Le samedi, 1 juin 1895, samedi 22 juin 1895
[" :;fv -y'\"-.I *.twg£' ly»® Wmm SSCI» iff few $wm $*& *4 » * HRP .;- ' ¦ J MtKm vV- \".'«¦ üpli*^ silljlfli >.\u2022\u2022 /\u2022¦¦ IS V .¦ $2.50 Par Annie Le NUMERO 8 CTS MONTREAL, 22 JUIN 1896 VOL.VII.\u2014NO 3 AU VIEUX PAYS NORMAND AUBÉPINES. N -\u2022\\; LE SAMEDI \\ \\ «r (Journal Hebdomadaire) P U B LICA TION LITTÉRAIRE, HUMORIST IQ UE ET SOCIALE, osao-^-iïTE rrer ïotee domestique.ENFANTS FIN DE SIECLE POUR UN ROSSIGNOL Rédacteur: LOUIS PERRON ABONNEMENT Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AYANCE) S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces à MM.Poirier, Bessette & Cie, Editeurs Propriétaires, No 516 RUE CRAIG, Montréal.MONTRÉAL, 22 JUIN 1895 Que de fois l\u2019on se venge des uns sur les autres.Il y a des fins de jours qui semblent de véritables agonies.Un soupir à ce qui fut, un sourire à ce qui sera, voilà la vie.Pas de \u201c foi sincère \u201d sans l\u2019action, pas d\u2019action efficace sans la foi.L\u2019indulgence est une vertu chez les forts \u2014 un vice chez les faibles.Ce n\u2019est pas en parlant, qu\u2019on apprend à parler \u2014 c\u2019est en écoutant.L\u2019amour-propre est le frère de l\u2019amour \u2014 comme Caïn est le frère d\u2019Abel.La somme qu\u2019on reçoit est toujours petite 3 celle qu\u2019on prête toujours grande.L\u2019esprit français est le premier à concevoir les idées nouvelles et le dernier à en accepter l\u2019application.Plus la famille est facile à dissoudre par le divorce, plus elle devient difficile à constituer par le mariage.La seule raison qui puisse empêcher un homme de dire un mensonge à visage nu, c\u2019est le fait de porter barbe et moustaches.Rosinette (8 ans, avec orgueil).\u2014Mon papa va m\u2019acheter une bicyclette.Antoinette (fièrement).\u2014Oh moi, j\u2019en ai une depuis l\u2019année passée.Rosinette (dédaigneusement).\u2014Moi, je ne voudrai pas que personne me vit sur une bicyclette de l\u2019année dernière.Malheur au fils de bourgeois né avec \u201c Vamour de l\u2019argent \u201d qui se trouve vivre sur le Boulevard au milieu de gens qui n\u2019en ont que \u201c l\u2019insouciance.\u201d ÉCONOMIE RURALE Jeune fermière.\u2014Je ne vois pas ce que mes poules peuvent avoir, elles ne me donnent aucun œuf.Vieux fermier.\u2014Vous ne les soignez pas comme il faut, probablement, donnez leur donc pour deux piastres de blé d\u2019Inde par semaine, elle vous donneront peut être bien une piastre d\u2019œufs.Monsieur C.E.Carbonneau, agent général pour le Canada, de la Canadian Trading VOIX ETEINTE (.Pour le Samedi) Il vivait dans la ramure, Au sein du feuillage épais ; Il vivait dans le murmure Bruyant des vertes forêts.Dès qu\u2019apparaissait l\u2019aurore, Il chantait pour les enfants ; Le soir il chantait encore Au retour des paysans.11 chantait dans le feuillage Quand la veuve du marin S\u2019agenouillait sous l\u2019ombrage, Devant la croix du chemin.Il chantait pour la souffrance Un hymne consolateur, Et le rythme de sa stance Etait un chant enchanteur ! Il vivait dans la ramure Au sein du feuillage épais ; Il vivait dans le murmure Bruyant des vertes forêts.Mais dans le monde où nous sommes La vie est comme les fleurs ; L\u2019oisearu meurt ooinme les hommes : Les chants ne sont que des pleurs.Delagny.Mai 1895.CARNET DU DOCTEUR DE LA DIPHTÉRIE La diphtérie est une maladie caractérisée par la formation de fausses membranes ou de pellicules blanchâtres, minces.Elle affecte de préférence le fond de la bouche et s\u2019étend même dans les voies aériennes.Elle survient parfois dans le cours de la fièvre typhoïde et de la pneumonie.Elle épuise rapidement les malades, et peut produire une sorte d\u2019empoisonnement putride suivi de mort.Aussi, faut-il s\u2019efforcer de la détruire et de soutenir l\u2019état général.Pour cela, on touche 2 ou 3 fois par jour le pharynx (le gosier) avec un pinceau imbibé, soit d\u2019une solution de nitrate d\u2019argent, soit d\u2019un collutoire à l\u2019acide chlorhydrique 3 on gargarise la bouche avec une potion au chlorate de potasse ou au borate de soude.On fait avaler, toutes les deux ou trois heures, une cuillerée de la potion au chlorate de potasse 3 on donne des boissons glacées et le vin de quina au Liebig.1° Collutoire.Acide chlorhydrique .Sirop de quinquina .Acide phénique .\t3 gouttes Mêler 3 s\u2019en servir au moyen d\u2019un pinceau pour enlever les fausses membranes plusieurs fois par jour.Alterner avec la solution de nitrate d\u2019argent.2° Potion.Chlorate de potasse.\t1/5 d\u2019once Dissolvez dans eau .\t.\t5\t\u2014 Ajoutez sirop de groseille 1\t\u2014 Une cuillerée toutes les deux heures 3 se rin-cei la bouche auparavant.Docteur Ox.^ d\u2019once 1 once Petite Correspondance du \u201cSamedi \u201d Un petit verre qui accomplit un grand voyage.Marguerite des Près; S al ; Mick ; Ass ; Charlotte.\u2014 Les résultats du concours devaient être publiés le 8 juin, soit juste trois mois après l\u2019ouverture du concours.C\u2019est un léger accident arrivé aux presses du Samedi qui est la cause du retard.Un lecteur du Q.M.C.\u2014Merci de votre drolatique envoi.Paraîtra.R.A.Morisset ; Primevère ; Sphinx.\u2014Merci de votre aimable appréciation.Nous ferons tous nos efforts pour continuer à mériter la faveur de nos lecteurs.Mikado; Jos.Pelletier; Primevère.\u2014Parvenu trop tard ; à l\u2019avenir nos lecteurs auront jusqu\u2019au jeudi midi pour nous faire parvenir les résultats, qui ne paraîtront que dans le No.suivant.Sphinx.