Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 24 septembre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le samedi, 1892-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" < rJ-fV'S*?£»r V.^ « LÎ^HfcT>:VV\\'u Mjl æS$Jd jft iMM 3k$wmedi/ OL.IV NO.16\tMONTREAL.24 SEPTEMBRE 1892\tPar Annee, $2.50 Le Numéro 5 Ct».MONTREAL, 24 SEPTEMBRE 1892 IFIIN- DIE SAISON 2 LE SAMEDI PINCÉES PE CONSEILS MOTS D\u2019ENFANTS (Journal Hkbdomadairk) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE, SCIENTIFIQUE ET SOCIALE, OE3A1IE X>TX S'OTER DOMESTWCTE.REDACTEUR; LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.\u2014Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AVANCE) jPriax du Nunxero, S OeütlnH.LE HOMARD A L\u2019AMÉRICAINE Prenez un beau homard, puis, sur sa carapace, Posez une main ferme, et quelque saut qu\u2019il fasse Sans plus vous attendrir à des regrets amers, Découpez, \u201ctout vivant\u201d, ce cardinal des mers.Projetez, tour i\\ tour dans l\u2019huile, Chaque morceau tout frémissant ; Sel, poivre, et puis\u2014chose facile\u2014 Un soupçon d\u2019ail, en l\u2019écrasant, Du bon vin blanc, de la tomate, Des aromates à foison, Se mêleront à l\u2019écarlate De la tunique du poisson.Pour la cuisson, c'est, en moyenne, Trente minutes, à peu près.Un peu de glace et de cayenne Pour la finir.et puis c\u2019est prêt.Ozanne.S\u2019adresser pour les informations, leB abonnements et les annonces aux gérants, MM.Poirier, Bessette & Ci k, No.510 Rue Craig, ou par lettre LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTRÉAL, \u201824 SEPTEMBRE 1H92.Pour avoir une belle figure.\u2014Plongez votre ligure dans du luit et ensuite, lavez-la avec de l\u2019eau chaude.Frictionnez-vous avec un peu de glycerine et de l\u2019eau de rose, et appliquez un peu do poudre de toilette.La peau deviendra alors, parfaitement blanche, Si vous mettez un peu de glycerine sur le bord de vos paupiers vos cils deviendront très longs.Cm Ml JSPUftf A toute chose il y une lin ; excepté pour les réparations d\u2019une maison neuve.L\u2019avenir d\u2019un jeune veau est une chose très incertaine : il ne peut pas savoir s\u2019il restera veau, ou s\u2019il deviendra soupe à la tortue ou salade au poulet.\u201cJe n\u2019ai jamais aimé, disait un père à son ami, le vieux professeur de piano de ma lille.L\u2019heure était b, peine finie, qu\u2019il partait aussitôt.Aujourd\u2019hui, j\u2019ai engagé un jeune artiste d\u2019avenir qui ne regarde jamais à une demi-heure ou une heure d\u2019extra.\u201d FAUT PAS S\u2019EXCITER La scène se passe en Allemagne.Un jeune otlicier est très occupé dans son bureau.Le téléphone sonne.Le jeune officier.\u2014Dégoûtation ! Nous ne pouvons plus travailler tranquillement.(Allant au téléphone).\u2014Bien, qu\u2019est-ce qu\u2019il y a 1 La voix.\u2014Je voudrais parler au général.Le jeune officier, (persiflant).\u2014 Au général 1 Vraiment ! Qui êtes-vous donc?La voix.\u2014Je suis Guillaume.Lejeune officier.\u2014Guillaume ! Guillaume qui 1 La voix.\u2014Je suis l\u2019Empereur et je désire parler au général.Tableau.IL FAUT SE MÉFIER DES CONTREFAÇONS Un chercheur de bouts de cigares en ramasse un superbe qu\u2019il se mot de suite au bec : \u2014Ah ! pouah ! qu\u2019est-ce que ça 1 En v\u2019ià un Crème do la Crème ! Ces sacrés chiens n\u2019en font jamais d\u2019autres.pouah ! PUNITION AIMÉE M.Jeuneveuf.\u2014Aussi, c\u2019est sa faute, c\u2019est elle qui m\u2019a forcé h boire.Mlle Pincebec.\u2014Pouvait-elle vous inlliger quelque chose de plus agréable?LE COUP DE FOUDRE I \u2014Quelle pluie ! Brrr ! Pt/fit II \u2014Quelle./ WM; Wf/if' III \u2014Quoi ! IV \u2014L\u2019imbéoille ! \u2014La grue ! fe | , Fernand.\u2014Que je suis fatigué, maman! Je viens do scier du bois avec Edouard.La mire.\u2014Combien en as-tu cié?Fernand.\u2014Moi ?J\u2019ai fourni la scio.HOMME D\u2019ACCOMODATION L\u2019avocat.\u2014 Mon compte s\u2019élève à vingt-cinq piastres.Le client.\u2014 Comment cela ?Le montant pour lequel je poursuis n\u2019est que de vingt piastres ?L'avocat.\u2014Eh bien ! comme je ne veux rien vous faire perdre, disons vingt piastres.LÀ COMME A BIEN D\u2019AUTRES PLACES IjU dame.\u2014Dites donc, il est bien maigre votre lait, on ne peut jamais avoir de crème.Le vendeur de lait.\u2014 Madame, c\u2019est que la crème est tellement épaisse qu\u2019elle va au fond.REMÈDE EXTRAORDINAIRE Le client.\u2014Docteur, je viens vous remercier de votre excellent remède.Le médecin.\u2014 Je vous ai soulagé, n\u2019est-ce pus?Combien de bouteilles avez-vous été obligé do prendre?Le client.\u2014Pas moi; mais ma belle-mère.Elle est morte à la seconde.UN QUI PROMET Alfred.\u2014Tiens, papa, je te remets le cinquante centins que tu m\u2019a donné pour aller au cirque ; je crois que tu ferais bien de m\u2019acheter des billets de la Tombola p ur l\u2019hôpital Notre-Dame.Le père.\u2014Toi, au moins, tu es un bon petit garçon, tu as du cœur ; Alfred.\u2014Je vais te dire.Mon petit ami Raoul s\u2019est acheté un canif.Il va fendre la toile du cirque et nous entrerons tous les doux pour rien.LES EFFETS DE LA RÉCLAME Le visiteur.\u2014Ainsi, vous ôtes décidée à ne pas vendre votre jolie maison ?La dame.