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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 5
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1999-09-04, Collections de BAnQ.

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[" y iy ITOjeg eportage CAHIER La Tribune Opjnion Sherbrooke Chez I10US samedi 4 septembre 1999 Vivre Ml y a 60 ans, l'Allemagne envahissait la Pologne üna Tomera a vécu dix ans de camps avant de refaire sa vie au Canada NDI.R - La Deuxième Grande Guerre prenait forme, il y a 60 ans, avec l\u2019envahissement de la Pologne.Plusieurs personnes vivant aujourd'hui en Estrie ont vécu ces années de guerre et d'horreur et en témoignent.Plus d'une centaine de Polonais sont arrivés au pays il y a 50 ans, quelques années après la fin de la guerre.Le 1er septembre 1939, des soldats allemands démolissent une barrière à la frontière polonaise qu'ils viennent d'envahir, déclenchant les premiers mouvements de la Seconde Guerre mondiale.Gilles DALLAI RE Canton de Potton Premier septembre 1939.4 h 40.Pendant que des nuées de bombardiers allemands font pleuvoir la destruction et la mort sur les aéroports militaires et civils aux quatre coins de la Pologne et que le vieux croiseur Schleswig-Holstein en visite amicale à Dantzig pilonne de tous ses canons la forteresse de Westerplatte, plus de 50 divisions dont six de blindées, en tout 1 500 000 hommes, traversent la frontière qui sépare l\u2019Allemagne de la Pologne.Les troupes polonaises résistent avec un courage qui force l\u2019admiration des chefs militaires allemands eux-mêmes.En nombre, elles font le poids: elles comptent environ 280 000 soldats réguliers et 1 500 000 réservistes; le gouvernement polonais n\u2019a cependant ordonné la mobilisation générale que le 30 août et plus de la moitié des réservistes n\u2019ont pas encore pu rejoindre leurs unités.Côté équipements, elles n\u2019en font même pas l\u2019ombre: elles ne comptent qu\u2019une brigade mécanisée incomplète et les canons et les mitrailleuses des blindés allemands fauchent comme les blés qu\u2019on moissonnerait en ce 1er septembre les cavaliers qui les chargent à la lance et au sabre.L\u2019invasion allemande sème la panique dans la population civile.Les routes sont bientôt encombrées par des centaines de milliers de citadins et de campagnards qui fuient les zones de combat en emportant le peu de vêtements, de nourriture et de biens qu\u2019ils peuvent porter ou traîner.Leur but: gagner l\u2019est de la Pologne encore épargné par les combats.Ils ne doutent pas que, le 17 septembre, l\u2019Union soviétique qui vient de signer un pacte avec l\u2019Allemagne va envahir leur pays à son tour.Les Russes Anna Tomera a cinq ans lorsque la guerre s\u2019abat sur la Pologne.Elle vit à Sarny, dans l\u2019est du pays, avec sa mère, son frère et ses deux soeurs dont l\u2019une n\u2019a que quelques mois.Son père combat dans l\u2019armée polonaise.Quand l\u2019armée soviétique pénètre en Pologne, elle ne voit de prime abord pas une trop grosse différence entre la vie de tous les jours en temps de paix et la vie de tous les jours en temps de guerre si ce n\u2019est que la nourriture est bien moins variée et surtout beaucoup moins abondante.Elle ne tarde cependant pas à se rendre compte, malgré son tout jeune âge, qu\u2019après le 6 octobre, alors que cesse toute résistance, la police soviétique fait souvent des rafles, que les soldats polonais sont arrêtés et emmenés en captivité et que nombre de civils doivent partir travailler en Union soviétique.La porte de l\u2019enfer s\u2019ouvre devant elle en février 1940 alors que débute la déportation de presque tout ce qu\u2019il y a de femmes, d\u2019enfants, de vieillards et de malades dans la Anna Tomera moitié de la Pologne occupée par l\u2019armée soviétique.Le but de cette déportation massive qui touchera plus de 1 500 000 Polonais saute aux yeux: en envoyant ces gens dans les camps de travail de la Sibérie et de l\u2019Oural et dans les steppes de l\u2019Asie centrale, leur élimination, dans les deux premiers cas, et leur assimilation, dans le troisième, seraient facilitées et, la paix revenue, l\u2019Union soviétique garderait sa main mise sur le territoire polonais conquis.«Je suis tombée gravement malade peu après mon départ de la Pologne et j\u2019ai gardé peu de souvenirs des mois qui l\u2019ont suivi.Je me rappelle par contre que j\u2019ai d\u2019abord été envoyée dans un camp situé non loin de Gorki.Par la suite, j\u2019ai été envoyée dans un orphelinat de Tashkent, en Uzbekistan.Je ne me souviens pas d\u2019avoir été maltraitée, enfin, pas trop mais je me rappelle que j\u2019ai très souvent eu faim et que j\u2019étais habillée de guénilles», raconte Anna Tomera qui souligne que sa plus jeune soeur est morte de malnutrition au bout de quelques mois.Amnistie Le 1er juin 1941, l\u2019Allemagne envahit l\u2019Union soviétique dont l\u2019attitude envers les déportés polonais change graduellement.Le 30 juillet, une amnistie est accordée à tous les déportés qu\u2019elle autorise à quitter l\u2019Union soviétique.Quelques mois plus tard, un périple qui durera près de huit ans et qui prendra fin au Canada commence pour Anna Tomera.«Nous avons tout d\u2019abord été envoyés en Iran, dans un camp de réfugiés situé sur les bords de la mer Caspienne où on nous a soignés, débarrassés de la vermine qui nous avait envahis, donné des vêtements et remis de la viande sur les os car nous étions tous d\u2019une maigreur effrayante.Vers la fin de 1942, on a commencé à envoyer les enfants en Afrique où la Grande-Bretagne avait ouvert des camps pour eux en Ouganda, au Kenya et au Tanganyka qui étaient encore ses colonies à cette époque.J\u2019ai passé des années merveilleuses dans ces camps où nous étions traités avec beaucoup d\u2019amour.Nous étions bien nourris, bien habillés, nous avions des loisirs, nous avions des écoles et il nous arrivait même d\u2019aller faire sous surveillance de petites promenades dans la jungle», rappelle-t-elle.Des années d'attente Même si la guerre a pris fin en mai 1945, c\u2019est seulement quatre ans plus tard que ces milliers d\u2019enfants polonais ont quitté l\u2019Afrique.La Pologne était en ruines et il fallait la reconstruire.De plus, le Parti communiste y avait pris le pouvoir et le monde occidental voyait d\u2019un mauvais oeil ces enfants retourner dans un pays dirigé par des laquais de l\u2019Union soviétique, le pays même qui les avait traités de façon si indigne.Après d\u2019interminables pourparlers, ils ont été envoyés en Italie où des émissaires du gouvernement polonais ont tenté vainement de les convaincre de lis pour le Mexique, pour l'Inde, pour la Nouvelle-Zélande, pour le Liban, pour l\u2019Egypte ou pour le Canada.Anna Tomera était de ceux qui ont choisi le Canada.Elle y est arrivée avec 122 autres enfants le 7 septembre 1949.Débarquée à Halifax, elle a séjourné brièvement à Contrecoeur puis elle a travaillé durant trois ans dans des couvents avant d\u2019entreprendre des études d\u2019infirmière.En 1954, elle a épousé Edward Tomera.Elle demeure à Canton de Potton.Elle a eu en 1986 la chance incroyable de retrouver sa mère dont elle avait perdu la trace alors qu\u2019elle était en Uzbekistan.«J\u2019avais souvent essayé de la retrouver depuis mon arrivée au Canada.J\u2019étais même allée deux fois en Pologne dans ce seul but car j\u2019avais appris qu\u2019elle y était retournée après la guerre mais mes recherches et mes démarches avaient toutes été vaines.Elle a maintenant 88 ans.Elle vit à Szczecin avec ma soeur qu'elle avait donnée à une voisine quand elle avait trois ans pour quelle ne meure pas de faim.Nos retrouvailles ont été plus qu'émouvantes, je n\u2019ai pas besoin de le dire», explique-t-elle.rentrer dans leur pays puis, presque en «\t,\t.\t.\t- n fraude, en Allemagne d\u2019où ils sont par- Autres textes, page fc-2 tlQU S Q 4^% & iSèrie 0ÔcS«!®ï£ -viP-iW Tl Vt Boîtier CD-Tour Processeur Intel Pentium III 450 M Mémoire vive 64 Mo SDRAM PC 100 Carte maîtresse BX pro Disque dur 10.2 Gig Ultra DMA Lecteur de disquettes 1.44 MO Carte vidéo AGP 8MB 3D SIS Lecteur CD-Rom 40X Carte de son Sound Blaster 16 comp Haut-parleurs PRO 201 3D Moniteur Relisys 17 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même.nAMAIDF Elle avait 30 ams, un mari et DALLAIRE quatre enfants dont le plus vieux avait dix ans et le plus jeune, un an et demi quand, le 17 septembre 1939, l\u2019Union soviétique a envahi la moitié de la Pologne que l\u2019Allemagne n\u2019avait pas encore réussi à conquérir.Neuf jours plus tard, son mari était arrêté, emmené en Union soviétique et interné au camp de concentration de Mednoje d'où il ne devait jamais revenir.Le 13 avril 1940, elle était déportée à son tour en Union soviétique avec ses enfants et quand, en 1942, à la faveur d\u2019une amnistie décrétée par le gouvernement soviétique, les déportés polonais ont gagné l\u2019Iran, il ne lui restait plus que deux enfants, les deux autres étant morts de malnutrition.«Il n\u2019y a pas de risque que j\u2019aille en enfer après ma mort: j\u2019y suis allée de mon vivant», résume cette femme au regard pétillant qui, en dépit de son grand âge, peint encore des oeufs comme on en peint en Europe centrale depuis des générations et des générations et dont une des oeuvres, un oeuf d\u2019autruche décoré des armoiries des dix provinces canadiennes, est exposé au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa.Elle est avare de détails sur les deux années qu'elle a passées dans les camps soviétiques.wmamm Photo La Tribune, Gilles Dallaire Janina Bogucz «C\u2019était véritablement l\u2019enfer: nous n\u2019avions presque rien à manger, il n\u2019y avait pas de médicaments pour les malades, nous avions des guénilles sur le dos, ce que nous avions dans les pieds, lorsque nous avions quelque chose dans les pieds, bien entendu, ne méritait même pas le nom de chaussures et nous devions pourtant travailler jusqu\u2019à l\u2019épuisement malgré la faim, le froid et parfois les coups», raconte-t-elle.Des camps, elle en a connu plusieurs.Elle a même été envoyée dans un camp situé près du lac Baikal, en pleine Sibérie.Elle n\u2019en a pas connu un où les déportés polonais étaient traités avec un du 23 août au 5 septembre 1999 Photo La Tribune, Gilles Dallaire Genowefa Leson tout petit peu d\u2019humanité.«Des animaux auraient été traités beaucoup mieux que nous.Lorsque des déportés mouraient, cela n\u2019avait pas d\u2019importance car le réservoir était inépuisable», explique-t-elle en révélant que ce n\u2019est qu\u2019à son arrivée au camp de réfugiés ouvert par l\u2019Iran sur les bords de la mer Caspienne que, pour la première fois en plus de deux ans, elle a senti qu\u2019on la considérait à nouveau comme un être humain.Après l\u2019Iran, cela a été l\u2019Afrique jusqu\u2019en 1949 et l'Italie jusqu\u2019en 1953 alors qu\u2019elle est venue s\u2019établir au Canada.«A Ajax, en banlieue de Toronto.Au Canada, j\u2019ai travaillé comme infirmière auxiliaire puis dans un studio d\u2019artiste.Je me suis installée à Canton de Potton il y a une trentaine d\u2019années», précise-t-elle.C\u2019est vers l'ouest, non pas vers l\u2019est comme Janina Bogucz, que Genowefa Leson a été envoyée après l'invasion allemande.«J\u2019avais 16 ans.J\u2019habitais près de Poznan.Mes parents avaient une ferme.Peu de temps après l'invasion, des Allemands sont venus chez nous et nous ont donné deux heures pour nous en aller.Nous avons commencé à ramasser de la nourriture et des vêtements mais, comme nous ne savions pas où aller, nous n\u2019étions pas encore partis à leur retour.Ils nous ont fait monter dans un camion et emmenés à Cracovie où nous sommes installés tant bien que mal.Il y avait souvent des rafles et on revoyait rarement les personnes arrêtées.J\u2019ai été chanceuse: je ne me suis jamais fait arrêter.Un jour, j\u2019ai rencontré un Polonais qui faisait du travail clérical pour les Allemands.Il m\u2019a conseil- lé de me porter volontaire pour aller sur une ferme.Il m\u2019a expliqué que, si je me faisais arrêter, je serais sûrement envoyée en Allemagne tandis que, si je me portais volontaire, je serais peut-être envoyée en Autriche», rappelle-t-elle.Genowefa Leson s\u2019est portée volontaire.Comme son compatriote l\u2019avait prévu, elle a été envoyée en Autriche.«J'ai été envoyée près de Linz.J\u2019étais avec une amie.On nous faisait aligner et les fermiers faisaient leur choix comme dans les marchés d\u2019esclaves d\u2019autrefois.Un fermier a choisi mon amie pour travailler chez lui puis il m\u2019a choisie pour aller travailler chez son voisin qui n\u2019avait pu venir.Ce voisin avait une grosse ferme: 35 vaches, environ 500 poulets et une centaine de porcs de même que plusieurs chevaux.C\u2019est sa fille qui m\u2019a reçue et m'a expliqué ce que j\u2019aurais à faire.C\u2019était une personne agréable.Elle et son père m\u2019ont bien traitée.Le travail était dur mais j'étais nourrie, logée et habillée convenablement.Il y avait une dizaine d'autres personnes qui travaillaient sur la ferme, des Polonais, des Tchécoslovaques et deux prisonniers de guerre français», ajoute-t-elle en révélant que, lorsque la guerre a pris fin, tout le monde parlait polonais.En 1943, l\u2019aviation alliée a commencé à bombarder l\u2019Autriche et elle n'a pas cessé ses bombardements du reste de la guerre.Comme Linz qui n\u2019avait pas une grande importance stratégique était à peu de distance d\u2019objectifs importants, Genowefa Leson voyait passer chaque jour les escadrilles qui allaient bombarder ces objectifs.«Il passait quelque chose comme 800 bombardiers.Ça commençait vers 9h30 et ça finissait au début de l\u2019après-midi.C\u2019était impressionnant à voir.Les bombardiers volaient en formation et, quand un était touché par un chasseur ou par la défense antiaérienne, il se détachait lentement de la formation et un autre prenait sa place.Nous nous cachions sous un gros arbre quand ils passaient par crainte d\u2019être mitraillés.Les jours où ils ne passaient pas, nous avions envie de pleurer parce que nous savions que chaque bombardement avançait la fin de la guerre», raconte-t-elle.Quand la guerre a pris fin, elle est restée sur la ferme parce qu\u2019elle ne se sentait pas capable de rester dans le camp où étaient rassemblés ceux qui, la veille encore, étaient prisonniers.Elle a ensuite travaillé dans un hôpital de Linz.En 1947, elle a été dépouillée de sa citoyenneté polonaise parce qu\u2019elle refusait de rentrer en Pologne.L\u2019année suivante, grâce aux démarches faites par sa soeur, elle s\u2019est installée à Montréal.Elle y a travaillé comme aide domestique pour l\u2019épouse d\u2019un médecin.En 1957, elle a épousé Josef Trojanows-ky.Elle demeure avec lui à Canton de Potton depuis le début des années 1970./>-7 -\tpianos -instruments à vent -\tclaviers -\tguitares -\torgues -\tbatteries -\tmodules de son -\tdisquettes S.M.F.-\taccessoires -\tlivres -\ttablatures -\tméthodes million $ \u2019instruments de musique en inventaire\tt'-JS iÊHRoland OBC3S5 iPREMiER TiSce Elliot ! Baldwin Canton de Potton (GD) g)>^£2\\VSEX YAMAHA JFFÏÎN {Gommant J N.4 PAtU?.-' Technics ¦ STUDIO DE MUSIQUE ANDRÉ, ÉCOLE DE MUSIQUE! UX PETITS OISEAUX1 INSTRUMENTS NEUFS ET USAGES \u2022 Plan mise de côté \u2022 Financement sur place \u2022 Livraison partout au Québec enseignement \u2022 vente \u2022 location \u2022 réparation 330, rue Principale, Granby, (450) 378-6963 Pour aller de la Pologne au Canada, Josef Trojanowsky a mis 11 ans et il a presque fait le tour de la Terre.Qu\u2019on en juge: quand, le 1er septembre 1939, l\u2019Allemagne a envahi la Pologne, il aspirait à devenir officier dans les forces armées polonaises et il étudiait à cette fin à l\u2019Académie militaire de Ra-vich; quelques semaines plus tard, il était fait prisonnier par l\u2019armée soviétique et il était envoyé au camp de Cheliabinsk; par la suite, il était envoyé au Kazakhtan; après l\u2019amnistie décrétée en faveur des déportés polonais par le gouvernement soviétique, il gagnait l\u2019Iran et, de là, l\u2019Egypte en passant par l\u2019Irak, la Syrie, la Jordanie et la Palestine; la Sicile, la France, la Belgique, les Pays-Bas et l\u2019Allemagne allaient ensuite le voir passer avant qu\u2019il ne s\u2019établisse au Canada en 1950.«Le lendemain de l\u2019invasion allemande, le commandant de l\u2019Académie militaire nous a ordonné d\u2019abandonner nos uniformes d\u2019élève-officier et de revêtir des uniformes de simple soldat puis de tenter de gagner la Hongrie.Un ordre donné à point nommé: nous avons été faits prisonniers par l\u2019armée soviétique; quelques mois plus tard, plus de 10 000 officiers polonais étaient assassinés dans la forêt de Katyn sur ordre du gouvernement soviétiques; si nous avions eu nos uniformes d\u2019élève-officier au moment de notre capture, nous aurions probablement été du nombre», explique-t-il.La déportation ne lui a pas trop pesé.Il était loin de sa Pologne natale mais il a pu reprendre rapidement son entraînement militaire car l\u2019Union soviétique qui se doutait sûrement que l\u2019Allemagne, son alliée du moment, lui ferait un coup fourré un jour ou l\u2019autre ne s\u2019est pas opposée à la création des Forces polonaises libres et l\u2019a même encouragée.Quand l\u2019Allemagne a envahi l\u2019Union soviétique, il a choisi d\u2019aller rejoindre les forces armées alliées plutôt que de servir dans une unité polonaise sous commandement soviétique.«Nous avons traversé l\u2019Iran, l\u2019Irak, la Syrie, la Jordanie et la Palestine tout en nous initiant au maniement des armes modernes et protégeant des puits de pétrole et des pipelines.Peu après notre arrivée en Egypte, nous avons été intégrés à la 8e Armée britannique.Nous avons pris part à l\u2019invasion de la Sicile et, après le débarquement de Normandie, nous avons été envoyés dans le nord de la France.Par la suite, nous avons participé à la libération de la Belgique et des Pays-Bas.La guerre terminée, j\u2019ai fait partie des troupes d\u2019occupation jusqu\u2019à ma démobilisation.J\u2019ai ensuite fait par-Josef Trojanowsky\tl\u2018e des f°rces de sécurité déployées à Berlin par l\u2019Organisation des Nations-Unies.Je suis resté en Allemagne jusqu\u2019en 1950», raconte-t-il.C\u2019est cette année-là qu\u2019il s\u2019est installé au Canada.A son arrivée à Québec, tout ce qu\u2019il avait, c\u2019était 10 $ dans ses poches et les vêtements qu\u2019il avait pu loger dans son havresac.Il s\u2019est rendu à la gare où il a appris que, s\u2019il n\u2019avait pas assez d\u2019argent pour se rendre à Toronto par train, aller à Montréal lui coûterait seulement 6,50 $.«Je suis arrivé à Montréal un samedi.Je suis allé dans un foyer pour immigrants rue Saint-Antoine.Le lendemain, j\u2019ai été pris en charge par un organisme polonais.Le surlendemain, j\u2019avais un emploi dans un atelier de la rue Prince-Arthur où on réparait des tracteurs», révèle-t-il.Il n\u2019a jamais manqué de travail par la suite.Il a été à l\u2019emploi de Canadian Vickers pendant 21 ans.Quand cette entreprise a fermé ses ateliers de Montréal, il a été embauché par Bcndix Corporation puis par Clairol.Lorsqu\u2019il a pris sa retraite à la fin des années 1980, il était à l\u2019emploi de cette entreprise depuis 16 ans.«Je ne pense pas avoir été un mauvais Canadien et un mauvais Québécois.Le Canada et le Québec ont été bons pour moi et je me suis toujours efforcé de travailler de façon à ce qu\u2019ils ne regrettent pas de m\u2019avoir accueilli», commente-t-il.+ LaTribune L\u2019an 2000, c\u2019est maintenant Joignez-vous à La Tribune pour accueillir le nouveau millénaire, saluer les réalisations de notre société en cette fin de siècle et rêver de ce que sera demain ISfBHFÏGE SEfpSS pfflMMi© (ÜSHB IHSfflS IMMSSfMOM\tmss ffaflamiiEfliEsfl R L\u2019ANNÉE 1999 LaTribune Y\" I Van 2000 Ce SV \u201d;UY en .\u201er»aten.De la Pc\tilogne, 12 pays avant cT\taboutir au Canada \u2022 LL _______ ______________________\t______________________la Tribune, Sherbrooke, samedi 4 septembre 1999\t| 3 Investissement de 4,7 M$ au Mont-Mégantic ?L'observatoire sera modernisé et recevra de nouvelles infrastructures Ronald MARTEL Notre-Dame-des-Bois Propriété de I Université de Montreal et eo-géré par cette institution et par l\u2019Université Laval, de Québec, I Observatoire astronomique du mont-Mégantic gagnera beaucoup en intérêt et en efficacité, durant les trois prochaines années que dureront les travaux de réparations majeures et d acquisition de nouvelles infrastructures, qui coûteront la somme impressionnante de 4,7 millions S! On entend ainsi améliorer la coupole et la doter d\u2019un système de ventilation, alors que le télescope aura droit, pour sa part, à une mise au point majeure.Des aménagements spéciaux permettront d\u2019ailleurs de le contrôler complètement par ordinateur.On ajoutera aussi de nouveaux instruments performants, à la fine pointe de la haute technologie.De plus, I Observatoire astronomique, qui règne en maître au sommet du mont-Mégantic, sera relié par fibre optique à l\u2019AS'I ROLab, qui lui est situé au pied de la montagne, ce qui fera augmenter l\u2019intérêt du grand public, puisque des images captées par l\u2019Observatoire seront rendues accessibles, faisant automatiquement augmenter le rôle de vulgarisation scientifique joué par l\u2019ASTROLab.Des 4,7 millions $ nécessaires, la Fondation canadienne pour l\u2019Innovation en fournira 40 p.cent, soit 1 880 000 S, alors que le ministère de l\u2019Éducation en fera autant.De plus, le Conseil régional de développement de l\u2019Estrie contribuera pour 300 000 $, Développement économique Canada également pour 300 000 $, le ministère des Régions du Québec pour 100 000 $, alors que l\u2019Université Laval, l\u2019Université de Montréal et les chercheurs eux-mêmes pour une somme de 240 000 $.Les travaux produiront, sur une période de trois ans, de très nombreuses retombées pour toute l\u2019Estrie, et permettront à l\u2019Observatoire de continuer à jouer un rôle très important.Cette amélioration des infrastructures de l\u2019Observatoire s\u2019inscrit dans le prolongement des dernières orientations du Comité de planification à long terme de l\u2019Astronomie au Canada, lesquelles sont contenues dans un rapport de cet organisme s\u2019intitulant «Le futur du Canada en Astronomie et en Astrophysique jusqu\u2019en 2015«, qui sera disponible dans quelques semaines.Ce rapport démontre que la recherche en astronomie s\u2019avère très importante pour l\u2019ensemble de l\u2019économie canadienne.b I iiiiiiii iitfiiiaii 'ii .in'iiHHHiii m i ~:r :-r r .L'avenir de l'observatoir du Mont-Mégantic est compromis par la pollution lumineuse.Photo La Tribune, orchives La pollution lumineuse menace l'Observatoire Notre-Dame-des-Bois (RM) On vient tout juste d\u2019annoncer un investissement majeur de 4,7 millions $ pour améliorer les infrastructures de l\u2019Observatoire du Mont-Mégantic et le relier par fibre optique à l\u2019ASTROLab, au pied do la montagne, qu\u2019on craint déjà pour sa survie à cause de la pollution nocturne du ciel causée par l\u2019éclairage artificiel des villes et villages des alentours.Le ciel étant nettement plus lumineux qu\u2019il ne devrait l\u2019être, les performances du télescope de l\u2019Observatoire s\u2019en trouve grandement dégradées.