11 y a une augmentation, par exemple, des services de maintien à domicile.Les familles sont mieux entourées, notamment par l'établissement de services qui leur donnent un peu de répit», indique Mme Gilbert.Ginette Gilbert Ce à quoi opine le Dr Hébert, insistant sur les différentes initiatives prises au cours des dernières années pour alléger la tâche des familles qui gardent grand-papa ou grand-maman à la maison «Mais comme le maintien à domicile coûte moins cher à la société que le placement en maison d\u2019hébergement, il faudra peut-être, aussi, voir si des mesures incitatives ne pourraient pas être mises de l'avant sur le plan financier», affirme le Dr Hébert.Celui-ci est également directeur scientifique du Colloque international concernant les échanges cliniques et scientifiques sur le vieillissement qui se déroulera à Sherbrooke les 23.24 et 25 septembre prochain.Lors de cet événement d'importance, diverses problématiques concernant les personnes âgées seront abordées, dont le remaniement des services d\u2019hébergement.Médecine alternative La loi de la vigilance est recommandée >\u2022 Karine Tremblay Il n'y a pas que l'esprit qu\u2019il faut avoir ouvert, l\u2019oeil aussi.Dans l\u2019approche naturopathique comme dans toute autre médecine alternative, c'est la loi de la vigilance qui demeure et qui perdurera tant et aussi longtemps qu\u2019une législation ne sera pas mise en place pour encadrer la profession.De l'avis même de naturopathes, l\u2019absence de lois régissant leur métier constitue en effet le principal écueil de celui-ci.«Le titre de naturopathe est malheureusement très galvaudé.Actuellement, sur le plan légal, un individu peut, en quelques jours, fonder son école, se diplômer de celle-ci et s'afficher docteur en naturopathie», souligne le président du Collège des naturopathes du Québec, Gaétan Brodeur.Rassurant?Certes pas, concède M.Brodeur, qui précise qu'à l'heure actuelle, le Collège des naturopathes travaille de concert avec le gouvernement du Québec pour établir un cadre de législation.«Nous voulons une juridiction, mais pas à n\u2019importe quel prix.C'est-à-dire que nous avons le souci d\u2019offrir des services de haute Ces pages spéciales sur La santé et Fan 2000 sont une réalisation de l\u2019équipe rédactionnelle de\tn .\t.i .v Unt contribue a cette édition: Pascale Breton Catherine Schlager François Gougeon Raymond Tardif, président-éditeur\tRené-Charles Quirion Jacques Pronovost, rédacteur en chef\tPierre Sévigny Maurice Cloutier, directeur de l'information Karine Tremblay LaTribune ,Weute sa**: §s§§ d'S'°nesde'ad'9de'a''e Selon la naturopathe sherbrookoise Danielle Gosselin les Etats-Unis sont en avance sur le Québec.Là-bas, il y a tout un mouvement de médecines alternatives qui a pris forme.N'empêche, selon elle, les gens sont de plus en plus conscients de leurs choix de vie et certains médecins reconnaissent la valeur de la naturopathie.» qualité et nous ne ferons pas de concessions là-dessus.Si la loi imposait des standards moins élevés que ceux que nous préconisons, alors nous préférerions nous en passer», souligne M.Brodeur.Fondé en 1967, le Collège des naturopathes compte moins de 200 membres répartis à travers la province.Respectant un code de déontologie strict, le Collège agit un peu comme le chien de garde de la profession «Pour entrer dans nos rangs, il faut avoir été diplômé d\u2019une école reconnue par le Collège.Présentement, il n'y a que l'Institut naturopathique de Montréal qui répond à nos critères.Celui-ci offre un cours de quatre ans totalisant 4600 heures», indique Gaétan Brodeur.Ce dernier définit la naturopathie comme étant une gestion des habitudes de vie saines, qui va chercher la cause du mal plutôt de simplement tenter d\u2019en soulager les 'goiA^ UTtèÇîS yo«e\tCossue* '°Se sse ou»\"01''\u201d ¦ o^'eeSC .« es'aU c0eu> de , ,q\\j' e\" .-'-''\u2022'Mess'0 ^'ce4o^aV'sèS e'PctS.«s CT Consultations se& Tarot Carte du ciel Mouvement fondamental Lise et Daniel Richard (819) 846-3761 67, Provencher, C.P.823 Bromptonville, JOB 1HO 1*\" Semaine [ Cours d'astrologie niveau 1* d'octobre 99 I Inscrivez-vous des maintenant! Apprenez à monter une carte du ciel et à l'interpréter (\u2022débutant) symptômes.«Le naturopathe va tenter de plonger un organisme vivant dans les meilleures conditions possibles de santé», exprime-t-il.Ces conditions de santé, du reste, interagissent entre elles, remarque la naturopathe sherbrookoise Danielle Gosselin.«On peut imager la situation en pensant à une table.Si celle-ci n'a pas ses quatre pattes, elle sera branlante.C\u2019est un peu la même chose qui se passe avec la santé: si l'un de ses piliers tombe, elle vacillera», affirme Mme Gosselin, spécialisée en nutrition et coauteure du Guide des bons gras.Selon elle, alimentation, gestion du stress, environnement et activité physique sont divers facteurs qui influencent l'état de santé d\u2019une personne.ait important, le naturopathe ne pose pas de diagnostic, laissant ce pôle d'expertise à la médecine.«La naturopathie ne remplace pas la médecine dite traditionnelle ou moderne, mais elle peut jouer un rôle complémentaire», estime le directeur du marketing de la chaîne Jean-Marc Brunet Le Naturiste, Alexandre D.Brunet, qui poursuit présentement une formation en naturopathie.«En naturopathie, on tente d\u2019amener les gens à devenir responsables de leur santé en leur faisant prendre conscience que leur mode de vie influence leur état général», ajoute-t-il.Selon ce dernier, les dernières statistiques révèlent que près de la moitié de la population aurait eu recours à la naturopathie au cours des dernières années.«Pour retrouver la santé, les gens sont très ouverts à de nouvelles approches.Ils veulent essayer des méthodes plus douces qui ne leur occasionneront pas tout plein d'effets secondaires Ils sont aussi plus informés qu'avant grâce aux documents sur le marché et à l'avènement d\u2019Internet», mentionne M.Brunet, qui voit dans ces constats une formidable avancée pour la naturopathie.Ayant elle-même remarqué les changements survenus au sein de la population au cours des 25 dernières années, Danielle Gosselin partage cette opinion mais considère qu\u2019il y a encore du chemin à parcourir.«Les Etats-Unis sont en avance sur nous à ce chapitre.Là-bas, il y a tout un mouvement de médecines alternatives qui a pris forme.N\u2019empêche, les gens sont de plus en plus conscients de leurs choix de vie et certains médecins reconnaissent la valeur de la naturopathie » Pour M.Brodeur, si les sentiers de la naturopathie sont défrichés, il faut maintenant avancer sur les chemins de l\u2019éducation populaire.«Beaucoup de gens viennent consulter un naturopathe en espérant ressortir avec «LA» pilule miracle qui les guérira de tous leurs maux II importe donc de renverser la valeur, de faire voir aux gens que la guérison ne vient pas nécessairement dans une pilule, mais qu\u2019elle découle d'un ensemble de facteurs dont ils sont responsables jusqu'à un certain point», juge-t-il.OU ito\\\\ezPaS' cUT*' sset' o9tf AUSSI APPAREILS ANTI-RONFLEMENT 02900 FRANÇOIS POUDRIER d.d.DENTUROLOGISTE François Poudrier est établi à Windsor depuis 20 ans! II offre différents services à toute la population de la région.Fabrication et réparation de prothèses dentaires complètes partielles sur implants base molle rebasage Possibilité de déplacement à domicile pour les personnes âgées.rue Saint-Georges Windsor Québec JlS iJ7 Tél.: (819)845-743 -j V-rTv . Il 5 Pages spéciales La sa nié Samedi 28 août 9 9 9 * Le cancer Beaucoup de progrès réalisés mais.