\u2014Oui ; nous l\u2019avions mise en vente ; mais après avoir lu les superbes annonces faites par notre agent, mon mari et moi, nous nous sommes dits qu\u2019il serait trop triste d\u2019abandonner une si belle propriété.Nous ne la savions pas si désirable.OH! POÉSIE! Louis.\u2014Ainsi, tu lui as envoyé une poésie 1 Paul.\u2014Oui.Louis.\u2014Que t\u2019a-t\u2019elle répondu 1 Paul.\u2014Elle m\u2019a dit qu\u2019elle a beaucoup admiré ma lettre, mais qu\u2019elle n\u2019a pu comprendre pourquoi chaque ligne commençait par une lettro majuscule.SOCIÉTÉ EN COMMANDITE M.de Larisée.\u2014Moi, personno ne m\u2019admire.Mlle de Lalapisserie,\u2014Et moi non plus.M.de Larisée.\u2014Alors formons une société d\u2019admiration mutuelle j\u2019admire vos beaux yeux ; et vous ?Mlle de Lalapisserie.\u2014Moi, j\u2019admire votre bon goût. 3 LE SAMEDI QUI FUT DIT FUT FAIT ¦Vs \" os®**-A- Artisteenthousiasmé.\u2014Quel paysage ! Parole d\u2019artiste, c\u2019est moi oui vous le dis ; il y aura bientôt un tableau ici.Colporteur de chromos.\u2014Vn tableau ! Vous ôtes en veine l< superbe.Deux piastres et demi seulement avec le cadre.n voici un LE DIABLE TROMPÉ ( L K G EN DE O Kl ENTA I,e) Les Arabes ayant labouré un champ, le diable survint et leur dit : La moitié du inonde m\u2019appartient ; il me faut la moitié de votre moisson.Les Arabes proposèrent au diable la moitié qui est sous la terre, mais il exigea celle qui s\u2019élève au-dessus du sol.Alors les Arabes semèrent des navets, et quand la récolté fut venue, ils prirent les racines et le diable n\u2019eut pour.lui que les feuilles.L année suivante le diable en colère s\u2019écria : Il me faut la partie de la moisson qui est cachée sous la terre.Alors les Arabes semèrent de l\u2019orge et du blé, et quand le temps do la récolte fut venu, ils prirent les épis et le diable n\u2019eut que les racines.UNE SURPRISE Lejeune âge aime à se moquer et à rire de ses semblables.Pourquoi cela 1 Un individu, appro chant la quarantaine, entre, l\u2019autre jour, dans un établissement, remplis de jeunes employés.Son costume lui donne un peu l\u2019air campagnard et scs manières semblent l\u2019aflirmer.Pendant une minute, il regarde autour de lui d\u2019un air embêté ; alors il demande à un commis de lui montrer le téléphone.Le commis, tout en faisant à ses camarades, un signe qui leur promettait du plaisir, le lui montre.L\u2019individu se rend à l\u2019appareil, le regarde, l\u2019examine, passe ses mains sur toute la boîte et finit par en décrocher le cylindre qu\u2019il s\u2019applique aussitôt à l\u2019oreille ; et là, immobile, il semble attendre la voix mystérieuse qui doit lui poser une question.Après une minute d\u2019attente, il remet à sa place le receveur et regarde autour de lui.Les commis se faisaient des signes et commentaient à jubiler.L\u2019inconnu reprend do nouveau l\u2019instrument ; le met à son oreille et écouta encore.Puis, il frappa des petits coups discrets sur la boîte do transmission.Enfin, il se décide à dire un petit Hello ! timide.A ce moment le fou-rire gagna les commis qui se tordaient.Lun deux s\u2019approche du malheureux et lui enseigne quoi faire.Remettez 1 appareil sur son crochet, tournez le petit bras de la clochette, là à droite de la boite, et ensuite vous remetterez l\u2019appareil à votre oreille et vous attendrez qu\u2019on vous réponde.Mais, 1 ami, répond l\u2019autre tranquillement, je sais aussi bien que vous ce qu\u2019il faut faire ; je suis l\u2019inspecteur de la compagnie, et je voulais voir si votre téléphone fonctionne bien.LA NUIT TOUS LES CHEVAUX SONT GRIS Un fermier s\u2019était rendu tellement insupportable à ses voisins, que ceux-ci se décidèrent à lui jouer un bon tour.Par une soirée des plus noires, on vient l\u2019éveiller en lui disant qu\u2019un maraudeur lui a pris son cheval.Le fermier en colère, demande par où s\u2019est enfui l\u2019effronté voleur.\u2014Par la rente, à gauche, répond un voisin.AVANT É\u2019ÉLECTRICITÉ DEUX ANCIENNES FLAMMES.\\ V/ wmz mm J y cours, dit le fermier transporté.\u2014Tiens, prends mon cheval si tu veux, lui dit l\u2019un des assistants.11 monte en selle et part ventre à terre, à la poursuite du voleur.Il marche toute la nuit, et quand le jour parait il s\u2019aperçoit qu'il monte son propre cheval.RAFFINEMENT DANS LA RUSE Une dame se promène en voiture avec son po-tit chien sur les genoux.Après un certain temps elle le met par terre ; histoire de lui faire prendre un peu d\u2019exercice.Le petit chien voulut bien courir quelque distance, mais gâté comme il l\u2019était, il fait mine de vouloir embarquer do nouveau.Mais sa maîtresse est implacable; elle sait qu\u2019il a besoin de se délasser.lout à coup, elle entend un cri déchirant, et sa petite bête revenir sur trois pattes seulement.Idle anetc la voiture, reprend son chien sur ses genoux, et aussitôt celui-ci se tait.C\u2019était tout simplement un truc du petit rusé qui n\u2019avait jamais eu de mal à la patte.Go n\u2019était pourtant qu\u2019un chien, mais il était aussi malhonnête qu\u2019un homme.COMME QUOI LE CH1 EN EST L\u2019AMI DE L\u2019HOMME \u2014Attends-moi; ici Fido, criait un individu à son chien en entrant dans un restaurant.Le chien reste naturellement à la porte tandis quo l\u2019individu se fait servir en dedans un copieux dînor qu\u2019il dévore gloutonnement.Sous prétexte de faire manger son chien, il prend quelques restants dans une assiette ot va les porter à la pauvre bête affamée.Le propriétaire s\u2019apercevant que l\u2019étranger prend du temps à revenir, va voir co qu'il fait, mais que découvre-t-il ?une assiette vide.Le misérable n\u2019avait pas plus de chien quo sous la main.LONG FEU L\u2019ami.