«La luminosité du ciel, la nuit, a at- teint un seuil critique, à ce stade-ci, et si elle devait encore augmenter, la rentabilité scientifique du télescope serait compromise», d\u2019affirmer Yvan Dutil, dans une communication provenant de l\u2019Université Laval, qui gère l\u2019Observatoire astronomique du Mont-Mégantic avec l\u2019Université de Montréal.«Heureusement, on peut encore corriger la situation en éclairant mieux, de continuer M.Dutil.Par exemple, il est essentiel de contrôler la lumière émise avec des abat-jour afin de minimiser les pertes.Les vieux modèles de luminaires, conçus souvent avant la deuxième guerre mondiale, envoient jusqu\u2019à 30 p.cent de leur lumière en direction du ciel, alors qu\u2019on veut éclairer le sol.En prime, en choisissant des luminaires plus modernes, on évite des problèmes d\u2019éblouissements qui représentent une menace pour la sécurité routière.» Surprenant qu\u2019un lieu aussi isolé que le mont Mégantic souffre de pollution lumineuse, direz-vous! Il faut dire que les Québécois sont les champions de l\u2019éclairage.Une analyse des images satellites DMSP de la US Air Force montre qu\u2019en janvier 1997, la ville de Québec br Hait autant que Paris, qui est pourtant la ville lumière! Les Québécois émettraient en moyenne de deux à trois fois plus de lumière par habitant que les Américains ou que les Européens, si on tient compte de la réflexion À l'ASTROLab du Mont-Mépantic Un hommage à Albert Einstein le fascinant Albert Einstein Notre-Dame-des-Bois (RM) Vous plairait-il de rencontrer Albert Einstein lui-même, et d\u2019avoir le loisir de le questionner autant sur ses théories scientifiques que sur les grands sujets qui ont marqué notre siècle: la question juive, le nazisme, la bombe atomique?C\u2019est à ce fabuleux programme que vous convie l\u2019AS-TROLab du Mont-Mégantic, cette fin de semaine.Du 4 au 6 septembre, vous pourrez effectivement rencontrer cet être exceptionnel que fut Albert Einstein (1879-1955), dans le cadre de l\u2019hommage annuel que réserve l\u2019ASTROLab à un grand scientifique, hommage qui prend l\u2019allure d\u2019un atelier très spécial, basé sur le divertissement et la vulgarisation.Vous parcourcrez ainsi les réalisations les plus importantes en physique théorique du maître de la Relativité.Il a aussi beaucoup contribué à la naissance et au développement de la mécanique quantique, la science de l\u2019infiniment petit qui marqua une brisure avec la physique classique du XIXe siècle.Einstein avait une attitude esthétique face à la vie, autant de contemplation que de création, ce qui a rendu possibles des résultats qui étaient pourtant théoriques.Sa large implication socio-politique dans les événements marquants du XXe siècle a fait de lui un digne représentant des espoirs et déceptions de l\u2019homme moderne.Cette activité complétera la saison régulière de l\u2019AS-TROLab du Mont-Mégantic.Dès le 11 septembre et ce jusqu\u2019au 10 octobre, le complexe astronomique ne sera ouvert aux visiteurs que les fins de semaine, de 11 h à 17 h, et en soirée les samedis, sur réservation seulement, de 20 h à 23 h.À propos de la dernière éclipse totale du millénaire Par ailleurs, l\u2019ASTROLab présentera également une conférence toute spéciale sur l\u2019éclipse solaire du 11 août dernier.Cette activité permettra aux intéressés de revivre en image et en musique ce majestueux spectacle, le 11 septembre prochain, à 14 h et 15 h 30.La conférence fournira des explications détaillées sur le phénomène astronomique de l\u2019éclipse, de même que des images saisissantes prises de France et du sommet du mont Mégantic.Ce sont Sébastien Gauthier, astrophotographe et envoyé spécial de l\u2019ASTROLab en France pour l\u2019éclipse, et François Chagnon.astronome et coordonnateur scientifique à l\u2019ASTROLab, qui animeront cette conférence avec tout le talent de vulgarisateurs qu\u2019on leur connaît.Pour informations et réservations:(819) 888-2941.[Lobo \u2022JjTt VEiïEZ CUEILLIR VOS POMMES eufamilAe Pommalbonne Venez voiri mini-ferme, pour les enfants Mais sucre, patisserie maison tarte aux pommes, jus frais, confiture maison et miel.Les samedis et dimanches, charrette k tirée par des chevaux.gfïi ° KMËa ° 6291, ROUTE 147 COMPTON 835-9159 de la lumière sur la neige.Les coûts associés à des systèmes d\u2019éclairage inadéquats seraient évalués à 45 millions S par an pour l\u2019ensemble du Québec.Il n\u2019y a pas que l\u2019astronomie qui peut se plaindre de la pollution lumineuse nocturne.En effet, elle représente une menace supplémentaire pour les écosystèmes, en modifiant par exemple le comportement des oiseaux et des insectes.On n\u2019a qu\u2019à penser comment l\u2019éclairage extérieur constitue un bon moyen d\u2019attirer les moustiques! La moitié de la pollution lumineuse provient de sources situées dans un rayon de 25 km de l\u2019Observatoire, dans le cas du Mont Mégantic.Malgré leur petite taille, les municipalités situées à proximité contribuent d\u2019une manière importante à la pollution lumineuse.Pour ce qui est de Sherbrooke, sa contribution en brillance compte environ pour le tiers du total.Peu de lumière provient du Sud où se trouve la frontière américaine.Les États-Unis ont pris conscience plus tôt du problème.Six états, dont le Maine, et de nombreux comtés et municipalités, ont pris des mesures législatives pour minimiser la pollution lumineuse.Les représentants des MRC du Granit et du Haut Saint-François travaillent actuellement à élaborer un plan d\u2019action, en collaboration avec l\u2019Observatoire et l\u2019ASTROLab du Mont-Mégantic, ainsi que la Fédération des Astronomes amateurs du Québec.Au Canada, d\u2019autres observatoires, comme le David Dunlap et le Dominion Astrophysical Observatory bénéficient d\u2019une protection légale minimisant la pollution lumineuse.On songe à faire bénéficier également l\u2019Observatoire astronomique du Mont-Mégantic d une telle législation.«La principale qualité de la pollution lumineuse, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019a pas de persistance dans l\u2019environnement.Après qu\u2019on ferme l\u2019interrupteur, elle s\u2019en va à la vitesse de la lumière!», de conclure ironiquement Yvan Dutil.NOMINATION CoopTel coop 0e télécommunication 5523, Chemin de l'Aéroport, C P 160 Valcourt (Québec) JOE 2L0 Tél (450) 532 3141 Téléc (450) 532 3147 Monsieur André Desmarais, président de CoopTel, est heureux d\u2019annoncer que monsieur Michel Laurent s\u2019est joint à l\u2019entreprise à titre d 9 directeur général.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, monsieur Laurent sera responsable de l\u2019orientation stratégique des opérations dont le service local, les services interurbains, l\u2019accès à l\u2019Internet et les Solutions CoopTel.De plus, il coordonnera le développement et la promotion de nouveaux produits et services, évoluant au rythme des besoins de la clientèle tout en contribuant à l\u2019essor économique et social de la région.M.Laurent possède plus de 11 ans d\u2019expérience en télécommunication; il a occupé différents postes de haute direction dont celui de vice-président exploitation chez Vidéotron Ltée et vice-président régional chez Médis inc.Fondée en 1944, CoopTel est la seule coopérative de télécommunication au Canada.CoopTel offre des services de téléphonie, de transmission de données et d\u2019accès à Internet.Desservant plus de 6 000 clients, son réseau regroupe principalement les municipalités de Valcourt, Roxton Falls, Bonsecours, Lawrenceville, Orford et Racine.Son siège social est situé à Valcourt.04068 Symposium des Arts de la Rue DANVILLE 1ère édition 3 au 6 septembre 1999 Sous la présidence d'honneur de M.Jean-Paul Lapointe V\"T____________________ Amateurs d'art et d'endroits pittoresques, venez voir des peintres de tous les coins du Québec à l'oeuvre dans les rues de notre beau villoge.n Pour plus d'informations; Téléphone : (819) 879-6643 \u2014 Site internet : www.interlinx.qc.co/~klaxon 04065 La Tribune, Sherbrooke, samedi 4 septembre 1999 E 4 + Opinions Emploi-Québec baisse les bras: l'Éducation doit agir La ministre d\u2019État au Travail et à l\u2019Emploi, Mme Diane Lemieux, accepte finalement de faire \u2014 sous la pression, devenue intenable, de l'opinion publique \u2014 ce que tout gouvernement démocratique se doit de faire: honorer ses engagements envers ses citoyens.Oh pardon! ses clients comme préfère les appeler Emploi-Québec.Les Centres locaux d'emploi (CLE), à travers la province, devraient bientôt Monique Richard disposer de 40 millions de dollars, pour donner suite aux engagements pris envers les 4800 sans-emploi que le gouvernement avait lâchement abandonnés pour atteindre ses objectifs budgétaires.Après tout, n\u2019est-ce pas exactement ce que demandait la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT)?Pas du tout! Dans une lettre adressée à la ministre, le J1) août, le comité exécutif de la CPMT demandait l'autorisation de redéployer certaines ressources afin de libérer un montant de 20 millions.11 recommandait.en outre, «que soient réinvestis en mesures actives 20 millions des économies réalisées à la Sécu- rité du revenu.» Et le comité exécutif de préciser: «Ce montant représente seulement 10 % des économies réalisées depuis un an au régime, grâce à la baisse du nombre de ménages aptes au travail.» La Commission des partenaires demandait finalement de ne récupérer qu\u2019une faible proportion des sommes retournées au Conseil du trésor.Or, la ministre n\u2019injecte aucun argent neuf: le montant de 40 millions $ qu\u2019elle annonce est pris entièrement à même le budget actuel.Outre les 4800 personnes dont la ministre vient tout juste de régler le sort, des centaines de personnes sans-emploi sont en attente d\u2019une aide gouvernementale depuis le mois d\u2019avril dernier.Ces personnes n\u2019obtiendront pas le soutien financier nécessaire à leur retour aux études.Quant aux autres qui se présenteront dans les centres locaux d\u2019emploi (CLE) cet automne, il n\u2019est pas difficile d\u2019imaginer la réponse qu'ils obtiendront des fonctionnaires.Une invitation aux «clients» à végéter plutôt qu\u2019à s\u2019inscrire dans une démarche dynamique de réinsertion professionnelle.Croyance répandue Le choix des programmes de formation comme principale cible des compressions est révélateur d\u2019une croyance de plus en plus répandue au sein de la structure d\u2019Emploi-Québec.Cette croyance veut que les mesures actives liées à la formation soient moins efficaces que les autres mesures favorisant l\u2019intégration à l\u2019emploi.Bien sûr, la qualification professionnelle n\u2019offre pas une garantie absolue de réinsertion sur le marché du travail et Emploi-Québec doit continuer de soutenir d\u2019autres types de mesures actives.Par contre, l\u2019amélioration de la formation est une condition essentielle pour le retour sur le marché du travail de milliers de personnes sous-qualifiées.C\u2019est d\u2019ailleurs parce qu\u2019ils ont compris cela que les sans-emploi se dirigent en masse vers les centres de formation et les cégeps.Au lieu de se désoler en public du trop grand nombre de sans-emploi qui souhaitent retourner aux études, la mi- nistre devrait plutôt s\u2019en réjouir et leur fournir l\u2019aide essentielle dont ils ont besoin plutôt que faire obstacle à leur détermination.La situation actuelle illustre l\u2019incapacité du gouvernement de remplir ses propres obligations envers ceux pour qui le retour aux études résulte d\u2019une démarche volontaiie.Et dire, qu\u2019il y a quelques mois à peine, le gouvernement tentait, par tous les moyens, d'imposer des parcours obligatoires à certains prestataires.Et ce n\u2019est pas tout! La ministre annonce un recentrage de la mission d\u2019Emploi-Québec vers les programme courts de formation.Tant pis pour les plus démunis qui ont souvent besoin d\u2019une formation de base avant de pouvoir se qualifier professionnellement! Emploi-Québec va donc se concentrer sur les «clients» les plus faciles à réintégrer sur le marché du travail, ceux qui comptent déjà parmi les mieux formés.Ce sera meilleur pour les statistiques et ça coûtera moins cher, du moins en apparence.La ministre a expliqué publiquement qu\u2019Emploi-Québec ne pouvait répondre à tous les besoins de formation de la main-d\u2019ouvre.Après tout, le ministre de l\u2019Éducation ne devrait-il pas faire son travail en matière de formation de base?Et puis, le régime de prêts et bourses n\u2019est-il pas toujours là pour répondre aux besoins?Diane Lemieux a cependant omis de rappeler que, depuis l'énoncé de politique de 1984 en éducation des adultes, le ministère de l\u2019Éducation est cantonné dans un rôle passif de fournisseur de services; les budgets et les ressources humaines ayant graduellement été transférés aux différents ministères de la main-d\u2019ouvre.Depuis ce temps, le MEQ n\u2019a même plus les moyens de remplir son mandat pourtant fondamental en formation de base des adultes.Cela explique, sans soute, le silence inquiétant dans lequel se terre le ministre François Legault.11 n\u2019a tout simplement pas l'argent nécessaire pour répondre à l\u2019invitation spontanée de sa collègue ministre du Travail et de l'Emploi.Pendant ce temps, les «clients» référés par la ministre au MEQ n\u2019auront-ils d\u2019autres choix que de se faire couper leur prestation d\u2019assurance-emploi et de sécurité du revenu en retournant à plein temps aux études, ou encore de s\u2019endetter pendant de longues années avec le régime de prêts et bourses?A moins qu\u2019ils ne décident de s\u2019enliser dans la dépendance de l\u2019aide publique en désespoir de cause.Jamais la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ) ne cautionnera une telle politique qui n\u2019a rien à voir avec le revirement annoncé dans les politiques de main-d\u2019ouvre suite au rapatriement des fonds fédéraux.Un homme d\u2019action?Au moment où la ministre Lemieux baisse les bras devant l\u2019ampleur de la tâche et au moment où le gouvernement s\u2019apprête à redéfinir sa politique en formation continue, le ministre de l\u2019Éducation a l\u2019occasion de démontrer qu\u2019il est bien l\u2019homme d\u2019action qu\u2019il prétend être.Il doit affirmer, sans équivoque, le leadership de son ministère en éducation des adultes et exiger les moyens nécessaires à l\u2019exercice de cette mission fondamentale de tout État moderne.Si Emploi-Québec doit continuer de répondre aux besoin pour lesquels il a été créé, il est indéniable que le ministère de l\u2019Éducation doit prendre ses responsabilités en éducation des adultes et s'impliquer davantage.En attendant, les «clients-citoyens», déçus et (loués par le système, se cherchent un ministre qui voudra bien leur venir en aide pour les appuyer dans leur démarche de formation.Monique Richard présidente de la CEQ La francophonie et l'esclavage Par Fabien Leboeuf.directeur générai Développement et Paix Voici un sujet qui ne sera pas à l'ordre du jour du Sommet de la francophonie qui se tient présentement à Moncton: l\u2019esclavage.Oui, l\u2019esclavage! Cette pratique est loin d\u2019avoir disparu.Développement et Paix vient de publier un rapport (voir notre site www.devp.org) à ce sujet avec Anti-Slavery International.La traite des enfants semble avoir fortement augmenté ces dernières années en Afrique de l\u2019Ouest.La majorité des enfants viennent du Bénin et du Togo.Ils sont emmenés au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en Côte d\u2019ivoire, au Gabon et au Nigeria.Au Bénin, traditionnellement, on plaçait des enfants chez des parents en échange d'une somme d\u2019argent.L\u2019enfant aidait la famille hôte aux travaux agricoles jusqu\u2019à ce que la somme soit remboursée.C\u2019était déjà une pratique assez proche de l'esclavage, mais elle était encadrée.Cette pratique a maintenant engendré la traite des enfants d\u2019un pays à l\u2019autre par des profiteurs qui exploitent la pauvreté de leurs parents.Les enfants ne revoient plus leur famille, ils sont souvent maltraités et travaillent du petit matin jusque tard dans la nuit.Ils ne reçoivent aucun salaire puisqu\u2019ils ont une «dette» envers le trafiquant - qui a payé les frais de transport, la nourriture et les vêtements - ou la personne à qui ils finissent par être vendus.Et ils n\u2019ont évidemment aucun recours possible.En 1987, les autorités du Bénin ont découvert 400 enfants à bord d'un navire qui devait partir pour d\u2019autres pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Le gouvernement s\u2019est contenté d\u2019interdire au navire en question de revenir faire escale dans le port.En Haïti, 200 000 enfants - la plupart sont des filles - sont «placés» comme domestiques.On les appelle en créole les restavek (restent avec).Elles ne touchent aucun salaire, ne vont pas à l\u2019école et beaucoup d\u2019entre elles subissent toutes sortes de violences.Ceci même si le code du travail stipule qu\u2019aucun enfant de moins de 12 ans ne peut être confié à une famille comme domestique.Autre forme d\u2019esclavage: l\u2019esclavage ancestral.En Mauritanie, le gouvernement a adopté plusieurs lois abolissant officiellement l\u2019esclavage et on ne voit plus de «marché aux esclaves», mais on estime que 400 000 Africains noirs servent toujour mime esclaves - officiellement ou\tleurs maî- tres berbères et maures.Voici ce que les gouvernements pourraient faire: -\tles pays touchés par la traite des enfants doivent s\u2019empresser d\u2019instaurer des mécanismes pour empêcher le trafic des enfants d\u2019un pays à l\u2019autre et informer le public des dangers de la traite; -\tle gouvernement haïtien devrait, entre autres, s\u2019assurer que son code de travail soit respecté et que les enfants puissent aller à l\u2019école; -\tle Canada, quant à lui, pourrait appuyer financièrement la recherche et des programmes visant à contrer ce phénomène.fjB \u2019 ¦¦¦; ¦ , ,\tA.:,- < \u2022 La photo de la semaine Qui a dit qu'il était impossible de présenter une vue artisti que d'un édifice?Le photographe Martin Blache prouve le contraire avec ce cliché de la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.Martin BUCHE Image informatique Nos médias font état depuis l\u2019an passé du retard des PME d\u2019ici sur Internet.De nombreux appels à la mobilisation passent dans le vide.Sherbrooke désire un CDTI?Personne n\u2019y investit un sou.Quand un sondage de Bell décrie notre retard, notre commissaire industriel répond que si les entreprises d\u2019ici n\u2019investissent pas dans l\u2019inforoute, c\u2019est que les occasions d\u2019affaires y manquent.En règle générale, un consultant se fait payer pour ses services.Qu\u2019une PME de Montréal, de Québec ou d\u2019ailleurs veuille un site Web, on lui refile une facture.Une bonne facture.Ainsi les consultants peuvent payer leur loyer, leurs employés et même se tenir à la page en suivant des formations poussées.Depuis nos débuts à Sherbrooke, plusieurs nous ont offert en échange de nos services: a) du placement médias; b) des billets de ski, de cinéma, etc.c) du gibier (c\u2019est pourtant vrai); d) des abonnements sportifs.Nous venons d\u2019ailleurs de perdre un client intéressant, qui a réussi à trouver des jeunes pour leur faire un site en échange de.vêtements.C\u2019est peu dire.Développer des technologies de pointe représente une des activités les plus coûteuses: formation, équipement informatique, connexions rapides.Si les entreprises et organisations d\u2019ici persistent à trouver des étudiants, des personnes sans emploi pour créer du contenu sur Internet, la démarche sera un échec, parce que ces personnes n\u2019auront pas les moyens d\u2019être à la page.De plus en plus, les gens d\u2019ailleurs se font de nous l\u2019image que nous projetons sur le Web.C\u2019est pourquoi nous trouvons désolant que cette image n\u2019en soit pas une de professionnalisme, de dynamisme, mais une d\u2019économie de moyens et d\u2019ambitions modestes.Un grand merci par ailleurs aux quelques clients qui nous encouragent depuis nos débuts et qui paient pour nos services.Nous pouvons affirmer sans timidité qu\u2019ils en ont et en auront encore davantage pour leur argent.Yan Robert Président La Toile Sherbrookoise Notre système de santé survivra-t-il?Le Canada s\u2019apprête à entrer dans le nouveau millénaire avec un système de santé affecté d'un manque d\u2019appareils de haute technologie et une sous-capitalisation débilitante.L'Association canadienne des radiologistes (CAR) dénonce cette situation et exhorte le gouvernement fédéral à s'attaquer immédiatement à ce problème.Selon des études portant sur nos politiques publiques, la quantité et la qualité de nos soins de santé sont en régression.Parmi les principales causes, citons la rareté des équipements de diagnostic de haute technologie et l\u2019insuffisance de nos ressources humaines spécialisées.Les impacts sur les Canadiens et les Canadiennes sont nombreux, à commencer par les délais avant de pouvoir consulter des médecins spécialistes, délais qui compromettent la santé des patients.De plus, la rareté des équipements et l\u2019insuffisance de nos médecins spécialistes ont des effets négatifs sur fa qualité des diagnostics et sur celle des traitements.I.,c Canada: dernier de classe Les statistiques sont révélatrices.Des études faites par l\u2019Association canadienne des radiologistes et le Fraser Institute nous apprennent que le Canada arrive au cinquième rang des pays qui consacrent le plus d\u2019argent à leur système de santé Pourtant, il figu- re parmi les pays qui disposent du moins grand nombre d\u2019appareils de diagnostic de haute technologie, ce qui a pour effet d'en rendre l\u2019accessibilité problématique.Dans les faits, le Canada fait figure de pays du tiers monde en ce quï a trait à la quantité de ses équipements tels les appareils d'imagerie par résonance magnétique (MRI), de tomodensitométrie axiale par ordinateur, d\u2019ostéodensitométrie et de Position Emission Tomography.