> Pascale BRETON Statistiques alarmantes ou au contraire optimistes selon les cas.ce qui est certain c est que beaucoup de progrès ont été faits au cours des dernières années en regard du cancer, mais malgré tout, une personne sur trois en sera atteinte au cours de sa vie.Si le cancer de la peau est maintenant le plus répandu, c'est cependant le cancer du poumon qui cause le plus de décès, la courbe est même en ascension fulgurante depuis quelques années.En effet, presque le tiers des décès attribuables au cancer chez 1 homme et le quart chez la femme sont dus au cancer du poumon.Au ^ tournant du siècle, le cancer est un sujet d actualité.Chacun connaît, de près ou de loin, quelqu un qui a vécu un cancer, si bien qu il est facile de s'imaginer que la situation va en s aggravant.Avec le vieillissement de la population, le,nombre de malades augmentera inévitablement.Par contre, il y a davantage de prévention, la détection se fait plus rapidement, si bien que 1 incidence de cancer est certes plus élevée, mais il y a moins de mortalité.En 1999, 129 000 nouveaux cas de cancer, dont le quart au.Québec, devraient être répertoriés, et 63 400 personnes vont décéder des suites du cancer.«Nous découvrons les cancers beaucoup plus tôt, 11 y a 100 ans, les médecins trouvaient la tumeur lorsqu'elle était de la gros- seur d'une prune, tandis que maintenant, même si la tumeur est de la grosseur d'un petit pois, les médecins peuvent la voir», mentionne Sylvie Cajelait, de la Fondation québécoise dû cancer Pouvoir détecter les cancers à un stade moins avancé a évidemment beaucoup d'impact, mais malheureusement, certains types de cancer, comme ceux du pancréas et du poumon, sont très difficiles à traiter.Le premier type de cancer est cependant très rare, si bien que le nombre de décès est également peu élevé.Par contre, ce n'est pas du tout la situation qui prévaut en ce qui concerne le cancer du poumon En 1999, .chez les hommes, 4000 des 17 500 nouveaux cas de cancer qui seront enregistrés au Québec devraient d'ailleurs être liés au poumon, cancer le plus fréquent chez l'homme, tandis que ' chez la femme, il arrive au deuxième rang derrière le cancer du sein, mais connaît une forte progression depuis quelques années.«Le cancer d^i poumon est un véritable désastre et ce qui est d'autant plus attristent, c'est qu'il serait facile de le prévenir Pour la plupart des cancers, il est difficile d'en définir les causes de façon précise, mais pour le poumon, on sait que la cigarette est la responsable», lance le Dr Jean Dufresne, hémato-oncologue au Centre universitaire de santé de l'Estrie (CUSE).L'inquiétude vient aussi de la génération actuelle d'adolescents - et surtout d'adolescentes - qui commencent à fumer très jeunes, particulièrement les jeunes femmes de 13 à 19 ans.es habitudes de vie ont aussi un rôle à jouer, si bien que certains types de cancers se développent davantage ¦ Photo Imocom-Daguerre, Claude Poulin Chef de service au département de radio-oncologie du CUSE, le Dr Abdenour Nabid affirme qu'avec les appareils de plus en plus sophistiqués, les chances de guérison seront encore meilleures.dans une région du pôle qu'une autre Le cancer du colon est, par exemple, beaucoup plus répandu en Amérique du Nord, où il se classe d'ailleurs au troisième rang en terme d'incidence.Le régime riche en graisse de la population n'aide pas sa cause «C'est vrai que les gens qui ont la peau noire, par exemple, ne développent pas souvent ce type de cancer.Il est fortement lié à la diète nord-américaine.Par contre, on ne peut pas savoir pourquoi il frappe une personne et non pas son voisin, alors que les deux consomment beaucoup de last bod et de matières grasses», souligne le Dr Dufresne Le cancer du sein, chez la femme, et le cancer de la prostate, chez l'homme, sont aussi parmi les plus répandus.Le taux de mortalité, par contre, a diminué de façon notable, surtout depuis le début de la décennie des années 90.Une femme qui développe le cancer du sein a maintenant deux chances sur trois d'en guérir Les nombreux messages de prévention et le programme de dépistage qui existe au Québec ont certes contribué à diminuer le taux de mortalité.«La majorité des cancers du sein sont découverts par la femme elle-même.De plus en plus, nous faisons davantage attention à notre corps.Pour la prostate, c'est un peu moins évident, car il faut procéder au toucher rectal, mais en connaissant les antécédents familiaux, c'est déjà un bon pas», affirme Sylvie Cajelait, de la Fondation québécoise du cancer.La recherche est intensive dans le domaine du cancer.A tous les ans, de nouveaux médicaments ou des traitements sont trouvés, qui offrent de meilleurs résultats avec moins d'effets secondaires, mais le médicament parfait n\u2019existe pas.du moins pas encore.«On commence à tester la thérapie génique, qui consiste à transmettre à une population de cellules cancéreuses un gène qui les rendrait vulnérables.Par contre, nous en sommes qu'au début.Est-ce que ce sera la clé?Il est encore trop tôt pour le dire», déclare le Dr Jean Dufresne, du CUSE.\u201d La combinaison de divers traitements, comme la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie, donne aussi des résultats encourageants.Par contre, tous les procédés de recherche ainsi que les médicaments sont très coûteux, et le Canada, même s'il se défend de façon honorable, n'est pas aussi avancé en terme de recherche que l'Europe ou les Etats-Unis.Ainsi, un traitement d'immunisation pour enrayer le cancer du sein coûte 25 000 $ par patiente, tandis qu'un traitement pour le cancer des ganglions peut varier entre 12 000 $ et 16 000 $.«Les taxanes sont un nouveau traitement pour vaincre le cancer du sein, explique encore le Dr Dufresne.En fait, ce sont deux médicaments faits à partir d'un arbre du Pacifique, l'if, et qui a un haut taux de réponse à plusieurs cancer.Il coûte environ 20Ô0 $ par traitement et il en faut parfois plusieurs par patient.L'expérience a révélé que c'est un bon médicament, mais il n'y a pas de miracle non plus.» a radiothérapie, qui date du début du siècle, est une forme de traitement qui a bien survécu au temps, si bien Photo Imocom-Daguerre, René Marquis Le Dr Jean Dufresne, hémato-oncologue au CUSE, s'attriste de la grande progression du cancer du poumon, d'autant plus qu'il serait possible de l'éviter.qu aujourd'hui, les services de radio-oncologie des hôpitaux sont des plus sophistiqués et performants.La plupart des cancers peuvent bénéficier de traitements de radiothérapie et le taux de guérison est même encourageant dans plusieurs cas.Ainsi, les chances de guérir d'un cancer de la peau sont presque de 100 pour cent, tandis que pour le cancer du sein et de la prostate, le taux de guérison se situe entre 85 et 90 pour cent, tandis que pour le cancer du col de l'utérus, les chances sont supérieures au deux tiers «LaRadiothérapie permet d'améliorer notre façon de faire en localisant la situation.Avec un scanner que nous allons bientôt acquérir.il sera même possible de faire une coupe tridimensionnelle de la cellule et de l'irradier.Il y a eu une grande accélération due à la technologie au fil des années et même si le matériel est coûteux, je pense que c'est le prix à payer pour le rendre accessible aux patients», explique le Dr Abdenour Nabid, chef du service de radio-oncologie au CUSE.Tout est maintenant informatisé et le champ d'action est infiniment précis.Les spécialistes peuvent reconstituer l'endroit de la tumeur, faire différentes coupes en trois dimensions à leur écran, décider des doses d'irradiation à donner au patient, le tout à l'ordinateur.Encore là, difficile de dire qu'elle sera le remède miracle pour vaincre une des maladies les plus importantes du siècle.La radiothérapie, combinée avec d'autres traitements, pourrait se révéler efficace selon le Dr Nabid.