\u2014Comment est votre famille ?Le père.\u2014Assez bien, merci ! L'ami.\u2014Vos filles sont-elles mariées?Le pi re.\u2014Non, et je nu puis pas comprendre pourquoi elles no partent.pas.I ton té divine, elles se mettent pourtant assez de poudre. 4 LE SAMEDI LE LONG ET LE COURT DE LA CHOSE ,/J.I -Peut-être supposez-vous que je 11e puis pus supporter une femme.AW.Jüh! non, puseelu.U question est .le savoir si une femme vous trouvera supportable.LA RÉCULTE DU \u201cSAMEDI\u201d (A travers les journaux Parisiens) X.sur lu point de se marier, va demander à un prêtre l\u2019absolution de ses fredaines de garçon.Quand il a fini son histoire, X.se retire parfaitement absous.Un instant après, il revient et dit au prêtre : \u2014 Vous avez oublié de me donner une péni- Entre bohèmes : __Pourquoi diable as-tu refusé de donner ton adresse à l\u2019ami N.1 Ce n\u2019est pourtant pas un créancier 1 __C\u2019est vrai.Mais il peut le devenir.Une phrase de candidat : \u201cNous ne vous faisons pas de promesses.mais nous les tiendrons.\u201d M.de Coilin, évêque de Metz était fort laid, mais il avait le sentiment de sa dignité et le lit bien voir, un jour que se trouvant avec quelques courtisans en présence de Louis X \\ , alors enfant, il entendit le petit roi murmurer entre ses dents .\u201c Fi ! que ce prêtre est laid ! 1\t, ___Voilà un enfant mal élevé ! dit il a haute voix, et il lui tourna le dos.U11 voyageur, profitant d\u2019un arret de cinq minutes pénètre dans le buil'et de la gare d une petite ville de Bretagne.11 jette un coup dDell suides gâteaux exposés dans une corbeille et, tout a coup, se inet à pleurer comme un veau.La dame du comptoir lui demande avec intérêt :\t.\u2014Qu\u2019avez vous donc, monsieur f ___Oh ! madame, pardonnez ma légitime tion.Il y a deux ans je passais sur cette avec mon épouse, morte depuis, hélas .sommes entrés dans ce buflot, nous avons grave nos initiales sur un baba que j\u2019aperçois encore dans cette corbeille.Veuillez, je vous prie, me vendre ce tendre souvenir.voici quarante cen- émo- ligne nous A la mer.__Tous mes compliments, père I rançons, vous avez un nez encore plus superbe que l\u2019annee dernière, on dirait un phare ! \u2014Oui, monsieur, un phare pour indiquer qu il ne passe beaucoup d\u2019eau dessous.Le sergent à une recrue, après une série de mouvements mal exécutes : \u2014Positivement vous êtes stupide.Est-ce que vous êtes tous comme ça dans votre famille __Oh | je n\u2019ai qu\u2019un frère, et il est encore plus idiot que moi.__Vraiment ! Que fait il donc, ce benet t \u2014Il est sergent.tence.\u2014Inutile, répond le confesseur, puisque vous allez vous marier.PROVERBE ORIENTAL Celui n\u2019a pas de Fortune n\u2019a pas de Crédit ; Celui qui n\u2019a pas de Famille 11\u2019a pas d\u2019Ajqmi, Celui qui n\u2019a pas d\u2019Enfants n\u2019a pas de l'oree ; Celui qui n\u2019a pas une Femme soumise n\u2019a pas de Repos ; Mais celui .pii 11\u2019a Rien du tout n\u2019a pas de Soucis.L\u2019art de vivre heureux : Marche deux heures par jour.Dors sept heures toutes les nuits.Lève-toi dès que tu t\u2019éveilles.Travaille dès que tu es levé.Ne mange qu\u2019à ta faim et toujours lentement.Ne bois qu\u2019a ta soif.Ne parle que lorsqu'il le faut et 11e dis que la moitié de ce que tu penses.N\u2019écris que ce que tu peux signer, ne fais que ce que tu peux dire.N\u2019oublie jamais que les autres compteront sur toi, mais que tu 11e dois pas compter sur eux.N\u2019estime l\u2019argent ni plus ni moins qu\u2019il ne vaut, c\u2019est un bon serviteur, c\u2019est un mauvais maître.PETITS DICTONS Ne mettez point de gants pour prendre vos outils.Chat ganté n\u2019attrape pns de souris.Deux pâles voyous devant une affiche : L allichc : Caniche noir perdu lt>0 francs de récompense Le dialogue : \u2014Tu devrais y porter celui que nous avons volé hier.Mais il est blanc ! \u2014Tu dirais que c\u2019est le chagrin ! Le musicien Ducuing, qui eut son heure de célébrité, fut un jour amené par un de ses amis amis chez, une vieille dame du boulevard St Germain, fort amateur de musique.En entrant, l'ami donno au valet de chambre son nom et celui de Ducuing.\u2014Annoncez, dit-il, le maèstro Ducuing.Et le valet, d\u2019une voix forte : \u2014Le mastroquet du coin.Lu dans les annonces de faillite : \u201c X., tailleur riche pour messieurs Si l\u2019infortuné avait été un tailleur pauvre, il se serait sans doute enrichi.Pendant les vingt-huit jours : Un réserviste est désigné par le caporal de semaine pour balayer la chambrée, laquelle, il faut le reconnaître, est un peu plus sale après 1 operation qu\u2019avant._____Qu\u2019est-ce que vous f.ichez donc dans le civil 1 demande le caporal.