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Titre :
La Paix : organe des intérêts de la région du Lac Mégantic
Éditeur :
  • Lac-Mégantic :Compagnie d'imprimerie de Lac-Mégantic,1902-
Contenu spécifique :
samedi 5 juillet 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Paix : organe des intérêts de la région du Lac Mégantic, 1902-07-05, Collections de BAnQ.

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[" » 1ére ANNEE.LAC MEGANTIC, 5 JUILLET 1902 No.3 ORGANE DES INTERETS DE LA REGION DU LAC MEGANTIC G.A.CODERE Directeur-Proprittaire, v _\u2014 REDACTION ET ADMINISTRATION .| Abonnement: $x par an | RUE THIBODEAU - - LAC MEGANTIC B Téléphone : No.3 | H.ROULLAUD Rédacteur-en-Cheft, Ey AVIS.Nous prions nos lecteurs de ne pas attribuer à une erreur la pagination inusitée que nous donnons à notre journal.Dorénavant, la page 1 se trouvera à la place de la page 4; la page 2 à la place de la page |, la page 3 à place de la page 2 et la | page 4 à la place de la page 3.Le pli, ou dos du journal, qui est généralement à la main gauche du lecteur sera donc à sa main droite.Au lieu d'ouvrir le journal pour passer à la page 2, il n\u2019aura qu\u2019à le retourner.l\u2019our prendre connaissance des pages 8 et 4, il ouvrira le journal et pourra embrasser ¢3s deux pages d'un seul coup d'œil.Cette modification, qui ne fait que déranger sans inconvénient une vieille habitude, nous permet d'abréger notablement le travail de la mise en pages et de : ou immédiatement après son couronnement.À quoi les compagnies d\u2019assurances répondaient : \u2014Tenu.Je parie qu\u2019il s\u2019en ti- | rera sain et sauf.Et les paris les plus disproportionnés étaient légalisés par la forme qu\u2019ils affectaient: une bénigne assurance.De l'opération elle-même nous ne dirons qu'un mot: elle est \u2018inconvenantie.Des conséquences qu\u2019elle pouvait entraîner, il y a plus à dire.D\u2019abord, le fait de tirer de gros bénéfices de la mort d\u2019un homme, porte nécessairement, fatalement, ceux qui doivent les encaisser à désirer + le trépas de cet homme, fût-il roi ou ber- pouvoir insérer les dernières nouvelles cinq minutes avant le tirage.Nous espérons que nos lecteurs faciliteront notre tâche difficile en accueillant bien cette innovation.£2) cr PROH PUDOR ! Contrairement à la loi philosophique qui veut que la même cause ne puisse produire deux effets différents, la grave mala-! die d'Edouard VII a fait gémir certains de ses sujets alors qu\u2019elle en réjounissait intimement un grand nombre d\u2019autres.Les larmoyants étaient les actionnaires des compagnies d\u2019assurances qui avaient garanti la vie du Roi jusqu\u2019au 80 juin 1902 inclusivement.Les jubilants étaient les porteurs de polices tmises par ces compagnies.Le chiffre connu, avoué, de ces assurances immorales, atteint $25,000,000! Sans compter les opérations de même nature qui n\u2019ont pas été révélées.Les personnes que la plus simple probiie morale rend candides, se demandent comment il se fait que tant de gens aient assuré la vie du Roi a leur profit, Pourquoi?Dans quel but?A quels risques étaient exposés la majorité des assurés ?Mais à aucun, mes bons amis.Seulement, sachant que la vie des monarques, tonjours menacée par les complots des anarchistes, l\u2019est bien davantage encore lorsqu'une manifestation houleuse met ces augustes personnages à la portée d'un coup de main audacieux, ils ont songé à tirer parti des dangers réels ou fictifs auxquels le Roi serait exposé pendant les fêtes de son couronnement.Le plus récent exemple de ces dangers nous est fourni par l'assassinat du président McKinley, en septembre dernier.De là ces opérations, irrespectueuses et louches, qui ne sont autre chose que des paris, mentalement formulés en ces termes : \u2014Je parie que le Roi sera poignardé, mitraillé, ou écrabouillé par une bombe, avant, pendant + PE EEE À ger.Ceux qui s\u2019en rappor- ' tent au hasard pour la réalisation de leurs vœux secrets, sont toujours prêts à donner une aide utile à ce hasard ; de sorte qu\u2019on i 2 2 : 2 | peut supposer, sans témérité, que \u2018quelques-uns des assurés pouvaient avoir soudoyé des bandits | pour immoler le Roi à leur cu- \u201c pidité.| Ceci- n\u2019est qu\u2019une hypothèse, il est vrai, mais qui oserait souie- nir que des*complots de cette nature n\u2019ont pas été tramés.?Les compagnies d'assurances, par contre, faisaient des vœux pour que le Roi sortit intact de ceite épreuve, mais ces vœux n'avaient pas plus de puissance que de simples désirs dont rien n'est capable d\u2019assurer l\u2019accomplissement.Le premier, le plus gros, le plus terrible résultat de ces jeux d\u2019argent, était donc une sérieuse provocation à l'assassinat du Roi.Le second résultat devait être une duperie, car les compagnies, en cas de décès du Roi, n\u2019auraient certainement pas payé les primes promises.Ou elles se seraient retranchées derrière l\u2019immoralité du contrat ; ou elles auraient fait foillite, au grand dam de leurs souscripteurs réguliers.On est\u2019 d\u2019autant plus fondé à croire que cette dernière manœu- vre aurait été accomplie, que les compagnies ont poussé de hauts cris en apprenant la maladie du Roi, et qu'elles ont lancé à travers le monde l'annonce de leur ruine certaine, si elles devaient payer les primes pour lesquelles elles s'étaient engagées.De toute façon, une perturbation profonde aurait eu lieu dans les cercles financiers si le roi d\u2019Angleterre était mort avant l'expiration du 30 juin.Ces combinaisons, ces jeux du sort bien autrement démoralisants que les loteries, devraient être sévèrement interdits au nom de la morale publique.Quant à nous, nous mettons dans le même panier, dans la même hotte, les assureurs et les assurés.Les premiers sont des aigrefins ; les seconds, des imbéciles ou des canailles.C\u2019est le moment de pousser à leurs oreilles le cri d\u2019indignation des Anglais: \u201c Proh pudor !\u201d FRATERNITÉ.Voici le texté de Ja délicate allocution de M.le Consul général de France, présentant aux invités du banquet de l'Université Laval, à Québec, l\u2019envoyé officiel des Universités de France.La missiôh qui m'est dévolue est très simple ot très agréable.J'ai a résenter \u2018d\u2019une manière formelle, à votre Université, jeune aujour- d\u2019hui de cinquante ans, le représentant envoyé auprès d\u2019elle par l\u2019Université de France, vieille, si l\u2019on remonte à ses origines, de sept centaines d'années.A votre Université canadienne, l\u2019envoyé que je nomme pas encore, est chargé d'apporter de la part des Universités françaises un salut cordial, un salut où ilentre de la sympathie, de l\u2019estime, du respect, mais aussi, mais surtout, ce je ne sais quoi d\u2019exquis et d\u2019indéfinissable qui ne se trouve, si je l\u2019ose dire, que dans un baïser d'affection maternelle.Que si cetle expression cause de la surprise, sachez que l\u2019idée de tendresse qu\u2019elle inclut, je ne fais que l'emprunter à la lettre par laquelle, if y à peu de temps, le Recteur aimé de cetle maison m\u2019eutre- tenait de son vif désir de voir l\u2019Université de France participer, au moyen d\u2019une représentation directe, aux fêtes de votre Jubilé.\u201cC\u2019est \u201c la mère, écrivait-il, qui viendrait \u2018 dire à sa flile, qu\u2019elle est contente \u201c delle; c\u2019est la vieille France qui \u201c viendrait Antourager, féliciter des * enfants qui n\u2019ont jamais cessé de \u2018* l'aimer.\u201d : Des sentiments si délicats et d\u2019une sincérité si éloquente, ne pouvaient manquer de toucher des cœurs français.La lettre qui en contient l\u2019expression à élé communiquée à Paris ; si c'est une indiscrétion, celui qui s\u2019en est rendu coupable ne songe même pas à s\u2019en repentir.Cetle lettre a passé sous les yeux du ministres des Affaires Etrangères et du ministre de l'instruction Publiue.L'effet en fut irrésistible.Tout e suile l\u2019envoi d'un délégué spécial à Québec à été décidé.Et, afin de donner à cet acte de courtoisie, à ce témoignage de bonne amitié, la signification la plus ample, le choix du gouvernement s\u2019est porté sur un des membres les plus distingués de notre enseignement supérieur, sur un des maîtres qui l\u2019.o- norent le plus par leur vie et par leurs travaux, et sont dès lors particulièrement à même de le faire comprendre et de le faire aimer.Ce maître est là, devant vous.Ce qu\u2019il ressent, ce qu\u2019il pense, depuis trois jours qu\u2019il a pris contact avec celte terre canadienne, si douce en cette saison, et si riche en tous temps de poésie et de souvenirs, je n'ai pas à vous l\u2019apprendre.l| vous le dira lui-même.Ce que je sais, c\u2019est qu\u2019il se réjouit du mandatdont il est investi.Il est fler, très fier de venir à vous comme une sorte d\u2019 \u201cenvoyé extraordinaire \u201d auprès d\u2019une grande puissance \u2014 d\u2019une grande puissance morale\u2014et l\u2019Université Laval ne serait rien si elle n\u2019était pas cela.Elle est un sanctuaire, elle est une citadelle ; l\u2019antique foi religieuse s\u2019y réchauffe l\u2019esprit natioaal s'y fortifie.lei s\u2019élabore l\u2019avenir, Héritière d\u2019un passé commun, ardente à perpétuer l\u2019œuvre des ancêtres, comment cette Université ne serait-elle pas chère à la France et à tous ceux qui ont au cœur l'amour de tout ce qui fut son histoire.Ma mission est remplie.Avec l'autorisation de M.le Recteur, et sans prétendre empiéter sur la parole à M.Raymond Thaminje le nomme celte fois, \u2014Recteur de l\u2019Académie de Rennes, Ambassa deur de l\u2019Université de France, auprès de la vaillante Université Alanadienne de Québec ! Abonnez-vous à la \u2018 Paix\" $1.00 par année.aucune de ses prérogatives, je donne | GRANDS HOMMES.Maintenant que dans tous les établissements scolaires de la Province les examens de fin d\u2019année sont passés ; les distributions de prix célébrées, et les vacances entamées, il est de naturelle actualité de parler de choses de l\u2019'enseignemen: concernant autant les maîtres que les élèves.Je vais donc parler ici des sujets de composition, sujets trop souvent oiseux ou saugrenus, que l\u2019on impose aux élèves.Ce qui me met sur la voie de cette discussion,c\u2019est la lettre que m'a adressée une mère de famille, qui a la vertu de s'occuper de l'instruction de ses enfants.Voici un fragment de cette lettre : \u201c Mon fils ainé, qui a près de seize ans, fait ses études dans un des principaux établissements de la Province.Le dernier sujet de composition qu'on lui a donné est celui-ci : \u201c \u2014Quelles devaient être les pensées de Jacqqes-Car- tier, en abordant pour la première fois sur la terre où nous vivons ?