À ce chapitre, le Canada se classe derrière la Corée, l\u2019Islande, le Portugal et la République Tchèque.Pour certains types d'appareils, la situation est encore plus critique.Le Fraser Institute a démontré que l'accès aux appareils d\u2019imagerie par résonance magnétique se détériore à comparer à d\u2019autres pays de l\u2019OCDE tels l\u2019Australie, la France, les Pays-Bas et les États-Unis.Une autre étude, publiée dans le British Medical Journal, a également révélé que le Canada possède le moins grand nombre d'appareils de densitométrie osseuse de tous les pays industrialisés.Ces appareils permettent de dépister l\u2019ostéoporose, une maladie qui affecte surtout les femmes et qui est en croissance en raison du vieillissement de notre population.le Fraser Institute nous apprend également que nos hôpitaux universitaires sont équipés d'appareils désuets (en usage depuis 8 à 12 ans) et lents, dont la fiabilité est pour le moins aléa- toire.Il n'est donc pas surprenant d\u2019apprendre que la qualité cfes diagnostics n\u2019est pas optimale, ce qui n\u2019aide en rien à raccourcir les listes d\u2019attente.Ne pas rajeunir nos équipements ne peut que nous conduire à une catastrophe.En se basant sur les précisions actuelles de remplacemènt, nous pouvons affirmer que les hôpitaux universitaires devront se satisfaire des équipements qu\u2019ils possèdent pendant encore 100 ans.À court de spécialistes I.c Canada accuse non seulement un déficit technologique, il fait face à une pénurie de radiologistes.Selon les normes du gouvernement fédéral, il doit y avoir un radiologiste pour desservir une population de 13 000 habitants.À l\u2019heure actuelle, nous sommes en deçà de cette norme.C\u2019est ce que révèle une étude commandée par la CAR.De plus, nous nous éloignons encore plus de la norme du gouvernement fédéral.11 n\u2019y a tout simplement pas'assez de radiologistes en formation dans les universités.Si nous voulons garantir aux Canadiens et aux Canadiennes de répondre adéquatement à la demande de services radiologiques dans les années à venir, il nous faut immédiatement augmenter le nombre de candidats en formation de 72 à 1(H) par année.Et ce ne sera peut-être pas assez.En effet, plus une population vieillit.plus la demande pour des examens radiologiques augmente.Or, le nombre de Canadiens âgés de 65 ans devrait connaître une croissance de 63 pour cent au cours des prochaines années.Le temps d\u2019agir La situation a atteint un point critique.Des Canadiens et des Canadiennes doivent se rendre aux États-Unis pour se faire traiter.Les coupures dans notre système de santé ont malheureusement eu des effets négatifs sur la qualité des soins et sur l\u2019espérance de vie des citoyens.Maintenant que les finances du pays sont plus saines, nous devons nous attaquer aux problèmes de notre système de santé.Un sondage pancanadien confirme que la population souhaite que le gouvernement investisse une part importante du surplus budgétaire dans la santé.C\u2019est une priorité indiscutable.Injecter des fonds dans la santé, plus particulièrement dans les ressources humaines et dans les équipements, doit être considéré comme un investissement qui rapportera à long terme.Plusieurs études le démontrent clairement.L'une d'elles, faite par le Fraser Institute, a conclu que la naisse de la mortalité duc aux maladies coronariennes est le résultat de traitements spécialisés et du recours à des équipements de haute technologie.En fait, en Occident, le déclin des maladies coronariennes au cours des 40 dernières années est en partie attribuable à des percées technologiques.Il est urgent d\u2019agir.Le gouvernement fédéral doit absolument faire en sorte que le Canada entame le troisième millénaire avec un système de santé.en parfaite santé.L\u2019Association canadienne des radiologistes exhorte tous les leaders politiques à revoir le système de paiements de transferts, à créer de nouveaux postes de résidents en radiologie et à accroître le financement des hôpitaux.L\u2019Association convie toutes ses sections provinciales et les titulaires de chaires universitaires en radiologie à participer à un Forum national qui se tiendra au mois de février de l'an 2000.L\u2019Association insiste pour que le gouvernement fédéral y délègue des représentants qui participeront à l'identification de solutions aux problèmes qui affectent notre système de santé.Ce Forum, j\u2019en suis certain, sera la première étape d\u2019un processus qui nous permettra de résoudre la crise dans notre système de santé.1.W.Radomsky MI), FRCPC, FACR Président Association canadienne des radiologistes La Tribune, Sherbrooke, somedi 4 septembre 1999 E S BILAN D QU \u2019UN SIECLE I S\u2019ACHÈVE De la société de consommation au chômage de masse Henry Ford disait, au début du XXe siècle, qu\u2019il ne voulait pas produire des automobiles uniquement pour les riches.Et au lieu de lancer sur le marché quelques milliers de véhicules à un prix très élevé, il a tout fait pour vendre des centaines de milliers (plus tard des millions) de véhicules en Amérique, la devise étant: une auto pur chaque famille américaine.Ford - un visionnaire - a entrevu la société de production de masse qui se développerait au cours du XXe siècle.Taylor, un ingénieur américain au cours des années 10, énonce quelques idées fondamentales à ce sujet et fera un apport considérable à la création de cette société de production.L\u2019industrie se développera en fonction de la chaîne de montage et du travail à la chaîne, celui-ci étant basé sur des actes répétitifs.L\u2019administration se séparera de l\u2019usine et le travail manuel du travail intellectuel.Au début des années 20, la production de masse est une réalité, le travail humain change, l\u2019usine concentrée se développe et pose les ciments de la société moderne.Elle est urbaine et axée sur l\u2019industrie et les services.Toute société de production a besoin d\u2019une société de consommation et celle-ci dépend du politique, c\u2019est pourquoi le président Franklin D.Roosevelt, au cours des années 30, a proposé aux Américains un \u201cNew Deal\u201d, un contrat social dont le but principal était de créer une demande solvable.L\u2019idée était simple: le gouvernement doit être la pièce maîtresse de cette société de consommation puisque ce sont les consommateurs qui font tourner la machine économique.Bref, au lendemain de la Grande Dépression de 1029, il était question de remettre l\u2019Amérique au travail et de donner de l\u2019argent même a ceux qui étaient exclus de ce marché.Etat-providence Ces idées sous-tendent la création du \u201cWelfare State\u201d aux États-Unis et de l\u2019état Providence au Canada.L\u2019État intervient énergiquement sur l\u2019économie et les finances, stimulant la demande solvable.De grands travaux publics sont entrepris, les conventions collectives de travail prennent de l\u2019ampleur, des systèmes de santé et de services sociaux sont mis sur pied et l\u2019éducation se développe à tous les niveaux.Au Canada, cette tendance explique la création des grands programmes de travaux publies et sociaux.Tout semblait possible en matière de développement économique: construction d\u2019autoroutes, d\u2019édifices gouvernementaux, d\u2019aéroports, de réacteurs atomiques et d\u2019aérospatial mais aussi, la mise sur pied de l\u2019assurance chômage, de l\u2019assistance sociale, de l\u2019assurance maladie et toute une panoplie de politiques sociales qui contribuèrent au développement social.Le Canada devient l'un des sept pays les plus industrialisés au monde; du point de vue social, il se classe comme étant le pays numéro un en termes du développement humain.La société de consommation de masse développée à partir des années 40 voit descendre le taux de chômage, en moyenne, à 4 % de la main-d\u2019oeuvre disponible tandis que le progrès industriel vient surtout du côté de la recherche et du développement.Mais, après avoir atteint son plus haut niveau au cours des années 60, les \u201cTrente glorieuses années du capitalisme\u201d prennent fin vers la moitié des années 70.Depuis les années 80, le \u201cmodèle\u201d anglo-saxon, inspiré du courant néo-libéral, encensé par l\u2019Organisation de coopération et de développement éco- / Julio RODRIGUEZ Photo AP Au fil des dernières années, le tissu social ne cesse de se détériorer, conséquence du fossé toujours plus grand entre riches et pauvres.Cette constatation engendre des flambées de violence provoquées par des individus qui ne peuvent plus supporter l'inertie de leurs dirigeants.nomiques (OCDE), la Banque Mondia- te durée, déprotégé.L\u2019emploi est plus le et le Fonds Monétaire international rare que jamais.Une tendance très (FMI), s\u2019impose.De ce fait, au cours dure s\u2019installe: le prochain millénaire des années 90, le tissu social se désagrè- s\u2019ouvre sur un fond de chômage de ge partout au monde.Le travail se masse, transforme.Il devient flexible, de cour- Photo AP Partout sur le globe, la répartition de la richesse n'est pas encore atteinte.Des travailleurs du café du Brésil et d'ailleurs dans le monde continuent d'être victimes d'exploitation au profit de grandes sociétés qui accumulent des fortunes.'**\u2022'.' «s \\ \\ 7?* ¦o ««S., ' Les jeunes ont un défi de taille: l'exclusion Lf État néo-libéral, émergeant des cendres de l\u2019État-providence, est accompagné d\u2019une cohorte d'inégalités sociales, d\u2019extension du chômage, d'élargissement de l\u2019assistance sociale, de profonds bouleversements en matière de travail, d'éducation, de bien-être social et de culture.Il élargit ainsi ce phénomène de l\u2019exclusion des jeunes du marché du travail.D\u2019ailleurs, ces jeunes devront relever un défi de taille: la solution aux problèmes créés par les dettes gigantesques dont ils héritent mais qu\u2019ils n\u2019ont pas contractées.Celles-ci furent créées en fonction d'un type de développement qui ne leur convient plus.Ecarts Ces jeunes subissent ainsi les écarts existant entre riches et pauvres au Nord et au Sud de la planète.Le clivage entre les pays du Nord et du Sud fait qu\u2019en Afrique, en Amérique latine, en Asie, mais aussi en Europe, des millions de jeunes connaissent une réalité de famine, d'exil et de désespoir, comme l\u2019illustre le cas de la Somalie, du Rwanda, de l'Afghanistan, d\u2019Haïti, de l\u2019ancienne Yougoslavie et de bien d'autres pays.Ce désordre économique repose sur le système capitaliste qui, lui aussi, est devenu un fait mondial.Au seuil du XXIe siècle, le monde est une unité, un système global où les différentes composantes économiques se trouvent en constante corrélation.Les ouvriers du cuivre au Chili et du café au Brésil, les pêcheurs espagnols et portugais, les techniciens en électronique en Amérique du Nord, les travailleurs de la ban- 3 , Photo AP De plus en plus de jeunes couples subissent le clivage entre riches et pauvres.Cette disparité entre les classes, attribuable au néo-libéralisme, se remarque autant partout.Autant en Amérique du Nord, qu'en Afrique, en Asie et en Amérique latine.que au Japon, les salariés des \u201cmaquiladoras\u201d (ces grandes usines d\u2019assemblage opérant sur la base îles bas salaires au Mexique, au Salvador et ailleurs en Amérique centrale), savent aujourd'hui que la globalisation de l'économie et des finances touchent de plein fouet le secteur du travail.Des millions de personnes, confrontées avec ccs réalités, se révoltent.De vio- lents remous sociaux viennent d\u2019agiter l'Indonésie, la Russie et les pays de l'Asie centrale.Entre-temps, les économies industrialisées veulent élargir leurs marchés.Mais les hauts niveaux de productivité qu\u2019elles ont atteint leur font trouver d'énormes difficultés à écouler une production de plus en plus sophistiquée.La richesse répartie sous une autre forme On ne peut plus parler de crise de production et tenir celle-ci responsable du chômage de masse.La preuve: en France, entre 1975 et 1995, le PIB a augmenté de plus de 70 %, tandis que le nombre des chômeurs a été multiplié par cinq; le nombre des exclus par dix.Ce qui est nouveau, c\u2019est la forme de répartition de la richesse sociale et du pouvoir économique et financier.Le progrès technologique, étant mis au profit de ceux qui dirigent l\u2019économie, détruit plus d\u2019emplois qu\u2019il n\u2019en crée, tandis que l\u2019économie capitaliste de marché est incapable de régler l\u2019abondance.L\u2019informatisation accélérée des moyens de communication encourage l\u2019enrichissement exagéré de petites minorités et entraîne la précarité des conditions de vie de la majorité des citoyens.La tendance est lourde: le capital impose la flexibilité des travailleurs, la délocalisation des entreprises et leur concentration gigantesque sous la forme de monopoles ou d\u2019oligopoles.Ceux-ci déterminent à leur tour leurs propres conditions de travail et d\u2019emploi.Données maquillées L\u2019État manipule les données et essaie de masquer le nombre réel de chômeurs.Au Canada, on ne tient pas compte de tous ceux qui - n\u2019étant pas chômeurs ou assistés sociaux - se trouvent exclus du marché de travail.Au Royaume-Uni, l\u2019adoption d\u2019un nouveau système de comptabilisation des demandeurs d\u2019emploi a fait \u201cdécouvrir\u201d plus de 500 000 chômeurs non comptabilisés et le taux de chômage du 5 % de la population active est ainsi passé au 7 %.Seuls étaient pris en considération les bénéficiaires d\u2019allocations et non la totalité des chômeurs dont le mode de dénombrement fut modifié 32 fois par les gouvernements conservateurs entre 1979 et 1997.Les statistiques ne tiennent pas compte des jeunes de moins de 17 ans, des personnes de plus de 55 ans et des chômeurs en arrêt de travail de longue durée (Le Monde Diplomatique).Les chiffres officiels ne font généralement pas état du travail à temps partiel que les travailleurs sont obligés d\u2019accepter.Aux États-Unis, les travailleurs à temps partiel représentent 3 % de la population active.Au Royaume-Uni, 10 % des femmes et 25 % des hommes employés à temps partiel veulent l\u2019être à temps complet; ce chiffre monte à 40 % aux Pays-Bas.Le travail à temps partiel, moins bien rémunéré, s'est multiplié en quinze ans.Il représente 25 % de l\u2019emploi total au Royaume-Uni; 18 % aux États-Unis, 15,8 % en France.Mondialisation Ces tendances prouvent vers la fin des années 90 que la transformation des systèmes de production et financiers se trouve étroitement liée à la mondialisation de l\u2019économie, des marchés, des finances et de l\u2019idéologie qui domine partout: stimuler l\u2019économie du coté de l'offre, changer l\u2019État - privatiser ses entreprises et réduire sa participation dans l'économie - comprimer le coût du social et privilégier les valeurs culturelles axées sur l\u2019individualisme.Le marché et le libre échange entre les pays régnent en maître.Le travail se transforme.L\u2019emploi n\u2019est plus une priorité pour l\u2019État.Le travail au noir et le secteur informel de l\u2019économie s\u2019étendent, ce qui soulève des résistances surtout des communautés locales.La révolution technologique a changé la nature du travail, le discours des syndicats et des partis politiques, la pratique professionnelle en matière de protection de santé, de bien-être social et d\u2019éducation.Vers la fin des années 90, le mot d'ordre venant de l'État est la rentabilisation des services.Ce fait, combiné avec la révolution informatique, change la signification du travail et la structure de l\u2019emploi.L'emploi et les politiques sociales en situation de crise Les politiques sociales, chômage, assistance sociale, éducation, programmes sociaux spéciaux adressés aux catégories sociales les plus défavorisées et d\u2019autres, ont une étroite relation avec la structure de l\u2019emploi Elles constituent un ensemble de mesures étatiques visant la paix sociale qui permettent la reproduction de la force de travail et l\u2019équilibre entre les stratégies revendicatives des travailleurs et les stratégies de pouvoir du capital.Partout au monde, ccs rapports entre politiques sociales et emploi se trouvent aujourd\u2019hui en situation de crise.Les politiques sociales ont une fonction humanitaire.Elles visent à donner des garanties à chaque personne que dans toutes les circonstances.elle pourra être assurée de vivre dans des conditions satisfaisantes, autant pour elle que pour les personnes à sa charge.Mais, il y a actuellement un conflit ouvert entre cette idéologie qui sous-tend les politiques sociales et l\u2019action de l\u2019État.Les mouvements sociaux -femmes, jeunes, pauvres, homosexuels et d\u2019autres catégories sociales - se battent pour la défense de leurs droits et revendiquent des politiques sociales adressées aux chômeurs, aux assistés sociaux et à plusieurs groupes sociaux en détresse.Les questions reliées au travail et l\u2019emploi demeurent au centre de ces débats. \u201c + La Tribune, Sheibtooke.samedi 4 septembre 1999 Vivre Quels visages religieux prendra l'école?Sherbrooke Quels visages religieux peut-on entre v o i r pour l\u2019école publique québécoise de demain?La question est non seulement importante mais brûlante d\u2019actualité.Dossier chaud s\u2019il en est un, le Rapport Proulx sur la place de la religion à l\u2019école a enclenché toute une série de réactions, le printemps dernier et promet d\u2019intenses débats à l\u2019aube de l\u2019automne.Les principales recommandations du rapport invitent le Gouvernement à se défaire des structures confessionnelles existantes et à remplacer l\u2019enseignement religieux par l\u2019enseignement culturel des grandes religions et, ceci, dès le primaire.Le document servira de base pour la Commission parlementaire qui entamera ses audiences le mardi 21 septembre prochain.Ce qui en découlera pourrait avoir un impact drôlement important sur l'éducation chrétienne.Les gens sont invités à exprimer leur opinion auprès des instances gouvernementales avant que celles-ci ne prennent position et ne légifèrent à ce sujet.Pierre ST-JACQUES Important débat en cours: des moyens pour s\u2019exprimer Il importe d\u2019informer la population des enjeux de ces décisions et de l'impor- tance de faire connaître son point de vue, particulièrement si elle croit à la pertinence de l\u2019enseignement religieux à l\u2019école pour les jeunes.Divers moyens sont à la disposition des gens pour s\u2019exprimer.Les groupes qui le souhaitent ont jusqu\u2019au 13 septembre pour faire parvenir un mémoire au secrétaire de la Commission de l\u2019éducation, M.Grégoire Matthieu, Édifice Honoré-Mcreier, bureau 3.29, Québec, Oc, G1A 1A3.VIE RELIGIEUSE Le Service diocésain de la pastorale scolaire dispose de cartes postales préadressées, un modèle pour les enfants et un pour les adultes, dans le but d\u2019encourager une prise de parole par une plus grande partie de la population.Les gens pourront exprimer en quelques mots leur opinion.Puis vient la tenue d\u2019une journée d\u2019information et de réflexion.Le Colloque du jeudi 9 septembre 1999 Le jeudi 9 septembre prochain, se tiendra à l\u2019Hôtel Delta de Sherbrooke un Colloque sur la place de la religion à l\u2019école.Parrainé par l\u2019Archidiocèse de Sherbrooke en collaboration avec la Direction régionale de l\u2019éducation, la Table de concertation protestante de l\u2019Estrie et des professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke, le Colloque vise à sensibiliser la ¦ Imacom-Daguerre, René Marquis Mme Ginette Aubert-Beaucher, directrice diocésaine de l'éducation chrétienne en milieu scolaire.Cadülac grandes finales.Profitez de la Cadillac des événements avant le 30 septembre.Lincomparable événement Cadillac tire sa révérence.La nouvelle Cadillac Seville STS est joliment équipée : légendaire système Northstar incluant un moteur de 4,6 L V8 à DACT de 300 HT boite automatique à 4 vitesses avec système de passage à commande algorithmique, indispensable système StabiliTrakMD à suspension sensible à la route, traction asservie intégrale électronique, sièges en cuir clumffants à l'avant et à l'arrière, freins antiblocage à disques aux 4 roues assortis de capteurs électroniques d\u2019usure, direction MagnasteerMD, radiocassette AM/FM stéréo BOSEMD 4-0 avec amplificateur de 425 watts, lecteur de disques compacts et un groupe de mémorisation et personnalisation incluant les positions des sièges et du volant.Sans oublier l\u2019ensemble de privilèges des propriétaires Cadillac qui comprend, entre autres, l\u2019entretien sans frais de 4 ans ou 80 000 km\".Et pour un temps limité, le système de communication et de sécurité OnStar vous est offert sans frais, installation comprise (valeur approximative de I 800$, frais d\u2019abminement de 360$ requis).4 4ÎP/ ' 2,8 Locat/onPlùs /36 MOIS LOCATION JUSQU\u2019A 36 MOIS PAIEMENT INITIAL DE 5 718 $ ET DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 700$ REQUIS.TRANSPORT (940 $) ET PRÉPARATION INCLUS SEVILLE 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divisé la journée en trois parties: le matin, de 9 h à 12 h, on fera l\u2019exercice d\u2019appropriation des recommandations du rapport Proulx; l\u2019après-midi, de 13 h 30 à 16 h 30, il y aura conférences et échanges avec Mme Élisa Landry, spécialiste en sciences de l\u2019éducation et M.Jacques Tremblay, professeur de l\u2019Univçrsité de Sherbrooke; en soirée, de 19 h à 21 h, de nouveaux échanges et conférences avec cette fois M.Guy Côté, président du Comité catholique et M.Glen Smith, Table de concertation des églises protestantes.«Ce sera une belle occasion d\u2019exercer son droit de parole, de participer à un débat important, de trouver des modèles et il n\u2019est pas question de manipuler mais bien d\u2019exprimer.L\u2019important est de ne pas rester des acteurs passifs mais d\u2019écouter, d\u2019exprimer et de réagir» ont expliqué Mme Ginette Aubert-Beaucher, directrice diocésaine de l\u2019éducation chrétienne en milieu scolaire, M.Jean Desclos, professeur à l\u2019Université de Sherbrooke et M.Denis Grenier, porte-parole pour la Table de concertation protestante de l\u2019Estrie.Apporter une formation intégrale Les trois intervenants que La Tribune a rencontrés mentionnent que présentement les parents se fient beaucoup sur l\u2019école pour l\u2019enseignement de la culture chrétienne.Avec les recommandations que l\u2019on retrouve dans le Rapport Proulx ce rôle reviendra aux parents et aux églises.Pour utiliser une image, a mentionné Mme Ginette Aubert-Beaucher, on pourrait ajouter qu\u2019en tant que parents, on apprend aux enfants à s\u2019exprimer, à parler français mais c\u2019est à l\u2019école qu\u2019ils apprendront à le maîtriser, le conjuguer, le parfaire.