\u2014Moi, je suis avocat.__Ah bien.ça doit être propre dans votre tribunal.On vient de marier une jeune orpheline qui 11\u2019a que sa beauté pour dot au riche M.do la Ca-linotière, veuf en première noces.Le soir du mariage, la jeune mariée ne sachant que dire d\u2019aimable à celui qui l\u2019inspire si peu, elle lui fait quelques compliments sur 1 arrangement de son cabinet de toilette.L\u2019ex veuf lui répond avec un sourire ponctué d\u2019un profond soupir : __Je savais bien qu'il vous plairait tel que ma première femme l\u2019avait laissé.La pauvre chero défunte avait si bon goût ! Un parvenu, très lier de sa grosso fortune, avait coutume de dire à ses convives : __Vous savez, toute ma vaisselle est en argent, jusqu\u2019à 1110s marmites de fer.Vous vous rappelez la légende cruelle de Ga-varni ; un fils de famille est en train de signer des billets à ordre : \u2014Fin papa, écrit-il, je poserai.Or voici, l\u2019annonce que nous relevons aujourd\u2019hui dans les Petites Affiches : G, 5, 58.\u2014 On demande à emprunter mille francs pour un an, remboursables par 1,200 fr., et garantis par succession après parents dges et malades.Amour d\u2019enfant ! Franchement, à défaut do moralité, le cynisme de l\u2019annonce devrait avoir des bornes.La petite Lili dont les parents possèdent une de ces pendules appelées coucous, qui imitent le chant de l\u2019oiseau du même nom, entend pour la première fois, en se promenant dans les bois avec sa maman, un véritable coucou : ___Ecoute donc, maman, s\u2019écrie-t-elle, les arbres qui sonnent les heures ici ! Dernier écho d Aix-les-Bains.Notre jeune compatriote G.arrivait le mois dernier à Aix-les Bains.Le soir de son arrivée, il perdait les trois cents louis apportés pour son séjour.11 courait au télégraphe et expédiait à sa famille la dépêche suivante : \u201c Perdu portefeuille, envoyez argent ! Le soir, avec quelques louis retrouvés dans sa poche, il regagnait l\u2019argent perdu.Alors deuxième dépêche, calme cette fois : \u201c Inutile envoyer argent, retrouvé portefeuille.\u201d Trois heures apiès, nouvelle débâcle et nouvelle dépêche, longuement motivée : \u201c Faussse joie.Retrouvé portefeuille, mais vide ! Expédiez mandat télégraphique 11!\u201d PERDU PAR LA VANITÉ r Le jeune monsieur, à l'écart,\u2014Hegurilo cette pimbêche t|iii su donno dos airs avec l\u2019équipago quo ce godelureau do la ville lui a apport»-.Dire qu\u2019elle riait lit re de se faire promener en brouette par moi et de mâcher ma gomme, il y a huit jours ! LE SAMEDI XETTiFriEOirsr FAIT LTA.ZETOIRCIEl! Ouriosité.\t\u2014Que c\u2019est bon ! Trop l>on.IV \u2022 .VAù.,Vi 'l-\t\u2019*Ç; U: \u2022 A' Des pieds jusqu'à la tête.\u2014Que faire ?LES PHARMACIENS AUX ÉTATS-UNIS Croyez m\u2019en, chers lecteurs, s\u2019il en est parmi vous c|ui désirent faire fortune aux Etats-Unis, il n\u2019est rien de mieux que d\u2019aller vous y établir pharmaciens.Par ici, une pharmacie vaut une mine d\u2019or.Afin de vous convaincre, laissez moi vous raconter comment je fis la connaissance de ces magasins étonnants et immenses appelés \u201c Ding store\u201d, mais qu\u2019un Français nommerait justement \u201c Entrepôts généraux de marchandises de toute sorte.\u201d Lorsque je débarquai à New-York, ie dimanche 15 juillet 1888, vers huit heures du matin, la première personne que j\u2019aperçus fut mon ami William P.donc j\u2019avais fait la connaissance à Paris, où il vient tous les ans dépenser en quatre mois les monceaux d\u2019argent qu\u2019il gagne à New-York pendant les huit autres mois.En France, il ne vit que pour le plaisir ; en Amérique, pour lo \u201c Business\u201d.William avait promis de me servir de guide à New-York, et je n\u2019ai pas eu à regretter de m\u2019être confié à lui.Le dimanche matin, nous déjeunâmes, vers midi, au fameux restaurant Dolmonico, le lîignon américain.* * * * Après uu excellent repas, nous décidâmes d\u2019aller au Grand Central Parle-qui n\u2019est pas central du tout, attendu qu\u2019il est situé à plusieurs kilomètres du centre de la ville.\u2014Nous nous dirigeâmes donc vers la station du chemin de fer qui devait nous conduire au Park.William avait à la boutonnière do sa jaquette une rose superbe dont les vives couleurs et le parfum m\u2019avaient, depuis le matin, taquiné la vue et l\u2019odorat.\u2014Quelle jolie rose vous avez là, William, dis-jo enfin tout en marchant.\u2014Magnifique, n\u2019est-ce pas ?Puis, après un rapide coup d\u2019œil à ma boutonnière : \u2014Ah ! pardonnez-moi, j\u2019aurais dû songer à vous en offrir.Mais mieux vaut tard que jamais, Il s\u2019arrêta, et regardant autour de lui : V \u2014Attends un peu, lui dit Pataud eu lani/aqe de sourd-muet.¦E VII Tout est bien qui fin it bien.\u2014Voyons, dit-il il doit y avoir ici un pharmacien 1 \u2014Un pharmacien ! m\u2019écriai-je , pourquoi faire?Etes-vous indisposé ?\u2014Mais non, mon ami.pour acheter des fleurs ! \u2014Des fleurs ! chez un pharmacien ?\u2014Mais oui, vous allez voir.A quelques pas, il y avait un pharmacien.Aux Etats-Unis, il y en a un à presque chaque coin de rue, et, chez celui-là comme chez les autres, on vendait des fleurs d\u2019une fraîcheur exquise.