\u201d \u201c N\u2019ayant pu suffisament se pénétrer de la personalité de Jac- ques-Cartier, il a fait une détestable composition qui lui a valu de mauvaises notes.L'enfant est ardent à l'étude, mais les échecs le découragent.Il doit sûrement y en avoir beaucoup comme lui.Ne trouvez-vous pas que l\u2019on devrait donner aux élèves des sujets de composition plus clairs, et surtout d'une interprétation plus facile, je dirai même plus possible.ete.\u201d Cette \u201cMère de famille\u201d a parfaitement raison et sa protestation est on ne peut mieux fondée.Malheureusement la routine scholastique est tenace, et il est fort difficile d\u2019y échapper.Du reste ma correspondante aurait tort de croire que ces chinoiseries d\u2019exaraen sont propres à la Province ; la preuve, c\u2019est que j'ai sous les yeux le programme officiel des examens subis par les candidats à l\u2019École militaire de Wilworde (Belgique), et que le sujet de rédaction proposé cette aunée est ainsi formulé : \u201c Développez cette pensée de Voltaire : \u2014 \u201c Je ne connais de grands hommes que ceux qui ont rendu de grands services au genre humain.\u201d + Je vais commenter la donnée de ce logogriphe et donner ainsi, par analogie, une réponse à la question de ma correspondante.De cette façon j'atteindrai le but sans m\u2019exposer aux inimitiés des examinateurs de son fils.Au lieu de demander à des élèves, à des jeunes gens de dix-huit ans, de développer cette pensée, c'est à Voltaire lui-même qu\u2019il fallait s'adresser.Je ne sais rien de plus illogique, et par conséquent de plus condamnable, que de charger quelqu'un de développer les pensées d\u2019un autre.Au point de vue pédagogique c\u2019est une faute, presque une hérésie.Il fut un temps où des professeurs obtus, chargeaient leurs élèves de rédiger une lettre adressée par une grand\u2019mère à ses petits-enfants, par une servante à ss miaîtresse.Au temps heureux où je tétais encore la sapience au collège, on nous demanda un jour de composer le discours adressé par Charles Quint A son fils, lors de son abdication ; une autre fois ce fut celui de Marie-Thérése aux magnats de Hongrie.Un loustic de ma classe offrit alors au maitre d\u2019écrire le discours de saint Eloi au roi Dagobert pour linviter a remettre sa culotte à l'endroit.Cette irrévérencieuse facétie valut à mon camarade huit jours de réclusion rognés sur ses vacances et la ponte forcée de cinq cents vers latins.Horreur ! Eh bien, la question posée aux futurs élèves de l'Ecole militaire de Wilworde n\u2019est pas moins absurde : c\u2019est toujours la pensée d\u2019un autre qu'on oblige les élèves à interprêter.Encore si la pensée de Voltaire était nette et précise, si c\u2019était un axiome admis universellement.Mais non ! Le jury \u2018aurait tout aussi bien pu demander aux candidats : \u201c Développez cette pensée de Hegel que les grands hommes sont des espèces de demi-dieux dont la puissance crée les Etats, et qui ont transformé le monde.\u201d Ou: \u201c Développez cette pensée de Carlyle que les grands hommes sont des messagers du ciel, et que toutes les religions doivent s'appuyer sur leur culie.\u201d Ou: \u201c Développez cette pensée de Cousin que les grands hommes s\u2019affirment par le succès.\u201d Ou : \u201c Développez cette pensée du docteur Gustave LeBon que les grands hommes sont ceux qui dirigent leurs efforts dans le sens des besoins du moment.\u201d Ou : \u201c Développez cette pensée de Max Nordau que les grands hommes sont ceux qui ont le courage de défendre les idées contraires à celles qui dominent dans le temps où ils vivent.\u201d N\u2019eût-il pas été plus simple et plus raisonnable de proposer aux élèves le sujet suivant : \u201c Définissez le grand homme et développez les raisons de votre appréciation.\u201d En procédant de la sorte, le correcteur aurait obtenu la mesure du jugement de chaque candidat.Ceux-ci eussent fourni leur opinion personnelle.Car si ce n'est pas pour savoir ce que pense un jeune homme qui veut conquérir ses grades universitaires, je trouve inutile de lui faire faire un exercice de rédaction.Une dictée, une analyse grammaticale et une littéraire suffisent alors.Seuls les collégiens dressés à l\u2019école des rhéteurs et des sophistes seraient capables d\u2019inter- prêter avec talent la pensée de Voltaire ; or, les bôhs citoyens ne doivent pas sortir de cette école-là.Le grand danger de la question posée, c\u2019est que la définition que Voltaire donne des grands hommes va à l\u2019encontre de toutes les idées admises.Beaucoup d'hommes ont rendu de grands services à l'humanité qui lui ont fait aussi beaucoup de mal : Christophe Colomb, par exemple.Il a rendu de grands services aux Espagnols, et a été cause de l\u2019extermination des Caraïbes, et même de toutes les peuplades de l\u2019Amérique.Alexan dre, César, Frédéric IT, Napoléon, ont fait autant de mal que de bien ; doc, ce n'étaient pas des grands hoinmes ?Des artistes ont enchanté les geaérations de leur époque.Au- Jourd\u2019hui ils nous sont indifférents.Peut-on les classer parmi les grands hommes ?Voltaire a vanté outre mesure un certain poète lyrique\u2014son nom ne me vient pas sous la plume, et ma bibliothèque est à LA PAIX Montréal\u2014poéte dont Lulli a mis les opéras en musique.Ce poète, aujourd'hui oublié, a servi l\u2019humanité au temps de Voltaire, parce qu\u2019il lui causait des délices.C'était un grand homme ?Oui, aurait répondu Voltaire ; non, répondra tout le monde au- jourd\u2019hui.Il n\u2019y aurait de vrais grands hommes que les Jenner, les Pasteur, une demi-douzaine d\u2019Esculapes?Ajoutez-y le Hollandais Biervliet qui a inventé l\u2019art de saler les harengs, c'est maigre.* James Watt et Stephenson ne sont pas des grands hommes d\u2019après la définition de Voltaire, parce que leurs inventions, très utiles à l\u2019humanité, lui sont aussi funestes.Voilà comment, par des questions embroussaillées qui ne sont que des pièges tendus à l\u2019intellect des élèves, on peut faire échouer à un examen de jeunes esprits déja pondérés et, par suite, gâter bêtement l'avenir d'un sujet qui aurait pu donner à son pays le concours de son intelligence et de ses forces.Certes, oui, ma correspondante a le droit et le devoir de protester.Mais pourquoi s'\u2019adresser à moi?\u201cVermis sum.\u201d Quelle présente sa requéte aux autorités compétentes ; qu\u2019elle envoie sa lettre au \u201c Bulletin de l'enseigne- mènt,\u201d et il y a tout lieu d\u2019espérer que l\u2019on tiendra compte de sa juste réclamation et que l\u2019on s'efforcera, en haut lieu, de régenter comme il convient les\u2019 pédants qui jouent au fin-fin avec la jeunesse cultivée et consciencieuse, et qui étouffent ainsi dans l'œuf des talents ignorés dont I'appoint nous est si nécessaire.HENRI ROULLAUD.Bulletin de l'Etranger FRANCE.\u2014La premiére rencontre du nou- du-nouveau ministère et de laCham- dre a manqué de grandeur et même de sérieux.Les passes oratoires qui ont eu lieu à cette séance de début n\u2019ont que très peu d'intérêt pour nos lecteurs, aussi nous dispenserons-nous de les analyser.Ta position prise par le premier ministre, M.Combes est plus intéressante.De concert avec ses collègues, il a limité le programme dont il avait tracé les lignes avant son élévation à la présidence du Conseil.Ces messieurs ne sont donc pas, ainsi qu\u2019il l\u2019avait déclaré, \u201cdes doctrinaires traçant en toute liberté, lu route à suivre, mais des hommes d'Etat, soucieux de réaliser ce qui est immédiatement réalisable.\u201d Parbleu! on le sait bien.Mais pourquoi tous lés politiciens pro- mettent-ils l'impossible avant d\u2019atteindre au pouvoir, pour ensuite prêcher l\u2019inévitable opportunisme ! La politique de M.Combe sera, avani toute chose, une politique de lutte contre ce qu\u2019il appelle le cléricalisme et le nationalisme.C\u2019est FEUILLETON DE * LA PAIX.) 8 LES AIX MONSIEUR DUBOI MAURICE MONTEQUT (Suste.) \u2014 Vois-tu, ma pauvre enfant, ditun jour Mme.Mangin, l\u2019argent gâte tout ; nos amis seront riches, et par avance ils ont honte de nous.C\u2019est la vie, cela.\u2014 Eh bien, la vie est laide, voilà tout, répondit Marie, mais Didier, lui, n\u2019a pas changé ; quand il me rencontre par hasard, il se désole avec moi.