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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 7
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1999-10-30, Collections de BAnQ.

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public.Quarante-trois moments épars étalés sur cinq ans et rapiécés en trois heures 40 minutes d\u2019atmosphère acoustique.Des chansons connues, portées sur un allant différent.Des inédites, aussi, qu\u2019on découvre avec enchantement.«Faire cet album a été un travail de constante progression, qui a pris forme au fil des mois.Lorsque j\u2019ai écouté le résultat final pour la première fois, j\u2019ai parfois été étonné de m\u2019entendre chanter.J'avais réellement l\u2019impression que c\u2019était quelqu\u2019un d\u2019autre sur le ruban.Quand je me trouve dans le feu de l\u2019action, moi, je ne sens rien.Avoir entre les mains un coffret comme Tricycle, ça aide à prendre du recul, à dire on repart à neuf.C'est un effet fantastique.» Le ton vogue dans le calme, le paisible et le posé, mais pas dans le monotone.«Pour exprimer ce que j\u2019ai à dire, je préfère parler tranquillement.J\u2019aime le vélo, la marche, l\u2019air et je pense que mes chansons s\u2019écoutent au rythme de cette vapeur-là.Ce que je cherche à créer, ce sont des chansons qui vieillissent bien.Parce que je vais les chanter longtemps et souvent, je veux qu\u2019elles deviennent comme des vêtements confortables; pas des corsets qui tiraillent.» Une autre façon de parler d'amour Sourcils haussés et éclats de rire spontanés.Il y a loin du chanteur engagé qui se fait l\u2019envoyé spécial d\u2019une injustice.Chez Bélanger, les «qu\u2019est-ce que» prédomine sur les «c\u2019est cela qui»; le caractère intemporel du questionnement prend le pas sur l'indignation et l'imagé des mots dessine en couleurs fantaisistes des histoires originales.«Les clichés faciles, j\u2019essaie de les éviter.Mon boulot à moi, c\u2019est de défricher, de trouver un angle nouveau pour parler d\u2019amour, par exemple.Écrire m\u2019est un plaisir, inévitablement façonné par l\u2019expérience.J\u2019ai écrit pendant très longtemps des piles et des piles de choses peu intéressantes, pour tout dire.Mais je pense qu\u2019il faut passer par là pour se faire la main.C'est comme si, à un moment donné, on devenait assez grand pour savoir utiliser les outils qu\u2019on possède.» Un silence, un sourire, un soupir.Puis un regard qui se pose franc sur le métier qu\u2019il a longtemps rêvé.«Dans ce milieu, il faut faire attention à soi.Les dangers de l\u2019ego guettent.On est constamment entouré de gens qui aiment ce qu\u2019on fait.Ceux qui n\u2019aiment pas, ils ne viennent pas aux spectacles.C\u2019est facile de se laisser dépasser par le succès, d'où l\u2019importance de faire la distinction entre soi-même et le métier.» Important, aussi, d\u2019ériger ses barrières et d\u2019imposer ses limites pour ne pas devenir soi-même un produit imaginé par d\u2019autres.«Ma perception du milieu est la même qu\u2019à mes débuts, mais il y a des choses que je n\u2019accepterai plus de faire.C\u2019est essentiel parce que sinon, on nous fait faire n\u2019importe quoi et on devient un produit au même titre qu une boîte de petits pois.Quand j\u2019ai commencé, mon dicton était: tout, mais une fois.C\u2019est comme dans n'importe quoi.Je me souviens, par exemple, avoir déjà travaillé dans une station-service où j\u2019ai dû, un soir, grimper sur le toit glacé de' la bâtisse pour changer le drapeau qui y trônait, 15 pieds au-dessus du sol.Des choses du genre, tu les fais une fois et après, tu refuses.» Des cadeaux magiques Il y a donc les refus qu\u2019il oppose parfois aux rouages de l\u2019industrie, mais il y aussi les cadeaux un peu magiques qu\u2019il offre à son public, sur le coup de l\u2019inspiration d\u2019un moment ou d\u2019une idée qui le mène dans des sillages différents.Après le grand déploiement du spectacle Photo et infographie, Imacom-Daguerre, par René Marquis le Spectrum duns le désordre.Bélanger a plongé dans le dénuement de Seul duns l\u2019espace, spectacle qu\u2019il a roulé en tournée et qui l\u2019a mené sur les routes de tout le Québec.