«La sophistication de la radiothérapie va se traduire par une amélioration notable de réussite», croit-il.En radiothérapie, comme dans tout ce qui concerne l'oncologie - étude des tumeurs cancéreuses - , la recherche clinique est aussi très importante puisqu'elle permet de tester des médicaments sur des patients volontaires, qui ne pourraient d'ailleurs se les procurer autrement.Le processus est toutefois long, puisqu'il faut d'abord les tester sur des animaux puis passer par trois phases sur l'humain, mais il rëste que le tout permet de faire des pas de géant.Pour adoucir les derniers instants > Catherine SCHLAGER Qui n'a pas un jour rêvé de mourir tout en douceur?Pour des milliers de cancéreux qui voient souvent arriver la mort à grands pas, le recours aux soins palliatifs en institution ou à domicile permet d'adoucir leurs derniers instants et vient mettre un baume à leurs souffrances et à leurs craintes.Depuis quelques années, les soins palliatifs se sont considérablement développés au Québec et jouissent même d\u2019une popularité croissante.Ainsi, l'Association québécoise des soins palliatifs est active depuis 1989 tandis que certaines universités offrent désormais des programmes pour former les intervenants en soins palliatifs.Qui plus est.on affirme même que le Québec serait 1 un des endroits les plus avancés dans la pratique des soins palliatifs.C'est dire à quel point cette nouvelle approche est maintenant devenue essentielle.«Les soins palliatifs sont appelés à se développer davantage, estime Mario Dubuc, chef du Servicq des soins palliatifs pour le CUSE.Par contre, beaucoup de besoins sont encore non comblés et les institutions sont sensibles à cette réalité.Présentement, nous avons entre 20 et 35 lits qui sont occupés par des gens atteints de maladies oncologiques (cancers) qui reçoivent des soins palliatifs.D'autres maladies dégénératives relatives aux troubles pulmonaires, cardiaques ou neurologiques pourraient également faire l'objet de soins palliatifs mais il nous manque les effectifs nécessaires.» Les intervenants en soins palliatifs considèrent la mort comme un processus normal, de telle sorte qu'ils ne la hâtent et ne la retardent pas, mais font plutôt prendre conscience au patient que celui-ci doit demeurer aussi actif que possible jusqu à la toute fin Si la mort respecte son cours normal, des mesures sont quand même prises pour atténuer la douleur et les symptômes en intégrant des dimensions psychologiques et spirituelles et en invitant les proches à jouer un rôle important dans le processus de la mort Inaugurée en octobre 1997.la Maison Aube-Lumière est née du désir de 1 abbé Desève Cormier de doter la région sherbrookoise d\u2019une institution vouée aux cancéreux en phase terminale qui se situait à mi-chemin entre le domicile et l'hôpital.Depuis ses débuts, la Maison a accueilli gratuitement près de 200 patients qui ont tous manifesté le désir de venir y effectuer un séjour.«Les gens qui viennent veulent mourir ici, affirme Mme Kirouac.En ce sens, la durée moyenne des séjours n'est que de 19 jours.Les gens qui veulent séjourner à la Maison doivent faire remplir une demande d'admission formelle par leur médecin, demande qui est ensuite évaluée par le médecin de la Maison, moi-même ainsi que la coordonnatrice.Si la personne répond aux critères et que nous avons de la place, l\u2019admission se fait dans la journée même.» Pour assurer le bon fonctionnement d'une telle institution, le travail des 125 bénévoles qui effectuent près de 20 000 heures de bénévolat chaque année demeure essentiel.Sélectionnés selqn des critères très précis, les bénévoles doivent épouser la philosophie de l'organisme, philosophie selon laquelle il importe de soulager le malade ainsi que sa famille au niveau physique, psychologique et spirituel et répondre à ses moindres besoins.«Les soins palliatifs à Sherbrooke sont vraiment bons, pense Marie-Paule Kirouac Les médecins et les infirmières travaillent comme autrefois dans les campagnes.Ils prennent parfois des heures avec un patient.Les infirmières qui viennent travailler à la Maison le font parce qu'elles veulent vraiment être ici Elles sont pleines d\u2019énergie à donner et de petites attentions.Nous recevons constamment des lettres de félicitations et de remerciements pour les bons soins que nous avons prodigués aux patients.C'est un régal de sentir toute cette chaleur humaine autour de soi.» Mise sur pied en 1986 par un groupe de professionnels de l'Hôtel Dieu de Sherbrooke, La Rose des vents de l'Estrie s\u2019est d'abord orientée vers les soins palliatifs à domicile pour ensuite revoir son mandat et l'élargir vers l\u2019accompagnement et le soutien aux gens atteints de cancer ainsi qu'à leurs proches «Il fallait convaincre la Régie régionale que Sherbrooke n'avait pas de maison pour les gens atteints de cancer en phase palliative, contrairement aux autres villes.Nous devions également leur démontrer que la maison était là pour rester et, qu'en ce sens, ils devaient nous aider», se rappelle Marie-Paule Kirouac, directrice générale de la Maison Aube-Lumière où l'on offre également les services de répit à la famille, de dépannage et d'accompagnement du deuil.«Nous avons élargi nos services en 1998, mentionne Monique Duquette, directrice générale de l\u2019organisme Nous proposons maintenant l'accompagnement des cancéreux du début à la fin de leur maladie ainsi que les groupes d'entraide pour affronter le deuil.Les services de répit à la famille et d'accompagnement des gens qui doivent être traités en chimiothérapie ou en radiothérapie sont toujours disponibles » Disposant d'une cinquantaine de bénévoles formés spécialement pour la tâche et d'une coordonnatrice qui évalue d'abord les besoins des malades, La Rose des vents de l\u2019Estrie peut répondre de façon très professionnelle à quelque 500 personnes chaque année «Les gens sont très reconnaissants puisque nos bénévoles font preuve d\u2019une très grande écoute, sont humains et très patients.Il y a aussi des liens incroyables qui se créent entre les bénévoles et les malades qui sont accompagnés lors de leurs traitements», souligne Anne-Marie Poirier, coordonnatrice à La Rose des vents.Le service d'accompagnement et de soutien du malade dès l'annonce de la maladie jusqu'à la toute fin est très apprécié puisque de récentes statistiques démontrent que 90 pour cent de la population souhaite mourir à la maison.«Mourir à la maison, oui, c'est possible, croit Mme Poirier Nous suivons les nouvelles philosophies en ce sens et nous respectons surtout la personne dans ses choix à elle.Je crois cependant qu'il y a de l'éducation à faire à ce niveau On doit préparer psychologiquement les gens à apprivoiser la mort» & Imocom-Daguerre, Christian Landry La Maison Aube-Lumière se spécialise dans les soins palliatifs dispensés aux cancéreux en phase palliative.Dix chambres sont à la disposition de ceux qui veulent adoucir leurs derniers instants.Sur la photo, l'infirmière en chef, Céline Roy, est attentive aux moindres besoins de la patiente Sylvie Desrochers, sous l'oeil attentif de la directrice générale, Marie-Paule Kirouac.t t H 6 Pages spéciales La santé Samedi 28 août 19 9 9 Castonguay plaide en faveur d'un système de santé décentralisé >\u2022 Louise plante Collaboration spéciale Le Nouvelliste Lorsque Claude Castonguay jette un regard sur le passé, il ne cache pas sa fierté d'avoir participé de très près à la première grande réforme de la santé qu'a connue le Québec, celle qui allait déboucher sur l'assurance-maladie et donner naissance à la désormais célèbre «castonguette».la carte-soleil.Celui qui fut aussi des premiers travaux sur le Régime des rentes et de la Caisse de dépôt du Québec estime que cette réforme de la santé fut le point culminant de sa carrière politique non seulement à cause de son ampleur mais aussi du nombre de personnes quelle a touchées au moment de sa réalisation.Cela dit.on devine que M.Castonguay suit de très près le déroulement de la seconde réforme.Lorsqu'il s'arrête à décrire le système de santé des premières décennies de l'an 2000, c'est un réseau décentralisé et concurrentiel qu'il souhaite voir émerger que ce soit au niveau des régies, des hôpitaux ou des CLSC.Ironiquement, l'accessibilité aux services de santé qui fut au coeur de la première réforme demeure toujours un enjeu actuel.