\u2014 Didier a vingt-deux ans.Il pour- tait déclarer ses volontés.pourtant, au fond, il obéit à ses parents; c\u2019est d\u2019un bon fils, d\u2019un très bon fils.et d\u2019un faible amoureux.tu verras bien qu\u2019il partira, \u2014 Il m\u2019a juré que non.; \u2014 Hélas | je suis bien sûre qu'ils font ses malles.Et ¢\u2019était vrai, Didier avait répondu lui-même qu'il serait à Marseille avant quinze jours ; cependant il aimait Marie, et le cœur partagé de sentiments divers, il hésitait encore, et sous des prétextes, reculait son départ.; Ses parents l\u2019objurguaient ; alors il promettait de partir,\u2014 puis il rencontrait la jeune fills dans l\u2019escalier, lui prenait les mains et jurait de rester.Un mois passa de la sorte.Mais une seconde lettre, plus pressante, arriva, décisive.contre ces forteresses que porteront tous les efforts du ministère.M.Ribot a pris part au \u201cdébat, malgré l\u2019intolérance de la gauche qui prétendait l\u2019empêcher de parler.M.Ribot s\u2019est élevé véhémentement contre icute politique de violence, L'œuvre financière du Cabinet n'est.réalisable, à ses yeux, qu'avec une politique d'apaisement et non avce un programme de combat.\u2014L\u2019Assemblée a définitivement réglé l'ordre de la marche de ses travaux.Comme toujours, c\u2019est par des interpellations qu\u2019elle commence.À dire vrai, elle n\u2019avait rien d'autre devant elle.La priorité a été, naturellement, donnée à l\u2019affaire Humbert.Le sentiment public est trop vivement remué à ce propos, cette mons- Lrueuse escroquerie dissimule trop de choses, pour qu\u2019on ne désire pas un débat public.TUNISIE.Au moment où commençait une nouvelle période législative, un nouveau règne s\u2019ouvraisen Tunisie, pays placé sous le protectorat de la France.Le prince Mohammed,solennellement investi par le résident générai, sugcède à son père sur le trône beylical et paraît être aussi le successeur de sa politique.Le nouveau monarque poursuivra avec la France une œuvre toute de progrès.On sait, en effet, qu\u2019avec un minimum d\u2019administraieurs, le régime du protectorat a obtenu des résultats presque sans précédents dans l\u2019histoire coloniale.TRANSVAAL Les Boers ont fini de gravir leur douloureux calvaire.Les redditions sonl achevées dans le Transvaal et dans l\u2019Orange, La chiffre de ces redditions montre même qu\u2019il y eût, de ce côté aussi, un peu de BLUFF.Les Boers, que l\u2019on disait réduits à quelques milliers, se sont déjà rendus au nombre de seize mille.Si l\u2019on ajoute à ce chiffre celui des neuf mille prisonniers faits par Kitchener,on\u2019voit qu'il y avait encore, il y a dix mois, vingt-cinq mille hommes sous les armes, eL peut- être davantage; et que le ministre de la guerre s\u2019avancait beaucoup lorsqu\u2019il déclarait, à la Chambre des .| communes, qu'il suffirait de déduire, chaque semaine, le nombre des captures faites par les troupes anglaises, pour savoir quand la guerre finirait.Des scènes émouvantes se sont passées au camp de conc \u2018ntration, à Winburg.: L\u2019héroique DeWet, que lord Kitchener vient de féliciter publique ment, ainsi que les autres généraux burghers, a lui-même rendu aux femme boers un solennel et juste hommage.\u2014 C\u2019est à vous, Ô femmes, leur a-t-il dit, que nous devons d\u2019avoir pu résister aussi longtemps ; c\u2019est votre détermination qui fit la nôtre ; c\u2019est la certitude que vous feriez de nos enfants des hommes in- irépides, qui nous menait au com- at.La maman: fendu d\u2019aller jouer auprés de Léon qui est un petit garçon mal élevé Jaques: \u2014Alors maman Léon peut venir jouer auprès de moi qui suis un enfant bien élevé | L\u2019oncle Roquentin se déclarait malade, très malade, au point de faire venir, à grands frais, un médecin de Paris.Si son neveu survenait trop tard, tant pis pour eux ; il laisserait son bien a des amis, ou même aux pauvres.\u2018C\u2019était bien le moins qu\u2019on parût s\u2019n- teresser à un oncle riche ; il ne comprenait pas comment Didier n\u2019était pas accouru dès la première invitation.Cette fois, chez les Dubois, la scène fut violente, Didier consentit définitivement: \u201c Je partirai demain.\u201d Marie était une fille décidée, énergique, la tête près du bonnet, comme on dit à la campagne.Didier le savait, il voulut éviter la | scène des adieux et fila sans prendre congé, à contre-cœur, se réservant de revenir le plus vite possible, et, l\u2019héritage en poche, d\u2019imposer ses volontés.Un beau jour, par une servante lin guarde, la jeune fille connut la vérité : Didier s\u2019était enfui, comme un.lâche.Marie crut que ce départ avait ell lieu le matin méme ; elle se trompait de vingt quatre-heures.Elle ne prit point le temps.de réfléchir, écrivit trois lignes à sa mère, vida sa tirelire et courut après som amour sn déroute.Voilà comment, par cette nuit lamentable, elle était à Mourlac ; et c\u2019est NX tout cela qu\u2019elle réfléchissait dans cette chambre d\u2019hôtel'; \u2014 dégrisée, à présent, par la longueur du voyage, le froid et la nuit, l\u2019aspect des visages étrangers, des pays inconnus,\u2014 prise de peur, de regret, de honte, et cependant voulant revoir Didier.Les heures passaient \u2014 lasse de pleurer, elle se coucha et s\u2019endormit.\u2014Tu sais Jacques que je t'ai dé-.Les Joujoux de la Morte.La petite Marie est morte, Et son cerceuil est si peu long Qu'il tient sons le bras qui l'emporte Comme un étui de vioion.Sur le tapis et sur la table Traîne l\u2019héritage enfantin.Les bras ballants, l'air lamentable, Tout affaissé, git le nantin.Et si la poupée est plus ferme, C\u2019est la faute de son bâton ; Dans son œil une larme germe, Un soupir gonfle son carton.Une dinette abandonnée Mêle ses plats de bois verni À la troupe désarçonnée Des écuyers de Franconi.La boîte à musique est muette ; Mais, quand on pousse le ressort Où se posait ss main fluette, Un murmure plaintif en sort.L\u2019émotion chevrotte et tremble Dans: Ah! vous dirai-je maman ?Le Quadrille des Lanciers semble Triste comme urr enterrement, Et des pleurs vous mouillent la joue Quand la Donna é mobile, Sur le rouleau qui tourne et joue, Expire avec un son filé.Le cœur se navre à ce mélange Puérilement douloureux, Joujoux d'enfant laissés par l\u2019ange, Berçeau que la tombe a fait creux ! THXOPHILE GAUTIER.FANTAISIE, UN ENLEVEMENT HISTOIRE PRESQUE VRAIE.Un gros commerçant de Montréal avait une fille, charmante créature de dix-huit ans, Il avait aussi \u2014 et il l\u2019a même encore \u2014 un nombreux personnel.Parmi les sujets masculins qui composaient ce personnel, se trouvait un grand beau garçon de vingt-cinq ans, intelligent, instruit, et d'une résolution devant laquelle tous les obstacles devaient céder.La jeune fille s'appelait Hermance, le jeune homme se nommait Al ert.Les deux jeunes gens se virent, s\u2019aimèrent, se le dirent cent fois et jurèrent de vivre unis.Pour réaliser ce beau projet, il ne manquait que l\u2019agrément du père.Ce monstre d'homme le refusa, sous prétexte qu\u2019Albert n\u2019avait qu\u2019une position médiocre.L\u2019amoureux revint à la chagre, mais il se fit rabrouer de telle façon qu il résolut de prendre la place par surprise., Il avait appris une singulière histoire sur le compte de celui qu\u2019il brûlait de nommer son beau-père, et il résolut de tirer parti de ce détail.Nous allons voir comment il s\u2019y prit.Après avoir attendu deux mois, On dort toujours à vingt ans, : Dans la chambre verte; .Seul, avec lui-même, Satürnin, se fit.aussitôt de véhéments reproches.\u2018- Il fallait bien se l\u2019avouer, il avait bu des grogs en quantité extra-médicale.Il prit sur sa toilette le verre et la carafe, ringa le cristal, examina l\u2019eau douteuse A la lumitre, fit ype grimace qui voulait dire : à la guerre comme à la guerre ; puis murmura d\u2019une voix amère : Voilà où mène l'inconduite.Enfin il tira d\u2019un nécessaire un pe tit paquet de poudre blanche, le versa dans le verre, délaya soigneusement et avala d\u2019un trait.\u2014 Avec cela, .ajouta-t-il, l'etomac sera sauf, mais au réveil, gare à la migraine.Saturnin, je ne vous reconnais plus 1.n'importe, cette jeune fille est charmante.Il se mit au lit, ses habits étendus sur les pieds, la tête haute sur l\u2019oreiller, souffla sa chandelle ; pourtant, dans l\u2019ombre, il restait les yeux ouverts, Dans son insomnie, il interrogeait gravement son mof physique et son 706 \u2018moral.: La tête lourde, la gorge s¥che.c\u2019¢- tait du propre.Et l'hygiène, malheureux ! C\u2019est avec les excès qu\u2019on abrège ses jours.l\u2019homme est absurde, en vérité.Tl connaissait le mal et courait au- devant.et puis voici à présent que l\u2019image de Marie le hantait, 'obsédait, doublait sa fièvre.Et tout cela tournait, tournait.Il s'assoupit un court instant.Alors il réva qu'il s\u2019en allait par une \u2018une mer démontée sur ue vaisseau per- du, seul avec Marie.afin de laisser croire à son patron.a \u2018| vent sifflait aux oroilles\u2026 oh ! quel qu\u2019il avait à jamais renoncé à la rain de sa fille, il entra un matin dans son bureau.\u2014 Monsieur, dit-il en faisant une gracieuse révérence, je viens vous demander un conseil.\u2014 Un conseil 1.parlez, mon ami, \u2014 Voilà, monsieur.Je stiis amoureux d'une jeune fille.\u2014 Eh bien, il n\u2019y a pas de mal à cela.\u2014 Non, certes.J\u2019si demandé sa main, ses parents me l\u2019ont refusé.\u2014 Et pourquoi ?\u2014 Parce que, disent-ils, ma position n\u2019est pas encore assez brillante.\u2014 Ces parents-là sont des sots.Comment, un garçon comme vous, jeune, bien tourn&, plein d'avenir, vous faites à des gens l\u2019honneur de leur demander leur fille et ils vous la ref usent ! C\u2019est dégoûtant, ma parole ! \u2014 C\u2019est plutôt cruel, monsieur.Aussi est-ce sur ce point que je viens vous demander conseil.Que dois-je faire?Le brave homme tomba dans le piège.