«En raison de tout l\u2019attirail de scène du Spectrum duns le désordre, on ne pouvait aller le présenter ailleurs qu\u2019au Spectrum.Je trouvais que c\u2019était un juste retour des choses d\u2019en préparer un qui serait présenté uniquement en région.Seul dans l\u2019espace a donc été monté dans cet esprit.Je suis parti avec Guy Hébert, le sonorisateur, et on a fait le tour.Ce fut une très belle expérience, mais une expérience exigeante.» Parce que seul sur une scène, explique Bélanger, il n\u2019y a rien pour faire diversion.«Pas de solos de musiciens, pas de jeux d\u2019éclairage.L\u2019attention du public est toujours centré sur toi.Tu prends une gorgée d\u2019eau et tu te retrouves à faire des solos de verre d\u2019eau.Mais c\u2019est très gratifiant de faire ce genre de spectacles.» Côté spectacle dans un proche avenir, rien en vue pour Daniel Bélanger, qui travaille présentement sur son prochain album.S\u2019il laisse planer tout le mystère sur le contenu de cette quatrième création, il révèle toutefois quelle sortira possiblement au cours de l\u2019hiver 2000.«Ce que je cherche à créer, ce sont des chansons qui vieillissent bien.Parce que je vais les chanter longtemps et souvent.» t \u2022 fait revivre huit albums introuvables Photo PC Montréal (PC) Attablé à une table de café dans l\u2019ouest de la ville, Daniel Lavoie bouquine tranquillement en savourant son thé à l\u2019anglaise.Revenu ail Québec temporairement, le chanteur profite de ce passage pour faire revivre huit albums devenus introuvables.Ces oeuvres, les premières, englouties dans tous les imbroglios juridiques dont il a été victime, auront droit à un second souffle.«Ce sont, explique Daniel Lavoie, les disques originaux, avec les mêmes pochettes et les mêmes textes.Nous n\u2019avons fait que dépoussiérer.J\u2019ai choisi de ressortir les plus importants, ceux dont les gens me redemandaient des chansons.Il y en avait qui n\u2019en valait pas la peine.» C\u2019est grâce à un bon avocat parisien, le frère du producteur Charles Talar, que Lavoie a pu récupérer ses bandes maîtresses.Trente ans de carrière, une multitude de chansons revivront donc.«Le momentum est bon», commente-t-il.En France, le coffret sera plus modeste et ressemblera davantage à une sélection de chansons.«Avec «Belle», explique Lavoie, qui est l\u2019extrait d\u2019album le plus vendu de toute l\u2019histoire delà musique, on a fait plus de 600 émissions de télévision.Avec sept spectacles par semaine.Notre-Dame de Taris m\u2019a assez bien placé sur la scène française.Je pense que le moment est bien choisi.t Lavoie évoque les salles pleines, le public en délire, la foule de fans qui poursuivaient les chanteurs à leur sortie du Palais des Congrès.«L\u2019impact de Notre-Dame de Paris a été énorme en France, dit-il.sans aucune mesure avec ce qui se passe ici.Au Québec, les gens ne viennent pas te déranger, alors qu\u2019en France, ils s\u2019énervent.J\u2019avais un peu vécu ça à l\u2019époque de «Ils s\u2019aiment», je savais à quoi m\u2019attendre.C\u2019est étourdissant de voir tout ça.C\u2019est pas méchant, mais ça te prend la tête.Ça provoque un mélange de peur, déplaisir, de fierté et aussi d\u2019angoisse.» Encore quelques représentations Dans l\u2019immédiat, Lavoie repart en tournée avec l\u2019équipe de Notre-Dame de Paris à Bordeaux et il y restera pendant tout son périple dans le sud de la France.