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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 5 novembre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1892-11, Collections de BAnQ.

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[" ^o/wibcU/ VOL.IV \u2014NO.22\tMONTREAL, 5 NOVEMBRE 1892\tPar Annee, $2.60 Le Numéro 6 Cts- LE CALENDRIER DU SAMEDI ¦ phr mm iSïfæH mm* ' SUS mm ¦ ¦kgfeT:: ¦iaiSâüt.- ' -î* ÜH \t\t>\t\t\t Üü\tiÈLjiiX&''*¦¦¦¦\t\tV;',;\t' ssB\tgaj^.\t,'î ;., jij|j1 ULffi\t: l|Si:i'::\ty1 i ll ; * f lRlilî ¦ 1 «XMlf V fil f IM/fo NOVEMBRE: AUX C1IEKS ABSENTS, MOTS D\u2019ENFANTS LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE.SCIENTIFIQUE ET SOCIALE.OISCt-A-lTtE X1XT ï'O'M'Eia DOMESTIOtrE.REDACTEUR: LIONEL DANSEREAU ^B03ST3ST3r:3SÆE3ST,X' Un An, $2.50.- Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AVANCE) FxrlAC ct/»i TNT ,,lti(.«-O.S Oou.*!»».S\u2019ttdi'CBBer pour leB inforniationfl, les abonnements et icb annonces aux gérants, MM.Toïrikr, Kksskttk A Cm, No.516 Ruu Craig, ou par lottre il LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTRÉAL, 5 NOVEMBRE 1SD2.La foninio de Loth est morte endurcie.ChoU ¦s pi.tuf \u2014Maman, demandait l\u2019enfant terrible, si j\u2019avalais un thermomètre, est-ce que je mourrais par degrés 1 Les rues de Montréal sont à la veille de porter le deuil, parce que le contrat qui les éclaire va expirer bientôt.Le Star et le Witness n\u2019ont pas encore pu trouver d\u2019architectes pour appuyer leurs nouvelles sans fondements.Nous regrettons le départ du docteur Pavli-dès.11 était le seul médecin qui eut pu purger nos hypothèques.Le gouvernement d\u2019Ottawa qui désire encourager l\u2019industrie offre une prime au tailleur capable do doubler le Cap des Tempêtes.Nous ivitons fortement la société protectrice des animaux à interdire l\u2019usage des télescopes.Si elle savait ce qu\u2019il y a de verres qu'on vexe ! Les dernières fêtes de New-York et de Chicago ont dû monopoliser le travail de tous les menuisiers des Etats-Unis, car nous sommes ébahis de la quantité de marches qu\u2019on y a faites.Les Restaurateu-s qui tiennent à la propreté feraient bien d\u2019employer le nommé Ruellant, récemment arrivé à Montréal.Dernièrement dans une bagarre, il a essuye le feu de deux énergu-mères armés de revolvers.lTN COLLECTIONNEUR ENTHOUSIASTE M.du Mi/lion.\u2014Ne croyez-vous pas que le devoir d\u2019un homme, c\u2019est de considérer une femme comme le plus beau joyau qu\u2019il soit possible de posséder î Mathilde.\u2014Certainement, je le crois.1/.du Million.\u2014Eh bien, nia chérie, je pcs sède une riche collection do diamants, puis je vous ajouter à ma collection I LEÇON DE GYMNASTIQUE Le professeur.\u2014Maintenant, messieurs, remarquez-moi bien.Gonflez-vous l\u2019estomac.II \u2014Suivez-moi bien.Au numéro trois, gonflez.\u2022 ?CHANCEUX MALGRÉ TOUT ¦\u2018Wlfflw- Un individu est à se faire bâtir une magnifique résidence en bois.Sur une des façades, se trouve comme ornement, un superbe œil-de bœuf à verre convexe.Quelqu un l\u2019avertit du danger qu\u2019il y avait de mettre un tel ornement qui pourrait faire l\u2019office de lentille et surchauffé par les rayons du soleil, mettre le fou à la maison, ainsi quo la chose était arrivée à peu de temps aupara-vantdans le village voisin.Mais heureusement que dans ce cas, l\u2019incendie avait été découvert â temps et avai été maîtri-é.\u201c Ah ! s\u2019écrie notre homme, si ç\u2019avait été en pleine nuit, tout aurait été perdu ! \u201d La tante.\u2014Combien gros aimes-tu ton nouveau petit frère 1 Juliette.\u2014A peu près trois fois sa grosseur.PAS CONFIANCE DANS L\u2019ANGE Le tram]) (qui reçoit à manger).\u2014Je suis certain, madame, que vous serez récompensée pour votre bonté.La dame charitable.\u2014Oh ! ne vous inquiétez pas de cela.Le tram]).\u2014Oui, madame; personne ne peut dire tout le bien que les petites attentions au pauvre indigent peuvent rapporter plus tard.La dame.\u2014Je ne pense jamais h.cela.Le tramp.\u2014Vous êtes bonne vous; mais qui sait si, en ce moment, vous no faites pas la charité à un ange du bon Dieu 1\t, La dame.\u20143a m\u2019en doute un peu ; et c\u2019est pour cela que je reste ici à surveiller pour qu il ne s\u2019envole pas avec la cuillère.DI F LO M ATI E Oh est la dame île la maison ! Llle est (taux la cuisine à peler des oignons.Comme elle veut un paletot en fourrure, U faut que monsieur la trouve en larmes à son arrivée.\t____ QUESTION IMPORTANTE Albert, (la veille de son mariage).-\u2014Demain ma bien-aimée, nous ne ferons plus qu\u2019un.Rose.\u2014Oui, mais lequel de nous deux que ça sera 1 L\u2019HOTE A quoi bon insulter Tumour quand il s\u2019en va ?Quunil il quitte le seuil, insulte-t-on son hôte?S\u2019il ne fut pas aussi constant qu\u2019on le rêva, N'est-ce pis notre faute ?L\u2019avons-nous bien gardé des besoins, de l\u2019ennui ?A-t-il trouvé chez nous les choses qu\u2019il préfère?N\u2019a-t-il pas à se plaindre?Avons-nous fait pour lui Tout ce qu\u2019il fallait faire ?Je croiB avoir donné pourtant tout ce que j'ai Il eut toutes les clefs sans aucune défense.Je ne ménageais rien pour qu\u2019il fût hébergé Comme un ami d'eufance.Il mangeait à son gré, buvait comme un sonneur, Autant qu\u2019il en voulait, de mon vin délectable, Je le faisais asseoir à la place d'honneur Au bon bout de la table.Je lui faisais cueillir mes roses à foison.Je le menais chasser au bois et sur la lande.11 couchait dans le plus beau lit de la maison, Dans mes diaps do Hollande.Mais il faut bien le dire aussi, comme un marmot de me levais parfois grincheux, l'humeur mauvaise Et je restais des jours entiers sans souiller mot A bouder sur ma chaise.Comme il me répondait par un rire moqueur, J\u2019excitais contre lui mes colères malsaines.Je l\u2019appelais ingrat, oublieux, mauvais cœur.Je lui faisais des scènes ! Si bien qu\u2019un triste soir oit je l\u2019avais blessé, Ses yeux ayant pleuré, la porte étant ouverte, 11 est parti sans rien me dire et m\u2019a laissé, Dans ma maison déserte.Je crus qu\u2019il reviendrait.Sans doute il aurait dû Me pardonner ma faute et n\u2019avoir pas rancune.Mais non ! Et me voilà seul comme un chien perdu Aboyant à 1» lune.J.Ricubfik. LE SAMEDI LES PLAISIRS DE L\u2019IMPRÉVU i -f Monsieur Crùcepartout, à son nouveau domestique.