«L\u2019enseignement religieux, l\u2019enseignement de la foi chrétienne qui fait partie de la culture de la majorité du peuple québécois vise à apporter une formation intégrale aux jeunes.Le jeune fera de ce bagage ce qu\u2019il veut» opinera M.Jean Desclos.L\u2019initiation sacramentelle, la pratique religieuse se fera ailleurs qu\u2019à l\u2019école.Mais l\u2019enseignement religieux fait partie d\u2019une identité première au même titre que l\u2019on est issu d\u2019un milieu, d\u2019une culture, d\u2019une langue dans un esprit d\u2019ouverture aux autres.«Il ne faut pas se le cacher: un enseignement religieux de type confessionnel, ça tient la route.On a l\u2019impression qu\u2019avec le Rapport Proulx, c\u2019est un grand coup qui est donné: on change de siècle, on change de modèle.L\u2019enseignement religieux, il ne faut pas l\u2019oublier, est un élément structurant de la personnalité du jeune» plaidera M.Desclos.M.Denis Grenier fait part de la réflexion suivante: «Au moment où les protestants francophones bénéficient pour la toute première fois d\u2019un cours d\u2019enseignement religieux conforme à leurs convictions, voilà que le Rapport Proulx sur la place de la religion à l\u2019école est déposé.Cette étude commandée propose un tout nouveau modèle pour assurer la transmission de la culture religieuse en tenant compte du pluralisme religieux et culturel qui est une caractéristique grandissante de la société québécoise.Si l\u2019étude est bien documentée et bien défendue, elle soulève cependant beaucoup de questions pour les parents chrétiens: le modèle, pour vertueux qu\u2019il soit sur papier, convient-il à notre environnement scolaire?Est-il respectueux de l\u2019expression chrétienne qui est encore un fait de la majorité, toutes confessions confondues?Quel impact aura-t-il sur nos enfants et les valeurs véhiculées dans leur environnement scolaire?Quelles en seront les retombées sur la société de demain?Les chrétiens seront-ils désormais marginalisés?» Il estime que ces questions méritent d\u2019être étudiées et discutées avant de se lancer à corps perdu dans l\u2019aventure.«La communauté protestante francophone, ajoutera-il, ne croit pas qu\u2019une étude technique, fut-elle menée de main de maître, puisse se substituer à l\u2019expression de la communauté.» D\u2019où l\u2019importance du mini-colloque du 9 septembre pour s\u2019informer, débattre ensemble des enjeux et finalement faire entendre sa voix.M.Grenier rappelle toutefois que ce mini-colloque ne doit pas devenir une tribune pour permettre à des groupes religieux organisés de réclamer le simple maintien du système actuel.«Si l\u2019enseignement religieux à l\u2019école doit se réformer et s\u2019adapter aux nouvelles réalités culturelles, il devra cependant le faire dans le respect des voeux exprimés par l\u2019ensemble des parents et des intervenants du milieu scolaire.Ainsi pourrons-nous bâtir une école qui nous ressemble et qui soit le plus possible respectueuse de nos convictions.» Mme Ginette Aubert-Beaucher soulignera que chaque région du Québec a sa couleur.Dans plusieurs endroits de la province, des parents ont fait part dans de très fortes proportions qu\u2019ils étaient pour l\u2019enseignement religieux à l\u2019école.Doit-on, ajoutera-t-elle, aplanir tout le Québec en prenant Montréal comme modèle?On échangera beaucoup ces jours-ci et surtout le jeudi 9 septembre.On invite les gens intéressés à s'inscrire au 363-9934, poste 106, tout en se rappelant que le succès d\u2019un changement résulte des nuances apportées dans la mise en place de la nouvelle structure.Faut en parler et se parler, comme le veut l\u2019expression. \t\t\t\tLa Tribune, Sherbrooke, samedi 4 seplembre 1999\t\t\t£ 7 L\t\tE» C\t3 E* E\t^ El\t\t TÉLÉ PLUS WECMnyn;\t.mi nti IB XING OF THE HILL 61/M' .' !¦'*\u2014*> IEC 17 SI IMS UH YESTERDAY DQ OO I*)1M JM» CP FMWI4MW rem JAZZ IOt ALAIN CARON 321 CROSSHRE UUI1 (23 U SERVICE DI J ~(MEN1 OE L UNIVERSITY >VAL nowf (H CHNOSA- J., {££) REAL*.*'»«)\t Ûf»(*«u vn o»t*jr VON SMtU l'mgoume stu» In \u2022* pc \"*}.»\u2022 n maaur p*> V **¦-;V*Jln*«A)«*r»f JpeObj d ou lu n*f«*n ni» rr.rpfK* i tttntt u O > 09 «oé*WI *9*1 U (t>-*n.tn* cinq *r>»$w mH*ni IhtWWt b 1 « N 9*og>Jp70P CQ vox pop .CE3 routicsnjpmjiî#) MURDER.SME WROTE (Rl , ECD AUJOURO MUUujj/i .Ih ?LES INCORRUPTIBLES\tES3 PARTY Of FIVE N>t>»\t|*7.:»4Urti«\tk'MlfH*\tSTB BD\ts»»i\tlit\tiMriMkinpNi^N\tÜjNWMÜNs'Kt\tW»\tih»*i\t-mam\tan ?U iCnr**»\t4»I*9M\tr ft 1 d»\t1 l>Mv.'fOU(MW*|i)*roi\ttut 6* Uf*.m «*n-.jN U i«*4 O ii CD LES DETECTEURS DE MENSONGES ( a ) FRIENDS '.s; O THE SIMPSONS.'/« O DREW CAREY SHOW «474 .OSBNfaOMM OOD ?< a CORNEMUSE CS COLL (G* APRIL-FORTIER amjon F!m TECH TREK : FAMOUS PLANES (R) T93MA IH DISNEY S RECESS IIHH 223 SOY MEETS WORLD IHM , 133 PERCY OR NOT MM BJ3 WHAT S FOR DINNER / (33 INTERFAX *4JJU BQ LA LÉGENDE DE MOWZEL BD SONK.LE REBELLE«/;«4AH QES L«E YESTERDAY (R|**»»'J* BUI GENTLE DOCTOR I'lHW flP7»l RYTMMf S OU MONO! EB cup«j47Mi CO ABC NEWS TONIGHT 4i;»sC, : 69 BUSINESS RtPOBT «JIM7 V CB PETER PETE *>»\u2022/ 222 MONETUNI NEWS HOUR OB ALAOEHN 22TH>\t«7 033 CHEEKS AH 7 \u2022\tC 03 NATIONAL NEWS J57»IS 3SJ FASHION QUEST OJ«> SO UFf WITH PETS WI4»I« ?13 BUSINESS NEWS 4410'U C-Q3 CAPITAL ACTIONS 4M77J) 3 SPORTS JO MAG (Dl MJJ77 2 AUTO RACING B VOLT 4i?tnt a TSN SPORTSOESK tOI JIWl I LES«RAFFirOS»'i;*4* .T BONS BAISERS Uürj.'E t \u2022 ¦ -Vn * ét t>4run Ungiois.u* mfifi* H ŒEJ POPULAR MECHANICS HQ LES COPINES D ABORD »;oj»*i 023 THE ODYSSEY ;/jjoj (CS S EASCOPE IMJW BUE ar.» a Virginie WN (Jj CBS EVENING NEWS »5SJ .000-03 EMTCADKUX (Rl'ÙNH A*n leu» OncMtttftJ « Ymi»n?Bon».(D JEOPARDY H222t2 O LANOANOSEAJZI» O WHEI1 OF FORTUNE i**4 O DE FU EM AIGUILLE J J*»4 0 ACCESS HOUYWOOO 74»4 CD aQS)(«I LES CHOIX DE SOPHIE IDI4JJ7» a l» a FAUT u VOM POUR U CROIRE w»l*74 L*YHfJi-.ATVn M) © THE NIGHTLY BUSINESS REPORT a M\u2019A*S*H/hm m TREASURES IN YOUR ATTIC JP4*4 I Ih» 03 THE NfWSHOUR 492012 (Th* PB C»W B ORDER (RJ *.iw;< (Ih cnn BRAVO! VIDEOS 17H/4 BU MER ET MONDE «;«> GB3 AMAZ-NG MtDJCINE :RJMI.ŒQ EXPOS BASEBALL (01 *1 \u2019*41 .n Rockict i* Oyntoo wvsnuMt In B9 MOV* IJSNH ¦ M M .IH >OX TUESDAY MOVIE 20200 HU OECUCILf MAGAZIM «/IF/M In louant! «* I'PtpRnv n .i!» Utilisation de caractères plus faciles à lire 0»H- Ow untnuiif iiX4« V [wii>»ii df it wioorvMf h*t»N ?* m \"Hn n mort (we un» tohnt hon du commun / (» >»n»»< rom\tf « fintt&r tern DniMu.vn Ofhur (Hru 4 v* pc«ti*p « umbik p# V I».; mpfff dot ici (»itf tKtofX* ifin-m n*»r qj n» I» |»m»ii du«W '.INI A I.u»Mf BmMPiRudLjlh Q C3D *0 MINUTES n U42 MuRUtnt tfjltit-n ouLBflun \u2022; i hi OOO D9 POURSUITES 3 P05TALES ONT INFERNALES IR) /*/!« SPfCUL Un» vn»» 9e pour Venn d» TRAUMA ~ LIFE W THE ER: p*CIHJ v)dn (\u2019h) _ HOME IMPROVEMENT 12002 O itTtSUAltlf 7-»;n h» a JUST SHOOT ME»-,TW (D »?a UNE FOIS CT UN GARS/MiM B'uno tundf» Onu Njas»! i») J REBOOT «4*4*4 OOO'IDkm'H » »»*< i »'9»»-: wvdu» I» coniwntf ni Stfto-j*** (omnvn»i un cvt fl» a sijrWtu ) to* e\tC».JRD ROCK FROM THE SUN X**i iM)rt*»'>»\t»' K*îh#*H 1021041 O HOME IMPROVEMENT J TM J .\u2019 JUST SHOOT ME JFJltlO\t© IT S LIKE.YOU KNOW .2*1* flUTOUh i «Riamntl d*m O TWITCH CITY (««04\t®Diï« CB FRIENDS (ENTRE\t9» 3IPjun *»».>*>VQNMr.O*ni»IN*fî»o\u2019««oR* AMISlro»-;» P*An tnw*ntu'ndf ûmNvont-j- U duCKter iTw çroop» Cmuv >«aim K*!hJi» « u «opine H«j* m^UKt nom J Km tyt Dtfwjo\" D8uvond*dnn((»oiSnnh) CJ SPIN CITY O i OMBUDSMAN ;»A4.' : Ih © HOME IMPROVEMENT m* (Q CQ \u2018 ® aN«M>4»M*v VOPNLIUl/T-JO) C3 \u2022 O ZOOOANSOE aoGU(s»t4-M DiruoniMuni humwntnjgn S » 0 THE LIFE Of BIRDS BY DAVID ATTENBOROUGH F4/IS fiKONGfLF\u2019NtfB.lMr'Ueti d mfrt dm in yitoit un inxww neRMWwwlw: p*rin»*»f ES CHICKEN SOUP FOR IN' SOW MM tt © ROADSIDE RECIPES M C« IML «j«tCNOA(KS ViW.*d*d!*t uto 9n ASofxUcb (37) ?S BIOGRAPHY 7 KURT RUSSEU : HOLLYWOOD'S HITTER 7dM/4(Ihi (O PREUVES A L'APPUI (Ri lUtURS :'h SESa.U p«Lee hwUuk :'0d COn«*W l'iâNRW !ufi tu** N' if-t bmü iHTxjut 9* ?7*vr«.ÜV !*h «m * etpnnv du 18- *1 In lEvuifjts /\u2022! ¦luÿNuatv jih) SnOduviûn J Jh M WOLF »J a NOVA (R.«7 M&M1 CMEIUR1S Of Tlf XMAHRBl lorvju* Wvm9 P se*S.dn crt*iif« nocYumn trtn 9*14941 Ojtoti.:*n>Tf 1 n *um wi»»'i et Vtr> exhenn sc» 9«u«E(M0d*v (3 n S LIKE.YOU KNOW *»> \u2022 » CSE33 TOM JONES SERIES 22012* C£S ENTREPRENEURSHIP l ESPRIT D AVENTURE 222*414 HI 1RD ROCK FROM THE SUN 16444.-17-1»**'»\t\u2022> QB INVESTKMTTVe REPORTS 3D3 MYSTERIES AND MYTHS OF PUNISHING THE PEDOPHILES THE ZOTH CENT-47i»7*(l»' ES h' \u2014 lALESis.-i»*' Q233 movie 01*0*' \\T.v-OUNTERSPIN 2*14714\t».KURT tCBUfilRlr «h) 36 canaux dont 7 nouveaux \u2022Sports Net \u2022Space \u2022TV Ontario français \u2022TV Ontario anglais \u2022Canal Savoir \u2022Family Channel \u2022Canal 9 Vidéotron RttfOAMf UWAfcX.A**\u2019» vuri 0»Rm***o*ft97nt b uBW-uflKJtrk» ho;-, fte my a**» c*vi B»»»iNi»»i»d«i*n Ar*r-9N«j ÀI *(*uon Bn pnvwô \u2018 ftti\tjoo «Ndignn H dums» «mwffuie «\u2022nun«*NJromiHRiWP«i.^> 9fOe'HH»mitf*i*«un*« de EiwN'duf Uv*Miis*i*»!ift».' îHN)fti*f«iOfidf I*-WNimven 9» (Hfiw rt 9 f»9w*m»itt ipnnu» «u yw i* m*n Des choix quotidiens intégrés à l\u2019horaire L\u2019horaire quotidien commence toujours en haut de page.\t» mS&Sg % wê».LisS^r'*0#, quatre pages de plus une sélection d'émissions sportives, de téléromans et de documentaires des photos en couleurs amedi, La Tribune offre à ses lecteurs le nouveau TÉLÉ PLUS, plus simple et plus rapide à utiliser.Entièrement revu et largement amélioré, TÉLÉ PLUS offre à chaque semaine: sept chaînes supplémentaires une grille-horaire des films plus complète La Tribune La Tribune, Sherbrooke, samedi 4 sepienibte 1999 NOUS PRENONS D\u2019ASSAÜT LES ROUTES QUÉBÉCOISES! Kia est maintenant arrivée au Canada.Et avec le vent dans les voiles à part ça! Depuis que nous sommes en affaires (1944), nous avons vendu plus de 2 millions de véhicules dans plus de 130 pays.Dans les six dernières années, par exemple, nous avons été l'un des fabricants automobiles dont la croissance a été la plus rapide aux États-Unis, un marché hyper compétitif.Nous n\u2019en sommes donc pas à nos premières armes.Et nous avons appris deux ou trois choses de nos expériences passées.Premièrement : d'où qu'ils viennent, la plupart des gens ont un faible avoué pour les véhicules bien faits vendus à prix abordable.Deuxièmement : les gens sont plus réceptifs si vous faites appel à leur raison et avez vraiment quelque chose à leur dire.Compte tenu de ce qui précède, il est clair que nous ne tenterons pas de crier plus fort ou de briller davantage que la concurrence.Pourquoi dépenser une fortune et risquer de déplaire ainsi aux consommateurs qui préfèrent la voie de la raison?Par contre, nous aimons mettre nos véhicules à l'épreuve et tenir les consommateurs au courant des résultats.A eux de choisir ensuite, en toute connaissance de cause.DE L'ENDURANCE À REVENDRE! Pour ce qui est de la Sephia, nous l\u2019avons opposée à la Honda Civic dans une épreuve de 100 000 milles (160 000 km) et à la Toyota Corolla dans une autre épreuve de 160 000 km.Puis, nous avons opposé une Sephia qui avait déjà 160 000 au compteur à une Honda Civic neuve pendant un autre 160 000 km.Cette même Sephia est toujours en train d\u2019être testée et, plus de 500 000 km plus tard, elle roule toujours comme une grande! D'autres Sephias ont eu moins de chance : nous les avons confiées à des agences de location de voitures et à des écoles de conduite, à une compagnie de taxis new-yorkais et, supplice suprême, à un groupe de livreurs de pizzas.Sans compter un groupe d\u2019étudiants universitaires (ce qui nous a valu encore plus de crédits!).SÛRE SUR ROUTE, HORS PAIR HORS ROUTE La Spoilage a reçu un traitement similaire, sinon pire.Elle a montré qu\u2019elle pouvait prendre pas mal de pression lors du Rallye Paris-Dakar, l\u2019épreuve la plus dure et la plus destructrice en conduite hors route (c\u2019est dans le désert africain!) au monde.On sait maintenant que la Sportage est loin d'être un mirage! Après le Paris-Dakar, la même Sportage a aussi participé au Baja 1000.et a gagné dans sa catégorie! La Sportage a aussi été championne 1997 (Classe 3) SCORE, un très difficile championnat couru dans le désert, gagnant cinq épreuves consécutives et finissant toutes ses courses.ET ÇA NOUS MÈNE OÙ, TOUS CES KILOMÈTRES?Qu'avons-nous prouvé?Tout simplement que Kia fabrique des véhicules qui rivalisent avec des marques japonaises équivalentes reconnues pour ce qui est de la qualité, de la fiabilité et de la durabilité.Ajoutez à cela les prix très raisonnables et le service à la clientèle de Kia et vous obtenez un rapport qualité-prix imbattable.LA FIN DE L\u2019HISTOIRE En bout de ligne, il est clair que nos véhicules présentent une valeur exceptionnelle.C\u2019est notre marque de commerce.Et c\u2019est ce que nous allons tenter de vendre au public.Nous savons par expérience qu\u2019on peut aller très loin en faisant ainsi confiance au jugement des consommateurs.ENFIN, LA QUALITÉ ACCESSIBLE À TOUS! Le rapport qualité-prix, c'est ce qui nous distingue d\u2019abord de la concurrence.D\u2019autres peuvent l\u2019affirmer; nous pouvons le prouver! Notre slogan le dit clairement ; « enfin, la qualité accessible à tous! ».La qualité à la portée de tout le monde : voilà le message canadien de Kia pour les mois qui viennent.C\u2019est simple, c\u2019est clair, c\u2019est direct.A vous d\u2019en faire votre cheval de bataille.***}&$% ; \u2019\u2019¦t \u2019l ,^»rtsfr&i JP\"\u2019-'' \u2018\u201c\u2018Was*»*es» \u2022 i mmm - m toutes les voitures de sa catégorie.Évidemment, les consommateurs auront aussi un choc agréable lorsqu'ils verront son prix.Sans compter l\u2019assistance routière 24 heures, bénéfice direct du programme « Aide Extra Kia » (voyez la section Assistance aux consommateurs pour plus de détails).La Sportage aborde le marché canadien des utilitaires sport avec un certain nombre d\u2019avantages.Tout d\u2019abord, c\u2019est l'une des utilitaires sport la moins chère.C\u2019est aussi un véhicule doté d'impressionnantes qualités en conduite hors route et d'une belle endurance.N\u2019oublions pas non plus son style innovateur.Et tout ça pour un prix de départ de moins de 21 000 $! Nous ne sommes d\u2019ailleurs pas les seuls à penser que la Sportage est une saprée bonne affaire.Le magazine Four Wheeler en a fait son « Meilleur achat » trois ans de suite.Et elle a été déclarée « Meilleur rapport qualité-prix » de sa catégorie par la maison indépendante /nfe///Choice au cours des deux dernières années.Les ventes impressionnantes de la Toyota RAV4, de la Honda CR-V et autres véhicules d\u2019importants fabricants montrent bien la puissante attraction qu\u2019exerce sur le public la nouvelle génération de V.Û.S., lesquels ont les mêmes capacités que les V.U.S.de grande taille, mais sous une forme plus compacte et plus manoeuvrable.La Sportage profite évidemment de cet engouement, en plus de se démarquer de la plupart de ses compétiteurs de même taille grâce à son moteur plus puissant et à son châssis à échelle.Mieux encore, la Sportage peut revendiquer un positionnement unique : c\u2019est non seulement l'utilitaire sport que les gens aiment conduire, c\u2019est aussi celle qu\u2019ils peuvent se permettre de conduire.La Sportage offre une combinaison unique de rapport qualité-prix exceptionnel et d\u2019agrément de conduite.La Sportage, c'est tout le plaisir d\u2019une utilitaire sport au prix d'une berline économique! C\u2019EST L\u2019AMOUR QUI FAIT QU\u2019ON S\u2019AIME! Dans la vie, c\u2019est clair qu'on préfère faire affaire avec des gens qu'on aime.Les gens qui ne vous aiment pas ne travailleront pas pour vous.D'où l'importance d'être aimé.Comment allons-nous faire pour que les consommateurs québécois aiment Kia?En capitalisant sur l\u2019image de marque qui a fait de nous ce que nous sommes.Nous aimons utiliser les mots suivants pour décrire Kia, à la fois comme véhicule et comme entreprise.TRAVAIL : les Québécois respectent les gens et les entreprises qui s'assurent de faire les choses correctement.C'est pourquoi ils aimeront Kia.Nous ne nous contenterons pas de promettre fiabilité et endurance.Nous allons en faire la preuve.Et nous allons travailler plus dur que n\u2019importe qui pour les satisfaire.Les gens d\u2019ici travaillent fort pour leur argent : nous allons travailler encore plus fort à leur en donner pour leur argent.HUMILITÉ : avec Kia, pas de boniments, pas de surenchère! Restons humbles.A chaque fois que nous serons tentés de dénigrer un compétiteur pour démontrer notre supériorité, même légitime, nous devons nous rappeler que nous avons toujours connu le succès en jouant le rôle de négligés.Les gens doivent nous percevoir comme « la petite compagnie qui veut, et qui peut ».HONNÊTETÉ ; nous allons appuyer nos promesses par des preuves, pas en plastronnant.Compte tenu du scepticisme qu\u2019entretiennent les gens au sujet de la publicité et des médias, la façon la plus rapide d\u2019acquérir une crédibilité au Québec est de dire les choses com- me elles sont.La Sephia, c\u2019est l\u2019arrivée de la « qualité pour moins cher » sur les routes québécoises! Elle a du style, de la classe et du souffle, en plus de se conduire comme un charme.Bizarrement, tout cela est le résultat d\u2019un nombre incalculable de kilomètres de torture routière! Six ans d\u2019épreuves éreintantes aux États-Unis nous ont fait comprendre ce que ça prenait pour fabriquer une voiture assez fiable et durable pour affronter les conditions de route nord-américaines et pour plaire aux conducteurs d\u2019ici.Pendant ces six ans, la Sephia a été laissée aux mains d'apprentis-chauffeurs d\u2019écoles de conduite, de chauffeurs de taxis new-yorkais, d'agences de location d'autos, d\u2019étudiants universitaires et de livreurs de pizzas, tous (à part les élè- a SEPHIA 2000 PRIX A PARTIR DE + TRANSPORT PREPARATION INCLUSE ÉQUIPEMENT STANDARD Le SPORTAGE 2000 Garantie 5 ans/100,000 km Assistance routière 24 hrs EQUIPEMENT STANDARD Garantie 5 ans/100,000 km Assistance routière 24 hrs \u2022\tMoteur 1,8 L DACT 16 valves 4 cyl.125 c.v.¦\tBoîte manuelle à 5 rapports ¦\tSuspension indépendante aux 4 roues \u2022\tServofrein \u2022\tEssuie-glace intermittents > Pare-brise teinté ¦\tAntenne \u2022\tCalandre couleur de la carrosserie ' Pare-chocs couleur de la carrosserie \u2022\tRétroviseurs extérieurs mécaniques et repliables ¦\tPoignée de porte couleur de la carrosserie 1 Pneus 185/65R14 toutes saisons ' Garde-boue avant et arrière ¦\tDégivreur de lunette arrière ' Compteur journalier ¦\tTémoin avertisseur d\u2019essence, porte mal fermée \u2022\tTémoin avertisseur anomalie moteur, pression d'huile \u2022\tTémoin avertisseur température de l'eau \u2022\tPorte-tasses \u2022\tConsole centrale \u2022\tPlateau à monnaie \u2022\tAppuie-tête arrière/avant réglable \u2022\tAllume-cigares \u2022\tSièges en tissu \u2022\tRepose-pied \u2022\tTapis de sol KIA \u2022\tOuvertre de volet d\u2019essence télécommandée \u2022\tOuverture du coffre télécommandée \u2022\tAncrage de ceinture de siège d\u2019enfant (3) \u2022\tCoussins gonflables (2) \u2022\tPoutrelles de protection latérale/porte \u2022\tVerrouillage enfant des portes arrière PRIX A PARTIR DE + TRANSPORT PREPARATION INCLUSE ¦\tMoteur 2,0 L DACT 4 cyl.130 c.v.\u2022\tBoîte manuelle à 5 rapports ¦\tServofrein ¦\tServodirection variable en fonction de la vitesse ¦\t4x4 ¦\tEssuie-glace intermittents variables ¦\tPare-brise teinté ¦\tCalandre couleur de la carrosserie ¦\tPare-chocs couleur de la carrosserie ' Rétroviseurs extérieurs électriques et repliables ¦\tEnjoliveur pleine grandeur \u2022\tPneus P205/75R15, toutes saisons ' Roue de secours pleine grandeur (acier) 1 Couvre-roue de secours ' Garde-boue avant et arrière ' Dégivreur de lunette arrière ' Volant inclinable \u2022\tCompteur journalier, compte-tours 1 Témoin avertisseur d\u2019essence, porte mal fermée \u2022\tTémoin avertisseur anomalie moteur, pression d'huile \u2022\tTémoin avertisseur température de l'eau.\u2022\tTémoin avertisseur 4x4 \u2022\tPorte tasses \u2022\tConsole centrale avec accoudoir \u2022\tAppuie-tête avant réglable \u2022\tAilume-cigares \u2022\tSièges en tissu \u2022\tSièges arr.repliables bipartie 50/50 \u2022\tRepose-pied \u2022\tLève-glaces électriques \u2022\tVerrouillages des portes électriques \u2022\tRadio AM-FM cassette 6 h-p \u2022\tAntivol \u2022\tTapis de sol KIA \u2022\tOuverture de volet d\u2019essence télécommandée \u2022\tCoussins gonflables (3) \u2022\tPoutrelles de protection latérale/porte \u2022\tVerrouillage enfant des portes arrière Et plus SHERBROOKE ves de l'école de conduite.) des émules, à des degrés divers, de Jacques Villeneuve! La Sephia a également roulé sa bosse sans arrêt, partout aux États-Unis, à l\u2019occasion de tests comparatifs extrêmement sélectifs avec une Toyota Corolla et une Honda Civic.Une Sephia qui avait déjà 160 000 km au compteur a même tenu tête à une Honda Civic flambant neuve lors d'un autre test d'endurance.Voilà autant de preuves de la qualité et de la solidité de la Sephia.Pas convaincu?Sachez que cette même Sephia qui a participé à l\u2019épreuve de 160 000 km compte aujourd'hui près de 500 000 km et roule encore comme un charme! LE RÉSULTAT DE TOUTES CES EXPÉRIENCES ; LA SEPHIA 2000 La Sephia 2000 a un plus gros moteur que la Honda Civic DX, plus de puissance qu'une berline Saturn et plus d'espace total qu'à peu près COMPARAISON AVEC LA CONCURRENCE* \u2022\tLa Sportage a un châssis à échelle, ce qui n'est pas le cas de la Toyota RAV4 et de la Honda CR-V dont la construction est monocoque.La fabrication de la Sportage fait en sorte que la carrosserie est plus solide en conduite hors route.\u2022\tLa Sportage peut remorquer jusqu\u2019à 450 kg (1000 Ib) de plus que la Honda CR-V et 225 kg (500 Ib) de plus que la Toyota RAV4.\u2022\tLa Sportage est la seule utilitaire sport coûtant moins de 21 000 $ qui dispose d'un antivol de série.Son modèle de base est doté de caractéristiques qui coûteraient plus de 2000 $ pour une Toyota RAV4 semblablement équipée.\u2022\tLa Sportage est protégée par une assistance routière gratuite qui s'obtient seulement en payant un montant supplémentaire dans le cas des Toyota RAV4 et Honda CR-V.