«Cette fois, dit-il en riant, je m\u2019achète un chapeau, ce qui me permettra de sortir un peu de ma chambre d\u2019hôtel, qui devient, dans ce contexte, une prison dorée.» Il sera aussi de la rentrée parisienne de février 2000.Pendant deux semaines.la distribution originale reprendra d\u2019assaut le Palais des Congrès et ce sera la dernière fois pour eux.en français.Ils seront à Londres quelques mois plus tard pour défendre l\u2019adaptation anglaise de Will Jennings.L\u2019album, qui réunit Bruno Pelletier.Garou, Daniel Lavoie.Luck Mervil et Céline Dion dans le rôle d\u2019Esmeralda, les aura précédés d\u2019une saison.«Déjà, on en parle beaucoup à Lon- dres depuis les World Music Awards précise le chanteur.Ça devrait être fabuleux, mais dans ce métier, j\u2019ai appris à ne pas compter l\u2019argent avant de l\u2019avoir gagné.» D\u2019autre part, entre Notre-Dame de Paris, la sortie de son coffret réunissant huit anciens albums, la sortie française de Bébé Dragon et la sortie imminente de Notre-Dame de Paris en anglais, Daniel Lavoie compose les musiques d\u2019un nouvel album solo.«Je m'assois pour composer, mais je n\u2019ai jamais assez de temps.Pourtant, je sens que ça vient facilement en ce moment.J\u2019ai connu des périodes de sécheresse et je sais que l\u2019inspiration, c\u2019est très fragile.» L\u2019expérience de Notre-Dame de Paris a donné à Daniel Lavoie le goût de l\u2019interprétation.«D\u2019incarner le rôle de Frollo a été pour moi très libérateur.Ma voix a changé, je me sens plus fort.Cet exercice m\u2019encourage à jouer les personnages.Je n\u2019ai pas envie, cette fois, d\u2019être enfermé flans mon personnage d'auteur-compositeur.J\u2019ai envie d\u2019essayer cette avenue.» Une première en 30 ans de carrière, Lavoie réalisera cet album en France, fort des chansons écrites pour lui par Thierry Séchait.Mario Proulx, Luc Pla-niondon et Louise Forestier.«Je sais exactement où je nt'en vais, dit-il.J\u2019ai envie de faire un trip d'interprète.Avec les auteurs, il y a un excellent climat de travail.On se connaît, on a tous déjà travaillé ensemble.» B 5>: VISU BOURLINGUER Denis Dufresne ' AUX FEMMES DU GUATEMALA La Bibliothèque Éva-Senécal, de la Ville de Sherbrooke, présente jusqu'à lundi l'exposition Femmes du Guatemala, de l'artiste Anne Desrochers, dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale (notre photo).«L'avenir est dans les mains de ceux qui n'ont rien.», chantait Luc de Larochellière.La Tribune.Sherbrooke, samedi 30 octobre 1999 /I est ;i peu près inconnu ici, mais le duo suisse J net u constitué une véritable découverte pour ceux et celles qui ont pu l'entendre sur disque.Ce duo, formé de la violoniste et vocaliste Coline Pellaton et de l\u2019accordéoniste Thierry Châtelain, of-fre une musique à peu près inclassable, qui marie folklore yiddish, jazz, musique médiévale et sacrée.Jaël, qui compte quatre albums à son actif, est en spectacle mercredi soir à 20hl)0 au théâtre Centennial de l\u2019université Bishop\u2019s.Une musique qui fait du bien à l\u2019âme! Arts et spectacles Chanteur, poète, écologiste, installateur de pagodes post-industrielles (des «pyramides» construites à l\u2019aide de rouleaux de câbles) et militant pour le Front de libération de l\u2019oreille, Julos Beaucarne est aussi conteur.Et il prend la mer des mots à l\u2019occasion du 7e festival «Les jours sont contés en Estrie».qui se déroule jusqu'au 6 novembre.«Ce n\u2019est pas tout à fait un spectacle de conte, c\u2019est théâtral, très visuel et il y a des tas d\u2019instruments de musique qui sont des supports pour les textes», explique Beaucarne au sujet de son spectacle Le navigateur solitaire sur la mer des mots, qu\u2019il présente au P\u2019tit Bonheur de Saint-Camille samedi prochain.