\u2014.Eh bien, mon ami, vous me plaisez avec votre franchise; vos malheurs me touchent Je vais vous faire une confidence qui vous servira à la fois d'exemple et de conseil.Ecoutez : \u201c* J'avais comme vous vingl-cing ans.Comme vous j'étais employ dans une grosse maison de commerce, el, comme vous, beau garçon, mon cœur et ma main étaient disponibles.Un soir, dans une grande réception, je rencontrai une jeune fille adorable.Nous faisons un tour de valse.Je lui dis que je l'adore.Elle veut bien se laisser adorer et m'accorder son Cœur et sa main si son père consent à notre union.Le lendemain j'allai trouver le papa qui me demanda huit jours de réflexion.Au bout de huit jours, il me répondit sèchement : Non ! \u2014 Savez-vous ce que j'ai fait ?.j'ai enlevé la fille, et le lendemain le père me suppliait de devenir son gendre ! \u201c Voila, jeune homme, comme on agit quand on est vraiment amoureux el qu'on se cogne au refus bête de parents cruels \u2014 Alors, monsieur, dit Albert, vous me conseillez vraiment de suivre votre exemple ?\u2014 Et tout de suite encore.\u2014 Mais si le père allait se fâcher, s\u2019il me traînait devant les tribu-! naux ?.\u2014 Que vous êtes donc naif, mon garçon.Croyez-vous qu\u2019un père sera assez stupide pour se livrer volontairement à la risée publique.\u2014 C\u2019est.juste.Enfin, c\u2019est votre avis et vous me donnez ce conseil sincèrement ?.\u2014 Je vous le donne sincèrement.\u2014 Eh bien, monsieur, dit Albert en se redressant, c\u2019est fait ! \u2014 C\u2019est fait, quoi ?\u2014 J'ai enlevé Melle.Hermance\u2014 Ma fille ?Vous avez.tu as osé enlever ma fille, misérable ! Et le père outragé s\u2019avançait, me- nacgant, vers le jeune homme.Mais devant l'attitude respectueuse et ferme de son interlocuteur, il se radoucit et dit sévérement: \u2014 Enfin, monsieur, où est ma fille?> \u2014 Elle est chez ma mère, où elle attend avec une impatience égale à la mienne que vous reveniez sur le refus formel que vous avez opposé à notre union, il y'a deux mois.Le père tomba dans son fauteuil.-\u2026 \u2014 \"a.\u2014 Un pli sévère rayait son front.I} réfléchit un peu, puis il demanda gravement : \u2014 Vous êtes-vous conduit en hon- nêôte homme ?\u2014 Oh! monsieur !.\u2014 C'est bien, fit-il en regardant su montre, prenez une voiture.Moi je rentre à la maison, et si dans un quart d'heure vous ne m'avez pas ramené ma fllle, vous devez renoncer au bonheur d'être mon gendre.Dans le cas contraire, d'ici à huit jours les bans seront publiés.Et ils ont été publiés.JEAN BADREUX.CONSHIL MUNICIPAL * \u2014 DE \u2014 LAC MEGANTIC Le conseil s'est assemblé, lundi 80 juin, sous la présidence du pro-maire, M.J.O.McDonald.Etaient présents les conseil- lers Eusèbe Huard, \u2018Télesphore Sévigny, Alex Tremblay, Elzéar Dion, W.J.Kelly.\u2014Divers comptes légitimes, au nombre de dix-huit, sont soumis à l'acceptation du Conseil ui les approuve sans discussion, To total de ces comptes s'élève à la somme de $516.49.\u2014 À la demande de M.J.Dion, ferblantier, et pour lui faciliter les travaux de construction qu'il doit faire sur sa propriété, le Conseil l'autorise à déplacer sa maison et à occuper ainsi une partie du terrain de la corporation pendant le temps nécessaire à l'accomplissement de ces travaux, c'est-à-dive pendant trois ou quatre mois.Le Conseil loue également au susdit J.Dion, la cave située sous le magasin de M.L.Lévesque, à l\u2019Hotel-de- Ville, pour servir de réserve et d\u2019abri à ses marchandises.Le tout pour une somme de $5.00 par mois.\u2014Le Conseil eramine et discute différents projets relatifs à l'aqueduc.Il s'agit des travaux faitsou à faire.M.J.O.C.Mignault, ingénieur, qui était présent à la séance, a donné son avis aux conseillers sur les points soulevés.Comme aucune décision n'a été prise et que cet examen de la question était plutôt une mesure de prévoyance qu\u2019un débat définitif, nous réservons la publicité de ces mesures pour le moment où elles seront à l'ordre du jour du Conseil.\u2014 \u2014 Il a également été question de savoir s'il serait opportun de louer ou de vendre la coupe du foin sur la propriété municipale où se trouvent les sources de Paqueduc, Les avis ont été partagés et rien.n\u2019a été résolu à ce sujet.Nous .réservons donc également nos commentaires à cet égard.Le Conseil s'est séparé à minuit.à la date normale, c\u2019est-à-dire le La prochaine séance aura lieu premier lundi du mois, à 7 heures du soir.SO Oh SAD \u2018Quel tangage, quel roulis, comme le , Des frimes, peut-être.Non, elle n\u2019a vent !.Il se réveilla en sursaut, baigné de sueur\u2026 \u2014 Diable, il ne faut péril est là, réagissons, Il s\u2019assit dans son lit, le cœut'en déroute, et pour la seconde fois s\u2019admonesta d\u2019une hautaine façon : \u2014 Idiot, va! À ton âge ! \u2026 Te griser comme un étudiant de première année \u2026 Je suis bien malade.les ravages de l'alcool sont effroyablement rapides, surtout dans les natures vierges.car enfin je suis une nature vierge, moi |.Marie, en vérité, je la suivrai au bout du monde.je la soignerai.mieux que moi-même.ça n\u2019est pas difficile.je suis dans un bel état, ce soir.\u2014 Marie.oh! Décidément, de toutes les manières, le cœur était atteint\u2026 Chambre jaune: Théodore rentra d\u2019un pas lourd, s\u2019enferma, puis se laissa tomber sur le lit Qui craqua, gémit d\u2019un ton lugubre.Le bourgeois retira ses bottes, se dévêtit modestement, puis, en caleçon, toujours assis en travers de sa couche, il soliloqua : \u2014 Si ma bonne me voyait.m\u2019avait vu, faisant mon papillon autour de cette princesse.Je suis libre cependant ; et jamais aucune femme ne m\u2019a plus plu, oui, plus plu.C\u2019est comme cela, plus plu.\u2026 hu ! hu L.i Clest béte les mots.Je suis riche, trés riche.Elle est pas dormir, le pas la mine d\u2019une intrigante, d\u2019une faiseuse\u2026 et puis ce n'est pas aux vieux :des grimaces.\u2026.Ce Didier m'embête, décidément.Je l\u2019épouserais bien, \u2018cette petite, si elle y tenait\u2026 Elle a l'air résolu, des rait ma bonne 3 la porte.puis, elle ne serait pas très cher.Je l'épouserai\u2026 On est encere solide, d'attaque.Je le vaux bien, son Didier.: Et au travers de la chambre, il faisait des risettes au miroir fêlé, où se reflétaient, vilainement burlesques, sa face rougeaude et son crâne dégarni.Brusquement il ferma les yeux s'affala lourdement sur les matelas, assom- claironnant du naseau, soufflant des pois, la bouche ouverte, les quatre fers en l'air, Chambre indigo : Le poète Florimorid ouvrit grande la fenêtre ; le vent souffla sa bougie.\u2014 Eléments, cria-t-il, vous ne me vaincrez pas l.Il ferma la fenêtre, ralluma son cierge et prit une pose héroïque, dans le goût d\u2019Ajax défiant les dieux Puis il dénoua sa cravate, ouvrit son col de chemise, le rabattit sur son gilet, \u2014'L'inspiration m\u2019étouffe\u2026.Marie ! Marie I.O Muse |.dors, repose, divine enfant.je m\u2019en vais te chanter en \u2018vers dignes de toi.| .\u201c\u2014 Pétrarque, je te méprise.Marie ! Ce disant, il tira de sa poche un cra- pauvre, très pauvre.Son Didier existe-t-il seulement?yon, du papier, et commença fébrile- merit à tracer des lignes inégales, s'armé tout d\u2019un coup, et se mit à ronfler, singes comme moi qu\u2019on apprend l\u2019art sourcils noirs, .terribles.elle flanque- est simple, sans habitude de luxe.Ca 4 7 LA PAIX Journal Hebdomadaire PUbLIÉ PAR LA Compagnie D'IMPRIMERIE de LAC MEGANTIC G.A.COLERE, Kditeur-Propridiair NOTES LOCALES LAC MÉGANTIC Mardi soir, vers 6 heures, un double are-en-ciel s\u2019est montré à la décharge du Jac.Il était admira blement : bien marqué, et les.sept gôuleurs du spectre solaire se déla- chaient nettement.Cet arc-en-ciel semblait ainsi, après l\u2019odieux temps dont-vous sommes affligés, le vaste «4 brillant portique qui s\u2019ouvre sur.une \u2018terre enchantée où il n\u2019y a d'eau que dans les citernes.Ge \u2018n\u2019est pas la Terre promise; c'est la Terre espérée, ce qui vaut mieux.\u2018\u2014 Dimanche dernier a eu lieu une excursion au bout du Lac.Le \u201c bateau \u201c Jubilée\u201d avait été rolisé pour la circonstance et le pique-nique a pleinement réussi.Le temps \u201cÉlait superbe, le lac uni commé uñ vaste bain de inercure, et ta joie des touristes aussi exhubérante que légitime.A Cette joie a cependant, pour un certain nombre, élé lraversée d\u2019inquiétudes'et de justes frayeurs soi- gnéusement dissimulées.1 y avait de quoi, en effet, car le bateau portait plus de cent personnes, c'\u2019est-à- dire le double de ce qu\u2019il peut contenir pour assurer la sécurité des passagers.Nous n\u2019incriminons personne, car JiOUs savons que cet envahissement du bateau n\u2019est pas le fait des orga- nisatéurs du pique-nique; mais nons attirons l\u2019atteution de chacun sur le danger qu'il y a de surcharger Outre mesure un bateau a quille,qui n\u2019a que trois pieds de tirant-d\u2019eau, .el de loger dans ses flancs un.nom- .bre exagéré de personnes.Que le vent s\u2019élève gubitement avec la violence dont il est coutumier, que des vô- yageurs se déplacent, soit pour leur plaisir, soit sous l\u2019empire de la crainte ou pour éviter un paquet d\u2019eau, et l\u2019embarcatiôn est en péril de chavirer.Cette-crainte n\u2019a rien d\u2019exa géré, et des personnes sérieuses et de sang-froid nous ont déclaré avoir redouté au retour un accident falal.- .Il appartient évidemment à quel- qu\u2019un de limiter le chiffre maximum \u2018des passagers à admettre sur \"te \u201c Jubilée.\u201d\u201d Une mesure semblable s\u2019impose si l\u2019on veut éviter une .catastrophe qui ne manquerail pas de se produire par la répélition d\u2019une nouvelle tém\u201crité.fl vaut mieux prévenir un danger que de pleurer sur un malheur accompli.\u2014M.\u2018L: P.Villeneuve, proprié.