* Comparaisons basera sur tes modèles 1999, valables au moment de la publication et sujet les à modification.\t4290, BOUL.BOURQUE, ROCK FOREST 563-3737 (Adjacent à Sherbrooke Nissan)\t \t\tH "," y iy ITOjeg eportage CAHIER La Tribune Opjnion Sherbrooke Chez I10US samedi 4 septembre 1999 Vivre Ml y a 60 ans, l'Allemagne envahissait la Pologne üna Tomera a vécu dix ans de camps avant de refaire sa vie au Canada NDI.R - La Deuxième Grande Guerre prenait forme, il y a 60 ans, avec l\u2019envahissement de la Pologne.Plusieurs personnes vivant aujourd'hui en Estrie ont vécu ces années de guerre et d'horreur et en témoignent.Plus d'une centaine de Polonais sont arrivés au pays il y a 50 ans, quelques années après la fin de la guerre.Le 1er septembre 1939, des soldats allemands démolissent une barrière à la frontière polonaise qu'ils viennent d'envahir, déclenchant les premiers mouvements de la Seconde Guerre mondiale.Gilles DALLAI RE Canton de Potton Premier septembre 1939.4 h 40.Pendant que des nuées de bombardiers allemands font pleuvoir la destruction et la mort sur les aéroports militaires et civils aux quatre coins de la Pologne et que le vieux croiseur Schleswig-Holstein en visite amicale à Dantzig pilonne de tous ses canons la forteresse de Westerplatte, plus de 50 divisions dont six de blindées, en tout 1 500 000 hommes, traversent la frontière qui sépare l\u2019Allemagne de la Pologne.Les troupes polonaises résistent avec un courage qui force l\u2019admiration des chefs militaires allemands eux-mêmes.En nombre, elles font le poids: elles comptent environ 280 000 soldats réguliers et 1 500 000 réservistes; le gouvernement polonais n\u2019a cependant ordonné la mobilisation générale que le 30 août et plus de la moitié des réservistes n\u2019ont pas encore pu rejoindre leurs unités.Côté équipements, elles n\u2019en font même pas l\u2019ombre: elles ne comptent qu\u2019une brigade mécanisée incomplète et les canons et les mitrailleuses des blindés allemands fauchent comme les blés qu\u2019on moissonnerait en ce 1er septembre les cavaliers qui les chargent à la lance et au sabre.L\u2019invasion allemande sème la panique dans la population civile.Les routes sont bientôt encombrées par des centaines de milliers de citadins et de campagnards qui fuient les zones de combat en emportant le peu de vêtements, de nourriture et de biens qu\u2019ils peuvent porter ou traîner.Leur but: gagner l\u2019est de la Pologne encore épargné par les combats.Ils ne doutent pas que, le 17 septembre, l\u2019Union soviétique qui vient de signer un pacte avec l\u2019Allemagne va envahir leur pays à son tour.Les Russes Anna Tomera a cinq ans lorsque la guerre s\u2019abat sur la Pologne.Elle vit à Sarny, dans l\u2019est du pays, avec sa mère, son frère et ses deux soeurs dont l\u2019une n\u2019a que quelques mois.Son père combat dans l\u2019armée polonaise.Quand l\u2019armée soviétique pénètre en Pologne, elle ne voit de prime abord pas une trop grosse différence entre la vie de tous les jours en temps de paix et la vie de tous les jours en temps de guerre si ce n\u2019est que la nourriture est bien moins variée et surtout beaucoup moins abondante.Elle ne tarde cependant pas à se rendre compte, malgré son tout jeune âge, qu\u2019après le 6 octobre, alors que cesse toute résistance, la police soviétique fait souvent des rafles, que les soldats polonais sont arrêtés et emmenés en captivité et que nombre de civils doivent partir travailler en Union soviétique.La porte de l\u2019enfer s\u2019ouvre devant elle en février 1940 alors que débute la déportation de presque tout ce qu\u2019il y a de femmes, d\u2019enfants, de vieillards et de malades dans la Anna Tomera moitié de la Pologne occupée par l\u2019armée soviétique.Le but de cette déportation massive qui touchera plus de 1 500 000 Polonais saute aux yeux: en envoyant ces gens dans les camps de travail de la Sibérie et de l\u2019Oural et dans les steppes de l\u2019Asie centrale, leur élimination, dans les deux premiers cas, et leur assimilation, dans le troisième, seraient facilitées et, la paix revenue, l\u2019Union soviétique garderait sa main mise sur le territoire polonais conquis.«Je suis tombée gravement malade peu après mon départ de la Pologne et j\u2019ai gardé peu de souvenirs des mois qui l\u2019ont suivi.Je me rappelle par contre que j\u2019ai d\u2019abord été envoyée dans un camp situé non loin de Gorki.Par la suite, j\u2019ai été envoyée dans un orphelinat de Tashkent, en Uzbekistan.Je ne me souviens pas d\u2019avoir été maltraitée, enfin, pas trop mais je me rappelle que j\u2019ai très souvent eu faim et que j\u2019étais habillée de guénilles», raconte Anna Tomera qui souligne que sa plus jeune soeur est morte de malnutrition au bout de quelques mois.Amnistie Le 1er juin 1941, l\u2019Allemagne envahit l\u2019Union soviétique dont l\u2019attitude envers les déportés polonais change graduellement.Le 30 juillet, une amnistie est accordée à tous les déportés qu\u2019elle autorise à quitter l\u2019Union soviétique.Quelques mois plus tard, un périple qui durera près de huit ans et qui prendra fin au Canada commence pour Anna Tomera.«Nous avons tout d\u2019abord été envoyés en Iran, dans un camp de réfugiés situé sur les bords de la mer Caspienne où on nous a soignés, débarrassés de la vermine qui nous avait envahis, donné des vêtements et remis de la viande sur les os car nous étions tous d\u2019une maigreur effrayante.Vers la fin de 1942, on a commencé à envoyer les enfants en Afrique où la Grande-Bretagne avait ouvert des camps pour eux en Ouganda, au Kenya et au Tanganyka qui étaient encore ses colonies à cette époque.J\u2019ai passé des années merveilleuses dans ces camps où nous étions traités avec beaucoup d\u2019amour.Nous étions bien nourris, bien habillés, nous avions des loisirs, nous avions des écoles et il nous arrivait même d\u2019aller faire sous surveillance de petites promenades dans la jungle», rappelle-t-elle.Des années d'attente Même si la guerre a pris fin en mai 1945, c\u2019est seulement quatre ans plus tard que ces milliers d\u2019enfants polonais ont quitté l\u2019Afrique.La Pologne était en ruines et il fallait la reconstruire.De plus, le Parti communiste y avait pris le pouvoir et le monde occidental voyait d\u2019un mauvais oeil ces enfants retourner dans un pays dirigé par des laquais de l\u2019Union soviétique, le pays même qui les avait traités de façon si indigne.Après d\u2019interminables pourparlers, ils ont été envoyés en Italie où des émissaires du gouvernement polonais ont tenté vainement de les convaincre de lis pour le Mexique, pour l'Inde, pour la Nouvelle-Zélande, pour le Liban, pour l\u2019Egypte ou pour le Canada.Anna Tomera était de ceux qui ont choisi le Canada.Elle y est arrivée avec 122 autres enfants le 7 septembre 1949.Débarquée à Halifax, elle a séjourné brièvement à Contrecoeur puis elle a travaillé durant trois ans dans des couvents avant d\u2019entreprendre des études d\u2019infirmière.En 1954, elle a épousé Edward Tomera.Elle demeure à Canton de Potton.Elle a eu en 1986 la chance incroyable de retrouver sa mère dont elle avait perdu la trace alors qu\u2019elle était en Uzbekistan.«J\u2019avais souvent essayé de la retrouver depuis mon arrivée au Canada.J\u2019étais même allée deux fois en Pologne dans ce seul but car j\u2019avais appris qu\u2019elle y était retournée après la guerre mais mes recherches et mes démarches avaient toutes été vaines.Elle a maintenant 88 ans.Elle vit à Szczecin avec ma soeur qu'elle avait donnée à une voisine quand elle avait trois ans pour quelle ne meure pas de faim.Nos retrouvailles ont été plus qu'émouvantes, je n\u2019ai pas besoin de le dire», explique-t-elle.rentrer dans leur pays puis, presque en «\t,\t.\t.\t- n fraude, en Allemagne d\u2019où ils sont par- Autres textes, page fc-2 tlQU S Q 4^% & iSèrie 0ÔcS«!®ï£ -viP-iW Tl Vt Boîtier CD-Tour Processeur Intel Pentium III 450 M Mémoire vive 64 Mo SDRAM PC 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même.nAMAIDF Elle avait 30 ams, un mari et DALLAIRE quatre enfants dont le plus vieux avait dix ans et le plus jeune, un an et demi quand, le 17 septembre 1939, l\u2019Union soviétique a envahi la moitié de la Pologne que l\u2019Allemagne n\u2019avait pas encore réussi à conquérir.Neuf jours plus tard, son mari était arrêté, emmené en Union soviétique et interné au camp de concentration de Mednoje d'où il ne devait jamais revenir.Le 13 avril 1940, elle était déportée à son tour en Union soviétique avec ses enfants et quand, en 1942, à la faveur d\u2019une amnistie décrétée par le gouvernement soviétique, les déportés polonais ont gagné l\u2019Iran, il ne lui restait plus que deux enfants, les deux autres étant morts de malnutrition.«Il n\u2019y a pas de risque que j\u2019aille en enfer après ma mort: j\u2019y suis allée de mon vivant», résume cette femme au regard pétillant qui, en dépit de son grand âge, peint encore des oeufs comme on en peint en Europe centrale depuis des générations et des générations et dont une des oeuvres, un oeuf d\u2019autruche décoré des armoiries des dix provinces canadiennes, est exposé au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa.Elle est avare de détails sur les deux années qu'elle a passées dans les camps soviétiques.wmamm Photo La Tribune, Gilles Dallaire Janina Bogucz «C\u2019était véritablement l\u2019enfer: nous n\u2019avions presque rien à manger, il n\u2019y avait pas de médicaments pour les malades, nous avions des guénilles sur le dos, ce que nous avions dans les pieds, lorsque nous avions quelque chose dans les pieds, bien entendu, ne méritait même pas le nom de chaussures et nous devions pourtant travailler jusqu\u2019à l\u2019épuisement malgré la faim, le froid et parfois les coups», raconte-t-elle.Des camps, elle en a connu plusieurs.Elle a même été envoyée dans un camp situé près du lac Baikal, en pleine Sibérie.Elle n\u2019en a pas connu un où les déportés polonais étaient traités avec un du 23 août au 5 septembre 1999 Photo La Tribune, Gilles Dallaire Genowefa Leson tout petit peu d\u2019humanité.«Des animaux auraient été traités beaucoup mieux que nous.Lorsque des déportés mouraient, cela n\u2019avait pas d\u2019importance car le réservoir était inépuisable», explique-t-elle en révélant que ce n\u2019est qu\u2019à son arrivée au camp de réfugiés ouvert par l\u2019Iran sur les bords de la mer Caspienne que, pour la première fois en plus de deux ans, elle a senti qu\u2019on la considérait à nouveau comme un être humain.Après l\u2019Iran, cela a été l\u2019Afrique jusqu\u2019en 1949 et l'Italie jusqu\u2019en 1953 alors qu\u2019elle est venue s\u2019établir au Canada.«A Ajax, en banlieue de Toronto.Au Canada, j\u2019ai travaillé comme infirmière auxiliaire puis dans un studio d\u2019artiste.Je me suis installée à Canton de Potton il y a une trentaine d\u2019années», précise-t-elle.C\u2019est vers l'ouest, non pas vers l\u2019est comme Janina Bogucz, que Genowefa Leson a été envoyée après l'invasion allemande.«J\u2019avais 16 ans.J\u2019habitais près de Poznan.Mes parents avaient une ferme.Peu de temps après l'invasion, des Allemands sont venus chez nous et nous ont donné deux heures pour nous en aller.Nous avons commencé à ramasser de la nourriture et des vêtements mais, comme nous ne savions pas où aller, nous n\u2019étions pas encore partis à leur retour.Ils nous ont fait monter dans un camion et emmenés à Cracovie où nous sommes installés tant bien que mal.Il y avait souvent des rafles et on revoyait rarement les personnes arrêtées.J\u2019ai été chanceuse: je ne me suis jamais fait arrêter.Un jour, j\u2019ai rencontré un Polonais qui faisait du travail clérical pour les Allemands.Il m\u2019a conseil- lé de me porter volontaire pour aller sur une ferme.Il m\u2019a expliqué que, si je me faisais arrêter, je serais sûrement envoyée en Allemagne tandis que, si je me portais volontaire, je serais peut-être envoyée en Autriche», rappelle-t-elle.Genowefa Leson s\u2019est portée volontaire.Comme son compatriote l\u2019avait prévu, elle a été envoyée en Autriche.«J'ai été envoyée près de Linz.J\u2019étais avec une amie.On nous faisait aligner et les fermiers faisaient leur choix comme dans les marchés d\u2019esclaves d\u2019autrefois.Un fermier a choisi mon amie pour travailler chez lui puis il m\u2019a choisie pour aller travailler chez son voisin qui n\u2019avait pu venir.Ce voisin avait une grosse ferme: 35 vaches, environ 500 poulets et une centaine de porcs de même que plusieurs chevaux.C\u2019est sa fille qui m\u2019a reçue et m'a expliqué ce que j\u2019aurais à faire.C\u2019était une personne agréable.Elle et son père m\u2019ont bien traitée.Le travail était dur mais j'étais nourrie, logée et habillée convenablement.Il y avait une dizaine d'autres personnes qui travaillaient sur la ferme, des Polonais, des Tchécoslovaques et deux prisonniers de guerre français», ajoute-t-elle en révélant que, lorsque la guerre a pris fin, tout le monde parlait polonais.En 1943, l\u2019aviation alliée a commencé à bombarder l\u2019Autriche et elle n'a pas cessé ses bombardements du reste de la guerre.Comme Linz qui n\u2019avait pas une grande importance stratégique était à peu de distance d\u2019objectifs importants, Genowefa Leson voyait passer chaque jour les escadrilles qui allaient bombarder ces objectifs.«Il passait quelque chose comme 800 bombardiers.Ça commençait vers 9h30 et ça finissait au début de l\u2019après-midi.C\u2019était impressionnant à voir.Les bombardiers volaient en formation et, quand un était touché par un chasseur ou par la défense antiaérienne, il se détachait lentement de la formation et un autre prenait sa place.Nous nous cachions sous un gros arbre quand ils passaient par crainte d\u2019être mitraillés.Les jours où ils ne passaient pas, nous avions envie de pleurer parce que nous savions que chaque bombardement avançait la fin de la guerre», raconte-t-elle.Quand la guerre a pris fin, elle est restée sur la ferme parce qu\u2019elle ne se sentait pas capable de rester dans le camp où étaient rassemblés ceux qui, la veille encore, étaient prisonniers.Elle a ensuite travaillé dans un hôpital de Linz.En 1947, elle a été dépouillée de sa citoyenneté polonaise parce qu\u2019elle refusait de rentrer en Pologne.L\u2019année suivante, grâce aux démarches faites par sa soeur, elle s\u2019est installée à Montréal.Elle y a travaillé comme aide domestique pour l\u2019épouse d\u2019un médecin.En 1957, elle a épousé Josef Trojanows-ky.Elle demeure avec lui à Canton de Potton depuis le début des années 1970./>-7 -\tpianos -instruments à vent -\tclaviers -\tguitares -\torgues -\tbatteries -\tmodules de son -\tdisquettes S.M.F.-\taccessoires -\tlivres -\ttablatures -\tméthodes million $ \u2019instruments de musique en inventaire\tt'-JS iÊHRoland OBC3S5 iPREMiER TiSce Elliot ! Baldwin Canton de Potton (GD) g)>^£2\\VSEX YAMAHA JFFÏÎN {Gommant J N.4 PAtU?.-' Technics ¦ STUDIO DE MUSIQUE ANDRÉ, ÉCOLE DE MUSIQUE! UX PETITS OISEAUX1 INSTRUMENTS NEUFS ET USAGES \u2022 Plan mise de côté \u2022 Financement sur place \u2022 Livraison partout au Québec enseignement \u2022 vente \u2022 location \u2022 réparation 330, rue Principale, Granby, (450) 378-6963 Pour aller de la Pologne au Canada, Josef Trojanowsky a mis 11 ans et il a presque fait le tour de la Terre.Qu\u2019on en juge: quand, le 1er septembre 1939, l\u2019Allemagne a envahi la Pologne, il aspirait à devenir officier dans les forces armées polonaises et il étudiait à cette fin à l\u2019Académie militaire de Ra-vich; quelques semaines plus tard, il était fait prisonnier par l\u2019armée soviétique et il était envoyé au camp de Cheliabinsk; par la suite, il était envoyé au Kazakhtan; après l\u2019amnistie décrétée en faveur des déportés polonais par le gouvernement soviétique, il gagnait l\u2019Iran et, de là, l\u2019Egypte en passant par l\u2019Irak, la Syrie, la Jordanie et la Palestine; la Sicile, la France, la Belgique, les Pays-Bas et l\u2019Allemagne allaient ensuite le voir passer avant qu\u2019il ne s\u2019établisse au Canada en 1950.«Le lendemain de l\u2019invasion allemande, le commandant de l\u2019Académie militaire nous a ordonné d\u2019abandonner nos uniformes d\u2019élève-officier et de revêtir des uniformes de simple soldat puis de tenter de gagner la Hongrie.Un ordre donné à point nommé: nous avons été faits prisonniers par l\u2019armée soviétique; quelques mois plus tard, plus de 10 000 officiers polonais étaient assassinés dans la forêt de Katyn sur ordre du gouvernement soviétiques; si nous avions eu nos uniformes d\u2019élève-officier au moment de notre capture, nous aurions probablement été du nombre», explique-t-il.La déportation ne lui a pas trop pesé.Il était loin de sa Pologne natale mais il a pu reprendre rapidement son entraînement militaire car l\u2019Union soviétique qui se doutait sûrement que l\u2019Allemagne, son alliée du moment, lui ferait un coup fourré un jour ou l\u2019autre ne s\u2019est pas opposée à la création des Forces polonaises libres et l\u2019a même encouragée.Quand l\u2019Allemagne a envahi l\u2019Union soviétique, il a choisi d\u2019aller rejoindre les forces armées alliées plutôt que de servir dans une unité polonaise sous commandement soviétique.«Nous avons traversé l\u2019Iran, l\u2019Irak, la Syrie, la Jordanie et la Palestine tout en nous initiant au maniement des armes modernes et protégeant des puits de pétrole et des pipelines.Peu après notre arrivée en Egypte, nous avons été intégrés à la 8e Armée britannique.Nous avons pris part à l\u2019invasion de la Sicile et, après le débarquement de Normandie, nous avons été envoyés dans le nord de la France.Par la suite, nous avons participé à la libération de la Belgique et des Pays-Bas.La guerre terminée, j\u2019ai fait partie des troupes d\u2019occupation jusqu\u2019à ma démobilisation.J\u2019ai ensuite fait par-Josef Trojanowsky\tl\u2018e des f°rces de sécurité déployées à Berlin par l\u2019Organisation des Nations-Unies.Je suis resté en Allemagne jusqu\u2019en 1950», raconte-t-il.C\u2019est cette année-là qu\u2019il s\u2019est installé au Canada.A son arrivée à Québec, tout ce qu\u2019il avait, c\u2019était 10 $ dans ses poches et les vêtements qu\u2019il avait pu loger dans son havresac.Il s\u2019est rendu à la gare où il a appris que, s\u2019il n\u2019avait pas assez d\u2019argent pour se rendre à Toronto par train, aller à Montréal lui coûterait seulement 6,50 $.«Je suis arrivé à Montréal un samedi.Je suis allé dans un foyer pour immigrants rue Saint-Antoine.Le lendemain, j\u2019ai été pris en charge par un organisme polonais.Le surlendemain, j\u2019avais un emploi dans un atelier de la rue Prince-Arthur où on réparait des tracteurs», révèle-t-il.Il n\u2019a jamais manqué de travail par la suite.Il a été à l\u2019emploi de Canadian Vickers pendant 21 ans.Quand cette entreprise a fermé ses ateliers de Montréal, il a été embauché par Bcndix Corporation puis par Clairol.Lorsqu\u2019il a pris sa retraite à la fin des années 1980, il était à l\u2019emploi de cette entreprise depuis 16 ans.«Je ne pense pas avoir été un mauvais Canadien et un mauvais Québécois.Le Canada et le Québec ont été bons pour moi et je me suis toujours efforcé de travailler de façon à ce qu\u2019ils ne regrettent pas de m\u2019avoir accueilli», commente-t-il.+ LaTribune L\u2019an 2000, c\u2019est maintenant Joignez-vous à La Tribune pour accueillir le nouveau millénaire, saluer les réalisations de notre société en cette fin de siècle et rêver de ce que sera demain ISfBHFÏGE SEfpSS pfflMMi© (ÜSHB IHSfflS IMMSSfMOM\tmss ffaflamiiEfliEsfl R L\u2019ANNÉE 1999 LaTribune Y\" I Van 2000 Ce SV \u201d;UY en .\u201er»aten.De la Pc\tilogne, 12 pays avant cT\taboutir au Canada \u2022 LL _______ ______________________\t______________________la Tribune, Sherbrooke, samedi 4 septembre 1999\t| 3 Investissement de 4,7 M$ au Mont-Mégantic ?L'observatoire sera modernisé et recevra de nouvelles infrastructures Ronald MARTEL Notre-Dame-des-Bois Propriété de I Université de Montreal et eo-géré par cette institution et par l\u2019Université Laval, de Québec, I Observatoire astronomique du mont-Mégantic gagnera beaucoup en intérêt et en efficacité, durant les trois prochaines années que dureront les travaux de réparations majeures et d acquisition de nouvelles infrastructures, qui coûteront la somme impressionnante de 4,7 millions S! On entend ainsi améliorer la coupole et la doter d\u2019un système de ventilation, alors que le télescope aura droit, pour sa part, à une mise au point majeure.Des aménagements spéciaux permettront d\u2019ailleurs de le contrôler complètement par ordinateur.On ajoutera aussi de nouveaux instruments performants, à la fine pointe de la haute technologie.De plus, I Observatoire astronomique, qui règne en maître au sommet du mont-Mégantic, sera relié par fibre optique à l\u2019AS'I ROLab, qui lui est situé au pied de la montagne, ce qui fera augmenter l\u2019intérêt du grand public, puisque des images captées par l\u2019Observatoire seront rendues accessibles, faisant automatiquement augmenter le rôle de vulgarisation scientifique joué par l\u2019ASTROLab.Des 4,7 millions $ nécessaires, la Fondation canadienne pour l\u2019Innovation en fournira 40 p.cent, soit 1 880 000 S, alors que le ministère de l\u2019Éducation en fera autant.De plus, le Conseil régional de développement de l\u2019Estrie contribuera pour 300 000 $, Développement économique Canada également pour 300 000 $, le ministère des Régions du Québec pour 100 000 $, alors que l\u2019Université Laval, l\u2019Université de Montréal et les chercheurs eux-mêmes pour une somme de 240 000 $.Les travaux produiront, sur une période de trois ans, de très nombreuses retombées pour toute l\u2019Estrie, et permettront à l\u2019Observatoire de continuer à jouer un rôle très important.Cette amélioration des infrastructures de l\u2019Observatoire s\u2019inscrit dans le prolongement des dernières orientations du Comité de planification à long terme de l\u2019Astronomie au Canada, lesquelles sont contenues dans un rapport de cet organisme s\u2019intitulant «Le futur du Canada en Astronomie et en Astrophysique jusqu\u2019en 2015«, qui sera disponible dans quelques semaines.Ce rapport démontre que la recherche en astronomie s\u2019avère très importante pour l\u2019ensemble de l\u2019économie canadienne.b I iiiiiiii iitfiiiaii 'ii .in'iiHHHiii m i ~:r :-r r .L'avenir de l'observatoir du Mont-Mégantic est compromis par la pollution lumineuse.Photo La Tribune, orchives La pollution lumineuse menace l'Observatoire Notre-Dame-des-Bois (RM) On vient tout juste d\u2019annoncer un investissement majeur de 4,7 millions $ pour améliorer les infrastructures de l\u2019Observatoire du Mont-Mégantic et le relier par fibre optique à l\u2019ASTROLab, au pied do la montagne, qu\u2019on craint déjà pour sa survie à cause de la pollution nocturne du ciel causée par l\u2019éclairage artificiel des villes et villages des alentours.Le ciel étant nettement plus lumineux qu\u2019il ne devrait l\u2019être, les performances du télescope de l\u2019Observatoire s\u2019en trouve grandement dégradées.