\u2014Merci ; étudierons votre suggestion.All;Gal ; Emma ; S.P ; Maud.\u2014Paraîtront en temps, mais nous en avons quelques centaines numérotés, attendant leur tour.Prenez patience. ,r PROPOS DE TRAMPS v^:: S' 7ï LE SAMEDI fiant quand je les laissais trop longtemps dormir sur l\u2019herbe.Mais, je les évitais.Mon plaisir était de courir seul à travers près et bocages pour rêver plus à l\u2019aise.Il semble que l\u2019air qu\u2019on respire seul est plus libre et plus enivrant ! La liberté des champs ! Oh ! la liberté des champs ! Libre, on y respire à l\u2019aise, l\u2019herbe que l\u2019on foule sous nos pieds est plus moelleuse, les oiseaux y sont plus gais et le soleil est plus riant : moins de bruit, moins de science ?et de progrès que dans nos villes, ^ mais plus de liberté et plus de grandeur ! Les grandes villes n\u2019ont pas cette poésie des champs où les fleurs parlent au cœur, où la nature réjouit l\u2019âme ! Delagny.28 mai 1895.ILS SE RESSEMBLAIENT Premier tramp.\u2014Hallo ! Denis, que fais-tu là planté comme une enseigne ?Es tu nommé inspecteur des pavés de la rue St-Laurent ?Il paraît que la rue Ste-Catherine n\u2019est plus bonne pour toi ?Second tramp.\u2014Mais si, elle est bonne tout de même, mais rien ne vaut les bouts de cigares de la rue Craig.Madame Laflegme.\u2014 Que je voudrais bien avoir un homme actif.Monsieur Lafiegme (s'étirant).\u2014Moi aussi, ma bonne.Madame Lafiegme.\u2014 Dis donc, Laflegme, la chaudière à charbon est vide.SOUVENIR D\u2019UN VOYAGE (Pour le Samedi) A LA CHAMBRÉE PAYSAGE Vallée antique ! Manteau de verdure sans fin où s\u2019étalent à la fois toutes 'les beautés de la nature.Tableau mis dans un silence solennel, qui fait penser à quelque chose de la Suisse et fait rêver à Watteau.Sans que rien ne paraisse vivre de cette vie naturelle à toutes choses, le paysage renaît comme d\u2019un éternel printemps : c\u2019est l\u2019Eden d\u2019un \u201c Paradis perdu ! \u201d Peut-être qu\u2019en un jour sombre de pluie, on serait porté à croire que nous sommes au milieu d\u2019une immense vallée de larmes, lacrîmarum vallis, ou, comme sous un souffle divin et infini, le ciel reprend ce qu\u2019il avait perdu pendant l\u2019hiver pour raviver de ses douces rosées les fleurs macabres et pour chasser la tristesse des alentours.On pleure en voyant dans le fond d\u2019un ciel rarement nuageux, mais triste, un côteau ouvert, protégeant de ses vastes contours les quelques rares chalets qui y sont bâtis, Quelque chose de morne comme la nuit nous fait détourner les yeux ; quelque chose de silencieux et d\u2019imposant à la fois nous fait rêver étrangement; et, lorsque vous l\u2019avez quittée, cette plaine, pour n\u2019y plus revenir, vous voudriez la revoir comme au temps du passé, ou plein de jeunesse et d\u2019amour vous y respirâtes son air pur et ses parfums exquis 1 Aucunes brebis ne broutent l\u2019herbe ; aucun troupeau n\u2019y est conduit pendant le jour.Seul le voyageur passe, seul le touriste y rêve et s\u2019en va plus triste qu\u2019avant, emportant dans son cœur quelque chose d inextinguible ! Nous y passions de longs jours à cueillir des fleurs, allant, folâtrant, comme des enfants, dans l\u2019herbe fine.Mais les fleurs étaient si rares et les oiseaux si tristes que nous nous y plaisions peu.Nous courrions par les bois, où nous passions bien des journées à chasser, voire même à dénicher les nids d\u2019hirondelles cachés dans l\u2019escarpement des rochers ou des collines sablonneuses, v C\u2019était tout.i Au bas de ces collines serpentait par les champs diaprés une rivière étroite, tortueuse, câline, où l\u2019on remarquait ça et là de petits ilôts nus et sans arbres.Nous nous plaisions à y passer quelques heures, jamais plus, flanant au soleil.Mes camarades étaient des joyeux copains, ron- Comédie-express en 1 acte et quelques variations.Sidonis Trouillard, cavalier de 2e classe au 74e chasseurs à cheval.Berluchot, même grade.Larosse, adjudant \u2014 sous-officier au même régiment.Scène I La scène se passe dans la chambrée la veille d\u2019une revue.Sidonis Trouillard, qui est de chambre, en profite pour astiquer sa giberne et chante, avec la délicieuse voix que la nature lui a donné.comme uné tourterè.è.è.è.èlle Qui roucoulé tout bas, (Hurlant.)\u2014La classe ! Baderne, la classe ! .Jè donnerais pour è.è.è.è.èlle.(S\u2019interrompant )\u2014S\u2019pèce d\u2019vieux m\u2019ion d\u2019adjupit qui m\u2019force à astiquer entre mes r\u2019pas,.sale mufle, va !.Pour l\u2019amour dè ma bè.è.è.è,.èlle (S'arrêtant )\u2014J\u2019t\u2019en f.ich\u2019rai, moi,d\u2019I\u2019astiquage.Comme unè tourtèrè.è.è.è.èlle.(Furieux )\u2014J\u2019 don\u2019rais deux ronds d\u2019mon prêt qu\u2019 t\u2019arrivés, vieux fourneau,.tu verrais un peu voir si j\u2019 t\u2019enverrais pas mon fourhi sur la tronche.vieux.Scène II Sidonis, l\u2019Adjudant Larosse (entrant) Larosse.\u2014Què qu\u2019 c\u2019est que c\u2019 chahut qu\u2019 vous fait\u2019s là, tout seul, s\u2019pèce de bleu ?Sidonis (balbutiant).\u2014 S\u2019cusez.mon lieut\u2019-nant.mais.j\u2019 fais pas d\u2019chahut.Larosse.\u2014.Pas d\u2019chahut ! Què qu\u2019 v\u2019s avez à rouspéter 1 Sidonis (pleurard,).\u2014Mais, mon lieut\u2019nant, j\u2019 rouspète pas, moi,.j\u2019astique ma gibern\u2019 et pis j\u2019 chant\u2019 !.j\u2019 suis d\u2019chambre, aujourd\u2019hui.Larosse.