\u2014Tiens, je t\u2019apporte une bouteille de champagne, purceque j'sii du monde à dîner ce soir.Quand je le demanderai, tu l\u2019apporteras lentement.Jacques.\u2014Très bien, monsieur.miZ.i II Monsieur Crcrepartout, à la fin du dîner.\u2014 Kn effet Jacques, quel champagne as-tu dans la cave dans le moment ?Jacques.\u2014Je n\u2019ai que la bouteille que vous m'avez apportée ce soir.Pas une graine de plus.MON REVE FAMILIER Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D\u2019une femme inconnue et que j\u2019aime et qui m\u2019aime, Et (pii n\u2019est chaque fois ni tout à fait la même, Ni tout à fait une autre et m\u2019aime et me comprend.Car elle me comprend et mon cœur, transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d\u2019être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême Elle seule le sait rafraîchir en pleurant.Est-elle brune, blonde ou rousse?\u2014 Je l\u2019ignore Son nom ?Je me souviens qu\u2019il est doux et sonore Comme ceux des aimés que la Vie exila.Son regard est pareil aux regards des statues, Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L\u2019inflexion des voix chères qui se sont tues.Paul Verlaine.SON ROLE TROP AU SÉRIEUX M.Léyèreplnme.\u2014Comment, tu as quitté ta maison de pension, mais il me semblait que la maîtresse de pension était une mère pour toi ?M, Grandepattes\u2014Je te crois qu\u2019elle l\u2019était.Quand il y avait trop do monde, elle me faisait coucher dans un berceau.LA PROTECTION Le papa.\u2014Qu\u2019as tu là.dans le fond de ton pantalon?Tôto.\u2014 La Tribune de Xar York ; elle est remplie de protection.QUELQUES NOTIONS POÉTIQUES L'institutrice \u2014Sais-tu ce que c\u2019est qu\u2019une ode ?Lili.\u2014Oui ; quand c\u2019est en bouteille, ça s\u2019appelle ode de Coloyne.LA RÉCOLTE DU \u201cSAMEDI\u201d (A travers les journaux Parisiens) Boulevard de la Villette, deux agents, escorté* d\u2019une douzaine de gamins, emmènent au poste un affreux chenapan : Première commère.\u2014 Quoiqu\u2019il a f.ichu, ce galapiat-là ?Deuxième commère.\u2014Il a volé père et mère.Première commère.\u2014Je me disais aussi.il a l\u2019air avancé pour son âge.Mme Chapuzeau raconte à une voisine les infortunes du locataire du cinquième, dont l\u2019appartement est dévasté par les rats : -\u2014Ma chère.la nuit.on entendait rougir les livres !\t- X.entre chez son ami Taupin, qui est un architecte marié à la plus charmante des Parisiennes, et le surprend en train de dessiner un beau mausolée.\u2014C\u2019est une commande?.fait l\u2019ami.Taupin sonriant : \u2014Non !.c\u2019est une petite aquarelle pour la fête de belle maman.tu vois, cela lui est dédié : \u201c A la meilleure des belles-mères.son gendre reconnaissant ! \"\t- Calino arrive en retard à un rendez vous d'affaires.Il s\u2019excuse comme il peut.\u2014Vous savez ! depuis que nous avons des horloges électriques, l\u2019heure va moitié plus vite ! LA LOI DES CONTRASTES Entendu sur la rue St-Jacques.Premier ami.\u2014Sais-tu, mon cher, que dame Nature est très fantastique?Deuxième ami.\u2014Comment cela ?Premier ami.\u2014N\u2019est-ce pas toujours la plus grosse farce qui produit le rire le plus léger?L\u2019AUTRE COTÉ DE LA MÉDAILLE A Chicago.Madame Millionnaire.\u2014Je le l\u2019avoue franchement, il me coûte beaucoup d\u2019aller au bal ce soir.L'amie.\u2014Pourquoi cela ?Madame Millionnaire.\u2014Je vais y rencontrer mes quatre premiers maris.SÉRIE ÉPUISÉE Elle.\u2014Je suis certaine, Sansfaçon, que vous trouveriez ici même, un grand nombre de jeunes filles qui vous rendraient heuceux.Lui, (soupirant).\u2014Je le sais, ma s voyez-vous, je les ai demandé toutes ; vous êtes ma dernière chance.Sans union, il ne peut exister ni force ni esprit public.LA VUE BASSE Coriieluriif.Dm donc, Machin ; pr.Hes-moi tes lunettes.le ne puis pas lire un fichu tie mot dans ta ga-«otto.-qjj 11 itïT rFl Machin.\u2014Ma gazette?C\u2019est le papier aux mouches. 4 LE SAMEDI ANTITHESE Daiih un café chic, deux agents D\u2019allaires, très intelligents, Frisant le code, Causaient: rêveur malencontreux, Un poète assis auprès d\u2019eux Cherchait une ode.Lui n'entendait \u2014 c\u2019est positif \u2014 Que le son argentin et vif Des rimes franches ; Kux, dans leur gousset froidement-Supputaient l'amoncellement Des pièces blanches ! Lui, c\u2019était le doux rossignol ! Scs roulades prenaient leur vol Vers les étoiles ! Kux, hiboux, û la nuit d\u2019été, Reprochaient, craignant la clarté* Ses légers voiles : A la lune il faisait sa cour, Lui dédiant «les chants d\u2019amour, Des sérénades.Kux se disaient : \u201c Arrangeons-nous \u201c Four faire à la lune des trous, \u201c Non des ballades ! \u201d A chaque fois que le rimeur Criait : \u201c amour ! \u2019\u2019 l'écho railleur Répondait : \u201c flûte ! \u201c As-tu de l\u2019o# ! Le même écho.Souillant le froid, souillant le chaud, Répliquait : \u201c brute ! \u201d Le duo reprenait encor.Le poète criait plus fort : \u201c A toi mon ange !\u201d Alors l\u2019écho facétieux : \u201c (\"est une rime que tu veux 1 \u201c\u2014Agent do change.