«Le navigateur solitaire sur la mer des mots est une mise en valeur des mots où la musique est minimale; je veux dire peu pour exprimer davantage», dit cet artiste belge qui est venu souvent au Québec pour donner des spectacles et voir ses amis.Cheveux blancs longs, yeux doux et sourire affable, cet homme sans âge, qui, comme il le dit lui-même, a 20 ans depuis 40 ans, a réalisé par moins de 29 albums depuis les années 60 et écrit 19 ouvrages, surtout de poésie.Et le conte?«Ce qu\u2019il y a d\u2019intéressant ((avec le conte) c\u2019est que la parole revient.La musique avait envahi la parole et il y a une réaction car on n'entendait plus les paroles, on ne les comprenait plus», explique Julos Beaucarne, qui rappelle que le conte est une tradition très ancienne dans la plupart des pays et donne d\u2019ailleurs l\u2019exemple de la tradition orale au Québec.Dans ses contes, Beaucarne s\u2019inspire notamment de la tradition indienne, de contes anciens qu\u2019il transforme.Il récitera entre autres des textes du poète indien Rabindranath Tagore, mais aussi de Paul Eluard.Alphonse Daudet et Henri Pourrat.Impossible de faire une entrevue avec Beaucarne sans parler d\u2019environnement et, surtout, de la déforestation, lui qui a aussi fondé le Front de libération des arbres fruitiers: «La déforestation est un grave problème.La force des arbres est d\u2019être des «cabines téléphoniques» branchées sur le cosmos.En fait, les arbres participent à l\u2019Internet naturel.Il faut aller à l\u2019extérieur pour découvrir l'Internet cosmique!», lance-t-il.«Je ne suis pas inquiet de l\u2019évolution parce que ça dépend de chacun de nous.Si on attend après le gouvernement, on attend pour rien, on est une société d\u2019assistés et d\u2019adulés.Mais si on se change soi-même, on change le monde.Actuellement, on est dans une situation où l\u2019homme agit comme un touriste sur la terre; si l\u2019environnement est pollué on n\u2019a plus accès a l\u2019immensité du monde.» Une tragédie humaine The starving can't eat stone: tel est le titre pour le moins évocateur de l\u2019exposition que la Galerie d'art de l\u2019université Bishop\u2019s consacre jusqu\u2019au 21 novembre à l\u2019artiste peintre Scott MacLeod, qui s\u2019est inspiré de l\u2019immigration irlandaise au Canada dans les années 1840 et de leur quarantaine à Grosse-Île.En plus de rappeler les souffrances de ccs hommes, de ces femmes et de ces enfants dans les fameux «bateaux-cercueils», cette exposition se veut aussi un regard critique sur les tragédies contemporaines et les enjeux qui furent à la base de la construction du Canada.Jaël fait danser l\u2019âme musique - sorties - musique visuels -rts - arts - arts visuels - musique -sorties - arts visuels- disques O Oil\" Cl Pour l\u2019Halloween venez mourir de rire.Samedi 30 octobre, 20h LISE DION Vous voulez rire.mais vraiment rire?Alors il faut absolument voir Lise Dion en ultime supplémentaire à Sherbrooke! C\u2019est de la dynamite, du rire de la première à la dernière minute.La voir sur scène vous convaincra qu\u2019elle mérite pleinement son titre d\u2019Humoriste de l\u2019année! Lise sait faire rire son public.Elle raconte la vraie vie et elle a beaucoup de plaisir à rire d\u2019elle-même.Elle décrit aussi avec beaucoup d\u2019humour son Marcel, le typique mâle québécois qui se pâme devant les outils (!?!).Elle nous raconte entre autres ses sorties dans les bars et comment «pogner» quand on a quelques kilos superflus.Elle nous parle de ses essayages de maillots de bain, tâche ingrate s\u2019il en est une, elle nous confie les secrets de sa vie de famille et son cauchemar avec ses ados.la vraie vie quoi, mais y\u2019a de quoi rire! Pour l\u2019Halloween, offrez-vous une soirée à mourir de rire! Foifaits souper-spectacle au thème de saison disponible! Billetterie: (819) 820-1000 Dimanche 31 octobre, I0h30et13h30 Astérix et Obélix contre César Film, 109 minutes Obélix, Astérix, Idéfix, Abraracourcix, nos braves Gaulois, nos méchants Romains, tous nos amis de la bande