\u2014D\u2019 chamb\u2019.enfin, tâchez moyen d\u2019 fair\u2019 en sort\u2019 d\u2019er relu ire, si vous voulez pas coucher à la boîte c\u2019soir.hein.m\u2019entendez1?sal\u2019 troupier.(Il sort en grommelant.) Scène III Sidonis (chantant).Comme uné tourtèrè.è.è.è.èlle Qui roucoulé tout bas.(Montrant le poing à la porte.)\u2014S\u2019pèce d\u2019sale moineau !.j\u2019 t\u2019 conseill\u2019 d\u2019 brailler.vieux youtre.moule à claques.kabyle.(Chantant ) .Pour l\u2019amour dè ma bè.è.è.è.èlle.(Jetant sa brosse à travers la chambre.)\u2014Sapristi de sapristi.Vieux plomb, va ! Scène IV Sidonis, Berluchot Berluchot.\u2014Qu\u2019è qu\u2019 t\u2019as à rouspéter comm\u2019 ça 1 Trouillard.C'est t\u2019y qu\u2019 t\u2019a trouvé un godillot dans ta gamelle 1 Sidonis.\u2014Ah ben, mon colon, si t\u2019 étais v\u2019 nu deux minut\u2019s plus tôt, tu s\u2019rais tombé à pic dans 1\u2019 mille.J\u2019 viens d\u2019 f.ich\u2019 ma giberne sur la hure d\u2019 l\u2019adjudant Larosse.Y m\u2019embêtais; alorss j\u2019ai pas pu me r\u2019tenir, j\u2019y ai envoyé tout 1\u2019 ballot sur sa sale poire.Berluchot (attéré).\u2014Ben, mon pauv\u2019 vieux, t\u2019 es frais !.Sidonis.\u2014 .J\u2019suis frais!.d\u2019abord y avait pas d\u2019témoins et pis il aura ben trop la frousse que j\u2019 lui cass\u2019 la.figure, mes vingt-huit finis.Pas peur, Berluchot, pas peur.C\u2019 que Trouillard y s\u2019 fich\u2019 d\u2019lui.(Berluchot sort en hochant ta tète.) (Il chante.) Scène V Sidonis, seul Ma vie et mon trépas.(Le trompette sonne la soupe, et Sidonis Trouillard se précipite à la recherche de sa gamelle.) tableau final Parisien.A L\u2019IMPOSSIBLE NUL N\u2019EST TENU IA i/ \\ Un petit cireur de bottes.\u2014Voulez-vous vos bottines noircies, monsieur ?L'homme gras.\u2014Je ne sais pas si elles en ont besoin, voilà dix ans que je ne les vois pas.A g Pour l\u2019amour dé ma bè.è.\t.è\tè\tèlle\t1 Què nè fèrais-jè pas t\t\t Comme unè tourtèrè.è.,,è.\t,.è.èlle\t Qui roucoulé tout bas,\t\t- A I Jè donnèrais pour è.è.è.\t,è.èlle\téI i \\ .A -«-\u2014' LE SAMEDI SÉPARATION EST UN DOUX CHAGRIN H Petit dialogue entre un professeur de géographie et le papa d\u2019un de ses .élèves : \u2014Votre fils est paresseux comme un loir.\u2014Et pourtant il me coûte assez cher.Le professeur, rêveur, répète machinalement : \u2014Loir et cher, chef-lieu Blois.POISSONS GASCONS Singulières expressions : Pourquoi un bruit transpire-t-il avant j\u2019avais le dos tourné, il s\u2019est noyé !.Cabistous, Gascon pur sang, soutient à Cape-figue son copain, qu\u2019il a vu de3 poissons vivre parfaitement hors de l\u2019eau.\u2014Té, moi aussi 1 riposte Capefigue, même que j\u2019en avais un qui venait me manger dans la main.Un jour qu\u2019il faisait très chaud, je lui avais donné à boire dans une grande jatte.\u2014Et alors ?.\u2014Alors.le malheureux'.pendant que Il avait d\u2019avoir couru ?Pourquoi dit on plumer un poulet, alors qu\u2019on le déplume ?\u2014Je serai de retour dans deux semaines, ma chère amie, je ne puis rester bien longtemps et c\u2019est la raison pour laquelle je n\u2019tmporte que peu de chose.savez, à son mon ami, mari, une disait Mme bien bonne La Récolte du \u201c Samedi \u201d (.A travers les journaux Parisiens) \u2014Chose a vendu son tableau ; sais-tu combien ?\u2014Oh ! un morceau de pain !.c\u2019était une croûte ! \u201c durer \u201d encore six mois.drai?Entendu Halles : \u2014Dites donc, garçon, quand m\u2019apporterez-vous donc le bock demandé ?Il y a un bon quart d\u2019heure que je l\u2019attends.Le garço^o.\u2014Si monsieur était venu un quart d\u2019heure plus tôt, il serait déjà servi.On recommandait à Calino de ne pas dormir la bouche ouverte, parce qu\u2019il faisait ainsi une grimace horrible.Il dit à son domestique : \u2014Cette nuit, tu mettras un miroir au pied de mon lit, parce que je veux me regarder quand je dormirai et savoir si je suis aussi laid qu\u2019on le dit.\u2014Vous Cabillaud nouvelle.\u2014Quoi donc ?\u2014Bébé vient de dire son premier mot il y a une heure à peine.\u2014Vraiment ! \u2014Oui, nous étions au Jardin des Plantes, devant le Palais des Singes, quand notre petit Zidor s\u2019est écrié : Papa ! perdu l\u2019habitude de l\u2019eau.\u2014C\u2019est curieux.Eh bien ! le mien a eu soif.Je lui ai présenté à boire, mais le pauvre avait pris une telle horreur de l\u2019eau que, troun de bagasse, il s\u2019est envolé en l\u2019air ! EPITAPHE Épitaphe relevée dans un cimetière de village : Ici repose Eugène Dupont Marchand de cauchons Regretté de tous les siens.\u2014Docteur, vous qui possédez à fond l\u2019art de guérir, dites-moi franchement ce que vous faites quand vous êtes enrhumé ?\u2014Je tousse, madame.Un monsieur tombe devant un omnibus et va infailliblemsnt être écrasé, lorsqu\u2019un autre monsieur se précipite et le retire de dessous les pieds des chevaux.La victime reconnaît son sauveur, \u2014Comment, docteur, c\u2019est vous ?Je vous dois la vie ?Le docteur, avec bonhomie : \u2014Oui, mon cher, c\u2019eût été dommage.Vous avez une maladie de cœur superbe : vous pouvez Il prit un jour la fantaisie à Philoxène Boyer d\u2019aller visiter une maison de fous.Il parcourut, accompagné du docteur, la section des fous ordinaires et parut s\u2019y intéresser vivement.Arrivé aux gâteux, il en trouva un qui alignait des chiffres sur une feuille de papier.