«Mais ce sont deux situations différentes, nuance toutefois Claude Castonguay.Dans les années 60.on constatait qu'il y avait peu d'équipements et de ressources dans les parties les moins favorisées des villes et les milieux ruraux.Un des grands objectifs de la première réforme a été de faire en sorte qu'il y ait des ressources aussi semblables que possible à travers le Québec, peu importe le niveau de revenu des citoyens.Et je pense qu'on a atteint cet objectif-là.Ce qui se passe maintenant, ce que l'on retrouve dans les urgences, les listes d\u2019attente, c'est d'une autre nature.C'est un problème que l'on n'a pas vu venir dans toute son ampleur.» Pour Claude Castonguay.il ne fait pas de doute que le manque de ressources n'est pas l'unique explication.«C'est clairement un problème de planification trop centralisée.» analyse-t-il.Non seulement on n'a pas laissé les etablissements voir à leurs propres besoins, mais on ne s'est pas soucié des impacts locaux qu'aurait le programme de mise à la retraite négocié centralement à Québec.Lorsqu'on lui demande si l'actuel mode de rémunération des médecins ne contribue pas lui aussi à créer une pénurie dans certaines spécialités, Claude Castonguay réplique qu\u2019il faut voir plus loin qu'un simple problème de rétribution.Il pointe du doigt une certaine sclérose dans les méthodes médicales.«Cela est apparu de façon marquée dans le virage ambulatoire.On l'a fait de façon brusque et même brutale, alors que si l'on avait laissé le système fonctionner suivant l'offre et la demande, le virage ambulatoire au- rait été amorcé au moins 10 ans plus tôt Dans tout le système de santé, on a continué à faire les choses comme il y a 20 ans.et ça se reflète dans toutes sortes d'aspects.On a le même problème au niveau des effectifs médicaux.On a voulu tout planifier, mettre des quotas, et on s'est trompé de façon sérieuse à certains endroits » Claude Castonguay a confié trouver malheureux que les médecins québécois n'entretiennent pas comme leurs collègues des autres provinces un dialogue plus soutenu avec le ministère de la Santé quant à l'organisation des soins.Une lacune à laquelle il faudrait remédier, conseille-t-il.3 Claude Castonguay croit qu'il faut laisser un peu plus d'initiative aux établissements pour régler leurs problèmes, au lieu d'essayer de toujours planifier centralement du ministère.S\u2019il reconnaît qu'on est dans la bonne voie en fusionnant certains grands hôpitaux, pour des fins de spécialités, de ressources et d\u2019enseignements.il réclame à nouveau plus d'autonomie «pour le reste».«Quand on regarde plus loin, pour voir comment les choses devront se faire dans l'avenir, c'est moins clair (ce qu'on entend faire).Si l'on essaie encore de faire ça strictement avec une planification centralisée.j'ai une crainte.Il me semble qu'on serait beaucoup mieux de laisser de l'initiative aux gens qui sont précisément au niveau de la distribution des soins quant à la façon de développer une meilleure manière de répondre aux besoins de la population.» Le père de la «castonguette» tient le même discours lorsqu'on aborde la question du financement du réseau du système de la santé.Il a lu attentivement le rapport Forget (qui suggère qu'un patient s'inscrive auprès d'un groupe de médecins pour recevoir tous ses services de santé) mais il estime que cette approche, déjà utilisée en Angleterre n'a pas que des qualités.«Il y a une autre façon qui s'en rapproche et qui, moi.m'apparaît beaucoup plus simple, plus efficace, c'est de rémunérer les hôpitaux directement, soit à partir du ministère, soit à partir des lits, pour les services qu'ils rendent.Une nomenclature a été faite et ça fonctionne.Cela a au moins l'avantage d'introduire un certain élément de concurrence dans le système ce qui.moi, m'apparaît très valable.» Claude Castonguay n'est pas très tendre non plus envers les Régies régionales de la santé et des services sociaux.Il rappelle qu\u2019au moment de leur création, on avait d\u2019abord imaginé créer uniquement trois régies associées à des centres universitaires.Des régies avec un pouvoir réel de décision qui aurait bénéficié d'un pouvoir de taxation auquel devait s'ajouter un système de péréquation pour faire bonne mesure.«Or.cela n'a pas été le cas.L'argent vient de Québec qui dit aux régies comment le dépenser.On a ajouté un palier sans aller jusqu'au bout et les régies sont devenues des extensions du ministère de la Santé, sans qu'on restreigne le personnel de ce dernier pour autant.En ce moment, on a le pire des deux systèmes, déplore-t-il.On devrait faire disparaître la fiction de lçur pouvoir et réduire leurs effectifs considérablement.A ce moment-là.s'il y a trop de régies, ce serait moins grave.» En terminant ce survol de la réforme de la santé.Photo Le Nouvelliste Le père de la «castonguette», Claude Castonguay, croit qu'il faut laisser un peu plus d'initiative aux établissements pour régler leurs problèmes, au lieu d'essayer de toujours planifier centralement du ministère.Par ailleurs, il n'est pas très tendre envers les Régies régionales de la santé et des services sociaux.¦m.\u2019 CD-Tour Deluxe ATX Alimentation 250 watts ATX de qualité industrielle 3\tbaies 5.25 pouces, 2 baies 3.5 pouces Ventilateur sut roulement o billes ¦\tProcesseur Intel Pentium II 400 Mhz-512k (garantie 3 ans) ¦\tMémoire vive 64 Mo SRAM PC 100 (garantie a vie) *\tCarte maitresse Asus P2BF OU ABIT BE6 UDMA-66 AU CHOIX Chipset Intel 824408X Speed Easy, Ultra DMA BIOS JumpFtee, moniteur PC Health 4\tfentes d'extension SDRAM 100 Mhz 1\tfente AGP, 6 fentes PCI et 1 fente ISA 2\tcontrôleurs PCI EIDE (supportant 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WWW.FLASH-INFO.COM C FLASH-INFO 1348, rue Denault Sherbrooke, Québec J1H 2P8 Tél.: (819) 822-0911 Télec.: (819) 822-0113 \\ A votre service à Sherbrooke depuis 5 ans \t .Vous êtes ETUDIANT?^ Nous acceptons le PRÊT MICRO J ) 02095 "," ¦¦¦HH La Tribune 9 Vers le nouveau millénaire LA SANTE à l'aube de l#an 2000 ïflfi! ôftll 1 ^tss Le nouveau défi: consolider les acquis «! ~r 1 \"l -»v.x .\t'.'J.'.lf,, fffnW ,-^a.ffll Splfe ___l_ 'llfovT îWSgt p: T , ^\t^ 5'yC?\u201evJ >\u201e\t- \u2022-\u2022ÿdp' \u2019 1 ¦\u2022 - \" ¦ v1' S'L *t> Karine Tremblay Pour repondre aux besoins d'une population vieillissante sans cesse croissante, le Québec devra diversifier ses lieux d\u2019hébergement et imaginer de nouvelles ressources Tel est le constat du Dr Réjean Hébert, directeur du centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, «Traditionnellement, les lieux d\u2019hébergement pour personnes âgées ont été bâtis à l\u2019image d'hôpitaux.Ce sont de grandes infrastructures qui conviennent, à une certaine clientèle, mais qui ne répondent pas à tous les besoins.Certaines personnes âgées souffrent de problèmes cognitifs sévères tandis que d'autres ne sont qu'en perte légère d\u2019autonomie.On doit donc adapter les structures existantes tout en développant des ressources intermédiaires d'hébergement», explique le Dr Hébert.L'implantation d'appartements surveillés, la création de milieux de vie plus petits et une plus grande accessibilité aux services de maintien à domicile compteraient parmi les nouveaux modèles de services à étudier.«Dans les années 1970, les gens se procuraient un certificat de bonne santé pour entrer au foyer C\u2019était pour eux un cheminement normal de se retrouver en milieu d'hébergement.Vingt-cinq ans plus tard, la situation a beaucoup changé.Alors qu'ils avaient au départ une vocation de lieux d'hébergement, les foyers sont .graduellement devenus des lieux de soins.A l'heure actuelle, pour 100 personnes âgées, quatre places en lieu d\u2019hébergement sont disponibles.S\u2019il faut accroître le nombre de lits disponibles dans les institutions pour suivre l\u2019augmentation du nombre de personnes âgées, il importe aussi de développer de nouveaux modèles», note le Dr Hebert Les personnes âgées de 65 ans et plus constituent actuellement 13 pour cent de la population, pourcentage qui devrait atteindre 14 pour cent d'ici 2005 «Le vieillissement de la population préoccupe les chercheurs depuis plusieurs années déjà, mais les recherches concernant l'hébergement se sont accrues au cours des cinq dernières années.Divers scénarios sont imaginés.