dessinée sont au rendez-vous dans un nouveau chapitre de leur longue histoire! CLAVIER \"Par Toutatitl , ce film CONti'i cIsar Ciné-campus 1er novembre 18h30 Traquenard -Ur Etats- Onis 1999 (lh53) Drame de Jon Amiel Avec Denis Podalydès et Jeanna Balibar 20h3ft ASTÉRIX ET OBÉLIX CONTRE CÉSAR (G) France 1998 (lh49) Comédie de Claude Zidi Avee Christian Clavier, Gérard Depardieu et Roberto Benigni 4 et 8 novembre I8h30 Instinct (18 + ) États-Unis 1999 (21x03) Drame de Jon Turtletaub Avee Anthony Hopkins, Cuba Gooding jr 20h35 Buena Vista Social Club Jpimtr*if* \u2019\u2022\u2022 \u2022*V- >.>¦ /.X * «111 mz&x Ajp.vny^ «.**\u2022» \u2022-\u2022- AÏ2 apssjBga CAHIER et spectacles La Tribune Bourlinguer Magazine Weekend ¦f Sherbrooke samedi 30 octobre 1999 Disques Cinéma Livres Sherbrooke Un carnet de route qui s\u2019ouvre et chante la vie de tournée: des mois sur la bourlingue, des semaines sans quotidien si ce n\u2019est celui de cent bourgades visitées en rafale.La vie de tournée.Racontée par Daniel Bélanger sur le vélo de trois albums enchâssés dans le coffret Tricycle.Trois albums et la fin d\u2019un cycle.«Avec Tricycle, j\u2019ai vraiment l\u2019impression d'avoir boucler la boucle.Mes deux premiers albums étaient la concrétisation du rêve d\u2019un adolescent qui voulait faire des disques.Mon troisième est un album rêvé par un adulte.La démarche artistique change nécessairement», exprime celui qui raflait, en 1996, le Félix du spectacle de l'année.Sur son plus récent album, donc, 43 chansons enregistrées devant public.Quarante-trois moments épars étalés sur cinq ans et rapiécés en trois heures 40 minutes d\u2019atmosphère acoustique.Des chansons connues, portées sur un allant différent.Des inédites, aussi, qu\u2019on découvre avec enchantement.«Faire cet album a été un travail de constante progression, qui a pris forme au fil des mois.Lorsque j\u2019ai écouté le résultat final pour la première fois, j\u2019ai parfois été étonné de m\u2019entendre chanter.J'avais réellement l\u2019impression que c\u2019était quelqu\u2019un d\u2019autre 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pas sur l'indignation et l'imagé des mots dessine en couleurs fantaisistes des histoires originales.«Les clichés faciles, j\u2019essaie de les éviter.Mon boulot à moi, c\u2019est de défricher, de trouver un angle nouveau pour parler d\u2019amour, par exemple.Écrire m\u2019est un plaisir, inévitablement façonné par l\u2019expérience.J\u2019ai écrit pendant très longtemps des piles et des piles de choses peu intéressantes, pour tout dire.Mais je pense qu\u2019il faut passer par là pour se faire la main.C'est comme si, à un moment donné, on devenait assez grand pour savoir utiliser les outils qu\u2019on possède.» Un silence, un sourire, un soupir.Puis un regard qui se pose franc sur le métier qu\u2019il a longtemps rêvé.«Dans ce milieu, il faut faire attention à soi.Les dangers de l\u2019ego guettent.On est constamment entouré de gens qui aiment ce qu\u2019on fait.Ceux qui n\u2019aiment pas, ils ne viennent pas aux spectacles.C\u2019est facile de se laisser dépasser par le succès, d'où 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qu\u2019il offre à son public, sur le coup de l\u2019inspiration d\u2019un moment ou d\u2019une idée qui le mène dans des sillages différents.Après le grand déploiement du spectacle Photo et infographie, Imacom-Daguerre, par René Marquis le Spectrum duns le désordre.Bélanger a plongé dans le dénuement de Seul duns l\u2019espace, spectacle qu\u2019il a roulé en tournée et qui l\u2019a mené sur les routes de tout le Québec.