\u201c tairedu Queens Hotel, a été viclime, mercredi matin, d\u2019un accident qui pouvait, avoir des conséquences assez greves.M.L.P.Villeneuve était occupé au déballage de gros colis conte- \u2018nant des meubles destinés à sa nou- - veile' et superbe maison.En coupant les liens qui emprisonnaient une couchette, il fit un effort sur la corde trop dure, qui se trancha soudainement.Sa main, armée d'un couteau tranchant et pointu, partit - ayec force, et le couteau atteignit.M.L.P.Villeneuvé à la partie in- Pc A - terne de la cuisse, pénétrant de deux pouces dans les chairs.Une abondante effusion de sang se produisit et l\u2019on envoya chercher immédiatement le Dr.Millette.Le pralicien constata que la blessure n\u2019était pas grave, en ce sens qu\u2019elle n\u2019atleignail pas l'artère.Seulement, velques lignes plus loin, et l'artère émorale était tranchée net.Ce qui eùt constitué un cas grave.Le Dr.Millette fit le pansement d'usage, et le blessé en sera quitte pour la peur.Cet accident imprévu montre combien il faut être prudent dans le maniement des instruments aigus et tranchants.\u2014Un feu de cheminée s\u2019est déclaré mercredi matin, vers 10 heures, dans la maison de M.T.Lemay.A un moment donné une langue de flamme sortit de la cheminée et la fumée, issant d'entre les briques,envahissait les appartements On alla chercher les boyaux qui furent adaptés à la borne-fontaine, et l\u2019on commença l\u2019inutile arrosage de la toiture.Pendant ce temps, M.T.Lemay démontait tous les tuyaux des poëles qui donnaient dans la cheminée et calfeutrait toutes les ouvertures.Grâce à cette manœu- vre élémentaire, l'accident n\u2019eût pas de suites sérieuses.Cependant, il nous inspire quelques réflexions que nous croyons bon d\u2019exposer ici.Dans les cas d\u2019incendies, petits ou gros, le zèle et le dévouement des citoyens est tout acquis aux sinistrés.Mais duns des circonstances aussi périlleuses, ces excellents sentiments ne suffisent pas pour conjurer le danger ; ils en sont au contraire parfois une aggravation, en ce sens que chacun agit selon son initiative propre, sans se préoccuper des efforts d'autrui et sans s\u2019attacher à diriger utilement les secours.Li faudrait qu\u2019un homme fut chargé de diriger les manœuvres et que ses ordres seuls fussent exécutés.Dans le cas contraire, on s'expose, faute d\u2019entente, à voir un incendie qu\u2019on aurait pu facilement réduire prendre les proportions d\u2019ur sinistre, el l\u2019on peut causer plus de dégâts et de pertes par des secours mal dirigés que n\u2019en occasionnerait un feu dont on saurait faire la part et que l\u2019on attaquerait avec méthode.\u2014Dans la nuit de mardi à mercredi, l\u2019express d'Halilax a assommé une vache appartenant à M.Stearns.L'accivent s\u2019est produit à peu de distance de la traverse du village, et le méganicien dit ne s'être pas aperçu de l'accident.La bête valait, dit-on, $60.00.On ne sail pas comment elle a pénétré sur la voie.\u2014MM.les docteurs Millette et Codère, et M.J.A.Gaudetl, avocat, trois anciens élèves de l\u2019Université Laval, de Québec, et non des moins brillants sont revenus de Québec enchantés des fêtes du cinguante- naire de cet illustre établissement.L\u2019esprit de corps qui animait les étudiants aux beaux jours de leu» jeunesse ne s\u2019est pas affaibli, et de vieux amis se sont trouvés groupés sous l'aile protectrice de I'* Alma Mater \u201d et ont retrouvé là les beaux élans de leur années d'illusions, en même temps qu\u2019ils ont puisé dans les discours prononcés une émotion virile, saine et réconfortante.sétant.pour lire et pour gesticuler.Mais, au bout de dix minutes, la + ¢réation se ralentit, devint pénible, le \u2018trayon: tomba des'mains du poète et le \u2018poète sûr le \u2018tâpis\u2026 .\u2018Chambre -violette : Rigobert peignait sa barbe,\u2019 lissait -ses chevëux.th \"\u2014 Dieu sait que les succès d\u2019aucun \u201cgente ne m\u2019ont jamais manqué.Il est inutile de pâtler allemand pour \u2018foi tout seul je risquerais \u2018de''ne pas The comprendre.Oui, j'ai l\u2019habitude\u2019 du'\u201ctriothphe ; je\u2019 suis joli, je suis original,-avocat par-dessus le marché'\u2014 rm partibus, c\u2019est vrai \u2014 honoraire:.mais\u2018par amour du vrai qui est le beau.' \"* Elle m\u2019aitnera.Je suis prêt A tout, même à plaider la cause de Judas et de Robert Macaire, pour un sourire de sa botiche, un regard de ses yeux.\u2018\u2019C\u2019est le coup de foudre.\u2014 Je suis pincé.* \u2018Elle ressemble à une Française qui aurait un père anglais, une mère russe, une tante espagnole, un oncle italien, Win parrain belge et un domestique allemand.= © -.Elle est complète, \u2018complexe, multiple, cosmopolite, universelle, idéale.«J dove you, Jiir das Leben, adesso e sem- pre, pover menia, mi querido corason (I).Et quels merveilleux enfants naîtraient de notre union sublime ! , Nous voyagerions : le premier verrait fe jour a Paris, le second à Londres, - (1) Move you :.Je\u2018vous aime (en anglais ).\u2014 Für das leben : :pour la vie (\u2018en allaur\\nd ).\u2014 Adesso e sempre : mainlenant et tolijours ( en \u2018italien ).\u2014 Pover menia : crois-moi ( en\u2019 russe ).\u2014 Aff querido.: mon cher cœur ( eñ espagaol 4.© OC \u2018 le troisième à Moscou, le quatrième à Madrid, le cinquième à Naples, et le sixième ( une fille ) à Francfort., Quel rêve ! quel rêve ! Pourquoi dis- je un rêve?Meure Didier, Rigobeet apparaît I.Mais voici le petit jour.il faut dormir, pourtant.Chambre rouge : - Dans le corridor, elle s'ouvrait en face de la chambre bleue, où soupirait Marie.Antony négligea de fermer sa porte, espérant on ne sait quoi, tant ces hercules sont outrageusement fats.Puis il se déshabilla, tâta ses bras, ses jambes, fit jouer ses muscles, et, satisfait de lui, s\u2019étendit sur sa couche._ Trois fois plus solide que les autres, il n\u2019était guère ému.Sa cervelle restait calme.- Longtemps, il écouta mourir un à un tous les bruits de l\u2019hôtel.il haussa les épaules, puis grogna : \u2014 C\u2019est une sotte.\u2026 Et rabattant la couverture sur sa té- te, il partit pour le pays des songes.Or, son âme \u2014 délivrée, dans le sommeil de son enveloppe obtuse, compagne de ses jours \u2014 s'élanga par les champs éternellement ouverts des imaginations vagabondes, filles de la folie, Il rêva que, devant lui, roulaient \u2014 dans un éclair \u2014 les mille voitures sonores et cohotantes d\u2019un train rouge diabolique, lancé à toute vapeur, \u2014 et de grands cris s\u2019élevaient de ce fantastique convoi.À la fenêtre d\u2019un wagon, soudain, apparaissait Marie, eflarée pleurante, la bouche pleine de cris.\u201c Au secours ! \u201d et lui tendant les bras.Alors, comme la dernière voiture passait à sa portée, il avançait la main, LA PAIX \u2014 Un des arpenteurs, qui font le tracé pour la nouvelle ligne, M.Collins, a été jeudi victime d\u2019un déplorable accident.Eu voulaut bûcher une souche pour placer son appareil, la hache porta à faux, rebondit, et vint frapper le malheureux sur la jatube droite, à la hauteur de la cheville, lui faisant une entaille qui fendit l\u2019os.lu blessure est grave M.M.les docteurs Codère et Snyder ont donné des soins au blessé, qui est soigné à la Union House, chez M.Geo.Comtois.AGNÈS.\u2014On sait qu'une compagnie américaine, la \u201c Indian River Company,\u201d doit établir un nouveau chemin de fer qui pénètrerait au Canada par le canton de Woburn el viendrait se relier à Lac Mégantic au Québec Central.Cette compagnie a envoyé ici des arpenteurs pour lever le tracé de cette ligne.Or, le ler juillet, ces messieurs ont pris la liberté d\u2019abattre deux arbres sur la propriété de M.le comte d\u2019Orsonnens.De plus, ils ont cavalièrement dédaigné sa protestation.M.d'Orsonnens a alors porté plainte contre le personnage qui paraissait être le chef des opérations, Cet homme a comparu ce matin devant M.Léopold Gérard, juge de paix du district de Beauce, qui a imposé au défendeur une caution de $50 et ajourné au 10 juillet pour lui permettre de communiquer avec sa compagnie.La caution a été fournie par M.Geo.H.Comtois, hôteller bien connu de Lac Mégantic.\u2014L'examen des élèves et la distribution des prix ont eu lieu samedi dernier.Mais avant de rendre compte de cet intéressant événement, nous voulons expliquer un mot malheureux qui est sorti de notre plume la semaine dernière.Annonçant la tournée des commissaires, nous avons dit qu\u2019ils visiteraient l\u2019école mIXTE d'Agnès.Ge mot mixte a pu tromper quelques personnes et leur faire croire que l\u2019école d'Agnès était fréquentée à la fois par des catholiques et par des protestants.On sait pourtant que l'école est exclusivement catholiques.Le mot \u201cmixte\u201d a été employé ici dans son sens propre, 1l signifie \u201cformé d\u2019éléments de différente nature \u201d ; or, l\u2019école d\u2019Agnès est ouverte aux filles et aux garçons et le mot mixte est le seul qui nous permettait de désigner cette pa: ticula- rité.En bon Français, pour désigner les écoles ou la religion n\u2019est pas enseignée parce que les élèves appartiennent à des confessions différentes, on emploie le mot « neutre » on dit des écoles neutres L'école d\u2019Agnès est dirigée par Melle Anna Rodrigue ; elle est fréquentée par une quarantaine d\u2019é- léves des deux sexes.L'arrivée de M.le curé Choquette, qui présidait aux examens, a été saluée par un gentil compliment en vers, dit avec une gaucherie charmante par une exquise enfant de cinq ans, Albina Michaud,qui offrit en même temps à M.le curé, au nom de tous et de toutes les élèves, un bouquet cueilli à son intention M.le curé fut touché de cette manifestation filiale et accepta le bouquet avec une visible satisfaction.très calme, saisissait la chaîne d'\u2019arrière, et, tout net, le train s'arrétait,\u2014 comme un caniche dont on attrape la queue.Marie était sauvée.tout simplement.Pour elle, les prodiges cofitaient peu.Il accomplit d\u2019autres exploits encore, et ne s\u2019en étonna pas.Dans toutes les chambres, le fantôme de la jeune fille entrevue s\u2019était assis au chevet des dormeurs, troublant leur raison de son doigt d\u2019ombre.Quand le soleil parut; il ne les trouva pas guéris.Il éclairait des fous \u2014 lucides \u2014 uoilà tout.CHAPITRE V En route pour l'inconnu, \u2014 On dort, on mange, on boit.