\u2014 O poésie, ô décevant Mirage, métier énervant ! Ce temps de prose Te permet-il de courtiser Aède, et de diviniser L\u2019astre, la rose ?Le bruit desécus qui surgit Au poète dont il s\u2019agit Vint coup r l\u2019aile.11 fut vaincu dans le combat.Ainsi, le plomb brutal abat Une hirondelle ! Allez donc «le votre côté, Prêtres d\u2019un IMutus mal côté, Tas d\u2019imbéciles ! Laissez le penseur diriger Kn paix ses vers, troupeau léger, Coursiers dociles ! V.Roc HP- La< assACx e.LA FORTUNE DES MINISTRES ANGLAIS Les ministres du cabinet Gladstone, bien que membres d\u2019un ministère libéral, ont pour la plupart des fortunes de grands seigneurs.Leurs revenus ne le cèdent en rien à ceux dcH membres de l\u2019ancien ministère du marquis de Salisbury.Lord Spencer a $-30,000 de rente ; lord Carrington, le lord chambellan, $*200,000; M.Acland, $180,000 ; lord liosebury, $100,000 (qui lui viennent de sa femme, lady ITannay Rothschild, filledelord Rothschild) ; lord Vernod, $120,000; lord Ilougeton, $05,000, et lord Riblesnale, $3#5,-000 L' s autres ont des revenus de moins de vingt mille piastres.LOCUTIONS USUELLES I Je suis en position ilo savoir THÉORIE DE L\u2019ÉVOLUTION Le monsieur .!«\u2022 .Ii mi h i i \u2022 i «n supeibe, ,\tt \\ «nu «le reprend n l'oai rage* l*t Uilli.it\ttllri lirtMiillcr aveu U* s untie*. LÉ SAMEDI l'l LE GÉNIE DE LA PROTECTION I ( Dans les Elle, \u2014'l\u2019iens ! Une c;inne ! A quoi bon ?Lui.\u2014Attends qu\u2019il entre une femme dans le char.chars urbains.) Tiens, en voici une canne.Regardes bien quoi sert ma I ; ÉI .ECT R1CIT É AUX ÉTATS U N IS L'emploi de plus eu plus fréquent de l\u2019électricité dans la vie publique va probablement faire surgir toute une série de conflits imprévus.En effet, le passage, côte à côte, do courants puissants pour la puissance motrice, et de courants faibles pour la télégraphie et la téléphonie, ne va pas sans de grands risquer de troubles dans le service, et même de dangers pour les personnes.Aussi existe-t il un antagonisme, plus ou moins aigu, partout en Europe, entre les administrations des lignes télégraphiques et téléphoniques et les compagnies d\u2019électricité.Il est donc intéressant de voir quel est actuellement aux Etats-Unis, où ce terrain est plus exploités qu\u2019en aucun autre pays, le modus vivendi adopté.Une note do VEIc/clrolschnische Zeitschrift, reproduite par l\u2019Electricien, nous fait de cette situation un tableau précis.Tout d\u2019abord, il est important de constater qu\u2019aux Etats-Unis les revendications s\u2019échangent plutôt entre compagnies et les monopoles d\u2019Etat.On s'efforce, de part et d\u2019autre, au surplus, d'éviter tout ce qui deviendrait une source d\u2019embarras dans l\u2019exploitation.Dans ce pays, les installations électriques de courants de haute tension, alternatifs ou continus, sont beaucoup plus répandues qu\u2019en Europe ; presque chaque village possède sa petite usine électrique, les fils aériens sont posés sur les mêmes poteaux que les conducteurs télégraphiques et téléphoniques.La moitié des réseaux des tramways est exploitée par l\u2019électricité : les nouvelles ligues créées le sont exclusivement.La traction électrique se fait à meilleur compte, elle donne une grande sécurité de fonctionnement, surtout par les temps d\u2019hiver.Les courants, continus sont employés h.des tensions do 11'JO ou 500 V, avec retour par les rails.C\u2019est l\u2019usage de disposer les lampes à arc en tension par séries de 50 et 100.Les plus grandes machines pour lampes fi arc possèdent une capacité do 5000 V et 7 à 10 A.Si une machine ne sullit plus, on en intercale une deuxième en série.Les transformateurs â courants continus sont peu usités.Pour les lampes il incandescence, les courants alternatifs sont fréquemment employés avec transformateurs, La tension primaire est ordinairement do 4000 V, avec une fréquence do 120 à 140, soit 1400 h 1700 alternances par minute.Au lieu do créer des sous-stations de transformateurs alimentant tout un district, suivant la coutume établie en Europe, chaque consommateur diqiose d\u2019un seul transformateur suspendu h une façade de la maison, d\u2019une capacité variant de 800 à 3000 W.Quand il se montre insuflisant, un deuxième ou devantage est abjoint en parallèle au premier.Si aucune loi ou règlement n\u2019y apporte d\u2019obstacle,\u2014comme c\u2019est le cas pour la ville de New-York, par exemple, \u2014 les lignes sont toujours aériennes, et consistent en fils de cuivre isolés par du cnoutchouc et reposant sur des isolateurs en verre vert.Sur le parcours commun des lignes téléphoniques et télégraphiques, les conducteurs des courants intenses sont fréquemment placés sur les poteaux en dessous des conducteur téléphoniques, qui, sauf dans les grandes villes où on a recourB aux câbles, sont toujours aériens et forment des faisceaux do 100 fils, placés h de très grandes hauteurs au dessus des maisons sur des supports géants.Li valeur maxima du produit de la résistance par la capacité est de 15 000.Les lignes transcontinentales ont un retour métallique.Dans les villes, ou utilise souvent le retour par la terre.La plus grande distance qui sépare deux conversations téléphoniques est de 898 milles, entre Chicago et New-York ; il y a couramment des correspondances entre New-York et Buffalo, 452 milles;entre New-York et Pittsbourg, 447 milles.Les lignes de la Long-Distance Telephone Co sont posées sur les poteaux en longue spirale, pour combattre les effets d\u2019induction.Dans ces positions relatives des lignes, ce qu\u2019il fallait avant tout éviter, ce sont les effets d\u2019induction électrostatique, lorsqu\u2019un conducteur de courant alternatif c mrt parallèlement à un fil téléphonique.Us sont, d\u2019une façon satisfaisante, écartés par l\u2019emploi d\u2019un conducteur de retour à fil disposé en spirale.Dans les cas d\u2019emploi du conducteur de retour