* * Après dîner nous remontâmes Broadway, la rue la plus importante de la ville.\u2014Voulez-vous fumer ?me demanda William.Nous avons à New York les meilleurs cigare du monde, \u2014En vérité ! j\u2019en essaierai un avec plaisir.\u2014Voyons, dit-il en s\u2019arrêtant, il doit y avoir, par ici, un pharmacien.\u2014Encore ! pour des cigares ?Et, en effet, nous trouvâmes choz le prochain pharmacien d\u2019excellents londrès VI Un sendee en attire un autre.Nous nous dirigeâmes bientôt du côté de mon hôtel.En route, je me souvins que j\u2019avais dans ma poche un certain nombre de lettres écrites sur lo bateau pendant la traversée.\u2014()ù est la poste 1 demandai jo à mon ami.\u2014 Inutile d\u2019aller à la poste, dit-il, nous avons, à chaque coin de rue, une boîte aux lettres.La levée est faite toutes les heures dans ce quatier-ci.\u2014Parfait, dis-je, mais je n\u2019ai pas de timbres américains.\u2014Oh ! rien de plus facile, reprit William.Il doit y avoir, par ici, un pharmacien! Tous les pharmaciens vendent des timbres comme ils vendent les fleurs, les tabacs, les cigares, les vins, les cognacs, les champagnes, les cannes, les porte-monnaie, les portefeuilles, les bonbons, les billets de concert, les rasoirs, les couteaux, les allumettes, le papier à lettres, la parfumerie ! Que vous dirais-je 1 ils vendraient de l'eau bénite si l\u2019Eglise ne s\u2019y opposait ! Comme on m\u2019avait assuré que les botines étaient très chères en Amérique, j\u2019en avais apporté une dizaine de paires, et afin de ne pas payer les droits d\u2019entrer, je les avais toutes mises sur le bateau.Le soir de mon arrivée, je rangeai les dix paires de botines à ma porte, pensant que le garçon les citerait.Mais aux Etats-Unis, les garçons no s\u2019abaissent jamais jusqu\u2019à cirer les bottes, aussi retrouvai-je toutes les miennes crottées, le lendemain, dans le même ordro que je les avais rangées.Vers onze heures, mon ami vint me chercher et nous sortîmes ensemble.Nous n\u2019avions pas fait cent pas, que jo m\u2019arrêtai et que je lui demandai \u2014Dites donc, William, y a-t-il un pharmacien par ici ?\u2014Pourquoi faire 1 \u2014Je.je.je voudrais faire cirer mes bottes.\u2014Non, répliqua-t il on éclatant de rire, c\u2019est la seule chose quo vous ne puissiez pas obtenir chez un pharmacien américain.et encore!.Vous le voyez, lecteurs, si vous voulez fairo fortuno aux Etats-Unis, établissez y une pharmacie.\t(/\u2018elite Jlevue maritime.) LE SAMEDI ADAPTÉS AU SUJET hr dessinateur.\u2014 Regarde-moi cela; n\u2019cst-ce pas super //autour.\u2014 Superbe de quoi ?Ou n\u2019y distingue rien.hr.dessinateur.\u2014Précisément, c\u2019est pour illustrer lo ; personne ne comprend.JOANN 1(1, LE FIANCÉ D\u2019YVONNE A mon Bébé.Le roi de la basse-cour, le maître coq, perché sur la margelle du puits de la ferme des Mignon-nettes, venait de lancer dans l\u2019espace son cocorico joyeux et matinal, annonçant à lu nature entière que l\u2019heure du repos devait cesser.Une teinte rosée s\u2019étendant au loin, à l\u2019horizon, formait le fond d\u2019un tableau féerique sur lequel ressortait en relief la ferme et ses dépendances légèrement empourprées des premiers rayons de l\u2019astre du jour.Tout s\u2019éveille.Dans la basse-cour, le piou, piou, piou, des petits poulets demande la pâtée.Chaque volatile secoue ses plumes etentr\u2019ouvre lagement ses ailes dans l\u2019étirement du réveil.Alors s\u2019élève un véritable concert de glous, glous., de roucoulements, de cot, cot, cot, codète ; tandis que le bêlement des moutons et le mugissement des vaches, encore enfermés dans l\u2019étable, envoient au loin leurs notes graves.Plus loin, les brins d\u2019herbes essayent de relever leur tête chargée encore des lourds diamants de la rosée, et appellent à leur aide les rayons du soleil, qui, en pompant ce nouveau nectar, les soulagera de ce poids souvent trop lourd pour leurs faibles tiges.Les arbres plus robustes se rient de ces gouttelettes scintillantes qui les couvrent, et secouent gaiement leurs feuilles et leurs brindilles, faisant autour d\u2019eux une pluie de perles inimitable.Le susurement des ruisseaux, les gazouillis des oiseaux, le bruissement de la nature entière s\u2019élèvent vers le ciel et saluent leur Créateur, tandis que le soleil monte majestueusement à l\u2019horizon et jette un regard vivifiant sur tout ce qui l\u2019environne.A la ferme des Mignonnettes, bêtes et gens se mettent en mouvement.Michelle, la fermière s\u2019empresse d\u2019ouvrir toutes grandes les fenêtres et les portes, afin de permettre à la brise du matin de pénétrer librement dans les pii cas fermées depuis quelques heures à peine.Pourtant, une fenêtre reste close, sur la façade de la ferme des Mignonnettes.C\u2019est que, derrière cotle fenêtre, dort, à poings fermés, Joannic, lo fils adoré des fermiers.Le chant du coq ne peut le réveiller, lui .c\u2019est sa mère qui, à l\u2019aide de ses baisers, a cette douce charge, chaque matin.Aussi s\u2019approche-t-elle sur la pointe des pieds, pour ne pas l\u2019éveiller en sursaut.File entr\u2019ouvre doucement la porte et regard;; c]u côté du petit lit enfermé dans de grands rideaux à ramages.Mais 'es rideaux sont écartés et deux grands yeux pleins lernier de tes romans que d\u2019intelligence se fixent sur elle, tandis qu\u2019un bon sourire lui souhaite la bienvenue.Un gros bébé joufflu, de cinq à six ans.la tête appuyée sur sa petite main mignonne et potelée, les cheveux ébouriffés ( t cachant à demi sa douce figure, était à moitié sorti de la couchette.Les chairs fermes, brunies en parties par le soleil, mais respirant la santé, appelaient les baisers sur ces petits membres dodus et couverts de fossettes.Ses grands yeux noirs bien ouverts prouventquel\u2019en-fant a été plus matinal que le coq ce matin-là.