\u2014 Marie parle.\u2014 Antony se montre.Donc, ce mardi matin de fin de septembre, à l'hôtel-buffet, en gare de Mourlac,les Cinq se réveillèreut avec la même image devant les yeux, le même nom sur les lèvres, Quatre avaient mal à la tête ; seul, Antony, autrement bâti, ne faisait pas la grimace névralgique.Mais, en dépit des malaises, tous étaient décidés ; et si la cervelle restait un peu confuse, le cœur, lui, savait ce qu\u2019il voulait.Quand ils se retrouvèrent dans la salle commune, Marie n\u2019était pas encore descendue.Ils s\u2019accueillirent avec politesse, mais un grain de froideur, un peu gênés par le souvenir des intimités de la veille.Théodore, cependant, offrit du siphon à Saturnin, du bicarbonate de soude à Rigobert, qui conseillait à Florimoud le jus de citron dans du café noir.Antony ricanait et commandait qua- \u2018tre côtelettes, Passons sur les examens et arrivons à la distribution des prix.Car il y en avait cette année, M.le curé ayant recueilli des dons volontaires suffisants pour offrir des livres aux plus méritants.oo Voici comment se fait la distribution des prix.Dans le cours de l\u2019année, les élèves reçoivent des bons points.Ces bous points ont la vague apparence d\u2019un chèque.Ils ont une valeur platonique qui varie de un à dix dollars.Les enfants conservent ces chèques qui leur servent À l\u2019achat de leurs prix, ceux-ci étant mis aux enchères.Voici la liste des élèves qui ont pu acheter des prix, et la valeur en ons points-monnaie dont ils ont pu disposer : Adalbert Roy.verrensirinn $163 Marie-Louise Bédard.153 Stanislas Michaud.137 Léopold Carignan.\u2026\u2026.132 Eva ROY.\u2026.v\u2026\u2026\u2026\u2026.000ov00 120 Eva Lacourse.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.123 Austin Keens .129 Louis Grenier.116 Albiny Roy.83, Wilfrid Carrignan .82 Odila Carignan.c.63 Camilia Vachon.eeems 60 Napoléon Girard.56 Albina Michaud.\u2026 55 Rosalie Cousineau.\u2026\u2026.00 Nestor Carignan.50 Stanislas Vachon.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.50 Samuel Michaud.\u2026.\u2026\u2026.50 Marie-Jeanne Bussière.\u2026.\u2026.40 Joseph Lacourse.40 Arthur Girard.40 Florence Bédard.25 Célanie Vachon.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.25 Edouard Brochu.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.15 Yvonne Brochu.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.15 Le prix d'excellence a été disputé entre Adalbert Roy, Louis Grenier et Stanislas Michaud.Ayant des titres égaux à la possession d\u2019un prix unique, il fallut recourir à l\u2019arbitrage de la courte-paille, qui favorisa Adalbert Roy.Le prix d\u2019assiduité fut remporté par Austin Keens, qui n\u2019avait pas de concurrent.Il n\u2019a perdu qu\u2019une journée pendant l\u2019année scolaire.Ajoutons que le jeune Austin Keens avait droit ex æguo au prix d'excellence.ll ne participa pas au tirage du prix uniquement pour lui retirer la chance de l'enlever peut-être à ses rivaux.Cela eùt été presque injuste puis- qu\u2019il était sûr d\u2019en avoir un autre qui ne lui était pas disputé.Après la séance, Marie-Louise Bédard, au nom de tous les élèves, a remercié M.le curé de sa sollicitude, dans un petit compliment fort bien tourné et fort bien exprimé.M.le curé a constaté avec salis- faction que l\u2019école d\u2019Agnès était bien disciplinée et que des progrès notables avaient été faits.Cette constatation vaudra sans doute à Melle.Anna Rodrigue, la dévouée maîtresse, une nouvelle gratification du département de l\u2019Instruction publique.Les deux années précédentes Melle.Rodrigue a reçu la récompense de ses persévérants efforts, et il serait incompréhensible que son zèle continu pût lasser la générosité des autorités.\u2014 Melle.Anna Rodrigue, institutrice est partie en vacances mercredi, Elle est heureuse de jouir d\u2019un repos bien gagné, mais comme il faut qu\u2019à toutes les joies se mêle un peu d\u2019amertume, elle emporte un fond de tristesse en quittant les ex- Ils l\u2019admirèrent, Marie apparut, pâle et grave, et le reste fut oublié.Tous recommencèrent à faire la roue, à s\u2019empresser : malgré sa résistance, elle dut se mettre à table et manger trois bouchées,\u2014 trois.non, cinq : Une pour Antouy.Une pour Rigobert.Une pour Florimond.Une pour Théodore.Une pour Saturnin.Puis elle but un verre de Bordeaux A la santé de Mme.Machu, et accepta une tasse de café pour complaire à Joseph.C\u2019était touchant.Timidement elle demanda sa note, car l'heure approchait Là-dessus, Joseph s\u2019étrangla de rire, et Mme.Machu remua négativement la tête de droite à gauche, et vice versa, ce qui signifiait : \u2018\u201c Vous ne devez rien.\u201d Marie se leva, très rouge, et, vivement, insista.L\u2019hôtelière répondit que ce n\u2019était pas la peine d\u2019en parler.que ces messieurs avaient compris sa dépense dans : la leur.La jeune fille s'indignait déjà.mais Florimond prit la parole, l\u2019air bon enfant : \u2014 Oui, cousine, je suis votre créancier pour sept francs cinquante ; soyez calme, je les réclamerai à Didier, anant même de lui dire bonjour.La nouvelle \u201c cousine \u201d sourit et n\u2019insista plus.Elle voulut aller prendre son billet pour Marseille, n\u2019ayant payé son voyage que jusqu\u2019à Mourlac, où elle comp- cellentes personnes parmi lesquelles elle vivait, notamment M.et Mme.Michaud chez qui elle était traitée comme un membre de la famille, De tels regrets font autant honneur à la famille Michaud qu'à Melle.Rodrigue.ST HUBERT DE SPAULDING.\u2014La distribution des prix à l\u2019école No.4, tenue par Melle D.Bernard, institutrice, a donné les résultats suivants : {re division, prix décerné a Al déa Brulotte ; 2e division, Onézime Brulotte; 3e division, Agnès Nadeau, qui a dit un compliment ; 4e division, Philippe Deslauriers ; 5e division, Cordélia Lachance ; Prix d\u2019assiduité, Virginie Nadeau Aldéa Brulotte a remercié les commissaires, au nom de lous les élèves, de leur sollicitude et de leur générosité.Et maintenant que tous ces enfants ont bien travaillé, il n\u2019est que juste qu\u2019ils jouissent des plaisirs de leur âge dans la belle nature du bon Dieu.SCOTSTOWN \u2014 Lundi soir 30 Juin, M.l\u2019abbé Castonguay, professeur de rhétorique au Séminaire de Sherbrooke, était l'hôte de notre curé M.J.E.Lemieux.M.Castonguay est allé passer une quinzaine de jours de vacances chez son parent M.l\u2019abbé D.Bernier, curé d\u2019Emberton\u2014 M.Pierre Gingras, résidant à Scotstown, nous quittera bientôt pour les Etats-Unis.M.et Mme.Gingras emporteront avec eux les meilleurs souvenirs de ceux qui les ont connus.\u2019 \u2014 M.le notaire Thibodeau, de Mégantic, étail de passage à Scolstown le 2 du mois, en route pour La Patrie et Emberton, pour affaires personnelles.\u2014 La fête de la Confédération a été célébrée ici.Un grand nombre de citoyens, quelques-uns avec leur dame, sont allés faire une excursion au lac Monfette.Plusieurs sont revenus enchantés de leur promenade.Tout en goûtant les plasirs du lac, et du site enchanteur, on a tendu la ligne et quelques-uns, entr\u2019autre M.God.Roy, ont fait une heureuse pêche.\u2014 On a appris avec psine la mort de M.Chrysostôme Roux, brave citoyen de Tingwick, arrivée le 19 juin dernier.M.Roux était bien connu à Scotstown et ÿ comptait un rand nombre d\u2019amis.M.Roux était âgé de 66 ans.Sa fille a épousé M.Frs.LeBlanc, menusier.PIOPOLIS.\u2014 Dans le courant de la semaine dernière, M.J.À Gaudet, avocat de Lac Mégantic, a tenu sur les fonts baptismaux la fille de M.Archelas Gagné, à qui on a donné les noms de Fernande-Yvette.La marraine était Melle Albina Gaudet.Naiveté d\u2019enfant.On annonce a Lili qu\u2019elle a une petite sœur.\u2014Quel bonheur ! s\u2019écrie-t-elle.Et, se tournant vers le porteur de la bonne nouvelle : \u2014Maman le sait ?Abonnez-vous à la « Paz\u201d $1.00 par année.se rendre au guichet.C\u2019 était vrai : pour pour changer son billet de seconde classe en un de premièue.Il revint avec les deux tickets, \u2014 Combien vous dois-je, monsieur ?demanda Marie\u2014 Douze francs six sous, repartit effrontément Théodore impertubable.Tous se regardèrent et se mordirent les lèvres.En réalité, le billet coûtait soixante- quinze francs.D'ailleurs, Théodore lui-même n\u2019y comprenait rien, ne se reconnaissant lus.C\u2019était la première fois de sa vie avare et bourgeoise, qu\u2019il était généreux surtout discrètement.Il ne savait pas, en conscience, d\u2019où ni comment semblable idée lui était venue.N'importe, ce fut avec plaisir qu\u2019il empocha les douze francs six sous.On ne change pas complètement sa nature en un jour.surtout les gros hommes ; leur cœur est si loin dans leur poitrine.Entraînés, rendus jaloux par les sept francs cinquante de Florimond, et les douze francs six sous de Théodore, \u2014 les trois autres Dubois cherchaient le moyen de faire, eux aussi, quelque chose pour Marie; ils s\u2019ingénièrent à la dépense, Comme on avait devant soi huit heures de route, avant la première station sérieuse, Antony fit empaqueter, empailler six bouteilles de champagne.Rigobert exigea une galantine ; Satur; nin voulut des gâteaux et du madère- tait retrouver son amoureux en fuite.Théodore s'en chargea.| Il avait lui-même besoin, disait-il, de Joseph se multipliait, attendri, pris d\u2019un dévouement sans limite pour ces gens admirables dont le séjour de dix- huit heures au buffet entretiendrait les LA PAIX NOTES.