métalique, sa torsion spiralifertne combinée avec son éloignement au dessus des lignes de courants puissants donne des résultats do fonctionnement si satisfaisants qu\u2019on peut considérer ces sortes d\u2019installations comme indemnes de dérangements.Les poteaux téléphoniques, très élevés, portent vers leur sommet un certain nombre de traverses destinées au soutien des fils des téléphones, et au-dessous, à la moitié ou aux deux tiers de la hauteur, une autre traverse pour la ligne des courants forts.Les deux fils conducteurs courent, étroitement rapprochés l\u2019un de l\u2019autre, des deux côtés du poteau et au même niveau.Les tils téléphoniques sont, par cet arrangement, inclus dans la zone cunéiforme exempte d induction, et sont mieux protégés que s\u2019ils étaient sur un poteau spécial latéral très éloigné.Entre la ligne des courants forts et celle des courants faibles, est interposée une triple isolation : deux isolements par isolateurs en verre, et un par le revêtement en caoutchouc du conducteur à courants alternatifs et, en outre, une portion importante du support.Entre les forts courants et la terre, au contraire, n\u2019existe qu\u2019une double isolation.On voit de quel côté, éventuellement, s\u2019ouvrirait le passage.Un troisième mode de dérangement fut considéré comme le plus grave, le débordement direct du courant dans le téléphone par le retour d\u2019un tramway électrique à travers la terre ; il n\u2019y eut aucune protection contre cette éventualité en dehors du conducteur métallique du retour, qui\u2014lorsqu\u2019un fil unique sert pour un grand nombre de lignes\u2014peut être désigné comme une terre artificielle.Presque tous les réseaux de tramways sont à fils aériens avec retour par les rails, et système à trolley pour prise de courant.Au démarrage, les moteurs qui parcourent les voies absorbent de 100 à 120 A.En présence de ces intensités, la terre n\u2019est plus un conducteur de résistance nulle.A l\u2019instant de l\u2019afllux du courant, une subite élévation du potentiel de la terre se produit dans la région de cette section de voie.Si une ligne téléphonique est établie perpendiculairement â la direction de la voie avec une jonction à la terre le voisinage de celle-ci, l\u2019autre extrémité en étant éloignée, un courant se manifeste dans le téléphone au moment même de l\u2019accroissement du potentiel du sol, au démarrage du moteur.Ce n\u2019est pas un courant induit, mais bien un courant directement dû h.la différence de potentiel des deux extrémités de la ligne téléphonique reliées à la terre.Il n\u2019y a de remède à cet inconvénient que la séparation complète de la ligne téléphonique ou de la ligne de retour des tramways d\u2019avec le sol.Les compagnies téléphoniques demendent que les réseaux de tramways aient un conducteur de retour isolé de la terre ; les compagnies de tramways élèvent les mêmes réclamations à l\u2019égard des premières.Celles ci fondent leurs prétentions sur ce fait, qu\u2019elles étaient en possession de l\u2019usage du sol bien avant l\u2019évènement de la traction électrique, et que c\u2019est au dernier venu à céder.Les tramways répliquent que la terre est un bien commun, et qu\u2019ils ont antant de droits d\u2019en jouir comme retour, dont ils ne peuvent se priver, que les téléphones, tandis que les lignes téléphoniques seraient à l\u2019abri de tout dérangement par l\u2019applicarion du retour métallique.Les décisions judiciaires intervenues dans ce conflit ont été en faveur des exigences des exploitations de tramways.Les compagnies téléphoniques ont adopté le circuit bimétallique, et la paix est rétablie.(Moniteur industriel.) SAUVEGARDE dans , lLflJf Liti.\u2014 Si j\u2019en ai eu une idée de renfermer le chat dans l\u2019armoire! Maman va être sûre que c\u2019est lui qui.a mangé lc9 confitures. LE SAMEDI 13 FEUILLETON DU SAMEDI LES CHE VALTERS DU POIGNARD ROMAN ÉMOUVANT PAR XAVIER DE MONTÉPIN DEUXIÈME PARTIE.\u2014LES AMOURS DU CHEVALIER.XVII.\u2014 UN HOTE INATTENDU.f Suite) Denis chancela comme s\u2019il allait tomber à la renverse.Ce nom venait de le foudroyer.Quoi ! Van Goët était dans cette maison ! Van Goët, frappé par lui un an auparavant, à l\u2019auberge du Faucon Blanc ! Ainsi donc, chose étrange ! l\u2019assassin et la victime allaient se trouver en présence l\u2019un do l\u2019autre, et s\u2019asseoir à la même table ! La Providence ou la fatalité le voulait ainsi ! Le vieux Fritz, voyant que Denis ne le questionnait plus, s\u2019inclina de nouveau, profondément et à trois reprises, et quitta la chambre.Denis, demeuré seul, se sentit en proie à un frisson convulsif et douloureux.L\u2019avenir lui semblait revêtu de ses plus sombres couleurs.Le bizarre incident de cette rencontre invraisemblable remettait en question le résultat de tous ses projets.Qui sait même si sa su l\u2019été personnelle n\u2019allait pas se trouver compromise ?Pendant quelques instants, Denis songea à s\u2019éloigner immédiatement du château, et à n\u2019y revenir qu\u2019après le départ de Van Goët, sauf a chercher plus tard les moyens d\u2019expliquer d\u2019une façon plus ou moins plausible cette fuite au moins étrange.Mais il ne s arrêta pointa cette idée.Un semblable parti ne pouvait manquer de faire naître des soupçons sur son compte, et si une fois le plus léger soupçon venait à prendre naissance dans l\u2019esprit du baron de Kergen, tout serait inévitablement perdu.Peu a peu, Denis arriva, par la réflexion, à se rassurer d\u2019une façon presque complète ; il se dit qu\u2019il était impossible (pie, dans le désordre de la nuit de l\u2019assassinat, le marchand juif eût pu remarquer aussi bien les traits de celui qui le frappait, pour en conserver un souvenir distinct.D ailleurs, comment supposer que Van