À l'Institut de gériatrie, par exemple, plutôt que d'ajouter une aile à notre actuel pavillon, on est à réfléchir sur la possibilité de construire un bâtiment plus petit, séparé de notre bâtisse actuelle mais rattaché aux mêmes services», souligne le Dr Hébert.Parallèlement à la restructuration du système d'hébergement public, les ressources dans le domaine privé se développent elles aussi, soulevant de nouveaux enjeux.«La place du privé devra être l'objet d\u2019un débat public.Il faudra avoir un regard critique sur la privatisation dans le domaine des soins aux personnes âgées pour s'assurer de la qualité des services», mentionne le Dr Hébert.Parmi les autres défis qui se dessinent, ce dernier souligne le décloisonnement des services aux personnes âgées.«Maisons d'hébergement, CLSC et hôpitaux travaillent souvent en vase clos.Il y aurait moyen d'intégrer ces trois services pour qu'il existe une meilleure coordination entre eux.Pour les personnes âgées, cela pourrait se traduire par un guichet unique où un intervenant évaluerait les besoins de la clientèle et l'orienterait vers les bons services, dispensés aux bons endroits», mentionne le Dr Hébert.Cette idée semble faire consensus parmi les ressources concernées puisque le Comité local de concertation des services aux personnes aînées de la MRC de Sherbrooke, mis sur pied en 1998, travaille présentement Dr Réjean Hébert à arrimer les services offerts par les différents établissements et organismes pour les personnes âgées.«On voudrait que les services se complètent davantage.Les interventions entre domaines privé et public pourraient elles aussi être améliorées.Qu'est-ce qui empêcherait, par exemple, le CLSC d'offrir des services de soins dans des lieux d\u2019hébergement privés comme les résidences Soleil?», s'interroge la coprésidente du Comité local de concertation des services aux personnes aînées, Ginette Gilbert.Cette dernière évoque l'image d'un retour du balancier avec l\u2019augmentation de ressources alternatives à l\u2019hébergement.«11 y a une augmentation, par exemple, des services de maintien à domicile.Les familles sont mieux entourées, notamment par l'établissement de services qui leur donnent un peu de répit», indique Mme Gilbert.Ginette Gilbert Ce à quoi opine le Dr Hébert, insistant sur les différentes initiatives prises au cours des dernières années pour alléger la tâche des familles qui gardent grand-papa ou grand-maman à la maison «Mais comme le maintien à domicile coûte moins cher à la société que le placement en maison d\u2019hébergement, il faudra peut-être, aussi, voir si des mesures incitatives ne pourraient pas être mises de l'avant sur le plan financier», affirme le Dr Hébert.Celui-ci est également directeur scientifique du Colloque international concernant les échanges cliniques et scientifiques sur le vieillissement qui se déroulera à Sherbrooke les 23.24 et 25 septembre prochain.Lors de cet événement d'importance, diverses problématiques concernant les personnes âgées seront abordées, dont le remaniement des services d\u2019hébergement.Médecine alternative La loi de la vigilance est recommandée >\u2022 Karine Tremblay Il n'y a pas que l'esprit qu\u2019il faut avoir ouvert, l\u2019oeil aussi.Dans l\u2019approche naturopathique comme dans toute autre médecine alternative, c'est la loi de la vigilance qui demeure et qui perdurera tant et aussi longtemps qu\u2019une législation ne sera pas mise en place pour encadrer la profession.De l'avis même de naturopathes, l\u2019absence de lois régissant leur métier constitue en effet le principal écueil de celui-ci.«Le titre de naturopathe est malheureusement très galvaudé.Actuellement, sur le plan légal, un individu peut, en quelques jours, fonder son école, se diplômer de celle-ci et s'afficher docteur en naturopathie», souligne le président du Collège des naturopathes du Québec, Gaétan Brodeur.Rassurant?Certes pas, concède M.Brodeur, qui précise qu'à l'heure actuelle, le Collège des naturopathes travaille de concert avec le gouvernement du Québec pour établir un cadre de législation.«Nous voulons une juridiction, mais pas à n\u2019importe quel prix.C'est-à-dire que nous avons le souci d\u2019offrir des services de haute Ces pages spéciales sur La santé et Fan 2000 sont une réalisation de l\u2019équipe rédactionnelle de\tn .\t.i .v Unt contribue a cette édition: Pascale Breton Catherine Schlager François Gougeon Raymond Tardif, président-éditeur\tRené-Charles Quirion Jacques Pronovost, rédacteur en chef\tPierre Sévigny Maurice Cloutier, directeur de l'information Karine Tremblay LaTribune ,Weute sa**: §s§§ d'S'°nesde'ad'9de'a''e Selon la naturopathe sherbrookoise Danielle Gosselin les Etats-Unis sont en avance sur le Québec.Là-bas, il y a tout un mouvement de médecines alternatives qui a pris forme.N'empêche, selon elle, les gens sont de plus en plus conscients de leurs choix de vie et certains médecins reconnaissent la valeur de la naturopathie.» qualité et nous ne ferons pas de concessions là-dessus.Si la loi imposait des standards moins élevés que ceux que nous préconisons, alors nous préférerions nous en passer», souligne M.Brodeur.Fondé en 1967, le Collège des naturopathes compte moins de 200 membres répartis à travers la province.Respectant un code de déontologie strict, le Collège agit un peu comme le chien de garde de la profession «Pour entrer dans nos rangs, il faut avoir été diplômé d\u2019une école reconnue par le Collège.Présentement, il n'y a que l'Institut naturopathique de Montréal qui répond à nos critères.Celui-ci offre un cours de quatre ans totalisant 4600 heures», indique Gaétan Brodeur.Ce dernier définit la naturopathie comme étant une gestion des habitudes de vie saines, qui va chercher la cause du mal plutôt de simplement tenter d\u2019en soulager les 'goiA^ UTtèÇîS yo«e\tCossue* '°Se sse ou»\"01''\u201d ¦ o^'eeSC .« es'aU c0eu> de , ,q\\j' e\" .-'-''\u2022'Mess'0 ^'ce4o^aV'sèS e'PctS.«s CT Consultations se& Tarot Carte du ciel Mouvement fondamental Lise et Daniel Richard (819) 846-3761 67, Provencher, C.P.823 Bromptonville, JOB 1HO 1*\" Semaine [ Cours d'astrologie niveau 1* d'octobre 99 I Inscrivez-vous des maintenant! Apprenez à monter une carte du ciel et à l'interpréter (\u2022débutant) symptômes.«Le naturopathe va tenter de plonger un organisme vivant dans les meilleures conditions possibles de santé», exprime-t-il.Ces conditions de santé, du reste, interagissent entre elles, remarque la naturopathe sherbrookoise Danielle Gosselin.«On peut imager la situation en pensant à une table.Si celle-ci n'a pas ses quatre pattes, elle sera branlante.C\u2019est un peu la même chose qui se passe avec la santé: si l'un de ses piliers tombe, elle vacillera», affirme Mme Gosselin, spécialisée en nutrition et coauteure du Guide des bons gras.Selon elle, alimentation, gestion du stress, environnement et activité physique sont divers facteurs qui influencent l'état de santé d\u2019une personne.ait important, le naturopathe ne pose pas de diagnostic, laissant ce pôle d'expertise à la médecine.«La naturopathie ne remplace pas la médecine dite traditionnelle ou moderne, mais elle peut jouer un rôle complémentaire», estime le directeur du marketing de la chaîne Jean-Marc Brunet Le Naturiste, Alexandre D.Brunet, qui poursuit présentement une formation en naturopathie.«En naturopathie, on tente d\u2019amener les gens à devenir responsables de leur santé en leur faisant prendre conscience que leur mode de vie influence leur état général», ajoute-t-il.Selon ce dernier, les dernières statistiques révèlent que près de la moitié de la population aurait eu recours à la naturopathie au cours des dernières années.