\u2014M.Moise Huberdeau, cultivateur, à Chambly, est mort victime d'un triste et banal accident.Il se rendait lundi à Montréal où il devait vendre un voyage de foin, lorsqu'il est tombé du haut de sa charge.L'ambulamce de l'Hôpital Notre.Dame, de Montréal, fut mandée sur les lieux, mais à son arrivée l\u2019interne ne put que constater la mort.Il n\u2019est pas probable que la chute seule ait entraîné le trépas du malheureux ; il souffrait d\u2019une maladie de cœur, et l\u2019on croit fque le choc aura déterminé une lésion mortelle.\u2014Les droits douaniers perçus par le port de Toronto cette années'élèvent à 86,007,645, contre 85,810, 785 en 1901.Soit une augmentation de 8696,860.\u2014~Le moulin de la Nova Scotia Pulp Co.à Halifax, a été incendié mardi dernier.Les pertes sont évaluées a $40,000, alors qu\u2019il n\u2019yavait que $9,750, d\u2019assurances.\u2014 L'état de la santé du Roi allant toujours en s'améliorant, les médecins de Sa Majesté n\u2019ont pas cru devoir continuer la publicaiion de leurs bulletins journaliers.-\u2014 La banque de Leipzeg, ( Allemagne} qui a fait faillite il y a un an, est aujourd\u2019hui en état de distribuer 14.500.000 marks ( $ 3.625 000 ) à ses créanciers.Si la Banque du Peuple et la Banque Ville-Marie en avaient fait autant ! .\u2014 On assure que les récoltes du Nord-Ouest seront magnifiques cette année.Le blé surtout, qui n\u2019a nullement souffert de la gelée.\u2014 On dit, dans les cercles qui se prétendent bien informés, que le C.P.R.doit acheter le chemin de fer de Monfort afin de faciliter le transport du bois.\u2014 L'honorable A.G.Blair fait actuellement son inspection annuelle de l'Intercolonial.Il est maintenant à Halifax\u2014 Le sénateur Bailly, du Texas, et son collègue Beveridge, d'Indiana, se sont livrés à un pugélat extra- parlementaire à Wasington.Get incident brutal est la suite de paroles amères échangées entre les deux honorables au cours de la dernière session.\u2014 L'Album Universelle de cette semaine offre sur sa première .page, u2 fort beau portrait de M.Ludger Lucier, le doyen des maires de la province de Québec.Voilà trente- trois ans qu\u2019il est maire de la paroisse Ste.Brigide, Co.Bonaventure, VARIETES.LA OUATE ET LES CHENILLES.M.le commandant Mahan, du corpsdu génie des Etats-Unis d\u2019Amérique, veut bien nous communiquer un moyen simple de mettre les arbres à l\u2019abri des ravages des chenilles.Le procédé est celui que l\u2019on emploie généralement aux Etats-Unis avec succès pour empêcher les insectes de nuire aux arbres, et en particulier aux marronniers.Peut-être le procédé pour- rait-il être appliqué, avec le même succès, aux insectes qui ravagent nos arbres.En principe, on a cherché à barrer la route aux chenilles, de façon à les empêcher de parvenir aux branches et aux feuilles.Halte-là.Et, pour empêcher l'invasion, on entoure tout bonnement le tronc des arbres d\u2019une ceinture de ouate à une hauteur d\u2019environ six pieds du sol.Cette ceinture à une largenr de douze à quinze pouces et une épaisseur de 1 pouce à | pouce et et demi.Les chenilles ne peuvent franchir l\u2019obstacle.\u2014d\u2019ai vu souvent, nous écrit M.Mahan, surtout dans la matinée, des centaines de chenilles arrêtées sous la ceinture de ouate.J'en ai vu souvent qui arrivaient jusqu\u2019à la ceinture protectrice, mais je n\u2019en ai pas remarqué qui l\u2019aient dépazsée.L'arbre est ainsi protégé et rien de si facile, d\u2019ailleurs, que de faire tomber les insectes avec une brosse et de les détruire ensuite.Chaque arbre, naturellement, doit porter sa ceinture.J'espère que la méchode que M, le commandant Mahan a l\u2019obligeance de nous faire connaître sera efficace et je serais très heureux si elle pouvait vraiment sauver nos arbres forestiers et fruitiers des ravages désastreux des chenilles de toute nature qui pullulent, surtout depuis que l\u2019on fait si imprudemment la guerre aux petits oiseaux.EE rer LA REINE VICTORIA ET SES ENFANTS.L'éducation de ses enfants prè- occupait beaucoup Victoria.Pen-! dant toute leur première enfance elle ne leur voulut pas d'autre institutrice qu'\u2019elle-même, et insista pour faire leur éducation religieuse.C'était, d\u2019ailleurs, le seul moyen d'éviter à la cour des querelles de sectes.Quand il fallut choisir des précepteurs et des gouvernantes, ce fut un gros souci.Le précepteur du prince de Galles, M.Birch, eut heureusement le don de se faire à la fois aimer et respecter par toute la famille royale.La princesse royale était admirablement douée.Tout en elle annonçait une admirable intelligence et un caractère des mieux trempés.Ses défauts d\u2019enfant étaient, comme ses qualités, très apparents.Elle fut souvent punie pour son orgueil.D'après un écrivain américain, \u2014qui dit tenir l\u2019anecdote de la source la plus autorisée, mais de qui nous ne nous portous point garant,\u2014la plus sévère le- con qu'elle ait reçue lui vint de la reine.À treize ans, voyageant un jour en voiture avec sa mère, elle était déjà plus sensible qu\u2019il ne convenait aux respectueuses attentions des jeunes officiers de l\u2019escorte, et s\u2019amusait à faire flot« ter son mouchoir, tenu d'une main négligente à la portière.La reine suivait d\u2019un œil discret ce manège d'enfant.Tout à coup, le mouchoir tombe, emporté par un coup de vent qui, sans doute, n\u2019était pas le seul éoupable.Deux ou trois jeunes héros mèt- taient déjà pied à terre pour le ramasser.Mais la reine fait arrêter la voiture.\u2014Vous ramasserez vous-même votre mouchoir, ma fille, dit-elle.Et, d\u2019un geste, ello arrêta les officiers.La jeune princesse dut, après quelques secondes de résistance, descendre dans la boue, non sans un peu de rouge au front, et, devant toute l'escorte, elle retourna jusqu\u2019au point où était tombé le mouchoir, qu\u2019elle rapporta.Le prince de Galles était plus turbulent, mais plus souple.Il contait avec une extraordinaire vivacité.La princesse Alice était toute grâce et toute bonté.Lady Paget raconte, dans le \u201c XIXth Century \u201d de février 1902, que le futur duc d\u2019Bdimbourg, alors âgé de cinq ou six ans.s\u2019étant \u2018 aperçu qu'un fonctionnaire de la cour portait de faux mollets, s\u2019amusait à planter, dans le gras de ses jambes, des épingles munies de drapeaux.Le petit prince Léopold eut la passion des cheveux et choisissait le plns jolies dames de la cour pour leur proposer, avec un air câlin, de les aider à se peigner.Les anniversaires des enfants étaient toujours marqués par quelque solennité.Point de soirée de Noël qui ne leur fit consacrée.Le sapin classique s\u2019allumait pour eux chargé de simples présents.Elevés d'une ; façon très stricte, ils y prenaient autant de plaisir que les enfants de la plus pauvre famille de Londres.C\u2019est à ces devoirs, c\u2019est à ces pures jouissances de famille que la reine donnait toutes les heures dérobées aux obligations de son état.Le métier de reine, en effet, quand on l\u2019exerce comme faisait Victoria, devient le plus assujettissant des métiers.ABEL CHEVALLEY.FAITS DIVERS \u2014 Les chemins de fer en exploitation dans tous les pays du monde qui n'aiteignaient que 5.881 milles en 1840, se sont élevés à 454.326 milles en 1870 et à 592.926 milles à la fin de 1900.L'augmentation a done été de 149.205 milles pendant la période trentenaire de 1840-1870, et de 437.940 milles pendant les trente.dernières années du siècle.\u2014 À Tours ( France ), trois mille personnes environ ort assisté à minuit, au parc de la ville, à l\u2019exécution du plus grand des éléphants savants du cirque Barnum.La bête était subitement devenue folle, elle avait brisé ses chaînes et essayait de tuer son gardien tandis que le cirque au complet se rendait à la gare du chemin de fer.On dut l'exécuter sur le moment même.Deux cents hommes étaient attelés à la corde qui devait étrangler l\u2019éléphant.\u2014A l'issu du consistoire tenu à Rome il y a trois semaines, le pape a prononcé une brillante allocution.Après avoir remercié Dien d\u2019avoir préservé sa vie, le pontife a exprimé sa reconnaissance pour les pele- rinages à Rome et a déploré les actes des ennemis de la foi catholique, qui cherchent À détruire le christianisme à Rome en propageant l\u2019hérésie, le protestantisme et la pornographie, et par les écrits, les discours et les représentations théâtrales.\u2014Un employé de la Banque de France qui était chargé de la garde des valeurs déposées en nantissement, a soustrait un certain nombre de ces dernières et, par l\u2019entremise d\u2019un ami, emprunta de l'argent sur ces mêmes valeurs à la banque elle- même.La somme ainsi escroquée à la banque s'élève à 890,000.\u2014Nous ne sommes pas seuls à souffrir du mauvais temps.Une lettre de France nous apprend que le vent, la pluie, le froid et la grèle ont faits de grands ravages dans les récoltes au nord et à l'ouest de la France.Quelques-uns des plus beaux vignobles de Champagne sont détruits.Dans quelques localités ces vignes précieuses ont été déracinées et entrainées le long des collines.Les pertes subies en Champagne sont §valuses à 3 millions de dol- ars.\u2014Le gagnant de la course du Grand Prix de Paris, d'une valeur de $40,000, est une pou:iche alezane, appartenant à M.de Saint-Alary.Le cheval anglais s\u2019est laissé battr e honteusement.M.de Lanessan, ex-ministre de la marine en France, avait acheté les plans d\u2019un nouveau bateau sous- marin, dû au génie de M.Baron.M.Pelletan, le ministre actuel, n\u2019a rien changé à l'opération, sinon qu'il a donné ordre de construire vingt bateaux de ce modèle.\u2014 Le service est fait, en Ghine, par des facteurs qui parcourent de longues distances.On exige de ces fonctionnaires qu'ils soient bons coureurs et courageux.Bons coureurs, cela s'explique aisément, mais pourquoi courageux ?