\u2014Monsieur, lui dit le gâteux, au bout d\u2019un instant, vous semblez M.Perrichon revient d\u2019Italie et son ami l\u2019interroge sur les beautés qu\u2019il a vues.\u2014Vous êtes allé à Rome ?\u2014Parbleu ! \u2014Et à Venise ?\u2014A Venise aussi.\u2014Vous av< z admiré le lion de Saint-Marc.\u2014Mon cher, nous avons eu la chance d\u2019arriver à l\u2019heure du repas des bêtes ! J ugez !.à ce Un malade à son médecin : \u2014Docteur, là, vraiment, est-ce que j\u2019en revien- \u2014Infailliblement, répond le médecin, qui tire de sa poche un papier imprimé.Et, faisant lire le papier au malade : -\u2014Tenez, voici la statistique de votre cas.Vous voyez qu\u2019on en guérit un sur cent.\u2014Eh bien ! fait le malade effrayé.\u2014Eh bien, vous êtes le centième que j\u2019ai entre les mains, et les quatre-vingt-dix-neuf premiers sont tous morts.vous intéresser problème ?.\u2014Oui,\tmonsieur, beaucoup.\u2014Eh bien, que feriez vous?Abaisseriez-vous la perpendiculaire ?\u2014Certainement, sans hésiter.Le gâteux se leva.\u2014Vous abaisseriez la perpendiculaire ?\u2014Oui, je l\u2019abaisserais.Il reçut aussitôt une paire de gifles à décapiter un bœuf.Le médecin le tira par la manche.\u2014Voulez-vous voir les fous furieux maintenant ?\u2014Non, non, merci ! SI LE TEMPS EST MAUVAIS SEULEMENT une buvette de la rue des Dans un restaurant : \u2014Eh bien, gérant, vous allez nous servir un bon déjeuner, hein, des vieux clients comme nous.\u2014Soyez tranquilles, messieurs, nous avons eu une noce avant-hier, allez, y a de quoi.A propos de la surtaxe des blés : \u2014Mais pourquoi me compter ce chapeau un louis de plus que les précédents ?\u2014Madame n\u2019ignore pas qu\u2019il y a un droit sur les blés, et le chapeau de Madame est couvert d\u2019épis.Chez le répétiteur : \u2014Comment, vous avez encore écrit phrasse avec deux s ?Allons, corrigez-moi cela, mon enfant, vous voyez bien qu\u2019il y a un s de trop.Oui, M\u2019sieu Le professeur d\u2019un gymnase municipal vante les avantages de la gymnastique.\u2014Rien de meilleur, dit-il, pour la santé : ça double les forces et ça prolonge la vie.\u2014Mais, ajoute quelqu\u2019un, nos pères ne faisaient pas de la gymnastique et pourtant.\u2014C\u2019est vrai, répond le prefesseur, ils n\u2019en faisaient pas ; aussi ils sont tous morts ! mais lequel ?Le premier ou le second ?Remarque de l\u2019ami Taupin : Les cochers sont comme les fusils ?ils ne partent que lorsqu\u2019ils sont chargés.U i Le collecteur.\u2014Madame, cet argent est du depuis 10 jours, et si vous ne me payez pas, je serai obligé de venir enlever les meubles.Madame Sansouci.\u2014Repassez samedi, monsieur, et vous aurez sxirement votre argent, si le temps est mauvais.Le collecteur.\u2014Qu\u2019est-ce que le temps fait à cela ?yX Madame Sansouci.\u2014Parce que, s\u2019il fait beau, nous serons partis pour la campagne.\\ LE SAMEDI 5 CONCLUSION ENFANTINE V\u2019\"'/ La petite reine.\u2014Maintenant je suis reine, maman; mais Monsieur Gustave est-il roi ?La mère.\u2014Non, ma chère enfant.La petite reine.\u2014Alors, je vais lui donner l\u2019ordre de m\u2019apporter un gros morceau de biscuit et une belle poupée.L\u2019OURAGAN {Pour le Samedi) A ma petite amie Juliette L.C\u2019est une lugubre chanson Que la chanson de la tempête, Elle est triste, en toute saison, Et rend sinistre toute fête.Ce soir encor le vent gémit.Aimes-tu cette voix en peine?.Mais il approche, gémit, mugit, Voilà qu\u2019il passe sur la plaine.Il passe.Ne fais pas de bruit, Viens l\u2019écouter à ma fenêtre., .La nature tremble tout fuit : C\u2019est l\u2019ouragan, il vient en maître : Il passe, fier : rien ne l\u2019émeut.Il est le plus puissant du monde.Il passe, vainqueur : rien ne peut Gêner sa course furibonde.Regarde, il méprise à la fois La douce fleur à peine éclose Comme l\u2019arbrisseau de nos bois Où le frêle oiselet repose.La nature entière frémit ; L\u2019oiseau tremble sous la charmille Et le merle au bord de son nid N\u2019endort plus sa tendre famille.Le chêne si fort et si fier, Le roi de la verte prairie Qu\u2019un zéphyr caressait hier, Est terrassé dans sa furie.La tempête l\u2019atteint, il meurt Ainsi que tout sur son passage, L\u2019arbre, l\u2019oiseau, la douce fleur, Rien ne peut écarter sa rage.Les hommes craignent l\u2019ouragan Car chaque jour il les bafoue.Il passe loin d\u2019ici, pourtant Je sens son souffle sur ma joue.Il est passé.Derrière lui On ne voit plus que des ruines ; Et de ses ténèbres la nuit Sème la mort sur les collines.O cher enfant, comprends-tu bien ?L\u2019ouragan c\u2019est du temps l\u2019image : Il passe, il ne respecte rien, Il détruit tout sur son passage.Louvigny.ALORS LA CANNE TOMBA Willie (7 ans).\u2014Dis, maman ! l\u2019encre dont se sert papa est-elle indélébile 1 La mère.\u2014Non.Willie (sautant).\u2014Ah ! que je suis content ! La mère.\u2014Pourquoi 1 Willie.