«En raison de tout l\u2019attirail de scène du Spectrum duns le désordre, on ne pouvait aller le présenter ailleurs qu\u2019au Spectrum.Je trouvais que c\u2019était un juste retour des choses d\u2019en préparer un qui serait présenté uniquement en région.Seul dans l\u2019espace a donc été monté dans cet esprit.Je suis parti avec Guy Hébert, le sonorisateur, et on a fait le tour.Ce fut une très belle expérience, mais une expérience exigeante.» Parce que seul sur une scène, explique Bélanger, il n\u2019y a rien pour faire diversion.«Pas de solos de musiciens, pas de jeux d\u2019éclairage.L\u2019attention du public est toujours centré sur toi.Tu prends une gorgée d\u2019eau et tu te retrouves à faire des solos de verre d\u2019eau.Mais c\u2019est très gratifiant de faire ce genre de spectacles.» Côté spectacle dans un proche avenir, rien en vue pour Daniel Bélanger, qui travaille présentement sur son prochain album.S\u2019il laisse planer tout le mystère sur le contenu de cette quatrième création, il révèle toutefois quelle sortira possiblement au cours de l\u2019hiver 2000.«Ce que je cherche à créer, ce sont des chansons qui vieillissent bien.Parce que je vais les chanter longtemps et souvent.» t \u2022 fait revivre huit albums introuvables Photo PC Montréal (PC) Attablé à une table de café dans l\u2019ouest de la ville, Daniel Lavoie bouquine tranquillement en savourant son thé à l\u2019anglaise.Revenu ail Québec temporairement, le chanteur profite de ce passage pour faire revivre huit albums devenus introuvables.Ces oeuvres, les premières, englouties dans tous les imbroglios juridiques dont il a été victime, auront droit à un second souffle.«Ce sont, explique Daniel Lavoie, les disques originaux, avec les mêmes pochettes et les mêmes textes.Nous n\u2019avons fait que dépoussiérer.J\u2019ai choisi de ressortir les plus importants, ceux dont les gens me redemandaient des chansons.Il y en avait qui n\u2019en valait pas la peine.» C\u2019est grâce à un bon avocat parisien, le frère du producteur Charles Talar, que Lavoie a pu récupérer ses bandes maîtresses.Trente ans de carrière, une multitude de chansons revivront donc.«Le momentum est bon», commente-t-il.En France, le coffret sera plus modeste et ressemblera davantage à une sélection de chansons.«Avec «Belle», explique Lavoie, qui est l\u2019extrait d\u2019album le plus vendu de toute l\u2019histoire delà musique, on a fait plus de 600 émissions de télévision.Avec sept spectacles par semaine.Notre-Dame de Taris m\u2019a assez bien placé sur la scène française.Je pense que le moment est bien choisi.t Lavoie évoque les salles pleines, le public en délire, la foule de fans qui poursuivaient les chanteurs à leur sortie du Palais des Congrès.«L\u2019impact de Notre-Dame de Paris a été énorme en France, dit-il.sans aucune mesure avec ce qui se passe ici.Au Québec, les gens ne viennent pas te déranger, alors qu\u2019en France, ils s\u2019énervent.J\u2019avais un peu vécu ça à l\u2019époque de «Ils s\u2019aiment», je savais à quoi m\u2019attendre.C\u2019est étourdissant de voir tout ça.C\u2019est pas méchant, mais ça te prend la tête.Ça provoque un mélange de peur, déplaisir, de fierté et aussi d\u2019angoisse.» Encore quelques représentations Dans l\u2019immédiat, Lavoie repart en tournée avec l\u2019équipe de Notre-Dame de Paris à Bordeaux et il y restera pendant tout son périple dans le sud de la France.«Cette fois, dit-il en riant, je m\u2019achète un chapeau, ce qui me permettra de sortir un peu de ma chambre d\u2019hôtel, qui devient, dans ce contexte, une prison dorée.» Il sera aussi de la rentrée parisienne de février 2000.Pendant deux semaines.la distribution originale reprendra d\u2019assaut le Palais des Congrès et ce sera la dernière fois pour eux.en français.Ils seront à Londres quelques mois plus tard pour défendre l\u2019adaptation anglaise de Will Jennings.L\u2019album, qui réunit Bruno Pelletier.Garou, Daniel Lavoie.Luck Mervil et Céline Dion dans le rôle d\u2019Esmeralda, les aura précédés d\u2019une saison.«Déjà, on en parle beaucoup à Lon- dres depuis les World Music Awards précise le chanteur.