Goët, dans le cas même où ses souvenirs seraient restés fidèles, pourrait s\u2019arrêter seulement à cette idée absurde d\u2019une identité impossible entre un gentilhomme français, admis sur le pied de la plus grande intimité dans la noble famille de Kergen, et le nocturne bandit des bords du Rhin ! Certes, il y aurait folie à supposer cela ! Van Goët se croirait dupe d\u2019une illusion, ou jouet d\u2019un étrange ressemblance, avant d\u2019admettre l\u2019identité impossible dont nous parlions il n\u2019y a qu\u2019un instant.Denis, rassuré par ces réflexions, reprit donc calme et courage.Il se persuada que rien de grave ne le menaçait, qu\u2019aucun événement fâcheux ne pouvait l\u2019attendre, et il ne songea plus qu\u2019à paraître avec tous ses avantages devant le banquier du baron.11 commença donc sa toilette sans retard, et il mit un soin extrême à une coquetterie inaccoutumée, ou, du moins, plus grande encore que de coutume.De doux parfums d\u2019un arôme merveilleux inondèrent son linge d\u2019une finesse extrême.Ses manchettes et son jabot présentèrent des dentelles choisies d\u2019une beauté telle que, certes, elles auraient fait envie à toutes les grandes dames de la cour de France.Des bagues d\u2019une valeur infinie, une chaîne de montre et des breloques précieusement ciselées, achevèrent de donner à l\u2019ajustement du jeune homme un cachet de suprême élégance et de luxe aristocratique et de bon goût.Cotte toilette achevée, Denis se regarda successivent dans les quatres glaces qui se trouvaient enchâssées dans son appartement entre des panneaux de tapisserie.Ces larges miroirs lui envoyèrent son image d\u2019une façon si frappante, qu\u2019il se sourit, comme une jolie femme prête à partir pour le bal se sourit à elle-même, et qu\u2019il se vit contraint de s\u2019avouer qu'il était éblouissant.Quelques minutes s\u2019écoulèrent dans cette occupation gracieuse.Puis Denis entendit l\u2019horloge du château piquer le premier des douze coups de midi.En même temps, et avec une ponctualité qui faisait le plus grand eloge île l\u2019exactitude du cuisinier et les autres valets, on entendit retentir une grande cloche.C\u2019était le dîner qu\u2019on annonçait, selon l\u2019usage Denis prit son chapeau, le jeta sous son bras gauche, et sortit de sa chambre.XVIII.\u2014 LE DINER.La salle à manger du château de lvergen était une pièce ovale et d un grand caractère.Des panneaux de vieilles tapisseries flamandes, aux couleurs un peu effacées par le temps, s\u2019ajustaient dans des encadrements de chêne noir.Le plafond était en chêne sculpté, ainsi que la lourde table et les chaises à haut dossier, recouvertes on point de I longrie.Une argenterie massive et d\u2019une grande valeur s\u2019étalait majestueusement sur les dressoirs.Ce jour-là toute la livrée du château était sous les armes.Un voyait qu\u2019on avait à traiter un hôte d\u2019importance.Les convives se trouvaient déjà réunis dans la salle à manger.Ces convives étaient le baron, Marguerite et Mina, et le banquier juif de Cologne.Nous avons décrit Van Goët.Nos lecteurs savent que cet illustre millionnaire avait quarante ans tout au plus, une taille haute et riche, un regard d\u2019aigle dans de grands yeux noirs, et une forêt de cheveux sombres, légèrement ondulés.La tête du banquier aurait found un magnifique sujet delude aux pinceaux d\u2019un Van Dyck, d\u2019un rubens ou d\u2019un Vélusqu z.Denis entra et s\u2019approcha vivement de Réginald.Ce dernier lui serra la main avec une affection toute paterne\"eet lui dit, en regardant à la dérobée Marguerite qui sourit et r aigit légèrement.\u2014J\u2019ai déjà eu de vos nouvelles, mon cher cavalier, et je s iis que votre voyage a été aussi bon que rapide.Puis, sans quitter la main de Denis, qu\u2019il conduisit jusqu'auprès du banquier juif, il ajouta: \u2014Meinherr Van Goët, j\u2019ai l\u2019honneur de vous présenter mon jeune et excellent ami le chevalier Raoul-fleeter de Navailles.Denis et le juif s\u2019inclinèrent en même temps l\u2019un que l\u2019autre.Quand le jeune homme releva les yeux, il s\u2019aperçut que le regard du juif s\u2019attachait sur son visage avec une étrange fixeté.Les sourcils légèrement froncés de Van Goët exprimaient un mélange de surprise et d\u2019adhésion.Mais*cette ride presque imperceptible s\u2019effaça au bout de quelques secondes.Le dîner était servi.Chacun prit place à table.Voici de quelles façon se trouvaient disposés les convives.Le baron de Kergen était assis à la place d'honneur.En face île lui, et comme remplissant le rôle de maîtresse de maison, Marguerite.A la droite de la jeune fille, Van Goët.Den is à la droite du baron, ayant la blonde Mina à sa gauche.Dans les premiers moments, la conversation fut languissante.En vain Réginald s\u2019efforçait de la ruvirer, en adressant la parole tantôt à Van Goët et tantôt à Denis.Tous deux ne répondaient qu\u2019à peine.Le banquier semblait soucieux, et le jeune homme préoccupé.Van Goët, presque sans cesse et comme malgré lui, attachait son regard sur la figure du fiancé de Marguerite et paraissait ne plus pouvoir l\u2019en détacher.Par instants, ce même froncement de sourcils dont nous avons déjà parlé se reproduisait sur son front.Un eût dit alors qu il cherchait à fixer une image confuse et à préciser des souvenirs.Sous l\u2019observation de ce regard, le malaise de Denis augmentait, et, malgré tous les efforts du jeune homme, il ne devait point tarder à devenir nuisible.