\u2014C\u2019est que je l\u2019ai toute renversée sur le tapis du salon.Et la canne esc tombée.CHRONIQUE MONDAINE LE CONTRAT Le contrat se signe souvent chez le notaire.Quand le notaire se rend chez les parents de la fiancée, toutes les personnes intéressées s\u2019y assemblent.Dans l\u2019un comme dans l\u2019autre cas, les clauses du contrat doivent avoir été bien débattues, par avance, entre les deux familles et hors de la présence des fiancés, pour éviter toute discussion au moment des dernières stipulations.Quand le contrat se signe chez les père et mère de la fiancée, il est toujours suivi d\u2019un dîner auquel est convié le notaire.Parfois, ce contrat se signe au milieu d\u2019une soirée, qui réunit bon nombre d\u2019invités.Après la lecture de ce contrat, le future se lève, salue sa fiancée, signe l\u2019acte et lui passe la plume.Après avoir apposé son nom, celle-ci offre la plume à la mère de son fiancé, laquelle la remet à la mère de la jeune fille, les deux pères signent après et, ensuite, tous les membres des deux familles, par rang d\u2019âge.Pour cette fête, la fiancée ne se pare d\u2019aucun des bijoux qui viennent de lui être donnés.Us ne lui servent qu\u2019après le mariage.Elle s\u2019habille d\u2019une simple et jolie toilette claire, sa dernière robe de jeune fille et \u2014 une dernière fois aussi \u2014 elle sort de leur écrin ses petits bijoux, qui ne conviendront plus à la jeune femme qu\u2019elle va devenir.Mais en revanche, grande élégance autour d\u2019elle, à cette fête qui n\u2019a déjà plus l\u2019aspect intime de celle des fiançailles.Toutefois, on n\u2019y invite pas de connaissances banales.Le lendemain du jour où l\u2019on a signé le contrat, on envoie le billet d\u2019invitation à la cérémonie religieuse.Quant à ceux qui doivent assister au festin de noces, ils sont prévenus quinze jours d\u2019avance pour le moins.Blanche de Saviqny.DEMI-TEINTES PAYSAGE ALGÉRIEN Aujourd\u2019hui c\u2019est la symphonie des gris et des bruns.Nous marchons sur une route grise de poussière, bordée d\u2019herbes et de buissons également gris ; gris sont les lointains, grises les montagnes s\u2019estompant dans une sorte de buée, gris aussi le feuillage des oliviers qui se détachent sur le ciel strié de nuages longs, semblables à des lames couleur de plomb ; le fond est d\u2019un gris de cendre et devient gris perle au bord de l\u2019horizon.Au milieu de ces grisailles ressortent de larges taches brunes faites de gué-rets et de maquis brûlés ; en face de nous, traversant un chaume qui mêle une note claire au fauve des mottes de terre, deux grands bœufs roux marchent lentement, ajoutant leur harmonie à ce concert des demi-teintes.Nous allons très vite dans le paysage terne qui emprunte quelque chose d\u2019irréel, de fantastique, au jour trop clair mais non brillant, d\u2019un éclat de métal en fusion tombant du ciel plombé où le soleil ne se voit pas, mais se devine.On a mis le feu aux broussailles dernièrement et l\u2019odeur de roussi qu\u2019elles désaxent, excite les chevaux et leur fait accé-lérer le pas, on se croirait dans un de ces pays étranges que l\u2019on traverse en rêve ; l\u2019atmosphère est d'un calme extraordinaire : pas une feuille ne bouge, pas une herbe ne tremble, pas un nuage ne glisse ; aucun bruit : ni vol d\u2019oiseaux, ni cris d\u2019animaux, et ce silence inaccoutumé, cette immobilité donnent l\u2019impression de la non-existence qui appartient au domaine des songes.Tout auprès une flamme dévore l\u2019herbe d\u2019un champ, d\u2019une lueur drôle tout à fait à regarder ainsi en plein jour ; elle marche, elle marche avec des contorsions bizarres, une sorte de déhanchement de petite fée falote et contrefaite, et à la voir suivre son chemin, sans fumée, sans étincelles, glisser à ras de terre en sau- tillant, laissant seulement derrière elle une traînée noire, on dirait d\u2019une de ces âmes méchantes de nain ou de korrigan.Silvio.DIPLOMATE Freddy (G ans).\u2014Oh ! le bon gâteau, maman ! (Silence.) Ce gâteau est bien bon, maman.Maman.\u2014Il est bon, tant mieux, mon ami.Qu\u2019est-ce que cela veux dire 1 Freddy.\u2014Oh ! rien, maman ; seulement quand c\u2019est un visiteur qui te dis ça, tu lui offre toujours d\u2019en reprendre.HEUREUSEMENT POUR EUX Comme un homme âgé et sa femme passaient devant l\u2019école durant une tempête de neige, une boule vint atteindre la vieille à l\u2019oreille.Le bonhomme, furieux, se tourne vers les écoliers et leur montrant le poing s\u2019écrie : \u2014 C\u2019est très heureux pour vous, mes polissons, de ne pas m\u2019avoir attrapé, moi ! LA SOCIÉTÉ ARTISTIQUE CANADIENNE Les pessimistes qui souriaient, il y a quelques mois, quand nous annoncions la création d\u2019un Conservatoire de Musique à Montréal, et cela par la seule initiative, en dehors de tout patronage gouvernemental, de quelques dévoués citoyens, doivent aujourd\u2019hui le regretter En effet, sans bruit, mais avec une patience à toute épreuve et un esprit de suite vraiment admirable, les promoteurs de cette institution ont avancé méthodiquement et aujourd\u2019hui voici les résultats : Cent élèves au moins déclarés admissibles aux cours, après examen de plus de deux cents cinquante candidats.Salles de cours et instruments prêts et n\u2019attendant plus que l\u2019ouverture des cours.Garantie absolue que ces cours seront continués sans interruption sous la direction des habiles professeurs que l\u2019on connait.Devant de tels résultats, démontrant que la Société a fait tout ce qui était nécessaire, il ne l'este plus au public qu\u2019a assurer lui, le succès de ce qui a été fait, en patronnant cette œuvre utile entre toutes.Prenez donc des scriptums chaque semaine et, en le faisant, vous ferez une bonne action et aussi un bon placement.TROP DE SŒURS ëvmî mm Elle.\u2014Non, je ne puis vous épouser, monsieur Georges, mais je puis être une sœur pour vous.Lui.\u2014Merci bien.Il y a beaucoup de pièces libres dans la maison de mon père, mais je ne sais si vous pourrez vous arranger avec mes autres sœurs.Si vous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL.-\t25 ets la bouteille, en vente partout 6 LÉ SAMEÎ)Î UN DALILA MASCULIN SOLUTION FACILE V rrn jj ij w nmy % K I ,a :\\\\ \\k 0^7- Moi, à moment vu (7./ WM O » ¦ '¦ II Lacrosse ( qui s\u2019est couché tard).\u2014Monsieur., (ah, ah) je désirai faire couper mes.cheveux.un peu.$i*£fLe barbier (l\u2019imterrompant).\u2014.Oui; monsieur.Il y a eu une grande partie de Lacrosse, n\u2019est-ce pas.cela est très intéressant.si la suite continue à vous donner raison.Lacrosse (bâillant).\u2014.Ah, ah.Coupez court s.v.p.je voudrai me reposer.Le barbier (dix minutes plus tard).\u2014C\u2019est correct, monsieur.Lacrosse (se réveillant et se regardant furieux dans le miroir).\u2014 Vous m\u2019avez ruiné, animal.tout à l\u2019envers de ce que je vous ai dit.ruiné.ruiné.C\u2019est pas mes cheveux que je vous disais de couper court ., c\u2019était à votre conversation.abruti.assassin.cretin.(Il sort en battant les portes).Gamuzard.n\u2019importe quel que ma femme se trouve malade, et cela arrive assez souvent, si je n\u2019ai pas de cuisinière, je n\u2019en mange toujours pas moins mon déjeuner à 1 heure et à point.Lambinet.\u2014 Je ne savais pas que tu étais fort en cuisine.Camvzard.\u2014 La cuisine, je n\u2019y connais rien du tout.Lambinet.\u2014 Et comment fais tu alors pour avoir ainsi et toujours ton déjeuner mangeable ?Camuzard.\u2014 Je déjeune au restaurant.PAS BREVETABLE MELODRRRAME ! La Principale scène.\u20144e acte.\u2014Ce qu\u2019en pensent quelques personnes.Le Traître, achevant une longue tirade, poignarde la comtesse de Montgibet, qui se rsfuse à ses baisers criminels.C\u2019est vous qui l\u2019aurez voulu, madame!.Mourez donc !.(A part lui).Ouf ! et de deux ! Encore un crime à commettre avant d\u2019être occis à mon tour par le justicier.et libre de filer au rendez-vous de la petite Flora.Tout de même en a-t-elle de la veine, cette comtesse, d\u2019être déjà tuée au quatre ! La Comtesse, en tombant.\u2014Ah ! je meurs ! Lâche! lâche!.(A part étendue immobile sur la scène).Enfin morte ! !.C\u2019est égal un rôle de mille lignes, zut alors, quelle corvée !.Et nous ne sommes qu\u2019à la première représentation ! L\u2019Auteur, du fond de sa loqe grillée.\u2014 Bravo ! Elle est tombée avec un cri.Je n\u2019aurais osé tant espérer.Assurément à elle seule elle fait vivre toute la pièce.Mais, j\u2019y songe, \u2014 cent lignes de plus ou de moins, c\u2019est peu de chose, \u2014 si, à l\u2019aide d\u2019une coupure et d\u2019un raccord adroits, je ne la faisais mourir qu\u2019au dernier acte 1.J\u2019en parlerai au directeur.Le Directeur, dans les coulisses.\u2014 Admirable ! saisissante au suprême degré cette scène ! Mais, c\u2019est égal, je voudrais l\u2019entendre râler un peu, une fois à terre.ce serait superbe !.J\u2019en parlerai à l\u2019auteur.(Aias, poor countess !) Et puis j\u2019entends des gens qui se mouchent dans la salle; on doit pleurer.Bravissimo ! Succès de larmes ?Cent représentations à la clef ! Le maximum chaque soir !.Hurrah ! pour X.de Mon-tremplin, l\u2019auteur ! Hurrah ! pour les interprètes ! ! Hurrah ! ! ! M.Alphonse, au poulailler.\u2014Mince, alorss\u2019 ! c\u2019qu\u2019il en débite un boniment et c\u2019qu\u2019il en fait des magnes, c\u2019mec-là, pour flanquer un coup d\u2019iingue ! Si c\u2019est naturel ça, par exemple ! L\u2019EpiciÈre du coin, aux fauteuils de 2e galerie.\u2014Est-ce bien joué ça ! Ah ! comme c\u2019est naturel ! comme l\u2019on voit bien que ça a dû arriver cette histoire !.Mais ce que c\u2019est que le grand monde.Yrai, vaut mieux vendre des pruneaux et de la margarine, pour du beurre, et s\u2019appeler Mme Poivrésel, tout court, que d\u2019être rentière et de se nommer Mme la comtesse !.Dans nosre monde ça n\u2019arrive pas, ces infamies là ! Un vieux monsieur, aux fauteuils d'orchestre.\u2014Pas fameux cet acteur ! Dieu ! ce qu\u2019il \u201c tue mal ! \u201d Ah ! grand Frédérick Lemaître où es-tu ?et vous, vous surtout, les vingt printemps que j\u2019avais lorsqu\u2019il jouait ?Un paysan, troisième galerie.\u2014Sapristi ! c\u2019est-y biau, çus costumes ! c\u2019est-y biau, çus décors ! Et c\u2019coup d\u2019couteau.ma fine ! on dirait qu\u2019c\u2019est pour de vrai ! Oh ! quand je m\u2019en vas raconter ça, cheux nous.La belle Jane Cascadette, daus sa loge que dépare un copu^chic.\u2014C\u2019qu\u2019elle est moule, c\u2019te comtesse!.S\u2019faire tuer plutôt que de s\u2019iais-ser.C\u2019est moi qu\u2019aurais cédé à sa place, d\u2019autant plus que.etc., etc.Le Copurchic, tirant son chronomètre.\u2014Encore vingt-cinq minutes de spectacle à avaler ! Est-ce embêtant d'être obligé d\u2019assister à toutes les premières.Sans cette suggestive et capiteuse Cascadette qui veut tout voir, aller partout.et que je gobe d\u2019une façon vraiment épatante, assurément je.etc., etc.Un Prince de la Critique, \u2014 endormi depuis la Se du 1er, \u2014 se réveillant en sursaut au cri de la comtesse.\u2014Comment, ce premier acte n\u2019est pas encore fini ?.Il y a pourtant près d\u2019une demi-heure que je dors ! Ces pièces sont d\u2019une longueur.Je m\u2019en plaindrai dans le Temps.Ah ! si c\u2019était de ce cher Gandillot, encore !.Un Critique Populaire.\u2014Comme c\u2019est vécu ! comme c\u2019est bien la vie réelle ! Quel talent ce Montremplin ! Il n\u2019y en a pas deux comme lui dans le monde ! comme il sait comme il fait.etc., etc.