\u2014Comment, Joannic, déjà éveillé ?dit la mère inquiète Es-tu malade?Non, mais que regardes-tu ?.Ah ! Ah!.ce sont tes culottes qui te font ouvrir les yeux avant l\u2019aube.Eh bien ! nous allons les mettre aujourd\u2019hui.Allons, lève-toi, car je vois que tu es plus pressé de t\u2019habiller ce matin que de manger ; et tu ne penses pas à demander ton déjeuner, mon petit moineau, toi qui d\u2019habitude ouvre le bec avant les yeux.Ah ! dame c\u2019est qu\u2019elles sont belles, tes piemières culottes ; faudra pas les salir trop, ou j\u2019te remets tes robes.Cette menace fit sauter l\u2019enfant hors du lit.Il lui tardait de prendre possession de son nouveau vêtement, saisi de frayeur à la pensée qu\u2019on pourrait encore le lui enlever.Michelle mit Joannic sur ses genoux et attira à elle les culottes si désirées.Quoique longues à peine comme mon bras, elles n\u2019étaient pas d\u2019une seule pièce ; la fermière avait utilisé ce qu\u2019elle avait eu sous la main.Le bas des jambes, d\u2019un violet vif, tranchait avec une audace dépourvue de tout souci d\u2019harmonie, sur le fond gris, passé, à rayures de différentes teintes.Les yeux de l\u2019enfant brillaient de plaisir et de convoitise.Pour lui, ces culottes valaient un manteau de pourpre.Premières culottes, premier amour, premier cheveu blanc marquent toujours dans la vie d\u2019un homme.Mais qnand celui-ci apparaît, la petite culotte est devenue pantalon depuis longtemps ! Alors, commença, entre la mère et l\u2019enfant une scène délicieuse, lui, impatient, avec des gestes pleins de gracieuses gaucheries, voulant, tantôt, mettre ses deux jambes à la fois, et frisant la culbute ; tantôt, une jambe en dehors, essayant, de ses mignonnes mains inexpérimentées d\u2019attacher ce pantalon en miniature.Elle, riant aux larmes du petit air crâne de son fils et de ses efforts désespérés, ne pouvait arriver à renfermer son corps dans cette couvelle prison, et prenait plaisir à prolonger la lutte entre la culotte et l'enfant.Enfin elles sont mises, les bretelles sont attachées ; trois gros boutons de jais pris à un vieux corsage de la mère consolident le tout.Tout en monologuant, Michelle commence son inspection.Elle tiro par en bas, retire par en haut, elle pince à droite et à gauche.\t_\t.'\"''J __Un pou large, peut-être.mais il grossira.et en attendant il sera plus à son aise.C\u2019est solide, y pourra se rouler avec.\u2014 Qu'est ce que tu cherches?.Les poches ?.Oui, oui, yen a.Tiens, regarde.des grandes, jm-qu\u2019en bas des jambes.Tu pourras en mettre, des ail aires, la dedans ! Allons, maint; mint, viens dejeuner.Joannic suivit, su mùro suns sou (lier mot.A «juoi pensait il?A ses culoit 'S\u2019sans doute.C\u2019est, que pour lui il y avait un abîme entre hier et aujourd\u2019hui, entre les deux fourreaux couvrant ses jambes jusqu\u2019aux genoux, et la robe disgracieuse qui restait abandonnée sur son lit.Il déjeuna en silence.Mais soudain le petit homme émancipé\u2014grâce à sa culotte\u2014se précipita en courant dans la chambre voisine.Patatras !.\u2014Qu\u2019est ce que c\u2019est?s\u2019écria Michelle en entendant dans la pièce où se trouvait Jaonnic un bruit de vaisselle brisée.Posant aussitôt le fer qu\u2019elle tenait à la main, elle entra toute inquiète dans cette salle.Un tableau inénarrable se présenta à ses yeux L\u2019enfant, perché à deux mètres du sol, le doigt dans la bouche, immobile, semblant pétrifié, regardait d\u2019un air piteux et saisi les objets informes brisés autour do lui.Au-dessous d\u2019une étagère, il avait attiré une table, sans doute pour pouvoir y atteindre à son gré.Mais le pîtit bonhomme, en-encore trop court\u2014malgré ses culottes\u2014pour arriver à l\u2019objet convoité, avait hissé sur cette table, Dieu sait comment, une chaise plus ou moins boiteuse.Puis, jeune Bayard sans peur, sinon sans reproche, il avait grimpé hardiment sur cette tour d\u2019un nouveau genre, tout aussi solide à ses yeux que la tour Eiffel, s\u2019il l\u2019avait connue.Malheureusement, paraître n\u2019est pas être.Et notre petit héros, en sentant le mouvements do tangage et de roulis de la chaise, pousse par l\u2019es- PLAT DE RESISTANCE il Johnson.\u2014 A bas la tête ! \u2014Ah ! bah ! Un poulet do restaurant ! LE SAMEDI é prit de conservation, s\u2019était cramponné à l\u2019étagère qui solidement maintenue, heureusement, se contenta do basculer, semant autour de l\u2019enfant tout ce qu\u2019elle supportait.\u2014Qu\u2019as-tu fait?malheureux enfant, gronda la mère en l\u2019enlevant de son piédestal branlant.