«Pour retrouver la santé, les gens sont très ouverts à de nouvelles approches.Ils veulent essayer des méthodes plus douces qui ne leur occasionneront pas tout plein d'effets secondaires Ils sont aussi plus informés qu'avant grâce aux documents sur le marché et à l'avènement d\u2019Internet», mentionne M.Brunet, qui voit dans ces constats une formidable avancée pour la naturopathie.Ayant elle-même remarqué les changements survenus au sein de la population au cours des 25 dernières années, Danielle Gosselin partage cette opinion mais considère qu\u2019il y a encore du chemin à parcourir.«Les Etats-Unis sont en avance sur nous à ce chapitre.Là-bas, il y a tout un mouvement de médecines alternatives qui a pris forme.N\u2019empêche, les gens sont de plus en plus conscients de leurs choix de vie et certains médecins reconnaissent la valeur de la naturopathie » Pour M.Brodeur, si les sentiers de la naturopathie sont défrichés, il faut maintenant avancer sur les chemins de l\u2019éducation populaire.«Beaucoup de gens viennent consulter un naturopathe en espérant ressortir avec «LA» pilule miracle qui les guérira de tous leurs maux II importe donc de renverser la valeur, de faire voir aux gens que la guérison ne vient pas nécessairement dans une pilule, mais qu\u2019elle découle d'un ensemble de facteurs dont ils sont responsables jusqu'à un certain point», juge-t-il.OU ito\\\\ezPaS' cUT*' sset' o9tf AUSSI APPAREILS ANTI-RONFLEMENT 02900 FRANÇOIS POUDRIER d.d.DENTUROLOGISTE François Poudrier est établi à Windsor depuis 20 ans! II offre différents services à toute la population de la région.Fabrication et réparation de prothèses dentaires complètes partielles sur implants base molle rebasage Possibilité de déplacement à domicile pour les personnes âgées.rue Saint-Georges Windsor Québec JlS iJ7 Tél.: (819)845-743 -j V-rTv . Il 5 Pages spéciales La sa nié Samedi 28 août 9 9 9 * Le cancer Beaucoup de progrès réalisés mais.> Pascale BRETON Statistiques alarmantes ou au contraire optimistes selon les cas.ce qui est certain c est que beaucoup de progrès ont été faits au cours des dernières années en regard du cancer, mais malgré tout, une personne sur trois en sera atteinte au cours de sa vie.Si le cancer de la peau est maintenant le plus répandu, c'est cependant le cancer du poumon qui cause le plus de décès, la courbe est même en ascension fulgurante depuis quelques années.En effet, presque le tiers des décès attribuables au cancer chez 1 homme et le quart chez la femme sont dus au cancer du poumon.Au ^ tournant du siècle, le cancer est un sujet d actualité.Chacun connaît, de près ou de loin, quelqu un qui a vécu un cancer, si bien qu il est facile de s'imaginer que la situation va en s aggravant.Avec le vieillissement de la population, le,nombre de malades augmentera inévitablement.Par contre, il y a davantage de prévention, la détection se fait plus rapidement, si bien que 1 incidence de cancer est certes plus élevée, mais il y a moins de mortalité.En 1999, 129 000 nouveaux cas de cancer, dont le quart au.Québec, devraient être répertoriés, et 63 400 personnes vont décéder des suites du cancer.«Nous découvrons les cancers beaucoup plus tôt, 11 y a 100 ans, les médecins trouvaient la tumeur lorsqu'elle était de la gros- seur d'une prune, tandis que maintenant, même si la tumeur est de la grosseur d'un petit pois, les médecins peuvent la voir», mentionne Sylvie Cajelait, de la Fondation québécoise dû cancer Pouvoir détecter les cancers à un stade moins avancé a évidemment beaucoup d'impact, mais malheureusement, certains types de cancer, comme ceux du pancréas et du poumon, sont très difficiles à traiter.Le premier type de cancer est cependant très rare, si bien que le nombre de décès est également peu élevé.Par contre, ce n'est pas du tout la situation qui prévaut en ce qui concerne le cancer du poumon En 1999, .chez les hommes, 4000 des 17 500 nouveaux cas de cancer qui seront enregistrés au Québec devraient d'ailleurs être liés au poumon, cancer le plus fréquent chez l'homme, tandis que ' chez la femme, il arrive au deuxième rang derrière le cancer du sein, mais connaît une forte progression depuis quelques années.«Le cancer d^i poumon est un véritable désastre et ce qui est d'autant plus attristent, c'est qu'il serait facile de le prévenir Pour la plupart des cancers, il est difficile d'en définir les causes de façon précise, mais pour le poumon, on sait que la cigarette est la responsable», lance le Dr Jean Dufresne, hémato-oncologue au Centre universitaire de santé de l'Estrie (CUSE).L'inquiétude vient aussi de la génération actuelle d'adolescents - et surtout d'adolescentes - qui commencent à fumer très jeunes, particulièrement les jeunes femmes de 13 à 19 ans.es habitudes de vie ont aussi un rôle à jouer, si bien que certains types de cancers se développent davantage ¦ Photo Imocom-Daguerre, Claude Poulin Chef de service au département de radio-oncologie du CUSE, le Dr Abdenour Nabid affirme qu'avec les appareils de plus en plus sophistiqués, les chances de guérison seront encore meilleures.dans une région du pôle qu'une autre Le cancer du colon est, par exemple, beaucoup plus répandu en Amérique du Nord, où il se classe d'ailleurs au troisième rang en terme d'incidence.Le régime riche en graisse de la population n'aide pas sa cause «C'est vrai que les gens qui ont la peau noire, par exemple, ne développent pas souvent ce type de cancer.Il est fortement lié à la diète nord-américaine.Par contre, on ne peut pas savoir pourquoi il frappe une personne et non pas son voisin, alors que les deux consomment beaucoup de last bod et de matières grasses», souligne le Dr Dufresne Le cancer du sein, chez la femme, et le cancer de la prostate, chez l'homme, sont aussi parmi les plus répandus.Le taux de mortalité, par contre, a diminué de façon notable, surtout depuis le début de la décennie des années 90.Une femme qui développe le cancer du sein a maintenant deux chances sur trois d'en guérir Les nombreux messages de prévention et le programme de dépistage qui existe au Québec ont certes contribué à diminuer le taux de mortalité.«La majorité des cancers du sein sont découverts par la femme elle-même.De plus en plus, nous faisons davantage attention à notre corps.Pour la prostate, c'est un peu moins évident, car il faut procéder au toucher rectal, mais en connaissant les antécédents familiaux, c'est déjà un bon pas», affirme Sylvie Cajelait, de la Fondation québécoise du cancer.La recherche est intensive dans le domaine du cancer.A tous les ans, de nouveaux médicaments ou des traitements sont trouvés, qui offrent de meilleurs résultats avec moins d'effets secondaires, mais le médicament parfait n\u2019existe pas.du moins pas encore.«On commence à tester la thérapie génique, qui consiste à transmettre à une population de cellules cancéreuses un gène qui les rendrait vulnérables.Par contre, nous en sommes qu'au début.Est-ce que ce sera la clé?Il est encore trop tôt pour le dire», déclare le Dr Jean Dufresne, du CUSE.\u201d La combinaison de divers traitements, comme la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie, donne aussi des résultats encourageants.Par contre, tous les procédés de recherche ainsi que les médicaments sont très coûteux, et le Canada, même s'il se défend de façon honorable, n'est pas aussi avancé en terme de recherche que l'Europe ou les Etats-Unis.Ainsi, un traitement d'immunisation pour enrayer le cancer du sein coûte 25 000 $ par patiente, tandis qu'un traitement pour le cancer des ganglions peut varier entre 12 000 $ et 16 000 $.