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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2000-01-08, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Magazine Weekend La Tribune + Sherbrooke samedi 8 janvier 2000 CAHIER Cinéma Nos sorties Messier en liberté Voyages L\u2019après-Omertà de Nicky Balsamo «Tout le monde m ;a dit que j\u2019allais travailler comme un fou.J\u2019y ai cru.» Montréal (PC) Après sa participation -fort remarquée-dans Omertà III, Romano Orzari croyait bien que les offres de rôles allaient s\u2019empiler sur son bureau.«C\u2019est ce qu\u2019on m\u2019avait dit», raconte-t-il.Ces offres ne venant pas, le comédien a décidé d\u2019aller bouffer du bitume au pays de l\u2019Oncle Sam.Histoire de s\u2019aérer les esprits.Vingt-sept mille kilomètres plus tard, c\u2019est sur le plateau montréalais du film Slow Burn qu\u2019on retrouve celui qui incarnait de si brillante façon Nicky Balsamo.Slow Burn, dans lequel il partage la vedette avec Pam Grier, Rutger Hauer et Richard Robitaille, est son deuxième projet d\u2019envergure depuis le tournage d\u2019Omertà -Le Dernier des hommes d'honneur (au printemps 1998), le premier étant le remake américain de Liste noire, tourné l\u2019été dernier, à Montréal également.«Après Omertà, tout le monde m\u2019a dit: Tu vas travailler comme un fou.J\u2019y ai cru, mais comme les rôles ne venaient pas, j\u2019ai loué une voiture et suis parti faire un peu de \u201csoul searching\u201d sur les routes américaines», raconte Romano Orzari entre deux scènes.Au volant de sa Pontiac Grand Am 2000 (à défaut d\u2019une Pontiac Grand Prix 1962, la voiture de ses rêves), Orzari a roulé vers Los Angeles, n\u2019ayant pour seul compagnon que sa musique.Pas amer «Surtout du jazz, Cole Porter en particulier, mais aussi des trucs plus actuels comme les Beastie Boys.Au Nouveau-Mexique, j\u2019ai trippé en écoutant Willie Nelson à la radio; en roulant dans le désert, je me suis retrouvé dans la mystique country.» Son périple a duré cinq semaines.De retour à Montréal, Romano Orzari a les neurones ventilés, mais sa boîte aux lettres et son répondeur sont toujours vides.Il décide alors de repartir, de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique cette fois, visitant entre autres les côtes italiennes et corses à bord d\u2019un voilier.Cette vie de rêve au pays de ses ancêtres, Orzari l\u2019aurait sûrement échangée contre un rôle.N\u2019importe quel rôle.Mais il affirme ne garder aucun souvenir amer de l\u2019expérience.«Dans ce métier, dès que tu te laisses aller au ressentiment, tu meurs, explique-t-il.Et puis, à défaut de nouveaux rôles, mon expérience dans Omertà m\u2019aura au moins donné les moyens financiers pour voyager un peu.» Pas d\u2019amertume, donc, affirme l\u2019acteur.Sauf qu\u2019en grattant un peu on peut se rendre compte que Romano Orzari, derrière sa belle façade, cache peut-être un peu de déception.«Je sais que, quand je n\u2019ai rien d\u2019autre, j\u2019ai toujours la possibilité de faire une pièce obscure off-off-Broadway.Mais je dois aussi payer mes factures et manger.Alors, un jour, tu dois faire un compromis entre ton intégrité artistique et ta survie.» Il faut souligner que cette longue tirade, Romano l\u2019a faite juste avant de parler de Slow Burn, ce qui laisse entendre que ce projet a marqué l\u2019arrivée du temps des compromis pour l\u2019acteur.«Quand j\u2019ai reçu le scénario, je me suis dit que cette histoire avait été racontée des milliers de fois.Mais plus je la fouillais, plus je trouvais des choses qui me plaisaient.Je me suis finalement dit que je pourrais retirer beaucoup de plaisir à jouer dans ce film.Et puis, la paie était bonne.Et si tu accomplis correctement ton boulot, de belles choses viendront», conclut l\u2019acteur avec philosophie.Fhoto rC Une entrevue avec Richard Robitaille (B4) On reverra bientôt Romano Onari dans le long métrage Slow Burn, dont une partie a été tournée à Montréal.r Mar+in BlacHe Photo Imacom ,*mnueT- » JÆ r Jjytt Jean-Philippe Dalpé La musique d\u2019un ex-Yarkenciel Sherbrooke Un bref regard en arrière illumine son regard rieur.Jean-Philippe Dalpé regarde le chemin parcouru en peu de temps, n\u2019ose y croire, croise les doigts.En deux ans à peine, depuis le concours Cégep en Spectacle 1998 précisément, tout semble débouler pour ce-jeune chanteur, accompagné de ses musiciens qui se sont donné quelque temps le nom Yarkenciel.Un album réalisé à partir de ses propres compositions, des demandes de plus en plus nombreuses et, surtout, une tournée de promotion à travers les collèges de la province, avec 20 autres artistes.«C\u2019est un succès qui n\u2019était pas prévu, mais je suis bien content, lance-t-il.Après Cégep en spectacle, les gens ont commencé à appeler pour qu\u2019on joue dans les bars, mais on n\u2019avait que deux chansons.Je me suis mis à en écrire d'autres.» Le chanteur livre dans ses textes une actualité colorée, remplie d\u2019humour.Un regard jeune sur des sujets travaillés et retravaillés encore, comme une peinture qui se re- ¦ nouvelle chaque fois.«Les chansons représentent des choses que je vis ou que je vois, c\u2019est une peinture de ce qui se passe.En même temps, j\u2019essaie d\u2019y ajouter une touche d\u2019humour, surtout que j\u2019aime beaucoup jouer avec les mots», explique le chanteur de 21 ans.C\u2019est dans cette lignée que s\u2019inscrit donc Le bus du millionnaire ou encore La course au cercueil qui reflète l\u2019absurdité de la vie lorsqu\u2019elle prend la forme d\u2019une course, le premier qui touche le fil d\u2019arrivée étant celui qui meurt.Malgré l\u2019originalité des textes, les sujets restent classiques.pour l\u2019instant.«Je considère que lorsqu\u2019on commence, il faut prendre position sur des sujets dont tout le monde a déjà parlé, c\u2019est important au début.Mais évidemment, sans taper sur les doigts de personne», raconte le chanteur.Ainsi, ses chansons deviennent souvent un clin d\u2019oeil sur la vie de tous les jours.Comme cette histoire qui raconte le côté grotesque de s\u2019installer à un bar en pensant y trouver la femme de sa vie.«11 faut que le clin d'oeil reste humoristique», lance le jeune homme.Sa démarche a toujours été personnelle avant tout.Puis se sont joints à lui des amis musiciens avec qui il aime jouer.Sur scène, le groupe s\u2019en donne à coeur joie, avec des costumes de mille couleurs pour dynamiser encore plus la musique.Aujourd\u2019hui étudiant en musique à l\u2019Université de Montréal, comme la plupart de ses musiciens, il chante autant dans les bars de Montréal que de Sherbrooke, au gré des contrats.Le premier mini-album, sorti l\u2019été dernier et qui roule surtout sur les ondes des radios communautaires.a ouvert la voie.Un autre pourrait suivre.«On vise surtout un public de personnes âgées de 20 à 30 ans, mais des gens de 40 ans viennent nous voir pour nous dire qu\u2019ils adorent la musique, que c\u2019est dynamique, lance Jean-Philippe Dalpé.Alors on va continuer à les intéresser.» B 2 La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 janvier 2000 Arts et spectacles VISU BOURLINGUER JA Denis Dufresne .___ ______-.¦ \u2022 : »-» ¦ 30 cm de .blues Vous trouvez l\u2019hiver trop peu généreux en neige jusqu\u2019ici?Que diriez-vous d\u2019une bonne «Bordée de blues» du mois de janvier?Un événement que présente le bar Ailleurs, de Coaticook, à compter de ce jeudi et jusqu\u2019au 29 janvier.L'un des temps forts de cette nouvelle édition sera la célébration des 50 ans de métier du saxophoniste Marvin Rudysel.Originaire de New York, l\u2019homme habite le Québec depuis 35 ans.Le 29 janvier, à compter de 21h30, Rudysel sera sur scène avec Mike Gou-dreau, co-organisateur de la «Bordée de blues», et de deux autres musiciens.«Ce devrait être un spectacle très intéressant, souligne Mike Goudreau.aussi leader du groupe de blues québécois Boppin\u2019 Blues Band.On travaille actuellement pour que des anciens compagnons de scène de Marvin viennent lui rendre visite le 29 au soir.» Par ailleurs, soulignons que le Boppin\u2019 Blues Band lui-même, un groupe bien connu des habitués du bar coati-cookois et des amateurs de blues en général, sera de la partie, le 22 janvier, dès 21h30.Le groupe interprétera certaines de ses compositions, de même que quelques standards de blues et de swing.Finalement, le troisième événement majeur de la «Bordée de blues 2000» sera le spectacle du bassiste et chanteur Paul Shine, le 15 janvier.Shine sera sur scène en compagnie de Mike Goudreau ainsi que de Richard Bergeron, un ancien percussionniste du Boppin\u2019 Blues Band.En terminant, ajoutons que Mike Goudreau et Mario Côté grimperont ensemble sur la scène du petit bar coa-ticookois, les 13, 20 et 27 janvier, dès 21h30.Mario Côté, piano et saxophone, ainsi que son comparse, voix et guitare, interpréteront des airs de blues, de rock et de rétro.Jean-François GAGNON musique sorties - musique visuels - s -arts - arts visuels - musique -sorties - arts visuels- disques Les percussions de la formation afro-montréalaise Fakhass Sico vont résonner dans les vallons enneigés de Saint-Camille, samedi prochain, le 15 janvier.Le groupe, formé des Sénégalais El Hadji et Karim Diouf, sera en effet en spectacle au P\u2019tit bonheur, où il offrira de la musique traditionnelle du Sénégal et des compositions originales, où s\u2019entremêlent percussions, chants et danses.«On fait un spectacle axé pas mal sur les percussions», explique El Hadji, soulignant que lui et son frère seront accompagnés de deux autres musiciens.Le duo s\u2019est fait connaître du grand public à la suite de sa collaboration avec le groupe hip hop Dubmatique et, surtout, avec les Colocs, pour Dehors novembre, qui a reçu le Félix du meilleur album rock de 1998.«Depuis un an, on s\u2019est beaucoup produit sur scène, mais on se fait plus rare puisque nous préparons un album où il y aura un mélange de musique traditionnelle sénégalaise, de compositions et de guitares.Il y a plein d\u2019idées», explique-EI Hadji.«Ici, au Québec, il y a plein d\u2019ouvertures, c\u2019est cool quoi.Nous avons la chance de faire de la musique avec beaucoup de monde et il y a pas mal de choses qui se passent pour nous, on partage», dit-il.Du jazz français à la mode des années 30 et 40 Bon, d\u2019accord, le jazz est parti dans toutes les directions depuis les beaux jours du swing et du bebop, mais certains musiciens ont le don de repasser à leur manière par des sentiers fascinants.Et c\u2019est ce que le violoniste Charles Wizen et son quartet Jazz à cordes ont fait avec Swing 39 (JAC Records), un album enregistré à l\u2019automne chez Audio Bec, à North Hatley, où ils rendent hommage à Stéphane Grappelli et à son Hot Club de France.Wizen, qui est français d'origine, mais new-yorkais d\u2019adoption, a joué avec Grappelli et le mythique guitariste Django Reinhardt, et s\u2019est beaucoup produit aux États-Unis, où il enseigne.Il s\u2019est lié d\u2019amitié avec des musiciens de la région après un concert au café-bistro Le Cartier, à Sherbrooke.S\u2019en est suivi un concert au théâtre Granada, en novembre dernier, puis ce disque, enregistré avec Serge Krief, guitare solo, Richard Chiche, guitare rythmique, et Jean-François Martel, un Sherbrookois!, à la contrebasse.Le résultat?Wizen et ses musiciens ont conservé la fraîcheur et le jeu très mélodique des beaux jours du Hot Club de France, de même que le lyrisme de Grappelli.Le groupe reprend plusieurs classiques du gitan Reinhardt, dont «Mélodie au crépuscule», «Minor swing» et «Daphné», de même que quelques standards de jazz américains, sans compter des compositions originales de Wizen, dont une très touchante «Hannah\u2019s Lullaby» et même «La ballade de Sherbrooke».Bien sûr, pour apprécier, il faut aimer ce genre de jazz un peu vieillot, qui a connu ses heures de gloire dans les années 30 et 40, mais les amateurs seront ravis par le jeu exquis des musiciens et le choix des pièces.arts Une bouffée d\u2019Afrique à Saint-Camille LE RETOUR DES VEILLÉES DU MARDI Le Presse boutique Café revient avec ses «Veillées du mardi», un événement destiné à faire apprécier la musique traditionnelle et à venir en aide à la soupe populaire La Chaudronnée de l'Estrie.Ce mardi 11 janvier, la soirée se déroulera sous le thème «La musique d'Irlande», avec le joueur de cornemuse Allan Jones.371 ooiir a/ a en/encfi /'(U au CENTRE CULTUREL Université de Sherbrooke CINE-CAMPUS 10 et 11 janvier Et vive le théâtre! Comédie, drame, le théâtre à de fidèles adeptes qui ne voudront pas manquer les superbes productions qui défileront chez nous cet hiver! 18h30 Notre histoire (G) Comédie dramatique de Rob Reiner Avec Bruce Willis et Michelle Pfeiffer États-Unis 1999 (lh35) 20h30 Les enfants du marais (G) Comédie de Jean Becker Avec Jacques Villeret, Jacques Gamblin et Michel Serrault France 1999 (lh55) Place à la chanson! Pour égayer vos soirées d\u2019hiver, offrez-vous des maintenant de bons billets pour les meilleurs spectacle en chanson! 16 février Serge Lama 23 février Jorane Peltier 2 au 11 février Notre-Dame de Paris 29 février Les Fabuleux Élégants 17 mars Paul Piché 3 mars Bruno Pelletier 14 avril Claude Semai 8 mars Francesca 28 avril Richard Séguin Achetez dès maintenant en composant le 820-1000 Venez fredonner, chanter et vous laisser emporter! 0oM 19 avril 19 janvier L\u2019humoriste 4,5 et 6 avril Broue 15 février Marie Stuart 21 mars Trick or Treat Grace et Gloria W.