(Préparez vos mouchoirs, honorables pipelets ; vous pleurerez demain en lisant le compte rendu détaillé des malheurs de Mme de Montgibet !) Un Critique Littéraire.\u2014Et dire qu\u2019à notre époque on joue encore du \u201c mélo \u201d de ce calibre.et dans quel style, tudieu !.Allons nous-en ! Le chef de claque, dirigeant les applaudissements.\u2014Ce n\u2019est pas mal.mais, c\u2019est égal, sans moi.Un de mes Lecteurs.\u2014Et vous.qu\u2019en pensez-vous ?Moi.Moi ?Ma foi.Heu ! heu ! hé ! hé !.Gustave Thévenet.Grolleau.\u2014Je ne sais pas, mais plus grands inventeurs du siècle.Boireau.\u2014Et dans quelle ligne ?Grolleau.\u2014En excuses pour ne pension.BIBLIOGRAPHIE Boireau.\u2014 Quel est le nom du nouveau pensionnaire ?c\u2019est un des pas payer sa Nous venons de recevoir le premier fascicule de La Revue Franco-Américaine, c\u2019est un luxueux Magazine dont le prince André Poniatowski, récemment allié à une famille des Etats Unis, prend la direction Cette Revue, entièrement écrite en français par les maîtres de notre littérature, est également illustrée par nos principaux artistes Européens.On y verra côte-à-côte Tolstoï, Concourt, Daudet, Alexandre Dumas, Mirbeau, Clémen-ceau, Mallarmé, Bourget, Barrés, Hervieu, Séverine, Mendès, Alph.Allais, Grosclaude, Courte-line, Princesse de Polignac, Princesse de Chimay, etc., etc.De même y collaboreront les artistes les plus divers : Puvis de Chavannes, Whistler, Helleu, Forain, Caran d\u2019Ache, etc., etc.Cette publication, destinée au public améri-vous empoigner ! cain; ne contiendra que des articles courts et d\u2019actualité très vivante et aussi trè3 parisienne.Ce sera ce que peut produire de mieux la littérature française.Les bureaux de la Revue Franco-Américaine sont à New-York, 83, Duane Street.PRÉCAUTION NÉCESSAIRE nu ^ DIFFÉRENCE Elle {lisant).\u2014Voici l\u2019histoire d\u2019un homme qui dit qu\u2019il n\u2019a jamais été amoureux d\u2019une fille de sa vie.Le croyez vous ?\u2014Lui.\u2014C\u2019est peut être vrai ! Il y a des indi vidus qui font leur spécialité des veuves.ïï -\u20ac(L£\\ O PLUS COUTEUX ENCORE Boireau.\u2014 Le téléphone est certainement la chose la plus coûteuse qui existe.Ce que cela vaut d\u2019argent pour parler là-dessous ! Plumeau.-\u2014Je connais quelque chose de plus cher que ça.Ainsi ma femme ne se gêne pas pour parler sous un chapeau de $40.00 et cela se renouvelle 3 ou 4 fois par année.m m Monsieur Smith.\u2014Donne-moi un verre de whisky.Le commis (autrefois commis pharmacien).\u2014 Avez-vous une prescription du médecin.Il faut être prudent pour la vente du poison.LE BAUME BHUMÂL guérit les Rhumes obstinés, le Croup, la Coqueluche, la Consomption, ete., ete.25 ets, en vente partout vcLiA -L.IB«*M / . UN HEUREUX MÉNAGE LE SAMEDI BONNE INSTRUCTION ¦.G 3R «aJt La nouvelle, femme et le mari idéal.LA PETITE BOUQUETIÈRE (Pour le Samedi) SOUVENIR DE 1814 C\u2019est dans un petit quartier perdu de Paris qu\u2019elle venait chaque jour, dès l\u2019aube, étaler au soleil ses gerbes de marguerites, de mourons et de bluets.Debout derrière l\u2019escabeau tricolore, elle était ravissante la petite bouquetière avec ses yeux de myosotis, qu\u2019elle jetait autour d\u2019elle, demandant un souvenir aux passants affairés, ravissante avec ses lèvres, fraîches comme des pétales de boutons rouges, qu\u2019elle entr\u2019ouvrait pour laisser voir deux rangées de perle3, b\u2019anches comme le muguet.Chaque matin des groupes de soldats, d\u2019officiers s\u2019arrêtaient devant l\u2019étalage aux trois couleurs pour saluer, de leurs bravos enthousiastes, cet étendard vivant de leur France chérie.Durant les mois d\u2019hiver on ne la voyait pas, mais dès les premiers beaux jours elle était à sa place plus belle et plus fière.Cette année-là, le printemps s\u2019était fait attendre ; mais maintenant tout s\u2019éveillait, tout renaissait, dans la grande cité.Les soldats français se rendirent au faubourg de leur jeune amie.Elle était bien changée, la petite marchande : Un mal héréditaire, cruel et impitoyable était venu durant ce long hiver, marquer de son sceau fatal cette jeune victime de quinze ans.Quand elle les entendit, elle leva sur ses amis, les officiers, ses beaux yeux doux comme des pervenches ; son cœur bondit de joie, deux petits coquelicots rougirent ses joues pâles, amaigries.En face de cette jeune poitrinaire, les soldats au cœur brave sourirent tristement ; car ils voyaient là, l\u2019image de leur patrie mourante et opprimée.Un matin que le soleil dardait ses chauds rayons jusque dans le petit quartier perdu de Paris, les brigadiers trouvèrent la belle enfant étendue sur des débris de lis, de pervenches et de coquelicots.Son petit cœur de bouquetière aurait-il pu battre quand l\u2019étendard aux trois couleurs cessait de flotter sur la France vaincue ?Elle était morte avec ses bouquets bleus, blancs et rouges, morte avec le drapeau tricolore.Primevère.PUNI DE SON CRIME Madame (anxieuse).\u2014Je suis sûre, Eusèbe, qu\u2019il y a un voleur dans la maison.Monsieur.\u2014Un voleur ! Comment le sais-tu ?Madame.\u2014 J\u2019entends du bruit dans la cuisine, on est en train d\u2019ouvrir le buffet.Monsieur.\u2014Eh bien ! laisse le faire ! Peut-être travaille-t-il à sa propre destruction.Madame.\u2014?.Monsieur.