\u2014Voyons, réponds., pourquoi es-tu monté là-dessus ?Qu\u2019est-ce que tu voulais prenre ?\u2014-Rien, répondit-il en continuant à sucer son doigt.\u2014Ne mens pas, et je ne te gronderai pas.Qu\u2019est-ce que tu voulais?\u2014La glace.\u2014La glace ! Seigneur, Jésus, et pourquoi faire?\u2014Pour voir ma culotte.\u2014Ah ! bon, tu l\u2019étrennes bien, ta culotte ; demain tu remettras des robes, si les culottes doivent te faire faire des bêtises.L\u2019enfant éclata en sanglots.\u2014Pleure pas allons, tu le feras plus, pas ?Joannic continuait à sangloter.\u2014Eh bien, quoi donc, à o\u2019t\u2019heuro .\u2022 t\u2019ns pas besoin d\u2019erier comme çà, puisque j\u2019gronde pas.Pourquoi tu pieuses ?Je v.veux.gar.der.ma.culotte, syllaba l\u2019enfant d'une voix chevrotante.\u2014Tu l\u2019aimes donc bien ta culotte ?\u2014J\u2019sais pas.\u2014Pourquoi tu la veux, alors ?\u2014Yvonne, elle, veut pas d\u2019un mari avec une robe.\u2014Ah ! ah ! ah !.Et c\u2019est pour voir si tu es beau que tu as grimpé là?.Tiens, la v\u2019ià, Yvonne, va jouer avec elle et ne pense plus à la culotte.Mais, était-ce possible?.Hier encore il avait des robes, il était une betite tille comme Yvonne; au jourd\u2019hui c\u2019est un homme comme son papa.Sa culotte a même été taillée dans une limousine de son père ; et ses yeux se portent avec ravissement des raies multicolores qui longent ses jambes, aux bretelles éclatantes que, pour la circonstance, sa mère a fabriquées avec des lisières de drap.Il n\u2019a pas de bas, il est vrai ; mais en a-t-il besoin avec une si belle culotte?elle seule suffit y il ne voit qu\u2019elle.Son chapeau, posé crânement derrière la tête, formait comme une auréole à son visage bronzé par le soleil et lo grand air ; ses deux mains profondément enfoncées dans ses poches, ii se précipita au-devant de sa petite amie, fillette de son âge à peu près, heureux de pouvoir enfin so faire admirer, \u2014Bonjour, Yvonne, regarde,.je suis beau ?.\u2014Ah ! oui, t\u2019es bien beau, comme ça, si t\u2019avais toujours gardé une robe, t'aurais jamais été mon p\u2019tit mari.Et la fillette tournait et retournait autour de son camarade.Joannic se laissait repardor complaisamment, faisait de gentilles mines pour émerveiller davantage sa petite femme.Tantôt, se cabrant comme un officier de cavalerie, il ressemblait à un coq se haussant sur ses ergots ; tantôt, gonflant son ventre comme celui d\u2019un chanoine, il forçait les culottes dociles à dessiner les lignes naissantes de son corps dodu et rondelet.Soudain, ses petites mains s\u2019agitèrent dans ses poches.Elles cherchaient, ne trouvant pas.perdues dans ces immenses gouffres encore nouveaux pour elles.Ce n\u2019est pas son mouchoir, que veut Joannic.son éducation est plus que défectueuse.Un mouchoir !.c\u2019est un embarras.Aussi, son petit nez rose sous la couche grisâtre qui le recouvrait les trois quarts du temps, faisait-il des va-et-vient plusieurs fois par jour, sur sa manche de chemise.Mais il ne s\u2019en portait pas plus niai.Enfin, une de ses mains apparut, s\u2019élevant triomphante, et Joannic montra fièrement à sa petite amie un gros sou neuf, si brillant qu\u2019il ne l\u2019aurait certainement pas changé pour un louis, il était plus gros.\u2014Suis ton petit mari, aujourd\u2019hui, pas ?\u2014Oui, dit la fillette en l\u2019embrassant.\u2014Alons acheter de la galette, alors.Et les enfants partirent en courant.Joannic heureux d\u2019abord d\u2019avoir une belle culotte, puis de ce que sa petite amie le voulait bien pour petit mari ; Yvonne, de ce que son petit mari avait DIPLOMATIE La uraïul\u2019maman.\u2014Chère beau bébé! Qu\u2019on 1\u2019 donc aussi ! Lili.\u2014Grand\u2019maman, as-tu encore des bonbons?enfin une culotte presque pareille à celle du mari de sa maman, et de ce qu\u2019ello allait manger do la bonne galette.Ils revinrent bientôt, armé chacun d\u2019un énorme triangle de gâteau, et, s\u2019asseyant sur l\u2019herbe, ils lancèrent autour d\u2019eux quelques miettes invitant les oiseaux à leurs repas de fiançailles.Oiseaux et oiselles s\u2019approchèrent en sautillant; leur gazouillis et celui des enfants ne firent bientôt plus qu\u2019un ; convives ailés et babys roses, tous parlaient a la fois, heureux de vivre, heureux surtout de croquer de bonnes friandises.I* ini, le gateau ; finie, la dinette- Joannic met un gros baiser sur la joue fraîche d\u2019Yrvonne, tout fier de l\u2019avoir regalée, et donne à ses invités le signal de la fin du festin, on se levant brusquement.Les oiseaux effarouchés, s\u2019envolent à tire d aile, tandis que les mignons fiancés, imitant leurs compagnons de table, prenant leur volée à travers champs.Vingt ans après, Joannic et Yvonne se rappelaient cette journée d\u2019accorduilles et la bonne galette qu\u2019ils avaient achetée avec le gros sou brillant.l'idèles a la promesse inconsciente qu\u2019il se firent alors, ils sont aujourd\u2019hui mari et femme et ne pensent pas sans émotion à ces premières culottes auxquelles ils doivent peut-être leur bonheur.M'»o J OSSELME.QUEEN\u2019S THEATRE LEWIS MOKRISSON Le nom do Lewis Morri8son est tellement associé