-C.Un hiver plein de théâtre, de rire et d\u2019émotion.Achetez vos billets 10 mai\tmaintenant au 820-1000.Le Choix -\u2014- Exposition ,s^e-: 0 fl 15 janvier au 27 février À la Galerie dart du Centre culturel ANNE RAMSDEN Depuis maintenant plus de dix ans, Anne Ramsden nous convie à une réflexion sur le musce et la muséologie.Cette fois l\u2019artiste nous ouvre les portes de sa réserve et aborde à sa manière la question de la restauration.Le rapport que l\u2019artiste suggère entre collection et consommation, entre la réserve du musée et le magasin trouve en quelque sorte écho dans le vocabulaire spécialisé de la muséologie et le québécisme « magasiner ».Ainsi dans son livre La Muséologie, Georges-Henri Rivière utilise les expressions magasiner et magasinage pour désigner les réserves et les locaux de transit.« Les objets du musée selon le cas, sont exposés ou magasinés ».Cette citation est accompagnée d\u2019une note de bas de page.« Salles de manutention, laboratoires et ateliers de conservation, de photographie, dessin, muséographique, salle de consultation et autres lieux de travail scientifique et culturel.» Johanne Brouillet\tResponsable des expositions et de l\u2019animation Une collaboration :\tLaTribune m UNIVERSITÉ Dh SHERBROOKE ES Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Shnrtvoofcj» Information : 820-1000 11312 Arts et spectacles La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 lonviei 2000 ~F si 1 .\u201e -, Mario Pouliot Un mot fhPWM.qWf&ntanéité Sherbrooke Tout créateur de longue date, peu importe la discipline, s\u2019est sans doute posé la question: où est passé ce jeune que j\u2019étais, si naïf mais si spontané, si prêt à conquérir le monde?A-t-il pris la voie qu\u2019il voulait bien suivre?Les années ont-elles endormi?Après 28 ans de création, Mario Pouliot s\u2019est dit que l\u2019aube de l\u2019an 2000 était le moment idéal pour réfléchir à la question.En sabbatique de son n poste d\u2019enseignant au Collège de Valleyfield, le Magogois d\u2019origine s\u2019est lancé dans la conception d\u2019une nouvelle exposition, avec un seul mot d\u2019ordre: spontanéité.Le résultat, Gyo: espaces enfouis, est présenté depuis hier à la Galerie Horace de Sherbrooke, jusqu\u2019au 6 février.«En tant qu\u2019enseignant, je me retrouve souvent devant des étudiants qui, au lieu de prendre le temps de réfléchir ou de développer, s\u2019arrêtent presque toujours à la première idée et valorisent à outrance la spontanéité», témoigne-t-il.«Je tente de leur communiquer que la première idée n\u2019est pas forcément la meilleure, mais c\u2019en devient presque un combat.» Sans pudeur ni regrets Mario Pouliot, c\u2019est l\u2019artiste à la perspective planifiée et cohérente.Le canevas pensé avant le pétrissage des matériaux.«Non pas que je n\u2019aie pas connu cette période de jeunesse et de fougue.» Mais au fil des années \u2014 peut-être à cause de l\u2019expérience, émet-il -, l\u2019artiste en lui s\u2019est engagé dans une voie où la structure du travail de création est omniprésente.«J\u2019aime savoir où je m\u2019en vais avant de mettre la main à la pâte.En art contemporain, la pensée est aussi importante que la création.Les jeunes artistes, eux, se fient beaucoup à leurs impressions et vivent la création de façon intense, sans pudeur ni regrets.» Réfractaire à un duel perpétuel avec ses étu- : r > rvt Photo Imacom-Daguerre, par Claude Poulin Après 28 ans de création, Mario Pouliot s'est dit que l'aube de l'an 2000 était le moment idéal pour réfléchir à la place de la spontanéité dans sa démarche artistique, davantage marquée par une perspective cohérente et planifiée.Le résultat, Gyo: espaces enfouis, est présenté depuis hie jusqu'au 6 février.diants, Mario Pouliot a tenté de «renouer avec l\u2019état de grâce dont on a pu oublier les bonheurs et les malheurs au fil des années de production».«Peut-être aussi pour revérifier la tangente que j\u2019ai prise.Je me suis donc lancé dans une démarche débridée.Et j\u2019en ai conclu que cette approche ne me convenait pas.Au début, je trouvais ce projet enivrant et stimulant.Mais, presque malgré moi, j\u2019en suis venu à maîtriser les instincts.Une trame structurelle est apparue.» Ikebana Le résultat est une trentaine d\u2019oeuvres sérielles.Dix trios, tous agencés de la même façon: un tableau noir, une sculpture alliant notamment le bois et le bambou, puis un autre tableau noir, où le rouge prend néanmoins sa place.«Comme si le premier tableau de chacun des trios représentait le signet marquant le début d'un chapitre, et les deux autres oeuvres, le développement de ce chapitre», évoque Mario Pouliot, qui voit dans la répétition de ces trios la relecture d\u2019une même histoire.«Cette démarche m'a conduit instinctivement à aller chercher des choses enfouies dans le passé», explique l\u2019artiste.Voilà pourquoi le titre de l'exposition commence par le mot japonais gyo.Dans la philosophie de Vikebana, fart japonais de l\u2019agencement floral, il existe trois axes: le shin, représentant le présent et la ligne du coeur, le so, allégorie du futur et de l\u2019enfant, et le gyo, évoquant le passé et l\u2019Homme.Chacune des expositions de Mario Pouliot est classée sous un de ces trois mots-clés, selon qu\u2019elle fasse référence au présent, à l\u2019avenir ou au passé.Même si Gyo: espaces enfouis est une rupture avec les dix dernières années, les habitués de Mario Pouliot reconnaîtront quand même sa griffe par l\u2019utilisation de matériaux recyclés, de même que par ses formes naturelles participant davantage de l\u2019onde que de l\u2019angle.Les amateurs de Mario Pouliot ont intérêt à ne pas manquer cette exposition, puisque l\u2019artiste a décidé de prendre un temps d\u2019arrêt dans ses activités de production.Garolou reprend la route Trois-Rivières (PC) Le groupe Garolou s\u2019engage dans une troisième vie en y allant d\u2019un huitième album, le premier depuis 1982.Pendant que tous les regards sont dirigés .sur la toute jeune année 2000, Garolou fait bande à part, les deux pieds bien ancrés dans les siècles précédents.Pour cheminer dans la voie de la nouveauté, la formation s\u2019est ressourcée du côté du passé pour se concocter un nouvel album et se donner un troisième souf-* fie.vingtième siècle.Les textes de Mémoire vive proviennent de l\u2019Acadie, de Terre-Neuve, de Détroit et de Windsor, entre autres, et demandent à être remaniés, sinon coupés.Il faut savoir que «Germaine», lorsque découverte, était écrite en 31 couplets, rien de moins.Leur recherche a été réalisée à travers les archives de l\u2019époque, en misant sur les mélodies et les textes.Quant au processus de sélection sur les chansons à privilégier, le processus démocratique fait force de loi au coeur des cinq musiciens, dans une continuelle recherche de l\u2019unanimité.Tïiïï Hccuct Déjà en 1993, après dix ans de silence, Garolou avait effectué un retour remarqué sur les scènes de différents festivals.Bien au-delà de leurs attentes, la réponse du public et plus précisément des jeu- nés publics avait incité les cinq membres du groupe à multiplier les spectacles estivaux, puis à mettre sur le marché un album «live» de ce même spectacle.Du coup, les membres de Garolou se trouvaient à donner aux gens une rétrospective de leur carrière, au son des «Germaine», «Victoria», «Aux Illinois» et «La complainte du maréchal Biron».Un retour apprécié qui leur a d\u2019ailleurs valu une nomination au Gala de l\u2019ADISQ, en 1998, dans la catégorie Album folk de l\u2019année.Voilà que le groupe se paye maintenant une troisième aventure avec le public et ce, au moyen d'un tout nouvel album.Mémoire Vive devient leur huitième en carrière, le premier enregistré en studio depuis 1982.Il faut dire que dès 1993, la question quant à la création d'un nouvel album revenait à fréquence régulière de la part du public, notent les membres du groupe.On en est venu à concevoir le tout comme une quasi obligation, voire un remerciement, renchérit-on.Reste qu\u2019en bout de ligne, c\u2019est le goût de la scène qui est remonté à la surface.«Il n\u2019y en a pas un, parmi nous, qui aurait une carrière plus attrayante que celle-là», fait valoir Réginald Guay.Dans la même lignée Dans le même esprit qu'au-paravant, Garolou a d\u2019abord voulu conserver le caractère premier de la formation et son inclination bien précise pour la musique traditionnelle.Avec la technologie mise à leur disposition aujourd'hui, les membres du groupe profitent toutefois de moyens accrus pour donner à l\u2019orchestration une texture plus riche.Reste qu'avec les même ingrédients de base, soit les mêmes gars, le même son et la même façon de jouer qu'auparavant, on retrouve Garolou dans toute son essence.Pour trouver leurs nouveaux textes, les recherches ont été élaborées sur deux ans.A l\u2019époque de «Germaine» et compagnie, Garolou allait puiser dans l'èrc de la Renaissance et l\u2019époque médiévale.Aujourd'hui, on fait un bond dans le temps en se rapprochant davantage de la fin du 19e, début du On retrouvera bientôt ce nouveau répertoire sur scène.Actuellement, on est à organiser un tournée de spectacles en salles et la demande est déjà forte en ce qui concerne une tournée de festivals prévue pour l\u2019été prochain.Enfin, il reste toujours un projet latent, vieux de plus de dix ans.On attend toujours le moment propice, sans compter le financement nécessaire.C\u2019est que voilà, Garolou a en banque un opéra-rock, relatant un événement historique du Québec.«La grande part de la recherche est faite», confirme Réginald Guay.«Ce n\u2019est qu\u2019une question de temps et d\u2019investissement.Actuellement, on se remet en selle et on reprend le collier solidement.Cet album-là.c\u2019est une ouverture.» Garolou revient avec un nouvel album, Mémoire Vive, son huitième en carrière et le premier enregistré en studio depuis 1982.Photo PC Photo Imacom-Daguerre, por Christian Landry Daniel Boucher Un peu de Charlebois, un peu de Leloup Sherbrooke Il s\u2019amène avec un dossier de presse épais comme ça.Le Devoir, La Presse, Le Soleil, Voir lui ont fait une place de choix dans leurs pages.Un mec à surveiller, lit-on partout.Et moi, je n\u2019avais jamais entendu parler de lui 24 heures avant l\u2019entrevue.Car Daniel Boucher ne s\u2019est pas encore produit en Estrie.Mais à Montréal, à Québec, en Gaspésie, il fait presque déjà partie des meubles.Graine de Charlebois, a-t-on écrit.Dix mille matins, son premier album (sorti en octobre), figure dans le palmarès des meilleurs albums de 1999 de plusieurs chroniqueurs musicaux.«Dix mille matins, c\u2019était mon âge il n\u2019y a pas longtemps.J\u2019ai eu dix mille matins quelques mois après mes 27 ans», me dit-il (content de l\u2019apprendre: j'ai sensiblement le même âge).«Et le matin, c\u2019est le recommencement.L'occasion qui est donnée à chacun de nous de prendre une nouvelle décision.» Voilà qui colle très bien à la vie qu\u2019a menée Daniel Boucher ces dernières années.Ses dix mille matins ont été marques par mille et un détours.Le jeune homme a en effet hésité longtemps à faire le saut dans la vie musicale.Il a bien caressé le violon à 14 ans.mais «c\u2019était trop straight».Parlez-lui plutôt d'une bonne vieille guitare, comme celle qui est entrée dans sa vie vers l\u2019âge de 18 ans.«Mais j\u2019avais besoin d'un job plus payant que celui de musicien et j'ai commencé un DEC en génie civil.J'avais presque terminé, j'étais en cinquième session, quand j'ai tout lâché après avoir donné un show», raconte ce Montréalais aux racines gaspésicnncs.Daniel Boucher faisait alors partie du groupe Louise et les Gentils Meussieux.Le groupe a remporté le concours Cégeps Rock en 1993.Daniel quittera rapidement le groupe, pour se consacrer à sa relation intime avec la musique.Son poilu «J'ai vécu une période assez difficile pendant deux ans.Je suis retourné aux études en musique, et j'ai voulu aussi fouiller en moi-même, faire une démarche en profondeur, explorer ma musique.Je menais carrément une vie parallèle: j'écrivais la nuit, il n\u2019y avait plus que le moment présent, j'avais détruit toute notion de temps terrestre.» «Je n'avais pas envie d'un son trop léché, trop poli.Je voulais que ça soit un peu poilu, effronté, à mon image.» Deux ans à se poser des questions existentialistes, à sonder son intérieur, à avoir les poches vides, à emprunter et à supporter les regards d\u2019incompréhension des proches.Mais de cette période, au cours de laquelle il a frôlé le dérapage, est né Dix mille matins.«Ç\u2019a donné ça», appuie-t-il, touchant d\u2019un index décidé le boîtier de l\u2019album.«Si je n\u2019avais pas fait cette introspection, il manquerait quelque chose.Et je n\u2019arriverais pas aujourd\u2019hui à vraiment défendre ce qui est là-dessus.» Il faut croire que c\u2019est vrai, puisque Daniel Boucher remportera le premier prix en 1997 du Festival de la chanson de Petite-Vallée, catégorie auteur-compositeur-interprète.La chanson primée du festival sera La désise, dans laquelle il raconte justement sa gêne d\u2019avoir été en apparence si profiteur et si lâche pendant deux ans.«Mais même à cette époque-là.je ne me sentais pas prêt pour un album.Quand j\u2019ai rencontré Marc Pérusse, mon réalisateur, je lui ai apporté des disques auxquels je voulais ressembler.mais aussi d\u2019autres auxquels je ne voulais pas ressembler du tout.» «C\u2019est là que j\u2019ai vraiment défini mon son.Je n\u2019avais pas envie d\u2019un son trop léché, trop poli.Je voulais que ça soit un peu poilu, effronté, à mon image.» Fred, Leloup, Charlebois Le résultat fut un album qui rappelle le jouai et l\u2019audace de Charlebois à certains, la musicalité parfois barbare de Fred Fortin à d\u2019autres, la liberté de Jean Leloup à plusieurs.Onze chansons, dont les plus récents extraits sont Aidez-moi et Ça.