\u2014Monsieur le chevalier,\u2014dit tout à coup Van Goët,\u2014me permettez-vous de vous demander à quelle branche de la maison de Navailles vous appartenez ?Quoique ces paroles eussent été prononcées avec la plus parfaite courtoisie, Denis se sentit frissonner de tous ses membres.Cependant il fit bonne contenance.Nous n\u2019ignorons pas qu\u2019il avait étudié la généalogie et les alliances de la famille à laquelle il prête \u2019\tnir, Les papiers trouvés dans les bagages du Français, assassiné par les chevaliers du poignard lui avaient rendu cette étude facile.Aussi, répondit-il sans hésitation : \u2014Monsieur, je suis l\u2019un des représentants, en ligne directe, de la branche ainée.\u2014Ainsi, vous êtes le fils du vicomte Aymer de Navailles ?\u2014Oui, monsieur, son second fils ; mon frère ainé, le vicomte Arnaud, est colonnel des dragons de la reine ; ma sieur cadette est mariée au marquis de Montarby.Van Goët s\u2019inclina.\u2014Lors d\u2019un voyage que je fis à Paris il y a quatorze ans,\u2014reprit-il,\u2014j\u2019eus l\u2019honneur d\u2019être présenté à monsieur votre père.Ce fut au tour du jeune homme à s\u2019incliner.Le banquier poursuivit: \u2014Un de nos correspondants, le fermier général Lan jon, me conduisit à l\u2019hôtel de monsieur votre père, rue de Pas-de-la-Mule, et j\u2019eus l\u2019honneur d\u2019être invité deux fois à dîner par lui en compagnie de plusieurs personnages imminents.J\u2019ai dû vous voir en cette circonstance, monsieur le chevalier.\u2014Cola est vraisemblable, en effet,\u2014répliqua Denis;\u2014mais, à cette époque, je n\u2019étais encore qu\u2019un enfant, et vous comprenez que je n\u2019ai pu conserver aucun souvenir du fait dont vous me parlez.79421^14 2482 14 LE SAMEDI \u2014Oli ! je le comprends à merveille.D\u2019ailleurs, monsieur votre père, tenant table ouverte avec une prodigalité de grand seigneur recevait tant de monde, que vous ne pouviez accorder aucune attention à ses convives de passage.Est-il bien change, depuis ce temps-là, monsieur votre père ?.\u2014Mais non.\u2014 répondit le jeune homme, \u2014 il se conserve le mieux du monde.\u2014Ce doit être un beau vieillard ?\u2014Magnifique.\u2014Sa haute taille est-elle encore droite ?.\u2014Toujours.\u2014-Ses cheveux grisonnaient beaucoup ; ils doivent être aujourd\u2019hui blancs comme île l\u2019argent ?\u2014Sans doute.mais, vous savez la poudre.\u2014C\u2019est juste.Il avait un regard de l'aucun ?\u2014Ses yeux brillent comme autrefois.\u2014Ses jarets étaient d\u2019acier ?\u2014Il les a conservés.\u2014 Mais, alors, il atteindra sa centième année ! \u2014Franchement, je l\u2019espère bien, et, à moins d\u2019un incident innat-tendu, je puis même dire que j\u2019y compte.\u2014Excellent fils!.\u2014murmura Reginald à part lui.Van ( loèt continua : \u2014Je trouve que vous ressemblez beaucoup, au vicomte, votre père, monsieur le chevalier.\u2014Vraiment ?\u2014Ne vous l\u2019u-t-on pas dit déjà ?\u2014On me l\u2019a dit souvent ; mais je crois, comme le proverbe, que le plus souvent, les cessemblances sont dans les yeux des personnes qui reyardent.\u2014Peut-être avez-vous raison, en thèse générale ; mais cette circonstance est bien certainement une exception.Quand je vous regarde, je crois voir monsieur votre père, rajeuni.Même coupe de visage, même front, même regard.A votre âge, il devait être identiquement ce ([lie vous êtes aujourd\u2019hui.C\u2019est assez dire un charmant cavalier.Denis s\u2019inclina profondément avec une feinte modestie.Van ( ioët reprit : \u2014Je pense que, vous trouvant en Allemagne, vous n\u2019aurez pas manqué d\u2019aller jusqu\u2019à Manhein ?\u2014Non, en vérité,\u2014ré\t\u201d Denis.\u2014Vous comptez y aller, au moins ?\u2014Pas le moins du monde.\u2014Ah ! par exemple !.voilà qui est étrange ?\u2014Pourquoi donc cela ?\u2014Il est impossible alors que votre père ne vous ait pas donné une lettre ?\u2014Une lettre ?.\u2014répéta Denis.\u2014Eh ! oui, une lettre pour son vieil ami, le comte Frédéric de Salberg, qui, l\u2019année derrière encore, est allé passer trois jours au château de Navailles, en Poitou.Denis comprit à merveille qu\u2019un immense embarras allait fondre sur lui, s\u2019il ne trouvait un moyen immédiat de tourner la difficulté.\u2014L\u2019année dernière, \u2014 répondit-il aussitôt, \u2014j\u2019étais absent de France, lors de la visite du comte de Salberg.\u2014J\u2019ai bien souvent entendu parler de lui dans ma famille, et avec une vive affection, mais j\u2019ai commencé mon voyage par l\u2019Italie.J\u2019ignorais moi-même que je viendrais en Allemagne, et mon père, par conséquent, ne pouvait me donner la lettre pour son vieil ami.\u2014C\u2019est précisément juste ; mais, maintenant que vous savez que le comte habite Manheim, vous irez le voir, n\u2019est-ce pas ?\u2014Sans aucun doute.\u2014D\u2019abord, s\u2019il apprenait que vous êtes retourné en France sans avoir passé quelques jours auprès de lui, il ne vous le pardonnera point.et il aurait raison.\u2014Je ne m\u2019exposerai point à mériter son courroux,\u2014répondit Denis en souriant.A partir de ce moment, Van Goët cessa de questionner Denis et ne s\u2019adressa plus exclusivement à lui.La conversation devint générale, et le dîner s\u2019acheva plus gaiement qu\u2019il n\u2019avait commencé.\u2014Van Goët ne m\u2019a point reconnu et ne soupçonne rien! pensait Denis radieux, tout va bien ! le péril est passé ! XIX.\u2014 l\u2019IAT l.UX.Immédiatement en sortant de table, le baron de Kergen proposa une promenade dans le parc.Cette proposition fut acceptée avec empressement.Deux groupes se formèrent aussitôt.L\u2019un, grave, et qui marchait à quelques pas en avant de l\u2019autre.Le second, rieur et penseur.Ici, Réginald et Van Goét.Là, Denis et les deux jeunes filles.\u2014Eh bien, meinherr,\u2014 demanda le baron au banquier, pailez-moi franchement, comment trouvez-vous notre jeune ami le chevalier Raoul ?En ce moment, Marguerite s\u2019approchait pour dire quelques mots à son père.Elle entendit la question, c\u2019est assez dire quelle voulait entendre la réponse.Elle ralentit donc son pas, et elle écouta, la tête penchée en avant, dans l\u2019attitude d\u2019un oiseau prêt à prendre sa volée.