«La luminosité du ciel, la nuit, a at- teint un seuil critique, à ce stade-ci, et si elle devait encore augmenter, la rentabilité scientifique du télescope serait compromise», d\u2019affirmer Yvan Dutil, dans une communication provenant de l\u2019Université Laval, qui gère l\u2019Observatoire astronomique du Mont-Mégantic avec l\u2019Université de Montréal.«Heureusement, on peut encore corriger la situation en éclairant mieux, de continuer M.Dutil.Par exemple, il est essentiel de contrôler la lumière émise avec des abat-jour afin de minimiser les pertes.Les vieux modèles de luminaires, conçus souvent avant la deuxième guerre mondiale, envoient jusqu\u2019à 30 p.cent de leur lumière en direction du ciel, alors qu\u2019on veut éclairer le sol.En prime, en choisissant des luminaires plus modernes, on évite des problèmes d\u2019éblouissements qui représentent une menace pour la sécurité routière.» Surprenant qu\u2019un lieu aussi isolé que le mont Mégantic souffre de pollution lumineuse, direz-vous! Il faut dire que les Québécois sont les champions de l\u2019éclairage.Une analyse des images satellites DMSP de la US Air Force montre qu\u2019en janvier 1997, la ville de Québec br Hait autant que Paris, qui est pourtant la ville lumière! Les Québécois émettraient en moyenne de deux à trois fois plus de lumière par habitant que les Américains ou que les Européens, si on tient compte de la réflexion À l'ASTROLab du Mont-Mépantic Un hommage à Albert Einstein le fascinant Albert Einstein Notre-Dame-des-Bois (RM) Vous plairait-il de rencontrer Albert Einstein lui-même, et d\u2019avoir le loisir de le questionner autant sur ses théories scientifiques que sur les grands sujets qui ont marqué notre siècle: la question juive, le nazisme, la bombe atomique?C\u2019est à ce fabuleux programme que vous convie l\u2019AS-TROLab du Mont-Mégantic, cette fin de semaine.Du 4 au 6 septembre, vous pourrez effectivement rencontrer cet être exceptionnel que fut Albert Einstein (1879-1955), dans le cadre de l\u2019hommage annuel que réserve l\u2019ASTROLab à un grand scientifique, hommage qui prend l\u2019allure d\u2019un atelier très spécial, basé sur le divertissement et la vulgarisation.Vous parcourcrez ainsi les réalisations les plus importantes en physique théorique du maître de la Relativité.Il a aussi beaucoup contribué à la naissance et au développement de la mécanique quantique, la science de l\u2019infiniment petit qui marqua une brisure avec la physique classique du XIXe siècle.Einstein avait une attitude esthétique face à la vie, autant de contemplation que de création, ce qui a rendu possibles des résultats qui étaient pourtant théoriques.Sa large implication socio-politique dans les événements marquants du XXe siècle a fait de lui un digne représentant des espoirs et déceptions de l\u2019homme moderne.Cette activité complétera la saison régulière de l\u2019AS-TROLab du Mont-Mégantic.Dès le 11 septembre et ce jusqu\u2019au 10 octobre, le complexe astronomique ne sera ouvert aux visiteurs que les fins de semaine, de 11 h à 17 h, et en soirée les samedis, sur réservation seulement, de 20 h à 23 h.À propos de la dernière éclipse totale du millénaire Par ailleurs, l\u2019ASTROLab présentera également une conférence toute spéciale sur l\u2019éclipse solaire du 11 août dernier.Cette activité permettra aux intéressés de revivre en image et en musique ce majestueux spectacle, le 11 septembre prochain, à 14 h et 15 h 30.La conférence fournira des explications détaillées sur le phénomène astronomique de l\u2019éclipse, de même que des images saisissantes prises de France et du sommet du mont Mégantic.Ce sont Sébastien Gauthier, astrophotographe et envoyé spécial de l\u2019ASTROLab en France pour l\u2019éclipse, et François Chagnon.astronome et coordonnateur scientifique à l\u2019ASTROLab, qui animeront cette conférence avec tout le talent de vulgarisateurs qu\u2019on leur connaît.Pour informations et réservations:(819) 888-2941.[Lobo \u2022JjTt VEiïEZ CUEILLIR VOS POMMES eufamilAe Pommalbonne Venez voiri mini-ferme, pour les enfants Mais sucre, patisserie maison tarte aux pommes, jus frais, confiture maison et miel.Les samedis et dimanches, charrette k tirée par des chevaux.gfïi ° KMËa ° 6291, ROUTE 147 COMPTON 835-9159 de la lumière sur la neige.Les coûts associés à des systèmes d\u2019éclairage inadéquats seraient évalués à 45 millions S par an pour l\u2019ensemble du Québec.Il n\u2019y a pas que l\u2019astronomie qui peut se plaindre de la pollution lumineuse nocturne.En effet, elle représente une menace supplémentaire pour les écosystèmes, en modifiant par exemple le comportement des oiseaux et des insectes.On n\u2019a qu\u2019à penser comment l\u2019éclairage extérieur constitue un bon moyen d\u2019attirer les moustiques! La moitié de la pollution lumineuse provient de sources situées dans un rayon de 25 km de l\u2019Observatoire, dans le cas du Mont Mégantic.Malgré leur petite taille, les municipalités situées à proximité contribuent d\u2019une manière importante à la pollution lumineuse.Pour ce qui est de Sherbrooke, sa contribution en brillance compte environ pour le tiers du total.Peu de lumière provient du Sud où se trouve la frontière américaine.Les États-Unis ont pris conscience plus tôt du problème.Six états, dont le Maine, et de nombreux comtés et municipalités, ont pris des mesures législatives pour minimiser la pollution lumineuse.Les représentants des MRC du Granit et du Haut Saint-François travaillent actuellement à élaborer un plan d\u2019action, en collaboration avec l\u2019Observatoire et l\u2019ASTROLab du Mont-Mégantic, ainsi que la Fédération des Astronomes amateurs du Québec.Au Canada, d\u2019autres observatoires, comme le David Dunlap et le Dominion Astrophysical Observatory bénéficient d\u2019une protection légale minimisant la pollution lumineuse.On songe à faire bénéficier également l\u2019Observatoire astronomique du Mont-Mégantic d une telle législation.«La principale qualité de la pollution lumineuse, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019a pas de persistance dans l\u2019environnement.Après qu\u2019on ferme l\u2019interrupteur, elle s\u2019en va à la vitesse de la lumière!», de conclure ironiquement Yvan Dutil.NOMINATION CoopTel coop 0e télécommunication 5523, Chemin de l'Aéroport, C P 160 Valcourt (Québec) JOE 2L0 Tél (450) 532 3141 Téléc (450) 532 3147 Monsieur André Desmarais, président de CoopTel, est heureux d\u2019annoncer que monsieur Michel Laurent s\u2019est joint à l\u2019entreprise à titre d 9 directeur général.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, monsieur Laurent sera responsable de l\u2019orientation stratégique des opérations dont le service local, les services interurbains, l\u2019accès à l\u2019Internet et les Solutions CoopTel.De plus, il coordonnera le développement et la promotion de nouveaux produits et services, évoluant au rythme des besoins de la clientèle tout en contribuant à l\u2019essor économique et social de la région.M.Laurent possède plus de 11 ans d\u2019expérience en télécommunication; il a occupé différents postes de haute direction dont celui de vice-président exploitation chez Vidéotron Ltée et vice-président régional chez Médis inc.Fondée en 1944, CoopTel est la seule coopérative de télécommunication au Canada.CoopTel offre des services de téléphonie, de transmission de données et d\u2019accès à Internet.Desservant plus de 6 000 clients, son réseau regroupe principalement les municipalités de Valcourt, Roxton Falls, Bonsecours, Lawrenceville, Orford et Racine.Son siège social est situé à Valcourt.04068 Symposium des Arts de la Rue DANVILLE 1ère édition 3 au 6 septembre 1999 Sous la présidence d'honneur de M.Jean-Paul Lapointe V\"T____________________ Amateurs d'art et d'endroits pittoresques, venez voir des peintres de tous les coins du Québec à l'oeuvre dans les rues de notre beau villoge.n Pour plus d'informations; Téléphone : (819) 879-6643 \u2014 Site internet : www.interlinx.qc.co/~klaxon 04065 La Tribune, Sherbrooke, samedi 4 septembre 1999 E 4 + Opinions Emploi-Québec baisse les bras: l'Éducation doit agir La ministre d\u2019État au Travail et à l\u2019Emploi, Mme Diane Lemieux, accepte finalement de faire \u2014 sous la pression, devenue intenable, de l'opinion publique \u2014 ce que tout gouvernement démocratique se doit de faire: honorer ses engagements envers ses citoyens.Oh pardon! ses clients comme préfère les appeler Emploi-Québec.Les Centres locaux d'emploi (CLE), à travers la province, devraient bientôt Monique Richard disposer de 40 millions de dollars, pour donner suite aux engagements pris envers les 4800 sans-emploi que le gouvernement avait lâchement abandonnés pour atteindre ses objectifs budgétaires.Après tout, n\u2019est-ce pas exactement ce que demandait la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT)?Pas du tout! Dans une lettre adressée à la ministre, le J1) août, le comité exécutif de la CPMT demandait l'autorisation de redéployer certaines ressources afin de libérer un montant de 20 millions.11 recommandait.en outre, «que soient réinvestis en mesures actives 20 millions des économies réalisées à la Sécu- rité du revenu.» Et le comité exécutif de préciser: «Ce montant représente seulement 10 % des économies réalisées depuis un an au régime, grâce à la baisse du nombre de ménages aptes au travail.» La Commission des partenaires demandait finalement de ne récupérer qu\u2019une faible proportion des sommes retournées au Conseil du trésor.Or, la ministre n\u2019injecte aucun argent neuf: le montant de 40 millions $ qu\u2019elle annonce est pris entièrement à même le budget actuel.Outre les 4800 personnes dont la ministre vient tout juste de régler le sort, des centaines de personnes sans-emploi sont en attente d\u2019une aide gouvernementale depuis le mois d\u2019avril dernier.Ces personnes n\u2019obtiendront pas le soutien financier nécessaire à leur retour aux études.Quant aux autres qui se présenteront dans les centres locaux d\u2019emploi (CLE) cet automne, il n\u2019est pas difficile d\u2019imaginer la réponse qu'ils obtiendront des fonctionnaires.Une invitation aux «clients» à végéter plutôt qu\u2019à s\u2019inscrire dans une démarche dynamique de réinsertion professionnelle.Croyance répandue Le choix des programmes de formation comme principale cible des compressions est révélateur d\u2019une croyance de plus en plus répandue au sein de la structure d\u2019Emploi-Québec.Cette croyance veut que les mesures actives liées à la formation soient moins efficaces que les autres mesures favorisant l\u2019intégration à l\u2019emploi.Bien sûr, la qualification professionnelle n\u2019offre pas une garantie absolue de réinsertion sur le marché du travail et Emploi-Québec doit continuer de soutenir d\u2019autres types de mesures actives.Par contre, l\u2019amélioration de la formation est une condition essentielle pour le retour sur le marché du travail de milliers de personnes sous-qualifiées.C\u2019est d\u2019ailleurs parce qu\u2019ils ont compris cela que les sans-emploi se dirigent en masse vers les centres de formation et les cégeps.Au lieu de se désoler en public du trop grand nombre de sans-emploi qui souhaitent retourner aux études, la mi- nistre devrait plutôt s\u2019en réjouir et leur fournir l\u2019aide essentielle dont ils ont besoin plutôt que faire obstacle à leur détermination.La situation actuelle illustre l\u2019incapacité du gouvernement de remplir ses propres obligations envers ceux pour qui le retour aux études résulte d\u2019une démarche volontaiie.Et dire, qu\u2019il y a quelques mois à peine, le gouvernement tentait, par tous les moyens, d'imposer des parcours obligatoires à certains prestataires.Et ce n\u2019est pas tout! La ministre annonce un recentrage de la mission d\u2019Emploi-Québec vers les programme courts de formation.Tant pis pour les plus démunis qui ont souvent besoin d\u2019une formation de base avant de pouvoir se qualifier professionnellement! Emploi-Québec va donc se concentrer sur les «clients» les plus faciles à réintégrer sur le marché du travail, ceux qui comptent déjà parmi les mieux formés.Ce sera meilleur pour les statistiques et ça coûtera moins cher, du moins en apparence.La ministre a expliqué publiquement qu\u2019Emploi-Québec ne pouvait répondre à tous les besoins de formation de la main-d\u2019ouvre.Après tout, le ministre de l\u2019Éducation ne devrait-il pas faire son travail en matière de formation de base?Et puis, le régime de prêts et bourses n\u2019est-il pas toujours là pour répondre aux besoins?Diane Lemieux a cependant omis de rappeler que, depuis l'énoncé de politique de 1984 en éducation des adultes, le ministère de l\u2019Éducation est cantonné dans un rôle passif de fournisseur de services; les budgets et les ressources humaines ayant graduellement été transférés aux différents ministères de la main-d\u2019ouvre.Depuis ce temps, le MEQ n\u2019a même plus les moyens de remplir son mandat pourtant fondamental en formation de base des adultes.Cela explique, sans soute, le silence inquiétant dans lequel se terre le ministre François Legault.11 n\u2019a tout simplement pas l'argent nécessaire pour répondre à l\u2019invitation spontanée de sa collègue ministre du Travail et de l'Emploi.Pendant ce temps, les «clients» référés par la ministre au MEQ n\u2019auront-ils d\u2019autres choix que de se faire couper leur prestation d\u2019assurance-emploi et de sécurité du revenu en retournant à plein temps aux études, ou encore de s\u2019endetter pendant de longues années avec le régime de prêts et bourses?A moins qu\u2019ils ne décident de s\u2019enliser dans la dépendance de l\u2019aide publique en désespoir de cause.Jamais la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ) ne cautionnera une telle politique qui n\u2019a rien à voir avec le revirement annoncé dans les politiques de main-d\u2019ouvre suite au rapatriement des fonds fédéraux.Un homme d\u2019action?Au moment où la ministre Lemieux baisse les bras devant l\u2019ampleur de la tâche et au moment où le gouvernement s\u2019apprête à redéfinir sa politique en formation continue, le ministre de l\u2019Éducation a l\u2019occasion de démontrer qu\u2019il est bien l\u2019homme d\u2019action qu\u2019il prétend être.Il doit affirmer, sans équivoque, le leadership de son ministère en éducation des adultes et exiger les moyens nécessaires à l\u2019exercice de cette mission fondamentale de tout État moderne.Si Emploi-Québec doit continuer de répondre aux besoin pour lesquels il a été créé, il est indéniable que le ministère de l\u2019Éducation doit prendre ses responsabilités en éducation des adultes et s'impliquer davantage.En attendant, les «clients-citoyens», déçus et (loués par le système, se cherchent un ministre qui voudra bien leur venir en aide pour les appuyer dans leur démarche de formation.Monique Richard présidente de la CEQ La francophonie et l'esclavage Par Fabien Leboeuf.directeur générai Développement et Paix Voici un sujet qui ne sera pas à l'ordre du jour du Sommet de la francophonie qui se tient présentement à Moncton: l\u2019esclavage.Oui, l\u2019esclavage! Cette pratique est loin d\u2019avoir disparu.Développement et Paix vient de publier un rapport (voir notre site www.devp.org) à ce sujet avec Anti-Slavery International.La traite des enfants semble avoir fortement augmenté ces dernières années en Afrique de l\u2019Ouest.La majorité des enfants viennent du Bénin et du Togo.Ils sont emmenés au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en Côte d\u2019ivoire, au Gabon et au Nigeria.Au Bénin, traditionnellement, on plaçait des enfants chez des parents en échange d'une somme d\u2019argent.L\u2019enfant aidait la famille hôte aux travaux agricoles jusqu\u2019à ce que la somme soit remboursée.C\u2019était déjà une pratique assez proche de l'esclavage, mais elle était encadrée.Cette pratique a maintenant engendré la traite des enfants d\u2019un pays à l\u2019autre par des profiteurs qui exploitent la pauvreté de leurs parents.Les enfants ne revoient plus leur famille, ils sont souvent maltraités et travaillent du petit matin jusque tard dans la nuit.Ils ne reçoivent aucun salaire puisqu\u2019ils ont une «dette» envers le trafiquant - qui a payé les frais de transport, la nourriture et les vêtements - ou la personne à qui ils finissent par être vendus.Et ils n\u2019ont évidemment aucun recours possible.En 1987, les autorités du Bénin ont découvert 400 enfants à bord d'un navire qui devait partir pour d\u2019autres pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Le gouvernement s\u2019est contenté d\u2019interdire au navire en question de revenir faire escale dans le port.En Haïti, 200 000 enfants - la plupart sont des filles - sont «placés» comme domestiques.On les appelle en créole les restavek (restent avec).Elles ne touchent aucun salaire, ne vont pas à l\u2019école et beaucoup d\u2019entre elles subissent toutes sortes de violences.Ceci même si le code du travail stipule qu\u2019aucun enfant de moins de 12 ans ne peut être confié à une famille comme domestique.Autre forme d\u2019esclavage: l\u2019esclavage ancestral.En Mauritanie, le gouvernement a adopté plusieurs lois abolissant officiellement l\u2019esclavage et on ne voit plus de «marché aux esclaves», mais on estime que 400 000 Africains noirs servent toujour mime esclaves - officiellement ou\tleurs maî- tres berbères et maures.Voici ce que les gouvernements pourraient faire: -\tles pays touchés par la traite des enfants doivent s\u2019empresser d\u2019instaurer des mécanismes pour empêcher le trafic des enfants d\u2019un pays à l\u2019autre et informer le public des dangers de la traite; -\tle gouvernement haïtien devrait, entre autres, s\u2019assurer que son code de travail soit respecté et que les enfants puissent aller à l\u2019école; -\tle Canada, quant à lui, pourrait appuyer financièrement la recherche et des programmes visant à contrer ce phénomène.fjB \u2019 ¦¦¦; ¦ , ,\tA.:,- < \u2022 La photo de la semaine Qui a dit qu'il était impossible de présenter une vue artisti que d'un édifice?Le photographe Martin Blache prouve le contraire avec ce cliché de la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.Martin BUCHE Image informatique Nos médias font état depuis l\u2019an passé du retard des PME d\u2019ici sur Internet.De nombreux appels à la mobilisation passent dans le vide.Sherbrooke désire un CDTI?Personne n\u2019y investit un sou.Quand un sondage de Bell décrie notre retard, notre commissaire industriel répond que si les entreprises d\u2019ici n\u2019investissent pas dans l\u2019inforoute, c\u2019est que les occasions d\u2019affaires y manquent.En règle générale, un consultant se fait payer pour ses services.Qu\u2019une PME de Montréal, de Québec ou d\u2019ailleurs veuille un site Web, on lui refile une facture.Une bonne facture.Ainsi les consultants peuvent payer leur loyer, leurs employés et même se tenir à la page en suivant des formations poussées.Depuis nos débuts à Sherbrooke, plusieurs nous ont offert en échange de nos services: a) du placement médias; b) des billets de ski, de cinéma, etc.c) du gibier (c\u2019est pourtant vrai); d) des abonnements sportifs.Nous venons d\u2019ailleurs de perdre un client intéressant, qui a réussi à trouver des jeunes pour leur faire un site en échange de.vêtements.C\u2019est peu dire.Développer des technologies de pointe représente une des activités les plus coûteuses: formation, équipement informatique, connexions rapides.Si les entreprises et organisations d\u2019ici persistent à trouver des étudiants, des personnes sans emploi pour créer du contenu sur Internet, la démarche sera un échec, parce que ces personnes n\u2019auront pas les moyens d\u2019être à la page.De plus en plus, les gens d\u2019ailleurs se font de nous l\u2019image que nous projetons sur le Web.C\u2019est pourquoi nous trouvons désolant que cette image n\u2019en soit pas une de professionnalisme, de dynamisme, mais une d\u2019économie de moyens et d\u2019ambitions modestes.Un grand merci par ailleurs aux quelques clients qui nous encouragent depuis nos débuts et qui paient pour nos services.Nous pouvons affirmer sans timidité qu\u2019ils en ont et en auront encore davantage pour leur argent.Yan Robert Président La Toile Sherbrookoise Notre système de santé survivra-t-il?Le Canada s\u2019apprête à entrer dans le nouveau millénaire avec un système de santé affecté d'un manque d\u2019appareils de haute technologie et une sous-capitalisation débilitante.L'Association canadienne des radiologistes (CAR) dénonce cette situation et exhorte le gouvernement fédéral à s'attaquer immédiatement à ce problème.Selon des études portant sur nos politiques publiques, la quantité et la qualité de nos soins de santé sont en régression.Parmi les principales causes, citons la rareté des équipements de diagnostic de haute technologie et l\u2019insuffisance de nos ressources humaines spécialisées.Les impacts sur les Canadiens et les Canadiennes sont nombreux, à commencer par les délais avant de pouvoir consulter des médecins spécialistes, délais qui compromettent la santé des patients.De plus, la rareté des équipements et l\u2019insuffisance de nos médecins spécialistes ont des effets négatifs sur fa qualité des diagnostics et sur celle des traitements.I.,c Canada: dernier de classe Les statistiques sont révélatrices.Des études faites par l\u2019Association canadienne des radiologistes et le Fraser Institute nous apprennent que le Canada arrive au cinquième rang des pays qui consacrent le plus d\u2019argent à leur système de santé Pourtant, il figu- re parmi les pays qui disposent du moins grand nombre d\u2019appareils de diagnostic de haute technologie, ce qui a pour effet d'en rendre l\u2019accessibilité problématique.Dans les faits, le Canada fait figure de pays du tiers monde en ce quï a trait à la quantité de ses équipements tels les appareils d'imagerie par résonance magnétique (MRI), de tomodensitométrie axiale par ordinateur, d\u2019ostéodensitométrie et de Position Emission Tomography.