«J\u2019ai envie que les gens mettent les écouteurs et entendent une peinture.Personnellement, j'aime quand une chanson m'amène ailleurs, quand les sons sont étrangers.J'essaie donc de faire voyager, de faire traverser des époques.» «Je n\u2019ai pas encore trouvé toutes les réponses.Une des choses que j'ai apprises, c\u2019est que nous avons bien souvent plus de contrôle sur notre vie que nous le pensons.Mais la seule personne sur qui nous avons plein contrôle, c\u2019est nous-même.» «Au moins, depuis la sortie de l'album, l\u2019histoire se poursuit de façon beaucoup plus heureuse quelle a commencé.J\u2019ai enfin du concret, et je peux maintenant aller en parler partout.» Daniel Boucher vient tout juste de terminer une tournée de spectacles en première partie de Gildor Roy.dans l\u2019Est du Québec.Actuellement seul avec sa guitare sur scène, le Montréalais de 28 ans espère avoir son spectacle à lui dans les mois qui suivront la période des Fêtes. La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 janvier 2000 Arts et spectacles B 4 Les hauts et les bas des fans d\u2019une diva Zf avez peur?Non, il ne sera pas question des fans de madame Dion, à moins qu\u2019en fin de chronique, je n\u2019en puisse plus de résister.Les chiffres sortent tout chauds.Les chiffres parlent.Les chiffres ne mentent jamais, nous le savons tous! LUSSIER Or, selon les sacro-saints chiffres, la diva concernée croule sous les lauriers, même si une feuille, voire une couronne de lauriers, ne pèse que trois fois rien.Savez-vous combien il y avait de personnes devant le petit écran, seulement à la SRC, à TVA et à TQS le soir du 31 décembre; et ce malgré les réceptions de famille, les partys entre amis, la visite venue de l\u2019extérieur ou la visite que nous étions nous-mêmes ailleurs?Je vous le donne en mille et en beaucoup plus: 5 891 000 quidams.Sans compter les 1,16 million de téléspectateurs qui ont regardé ou revu les rediffusions du lendemain.Ça, monsieur, c\u2019est quasiment tout le Québec en comptant les nouveau-nés, les non-voyants, les moribonds; celles et ceux qui se prélassaient hors du pays au soleil de chaudes îles, ceux qui affirment ne jamais regarder la télé et ceux qui ne syntonisent pas les réseaux francophones.Ça, madame, c\u2019est quelque chose comme à peu près le cinquième du Canada tout entier.Je vous étonne pas?Je n\u2019ai pas été étonnée non plus cette fois-ci.Vrai que cette soirée de télévision était exceptionnelle; il s\u2019est trouvé un tas de gens pour me le prouver en m\u2019en parlant jusqu\u2019à hier et jusqu\u2019à plus soif, une semaine plus tard jour pour jour.Et dire que le Web, dire qu\u2019internet doit jeter bientôt la diva hors des foyers, du moins selon les élucubrations de certains gourous de la prospective.Ben voyons! Demain, on sera loin d\u2019être à veille de voir ça, croyez-moi.Ceci dit, à la lumière de ces données, je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de réfléchir un brin -une fois n\u2019est pas coutume!- sur nos habitudes à nous, fans ou détracteurs de la diva.Au fil des ans la déesse a changé.Attention, je ne dis pas qu\u2019elle a beaucoup évolué.Au fil du temps nous l\u2019avons prise pour acquis, très peu questionnée; nous n\u2019avons guère exigé qu\u2019elle nous donne davantage de contenu, de surprises, de nouveautés créatives; actuellement, nous la laissons même jouer la pute jusque dans les émissions d\u2019information.Non, je ne compterai jamais au nombre de celles et ceux qui prétendent que la télé est pourrie, qu\u2019on ne fait qu\u2019y perdre son temps et y gagner du gras au tour de taille, c\u2019est faux.La télé est le loisir et l\u2019outil d\u2019information le plus démocratique qui soit.Elle coûte encore peu, quoique trop depuis que les câblo-distributeurs et les vendeurs d\u2019unités satellites exagèrent, mais elle est et doit rester une diva.«Y\u2019a plein d\u2019autres choses à faire; lire, sortir, choisir une activité qui nous plaît, faire du bénévolat, se parler, faire l\u2019amour», me disait hier Marie, la plus sage de mes amies, qui il y a approximativement 20 ans accordait, en accord avec son Marcel d\u2019époux, une heure de télévision par jour à leurs quatre enfants qui, en plus, devaient s\u2019entendre pour choisir leur émission.Résultat: les enfants en question sont aujourd\u2019hui tous parents.Le fils aîné, brillant garçon et fin causeur, n\u2019a même pas d'appareil chez lui.Isabelle, la troisième, me raconte qu\u2019au nombre des quatre enfants qu\u2019elle a aussi, seul celui de deux ans s\u2019intéresse à la boîte à images avec son papa -fort cultivé c\u2019est moi qui vous l\u2019dis- qui, lui, la regarde «en se brossant les dents pour se détendre» (sic).Une façon de voir.Une manière de vivre.Que ceux qui disent que c\u2019est la meilleure lèvent un bras.Que ceux qui pensent que c\u2019est nettement exagéré lèvent l\u2019autre.Personnellement, je maintiens que la télé doit rester une diva parce que tous n'ont pas accès aux même ressources intellectuelles, culturelles et créatives; parce que pour beaucoup plus de gens qu\u2019on ne serait porté à le croire, elle est non seulement une vedette mais une amie, parce qu\u2019à travers ce qu\u2019elle offre, il est de petits trésors.Ceci dit, que les amateurs d\u2019apologie déchantent.Si je ne m\u2019en prends pas à la télévision (aujourd\u2019hui du moins), je ne la déifie pas non plus.Si je ne m\u2019en prends pas à la diva maintenant, c\u2019est que je sens le besoin de brasser un peu ses inconditionnels.et les autres qui lui lancent à pleins paniers des tomates virtuelles.Z\u2019avez des hauts mais z\u2019avez aussi des bas, m\u2019sieurs, dames.À ce jour,,les chaînes de télévision, y compris la télé d\u2019État qu\u2019on paie, joue de plus en plus à faire n\u2019importe quoi parce qu'elle fait la chasse aux cotes d\u2019écoute; parce qu\u2019obtenir la cote d\u2019écoute c\u2019est avoir le commanditaire dans la poche; parce que le commanditaire dans la poche, c\u2019est le pain et le beurre sur la table de la diva.Alors?Alors cé-qui-cé qui fait la cote d\u2019écoute hein! Vu?Toutes les chaînes ou presque ont un «Serv ice à l\u2019auditoire», toutes les chaînes ou presque ont une ligne de téléphone de type «800», gratis, gratis, gratis.Réclamez, regardez ce que vous aurez réclamez.Et la télé devrait ressembler plus souvent au 31 décembre 1999.Avec un potentiel de six millions de personnes présumées.la force du nombre, ça vous dit quelque chose?Évidemment, la personne qui écrit ou téléphone c\u2019est vous, pas le voisin.Paresse?Que pensez-vous de la télé?Elle nous ressemble?Non?Vous la regardez beaucoup?Un peu?Vous l\u2019aimez passionnément ou pas?Vous la voudriez différente?En quoi?Téléphonez, télécopiez, écrivez, envoyez un courriel: rlussier(n interlinx.qc.ca télécopieur: (819) 564-8098 téléphone : (819) 564-5456 poste 201 Richard Robitaille «Tous les rôles mènent à quelque chose de plus gros» Photo PL C'est sa savoureuse interprétation de l'agent très spécial Linda Monette, dans Omertà, qui a permis à Richard Robitaille de s'imposer.Montréal (PC) Si Richard Robitaille écrivait un guide pour les acteurs en herbe, la première phrase en serait: Il n\u2019y a pas de petits rôles, que de petits acteurs.C\u2019est pourquoi il aborde chaque rôle avec le même enthousiasme et la même ardeur.C\u2019est aussi pourquoi il pense que chaque rôle pourrait propulser sa carrière vers de vertigineux sommets.«Je suis un rêveur.J\u2019espère que tous les rôles, qu\u2019ils soient gros ou petits, mèneront à quelque chose de plus gros.C\u2019est pourquoi je les approche tous de la même façon», explique-t-il Richard Robitaille, rencontré sur le plateau de Slow liurn.sait de quoi il parle, lui qui n\u2019a tenu que des rôles secondaires avant Omertà - Le Dernier des hommes d'honneur.L\u2019acteur a le sentiment que tant que son nom ne sera pas fait, comme le veut l\u2019expression, sa carrière passe ou casse avec chaque rôle.C\u2019est pourquoi il se prépare toujours à fond, effectuant parfois des recherches qui n\u2019ont aucune commune mesure avec l\u2019importance de son rôle.«Dans Diva, je joue le rôle d\u2019un éditeur de revue.Je ne connaissais rien à ça, alors je suis allé rencontrer l\u2019équipe du Lundi.Le réalisateur, Louis (Choquette), n\u2019en revenait pas.Il n\u2019avait jamais vu un acteur faire autant de recherches pour un si petit rôle.» Cette éthique de travail lui permet toutefois d\u2019épater la galerie à chaque rôle, bien qu\u2019elle mette également beaucoup de pression sur ses épaules.«Sur le plateau d Omertà.avant le tournage d\u2019une scène avec Michel Côté, je lui ai fait part de la pression que je ressentais.Je voulais bien faire.Et Michel m\u2019a répondu: T\u2019es le nouveau, tu peux te tromper.Moi.je ne peux pas.Imagine MA pression!» Ironiquement, c\u2019est sa savoureuse interprétation de l\u2019agent très spécial Linda Monette, dans Omertà.qui a permis à Richard Robitaille de s\u2019imposer.«C\u2019est le rôle qui m\u2019a ouvert des portes, confirme-t-il.Depuis, une espèce de mystère m\u2019entoure, celui du nouveau qui n\u2019est plus très jeune.» Le fait qu\u2019il mène sa carrière sur deux fronts linguistiques - francophone et anglophone - a bien sûr ajouté à ce mystère.Un mystère qui devrait bientôt être éclairci, si on en croit la conviction du principal intéressé.«Je plante des graines, le jardin va finir par donner une belle récolte.J\u2019ai du bon feed-back; je sens que ça va péter d\u2019une seconde à l\u2019autre», de conclure Richard Robitaille, un grand sourire accroché dans le visage.fâ 1î PRINCIPAL! EST MAGOG HORAIRE DU 7 AU 13 JANVIER 2000 fROBIN WILLIAMS L'HOMME BICENTENAIRE Il M KSOBNU MM TOUS LES JOURS.7'00 ¦ f:IS / SAM.A DIM.1 30 - 7:00 9 15 G f ^\u201cPETIT jj|.STUART 'tLTrt.uttie- ffitBSJfÜ: TOUS LES JOURS 7-00 / SAM 4 OM.130-700 I Tin RLLEIÏ EM QUÊTE-O'U ME GALAXIE Il M HUIT OMIT TOUS L£S JOURS 7 10 1 00 / SAM K DM I 10 7 10 1 00 rï orvl H A N K s I LA LIG ME VERTE ».(.de tut (.Rrr.v mus TOUS LES JOURS: 8:30 INFORMATION: 868-1093 www.clnema-maQOB.qc.ca Cinéma: 1 -9999 TALENTED MR RIPLEY (V.O)\t(13+) Tous les jours : 12h30 \u2022 15H30 - 18h30 - 21 h2S US HÉROS DU DIMANCHE\t(13+) Tous les jours : 12h45 - 16h00 - 20h00_ L'HOMME\t(G déc.aux j.«niants) SUR IA LUNE Tous les jours : 12h40 - 15h40 - 18h40 \u2022 21H25 ANNA ET U ROI\t(G) Tous les jours : 12H20 \u2022 15h30 \u2022 18h25 - 21h30 L'HOMME WCINTINNAIRI\t(G) Tous les jours ; 12h30 - 15h30 - 18H30 - 21H30 U Km STUART\t(G) Tous les jours : 12h45 - 15H30 - 18h30 ¦ 20h30 LAURA CADIEUX, LA SUITE\t(G) Tous les jours : 12H45 - 15h45 - 18h45 - 21 h25 LA LIGNE VERTE\t(13+) Tous les jours : 12h30 \u2022 16h00 \u2022 20h00_ THE GREEN MILE\t(13+) Tous les jours : 12h30 - 16h00 - 20h00\t12285 SITE INTERNET : actionfilm.ca/cinema9 4204, bout.Bertrand-Fabi MATINÉES - LA SEMAINE : 5$ MATINÉES - LE WEEKEND : 6$ HORAIRE DU 7 AU 13 JANVIER 2000 LAilS\u20ac2-PAM\u20acR .REFUSÉS v.f.rit* w Stuart Little 9h1 O 7h1 O 1 h1 O 3h1Q CHOWYUN FAT JODIE FOSTER Annas Roi version française de ANNA AND TUF.KING 12M3Q - 3h2Q - 6fi3Q - 9h2Q 4hOO 8hOO 12h35 7hOO - 9h3Q Ginette Reno «t Pierrette 3h13 Orfrc.n Film Rf*«*nU un film d* DavM Lynch Une Histoire Vraie version français* d» THE STRAIGHT STORY TflEEl MONDDCW 63, KING OUEST, 566-8782 \\ le premier air,oui dure pour toujours J\tV.f.de Snow Falling on Cedars \u2022 1 2h50 - 3h25 - 6h50 - 9H25 7h05 - 9h15 DU CO-RÉALISATEUR DE «LE ROI LION h STUART.IA VII 1ST UN SPORT DE CONTACT.(Version Iran^iiic dTUWGIVEN M\u2019NUAY)_^s,Ç ROBIN WILLIAMS L\u2019HOMME BICENTENAIRE _ (V F 0E BICENTENNIAL MAN) TOM\tHANKS Ligne Verte (Verainn françiiir «le The Cïreen Mile) Du réaliiatrur d \u2022 A l\u2019ombre dr Shawihank \u2022\ti 12h30 - 4hOO BhOO\t Un film de Denise Niitrault la sait* praUwN pi* Denis# Robert \u2022* Daniel Louis lt|)H EN BREF Magog-Orford Sherbrooke - Le Comité d\u2019action culturelle Magog-Orford s\u2019est doté d'une nouvelle politique à 1 intérieur de scs murs, voulant donner une plus grande visibilité aux artistes de la région qui désirent exposer.A chaque mois, en cttet, une dizaine d\u2019artistes, peintres et sculpteurs ont l\u2019occasion d\u2019exposer trois oeuvres.Quelques places sont encore disponibles pour la période du 15 janviet au 15 février.Inf.: Lorraine Côté au 868-0222.Par ailleurs, jusqu\u2019au 31 janvier prochain, le Centre d action culturelle présente à la micro-brasserie La Memphré, 12 Merry Sud, les huiles de I artiste Roland Dubrcuil.Safarifaunigmatique Richmond - La galerie Courant d\u2019art présente jusqu'au 29 janvier les oeuvres de l\u2019artiste peintre et sculpteure Caroline Guérard.Le thème de l\u2019exposition est safari faunigmatique.La galerie est ouverte les jeudis et vendredis de 13 à 19 h 30 et sur rendez-vous au 1010 rue Principale Nord Richmond.Inf.: (819) 826-2488.Vers Visa-Art Magog - Même si elle ne sera présentée qu\u2019à l\u2019été, l\u2019exposition Visa-Art, dont la huitième édition aura lieu à Magog comme toutes celles qui 1 ont précédée, est déjà en chantier.Parce qu\u2019il souhaite montrer comme à l\u2019accoutumée au public le meilleur de la production artistique estrienne, le comité organisateur dirigé par Mme Laurence Douillard invite les artistes à soumettre une ou plusieurs de leurs créations au jury chargé de la sélection des oeuvres.Tout artiste désireux de participer a 1 exposition doit poser sa candidature avant le 14 janvier, accompagnée d un chèque de 15 S fait à l\u2019ordre du Comité Visa-Art 2000, a 1 adresse: Co-mité Visa-Art 2000, 184, rue Fontaine, Magog, J1X 1N6.Inf.: Mme Douillard au (819) 843-6215 ou Mme Emokc de Galocsy au (819) 562-4109.Odeon Film présente un film de David Lynch Une Histoire Vraie version française de THE STRAIGHT STORY InDSjIB MAISON DU CINEMA - UNE AVENTURE DIVERTISSANTE! TOUTE LA FAMILLE VA ADORER! » ABC-TV.George Pennacçhlo «Une énorme aventure, drôle et remplie de surprises!» CBS TV.dèvl+f Sh««l»»t1 DU Ca-RèAUSATEUft DE «LE ROI U0N» v.f.de «Stuart Little* % www.AtuartllttIe.cam COU as: TURE3'j CINEMA 9 « CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL ?SON DIGITAL 1 ?288 UN DES MEILLEURS FILMS DE LA DÉCENNIE!