Ça devrait être fabuleux, mais dans ce métier, j\u2019ai appris à ne pas compter l\u2019argent avant de l\u2019avoir gagné.» D\u2019autre part, entre Notre-Dame de Paris, la sortie de son coffret réunissant huit anciens albums, la sortie française de Bébé Dragon et la sortie imminente de Notre-Dame de Paris en anglais, Daniel Lavoie compose les musiques d\u2019un nouvel album solo.«Je m'assois pour composer, mais je n\u2019ai jamais assez de temps.Pourtant, je sens que ça vient facilement en ce moment.J\u2019ai connu des périodes de sécheresse et je sais que l\u2019inspiration, c\u2019est très fragile.» L\u2019expérience de Notre-Dame de Paris a donné à Daniel Lavoie le goût de l\u2019interprétation.«D\u2019incarner le rôle de Frollo a été pour moi très libérateur.Ma voix a changé, je me sens plus fort.Cet exercice m\u2019encourage à jouer les personnages.Je n\u2019ai pas envie, cette fois, d\u2019être enfermé flans mon personnage d'auteur-compositeur.J\u2019ai envie d\u2019essayer cette avenue.» Une première en 30 ans de carrière, Lavoie réalisera cet album en France, fort des chansons écrites pour lui par Thierry Séchait.Mario Proulx, Luc Pla-niondon et Louise Forestier.«Je sais exactement où je nt'en vais, dit-il.J\u2019ai envie de faire un trip d'interprète.Avec les auteurs, il y a un excellent climat de travail.On se connaît, on a tous déjà travaillé ensemble.» B 5>: VISU BOURLINGUER Denis Dufresne ' AUX FEMMES DU GUATEMALA La Bibliothèque Éva-Senécal, de la Ville de Sherbrooke, présente jusqu'à lundi l'exposition Femmes du Guatemala, de l'artiste Anne Desrochers, dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale (notre photo).«L'avenir est dans les mains de ceux qui n'ont rien.», chantait Luc de Larochellière.La Tribune.Sherbrooke, samedi 30 octobre 1999 /I est ;i peu près inconnu ici, mais le duo suisse J net u constitué une véritable découverte pour ceux et celles qui ont pu l'entendre sur disque.Ce duo, formé de la violoniste et vocaliste Coline Pellaton et de l\u2019accordéoniste Thierry Châtelain, of-fre une musique à peu près inclassable, qui marie folklore yiddish, jazz, musique médiévale et sacrée.Jaël, qui compte quatre albums à son actif, est en spectacle mercredi soir à 20hl)0 au théâtre Centennial de l\u2019université Bishop\u2019s.Une musique qui fait du bien à l\u2019âme! Arts et spectacles Chanteur, poète, écologiste, installateur de pagodes post-industrielles (des «pyramides» construites à l\u2019aide de rouleaux de câbles) et militant pour le Front de libération de l\u2019oreille, Julos Beaucarne est aussi conteur.Et il prend la mer des mots à l\u2019occasion du 7e festival «Les jours sont contés en Estrie».qui se déroule jusqu'au 6 novembre.«Ce n\u2019est pas tout à fait un spectacle de conte, c\u2019est théâtral, très visuel et il y a des tas d\u2019instruments de musique qui sont des supports pour les textes», explique Beaucarne au sujet de son spectacle Le navigateur solitaire sur la mer des mots, qu\u2019il présente au P\u2019tit Bonheur de Saint-Camille samedi prochain.«Le navigateur solitaire sur la mer des mots est une mise en valeur des mots où la musique est minimale; je veux dire peu pour exprimer davantage», dit cet artiste belge qui est venu souvent au Québec pour donner des spectacles et voir ses amis.Cheveux blancs longs, yeux doux et sourire affable, cet homme sans âge, qui, comme il le dit lui-même, a 20 ans depuis 40 ans, a réalisé par moins de 29 albums depuis les années 60 et écrit 19 ouvrages, surtout de poésie.Et le conte?