\u2014Cher baron,\u2014répondit gravement Van Goët,\u2014quanti nous rentrerons au château, accordez-moi la faveur d un entretien particulier.Il faut que je vous parle d\u2019une façon très sérieuse.\u2014Au sujet du chevalier de Navailles ?\u2014demanda Reginald extrêmement surpris.\u2014Au sujet de ce jeune homme, oui.\u2014Ne pouvez-vous donc pas m\u2019en parler ici ?\u2014C'est impossible.\u2014Pourquoi ?\u2014Vous le comprendrez en m\u2019écoutant.\u2014Il s\u2019agit donc de quelque chose d\u2019une grande importance.\u2014Oui.\u2014Vous m\u2019intriguez au plus haut point! Voulez-vous que nous rentrions tout de suite ?\u2014Oh ! rien ne presse.Vous saurez assez tôt ce que j ai a vous dire.Réginald n\u2019insista pas.Seulement, la promenade fut considérablement abrégée Marguerite, au lieu d\u2019adresser la parole à son père, battit immédiatement en retraite, et, de vive et joyeuse quelle était auparavant, devint aussitôt silencieuse et préoccupé.\u2014Qu\u2019avez-vous donc ?lui demandait vainement Denis.Elle répondait : \u2014Je n\u2019ai rien.Et le nuage amassé sur son front ne se dissipait pas.Nos personnages rentrèrent au château, une demi-heure, minute par minute, après le moment où ils en étaient sortis.\u2014Voulez-vous que nous passions dans la bibliothèque ?demanda le baron à Van Goët.\u2014Où vous voudrez, \u2014 répondit ce dernier, \u2014 pourvu que nous soyons seuls.Le gentilhomme et le banquier se dirigèrent vers la piece dont Réginald venait de parler.Marguerite avait disparu.Aucun des deux graves personnages ne remarqua en entrant dans l\u2019immense salle, encombrée de livres et de parchemins, qu\u2019une des portières de tapisserie (pii masquait une profonde embrasure s\u2019agitait légèrement, comme si quelqu\u2019un se cachait derrière ses plis.Le baron fit asseoir son hôte dans un large fauteuil centenaire, armorié aux armes de Ivergen, et, se tenant debout en face de lui, il lui dit : \u2014Eh bien, meinherr Van Goët, j\u2019attends les confidences que vous m\u2019avez promises.\u2014Cher baron,\u2014répondit le banquier,\u2014me permettez vous, avant toute chose, de vous adresser quelques questions ?\u2014Des questions ?\u2014Il le faut, pour que nous arrivions à nous comprendre.(A continuer.) La Térébenthine est non-seulement un remède très populaire, mais aussi un des meilleurs que possède la matière médicale.Son emploi est recommandé par les sommités médicales dans le traitement d\u2019un grand nombre de maladies, mais c\u2019est surtout dans les affections des membranes muqueuses que l\u2019on obtient des résultats vraiment extraordinaires.Comme ce sont ces membranes qni tapissent l\u2019intérieur des voies respiratoires et urinaires, il s\u2019en suit que c\u2019est de préférence dans le traitement des maladies qui affectent ces différents organes que l\u2019on doit avoir recours à ce pré :n-ux médicament.Comme le goût désagréable de la térébenthine, ainsi que l\u2019irritation qu\u2019elle produit sur le tube digestif, en rendent l\u2019administration diflici! > et même impossible dans un grand nombre de eus, le Docteur.J.G.Laviolette a réussi, après de nombreuses expériences, à composer un Sirop liés agréable au goût, inoflensif et possédant à un haut degré toutes les qua\u2019ités balsamiques et antiseptiques de ce remède inappréciable.Messieurs les médecins et les malades devront donc avoir recours au Sirop de Térébenthine du Docteur Laviolette lorsqu\u2019ils auront à traiter les maladies des voies respiratoires et urinaires telles que : i humes, bronchites, grippe, coqueluche, asthme, consomption, gravelle, cystites chroniques, etc., et tous les catarrhes des bronches, des poumons et de la vessie.Ce Sirop peut être administré pur ou dans de l\u2019eau ou du lait, au goût.Dose.___Une cuillerée à soupe trois fois par jour, surtout le matin à jeun et le soir au coucher.Aux enfants, par cuillerées à thé en proportion de l\u2019Age.N.D____Se méfier des contrefaçons et toujours demander le Sirop do Térébenthine comme suit: \u201c Sirop de Térébenthine du Docteur Laviolette\" Kn vente dans toutes les pharmacies.Prix : 25 et 50 cts.le flacon, D-D LE SAMEDI 15 UNE NUANCE » Le lh corder.\u2014Kst-ee vrai que vous avez traité eet homme (le voleur ?Le témoin.\u2014C\u2019est vrai qu\u2019il l\u2019est ; mais ce n\u2019est pas vrai que je l\u2019aie (lit.firent franchir lo monticule.Et chacune ayant repris sa charge, toutes deux parvinrent sans encombre à la fourmilière.\u201d A la lin do son récit, Parseval-Deschônes s\u2019écriait avec une sorto de joie enfantine : \u201c Ai-je bien fait de renoncer aux mathématiques ! les fourmis connaissent le levier d\u2019Archimède.\u201d (Gratien de Semur.Traités des erreurs et pré jugés.) BIEN LA MÊME CHOSE PARTOUT St Pierre, (à la porte du paradis).\u2014C\u2019est bien, entrez, mais rappelez-vous que vous ne pourrez plus en sortir.La cuisinière décédée.\u2014Si je ne puis pas avoir mes jeudis et mes dimanches et un passe-partout, je n\u2019entrerai pas.CHANCEUX Louis.\u2014Alice a enfin rendu Georges heureux pour toute sa vie.Planche.\u2014Vrai ! Que je suis contente ! Quand vont-ils se marier ?Louis.\u2014Jamais, elle la refusé.THEATRE - ROYAL SPARROW & JACOBS.PROP.ET CERANT.(Semaine commençant LUS DI.OCIO H II fi A près-midi et soir.) I.A JOLIE COMÉDIE I «LANDAISE G RU ISKEEN LAWN Excellente compagnie, magnifiques décors, nouvelles chansons, etc , etc.PRIX D\u2019ADMISSION: 10,20 et 30c.Sièges réservés, 1 Oc ext ra.Plan toujours ouvert au Théâtre de 9 a.ni.