- (ODIE FOSTER n.\" +>*\u2022+ .»\u2022 '4*.(Kl CHOW YUN-FAT Anna(îRoi Version fiançais c de « ANNA AND THE KING **-IB A L\u2019AFFICHE I ?SON DIGITAL MAISON DU CINÉMA ?I cinéma 9 ?CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL mgRrmiK! > l\u2019tmcw, w room Nwimui tONn mm» /V\\irsl/\\llL_^r>4^> au a uulu a olv^dc «5, MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR Jim Carrey 1 JIM CA \u2014.::.\\£15WWÊ Magog HMli \t\t\t /^\\ Les spectacles .EiiTxX.Bleue CLiCHER \\t- CESOLB.riN PETIl Si vous mesuriez! *¦ ¦gg plus de 6 pi; C \u2019 E«ii Aussi ,0 lSherbrooKe 14-15, 21-22 janvier \"*\u201c\u2022'.r- CKS! ¦Iwrr -r elmo Æ* ~ «si! \u2022 Oemrgii* RÉSERVATION 847-0470 LaTribune MICHEL ÀRRFTTF G DÉCONSEILLÉ ~~'\"l AUX JEUNES ENFANTS www.snowfallingoncedars.com La sobriété à son meilleur ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦H I Ç3Ï& ïwultfy lliü!) LUND110 JANVIER \u2022\tNotre mérite estrien : M.Gérard Pierre Ti-I-Taming.\u2022\tBien partir le millénaire en renforçant notre système immunitaire.MARDI 11 JANVIER \u2022\tPour se partir en affaires : les cercles d\u2019emprunts.\u2022\tLes rendez-vous magiques.au parc Blanchard.MERCREDI 12 JANVIER \u2022\tPour se tenir au chaud, articles en peau de mouton véritable.\u2022\tLa maladie de l\u2019Ataxie de Friedreich.JEUDI 13 JANVIER \u2022\t«Belle et bien dans sa peau» a du nouveau! \u2022\tLe trompettiste Jean-François Gagnon.VENDREDI 14 JANVIER En musique, Michel Pelletier.r|i Diane Martin Le petit Stuart Cette réalisation de Rob Minkoff, cocréateur du Roi lion, reste avant tout destinée aux enfants, d\u2019abord par sa durée, de 92 minutes, puis par son scénario d\u2019une simplicité désarmante.Comment Mr.et Mrs.Little en arrivent-ils à adopter une souris comme ils adopteraient n\u2019importe quel nouvel enfant?Ben voyons! En allant à l\u2019orphelinat, c\u2019t\u2019affairel Stuart est choisi et adopté on ne peut plus légalement parmi une ribambelle d\u2019enfants, parce qu\u2019il a conquis le coeur de ses nouveaux parents (Geena David et Hugh Laurie).Si les Little avaient été des Petit de Trois-Rivières, ils auraient adopté Stuart par la DPJ (et non la SPA).Stuart devient donc un Little pur et entier (le titre français du film.Petit Stuart, est donc très discutable).Sauf que sa différence de taille et d\u2019apparence ne conquerra pas tout de suite le coeur de son frère George (Jonathan Lipnicki, déjà vu dans Jerry _________________________________________ Maguire).Encore moins celui du chat Nuage Blanc, qui trouve intolérable de devenir l\u2019animal de compagnie de son petit déjeuner.Le spectateur découvre alors que cette petite souris est en réalité l\u2019allégorie de la différence.Stuart dérange parce qu\u2019il n\u2019est pas pareil, au même titre que s\u2019il avait été un enfant humain, mais d\u2019une autre ethnie, ou alors handicapé.Le film se transforme ainsi en une fable sur la différence au sein d\u2019une même famille.Grosse comme le bras Stuart Little, pour nous incultes Canadiens, est un personnage qui a vu le jour il y a un demi-siècle, dans un conte illustré qui fait encore un hit auprès des Américains.Si les enfants trouvent sans contredit leur compte dans le film, les adultes, à défaut de rire à gorge déployée, auront quand même le sourire aux lèvres et leur corde sensible frémira sans doute un peu devant le rêve si louable de Stuart d\u2019avoir une vraie famille.Propice également à de joyeux gags, la petite taille de Stuart.Voyez-le se brosser les dents, se retrouver dans la laveuse, ou se promener sur les modèles réduits de George.Des prouesses d\u2019effets spéciaux qui n\u2019auraient pas été réalisables il y a cinq ans.Chapeau aussi pour les minous.Non seulement pour le dressage - en passant, Nuage blanc est joué par cinq chats identiques -, mais pour la façon avec laquelle le parole et les émotions ont été greffées dans leur visage.On s'en doute, Stuart réussira à se faire une place dans le coeur de son grand frère.Il ira jusqu\u2019à dire que, même si Nuage Blanc le déteste, ils font tous deux partie de la même famille et c\u2019est ce qui importe.Traduction: ne décousons pas les liens du sang pour le futile prétexte que l\u2019on s\u2019exècre allègrement les uns les autres.Soupir! Encore une morale grosse comme le bras et flanquée d'oeillères comme nos voisins du Sud, très portés sur la droite, savent tellement bien le faire.Incorrigibles, ces Amerloques! Le film Stuart Little est une gentille histoire, pas compliquée pour deux sous, remplie de joyeux gags, et qui élargit encore une fois l'éventail des possibilités des effets spéciaux.A L A F FIC H E ! [sHererçasiZi CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS kSOmittl Sherbrooke Nous sommes en 1994, à Laurens, une bourgade du nord de l\u2019Iowa.Alvin Straight, 73 ans, déjà en convalescence à la suite d une mauvaise chute, apprend que son frère aîné Lyle, qui habite Mt.Zion au Wisconsin et à qui il n'a pas parlé depuis dix ans à cause d\u2019une dispute, vient d'avoir une crise cardiaque.Il n'y a pas d\u2019autobus pour se rendre ià-bas.Alvin n\u2019a pas de permis de conduire.Sa vue est réduite.Mais il est déterminé à aller se réconcilier avec son frère.Pour y arriver, il choisira de parcourir les 260 kilomètres qui le séparent du Wisconsin à dos de tracteur à pelouse John Deere, double d'une remorque.Une histoire vraie ( The Straight Story).réalisé par l'Américain David Lynch, est le récit de ce fait vécu.Un film qui était en nomination pour le meilleur long métrage lors du dernier Festival de Cannes, et qui tranche énormément avec ce à quoi le cinéaste a habitué le public.Une histoire^ vraie est en effet une ode au silence.À la lenteur.Aux images qui valent mille mots.A la quiétude de la nature.Aux phrases lapidaires chargées de millions de sèmes.Et à l'amour de deux frères, un amour, croyait le poète anglais Robert Browning, qui «est plus fort, dans sa simplicité, que tous les amours du monde».Voilà un film à voir quand on a envie de simplement regarder le temps qui passe, comme le ferait un vieil homme du Midwest américain.Le rythme d'I histoire vraie n\u2019est guère plus rapide q.le John Deere, dont la vitesse de pointe est de 6 km/h.Mais il ne saurait être plus approprié au contexte.C\u2019est en effet au fil de cette odyssée à pas de tortue que l\u2019on découvre la vie d\u2019Alvin, interprété royalement par Richard Farnsworth (vous l\u2019avez tous vu dans la peau de Matthew d\u2019Anne, la maison aux pignons verts).Idem pour le drame de sa fille Rose, un peu attardée et jouée de façon tout aussi touchante par Sissy Spacek.Alvin fera plusieurs rencontres au cours de son périple: une auto-stoppeuse en fugue, un pasteur, une automobiliste hystérique après avoir heurté un cerf, un peloton de cycliste, un vieil homme qui a fait la guerre comme lui.De beaux dialogues \u2014 exemple de perle: «Ce qui est le plus dur quand on est vieux, c\u2019est de se rappeler qu'on a été jeune» \u2014, de beaux tableaux, une musique discrète et des silences qui en disent tellement long! La sobriété à son meO-leur.Alvin arrivera-t-il à temps chez son aîné?On ne le saura que dans les deux dernières minutes.Mieux vaut aller voir Une histoire vraie cette semaine, à la Maison du cinéma, car il n\u2019est pas sûr qu\u2019il y restera plus que sept jours, étant donné que les cinémas s\u2019arrachent les quelques copies en circulation.Le vrai Alvin Straight est mort en 1996.le premier amour dure pour toujours hfiy\t(rf cÙrt{ V/\ti Verwori française de - Snow f aMnp on Cedars ¦ CINÉMA l\u2019ne critique de Steve Bergeron près Mickey Mouse, Jerry, Pixie et Dixie, Nie et Pic, Speedy Gonzalez, Fievel et toute la bande de Sourissimo, c\u2019est au tour de Stuart Little d\u2019accéder au temple de la renommée de la gent trotte-menu.Ce qu\u2019il fait depuis trois semaines en trônant comme un roi au sommet du box-office nord-américain.Le congé scolaire des Fêtes tire à sa fin, mais il n\u2019est pas encore trop tard pour amener garçons et fillettes voir cette gentille histoire, pas compliquée pour deux sous, et qui élargit encore l\u2019éventail des possibilités des effets spéciaux.Le héros principal de Stuart Little, une petite souris blanche dont la voix originale est assumée par Michael J.Fox, est en effet entièrement créé par ordinateur.Voilà qui disqualifie le film pour l\u2019Oscar du meilleur rôle principal, mais, à ma connaissance, c\u2019est la première fois que le rôle-titre d\u2019un long métrage soit un animal tridimensionnel.L\u2019autre tour de force de Stuart Little, c\u2019est d\u2019avoir donné la parole aux chats, et d\u2019avoir réussi à mettre dans leur bonne bouille poilue le rire, la peur, la tristesse et compagnie.f jBlackwatch jJU Distribution LaTribune et IA MAISON BU CINÉMA INVITENT 120 PERSONNES A L\u2019AVANT-PREMIÈRE DE ., NEW-Y0RK/10S ANGEEES/BOSION X.X?PRIX DE IA CRITIQUE\t\\', » GRAND PRIX EUROPÉEN \\i MEILLEUR FILM / ACTRICE / RÉALISATEUR X, 'ill NOMINATION GOLDEN GEODE '// > MEILLEUR FILM ETRANGER / «Un rythme endiablé, un feu roulant qui entraîne le spectateur à travers une action sans faille.une réussite.» \u2014 Luc Perreault, La Presse C0 lYjMivw MEIGAS BINNIGUENDA 3 * 1 semaine tout indus ! SW 11W nu D6W 1* / te JAUYIK» ARENAS BLANCAS 4* 1 semaine tout indus m W&MUsO to JMIVT» VISTA CLUB 2* 1 semaine tout indus 101# * PUERTO PLATA 19 JjMTtt VILLAS D0RADAS 3-* 1 semaine tout indus _ _ .1098?SHERBROOKE 46, rue King Est 563-4474 VALCOURT 1191, Saint-Joseph 532-3026 IMOLITOUR VACANCES Prix par personne en base double, chambre standard valides pour des départs aux dates mentionnées Places limitées Taxes Incluses Assujetti aux conditions générales de la brochure NoHtour Vacances 1999 2000.NoHtour Vacances et Vacances Tourbec sont détenteurs d'un permis du Québec 08686 te dans la rue, du séjour dans des hôtels magnifiques dont on ne saurait soupçonner toute la splendeur sans y avoir été.Terre de 5000 ans d\u2019histoire, riche de son peuple, de ses monuments historiques, d\u2019une religion partout présente aux couleurs d\u2019or, la Thaïlande offre des trésors si différents d'une région à l\u2019autre qu\u2019il est impossible de les décrire.Les voir, et les vivre est le seul moyen de s\u2019en approprier quelques pièces gravées dans nos mémoires.Bangkok Bangkok, la capitale et porte du pays, est un véritable brassage kaléidoscopique de l\u2019ancien et du moderne, du respect des traditions et de la volonté de progrès.Ville de 8 millions d\u2019habitants, elle s\u2019est libérée un peu du joug des automobiles, de leur pollution et des embouteillages en ouvrant en décembre 1999 son métro aérien.Après une crise économique qui a retardé tous les travaux, le Skytrain électrique a maintenant accueilli ses premiers passagers.Bangkok vit le modernisme mais conserve toutes les splendeurs de son passé.Bien qu\u2019interdit en Thaïlande parce qu\u2019il est jugé offensant pour la monarchie thaï, et bien qu\u2019il ait été réalisé en Malaisie, le film Anna et le Roi avec l\u2019excellente Judi Foster nous amène dans la magnificence de ces palais et de ces temples que les touristes découvrent avec étonnement.On n\u2019y compte plus les tours aux couleurs d\u2019or luisantes sous le soleil de plomb et les richesses des temples dédiés à Bouddha.Plus de 400 temples y ont pignon sur rue mais les plus visités resteront les voûtes et les flèches coniques du Grand Palais et de son temple à Bouddha d\u2019Émérau-de ou du What Pho dédié à Bouddha couché.Il ne faut pas manquer le défilé matinal des moines, vêtus de la robe safran.Comme il faut faire l\u2019expérience unique des petits canaux, les «klongs» de Thonburi pour mieux comprendre le mode de vie des gens pauvres.Ne pas prendre les bateaux à longue queue pour se rendre ensuite au marché flottant de Damnoen Saduak en passant devant les maisons flottantes et croisant les commerçantes dans leur barque remplie à ras bord serait un sacrilège- À l\u2019aventure La Thaïlande n'est pas Bangkok.Il faut sortir de la ville, partir à l'aventure pour découvrir le véritable charme de ce pays extraordinaire.Vers le nord et Chiang Mai en arrêtant au célèbre pont de la rivière Kwai et du musée Jeath pour se rappeler des horreurs de la Deuxième Guerre mondiale mais surtout pour découvrir un peuple aux multiples talents, fabriquant des bijoux en argent, des pièces de bois laqués magnifiques ou encore des ombrelles multicolores.Découvrir aussi le passé aux temples de Sukothai et de Ayuthaya.Ou même de faire une randonnée à dos d\u2019éléphant en route vers Chiang Rai, une heure inoubliable dans la forêt thaïlandaise.Ouelques kilomètres plus loin, on ressent un petit quelque chose de bien spécial à se retrouver au Triangle d\u2019or, sur les rives du Mékong au carrefour de la Thaïlande, la Birmanie (Myanmar) et du Laos.Visiter le petit village d'une des tribus montagnardes, Méo, Karen, Yao, Lisu.Lawa, Laku ou Akha restera aussi un moment inoubliable tant elles vivent toujours à l\u2019abri de la modernité, à un rythme tellement opposé à la cadence frénétique de la capitale.Voyager, c\u2019est aussi se reposer.Les plages de Thaïlande n\u2019ont rien à envier aux plus belles plages du monde.Celle de Pataya, près de Bangkok est certes la plus fréquentée.Peut-être trop.L'île de Phuket, au sud, demande une escale par avion mais à beaucoup à offrir, par la beauté de l\u2019endroit comme par les excursions étonnantes qu'elle permet.Notamment celle par bateau à l\u2019île de Phang Nga immortalisée par un film de James Bond avec l'actrice Ursula Andress : L'homme au pistolet d\u2019or.Dépaysant, exotique à souhait, un séjour en Thaïlande restera à jamais gravé d\u2019or dans les mémoires comme les feuilles d'or dont les thaïlandais couvrent les statues de Bouddha pour l\u2019honorer."," Arts et spectacles Magazine Weekend La Tribune + Sherbrooke samedi 8 janvier 2000 CAHIER Cinéma Nos sorties Messier en liberté Voyages L\u2019après-Omertà de Nicky Balsamo «Tout le monde m ;a dit que j\u2019allais travailler comme un fou.J\u2019y ai cru.» Montréal (PC) Après sa participation -fort remarquée-dans Omertà III, Romano Orzari croyait bien que les offres de rôles allaient s\u2019empiler sur son bureau.