«Les taxanes sont un nouveau traitement pour vaincre le cancer du sein, explique encore le Dr Dufresne.En fait, ce sont deux médicaments faits à partir d'un arbre du Pacifique, l'if, et qui a un haut taux de réponse à plusieurs cancer.Il coûte environ 20Ô0 $ par traitement et il en faut parfois plusieurs par patient.L'expérience a révélé que c'est un bon médicament, mais il n'y a pas de miracle non plus.» a radiothérapie, qui date du début du siècle, est une forme de traitement qui a bien survécu au temps, si bien Photo Imocom-Daguerre, René Marquis Le Dr Jean Dufresne, hémato-oncologue au CUSE, s'attriste de la grande progression du cancer du poumon, d'autant plus qu'il serait possible de l'éviter.qu aujourd'hui, les services de radio-oncologie des hôpitaux sont des plus sophistiqués et performants.La plupart des cancers peuvent bénéficier de traitements de radiothérapie et le taux de guérison est même encourageant dans plusieurs cas.Ainsi, les chances de guérir d'un cancer de la peau sont presque de 100 pour cent, tandis que pour le cancer du sein et de la prostate, le taux de guérison se situe entre 85 et 90 pour cent, tandis que pour le cancer du col de l'utérus, les chances sont supérieures au deux tiers «LaRadiothérapie permet d'améliorer notre façon de faire en localisant la situation.Avec un scanner que nous allons bientôt acquérir.il sera même possible de faire une coupe tridimensionnelle de la cellule et de l'irradier.Il y a eu une grande accélération due à la technologie au fil des années et même si le matériel est coûteux, je pense que c'est le prix à payer pour le rendre accessible aux patients», explique le Dr Abdenour Nabid, chef du service de radio-oncologie au CUSE.Tout est maintenant informatisé et le champ d'action est infiniment précis.Les spécialistes peuvent reconstituer l'endroit de la tumeur, faire différentes coupes en trois dimensions à leur écran, décider des doses d'irradiation à donner au patient, le tout à l'ordinateur.Encore là, difficile de dire qu'elle sera le remède miracle pour vaincre une des maladies les plus importantes du siècle.La radiothérapie, combinée avec d'autres traitements, pourrait se révéler efficace selon le Dr Nabid.«La sophistication de la radiothérapie va se traduire par une amélioration notable de réussite», croit-il.En radiothérapie, comme dans tout ce qui concerne l'oncologie - étude des tumeurs cancéreuses - , la recherche clinique est aussi très importante puisqu'elle permet de tester des médicaments sur des patients volontaires, qui ne pourraient d'ailleurs se les procurer autrement.Le processus est toutefois long, puisqu'il faut d'abord les tester sur des animaux puis passer par trois phases sur l'humain, mais il rëste que le tout permet de faire des pas de géant.Pour adoucir les derniers instants > Catherine SCHLAGER Qui n'a pas un jour rêvé de mourir tout en douceur?Pour des milliers de cancéreux qui voient souvent arriver la mort à grands pas, le recours aux soins palliatifs en institution ou à domicile permet d'adoucir leurs derniers instants et vient mettre un baume à leurs souffrances et à leurs craintes.Depuis quelques années, les soins palliatifs se sont considérablement développés au Québec et jouissent même d\u2019une popularité croissante.Ainsi, l'Association québécoise des soins palliatifs est active depuis 1989 tandis que certaines universités offrent désormais des programmes pour former les intervenants en soins palliatifs.Qui plus est.on affirme même que le Québec serait 1 un des endroits les plus avancés dans la pratique des soins palliatifs.C'est dire à quel point cette nouvelle approche est maintenant devenue essentielle.«Les soins palliatifs sont appelés à se développer davantage, estime Mario Dubuc, chef du Servicq des soins palliatifs pour le CUSE.Par contre, beaucoup de besoins sont encore non comblés et les institutions sont sensibles à cette réalité.Présentement, nous avons entre 20 et 35 lits qui sont occupés par des gens atteints de maladies oncologiques (cancers) qui reçoivent des soins palliatifs.D'autres maladies dégénératives relatives aux troubles pulmonaires, cardiaques ou neurologiques pourraient également faire l'objet de soins palliatifs mais il nous manque les effectifs nécessaires.» Les intervenants en soins palliatifs considèrent la mort comme un processus normal, de telle sorte qu'ils ne la hâtent et ne la retardent pas, mais font plutôt prendre conscience au patient que celui-ci doit demeurer aussi actif que possible jusqu à la toute fin Si la mort respecte son cours normal, des mesures sont quand même prises pour atténuer la douleur et les symptômes en intégrant des dimensions psychologiques et spirituelles et en invitant les proches à jouer un rôle important dans le processus de la mort Inaugurée en octobre 1997.la Maison Aube-Lumière est née du désir de 1 abbé Desève Cormier de doter la région sherbrookoise d\u2019une institution vouée aux cancéreux en phase terminale qui se situait à mi-chemin entre le domicile et l'hôpital.Depuis ses débuts, la Maison a accueilli gratuitement près de 200 patients qui ont tous manifesté le désir de venir y effectuer un séjour.«Les gens qui viennent veulent mourir ici, affirme Mme Kirouac.En ce sens, la durée moyenne des séjours n'est que de 19 jours.Les gens qui veulent séjourner à la Maison doivent faire remplir une demande d'admission formelle par leur médecin, demande qui est ensuite évaluée par le médecin de la Maison, moi-même ainsi que la coordonnatrice.Si la personne répond aux critères et que nous avons de la place, l\u2019admission se fait dans la journée même.» Pour assurer le bon fonctionnement d'une telle institution, le travail des 125 bénévoles qui effectuent près de 20 000 heures de bénévolat chaque année demeure essentiel.Sélectionnés selqn des critères très précis, les bénévoles doivent épouser la philosophie de l'organisme, philosophie selon laquelle il importe de soulager le malade ainsi que sa famille au niveau physique, psychologique et spirituel et répondre à ses moindres besoins.«Les soins palliatifs à Sherbrooke sont vraiment bons, pense Marie-Paule Kirouac Les médecins et les infirmières travaillent comme autrefois dans les campagnes.Ils prennent parfois des heures avec un patient.Les infirmières qui viennent travailler à la Maison le font parce qu'elles veulent vraiment être ici Elles sont pleines d\u2019énergie à donner et de petites attentions.Nous recevons constamment des lettres de félicitations et de remerciements pour les bons soins que nous avons prodigués aux patients.C'est un régal de sentir toute cette chaleur humaine autour de soi.» Mise sur pied en 1986 par un groupe de professionnels de l'Hôtel Dieu de Sherbrooke, La Rose des vents de l'Estrie s\u2019est d'abord orientée vers les soins palliatifs à domicile pour ensuite revoir son mandat et l'élargir vers l\u2019accompagnement et le soutien aux gens atteints de cancer ainsi qu'à leurs proches «Il fallait convaincre la Régie régionale que Sherbrooke n'avait pas de maison pour les gens atteints de cancer en phase palliative, contrairement aux autres villes.Nous devions également leur démontrer que la maison était là pour rester et, qu'en ce sens, ils devaient nous aider», se rappelle Marie-Paule Kirouac, directrice générale de la Maison Aube-Lumière où l'on offre également les services de répit à la famille, de dépannage et d'accompagnement du deuil.«Nous avons élargi nos services en 1998, mentionne Monique Duquette, directrice générale de l\u2019organisme Nous proposons maintenant l'accompagnement des cancéreux du début à la fin de leur maladie ainsi que les groupes d'entraide pour affronter le deuil.Les services de répit à la famille et d'accompagnement des gens qui doivent être traités en chimiothérapie ou en radiothérapie sont toujours disponibles » Disposant d'une cinquantaine de bénévoles formés spécialement pour la tâche et d'une coordonnatrice qui évalue d'abord les besoins des malades, La Rose des vents de l\u2019Estrie peut répondre de façon très professionnelle à quelque 500 personnes chaque année «Les gens sont très reconnaissants puisque nos bénévoles font preuve d\u2019une très grande écoute, sont humains et très patients.Il y a aussi des liens incroyables qui se créent entre les bénévoles et les malades qui sont accompagnés lors de leurs traitements», souligne Anne-Marie Poirier, coordonnatrice à La Rose des vents.Le service d'accompagnement et de soutien du malade dès l'annonce de la maladie jusqu'à la toute fin est très apprécié puisque de récentes statistiques démontrent que 90 pour cent de la population souhaite mourir à la maison.