À ce chapitre, le Canada se classe derrière la Corée, l\u2019Islande, le Portugal et la République Tchèque.Pour certains types d'appareils, la situation est encore plus critique.Le Fraser Institute a démontré que l'accès aux appareils d\u2019imagerie par résonance magnétique se détériore à comparer à d\u2019autres pays de l\u2019OCDE tels l\u2019Australie, la France, les Pays-Bas et les États-Unis.Une autre étude, publiée dans le British Medical Journal, a également révélé que le Canada possède le moins grand nombre d'appareils de densitométrie osseuse de tous les pays industrialisés.Ces appareils permettent de dépister l\u2019ostéoporose, une maladie qui affecte surtout les femmes et qui est en croissance en raison du vieillissement de notre population.le Fraser Institute nous apprend également que nos hôpitaux universitaires sont équipés d'appareils désuets (en usage depuis 8 à 12 ans) et lents, dont la fiabilité est pour le moins aléa- toire.Il n'est donc pas surprenant d\u2019apprendre que la qualité cfes diagnostics n\u2019est pas optimale, ce qui n\u2019aide en rien à raccourcir les listes d\u2019attente.Ne pas rajeunir nos équipements ne peut que nous conduire à une catastrophe.En se basant sur les précisions actuelles de remplacemènt, nous pouvons affirmer que les hôpitaux universitaires devront se satisfaire des équipements qu\u2019ils possèdent pendant encore 100 ans.À court de spécialistes I.c Canada accuse non seulement un déficit technologique, il fait face à une pénurie de radiologistes.Selon les normes du gouvernement fédéral, il doit y avoir un radiologiste pour desservir une population de 13 000 habitants.À l\u2019heure actuelle, nous sommes en deçà de cette norme.C\u2019est ce que révèle une étude commandée par la CAR.De plus, nous nous éloignons encore plus de la norme du gouvernement fédéral.11 n\u2019y a tout simplement pas'assez de radiologistes en formation dans les universités.Si nous voulons garantir aux Canadiens et aux Canadiennes de répondre adéquatement à la demande de services radiologiques dans les années à venir, il nous faut immédiatement augmenter le nombre de candidats en formation de 72 à 1(H) par année.Et ce ne sera peut-être pas assez.En effet, plus une population vieillit.plus la demande pour des examens radiologiques augmente.Or, le nombre de Canadiens âgés de 65 ans devrait connaître une croissance de 63 pour cent au cours des prochaines années.Le temps d\u2019agir La situation a atteint un point critique.Des Canadiens et des Canadiennes doivent se rendre aux États-Unis pour se faire traiter.Les coupures dans notre système de santé ont malheureusement eu des effets négatifs sur la qualité des soins et sur l\u2019espérance de vie des citoyens.Maintenant que les finances du pays sont plus saines, nous devons nous attaquer aux problèmes de notre système de santé.Un sondage pancanadien confirme que la population souhaite que le gouvernement investisse une part importante du surplus budgétaire dans la santé.C\u2019est une priorité indiscutable.Injecter des fonds dans la santé, plus particulièrement dans les ressources humaines et dans les équipements, doit être considéré comme un investissement qui rapportera à long terme.Plusieurs études le démontrent clairement.L'une d'elles, faite par le Fraser Institute, a conclu que la naisse de la mortalité duc aux maladies coronariennes est le résultat de traitements spécialisés et du recours à des équipements de haute technologie.En fait, en Occident, le déclin des maladies coronariennes au cours des 40 dernières années est en partie attribuable à des percées technologiques.Il est urgent d\u2019agir.Le gouvernement fédéral doit absolument faire en sorte que le Canada entame le troisième millénaire avec un système de santé.en parfaite santé.L\u2019Association canadienne des radiologistes exhorte tous les leaders politiques à revoir le système de paiements de transferts, à créer de nouveaux postes de résidents en radiologie et à accroître le financement des hôpitaux.L\u2019Association convie toutes ses sections provinciales et les titulaires de chaires universitaires en radiologie à participer à un Forum national qui se tiendra au mois de février de l'an 2000.L\u2019Association insiste pour que le gouvernement fédéral y délègue des représentants qui participeront à l'identification de solutions aux problèmes qui affectent notre système de santé.Ce Forum, j\u2019en suis certain, sera la première étape d\u2019un processus qui nous permettra de résoudre la crise dans notre système de santé.1.W.Radomsky MI), FRCPC, FACR Président Association canadienne des radiologistes La Tribune, Sherbrooke, somedi 4 septembre 1999 E S BILAN D QU \u2019UN SIECLE I S\u2019ACHÈVE De la société de consommation au chômage de masse Henry Ford disait, au début du XXe siècle, qu\u2019il ne voulait pas produire des automobiles uniquement pour les riches.Et au lieu de lancer sur le marché quelques milliers de véhicules à un prix très élevé, il a tout fait pour vendre des centaines de milliers (plus tard des millions) de véhicules en Amérique, la devise étant: une auto pur chaque famille américaine.Ford - un visionnaire - a entrevu la société de production de masse qui se développerait au cours du XXe siècle.Taylor, un ingénieur américain au cours des années 10, énonce quelques idées fondamentales à ce sujet et fera un apport considérable à la création de cette société de production.L\u2019industrie se développera en fonction de la chaîne de montage et du travail à la chaîne, celui-ci étant basé sur des actes répétitifs.L\u2019administration se séparera de l\u2019usine et le travail manuel du travail intellectuel.Au début des années 20, la production de masse est une réalité, le travail humain change, l\u2019usine concentrée se développe et pose les ciments de la société moderne.Elle est urbaine et axée sur l\u2019industrie et les services.Toute société de production a besoin d\u2019une société de consommation et celle-ci dépend du politique, c\u2019est pourquoi le président Franklin D.Roosevelt, au cours des années 30, a proposé aux Américains un \u201cNew Deal\u201d, un contrat social dont le but principal était de créer une demande solvable.L\u2019idée était simple: le gouvernement doit être la pièce maîtresse de cette société de consommation puisque ce sont les consommateurs qui font tourner la machine économique.Bref, au lendemain de la Grande Dépression de 1029, il était question de remettre l\u2019Amérique au travail et de donner de l\u2019argent même a ceux qui étaient exclus de ce marché.Etat-providence Ces idées sous-tendent la création du \u201cWelfare State\u201d aux États-Unis et de l\u2019état Providence au Canada.L\u2019État intervient énergiquement sur l\u2019économie et les finances, stimulant la demande solvable.De grands travaux publics sont entrepris, les conventions collectives de travail prennent de l\u2019ampleur, des systèmes de santé et de services sociaux sont mis sur pied et l\u2019éducation se développe à tous les niveaux.Au Canada, cette tendance explique la création des grands programmes de travaux publies et sociaux.Tout semblait possible en matière de développement économique: construction d\u2019autoroutes, d\u2019édifices gouvernementaux, d\u2019aéroports, de réacteurs atomiques et d\u2019aérospatial mais aussi, la mise sur pied de l\u2019assurance chômage, de l\u2019assistance sociale, de l\u2019assurance maladie et toute une panoplie de politiques sociales qui contribuèrent au développement social.Le Canada devient l'un des sept pays les plus industrialisés au monde; du point de vue social, il se classe comme étant le pays numéro un en termes du développement humain.La société de consommation de masse développée à partir des années 40 voit descendre le taux de chômage, en moyenne, à 4 % de la main-d\u2019oeuvre disponible tandis que le progrès industriel vient surtout du côté de la recherche et du développement.Mais, après avoir atteint son plus haut niveau au cours des années 60, les \u201cTrente glorieuses années du capitalisme\u201d prennent fin vers la moitié des années 70.Depuis les années 80, le \u201cmodèle\u201d anglo-saxon, inspiré du courant néo-libéral, encensé par l\u2019Organisation de coopération et de développement éco- / Julio RODRIGUEZ Photo AP Au fil des dernières années, le tissu social ne cesse de se détériorer, conséquence du fossé toujours plus grand entre riches et pauvres.Cette constatation engendre des flambées de violence provoquées par des individus qui ne peuvent plus supporter l'inertie de leurs dirigeants.nomiques (OCDE), la Banque Mondia- te durée, déprotégé.L\u2019emploi est plus le et le Fonds Monétaire international rare que jamais.Une tendance très (FMI), s\u2019impose.De ce fait, au cours dure s\u2019installe: le prochain millénaire des années 90, le tissu social se désagrè- s\u2019ouvre sur un fond de chômage de ge partout au monde.Le travail se masse, transforme.Il devient flexible, de cour- Photo AP Partout sur le globe, la répartition de la richesse n'est pas encore atteinte.Des travailleurs du café du Brésil et d'ailleurs dans le monde continuent d'être victimes d'exploitation au profit de grandes sociétés qui accumulent des fortunes.'**\u2022'.' «s \\ \\ 7?* ¦o ««S., ' Les jeunes ont un défi de taille: l'exclusion Lf État néo-libéral, émergeant des cendres de l\u2019État-providence, est accompagné d\u2019une cohorte d'inégalités sociales, d\u2019extension du chômage, d'élargissement de l\u2019assistance sociale, de profonds bouleversements en matière de travail, d'éducation, de bien-être social et de culture.Il élargit ainsi ce phénomène de l\u2019exclusion des jeunes du marché du travail.D\u2019ailleurs, ces jeunes devront relever un défi de taille: la solution aux problèmes créés par les dettes gigantesques dont ils héritent mais qu\u2019ils n\u2019ont pas contractées.Celles-ci furent créées en fonction d'un type de développement qui ne leur convient plus.Ecarts Ces jeunes subissent ainsi les écarts existant entre riches et pauvres au Nord et au Sud de la planète.Le clivage entre les pays du Nord et du Sud fait qu\u2019en Afrique, en Amérique latine, en Asie, mais aussi en Europe, des millions de jeunes connaissent une réalité de famine, d'exil et de désespoir, comme l\u2019illustre le cas de la Somalie, du Rwanda, de l'Afghanistan, d\u2019Haïti, de l\u2019ancienne Yougoslavie et de bien d'autres pays.Ce désordre économique repose sur le système capitaliste qui, lui aussi, est devenu un fait mondial.Au seuil du XXIe siècle, le monde est une unité, un système global où les différentes composantes économiques se trouvent en constante corrélation.Les ouvriers du cuivre au Chili et du café au Brésil, les pêcheurs espagnols et portugais, les techniciens en électronique en Amérique du Nord, les travailleurs de la ban- 3 , Photo AP De plus en plus de jeunes couples subissent le clivage entre riches et pauvres.Cette disparité entre les classes, attribuable au néo-libéralisme, se remarque autant partout.Autant en Amérique du Nord, qu'en Afrique, en Asie et en Amérique latine.que au Japon, les salariés des \u201cmaquiladoras\u201d (ces grandes usines d\u2019assemblage opérant sur la base îles bas salaires au Mexique, au Salvador et ailleurs en Amérique centrale), savent aujourd'hui que la globalisation de l'économie et des finances touchent de plein fouet le secteur du travail.Des millions de personnes, confrontées avec ccs réalités, se révoltent.De vio- lents remous sociaux viennent d\u2019agiter l'Indonésie, la Russie et les pays de l'Asie centrale.Entre-temps, les économies industrialisées veulent élargir leurs marchés.Mais les hauts niveaux de productivité qu\u2019elles ont atteint leur font trouver d'énormes difficultés à écouler une production de plus en plus sophistiquée.La richesse répartie sous une autre forme On ne peut plus parler de crise de production et tenir celle-ci responsable du chômage de masse.La preuve: en France, entre 1975 et 1995, le PIB a augmenté de plus de 70 %, tandis que le nombre des chômeurs a été multiplié par cinq; le nombre des exclus par dix.Ce qui est nouveau, c\u2019est la forme de répartition de la richesse sociale et du pouvoir économique et financier.Le progrès technologique, étant mis au profit de ceux qui dirigent l\u2019économie, détruit plus d\u2019emplois qu\u2019il n\u2019en crée, tandis que l\u2019économie capitaliste de marché est incapable de régler l\u2019abondance.L\u2019informatisation accélérée des moyens de communication encourage l\u2019enrichissement exagéré de petites minorités et entraîne la précarité des conditions de vie de la majorité des citoyens.La tendance est lourde: le capital impose la flexibilité des travailleurs, la délocalisation des entreprises et leur concentration gigantesque sous la forme de monopoles ou d\u2019oligopoles.Ceux-ci déterminent à leur tour leurs propres conditions de travail et d\u2019emploi.Données maquillées L\u2019État manipule les données et essaie de masquer le nombre réel de chômeurs.Au Canada, on ne tient pas compte de tous ceux qui - n\u2019étant pas chômeurs ou assistés sociaux - se trouvent exclus du marché de travail.Au Royaume-Uni, l\u2019adoption d\u2019un nouveau système de comptabilisation des demandeurs d\u2019emploi a fait \u201cdécouvrir\u201d plus de 500 000 chômeurs non comptabilisés et le taux de chômage du 5 % de la population active est ainsi passé au 7 %.Seuls étaient pris en considération les bénéficiaires d\u2019allocations et non la totalité des chômeurs dont le mode de dénombrement fut modifié 32 fois par les gouvernements conservateurs entre 1979 et 1997.Les statistiques ne tiennent pas compte des jeunes de moins de 17 ans, des personnes de plus de 55 ans et des chômeurs en arrêt de travail de longue durée (Le Monde Diplomatique).Les chiffres officiels ne font généralement pas état du travail à temps partiel que les travailleurs sont obligés d\u2019accepter.Aux États-Unis, les travailleurs à temps partiel représentent 3 % de la population active.Au Royaume-Uni, 10 % des femmes et 25 % des hommes employés à temps partiel veulent l\u2019être à temps complet; ce chiffre monte à 40 % aux Pays-Bas.Le travail à temps partiel, moins bien rémunéré, s'est multiplié en quinze ans.Il représente 25 % de l\u2019emploi total au Royaume-Uni; 18 % aux États-Unis, 15,8 % en France.Mondialisation Ces tendances prouvent vers la fin des années 90 que la transformation des systèmes de production et financiers se trouve étroitement liée à la mondialisation de l\u2019économie, des marchés, des finances et de l\u2019idéologie qui domine partout: stimuler l\u2019économie du coté de l'offre, changer l\u2019État - privatiser ses entreprises et réduire sa participation dans l'économie - comprimer le coût du social et privilégier les valeurs culturelles axées sur l\u2019individualisme.Le marché et le libre échange entre les pays régnent en maître.Le travail se transforme.L\u2019emploi n\u2019est plus une priorité pour l\u2019État.Le travail au noir et le secteur informel de l\u2019économie s\u2019étendent, ce qui soulève des résistances surtout des communautés locales.La révolution technologique a changé la nature du travail, le discours des syndicats et des partis politiques, la pratique professionnelle en matière de protection de santé, de bien-être social et d\u2019éducation.Vers la fin des années 90, le mot d'ordre venant de l'État est la rentabilisation des services.Ce fait, combiné avec la révolution informatique, change la signification du travail et la structure de l\u2019emploi.L'emploi et les politiques sociales en situation de crise Les politiques sociales, chômage, assistance sociale, éducation, programmes sociaux spéciaux adressés aux catégories sociales les plus défavorisées et d\u2019autres, ont une étroite relation avec la structure de l\u2019emploi Elles constituent un ensemble de mesures étatiques visant la paix sociale qui permettent la reproduction de la force de travail et l\u2019équilibre entre les stratégies revendicatives des travailleurs et les stratégies de pouvoir du capital.Partout au monde, ccs rapports entre politiques sociales et emploi se trouvent aujourd\u2019hui en situation de crise.Les politiques sociales ont une fonction humanitaire.Elles visent à donner des garanties à chaque personne que dans toutes les circonstances.elle pourra être assurée de vivre dans des conditions satisfaisantes, autant pour elle que pour les personnes à sa charge.Mais, il y a actuellement un conflit ouvert entre cette idéologie qui sous-tend les politiques sociales et l\u2019action de l\u2019État.Les mouvements sociaux -femmes, jeunes, pauvres, homosexuels et d\u2019autres catégories sociales - se battent pour la défense de leurs droits et revendiquent des politiques sociales adressées aux chômeurs, aux assistés sociaux et à plusieurs groupes sociaux en détresse.Les questions reliées au travail et l\u2019emploi demeurent au centre de ces débats. \u201c + La Tribune, Sheibtooke.samedi 4 septembre 1999 Vivre Quels visages religieux prendra l'école?Sherbrooke Quels visages religieux peut-on entre v o i r pour l\u2019école publique québécoise de demain?La question est non seulement importante mais brûlante d\u2019actualité.Dossier chaud s\u2019il en est un, le Rapport Proulx sur la place de la religion à l\u2019école a enclenché toute une série de réactions, le printemps dernier et promet d\u2019intenses débats à l\u2019aube de l\u2019automne.Les principales recommandations du rapport invitent le Gouvernement à se défaire des structures confessionnelles existantes et à remplacer l\u2019enseignement religieux par l\u2019enseignement culturel des grandes religions et, ceci, dès le primaire.Le document servira de base pour la Commission parlementaire qui entamera ses audiences le mardi 21 septembre prochain.Ce qui en découlera pourrait avoir un impact drôlement important sur l'éducation chrétienne.Les gens sont invités à exprimer leur opinion auprès des instances gouvernementales avant que celles-ci ne prennent position et ne légifèrent à ce sujet.Pierre ST-JACQUES Important débat en cours: des moyens pour s\u2019exprimer Il importe d\u2019informer la population des enjeux de ces décisions et de l'impor- tance de faire connaître son point de vue, particulièrement si elle croit à la pertinence de l\u2019enseignement religieux à l\u2019école pour les jeunes.Divers moyens sont à la disposition des gens pour s\u2019exprimer.Les groupes qui le souhaitent ont jusqu\u2019au 13 septembre pour faire parvenir un mémoire au secrétaire de la Commission de l\u2019éducation, M.Grégoire Matthieu, Édifice Honoré-Mcreier, bureau 3.29, Québec, Oc, G1A 1A3.VIE RELIGIEUSE Le Service diocésain de la pastorale scolaire dispose de cartes postales préadressées, un modèle pour les enfants et un pour les adultes, dans le but d\u2019encourager une prise de parole par une plus grande partie de la population.Les gens pourront exprimer en quelques mots leur opinion.Puis vient la tenue d\u2019une journée d\u2019information et de réflexion.Le Colloque du jeudi 9 septembre 1999 Le jeudi 9 septembre prochain, se tiendra à l\u2019Hôtel Delta de Sherbrooke un Colloque sur la place de la religion à l\u2019école.Parrainé par l\u2019Archidiocèse de Sherbrooke en collaboration avec la Direction régionale de l\u2019éducation, la Table de concertation protestante de l\u2019Estrie et des professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke, le Colloque vise à sensibiliser la ¦ Imacom-Daguerre, René Marquis Mme Ginette Aubert-Beaucher, directrice diocésaine de l'éducation chrétienne en milieu scolaire.Cadülac grandes finales.Profitez de la Cadillac des événements avant le 30 septembre.Lincomparable événement Cadillac tire sa révérence.La nouvelle Cadillac Seville STS est joliment équipée : légendaire système Northstar incluant un moteur de 4,6 L V8 à DACT de 300 HT boite automatique à 4 vitesses avec système de passage à commande algorithmique, indispensable système StabiliTrakMD à suspension sensible à la route, traction asservie intégrale électronique, sièges en cuir clumffants à l'avant et à l'arrière, freins antiblocage à disques aux 4 roues assortis de capteurs électroniques d\u2019usure, direction MagnasteerMD, radiocassette AM/FM stéréo BOSEMD 4-0 avec amplificateur de 425 watts, lecteur de disques compacts et un groupe de mémorisation et personnalisation incluant les positions des sièges et du volant.Sans oublier l\u2019ensemble de privilèges des propriétaires Cadillac qui comprend, entre autres, l\u2019entretien sans frais de 4 ans ou 80 000 km\".Et pour un temps limité, le système de communication et de sécurité OnStar vous est offert sans frais, installation comprise (valeur approximative de I 800$, frais d\u2019abminement de 360$ requis).4 4ÎP/ ' 2,8 Locat/onPlùs /36 MOIS LOCATION JUSQU\u2019A 36 MOIS PAIEMENT INITIAL DE 5 718 $ ET DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 700$ REQUIS.TRANSPORT (940 $) ET PRÉPARATION INCLUS SEVILLE 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divisé la journée en trois parties: le matin, de 9 h à 12 h, on fera l\u2019exercice d\u2019appropriation des recommandations du rapport Proulx; l\u2019après-midi, de 13 h 30 à 16 h 30, il y aura conférences et échanges avec Mme Élisa Landry, spécialiste en sciences de l\u2019éducation et M.Jacques Tremblay, professeur de l\u2019Univçrsité de Sherbrooke; en soirée, de 19 h à 21 h, de nouveaux échanges et conférences avec cette fois M.Guy Côté, président du Comité catholique et M.Glen Smith, Table de concertation des églises protestantes.«Ce sera une belle occasion d\u2019exercer son droit de parole, de participer à un débat important, de trouver des modèles et il n\u2019est pas question de manipuler mais bien d\u2019exprimer.L\u2019important est de ne pas rester des acteurs passifs mais d\u2019écouter, d\u2019exprimer et de réagir» ont expliqué Mme Ginette Aubert-Beaucher, directrice diocésaine de l\u2019éducation chrétienne en milieu scolaire, M.Jean Desclos, professeur à l\u2019Université de Sherbrooke et M.Denis Grenier, porte-parole pour la Table de concertation protestante de l\u2019Estrie.Apporter une formation intégrale Les trois intervenants que La Tribune a rencontrés mentionnent que présentement les parents se fient beaucoup sur l\u2019école pour l\u2019enseignement de la culture chrétienne.Avec les recommandations que l\u2019on retrouve dans le Rapport Proulx ce rôle reviendra aux parents et aux églises.Pour utiliser une image, a mentionné Mme Ginette Aubert-Beaucher, on pourrait ajouter qu\u2019en tant que parents, on apprend aux enfants à s\u2019exprimer, à parler français mais c\u2019est à l\u2019école qu\u2019ils apprendront à le maîtriser, le conjuguer, le parfaire.