«C\u2019est ce qu\u2019on m\u2019avait dit», raconte-t-il.Ces offres ne venant pas, le comédien a décidé d\u2019aller bouffer du bitume au pays de l\u2019Oncle Sam.Histoire de s\u2019aérer les esprits.Vingt-sept mille kilomètres plus tard, c\u2019est sur le plateau montréalais du film Slow Burn qu\u2019on retrouve celui qui incarnait de si brillante façon Nicky Balsamo.Slow Burn, dans lequel il partage la vedette avec Pam Grier, Rutger Hauer et Richard Robitaille, est son deuxième projet d\u2019envergure depuis le tournage d\u2019Omertà -Le Dernier des hommes d'honneur (au printemps 1998), le premier étant le remake américain de Liste noire, tourné l\u2019été dernier, à Montréal également.«Après Omertà, tout le monde m\u2019a dit: Tu vas travailler comme un fou.J\u2019y ai cru, mais comme les rôles ne venaient pas, j\u2019ai loué une voiture et suis parti faire un peu de \u201csoul searching\u201d sur les routes américaines», raconte Romano Orzari entre deux scènes.Au volant de sa Pontiac Grand Am 2000 (à défaut d\u2019une Pontiac Grand Prix 1962, la voiture de ses rêves), Orzari a roulé vers Los Angeles, n\u2019ayant pour seul compagnon que sa musique.Pas amer «Surtout du jazz, Cole Porter en particulier, mais aussi des trucs plus actuels comme les Beastie Boys.Au Nouveau-Mexique, j\u2019ai trippé en écoutant Willie Nelson à la radio; en roulant dans le désert, je me suis retrouvé dans la mystique country.» Son périple a duré cinq semaines.De retour à Montréal, Romano Orzari a les neurones ventilés, mais sa boîte aux lettres et son répondeur sont toujours vides.Il décide alors de repartir, de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique cette fois, visitant entre autres les côtes italiennes et corses à bord d\u2019un voilier.Cette vie de rêve au pays de ses ancêtres, Orzari l\u2019aurait sûrement échangée contre un rôle.N\u2019importe quel rôle.Mais il affirme ne garder aucun souvenir amer de l\u2019expérience.«Dans ce métier, dès que tu te laisses aller au ressentiment, tu meurs, explique-t-il.Et puis, à défaut de nouveaux rôles, mon expérience dans Omertà m\u2019aura au moins donné les moyens financiers pour voyager un peu.» Pas d\u2019amertume, donc, affirme l\u2019acteur.Sauf qu\u2019en grattant un peu on peut se rendre compte que Romano Orzari, derrière sa belle façade, cache peut-être un peu de déception.«Je sais que, quand je n\u2019ai rien d\u2019autre, j\u2019ai toujours la possibilité de faire une pièce obscure off-off-Broadway.Mais je dois aussi payer mes factures et manger.Alors, un jour, tu dois faire un compromis entre ton intégrité artistique et ta survie.» Il faut souligner que cette longue tirade, Romano l\u2019a faite juste avant de parler de Slow Burn, ce qui laisse entendre que ce projet a marqué l\u2019arrivée du temps des compromis pour l\u2019acteur.«Quand j\u2019ai reçu le scénario, je me suis dit que cette histoire avait été racontée des milliers de fois.Mais plus je la fouillais, plus je trouvais des choses qui me plaisaient.Je me suis finalement dit que je pourrais retirer beaucoup de plaisir à jouer dans ce film.Et puis, la paie était bonne.Et si tu accomplis correctement ton boulot, de belles choses viendront», conclut l\u2019acteur avec philosophie.Fhoto rC Une entrevue avec Richard Robitaille (B4) On reverra bientôt Romano Onari dans le long métrage Slow Burn, dont une partie a été tournée à Montréal.r Mar+in BlacHe Photo Imacom ,*mnueT- » JÆ r Jjytt Jean-Philippe Dalpé La musique d\u2019un ex-Yarkenciel Sherbrooke Un bref regard en arrière illumine son regard rieur.Jean-Philippe Dalpé regarde le chemin parcouru en peu de temps, n\u2019ose y croire, croise les doigts.En deux ans à peine, depuis le concours Cégep en Spectacle 1998 précisément, tout semble débouler pour ce-jeune chanteur, accompagné de ses musiciens qui se sont donné quelque temps le nom Yarkenciel.Un album réalisé à partir de ses propres compositions, des demandes de plus en plus nombreuses et, surtout, une tournée de promotion à travers les collèges de la province, avec 20 autres artistes.«C\u2019est un succès qui n\u2019était pas prévu, mais je suis bien content, lance-t-il.Après Cégep en spectacle, les gens ont commencé à appeler pour qu\u2019on joue dans les bars, mais on n\u2019avait que deux chansons.Je me suis mis à en écrire d'autres.» Le chanteur livre dans ses textes une actualité colorée, remplie d\u2019humour.Un regard jeune sur des sujets travaillés et retravaillés encore, comme une peinture qui se re- ¦ nouvelle chaque fois.«Les chansons représentent des choses que je vis ou que je vois, c\u2019est une peinture de ce qui se passe.En même temps, j\u2019essaie d\u2019y ajouter une touche d\u2019humour, surtout que j\u2019aime beaucoup jouer avec les mots», explique le chanteur de 21 ans.C\u2019est dans cette lignée que s\u2019inscrit donc Le bus du millionnaire ou encore La course au cercueil qui reflète l\u2019absurdité de la vie lorsqu\u2019elle prend la forme d\u2019une course, le premier qui touche le fil d\u2019arrivée étant celui qui meurt.Malgré l\u2019originalité des textes, les sujets restent classiques.pour l\u2019instant.«Je considère que lorsqu\u2019on commence, il faut prendre position sur des sujets dont tout le monde a déjà parlé, c\u2019est important au début.Mais évidemment, sans taper sur les doigts de personne», raconte le chanteur.Ainsi, ses chansons deviennent souvent un clin d\u2019oeil sur la vie de tous les jours.Comme cette histoire qui raconte le côté grotesque de s\u2019installer à un bar en pensant y trouver la femme de sa vie.«11 faut que le clin d'oeil reste humoristique», lance le jeune homme.Sa démarche a toujours été personnelle avant tout.Puis se sont joints à lui des amis musiciens avec qui il aime jouer.Sur scène, le groupe s\u2019en donne à coeur joie, avec des costumes de mille couleurs pour dynamiser encore plus la musique.Aujourd\u2019hui étudiant en musique à l\u2019Université de Montréal, comme la plupart de ses musiciens, il chante autant dans les bars de Montréal que de Sherbrooke, au gré des contrats.Le premier mini-album, sorti l\u2019été dernier et qui roule surtout sur les ondes des radios communautaires.a ouvert la voie.Un autre pourrait suivre.«On vise surtout un public de personnes âgées de 20 à 30 ans, mais des gens de 40 ans viennent nous voir pour nous dire qu\u2019ils adorent la musique, que c\u2019est dynamique, lance Jean-Philippe Dalpé.Alors on va continuer à les intéresser.» B 2 La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 janvier 2000 Arts et spectacles VISU BOURLINGUER JA Denis Dufresne .___ ______-.¦ \u2022 : »-» ¦ 30 cm de .blues Vous trouvez l\u2019hiver trop peu généreux en neige jusqu\u2019ici?Que diriez-vous d\u2019une bonne «Bordée de blues» du mois de janvier?Un événement que présente le bar Ailleurs, de Coaticook, à compter de ce jeudi et jusqu\u2019au 29 janvier.L'un des temps forts de cette nouvelle édition sera la célébration des 50 ans de métier du saxophoniste Marvin Rudysel.Originaire de New York, l\u2019homme habite le Québec depuis 35 ans.Le 29 janvier, à compter de 21h30, Rudysel sera sur scène avec Mike Gou-dreau, co-organisateur de la «Bordée de blues», et de deux autres musiciens.«Ce devrait être un spectacle très intéressant, souligne Mike Goudreau.aussi leader du groupe de blues québécois Boppin\u2019 Blues Band.On travaille actuellement pour que des anciens compagnons de scène de Marvin viennent lui rendre visite le 29 au soir.» Par ailleurs, soulignons que le Boppin\u2019 Blues Band lui-même, un groupe bien connu des habitués du bar coati-cookois et des amateurs de blues en général, sera de la partie, le 22 janvier, dès 21h30.Le groupe interprétera certaines de ses compositions, de même que quelques standards de blues et de swing.Finalement, le troisième événement majeur de la «Bordée de blues 2000» sera le spectacle du bassiste et chanteur Paul Shine, le 15 janvier.Shine sera sur scène en compagnie de Mike Goudreau ainsi que de Richard Bergeron, un ancien percussionniste du Boppin\u2019 Blues Band.En terminant, ajoutons que Mike Goudreau et Mario Côté grimperont ensemble sur la scène du petit bar coa-ticookois, les 13, 20 et 27 janvier, dès 21h30.Mario Côté, piano et saxophone, ainsi que son comparse, voix et guitare, interpréteront des airs de blues, de rock et de rétro.Jean-François GAGNON musique sorties - musique visuels - s -arts - arts visuels - musique -sorties - arts visuels- disques Les percussions de la formation afro-montréalaise Fakhass Sico vont résonner dans les vallons enneigés de Saint-Camille, samedi prochain, le 15 janvier.Le groupe, formé des Sénégalais El Hadji et Karim Diouf, sera en effet en spectacle au P\u2019tit bonheur, où il offrira de la musique traditionnelle du Sénégal et des compositions originales, où s\u2019entremêlent percussions, chants et danses.«On fait un spectacle axé pas mal sur les percussions», explique El Hadji, soulignant que lui et son frère seront accompagnés de deux autres musiciens.Le duo s\u2019est fait connaître du grand public à la suite de sa collaboration avec le groupe hip hop Dubmatique et, surtout, avec les Colocs, pour Dehors novembre, qui a reçu le Félix du meilleur album rock de 1998.«Depuis un an, on s\u2019est beaucoup produit sur scène, mais on se fait plus rare puisque nous préparons un album où il y aura un mélange de musique traditionnelle sénégalaise, de compositions et de guitares.Il y a plein d\u2019idées», explique-EI Hadji.«Ici, au Québec, il y a plein d\u2019ouvertures, c\u2019est cool quoi.Nous avons la chance de faire de la musique avec beaucoup de monde et il y a pas mal de choses qui se passent pour nous, on partage», dit-il.Du jazz français à la mode des années 30 et 40 Bon, d\u2019accord, le jazz est parti dans toutes les directions depuis les beaux jours du swing et du bebop, mais certains musiciens ont le don de repasser à leur manière par des sentiers fascinants.Et c\u2019est ce que le violoniste Charles Wizen et son quartet Jazz à cordes ont fait avec Swing 39 (JAC Records), un album enregistré à l\u2019automne chez Audio Bec, à North Hatley, où ils rendent hommage à Stéphane Grappelli et à son Hot Club de France.Wizen, qui est français d'origine, mais new-yorkais d\u2019adoption, a joué avec Grappelli et le mythique guitariste Django Reinhardt, et s\u2019est beaucoup produit aux États-Unis, où il enseigne.Il s\u2019est lié d\u2019amitié avec des musiciens de la région après un concert au café-bistro Le Cartier, à Sherbrooke.S\u2019en est suivi un concert au théâtre Granada, en novembre dernier, puis ce disque, enregistré avec Serge Krief, guitare solo, Richard Chiche, guitare rythmique, et Jean-François Martel, un Sherbrookois!, à la contrebasse.Le résultat?Wizen et ses musiciens ont conservé la fraîcheur et le jeu très mélodique des beaux jours du Hot Club de France, de même que le lyrisme de Grappelli.Le groupe reprend plusieurs classiques du gitan Reinhardt, dont «Mélodie au crépuscule», «Minor swing» et «Daphné», de même que quelques standards de jazz américains, sans compter des compositions originales de Wizen, dont une très touchante «Hannah\u2019s Lullaby» et même «La ballade de Sherbrooke».Bien sûr, pour apprécier, il faut aimer ce genre de jazz un peu vieillot, qui a connu ses heures de gloire dans les années 30 et 40, mais les amateurs seront ravis par le jeu exquis des musiciens et le choix des pièces.arts Une bouffée d\u2019Afrique à Saint-Camille LE RETOUR DES VEILLÉES DU MARDI Le Presse boutique Café revient avec ses «Veillées du mardi», un événement destiné à faire apprécier la musique traditionnelle et à venir en aide à la soupe populaire La Chaudronnée de l'Estrie.Ce mardi 11 janvier, la soirée se déroulera sous le thème «La musique d'Irlande», avec le joueur de cornemuse Allan Jones.371 ooiir a/ a en/encfi /'(U au CENTRE CULTUREL Université de Sherbrooke CINE-CAMPUS 10 et 11 janvier Et vive le théâtre! Comédie, drame, le théâtre à de fidèles adeptes qui ne voudront pas manquer les superbes productions qui défileront chez nous cet hiver! 18h30 Notre histoire (G) Comédie dramatique de Rob Reiner Avec Bruce Willis et Michelle Pfeiffer États-Unis 1999 (lh35) 20h30 Les enfants du marais (G) Comédie de Jean Becker Avec Jacques Villeret, Jacques Gamblin et Michel Serrault France 1999 (lh55) Place à la chanson! Pour égayer vos soirées d\u2019hiver, offrez-vous des maintenant de bons billets pour les meilleurs spectacle en chanson! 16 février Serge Lama 23 février Jorane Peltier 2 au 11 février Notre-Dame de Paris 29 février Les Fabuleux Élégants 17 mars Paul Piché 3 mars Bruno Pelletier 14 avril Claude Semai 8 mars Francesca 28 avril Richard Séguin Achetez dès maintenant en composant le 820-1000 Venez fredonner, chanter et vous laisser emporter! 0oM 19 avril 19 janvier L\u2019humoriste 4,5 et 6 avril Broue 15 février Marie Stuart 21 mars Trick or Treat Grace et Gloria W.-C.Un hiver plein de théâtre, de rire et d\u2019émotion.Achetez vos billets 10 mai\tmaintenant au 820-1000.Le Choix -\u2014- Exposition ,s^e-: 0 fl 15 janvier au 27 février À la Galerie dart du Centre culturel ANNE RAMSDEN Depuis maintenant plus de dix ans, Anne Ramsden nous convie à une réflexion sur le musce et la muséologie.Cette fois l\u2019artiste nous ouvre les portes de sa réserve et aborde à sa manière la question de la restauration.Le rapport que l\u2019artiste suggère entre collection et consommation, entre la réserve du musée et le magasin trouve en quelque sorte écho dans le vocabulaire spécialisé de la muséologie et le québécisme « magasiner ».Ainsi dans son livre La Muséologie, Georges-Henri Rivière utilise les expressions magasiner et magasinage pour désigner les réserves et les locaux de transit.