«Ce qu\u2019il y a d\u2019intéressant ((avec le conte) c\u2019est que la parole revient.La musique avait envahi la parole et il y a une réaction car on n'entendait plus les paroles, on ne les comprenait plus», explique Julos Beaucarne, qui rappelle que le conte est une tradition très ancienne dans la plupart des pays et donne d\u2019ailleurs l\u2019exemple de la tradition orale au Québec.Dans ses contes, Beaucarne s\u2019inspire notamment de la tradition indienne, de contes anciens qu\u2019il transforme.Il récitera entre autres des textes du poète indien Rabindranath Tagore, mais aussi de Paul Eluard.Alphonse Daudet et Henri Pourrat.Impossible de faire une entrevue avec Beaucarne sans parler d\u2019environnement et, surtout, de la déforestation, lui qui a aussi fondé le Front de libération des arbres fruitiers: «La déforestation est un grave problème.La force des arbres est d\u2019être des «cabines téléphoniques» branchées sur le cosmos.En fait, les arbres participent à l\u2019Internet naturel.Il faut aller à l\u2019extérieur pour découvrir l'Internet cosmique!», lance-t-il.«Je ne suis pas inquiet de l\u2019évolution parce que ça dépend de chacun de nous.Si on attend après le gouvernement, on attend pour rien, on est une société d\u2019assistés et d\u2019adulés.Mais si on se change soi-même, on change le monde.Actuellement, on est dans une situation où l\u2019homme agit comme un touriste sur la terre; si l\u2019environnement est pollué on n\u2019a plus accès a l\u2019immensité du monde.» Une tragédie humaine The starving can't eat stone: tel est le titre pour le moins évocateur de l\u2019exposition que la Galerie d'art de l\u2019université Bishop\u2019s consacre jusqu\u2019au 21 novembre à l\u2019artiste peintre Scott MacLeod, qui s\u2019est inspiré de l\u2019immigration irlandaise au Canada dans les années 1840 et de leur quarantaine à Grosse-Île.En plus de rappeler les souffrances de ccs hommes, de ces femmes et de ces enfants dans les fameux «bateaux-cercueils», cette exposition se veut aussi un regard critique sur les tragédies contemporaines et les enjeux qui furent à la base de la construction du Canada.Jaël fait danser l\u2019âme musique - sorties - musique visuels -rts - arts - arts visuels - musique -sorties - arts visuels- disques O Oil\" Cl Pour l\u2019Halloween venez mourir de rire.Samedi 30 octobre, 20h LISE DION Vous voulez rire.mais vraiment rire?Alors il faut absolument voir Lise Dion en ultime supplémentaire à Sherbrooke! C\u2019est de la dynamite, du rire de la première à la dernière minute.La voir sur scène vous convaincra qu\u2019elle mérite pleinement son titre d\u2019Humoriste de l\u2019année! Lise sait faire rire son public.Elle raconte la vraie vie et elle a beaucoup de plaisir à rire d\u2019elle-même.Elle décrit aussi avec beaucoup d\u2019humour son Marcel, le typique mâle québécois qui se pâme devant les outils (!?!).Elle nous raconte entre autres ses sorties dans les bars et comment «pogner» quand on a quelques kilos superflus.Elle nous parle de ses essayages de maillots de bain, tâche ingrate s\u2019il en est une, elle nous confie les secrets de sa vie de famille et son cauchemar avec ses ados.la vraie vie quoi, mais y\u2019a de quoi rire! Pour l\u2019Halloween, offrez-vous une soirée à mourir de rire! Foifaits souper-spectacle au thème de saison disponible! Billetterie: (819) 820-1000 Dimanche 31 octobre, I0h30et13h30 Astérix et Obélix contre César Film, 109 minutes Obélix, Astérix, Idéfix, Abraracourcix, nos braves Gaulois, nos méchants Romains, tous nos amis de la bande dessinée sont au rendez-vous dans un nouveau chapitre de leur longue histoire! CLAVIER \"Par Toutatitl , ce film CONti'i cIsar Ciné-campus 1er novembre 18h30 Traquenard -Ur Etats- Onis 1999 (lh53) Drame de Jon Amiel Avec Denis Podalydès et Jeanna Balibar 20h3ft ASTÉRIX ET OBÉLIX CONTRE CÉSAR (G) France 1998 (lh49) Comédie de Claude Zidi Avee Christian Clavier, Gérard Depardieu et Roberto Benigni 4 et 8 novembre I8h30 Instinct (18 + ) États-Unis 1999 (21x03) Drame de Jon Turtletaub Avee Anthony Hopkins, Cuba Gooding jr 20h35 Buena Vista Social Club
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