\u2014Sûrement, car j\u2019entends le bruit d\u2019un couteau qui coupe un morceau de tarte.Voici une lettre d\u2019application pour une place sur la ligne de *** (soyons discret), qui nous a paru mériter les honneurs de la publication, Nous la donnons sans y changer un iota avec l\u2019espérance qu\u2019elle pourra être utile à ceux de nos lecteurs qui se disposeraient à affronter les épreuves du service civil.Application en français : Bien Messieur Je me permet de vous parler quelque mots sur ce papier vous demandant sy vous voudriez bien m\u2019absoudre en occupation sur charge sois braxsman où Cliner.Je pourais vous donner dè3 maintenant plusieur certificat de ma conduite et de vous même vous pouvez demander A Mon ami qui est votre employez depuis quelques temps Monsieur Charier et tant qua lins-truction je peut vous satisfaire en Anglais comme en français.Je reste votre amie inconnue, permettez moi de mexcusé sy je me dit votre amie sans vous connaitre et vous pareillement mais jù spère que nous ferons connaissance avan trop long temps.Application en anglais : Sir somme anny lines for let you benose how i Rith and spaek an anglish if you will recive my propositions i am be glad to take everay kin place than you want geave to me am i raday for take oun job on your car naut you want receive me your servant i take your place when you whant know or this Spring well how i leave your friend if you will i thank you if you will take my adresse.PRÉCAUTION PRISE Rouleau.\u2014Yous avez absolument tort, mon cher Bouleau, de laisser, tous les soirs, votre jeune femme seule à la maison.C\u2019est un ami qui vous le dit.Bouleau.\u2014Bah ! je lui ai acheté, la semaine dernière, un bracelet en diamant.Emaux et Camées PETITS CHEFS D ŒUVRE LITTERAIRES DE TOUS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES ELLE L\u2019A PRIS Elle.\u2014Pensez-vous qu\u2019un jour viendra où les femmes feront elles-même la demande en mariage?Lui.\u2014Je ne vois pas pourquoi cela se ferait.Supposons que vous me demandiez, ce soir, et que je dise oui ?Bile (émue).\u2014Oh ! Henri, cela est si soudain, mais c\u2019est égal, j\u2019accepte et maman va être bien contente.MNÉMOTECHNIE FÉMININE Monsieur Pruneau.\u2014Je ne comprends pas comment il t\u2019est possible de te rappeler les dates de naissance de nos enfants ?Madame Pruneau.\u2014C est pourtant bien facile.Le premier est né le 17 août, et je m\u2019en rappelle parce que, ce jour-là, tu m\u2019as donné un collier de perles avec mes initiales et la date.Le deuxième est venu au monde le 20 juillet; ce jour-là tu m\u2019a donné un livre de 30 sous avec mon nom et la date sur la première feuille.Le troisième est du 6 mai, et ce jour là tu étais tellement furieux du compte de modiste qui venait d\u2019arriver que tu ne l\u2019a pas encore payé.XVI HEGRET J\u2019étais heureux de peu de chose, J\u2019avais un champ veit, jaune et gris Où ne fleurissait qu\u2019une rose : On me l\u2019a pris ! J\u2019avais un sentier solitaire, Je cueillais des vers tout; écrits Dans son calme et dans son mystère : On me l\u2019a pris ! J\u2019avais uu ruisseau sous les ormes.Ses flots purs et jamais taris Baisaient les vieux rochers difformes : On me l\u2019a pris ! J\u2019avais le goéland qui passe, Troublant le marin de ses cris.Son aile souffletait-l\u2019espace : On me l\u2019a pris ! Loin du bruit orageux des grèves, J\u2019avais, sous les rameaux fleuris, Un coin pour y rêver mes rêves : On me l\u2019a pris ! Quand je pleurais quelque chimère, Quelques songes longtemps chéris, J\u2019avais le baiser de ma mère ; On m\u2019a tout pris ! Clovis Hugues.UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX Le fermier (qui vient de prendre une assurance contre l\u2019incendie).\u2014Qu\u2019est-ce que j\u2019aurai si ma maison brûlait la semaine prochaine ?L'agent.\u2014Probablement, trois ou quatre ans de prison.THEATRE - ROYAL Avec M.Harry W.Semon\u2019s directeur de la Big Extravaganza Go\u2019y., le public assiste à une des plus curieuses et extraordinaires exhibitions qu\u2019il lui fut donné de contempler.Prince Valentine est une pièce musicale de premier ordre, où se donne rendez-vous à cœur-joie la plus désopilante fantaisie.A citer les 40 étoiles travesties.La fameuse troupe de ballet Kirafly\u2019s.10 grandes spécialités musicales et comiques.Les danseurs Trilby.Les 20 jolies femmes que tout le monde voudra aller admirer.Blanche Creago et Julia Melrose, la belle Tina, Melle Lois Kennedy, Gracie Cleveland, Aimée Louise et Melle Alethie, etc.Il ne faut pas manquer cette occasion de s\u2019amuser et se rendre en foule au Royal ENFANT FIN UE SIÈCLE BONNE PATENTE Gorenflot.\u2014J\u2019ai perdu, hier soir, au théâtre, mon épingle en diamant.L\u2019inspecteur de police.\u2014Comment est-elle ?A-t-elle quelque signe qui puisse la faire reconnaître ?Gorenflot.\u2014 Elle avait une petite chaine patentée contre les voleurs.Joanny.\u2014Hà, ahi.hoi.hoi.Maman, Tommy m\u2019a volé la piastre que grand\u2019père m\u2019a donnée, hi.,.hi.hi.La mère.\u2014Pourquoi, Tommy, as-tu fait cela ?Que veux dire L une pareille conduite ?\t_ Tommy.\u2014Tout s\u2019est passé correct, maman, il m\u2019a demandé de jouer à la police et c\u2019est moi qu\u2019étais le policeman. ZDIIMI^rtTOSIIE TD^TTJSr A L\u2019OFFICE A L\u2019ÉCURIE g7pt '*w*gg>;; \\\t-V.- Wmt 0 O 0 N 0 D) 'x LU 0 Q^/rruÀ ! ii 44 T FRANCE i! C 3 a.CD W 3 CD m 2 W T g « CD 3 i?* ï CD 0) C O fl) 3 fl) CL fl) EN VENTE PARTOUT .\"[EN GROS CHE# .\u201d :\t.MARTIN & CIE Montréal, seuls agents 47179^ ^ "]
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