« Les objets du musée selon le cas, sont exposés ou magasinés ».Cette citation est accompagnée d\u2019une note de bas de page.« Salles de manutention, laboratoires et ateliers de conservation, de photographie, dessin, muséographique, salle de consultation et autres lieux de travail scientifique et culturel.» Johanne Brouillet\tResponsable des expositions et de l\u2019animation Une collaboration :\tLaTribune m UNIVERSITÉ Dh SHERBROOKE ES Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Shnrtvoofcj» Information : 820-1000 11312 Arts et spectacles La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 lonviei 2000 ~F si 1 .\u201e -, Mario Pouliot Un mot fhPWM.qWf&ntanéité Sherbrooke Tout créateur de longue date, peu importe la discipline, s\u2019est sans doute posé la question: où est passé ce jeune que j\u2019étais, si naïf mais si spontané, si prêt à conquérir le monde?A-t-il pris la voie qu\u2019il voulait bien suivre?Les années ont-elles endormi?Après 28 ans de création, Mario Pouliot s\u2019est dit que l\u2019aube de l\u2019an 2000 était le moment idéal pour réfléchir à la question.En sabbatique de son n poste d\u2019enseignant au Collège de Valleyfield, le Magogois d\u2019origine s\u2019est lancé dans la conception d\u2019une nouvelle exposition, avec un seul mot d\u2019ordre: spontanéité.Le résultat, Gyo: espaces enfouis, est présenté depuis hier à la Galerie Horace de Sherbrooke, jusqu\u2019au 6 février.«En tant qu\u2019enseignant, je me retrouve souvent devant des étudiants qui, au lieu de prendre le temps de réfléchir ou de développer, s\u2019arrêtent presque toujours à la première idée et valorisent à outrance la spontanéité», témoigne-t-il.«Je tente de leur communiquer que la première idée n\u2019est pas forcément la meilleure, mais c\u2019en devient presque un combat.» Sans pudeur ni regrets Mario Pouliot, c\u2019est l\u2019artiste à la perspective planifiée et cohérente.Le canevas pensé avant le pétrissage des matériaux.«Non pas que je n\u2019aie pas connu cette période de jeunesse et de fougue.» Mais au fil des années \u2014 peut-être à cause de l\u2019expérience, émet-il -, l\u2019artiste en lui s\u2019est engagé dans une voie où la structure du travail de création est omniprésente.«J\u2019aime savoir où je m\u2019en vais avant de mettre la main à la pâte.En art contemporain, la pensée est aussi importante que la création.Les jeunes artistes, eux, se fient beaucoup à leurs impressions et vivent la création de façon intense, sans pudeur ni regrets.» Réfractaire à un duel perpétuel avec ses étu- : r > rvt Photo Imacom-Daguerre, par Claude Poulin Après 28 ans de création, Mario Pouliot s'est dit que l'aube de l'an 2000 était le moment idéal pour réfléchir à la place de la spontanéité dans sa démarche artistique, davantage marquée par une perspective cohérente et planifiée.Le résultat, Gyo: espaces enfouis, est présenté depuis hie jusqu'au 6 février.diants, Mario Pouliot a tenté de «renouer avec l\u2019état de grâce dont on a pu oublier les bonheurs et les malheurs au fil des années de production».«Peut-être aussi pour revérifier la tangente que j\u2019ai prise.Je me suis donc lancé dans une démarche débridée.Et j\u2019en ai conclu que cette approche ne me convenait pas.Au début, je trouvais ce projet enivrant et stimulant.Mais, presque malgré moi, j\u2019en suis venu à maîtriser les instincts.Une trame structurelle est apparue.» Ikebana Le résultat est une trentaine d\u2019oeuvres sérielles.Dix trios, tous agencés de la même façon: un tableau noir, une sculpture alliant notamment le bois et le bambou, puis un autre tableau noir, où le rouge prend néanmoins sa place.«Comme si le premier tableau de chacun des trios représentait le signet marquant le début d'un chapitre, et les deux autres oeuvres, le développement de ce chapitre», évoque Mario Pouliot, qui voit dans la répétition de ces trios la relecture d\u2019une même histoire.«Cette démarche m'a conduit instinctivement à aller chercher des choses enfouies dans le passé», explique l\u2019artiste.Voilà pourquoi le titre de l'exposition commence par le mot japonais gyo.Dans la philosophie de Vikebana, fart japonais de l\u2019agencement floral, il existe trois axes: le shin, représentant le présent et la ligne du coeur, le so, allégorie du futur et de l\u2019enfant, et le gyo, évoquant le passé et l\u2019Homme.Chacune des expositions de Mario Pouliot est classée sous un de ces trois mots-clés, selon qu\u2019elle fasse référence au présent, à l\u2019avenir ou au passé.Même si Gyo: espaces enfouis est une rupture avec les dix dernières années, les habitués de Mario Pouliot reconnaîtront quand même sa griffe par l\u2019utilisation de matériaux recyclés, de même que par ses formes naturelles participant davantage de l\u2019onde que de l\u2019angle.Les amateurs de Mario Pouliot ont intérêt à ne pas manquer cette exposition, puisque l\u2019artiste a décidé de prendre un temps d\u2019arrêt dans ses activités de production.Garolou reprend la route Trois-Rivières (PC) Le groupe Garolou s\u2019engage dans une troisième vie en y allant d\u2019un huitième album, le premier depuis 1982.Pendant que tous les regards sont dirigés .sur la toute jeune année 2000, Garolou fait bande à part, les deux pieds bien ancrés dans les siècles précédents.Pour cheminer dans la voie de la nouveauté, la formation s\u2019est ressourcée du côté du passé pour se concocter un nouvel album et se donner un troisième souf-* fie.vingtième siècle.Les textes de Mémoire vive proviennent de l\u2019Acadie, de Terre-Neuve, de Détroit et de Windsor, entre autres, et demandent à être remaniés, sinon coupés.Il faut savoir que «Germaine», lorsque découverte, était écrite en 31 couplets, rien de moins.Leur recherche a été réalisée à travers les archives de l\u2019époque, en misant sur les mélodies et les textes.Quant au processus de sélection sur les chansons à privilégier, le processus démocratique fait force de loi au coeur des cinq musiciens, dans une continuelle recherche de l\u2019unanimité.Tïiïï Hccuct Déjà en 1993, après dix ans de silence, Garolou avait effectué un retour remarqué sur les scènes de différents festivals.Bien au-delà de leurs attentes, la réponse du public et plus précisément des jeu- nés publics avait incité les cinq membres du groupe à multiplier les spectacles estivaux, puis à mettre sur le marché un album «live» de ce même spectacle.Du coup, les membres de Garolou se trouvaient à donner aux gens une rétrospective de leur carrière, au son des «Germaine», «Victoria», «Aux Illinois» et «La complainte du maréchal Biron».Un retour apprécié qui leur a d\u2019ailleurs valu une nomination au Gala de l\u2019ADISQ, en 1998, dans la catégorie Album folk de l\u2019année.Voilà que le groupe se paye maintenant une troisième aventure avec le public et ce, au moyen d'un tout nouvel album.Mémoire Vive devient leur huitième en carrière, le premier enregistré en studio depuis 1982.Il faut dire que dès 1993, la question quant à la création d'un nouvel album revenait à fréquence régulière de la part du public, notent les membres du groupe.On en est venu à concevoir le tout comme une quasi obligation, voire un remerciement, renchérit-on.Reste qu\u2019en bout de ligne, c\u2019est le goût de la scène qui est remonté à la surface.«Il n\u2019y en a pas un, parmi nous, qui aurait une carrière plus attrayante que celle-là», fait valoir Réginald Guay.Dans la même lignée Dans le même esprit qu'au-paravant, Garolou a d\u2019abord voulu conserver le caractère premier de la formation et son inclination bien précise pour la musique traditionnelle.Avec la technologie mise à leur disposition aujourd'hui, les membres du groupe profitent toutefois de moyens accrus pour donner à l\u2019orchestration une texture plus riche.Reste qu'avec les même ingrédients de base, soit les mêmes gars, le même son et la même façon de jouer qu'auparavant, on retrouve Garolou dans toute son essence.Pour trouver leurs nouveaux textes, les recherches ont été élaborées sur deux ans.A l\u2019époque de «Germaine» et compagnie, Garolou allait puiser dans l'èrc de la Renaissance et l\u2019époque médiévale.Aujourd'hui, on fait un bond dans le temps en se rapprochant davantage de la fin du 19e, début du On retrouvera bientôt ce nouveau répertoire sur scène.Actuellement, on est à organiser un tournée de spectacles en salles et la demande est déjà forte en ce qui concerne une tournée de festivals prévue pour l\u2019été prochain.Enfin, il reste toujours un projet latent, vieux de plus de dix ans.On attend toujours le moment propice, sans compter le financement nécessaire.C\u2019est que voilà, Garolou a en banque un opéra-rock, relatant un événement historique du Québec.«La grande part de la recherche est faite», confirme Réginald Guay.«Ce n\u2019est qu\u2019une question de temps et d\u2019investissement.Actuellement, on se remet en selle et on reprend le collier solidement.Cet album-là.c\u2019est une ouverture.» Garolou revient avec un nouvel album, Mémoire Vive, son huitième en carrière et le premier enregistré en studio depuis 1982.Photo PC Photo Imacom-Daguerre, por Christian Landry Daniel Boucher Un peu de Charlebois, un peu de Leloup Sherbrooke Il s\u2019amène avec un dossier de presse épais comme ça.Le Devoir, La Presse, Le Soleil, Voir lui ont fait une place de choix dans leurs pages.Un mec à surveiller, lit-on partout.Et moi, je n\u2019avais jamais entendu parler de lui 24 heures avant l\u2019entrevue.Car Daniel Boucher ne s\u2019est pas encore produit en Estrie.Mais à Montréal, à Québec, en Gaspésie, il fait presque déjà partie des meubles.Graine de Charlebois, a-t-on écrit.Dix mille matins, son premier album (sorti en octobre), figure dans le palmarès des meilleurs albums de 1999 de plusieurs chroniqueurs musicaux.«Dix mille matins, c\u2019était mon âge il n\u2019y a pas longtemps.J\u2019ai eu dix mille matins quelques mois après mes 27 ans», me dit-il (content de l\u2019apprendre: j'ai sensiblement le même âge).«Et le matin, c\u2019est le recommencement.L'occasion qui est donnée à chacun de nous de prendre une nouvelle décision.» Voilà qui colle très bien à la vie qu\u2019a menée Daniel Boucher ces dernières années.Ses dix mille matins ont été marques par mille et un détours.Le jeune homme a en effet hésité longtemps à faire le saut dans la vie musicale.Il a bien caressé le violon à 14 ans.mais «c\u2019était trop straight».Parlez-lui plutôt d'une bonne vieille guitare, comme celle qui est entrée dans sa vie vers l\u2019âge de 18 ans.«Mais j\u2019avais besoin d'un job plus payant que celui de musicien et j'ai commencé un DEC en génie civil.J'avais presque terminé, j'étais en cinquième session, quand j'ai tout lâché après avoir donné un show», raconte ce Montréalais aux racines gaspésicnncs.Daniel Boucher faisait alors partie du groupe Louise et les Gentils Meussieux.Le groupe a remporté le concours Cégeps Rock en 1993.Daniel quittera rapidement le groupe, pour se consacrer à sa relation intime avec la musique.Son poilu «J'ai vécu une période assez difficile pendant deux ans.Je suis retourné aux études en musique, et j'ai voulu aussi fouiller en moi-même, faire une démarche en profondeur, explorer ma musique.Je menais carrément une vie parallèle: j'écrivais la nuit, il n\u2019y avait plus que le moment présent, j'avais détruit toute notion de temps terrestre.» «Je n'avais pas envie d'un son trop léché, trop poli.Je voulais que ça soit un peu poilu, effronté, à mon image.» Deux ans à se poser des questions existentialistes, à sonder son intérieur, à avoir les poches vides, à emprunter et à supporter les regards d\u2019incompréhension des proches.Mais de cette période, au cours de laquelle il a frôlé le dérapage, est né Dix mille matins.«Ç\u2019a donné ça», appuie-t-il, touchant d\u2019un index décidé le boîtier de l\u2019album.«Si je n\u2019avais pas fait cette introspection, il manquerait quelque chose.Et je n\u2019arriverais pas aujourd\u2019hui à vraiment défendre ce qui est là-dessus.» Il faut croire que c\u2019est vrai, puisque Daniel Boucher remportera le premier prix en 1997 du Festival de la chanson de Petite-Vallée, catégorie auteur-compositeur-interprète.La chanson primée du festival sera La désise, dans laquelle il raconte justement sa gêne d\u2019avoir été en apparence si profiteur et si lâche pendant deux ans.«Mais même à cette époque-là.je ne me sentais pas prêt pour un album.Quand j\u2019ai rencontré Marc Pérusse, mon réalisateur, je lui ai apporté des disques auxquels je voulais ressembler.mais aussi d\u2019autres auxquels je ne voulais pas ressembler du tout.» «C\u2019est là que j\u2019ai vraiment défini mon son.Je n\u2019avais pas envie d\u2019un son trop léché, trop poli.Je voulais que ça soit un peu poilu, effronté, à mon image.» Fred, Leloup, Charlebois Le résultat fut un album qui rappelle le jouai et l\u2019audace de Charlebois à certains, la musicalité parfois barbare de Fred Fortin à d\u2019autres, la liberté de Jean Leloup à plusieurs.Onze chansons, dont les plus récents extraits sont Aidez-moi et Ça.