\"C'est que le Chinois est peureux, qu\u2019il a une folle terreur des revenants, et que si dans les Lénêbres il croyait voir une apparition, il jetterait aussitôt son sac de missives.et se sauverait au plus vite devant le fantôme imaginaire.De plus, il peut être appelé à défendre sa vie et ses dépêches.Pour s'assurer qu\u2019il est en mesure de se défendre contre toute agression, voici à quelle épreuve on soumet les facteurs chinois.On enferme le postulant dans une chambre au plafond de laquelle pendent des sacs de sable au bout de longues cordes ; il doit se placer au milieu de ces sacs et les mettre successivement en branle par de forts coups de -poing, mais se garder en même temps d\u2019être touché par eux, soit par devant, soit par derrière ;- chaque sac représente un ennemi: Si notre homme est cogné une seule fois par l\u2019un d\u2019eux, il est déclaré impropre au service.0, | s\u2019ensuit que les facteurs chinois doivent être d\u2019une assez jolie force sur la boxe.LA PAIX Sera envoyée gratuitement, à titre de spécimen, jusqu'au No.3, portant la date du 5 juillet.À partir de cette date, nous considère- rons comme abonnées les personnes qui ne nous auront pas donné un avis contraire.ETAT-CIVIL.Paroisse pe Lac MÉGANTIC.NAISSANCES, \u2014 Le ?juillet, l'épouse fe Michel Bolduc, du village d'Agnès, une e.DÉCÈS, \u2014 Alfred Lamontagne, 8 ans fils de Narcisre Lamontagne, de Ditchiiell., \u2014 Florine Lageniire\u2019 3 ans, lille de Philippe Legendre, du Luc Megantic.ERDU.\u2014Une montra de dame, en or, avec une polite chaine dite châtelai- 1e, se plaçant à lu ceinture.Ce bijou a élé perdu jeudi soir vers 8.30 heures entre le pont d'Agnès et la traverse du chemin de fer, sur l'Avenue des Erables.Le rapporter au bureau du journal, contre une récompensé honnête.1-3 A.BECIGNEUL, L.L.L.AVOCAT Etude : RUE DES ERABLES En face de la Banque LAC MEGANTIO 2 J.A.GAUDET, L, L.L.AVOCAT Commissaire per dedimus potestatem Commissaire de la Cour Supérieure LAC MEGANTIC, Avenne des Erables 4 MAISON DE CONFIANCE \u2014_\u2014 JOS DION Ferblantier Plombier Pose les fournaises, éviers, bains, ete, se charge de tous ies travaux yni concernent son étal, à des prix qui déflent tonte concurrence.Marchand de fer, de pompes, de tuyaux de fer et de grès, de chaux, de ciment, de briques, etc.Entreprises de Pompes Funèbres Toujours en magasin des cercueils de Loute grandeur.ECURIE DE LOUAGE de premier ordre.Avenue des Erables, Lac Mégantic, 3 LOUIS BÉCIGNEUL Importateur et marchand de VINS et LIQUEURS.GROS ET DETAII.Embonteilleur des célèbres BIERES et PORTER das la SILVER SPRING BREWERY CO.LIQUEURS DOUCES, EAUX MINERA.LES el gazeusesde J.H.BRYANT de Sherbrooke, Que.: CIGARES domestiques et importés.5 UNION HOUSE LAKE MÉGANTIO, Qué.C0.HB.COUNTER 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Saturnin monta, Théodore se hissa, et la portière battit violemmeot, isolant les personnages.L\u2019éternel coup de sifflet déchira l\u2019air ; le convoi s'ébranlait, doucement d\u2019abord ; puis, rapide, il fila.Sur le quai, Mme.Machu, les yeux mouillés, les doigts écartant la jupe, multipliait les révérences ; Joseph, troublé'dans son scepticisme, agitait mélancoliquement sa serviette au-dessus de sa téte, comme un denier adieu.Et la gare retomba dans sa quiétude êt sa monotonie.Le train roulait, D'abord un silence de gêne pesa sur \u2018Marie, dans un coin, en avant, paraissait dormir ; troublée au fond du cœur, se demandant pourquoi tous ces hommes l'avaient suivie ; ennuyée de leur présence à ses côtés, devant elle.Ils l\u2019enveloppaient.Puis, elle réfléchit que tous, comme elle, se rendaient à Marseille ; donc, leur conduîte était naturelle ; et sa malheureuse dépêche, en arrêtant les Cinq, avait, seule causé le mal, si le mal existait.Penchés à la portière, ils admiraieut les beautés du paysage, signalaient les villes aperçues, les châteaux dominateurs, Ils discutèrent agriculture, fortification, architecture, citèrent Vauban, Le Notre, Sansovino et Palladino ; puis, le cours des rivières calmes les ramenant à des idées.moins hautes et plus rêveuses, ils vantèrent les douceurs de la pêche à la ligne ; les futaies et des vol de corbeaux lourds sur les champs moissonnés firent naître les histoires de chasse,~ et, dès lors, on ne tarit plus.Chacun la sienne,\u2014 comme les chansons du dessert dans les noces de banlieue ; le dernier qui parlait tenait à surpasser les autres, prodiguant les mensonges dans des amoncellements de couleur,\u2014 et le conteur louchait du côté de Marie, heureux s\u2019il la voyait s'intéresser.Le baron de Crac eût été satisfait, l'assistance en voyage.Encore une fois, comme à chaque situation nouvelle, ces gens se retrous | vaient étrangers, et cherchaient des pa-, roles banales quelconques (car, d\u2019esprit, il n\u2019était plus question ), mais qui rompissent au.moins l'embarras \u2018des : tête-à-tête sans cause, improvisés.- Mais, comme on le pense bien, dans ces aventures violentes, c\u2019était Antony qui toujours imposait le mot définitif.Il aurait fait ceci, cela.\u2014 Pour appuyer son dire,il avançait des poings énormes sous le nez des interlocuteurs qui ne sohgeaient plus à le contredire.ou bien, il haussait dédaigneusement les épaules, renflant le dos, écartant les jambes, et siffläit une fanfare de sa composition.\u2018 Pourtant il n\u2019avait jamais chassé.Chasser quoi ?.\u2026 Chasser ?.il n\u2019y avrait plus d\u2019aurochs, de mammouths, de léviathans, de mastodontes, \u2014 eh bien, alors, est-ce que cela en valait la peine ?Frrutt ! ! Son insolence exaspérait la galerie\u2026 mais qu\u2019y faire?On n\u2019était guère plus cousin dans le wagon en route, Rigobert surtout enrageait.Saturnin s'installa, et dans l'intérêt.de sa cervelle pesante, douloureuse encore, résolut de dormir, et y réussit.Théodore l\u2019imita.Florimond tira ses tablettes, invoqua la Muse en contemplant Marie, et s\u2019absorba dans le rêve compositif.Quand Rigobert et Antony, à propos de tout, à propos de rien \u2014 l\u2019un avec l\u2019accent ellemand, l\u2019autre avec un bredouillement apoplectique \u2014 eurent épuisé leurs sarcasmes, tout le monde se tut ; les uns sommeillaient ; les autres, pris d'un vertige très doux, suivaient, dans l'encadrement des fenêtres, veillèrent peu à peu de Téüf sommeil ou de leur torpeur ; quelques bâillements furent étouffés ; on s'étirait les bras, les jambes, discrèrement, puis les paniers de provisions furent entamés.\u2014 Donne-moi de ce que tu as, je te donnerai de ce que j'ai,\u2014 devint la phrase naturelle à toutes les bouches, et la bonne harmonie régna de nouveau, grâce au partage impartial des vivres.Le cœur et l'estomac sont des.voisins très proches.De par son champagne, Antony se trouvait sympathique, et lui-même fit des avances émues à Rigobert, à cause de la galantine.Saturnin offrit le dessert.Tous se montraient enchantés, car, malgré sa tristesse, Marie accepta sa pari du festin impromptu avec I'appétit révolté de la vingtième année, qui réclame et parle haut, en dépit des circonstances, La fringale est contagieuse, communicative ; ce futjun abatage énorme de nourritures baroques ; et rien ne lie des convives d'occasion comme ces repas où les fourchettes sont remplacées par les doigts, ch chacun tette à même au le défilé successif des paysages renou- \u2018 goulot des bouteilles, dans un joyeux velés ; et les arbres semblaient courir, | mépris des usages et des bienfaits de saluant de la tête, aux deux flancs du \u2018la civilisation.convoi impassible, peinant vers le but | désigné.Marie songeait à Didier.Où était-il ?Que faisait-il?Le reverrait-elle jamais ?Alors, pressée de questions, Marie raconta son histoire.Elle dit sa vie toute sinple, ses jeunes amours, ses espérances, puis l\u2019écroulement subit de ses projets et de ses rêves,sous le poids de l'égoïsme humain, Et sa pensée marchait plus vite que par un coup de vent de fortune ironique.le train, à tôute vapeur,emportant dañs | Chaque fois qu\u2019elle prononçait le commencèrent à douter qu\u2019ils supplantassent jamais ce fiancé tant chéri.Mais accun n\u2019en laissa rien paraîére, réservant l\u2019avenir, avec hypocrisie.Tous, au contraire, parlant à la fois et très haut,chaleureusement,mttaiaent à son service leur personne, leur temps, leur bourse, jurant à qui mieux mieux de le lui repêcher, son Didier | Et Marie consentit à reprendre courage.' \u201cDe la sorte s\u2019écoulèrent les huit heures de route, entre Mourlac et Bouffigny, cinquante minutes d'arrêt pour le diner.Or, aucun Dubois, ni la jeune fille, ne pouvait avoir faim, après les distractions masticatoires du voyage.\"Ils entrèrent cependant au buffet pour prendre du café,et parce que la destinée tragique le voulait ainsi.A une table voisine de la leur, s\u2019em- piffrait monstrueusement un homme roux, poilu, très grand, d'aspect désagréable et brutal.Lui aussi était descendu à Bouffigny, du convoi en destination de Marseille ; depuis quelques minutes, tout en bâfrant, en engloutissant des morceaux énormes de viande rouge, il fixait obstinément des regards insolents sur Marie ; la pauvre fille, obsédée, rougis- ait et tournait la tête, sans oser se plaindre; à qui, d'abord ?; Le premier, Florimond, toujours nerveux, s\u2019aperçut de ce manége et à voix basse, cnmmuniqua ses impressions 2 ses quatre pseudo-cousins, Aussitôt qu\u2019il eut compris, Antony fit volte face, toisa l'étranger, en claquant, des mâchoires, comme un gorille qui son élan mécanique tant d'intétêts, taht \u2018nom de Didier, c'était avec extase, avec de passions, de sentiments divers.tout son cœur.Vers cing heures, les voyageurs seré- | Et les Cinq, en faisant la grimace, réncontre un ours.(À suivre) | 4 4 PRT A SE or Sri nos Te I prete are "]
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