à 10 p.m.SEMAINE SUIVANTE : VANETER D'Il ART.QUEEN\u2019S = THEATRE Sparrow & Iacojis, Gérants (Autrefois le QUEEN\u2019S HALL) Semaine commençant LUNDI, 7 NOVKMRRK, matinées Mercredi et Samedi.LE CÉLÈBRE COMÉDIEN EZRA KENDALL Supporté par une excellente compagnie A PAIR OF KIDS Sièges en vente au magasin de musique do Sheppard, au magasin de la Cie New-York Piano, h.l\u2019Hôtel Windsor et au Balmoral Hôtel, de 9 a.m.à 5 p.m.LA PRESSE JOURNAL QUOTIDIEN Le plus populaire de tous les journaux français de Montréal UN CENTIN LE NUMERO, EN VILLE Abonnement en dehors de Montréal SEULEMENT $3.00 PAR ANNÉE S TH IC T K MD NI PAYABLE IX AVANCE EDITION HEBDOMADAIRE DE 8 CRANDES PACES $1.00 pux- An «too Si vous voulez avoir ce que vous désirez, ou disposer de quelque ehoso, ANNONCEZ DANS \u201c LA PRESSE,\u201d Journal possédant la plus forte circulation de tous les journaux français du Canada.MOYENNE POUR LE MOIS I)E .24,095 par jour Pour prix et toute autre chose, s\u2019adresser il LA PRESSE, 71 et 71a Rue St-Jaoques, Montréal.V ARIÉTÉS SCIENTIF1Q U ES Après la mort de l\u2019illustre Lagrange, auquel il servait de collaborateur bénévole dans la solution de ses problèmes transcendants, Parseval-Deschênes, un des hommes les plus complets et les plus modestes qui aient jamais existé, renonça aux mathématiques.Il fallait donc que son besoin d\u2019observer, d\u2019étudier, se reportât sur quelque autre objet.Etant allé passer quelques mois à la campagne chez un ami.il avisa dans un bois, au cours d\u2019une de ses rêveuses promenade, une énorme fourmilière ; et aussitôt il prit la résolution d\u2019étudier les fourmis.En esprit méthodique qu\u2019il était, il se gardait bien d\u2019observer plusieurs fourmis à la fois.Arrivé près de la fourmilière avant qu\u2019aucune habitante se fût mise en course, il attendait leur départ ; et alors il en choisissait une qu\u2019il suivait exclusivement des youx partout où elle allait.\u201c Figurez-vous, disait il un soir à ses hôtes, après une longue journée d\u2019observation, que vers quatre heures de l\u2019après-midi, je vois ma fourmi traînant un lourd fardeau arrivé au pied d\u2019un monticule.Impossible de le franchir avec sa charge.Alors elle la dépose, regarde de tous côtés, et ne découvrant point de fourmi, retourne à vide sur ses pas.A quelque distance de là cependant, elle rencontre une fourmi chargée aussi.Elles s\u2019arrêtent toutes deux et semblent tenir conseil pendant quelques instants, après quoi elles reprennent ensemble le chemin du monticule.Là je vis le spectacle le plus curieux auquel j\u2019aie jamais assisté.La seconde fourmi dépose aussi son fardeau, puis elles se munissent d\u2019un brin d\u2019herbe sèche ; agissant de concert, elles en introduisent une extrémité sous le fardeau trop pesant et presque sans efforts elles lui Echantillon Gratis de Chocolat Menier En envoyant une carte postale, adressée h (-.Alfred Ciiouillou, Montréal, vous recevrez un échantillon de leur délicieux chocolat importé, avec mode n\u2019emploi.Le meilleur marché et le plus complet des journaux de Modes parisiens \u201cLA NOUVEAUTE\u201d Paraissant toutes les semaines, le Numéro, 5 Cts.PARIS, 35 Rue de Verneuil Poirier, Bessette & Cie, 516 rue Craig, MONTREAL Lk Petit Français Illustre (hebdomadaire).Abonnement, un an 7 francs.Librairie Armand Colin & Cie., 5 rue de Méziôros, Paris.La Petite Revue Parisienne, et Lk Correspondant Littéraire.\u2014Abonnement, les doux journaux réunis, 5 frs.par an pour tous pays.Pour le Canada, $1.00.M.A.Clavkl, directeur.30 rue de Dunkerque, Paris.Le Sillon, revue littéraire et artistique mensuelle.\u2014Ecrire it M.E.Hou baye, 31 rue do Chabrol, Paris.La Lyre Universelle, revue poétique illustrée Lamarti-nienno.\u2014Abonnement, 5 frs.par an.Jules Canton, directeur, 19 rue Soufllot, Paris.Le Musée des Familles, paraissant doux fois par mois.\u2014 Librairie Ch.Delagravc, 15 rue Soutllot, Paris.L'Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux.\u2014 Paris: Lucien Faucon, directeur, 13 rue Cujas.New York: F.W.Christern, 254, Fifth Avenue.Journal de la jeunesse.\u2014Abonnement: Un an, 20 frs., Six mois.10 frs.Bureaux ii la librairie Hachette & Cie, 79 Boulevard Saint-Germain, Paris.Cordonnerie.\u2014Le plus intéressant, lo plus lu, le mieux renseigné, le moins cher des journaux do cordonnerie, c\u2019est le FRANC PARLEUR, 57, boulevard St-Miehel, Paris.\u2014Spécimen franco sur demande.La Curiosité Universelle (journal hebdomadaire».\u2014 Prix d\u2019abonnement 12 frs.30, No 1 rue Rameau, Place Louvois, Paris France.TONIQUE ANALEPTIQUE RECONSTITUANT Le Tonique le plus énergique que doivent employer Convalescents, Vieillards, Femmes, Enfants débiles et toutes personnes délicates.Au OUINA SUC DE VIANDE PHOSPHATEdeCHAUX | Composé des substances absolument indispensables à la formation et au développement de la c/ia/r| musculaire et des Systèmes nerveux et osseux.I Le VIN DE VIAL est l'association des médicament» les plus actifs pour! combattre l'Anémie sous toute» se* forme», Chlorose, Phtisie, Dyspepsie, | Gastrites, Age critique, Epuisement nerveux, Débilité résultantI de la vieillesse, étiolement, longues convalescences et tout état de langueur! et d\u2019amaigrissement caractérisé par la perte de l\u2019appétit et des forces./*/( a mi a rie ,l.Il .1 1., i-iir ilr Hou r boit.14, l.YOX.Toutes Pharmacies 1(5 LE SAMEDI POUR LES VERS - LIES - CREMES de CHOCOLAT BfAîi?D ^«veToN'C\u2019 19 DE DAWSOIff Le remède contre les VERS le plus plaisant et le plus sûr qui ait encore été offert au public.Recommandé par les Médecins O\" EN VENTE PA RT O U T '=^3 25 Cents la Boite.f(innlitr ilrs l'nin rsifcs Laval et MvCSill) IL PREFERERAIT SE PASSER DE PAIN.3 Palais Episcopal, Marquette, Micii., 7 nov.18S9.Le Rév\u2019«l «I.Kossbiul,
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