«J\u2019ai envie que les gens mettent les écouteurs et entendent une peinture.Personnellement, j'aime quand une chanson m'amène ailleurs, quand les sons sont étrangers.J'essaie donc de faire voyager, de faire traverser des époques.» «Je n\u2019ai pas encore trouvé toutes les réponses.Une des choses que j'ai apprises, c\u2019est que nous avons bien souvent plus de contrôle sur notre vie que nous le pensons.Mais la seule personne sur qui nous avons plein contrôle, c\u2019est nous-même.» «Au moins, depuis la sortie de l'album, l\u2019histoire se poursuit de façon beaucoup plus heureuse quelle a commencé.J\u2019ai enfin du concret, et je peux maintenant aller en parler partout.» Daniel Boucher vient tout juste de terminer une tournée de spectacles en première partie de Gildor Roy.dans l\u2019Est du Québec.Actuellement seul avec sa guitare sur scène, le Montréalais de 28 ans espère avoir son spectacle à lui dans les mois qui suivront la période des Fêtes. La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 janvier 2000 Arts et spectacles B 4 Les hauts et les bas des fans d\u2019une diva Zf avez peur?Non, il ne sera pas question des fans de madame Dion, à moins qu\u2019en fin de chronique, je n\u2019en puisse plus de résister.Les chiffres sortent tout chauds.Les chiffres parlent.Les chiffres ne mentent jamais, nous le savons tous! LUSSIER Or, selon les sacro-saints chiffres, la diva concernée croule sous les lauriers, même si une feuille, voire une couronne de lauriers, ne pèse que trois fois rien.Savez-vous combien il y avait de personnes devant le petit écran, seulement à la SRC, à TVA et à TQS le soir du 31 décembre; et ce malgré les réceptions de famille, les partys entre amis, la visite venue de l\u2019extérieur ou la visite que nous étions nous-mêmes ailleurs?Je vous le donne en mille et en beaucoup plus: 5 891 000 quidams.Sans compter les 1,16 million de téléspectateurs qui ont regardé ou revu les rediffusions du lendemain.Ça, monsieur, c\u2019est quasiment tout le Québec en comptant les nouveau-nés, les non-voyants, les moribonds; celles et ceux qui se prélassaient hors du pays au soleil de chaudes îles, ceux qui affirment ne jamais regarder la télé et ceux qui ne syntonisent pas les réseaux francophones.Ça, madame, c\u2019est quelque chose comme à peu près le cinquième du Canada tout entier.Je vous étonne pas?Je n\u2019ai pas été étonnée non plus cette fois-ci.Vrai que cette soirée de télévision était exceptionnelle; il s\u2019est trouvé un tas de gens pour me le prouver en m\u2019en parlant jusqu\u2019à hier et jusqu\u2019à plus soif, une semaine plus tard jour pour jour.Et dire que le Web, dire qu\u2019internet doit jeter bientôt la diva hors des foyers, du moins selon les élucubrations de certains gourous de la prospective.Ben voyons! Demain, on sera loin d\u2019être à veille de voir ça, croyez-moi.Ceci dit, à la lumière de ces données, je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de réfléchir un brin -une fois n\u2019est pas coutume!- sur nos habitudes à nous, fans ou détracteurs de la diva.Au fil des ans la déesse a changé.Attention, je ne dis pas qu\u2019elle a beaucoup évolué.Au fil du temps nous l\u2019avons prise pour acquis, très peu questionnée; nous n\u2019avons guère exigé qu\u2019elle nous donne davantage de contenu, de surprises, de nouveautés créatives; actuellement, nous la laissons même jouer la pute jusque dans les émissions d\u2019information.Non, je ne compterai jamais au nombre de celles et ceux qui prétendent que la télé est pourrie, qu\u2019on ne fait qu\u2019y perdre son temps et y gagner du gras au tour de taille, c\u2019est faux.La télé est le loisir et l\u2019outil d\u2019information le plus démocratique qui soit.Elle coûte encore peu, quoique trop depuis que les câblo-distributeurs et les vendeurs d\u2019unités satellites exagèrent, mais elle est et doit rester une diva.«Y\u2019a plein d\u2019autres choses à faire; lire, sortir, choisir une activité qui nous plaît, faire du bénévolat, se parler, faire l\u2019amour», me disait hier Marie, la plus sage de mes amies, qui il y a approximativement 20 ans accordait, en accord avec son Marcel d\u2019époux, une heure de télévision par jour à leurs quatre enfants qui, en plus, devaient s\u2019entendre pour choisir leur émission.Résultat: les enfants en question sont aujourd\u2019hui tous parents.Le fils aîné, brillant garçon et fin causeur, n\u2019a même pas d'appareil chez lui.Isabelle, la troisième, me raconte qu\u2019au nombre des quatre enfants qu\u2019elle a aussi, seul celui de deux ans s\u2019intéresse à la boîte à images avec son papa -fort cultivé c\u2019est moi qui vous l\u2019dis- qui, lui, la regarde «en se brossant les dents pour se détendre» (sic).Une façon de voir.Une manière de vivre.Que ceux qui disent que c\u2019est la meilleure lèvent un bras.Que ceux qui pensent que c\u2019est nettement exagéré lèvent l\u2019autre.Personnellement, je maintiens que la télé doit rester une diva parce que tous n'ont pas accès aux même ressources intellectuelles, culturelles et créatives; parce que pour beaucoup plus de gens qu\u2019on ne serait porté à le croire, elle est non seulement une vedette mais une amie, parce qu\u2019à travers ce qu\u2019elle offre, il est de petits trésors.Ceci dit, que les amateurs d\u2019apologie déchantent.Si je ne m\u2019en prends pas à la télévision (aujourd\u2019hui du moins), je ne la déifie pas non plus.Si je ne m\u2019en prends pas à la diva maintenant, c\u2019est que je sens le besoin de brasser un peu ses inconditionnels.et les autres qui lui lancent à pleins paniers des tomates virtuelles.Z\u2019avez des hauts mais z\u2019avez aussi des bas, m\u2019sieurs, dames.À ce jour,,les chaînes de télévision, y compris la télé d\u2019État qu\u2019on paie, joue de plus en plus à faire n\u2019importe quoi parce qu'elle fait la chasse aux cotes d\u2019écoute; parce qu\u2019obtenir la cote d\u2019écoute c\u2019est avoir le commanditaire dans la poche; parce que le commanditaire dans la poche, c\u2019est le pain et le beurre sur la table de la diva.Alors?Alors cé-qui-cé qui fait la cote d\u2019écoute hein! Vu?Toutes les chaînes ou presque ont un «Serv ice à l\u2019auditoire», toutes les chaînes ou presque ont une ligne de téléphone de type «800», gratis, gratis, gratis.Réclamez, regardez ce que vous aurez réclamez.Et la télé devrait ressembler plus souvent au 31 décembre 1999.Avec un potentiel de six millions de personnes présumées.la force du nombre, ça vous dit quelque chose?Évidemment, la personne qui écrit ou téléphone c\u2019est vous, pas le voisin.Paresse?Que pensez-vous de la télé?Elle nous ressemble?Non?Vous la regardez beaucoup?Un peu?Vous l\u2019aimez passionnément ou pas?Vous la voudriez différente?En quoi?Téléphonez, télécopiez, écrivez, envoyez un courriel: rlussier(n interlinx.qc.ca télécopieur: (819) 564-8098 téléphone : (819) 564-5456 poste 201 Richard Robitaille «Tous les rôles mènent à quelque chose de plus gros» Photo PL C'est sa savoureuse interprétation de l'agent très spécial Linda Monette, dans Omertà, qui a permis à Richard Robitaille de s'imposer.Montréal (PC) Si Richard Robitaille écrivait un guide pour les acteurs en herbe, la première phrase en serait: Il n\u2019y a pas de petits rôles, que de petits acteurs.C\u2019est pourquoi il aborde chaque rôle avec le même enthousiasme et la même ardeur.C\u2019est aussi pourquoi il pense que chaque rôle pourrait propulser sa carrière vers de vertigineux sommets.«Je suis un rêveur.J\u2019espère que tous les rôles, qu\u2019ils soient gros ou petits, mèneront à quelque chose de plus gros.C\u2019est pourquoi je les approche tous de la même façon», explique-t-il Richard Robitaille, rencontré sur le plateau de Slow liurn.sait de quoi il parle, lui qui n\u2019a tenu que des rôles secondaires avant Omertà - Le Dernier des hommes d'honneur.L\u2019acteur a le sentiment que tant que son nom ne sera pas fait, comme le veut l\u2019expression, sa carrière passe ou casse avec chaque rôle.C\u2019est pourquoi il se prépare toujours à fond, effectuant parfois des recherches qui n\u2019ont aucune commune mesure avec l\u2019importance de son rôle.«Dans Diva, je joue le rôle d\u2019un éditeur de revue.Je ne connaissais rien à ça, alors je suis allé rencontrer l\u2019équipe du Lundi.Le réalisateur, Louis (Choquette), n\u2019en revenait pas.Il n\u2019avait jamais vu un acteur faire autant de recherches pour un si petit rôle.» Cette éthique de travail lui permet toutefois d\u2019épater la galerie à chaque rôle, bien qu\u2019elle mette également beaucoup de pression sur ses épaules.«Sur le plateau d Omertà.avant le tournage d\u2019une scène avec Michel Côté, je lui ai fait part de la pression que je ressentais.Je voulais bien faire.Et Michel m\u2019a répondu: T\u2019es le nouveau, tu peux te tromper.Moi.je ne peux pas.Imagine MA pression!» Ironiquement, c\u2019est sa savoureuse interprétation de l\u2019agent très spécial Linda Monette, dans Omertà.qui a permis à Richard Robitaille de s\u2019imposer.«C\u2019est le rôle qui m\u2019a ouvert des portes, confirme-t-il.Depuis, une espèce de mystère m\u2019entoure, celui du nouveau qui n\u2019est plus très jeune.» Le fait qu\u2019il mène sa carrière sur deux fronts linguistiques - francophone et anglophone - a bien sûr ajouté à ce mystère.Un mystère qui devrait bientôt être éclairci, si on en croit la conviction du principal intéressé.«Je plante des graines, le jardin va finir par donner une belle récolte.J\u2019ai du bon feed-back; je sens que ça va péter d\u2019une seconde à l\u2019autre», de conclure Richard Robitaille, un grand sourire accroché dans le visage.fâ 1î PRINCIPAL! EST MAGOG HORAIRE DU 7 AU 13 JANVIER 2000 fROBIN WILLIAMS L'HOMME BICENTENAIRE Il M KSOBNU MM TOUS LES JOURS.7'00 ¦ f:IS / SAM.A DIM.1 30 - 7:00 9 15 G f ^\u201cPETIT jj|.STUART 'tLTrt.uttie- ffitBSJfÜ: TOUS LES JOURS 7-00 / SAM 4 OM.130-700 I Tin RLLEIÏ EM QUÊTE-O'U ME GALAXIE Il M HUIT OMIT TOUS L£S JOURS 7 10 1 00 / SAM K DM I 10 7 10 1 00 rï orvl H A N K s I LA LIG ME VERTE ».(.de tut (.Rrr.v mus TOUS LES JOURS: 8:30 INFORMATION: 868-1093 www.clnema-maQOB.qc.ca Cinéma: 1 -9999 TALENTED MR RIPLEY (V.O)\t(13+) Tous les jours : 12h30 \u2022 15H30 - 18h30 - 21 h2S US HÉROS DU DIMANCHE\t(13+) Tous les jours : 12h45 - 16h00 - 20h00_ L'HOMME\t(G déc.aux j.«niants) SUR IA LUNE Tous les jours : 12h40 - 15h40 - 18h40 \u2022 21H25 ANNA ET U ROI\t(G) Tous les jours : 12H20 \u2022 15h30 \u2022 18h25 - 21h30 L'HOMME WCINTINNAIRI\t(G) Tous les jours ; 12h30 - 15h30 - 18H30 - 21H30 U Km STUART\t(G) Tous les jours : 12h45 - 15H30 - 18h30 ¦ 20h30 LAURA CADIEUX, LA SUITE\t(G) Tous les jours : 12H45 - 15h45 - 18h45 - 21 h25 LA LIGNE VERTE\t(13+) Tous les jours : 12h30 \u2022 16h00 \u2022 20h00_ THE GREEN MILE\t(13+) Tous les jours : 12h30 - 16h00 - 20h00\t12285 SITE INTERNET : actionfilm.ca/cinema9 4204, bout.Bertrand-Fabi MATINÉES - LA SEMAINE : 5$ MATINÉES - LE WEEKEND : 6$ HORAIRE DU 7 AU 13 JANVIER 2000 LAilS\u20ac2-PAM\u20acR .REFUSÉS v.f.rit* w Stuart Little 9h1 O 7h1 O 1 h1 O 3h1Q CHOWYUN FAT JODIE FOSTER Annas Roi version française de ANNA AND TUF.KING 12M3Q - 3h2Q - 6fi3Q - 9h2Q 4hOO 8hOO 12h35 7hOO - 9h3Q Ginette Reno «t Pierrette 3h13 Orfrc.n Film Rf*«*nU un film d* DavM Lynch Une Histoire Vraie version français* d» THE STRAIGHT STORY TflEEl MONDDCW 63, KING OUEST, 566-8782 \\ le premier air,oui dure pour toujours J\tV.f.de Snow Falling on Cedars \u2022 1 2h50 - 3h25 - 6h50 - 9H25 7h05 - 9h15 DU CO-RÉALISATEUR DE «LE ROI LION h STUART.IA VII 1ST UN SPORT DE CONTACT.(Version Iran^iiic dTUWGIVEN M\u2019NUAY)_^s,Ç ROBIN WILLIAMS L\u2019HOMME BICENTENAIRE _ (V F 0E BICENTENNIAL MAN) TOM\tHANKS Ligne Verte (Verainn françiiir «le The Cïreen Mile) Du réaliiatrur d \u2022 A l\u2019ombre dr Shawihank \u2022\ti 12h30 - 4hOO BhOO\t Un film de Denise Niitrault la sait* praUwN pi* Denis# Robert \u2022* Daniel Louis lt|)H EN BREF Magog-Orford Sherbrooke - Le Comité d\u2019action culturelle Magog-Orford s\u2019est doté d'une nouvelle politique à 1 intérieur de scs murs, voulant donner une plus grande visibilité aux artistes de la région qui désirent exposer.A chaque mois, en cttet, une dizaine d\u2019artistes, peintres et sculpteurs ont l\u2019occasion d\u2019exposer trois oeuvres.Quelques places sont encore disponibles pour la période du 15 janviet au 15 février.Inf.: Lorraine Côté au 868-0222.Par ailleurs, jusqu\u2019au 31 janvier prochain, le Centre d action culturelle présente à la micro-brasserie La Memphré, 12 Merry Sud, les huiles de I artiste Roland Dubrcuil.Safarifaunigmatique Richmond - La galerie Courant d\u2019art présente jusqu'au 29 janvier les oeuvres de l\u2019artiste peintre et sculpteure Caroline Guérard.Le thème de l\u2019exposition est safari faunigmatique.La galerie est ouverte les jeudis et vendredis de 13 à 19 h 30 et sur rendez-vous au 1010 rue Principale Nord Richmond.Inf.: (819) 826-2488.Vers Visa-Art Magog - Même si elle ne sera présentée qu\u2019à l\u2019été, l\u2019exposition Visa-Art, dont la huitième édition aura lieu à Magog comme toutes celles qui 1 ont précédée, est déjà en chantier.Parce qu\u2019il souhaite montrer comme à l\u2019accoutumée au public le meilleur de la production artistique estrienne, le comité organisateur dirigé par Mme Laurence Douillard invite les artistes à soumettre une ou plusieurs de leurs créations au jury chargé de la sélection des oeuvres.Tout artiste désireux de participer a 1 exposition doit poser sa candidature avant le 14 janvier, accompagnée d un chèque de 15 S fait à l\u2019ordre du Comité Visa-Art 2000, a 1 adresse: Co-mité Visa-Art 2000, 184, rue Fontaine, Magog, J1X 1N6.Inf.: Mme Douillard au (819) 843-6215 ou Mme Emokc de Galocsy au (819) 562-4109.Odeon Film présente un film de David Lynch Une Histoire Vraie version française de THE STRAIGHT STORY InDSjIB MAISON DU CINEMA - UNE AVENTURE DIVERTISSANTE! TOUTE LA FAMILLE VA ADORER! » ABC-TV.George Pennacçhlo «Une énorme aventure, drôle et remplie de surprises!» CBS TV.dèvl+f Sh««l»»t1 DU Ca-RèAUSATEUft DE «LE ROI U0N» v.f.de «Stuart Little* % www.AtuartllttIe.cam COU as: TURE3'j CINEMA 9 « CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL ?SON DIGITAL 1 ?288 UN DES MEILLEURS FILMS DE LA DÉCENNIE!- (ODIE FOSTER n.\" +>*\u2022+ .»