«L\u2019enseignement religieux, l\u2019enseignement de la foi chrétienne qui fait partie de la culture de la majorité du peuple québécois vise à apporter une formation intégrale aux jeunes.Le jeune fera de ce bagage ce qu\u2019il veut» opinera M.Jean Desclos.L\u2019initiation sacramentelle, la pratique religieuse se fera ailleurs qu\u2019à l\u2019école.Mais l\u2019enseignement religieux fait partie d\u2019une identité première au même titre que l\u2019on est issu d\u2019un milieu, d\u2019une culture, d\u2019une langue dans un esprit d\u2019ouverture aux autres.«Il ne faut pas se le cacher: un enseignement religieux de type confessionnel, ça tient la route.On a l\u2019impression qu\u2019avec le Rapport Proulx, c\u2019est un grand coup qui est donné: on change de siècle, on change de modèle.L\u2019enseignement religieux, il ne faut pas l\u2019oublier, est un élément structurant de la personnalité du jeune» plaidera M.Desclos.M.Denis Grenier fait part de la réflexion suivante: «Au moment où les protestants francophones bénéficient pour la toute première fois d\u2019un cours d\u2019enseignement religieux conforme à leurs convictions, voilà que le Rapport Proulx sur la place de la religion à l\u2019école est déposé.Cette étude commandée propose un tout nouveau modèle pour assurer la transmission de la culture religieuse en tenant compte du pluralisme religieux et culturel qui est une caractéristique grandissante de la société québécoise.Si l\u2019étude est bien documentée et bien défendue, elle soulève cependant beaucoup de questions pour les parents chrétiens: le modèle, pour vertueux qu\u2019il soit sur papier, convient-il à notre environnement scolaire?Est-il respectueux de l\u2019expression chrétienne qui est encore un fait de la majorité, toutes confessions confondues?Quel impact aura-t-il sur nos enfants et les valeurs véhiculées dans leur environnement scolaire?Quelles en seront les retombées sur la société de demain?Les chrétiens seront-ils désormais marginalisés?» Il estime que ces questions méritent d\u2019être étudiées et discutées avant de se lancer à corps perdu dans l\u2019aventure.«La communauté protestante francophone, ajoutera-il, ne croit pas qu\u2019une étude technique, fut-elle menée de main de maître, puisse se substituer à l\u2019expression de la communauté.» D\u2019où l\u2019importance du mini-colloque du 9 septembre pour s\u2019informer, débattre ensemble des enjeux et finalement faire entendre sa voix.M.Grenier rappelle toutefois que ce mini-colloque ne doit pas devenir une tribune pour permettre à des groupes religieux organisés de réclamer le simple maintien du système actuel.«Si l\u2019enseignement religieux à l\u2019école doit se réformer et s\u2019adapter aux nouvelles réalités culturelles, il devra cependant le faire dans le respect des voeux exprimés par l\u2019ensemble des parents et des intervenants du milieu scolaire.Ainsi pourrons-nous bâtir une école qui nous ressemble et qui soit le plus possible respectueuse de nos convictions.» Mme Ginette Aubert-Beaucher soulignera que chaque région du Québec a sa couleur.Dans plusieurs endroits de la province, des parents ont fait part dans de très fortes proportions qu\u2019ils étaient pour l\u2019enseignement religieux à l\u2019école.Doit-on, ajoutera-t-elle, aplanir tout le Québec en prenant Montréal comme modèle?On échangera beaucoup ces jours-ci et surtout le jeudi 9 septembre.On invite les gens intéressés à s'inscrire au 363-9934, poste 106, tout en se rappelant que le succès d\u2019un changement résulte des nuances apportées dans la mise en place de la nouvelle structure.Faut en parler et se parler, comme le veut l\u2019expression. \t\t\t\tLa Tribune, Sherbrooke, samedi 4 seplembre 1999\t\t\t£ 7 L\t\tE» C\t3 E* E\t^ El\t\t TÉLÉ PLUS WECMnyn;\t.mi nti IB XING OF THE HILL 61/M' .' !¦'*\u2014*> IEC 17 SI IMS UH YESTERDAY DQ OO I*)1M JM» CP FMWI4MW rem JAZZ IOt ALAIN CARON 321 CROSSHRE UUI1 (23 U SERVICE DI J ~(MEN1 OE L UNIVERSITY >VAL nowf (H CHNOSA- J., {££) REAL*.*'»«)\t Ûf»(*«u vn o»t*jr VON SMtU l'mgoume stu» In \u2022* pc \"*}.»\u2022 n maaur p*> V **¦-;V*Jln*«A)«*r»f JpeObj d ou lu n*f«*n ni» rr.rpfK* i tttntt u O > 09 «oé*WI *9*1 U (t>-*n.tn* cinq *r>»$w mH*ni IhtWWt b 1 « N 9*og>Jp70P CQ vox pop .CE3 routicsnjpmjiî#) MURDER.SME WROTE (Rl , ECD AUJOURO MUUujj/i .Ih ?LES INCORRUPTIBLES\tES3 PARTY Of FIVE N>t>»\t|*7.:»4Urti«\tk'MlfH*\tSTB BD\ts»»i\tlit\tiMriMkinpNi^N\tÜjNWMÜNs'Kt\tW»\tih»*i\t-mam\tan ?U iCnr**»\t4»I*9M\tr ft 1 d»\t1 l>Mv.'fOU(MW*|i)*roi\ttut 6* Uf*.m «*n-.jN U i«*4 O ii CD LES DETECTEURS DE MENSONGES ( a ) FRIENDS '.s; O THE SIMPSONS.'/« O DREW CAREY SHOW «474 .OSBNfaOMM OOD ?< a CORNEMUSE CS COLL (G* APRIL-FORTIER amjon F!m TECH TREK : FAMOUS PLANES (R) T93MA IH DISNEY S RECESS IIHH 223 SOY MEETS WORLD IHM , 133 PERCY OR NOT MM BJ3 WHAT S FOR DINNER / (33 INTERFAX *4JJU BQ LA LÉGENDE DE MOWZEL BD SONK.LE REBELLE«/;«4AH QES L«E YESTERDAY (R|**»»'J* BUI GENTLE DOCTOR I'lHW flP7»l RYTMMf S OU MONO! EB cup«j47Mi CO ABC NEWS TONIGHT 4i;»sC, : 69 BUSINESS RtPOBT «JIM7 V CB PETER PETE *>»\u2022/ 222 MONETUNI NEWS HOUR OB ALAOEHN 22TH>\t«7 033 CHEEKS AH 7 \u2022\tC 03 NATIONAL NEWS J57»IS 3SJ FASHION QUEST OJ«> SO UFf WITH PETS WI4»I« ?13 BUSINESS NEWS 4410'U C-Q3 CAPITAL ACTIONS 4M77J) 3 SPORTS JO MAG (Dl MJJ77 2 AUTO RACING B VOLT 4i?tnt a TSN SPORTSOESK tOI JIWl I LES«RAFFirOS»'i;*4* .T BONS BAISERS Uürj.'E t \u2022 ¦ -Vn * ét t>4run Ungiois.u* mfifi* H ŒEJ POPULAR MECHANICS HQ LES COPINES D ABORD »;oj»*i 023 THE ODYSSEY ;/jjoj (CS S EASCOPE IMJW BUE ar.» a Virginie WN (Jj CBS EVENING NEWS »5SJ .000-03 EMTCADKUX (Rl'ÙNH A*n leu» OncMtttftJ « Ymi»n?Bon».(D JEOPARDY H222t2 O LANOANOSEAJZI» O WHEI1 OF FORTUNE i**4 O DE FU EM AIGUILLE J J*»4 0 ACCESS HOUYWOOO 74»4 CD aQS)(«I LES CHOIX DE SOPHIE IDI4JJ7» a l» a FAUT u VOM POUR U CROIRE w»l*74 L*YHfJi-.ATVn M) © THE NIGHTLY BUSINESS REPORT a M\u2019A*S*H/hm m TREASURES IN YOUR ATTIC JP4*4 I Ih» 03 THE NfWSHOUR 492012 (Th* PB C»W B ORDER (RJ *.iw;< (Ih cnn BRAVO! VIDEOS 17H/4 BU MER ET MONDE «;«> GB3 AMAZ-NG MtDJCINE :RJMI.ŒQ EXPOS BASEBALL (01 *1 \u2019*41 .n Rockict i* Oyntoo wvsnuMt In B9 MOV* IJSNH ¦ M M .IH >OX TUESDAY MOVIE 20200 HU OECUCILf MAGAZIM «/IF/M In louant! «* I'PtpRnv n .i!» Utilisation de caractères plus faciles à lire 0»H- Ow untnuiif iiX4« V [wii>»ii df it wioorvMf h*t»N ?* m \"Hn n mort (we un» tohnt hon du commun / (» >»n»»< rom\tf « fintt&r tern DniMu.vn Ofhur (Hru 4 v* pc«ti*p « umbik p# V I».; mpfff dot ici (»itf tKtofX* ifin-m n*»r qj n» I» |»m»ii du«W '.INI A I.u»Mf BmMPiRudLjlh Q C3D *0 MINUTES n U42 MuRUtnt tfjltit-n ouLBflun \u2022; i hi OOO D9 POURSUITES 3 P05TALES ONT INFERNALES IR) /*/!« SPfCUL Un» vn»» 9e pour Venn d» TRAUMA ~ LIFE W THE ER: p*CIHJ v)dn (\u2019h) _ HOME IMPROVEMENT 12002 O itTtSUAltlf 7-»;n h» a JUST SHOOT ME»-,TW (D »?a UNE FOIS CT UN GARS/MiM B'uno tundf» Onu Njas»! i») J REBOOT «4*4*4 OOO'IDkm'H » »»*< i »'9»»-: wvdu» I» coniwntf ni Stfto-j*** (omnvn»i un cvt fl» a sijrWtu ) to* e\tC».JRD ROCK FROM THE SUN X**i iM)rt*»'>»\t»' K*îh#*H 1021041 O HOME IMPROVEMENT J TM J .\u2019 JUST SHOOT ME JFJltlO\t© IT S LIKE.YOU KNOW .2*1* flUTOUh i «Riamntl d*m O TWITCH CITY (««04\t®Diï« CB FRIENDS (ENTRE\t9» 3IPjun *»».>*>VQNMr.O*ni»IN*fî»o\u2019««oR* AMISlro»-;» P*An tnw*ntu'ndf ûmNvont-j- U duCKter iTw çroop» Cmuv >«aim K*!hJi» « u «opine H«j* m^UKt nom J Km tyt Dtfwjo\" D8uvond*dnn((»oiSnnh) CJ SPIN CITY O i OMBUDSMAN ;»A4.' : Ih © HOME IMPROVEMENT m* (Q CQ \u2018 ® aN«M>4»M*v VOPNLIUl/T-JO) C3 \u2022 O ZOOOANSOE aoGU(s»t4-M DiruoniMuni humwntnjgn S » 0 THE LIFE Of BIRDS BY DAVID ATTENBOROUGH F4/IS fiKONGfLF\u2019NtfB.lMr'Ueti d mfrt dm in yitoit un inxww neRMWwwlw: p*rin»*»f ES CHICKEN SOUP FOR IN' SOW MM tt © ROADSIDE RECIPES M C« IML «j«tCNOA(KS ViW.*d*d!*t uto 9n ASofxUcb (37) ?S BIOGRAPHY 7 KURT RUSSEU : HOLLYWOOD'S HITTER 7dM/4(Ihi (O PREUVES A L'APPUI (Ri lUtURS :'h SESa.U p«Lee hwUuk :'0d COn«*W l'iâNRW !ufi tu** N' if-t bmü iHTxjut 9* ?7*vr«.ÜV !*h «m * etpnnv du 18- *1 In lEvuifjts /\u2022! ¦luÿNuatv jih) SnOduviûn J Jh M WOLF »J a NOVA (R.«7 M&M1 CMEIUR1S Of Tlf XMAHRBl lorvju* Wvm9 P se*S.dn crt*iif« nocYumn trtn 9*14941 Ojtoti.:*n>Tf 1 n *um wi»»'i et Vtr> exhenn sc» 9«u«E(M0d*v (3 n S LIKE.YOU KNOW *»> \u2022 » CSE33 TOM JONES SERIES 22012* C£S ENTREPRENEURSHIP l ESPRIT D AVENTURE 222*414 HI 1RD ROCK FROM THE SUN 16444.-17-1»**'»\t\u2022> QB INVESTKMTTVe REPORTS 3D3 MYSTERIES AND MYTHS OF PUNISHING THE PEDOPHILES THE ZOTH CENT-47i»7*(l»' ES h' \u2014 lALESis.-i»*' Q233 movie 01*0*' \\T.v-OUNTERSPIN 2*14714\t».KURT tCBUfilRlr «h) 36 canaux dont 7 nouveaux \u2022Sports Net \u2022Space \u2022TV Ontario français \u2022TV Ontario anglais \u2022Canal Savoir \u2022Family Channel \u2022Canal 9 Vidéotron RttfOAMf UWAfcX.A**\u2019» vuri 0»Rm***o*ft97nt b uBW-uflKJtrk» ho;-, fte my a**» c*vi B»»»iNi»»i»d«i*n Ar*r-9N«j ÀI *(*uon Bn pnvwô \u2018 ftti\tjoo «Ndignn H dums» «mwffuie «\u2022nun«*NJromiHRiWP«i.^> 9fOe'HH»mitf*i*«un*« de EiwN'duf Uv*Miis*i*»!ift».' îHN)fti*f«iOfidf I*-WNimven 9» (Hfiw rt 9 f»9w*m»itt ipnnu» «u yw i* m*n Des choix quotidiens intégrés à l\u2019horaire L\u2019horaire quotidien commence toujours en haut de page.\t» mS&Sg % wê».LisS^r'*0#, quatre pages de plus une sélection d'émissions sportives, de téléromans et de documentaires des photos en couleurs amedi, La Tribune offre à ses lecteurs le nouveau TÉLÉ PLUS, plus simple et plus rapide à utiliser.Entièrement revu et largement amélioré, TÉLÉ PLUS offre à chaque semaine: sept chaînes supplémentaires une grille-horaire des films plus complète La Tribune La Tribune, Sherbrooke, samedi 4 sepienibte 1999 NOUS PRENONS D\u2019ASSAÜT LES ROUTES QUÉBÉCOISES! Kia est maintenant arrivée au Canada.Et avec le vent dans les voiles à part ça! Depuis que nous sommes en affaires (1944), nous avons vendu plus de 2 millions de véhicules dans plus de 130 pays.Dans les six dernières années, par exemple, nous avons été l'un des fabricants automobiles dont la croissance a été la plus rapide aux États-Unis, un marché hyper compétitif.Nous n\u2019en sommes donc pas à nos premières armes.Et nous avons appris deux ou trois choses de nos expériences passées.Premièrement : d'où qu'ils viennent, la plupart des gens ont un faible avoué pour les véhicules bien faits vendus à prix abordable.Deuxièmement : les gens sont plus réceptifs si vous faites appel à leur raison et avez vraiment quelque chose à leur dire.Compte tenu de ce qui précède, il est clair que nous ne tenterons pas de crier plus fort ou de briller davantage que la concurrence.Pourquoi dépenser une fortune et risquer de déplaire ainsi aux consommateurs qui préfèrent la voie de la raison?Par contre, nous aimons mettre nos véhicules à l'épreuve et tenir les consommateurs au courant des résultats.A eux de choisir ensuite, en toute connaissance de cause.DE L'ENDURANCE À REVENDRE! Pour ce qui est de la Sephia, nous l\u2019avons opposée à la Honda Civic dans une épreuve de 100 000 milles (160 000 km) et à la Toyota Corolla dans une autre épreuve de 160 000 km.Puis, nous avons opposé une Sephia qui avait déjà 160 000 au compteur à une Honda Civic neuve pendant un autre 160 000 km.Cette même Sephia est toujours en train d\u2019être testée et, plus de 500 000 km plus tard, elle roule toujours comme une grande! D'autres Sephias ont eu moins de chance : nous les avons confiées à des agences de location de voitures et à des écoles de conduite, à une compagnie de taxis new-yorkais et, supplice suprême, à un groupe de livreurs de pizzas.Sans compter un groupe d\u2019étudiants universitaires (ce qui nous a valu encore plus de crédits!).SÛRE SUR ROUTE, HORS PAIR HORS ROUTE La Spoilage a reçu un traitement similaire, sinon pire.Elle a montré qu\u2019elle pouvait prendre pas mal de pression lors du Rallye Paris-Dakar, l\u2019épreuve la plus dure et la plus destructrice en conduite hors route (c\u2019est dans le désert africain!) au monde.On sait maintenant que la Sportage est loin d'être un mirage! Après le Paris-Dakar, la même Sportage a aussi participé au Baja 1000.et a gagné dans sa catégorie! La Sportage a aussi été championne 1997 (Classe 3) SCORE, un très difficile championnat couru dans le désert, gagnant cinq épreuves consécutives et finissant toutes ses courses.ET ÇA NOUS MÈNE OÙ, TOUS CES KILOMÈTRES?Qu'avons-nous prouvé?Tout simplement que Kia fabrique des véhicules qui rivalisent avec des marques japonaises équivalentes reconnues pour ce qui est de la qualité, de la fiabilité et de la durabilité.Ajoutez à cela les prix très raisonnables et le service à la clientèle de Kia et vous obtenez un rapport qualité-prix imbattable.LA FIN DE L\u2019HISTOIRE En bout de ligne, il est clair que nos véhicules présentent une valeur exceptionnelle.C\u2019est notre marque de commerce.Et c\u2019est ce que nous allons tenter de vendre au public.Nous savons par expérience qu\u2019on peut aller très loin en faisant ainsi confiance au jugement des consommateurs.ENFIN, LA QUALITÉ ACCESSIBLE À TOUS! Le rapport qualité-prix, c'est ce qui nous distingue d\u2019abord de la concurrence.D\u2019autres peuvent l\u2019affirmer; nous pouvons le prouver! Notre slogan le dit clairement ; « enfin, la qualité accessible à tous! ».La qualité à la portée de tout le monde : voilà le message canadien de Kia pour les mois qui viennent.C\u2019est simple, c\u2019est clair, c\u2019est direct.A vous d\u2019en faire votre cheval de bataille.***}&$% ; \u2019\u2019¦t \u2019l ,^»rtsfr&i JP\"\u2019-'' \u2018\u201c\u2018Was*»*es» \u2022 i mmm - m toutes les voitures de sa catégorie.Évidemment, les consommateurs auront aussi un choc agréable lorsqu'ils verront son prix.Sans compter l\u2019assistance routière 24 heures, bénéfice direct du programme « Aide Extra Kia » (voyez la section Assistance aux consommateurs pour plus de détails).La Sportage aborde le marché canadien des utilitaires sport avec un certain nombre d\u2019avantages.Tout d\u2019abord, c\u2019est l'une des utilitaires sport la moins chère.C\u2019est aussi un véhicule doté d'impressionnantes qualités en conduite hors route et d'une belle endurance.N\u2019oublions pas non plus son style innovateur.Et tout ça pour un prix de départ de moins de 21 000 $! Nous ne sommes d\u2019ailleurs pas les seuls à penser que la Sportage est une saprée bonne affaire.Le magazine Four Wheeler en a fait son « Meilleur achat » trois ans de suite.Et elle a été déclarée « Meilleur rapport qualité-prix » de sa catégorie par la maison indépendante /nfe///Choice au cours des deux dernières années.Les ventes impressionnantes de la Toyota RAV4, de la Honda CR-V et autres véhicules d\u2019importants fabricants montrent bien la puissante attraction qu\u2019exerce sur le public la nouvelle génération de V.Û.S., lesquels ont les mêmes capacités que les V.U.S.de grande taille, mais sous une forme plus compacte et plus manoeuvrable.La Sportage profite évidemment de cet engouement, en plus de se démarquer de la plupart de ses compétiteurs de même taille grâce à son moteur plus puissant et à son châssis à échelle.Mieux encore, la Sportage peut revendiquer un positionnement unique : c\u2019est non seulement l'utilitaire sport que les gens aiment conduire, c\u2019est aussi celle qu\u2019ils peuvent se permettre de conduire.La Sportage offre une combinaison unique de rapport qualité-prix exceptionnel et d\u2019agrément de conduite.La Sportage, c'est tout le plaisir d\u2019une utilitaire sport au prix d'une berline économique! C\u2019EST L\u2019AMOUR QUI FAIT QU\u2019ON S\u2019AIME! Dans la vie, c\u2019est clair qu'on préfère faire affaire avec des gens qu'on aime.Les gens qui ne vous aiment pas ne travailleront pas pour vous.D'où l'importance d'être aimé.Comment allons-nous faire pour que les consommateurs québécois aiment Kia?En capitalisant sur l\u2019image de marque qui a fait de nous ce que nous sommes.Nous aimons utiliser les mots suivants pour décrire Kia, à la fois comme véhicule et comme entreprise.TRAVAIL : les Québécois respectent les gens et les entreprises qui s'assurent de faire les choses correctement.C'est pourquoi ils aimeront Kia.Nous ne nous contenterons pas de promettre fiabilité et endurance.Nous allons en faire la preuve.Et nous allons travailler plus dur que n\u2019importe qui pour les satisfaire.Les gens d\u2019ici travaillent fort pour leur argent : nous allons travailler encore plus fort à leur en donner pour leur argent.HUMILITÉ : avec Kia, pas de boniments, pas de surenchère! Restons humbles.A chaque fois que nous serons tentés de dénigrer un compétiteur pour démontrer notre supériorité, même légitime, nous devons nous rappeler que nous avons toujours connu le succès en jouant le rôle de négligés.Les gens doivent nous percevoir comme « la petite compagnie qui veut, et qui peut ».HONNÊTETÉ ; nous allons appuyer nos promesses par des preuves, pas en plastronnant.Compte tenu du scepticisme qu\u2019entretiennent les gens au sujet de la publicité et des médias, la façon la plus rapide d\u2019acquérir une crédibilité au Québec est de dire les choses com- me elles sont.La Sephia, c\u2019est l\u2019arrivée de la « qualité pour moins cher » sur les routes québécoises! Elle a du style, de la classe et du souffle, en plus de se conduire comme un charme.Bizarrement, tout cela est le résultat d\u2019un nombre incalculable de kilomètres de torture routière! Six ans d\u2019épreuves éreintantes aux États-Unis nous ont fait comprendre ce que ça prenait pour fabriquer une voiture assez fiable et durable pour affronter les conditions de route nord-américaines et pour plaire aux conducteurs d\u2019ici.Pendant ces six ans, la Sephia a été laissée aux mains d'apprentis-chauffeurs d\u2019écoles de conduite, de chauffeurs de taxis new-yorkais, d'agences de location d'autos, d\u2019étudiants universitaires et de livreurs de pizzas, tous (à part les élè- a SEPHIA 2000 PRIX A PARTIR DE + TRANSPORT PREPARATION INCLUSE ÉQUIPEMENT STANDARD Le SPORTAGE 2000 Garantie 5 ans/100,000 km Assistance routière 24 hrs EQUIPEMENT STANDARD Garantie 5 ans/100,000 km Assistance routière 24 hrs \u2022\tMoteur 1,8 L DACT 16 valves 4 cyl.125 c.v.¦\tBoîte manuelle à 5 rapports ¦\tSuspension indépendante aux 4 roues \u2022\tServofrein \u2022\tEssuie-glace intermittents > Pare-brise teinté ¦\tAntenne \u2022\tCalandre couleur de la carrosserie ' Pare-chocs couleur de la carrosserie \u2022\tRétroviseurs extérieurs mécaniques et repliables ¦\tPoignée de porte couleur de la carrosserie 1 Pneus 185/65R14 toutes saisons ' Garde-boue avant et arrière ¦\tDégivreur de lunette arrière ' Compteur journalier ¦\tTémoin avertisseur d\u2019essence, porte mal fermée \u2022\tTémoin avertisseur anomalie moteur, pression d'huile \u2022\tTémoin avertisseur température de l'eau \u2022\tPorte-tasses \u2022\tConsole centrale \u2022\tPlateau à monnaie \u2022\tAppuie-tête arrière/avant réglable \u2022\tAllume-cigares \u2022\tSièges en tissu \u2022\tRepose-pied \u2022\tTapis de sol KIA \u2022\tOuvertre de volet d\u2019essence télécommandée \u2022\tOuverture du coffre télécommandée \u2022\tAncrage de ceinture de siège d\u2019enfant (3) \u2022\tCoussins gonflables (2) \u2022\tPoutrelles de protection latérale/porte \u2022\tVerrouillage enfant des portes arrière PRIX A PARTIR DE + TRANSPORT PREPARATION INCLUSE ¦\tMoteur 2,0 L DACT 4 cyl.130 c.v.\u2022\tBoîte manuelle à 5 rapports ¦\tServofrein ¦\tServodirection variable en fonction de la vitesse ¦\t4x4 ¦\tEssuie-glace intermittents variables ¦\tPare-brise teinté ¦\tCalandre couleur de la carrosserie ¦\tPare-chocs couleur de la carrosserie ' Rétroviseurs extérieurs électriques et repliables ¦\tEnjoliveur pleine grandeur \u2022\tPneus P205/75R15, toutes saisons ' Roue de secours pleine grandeur (acier) 1 Couvre-roue de secours ' Garde-boue avant et arrière ' Dégivreur de lunette arrière ' Volant inclinable \u2022\tCompteur journalier, compte-tours 1 Témoin avertisseur d\u2019essence, porte mal fermée \u2022\tTémoin avertisseur anomalie moteur, pression d'huile \u2022\tTémoin avertisseur température de l'eau.\u2022\tTémoin avertisseur 4x4 \u2022\tPorte tasses \u2022\tConsole centrale avec accoudoir \u2022\tAppuie-tête avant réglable \u2022\tAilume-cigares \u2022\tSièges en tissu \u2022\tSièges arr.repliables bipartie 50/50 \u2022\tRepose-pied \u2022\tLève-glaces électriques \u2022\tVerrouillages des portes électriques \u2022\tRadio AM-FM cassette 6 h-p \u2022\tAntivol \u2022\tTapis de sol KIA \u2022\tOuverture de volet d\u2019essence télécommandée \u2022\tCoussins gonflables (3) \u2022\tPoutrelles de protection latérale/porte \u2022\tVerrouillage enfant des portes arrière Et plus SHERBROOKE ves de l'école de conduite.) des émules, à des degrés divers, de Jacques Villeneuve! La Sephia a également roulé sa bosse sans arrêt, partout aux États-Unis, à l\u2019occasion de tests comparatifs extrêmement sélectifs avec une Toyota Corolla et une Honda Civic.Une Sephia qui avait déjà 160 000 km au compteur a même tenu tête à une Honda Civic flambant neuve lors d'un autre test d'endurance.Voilà autant de preuves de la qualité et de la solidité de la Sephia.Pas convaincu?Sachez que cette même Sephia qui a participé à l\u2019épreuve de 160 000 km compte aujourd'hui près de 500 000 km et roule encore comme un charme! LE RÉSULTAT DE TOUTES CES EXPÉRIENCES ; LA SEPHIA 2000 La Sephia 2000 a un plus gros moteur que la Honda Civic DX, plus de puissance qu'une berline Saturn et plus d'espace total qu'à peu près COMPARAISON AVEC LA CONCURRENCE* \u2022\tLa Sportage a un châssis à échelle, ce qui n'est pas le cas de la Toyota RAV4 et de la Honda CR-V dont la construction est monocoque.La fabrication de la Sportage fait en sorte que la carrosserie est plus solide en conduite hors route.\u2022\tLa Sportage peut remorquer jusqu\u2019à 450 kg (1000 Ib) de plus que la Honda CR-V et 225 kg (500 Ib) de plus que la Toyota RAV4.\u2022\tLa Sportage est la seule utilitaire sport coûtant moins de 21 000 $ qui dispose d'un antivol de série.Son modèle de base est doté de caractéristiques qui coûteraient plus de 2000 $ pour une Toyota RAV4 semblablement équipée.\u2022\tLa Sportage est protégée par une assistance routière gratuite qui s'obtient seulement en payant un montant supplémentaire dans le cas des Toyota RAV4 et Honda CR-V.* Comparaisons basera sur tes modèles 1999, valables au moment de la publication et sujet les à modification.\t4290, BOUL.BOURQUE, ROCK FOREST 563-3737 (Adjacent à Sherbrooke Nissan)\t \t\tH "]
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