à celui de \u201c Faust \u201d que l\u2019acteur et le personnage ne font qu\u2019un dans l\u2019esprit de l\u2019habitué de nos théâtres.Lewis Morrisson s\u2019est identifié au héros créé par la sombre imagination de Goethe, et sur la scène le \u201c Méph'istô\u201d légendaire du poète devient un être vivant, tangible et visible.L\u2019acteur le camprend, l\u2019anime.Avec une parfaite délicatesse de touche et une grando vérité do couleur, il peint cet être fantastique sous sa forme narquoise, cynique et diabolique.Le rôle de Méphisto est admirablement bien rendu pour le célèbre acteur.Entre co person-imge, Marguerite et Faust convergent toute l\u2019attention et l\u2019intérêt, mais il les domino tous.La poétique Marguerite, 1 amoureux Faust ne sont que des marionnettes que l\u2019esprit diaboliquo fait jouer suivant ses desseins de perdition.Marguerite a-t-elle jamais eu pour interprète une actrice dont lo physique se prêtait mieux à ce rôle que celui de M lie Florence Roberts ?Celle-ci nous est upparuo, lundi soir, à la lumière do la rampe, comme une de ces blondes beautés que rêvent les poètes.Elle a conquis son auditoire,\u2014 il serait peut-êtro plus exact de dire ses spectateurs.Mademoiselle Roberts a un jeu sobre, vrai, juste.Mais c\u2019est surtout dans le caractère de l\u2019ingénue enfant du village qu\u2019ello excelle.Madame Edwin Clifford dans \u201c Martha \u201d, Mr \\V.R.Owen dans \u201c Faust \u201d, et Mr R.W.Laurence dans \u201c Valentin \u201d ont aussi obtenu un beau succès.En résumé, le retour de Mr Morisson et de sa trou; o est une bonne fortune pour lo publie montréalais.IL FAUT QUE ÇA CHANGE Elle, (disputant ton pochard de mari).\u2014Mais enfin, quelle vie mènes-tu ?c\u2019est insensé ! Avant hier, tu est rentré hier ; hier, tu es rentré aujourd\u2019hui ; et aujourd\u2019hui, c\u2019est étonnant que tu ne sois pas rentré demain ! IL JURA MAIS UN PEU TARI), ETC Lucien (arec reproches à sa mère).\u2014Pourquoi qu\u2019il n\u2019y a pas de gâteaux aujourd\u2019hui ?La mère.\u2014Parcoquo tu n\u2019as pas voulu aller me chercher des œufs, ainsi que je te l\u2019ai demandé hier.Lucien (penaud).\u2014Aussi, tu no m\u2019avais pas dit que c\u2019était pour faire des gâteaux.THEATRE-ROYAL Lo théâtre Royal avait cette semaine salle comble.Le mélodramo à l\u2019affiche est une pièce d\u2019actualité.Tout le monde se rappelle les tragiques événements de la terrible grève d\u2019Homestead aux usines Carné-gio.La version qu\u2019en a donnée M.Frank Norcross est vivante, vraie et saisissante Les tableaux et la mise en scèno sont surtout frappants.Les usines Carnégie, la rivière Monongahéla, l\u2019attaque des barges blindées, l\u2019arrivée des troupes ont fourni d\u2019excellents sujets à l\u2019artiste décorateur qui a produit de superbes toiles.Le drame est bien conçu, soutenu et l\u2019intrigue suivie et intéressante.L auteur s\u2019est surtout apqliqué à reproduire sur la scène la physionomio de ces aventuriers etrangers qui font la propagande do la foi anarchiste parmi les ouvriors.L étude des situalions et dos lieux a permis à DI.Norcross d\u2019enrichir le théâtre d\u2019un mélodramo populaire d\u2019une haute portée morale.M.C.Cro8bie, dans le rôle de Tip Barron et Mlle Marion Chase, rôle de Maggie Barron, sa femme, sont des types achevés do l\u2019irlandais goguenard, spirituel et bon cœur.Le personnel do la troupe est très nombreux.On y compte d\u2019excellents artistes, comme MM.Frank Norcross, H.A.Grazier, T.J.lîarrett, Reginal Harris et Mlles Kathel Kerr.Minerva Dory, Kate Brown et Jessie Reynolds.La représentation mérite la faveur du public amateur.NOUVEAUTE EN GRAMMAIRE LjeJils.\u2014Papa, ast ce qu\u2019un prisonnier devient anglais quand il est arrêté ?Le père.\u2014Mais non ; pourquoi cette question.Le Jils.\u2014Parce quo tu dis, quand un homme est pris par la police, qu\u2019on lo traduit en cour.Je croyais que tu voulais d'ro qu\u2019on lo trnduit en anglais.mmg-.'P*S O'/u LE SAMEDI ASSAUT DE GÉNÉROSITÉ (Ri ne ntrr dans h tramicay.) n kafctÿSl! rowwtttM ¦m&i mm ¦llhi'.ll.fgmÉÜHBSt ïimmmmmm.¦'/ '/\u2022V // /> '\t-A' iarp^aaÆBSBg Sfr*fâtS®5 !*«?tailsi WRjHK jwiBs- W'^'Pû I Madame Orinne,\u2014Vous?Pas possible ! La belle rencontre.H \u2014.il y a si longtemps que.tiens, que c\u2019est donc bête î J\u2019avais oublié le conducteur.,\\ .//A .to-«ahr ^'kasilwwt^t j \u2014 Hfcrjj SBtSÊ Mim.\u2022«\u201c«WIEH 1 .441 \u2022 ¦ \u2022 I KJgiftSî mil uui\u2019j: ni Madame Grinne\\\tf\u2014S\u2019il vous plaît, laissez-moi faire.Madame Smith J\t\\\u2014Je vous en prie, c\u2019est moi.IV f\u2014C\u2019est que j'insiste.\\\u2014J\u2019ai la monnaie toute prête.i£293959 ¦ it\" v- #7.$*\u2019***'»\u2022\u2022 ÿj.jw: «Av 'A.*V;j g ¦; tM $$ t * SUll ïvm ¦*.' Vt\u2019 .->r ¦ aw ';*£* *W raws iaaüü' 4 > -.¦yjritij-*** -\u2022 S .1 ^bUMtami püa V\tUjSAJSmS Madame.Orinne,\u2014Voici, conducteur.Aïe ! La voilà par terre.Madame Smith.\u2014Pour deux, conducteur.VI Le conducteur, se relevant furieux.\u2014Voici, madame.[Wty liU»î gM&yfii t M' »< î'tW Lt|iiun| k.UUlSiür 'V'i.- M' iww',m}; (îi r14\u2022\u2022 tv , \u2022 \ty - .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.