\u2022 '4*.(Kl CHOW YUN-FAT Anna(îRoi Version fiançais c de « ANNA AND THE KING **-IB A L\u2019AFFICHE I ?SON DIGITAL MAISON DU CINÉMA ?I cinéma 9 ?CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL mgRrmiK! > l\u2019tmcw, w room Nwimui tONn mm» /V\\irsl/\\llL_^r>4^> au a uulu a olv^dc «5, MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR Jim Carrey 1 JIM CA \u2014.::.\\£15WWÊ Magog HMli \t\t\t /^\\ Les spectacles .EiiTxX.Bleue CLiCHER \\t- CESOLB.riN PETIl Si vous mesuriez! *¦ ¦gg plus de 6 pi; C \u2019 E«ii Aussi ,0 lSherbrooKe 14-15, 21-22 janvier \"*\u201c\u2022'.r- CKS! ¦Iwrr -r elmo Æ* ~ «si! \u2022 Oemrgii* RÉSERVATION 847-0470 LaTribune MICHEL ÀRRFTTF G DÉCONSEILLÉ ~~'\"l AUX JEUNES ENFANTS www.snowfallingoncedars.com La sobriété à son meilleur ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦H I Ç3Ï& ïwultfy lliü!) LUND110 JANVIER \u2022\tNotre mérite estrien : M.Gérard Pierre Ti-I-Taming.\u2022\tBien partir le millénaire en renforçant notre système immunitaire.MARDI 11 JANVIER \u2022\tPour se partir en affaires : les cercles d\u2019emprunts.\u2022\tLes rendez-vous magiques.au parc Blanchard.MERCREDI 12 JANVIER \u2022\tPour se tenir au chaud, articles en peau de mouton véritable.\u2022\tLa maladie de l\u2019Ataxie de Friedreich.JEUDI 13 JANVIER \u2022\t«Belle et bien dans sa peau» a du nouveau! \u2022\tLe trompettiste Jean-François Gagnon.VENDREDI 14 JANVIER En musique, Michel Pelletier.r|i Diane Martin Le petit Stuart Cette réalisation de Rob Minkoff, cocréateur du Roi lion, reste avant tout destinée aux enfants, d\u2019abord par sa durée, de 92 minutes, puis par son scénario d\u2019une simplicité désarmante.Comment Mr.et Mrs.Little en arrivent-ils à adopter une souris comme ils adopteraient n\u2019importe quel nouvel enfant?Ben voyons! En allant à l\u2019orphelinat, c\u2019t\u2019affairel Stuart est choisi et adopté on ne peut plus légalement parmi une ribambelle d\u2019enfants, parce qu\u2019il a conquis le coeur de ses nouveaux parents (Geena David et Hugh Laurie).Si les Little avaient été des Petit de Trois-Rivières, ils auraient adopté Stuart par la DPJ (et non la SPA).Stuart devient donc un Little pur et entier (le titre français du film.Petit Stuart, est donc très discutable).Sauf que sa différence de taille et d\u2019apparence ne conquerra pas tout de suite le coeur de son frère George (Jonathan Lipnicki, déjà vu dans Jerry _________________________________________ Maguire).Encore moins celui du chat Nuage Blanc, qui trouve intolérable de devenir l\u2019animal de compagnie de son petit déjeuner.Le spectateur découvre alors que cette petite souris est en réalité l\u2019allégorie de la différence.Stuart dérange parce qu\u2019il n\u2019est pas pareil, au même titre que s\u2019il avait été un enfant humain, mais d\u2019une autre ethnie, ou alors handicapé.Le film se transforme ainsi en une fable sur la différence au sein d\u2019une même famille.Grosse comme le bras Stuart Little, pour nous incultes Canadiens, est un personnage qui a vu le jour il y a un demi-siècle, dans un conte illustré qui fait encore un hit auprès des Américains.Si les enfants trouvent sans contredit leur compte dans le film, les adultes, à défaut de rire à gorge déployée, auront quand même le sourire aux lèvres et leur corde sensible frémira sans doute un peu devant le rêve si louable de Stuart d\u2019avoir une vraie famille.Propice également à de joyeux gags, la petite taille de Stuart.Voyez-le se brosser les dents, se retrouver dans la laveuse, ou se promener sur les modèles réduits de George.Des prouesses d\u2019effets spéciaux qui n\u2019auraient pas été réalisables il y a cinq ans.Chapeau aussi pour les minous.Non seulement pour le dressage - en passant, Nuage blanc est joué par cinq chats identiques -, mais pour la façon avec laquelle le parole et les émotions ont été greffées dans leur visage.On s'en doute, Stuart réussira à se faire une place dans le coeur de son grand frère.Il ira jusqu\u2019à dire que, même si Nuage Blanc le déteste, ils font tous deux partie de la même famille et c\u2019est ce qui importe.Traduction: ne décousons pas les liens du sang pour le futile prétexte que l\u2019on s\u2019exècre allègrement les uns les autres.Soupir! Encore une morale grosse comme le bras et flanquée d'oeillères comme nos voisins du Sud, très portés sur la droite, savent tellement bien le faire.Incorrigibles, ces Amerloques! Le film Stuart Little est une gentille histoire, pas compliquée pour deux sous, remplie de joyeux gags, et qui élargit encore une fois l'éventail des possibilités des effets spéciaux.A L A F FIC H E ! [sHererçasiZi CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS kSOmittl Sherbrooke Nous sommes en 1994, à Laurens, une bourgade du nord de l\u2019Iowa.Alvin Straight, 73 ans, déjà en convalescence à la suite d une mauvaise chute, apprend que son frère aîné Lyle, qui habite Mt.Zion au Wisconsin et à qui il n'a pas parlé depuis dix ans à cause d\u2019une dispute, vient d'avoir une crise cardiaque.Il n'y a pas d\u2019autobus pour se rendre ià-bas.Alvin n\u2019a pas de permis de conduire.Sa vue est réduite.Mais il est déterminé à aller se réconcilier avec son frère.Pour y arriver, il choisira de parcourir les 260 kilomètres qui le séparent du Wisconsin à dos de tracteur à pelouse John Deere, double d'une remorque.Une histoire vraie ( The Straight Story).réalisé par l'Américain David Lynch, est le récit de ce fait vécu.Un film qui était en nomination pour le meilleur long métrage lors du dernier Festival de Cannes, et qui tranche énormément avec ce à quoi le cinéaste a habitué le public.Une histoire^ vraie est en effet une ode au silence.À la lenteur.Aux images qui valent mille mots.A la quiétude de la nature.Aux phrases lapidaires chargées de millions de sèmes.Et à l'amour de deux frères, un amour, croyait le poète anglais Robert Browning, qui «est plus fort, dans sa simplicité, que tous les amours du monde».Voilà un film à voir quand on a envie de simplement regarder le temps qui passe, comme le ferait un vieil homme du Midwest américain.Le rythme d'I histoire vraie n\u2019est guère plus rapide q.le John Deere, dont la vitesse de pointe est de 6 km/h.Mais il ne saurait être plus approprié au contexte.C\u2019est en effet au fil de cette odyssée à pas de tortue que l\u2019on découvre la vie d\u2019Alvin, interprété royalement par Richard Farnsworth (vous l\u2019avez tous vu dans la peau de Matthew d\u2019Anne, la maison aux pignons verts).Idem pour le drame de sa fille Rose, un peu attardée et jouée de façon tout aussi touchante par Sissy Spacek.Alvin fera plusieurs rencontres au cours de son périple: une auto-stoppeuse en fugue, un pasteur, une automobiliste hystérique après avoir heurté un cerf, un peloton de cycliste, un vieil homme qui a fait la guerre comme lui.De beaux dialogues \u2014 exemple de perle: «Ce qui est le plus dur quand on est vieux, c\u2019est de se rappeler qu'on a été jeune» \u2014, de beaux tableaux, une musique discrète et des silences qui en disent tellement long! La sobriété à son meO-leur.Alvin arrivera-t-il à temps chez son aîné?On ne le saura que dans les deux dernières minutes.Mieux vaut aller voir Une histoire vraie cette semaine, à la Maison du cinéma, car il n\u2019est pas sûr qu\u2019il y restera plus que sept jours, étant donné que les cinémas s\u2019arrachent les quelques copies en circulation.Le vrai Alvin Straight est mort en 1996.le premier amour dure pour toujours hfiy\t(rf cÙrt{ V/\ti Verwori française de - Snow f aMnp on Cedars ¦ CINÉMA l\u2019ne critique de Steve Bergeron près Mickey Mouse, Jerry, Pixie et Dixie, Nie et Pic, Speedy Gonzalez, Fievel et toute la bande de Sourissimo, c\u2019est au tour de Stuart Little d\u2019accéder au temple de la renommée de la gent trotte-menu.Ce qu\u2019il fait depuis trois semaines en trônant comme un roi au sommet du box-office nord-américain.Le congé scolaire des Fêtes tire à sa fin, mais il n\u2019est pas encore trop tard pour amener garçons et fillettes voir cette gentille histoire, pas compliquée pour deux sous, et qui élargit encore l\u2019éventail des possibilités des effets spéciaux.Le héros principal de Stuart Little, une petite souris blanche dont la voix originale est assumée par Michael J.Fox, est en effet entièrement créé par ordinateur.Voilà qui disqualifie le film pour l\u2019Oscar du meilleur rôle principal, mais, à ma connaissance, c\u2019est la première fois que le rôle-titre d\u2019un long métrage soit un animal tridimensionnel.L\u2019autre tour de force de Stuart Little, c\u2019est d\u2019avoir donné la parole aux chats, et d\u2019avoir réussi à mettre dans leur bonne bouille poilue le rire, la peur, la tristesse et compagnie.f jBlackwatch jJU Distribution LaTribune et IA MAISON BU CINÉMA INVITENT 120 PERSONNES A L\u2019AVANT-PREMIÈRE DE ., NEW-Y0RK/10S ANGEEES/BOSION X.X?PRIX DE IA CRITIQUE\t\\', » GRAND PRIX EUROPÉEN \\i MEILLEUR FILM / ACTRICE / RÉALISATEUR X, 'ill NOMINATION GOLDEN GEODE '// > MEILLEUR FILM ETRANGER / «Un rythme endiablé, un feu roulant qui entraîne le spectateur à travers une action sans faille.une réussite.» \u2014 Luc Perreault, La Presse C0 lYjMivw MEIGAS BINNIGUENDA 3 * 1 semaine tout indus ! SW 11W nu D6W 1* / te JAUYIK» ARENAS BLANCAS 4* 1 semaine tout indus m W&MUsO to JMIVT» VISTA CLUB 2* 1 semaine tout indus 101# * PUERTO PLATA 19 JjMTtt VILLAS D0RADAS 3-* 1 semaine tout indus _ _ .1098?SHERBROOKE 46, rue King Est 563-4474 VALCOURT 1191, Saint-Joseph 532-3026 IMOLITOUR VACANCES Prix par personne en base double, chambre standard valides pour des départs aux dates mentionnées Places limitées Taxes Incluses Assujetti aux conditions générales de la brochure NoHtour Vacances 1999 2000.NoHtour Vacances et Vacances Tourbec sont détenteurs d'un permis du Québec 08686 te dans la rue, du séjour dans des hôtels magnifiques dont on ne saurait soupçonner toute la splendeur sans y avoir été.Terre de 5000 ans d\u2019histoire, riche de son peuple, de ses monuments historiques, d\u2019une religion partout présente aux couleurs d\u2019or, la Thaïlande offre des trésors si différents d'une région à l\u2019autre qu\u2019il est impossible de les décrire.Les voir, et les vivre est le seul moyen de s\u2019en approprier quelques pièces gravées dans nos mémoires.Bangkok Bangkok, la capitale et porte du pays, est un véritable brassage kaléidoscopique de l\u2019ancien et du moderne, du respect des traditions et de la volonté de progrès.Ville de 8 millions d\u2019habitants, elle s\u2019est libérée un peu du joug des automobiles, de leur pollution et des embouteillages en ouvrant en décembre 1999 son métro aérien.Après une crise économique qui a retardé tous les travaux, le Skytrain électrique a maintenant accueilli ses premiers passagers.Bangkok vit le modernisme mais conserve toutes les splendeurs de son passé.Bien qu\u2019interdit en Thaïlande parce qu\u2019il est jugé offensant pour la monarchie thaï, et bien qu\u2019il ait été réalisé en Malaisie, le film Anna et le Roi avec l\u2019excellente Judi Foster nous amène dans la magnificence de ces palais et de ces temples que les touristes découvrent avec étonnement.On n\u2019y compte plus les tours aux couleurs d\u2019or luisantes sous le soleil de plomb et les richesses des temples dédiés à Bouddha.Plus de 400 temples y ont pignon sur rue mais les plus visités resteront les voûtes et les flèches coniques du Grand Palais et de son temple à Bouddha d\u2019Émérau-de ou du What Pho dédié à Bouddha couché.Il ne faut pas manquer le défilé matinal des moines, vêtus de la robe safran.Comme il faut faire l\u2019expérience unique des petits canaux, les «klongs» de Thonburi pour mieux comprendre le mode de vie des gens pauvres.Ne pas prendre les bateaux à longue queue pour se rendre ensuite au marché flottant de Damnoen Saduak en passant devant les maisons flottantes et croisant les commerçantes dans leur barque remplie à ras bord serait un sacrilège- À l\u2019aventure La Thaïlande n'est pas Bangkok.Il faut sortir de la ville, partir à l'aventure pour découvrir le véritable charme de ce pays extraordinaire.Vers le nord et Chiang Mai en arrêtant au célèbre pont de la rivière Kwai et du musée Jeath pour se rappeler des horreurs de la Deuxième Guerre mondiale mais surtout pour découvrir un peuple aux multiples talents, fabriquant des bijoux en argent, des pièces de bois laqués magnifiques ou encore des ombrelles multicolores.Découvrir aussi le passé aux temples de Sukothai et de Ayuthaya.Ou même de faire une randonnée à dos d\u2019éléphant en route vers Chiang Rai, une heure inoubliable dans la forêt thaïlandaise.Ouelques kilomètres plus loin, on ressent un petit quelque chose de bien spécial à se retrouver au Triangle d\u2019or, sur les rives du Mékong au carrefour de la Thaïlande, la Birmanie (Myanmar) et du Laos.Visiter le petit village d'une des tribus montagnardes, Méo, Karen, Yao, Lisu.Lawa, Laku ou Akha restera aussi un moment inoubliable tant elles vivent toujours à l\u2019abri de la modernité, à un rythme tellement opposé à la cadence frénétique de la capitale.Voyager, c\u2019est aussi se reposer.Les plages de Thaïlande n\u2019ont rien à envier aux plus belles plages du monde.Celle de Pataya, près de Bangkok est certes la plus fréquentée.Peut-être trop.L'île de Phuket, au sud, demande une escale par avion mais à beaucoup à offrir, par la beauté de l\u2019endroit comme par les excursions étonnantes qu'elle permet.Notamment celle par bateau à l\u2019île de Phang Nga immortalisée par un film de James Bond avec l'actrice Ursula Andress : L'homme au pistolet d\u2019or.Dépaysant, exotique à souhait, un séjour en Thaïlande restera à jamais gravé d\u2019or dans les mémoires comme les feuilles d'or dont les thaïlandais couvrent les statues de Bouddha pour l\u2019honorer."]
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