«Mourir à la maison, oui, c'est possible, croit Mme Poirier Nous suivons les nouvelles philosophies en ce sens et nous respectons surtout la personne dans ses choix à elle.Je crois cependant qu'il y a de l'éducation à faire à ce niveau On doit préparer psychologiquement les gens à apprivoiser la mort» & Imocom-Daguerre, Christian Landry La Maison Aube-Lumière se spécialise dans les soins palliatifs dispensés aux cancéreux en phase palliative.Dix chambres sont à la disposition de ceux qui veulent adoucir leurs derniers instants.Sur la photo, l'infirmière en chef, Céline Roy, est attentive aux moindres besoins de la patiente Sylvie Desrochers, sous l'oeil attentif de la directrice générale, Marie-Paule Kirouac.t t H 6 Pages spéciales La santé Samedi 28 août 19 9 9 Castonguay plaide en faveur d'un système de santé décentralisé >\u2022 Louise plante Collaboration spéciale Le Nouvelliste Lorsque Claude Castonguay jette un regard sur le passé, il ne cache pas sa fierté d'avoir participé de très près à la première grande réforme de la santé qu'a connue le Québec, celle qui allait déboucher sur l'assurance-maladie et donner naissance à la désormais célèbre «castonguette».la carte-soleil.Celui qui fut aussi des premiers travaux sur le Régime des rentes et de la Caisse de dépôt du Québec estime que cette réforme de la santé fut le point culminant de sa carrière politique non seulement à cause de son ampleur mais aussi du nombre de personnes quelle a touchées au moment de sa réalisation.Cela dit.on devine que M.Castonguay suit de très près le déroulement de la seconde réforme.Lorsqu'il s'arrête à décrire le système de santé des premières décennies de l'an 2000, c'est un réseau décentralisé et concurrentiel qu'il souhaite voir émerger que ce soit au niveau des régies, des hôpitaux ou des CLSC.Ironiquement, l'accessibilité aux services de santé qui fut au coeur de la première réforme demeure toujours un enjeu actuel.«Mais ce sont deux situations différentes, nuance toutefois Claude Castonguay.Dans les années 60.on constatait qu'il y avait peu d'équipements et de ressources dans les parties les moins favorisées des villes et les milieux ruraux.Un des grands objectifs de la première réforme a été de faire en sorte qu'il y ait des ressources aussi semblables que possible à travers le Québec, peu importe le niveau de revenu des citoyens.Et je pense qu'on a atteint cet objectif-là.Ce qui se passe maintenant, ce que l'on retrouve dans les urgences, les listes d\u2019attente, c'est d'une autre nature.C'est un problème que l'on n'a pas vu venir dans toute son ampleur.» Pour Claude Castonguay.il ne fait pas de doute que le manque de ressources n'est pas l'unique explication.«C'est clairement un problème de planification trop centralisée.» analyse-t-il.Non seulement on n'a pas laissé les etablissements voir à leurs propres besoins, mais on ne s'est pas soucié des impacts locaux qu'aurait le programme de mise à la retraite négocié centralement à Québec.Lorsqu'on lui demande si l'actuel mode de rémunération des médecins ne contribue pas lui aussi à créer une pénurie dans certaines spécialités, Claude Castonguay réplique qu\u2019il faut voir plus loin qu'un simple problème de rétribution.Il pointe du doigt une certaine sclérose dans les méthodes médicales.«Cela est apparu de façon marquée dans le virage ambulatoire.On l'a fait de façon brusque et même brutale, alors que si l'on avait laissé le système fonctionner suivant l'offre et la demande, le virage ambulatoire au- rait été amorcé au moins 10 ans plus tôt Dans tout le système de santé, on a continué à faire les choses comme il y a 20 ans.et ça se reflète dans toutes sortes d'aspects.On a le même problème au niveau des effectifs médicaux.On a voulu tout planifier, mettre des quotas, et on s'est trompé de façon sérieuse à certains endroits » Claude Castonguay a confié trouver malheureux que les médecins québécois n'entretiennent pas comme leurs collègues des autres provinces un dialogue plus soutenu avec le ministère de la Santé quant à l'organisation des soins.Une lacune à laquelle il faudrait remédier, conseille-t-il.3 Claude Castonguay croit qu'il faut laisser un peu plus d'initiative aux établissements pour régler leurs problèmes, au lieu d'essayer de toujours planifier centralement du ministère.S\u2019il reconnaît qu'on est dans la bonne voie en fusionnant certains grands hôpitaux, pour des fins de spécialités, de ressources et d\u2019enseignements.il réclame à nouveau plus d'autonomie «pour le reste».«Quand on regarde plus loin, pour voir comment les choses devront se faire dans l'avenir, c'est moins clair (ce qu'on entend faire).Si l'on essaie encore de faire ça strictement avec une planification centralisée.j'ai une crainte.Il me semble qu'on serait beaucoup mieux de laisser de l'initiative aux gens qui sont précisément au niveau de la distribution des soins quant à la façon de développer une meilleure manière de répondre aux besoins de la population.» Le père de la «castonguette» tient le même discours lorsqu'on aborde la question du financement du réseau du système de la santé.Il a lu attentivement le rapport Forget (qui suggère qu'un patient s'inscrive auprès d'un groupe de médecins pour recevoir tous ses services de santé) mais il estime que cette approche, déjà utilisée en Angleterre n'a pas que des qualités.«Il y a une autre façon qui s'en rapproche et qui, moi.m'apparaît beaucoup plus simple, plus efficace, c'est de rémunérer les hôpitaux directement, soit à partir du ministère, soit à partir des lits, pour les services qu'ils rendent.Une nomenclature a été faite et ça fonctionne.Cela a au moins l'avantage d'introduire un certain élément de concurrence dans le système ce qui.moi, m'apparaît très valable.» Claude Castonguay n'est pas très tendre non plus envers les Régies régionales de la santé et des services sociaux.Il rappelle qu\u2019au moment de leur création, on avait d\u2019abord imaginé créer uniquement trois régies associées à des centres universitaires.Des régies avec un pouvoir réel de décision qui aurait bénéficié d'un pouvoir de taxation auquel devait s'ajouter un système de péréquation pour faire bonne mesure.«Or.cela n'a pas été le cas.L'argent vient de Québec qui dit aux régies comment le dépenser.On a ajouté un palier sans aller jusqu'au bout et les régies sont devenues des extensions du ministère de la Santé, sans qu'on restreigne le personnel de ce dernier pour autant.En ce moment, on a le pire des deux systèmes, déplore-t-il.On devrait faire disparaître la fiction de lçur pouvoir et réduire leurs effectifs considérablement.A ce moment-là.s'il y a trop de régies, ce serait moins grave.» En terminant ce survol de la réforme de la santé.Photo Le Nouvelliste Le père de la «castonguette», Claude Castonguay, croit qu'il faut laisser un peu plus d'initiative aux établissements pour régler leurs problèmes, au lieu d'essayer de toujours planifier centralement du ministère.Par ailleurs, il n'est pas très tendre envers les Régies régionales de la santé et des services sociaux.¦m.\u2019 CD-Tour Deluxe ATX Alimentation 250 watts ATX de qualité industrielle 3\tbaies 5.25 pouces, 2 baies 3.5 pouces Ventilateur sut roulement o billes ¦\tProcesseur Intel Pentium II 400 Mhz-512k (garantie 3 ans) ¦\tMémoire vive 64 Mo SRAM PC 100 (garantie a vie) *\tCarte maitresse Asus P2BF OU ABIT BE6 UDMA-66 AU CHOIX Chipset Intel 824408X Speed Easy, Ultra DMA BIOS JumpFtee, moniteur PC Health 4\tfentes d'extension SDRAM 100 Mhz 1\tfente AGP, 6 fentes PCI et 1 fente ISA 2\tcontrôleurs PCI EIDE (supportant 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