Le samedi, 1 juillet 1895, samedi 6 juillet 1895
[" UPti mmm Ü |§ list jailM SfSWf: SUM wÊÊÊÊsm »» 8fissü BHH Slliifllty^ 11 ' Hi 1J 1 W4 ¦hS£ i 1181111 1 VOL.VII.\u2014NO.5 MONTREAL, 6 JUILLET 1895 AU VIEUX PAYS NORMAND $2.50 PAR ANNEE.LE NUMERO S CTS.LE SECRÉTAIRE DE GRAND PAPA. \\ VISION (Pour le Samedi) LE SAMEDI A LA BOURSE (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTERAIRE, HUMORISTIQUE ET SOCIALE, OEGAITE 3D \"CT FOTEE EOMESTK5VE REDACTEUR: LOUIS PERRON Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE) x*lx d'n.KT-asnevo.S OentiaM.Comment on passe le temps agréablement S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces à MM.Poirier, Bessette & Cie, Editeurs Propriétaires, No 516 RUE CRAIG, Montréal NOUVEL EMPLOI MONTREAL, 6 JUILLET 1895 WÂ Tramp en guenille.\u2014Madame, vous n\u2019auriez pas par hasard un emplâtre dans votre maison ?Madame Charitable (avec sympathie).\u2014 Peut-être, mon brave homme, est-ce pour le mal de dos ou de reins ?Le tramp.\u2014Non, madame, c\u2019est pour boucher un trou que j\u2019ai à mon pantalon.QUELQUES RÉMINISCENCES DE ROMANS EN VOGUE Pensées d\u2019un Ebéniste On fait toujours son Dieu à son image.Il faut mériter les louanges et les fuir.Tout homme de courage est homme de parole.La vengeance est un mets qui se mange froid \u201c C\u2019était une forêt dans laquelle la main de l\u2019homme n\u2019avait jamais mis le pied.\u201d \u201cD\u2019une main il tenait une lanterne, de l\u2019autre il regardait le ciel.\u201d \u201c Il avait la main froide comme celle d\u2019un serpent.\u201d A la correctionnelle : Une dame un peu mûre, mise avec recherche, se présente à la barre et décline ses noms et qualité.Le président,\u2014Votre âge ?La dame, après hésitation.\u2014.Vingt huit ans.Le président impitoyable.\u2014Je vous demande votre âge.actuel.Elle était là, la jeune fille, Seule, devant le grand ciel bleu ! Devant l\u2019étoile qui scintille, Elle était là, la jeune fille, Pure, sous le regard de Dieu.Elle était là, debout.Près d\u2019elle L\u2019oiseau, dans le calme du soir, Dormait, la tête sous son aile Elle était là, debout.Près d\u2019elle, Etaient des aBges, pour la voir.On aurait dit un blanc fantôme Priant, dans l\u2019ombre de la nuit, Les yeux vers le céleste dôme, On aurait dit un blanc fantôme Priant pour les pécheurs, sans bruit.Or, soudain, se fendit la nue, D\u2019après l\u2019ordre de Jéhovah Et d\u2019une demeure inconnue Une voix cria dans la nue : \u201c Jeanne d\u2019Arc, de par ton Dieu, va !\u201d Léon Manc.ORIGINE LOINTAINE Le recorder.\u2014Vous dites que vous avez vu le commencement de la querelle entre l\u2019accusé et sa femme ?Le témoin.\u2014Oui, Votre Honneur.Le recorder.\u2014Comment cela s\u2019est-il passé ?Le témoin.\u2014Il y a cinq ans de cela.Le recorder.\u2014Cinq ans ! Est-ce possible?Le témoin.\u2014Parfaitement, Votre Honneur, j\u2019étais invité à leur mariage.Les passions qui ont animé chaque époque et qui en expliquent la vie, au bout de deux ou trois générations, cessent d\u2019être comprises.Petite Correspondance du \u201c Samedi \u201d Au pouvoir, on ne respecte que la main qui sait frapper.RAISON PÉREMPTOIRE Rien n\u2019est éternel en ce monde, ni les inimi tiés, ni les alliances.L\u2019esprit n\u2019empêche pas d\u2019avoir des manies ; il leur donne plus de relief.L\u2019ingrat se souvient éternellement des rares services qu\u2019il a pu rendre.La générosité souffre des maux d\u2019autrui comme si elle en était responsable.L\u2019homme mécontent de la vie n\u2019est souvent qu\u2019un homme mécontent de lui-même.Muzodor.\u2014J'espère bien que vous ne vous associerez pas avec l\u2019homme auquel vous parliez tout à l\u2019heure ?Boireau.\u2014M\u2019associer avec lui ! Ah bien non par exemple.Pour qui me prenez-vous ?Mvzodor.\u2014Cet homme, mon cher Boireau, est certainement la plus infecte canaille que la terre porte.Je l\u2019ai sauvé dix fois du pénitencier Boireau.\u2014Parfaitement, mais dans ce cas pourqnoi êtes-vous toujours en bons termes avec lui ?Muzodor.\u2014Pourquoi?Je suis son avocat ?P.Dorval.\u2014 A paru dans un journal de Montréal.Allait paraître dans le No.4.Nous ne pouvons insérer les pièces qu\u2019après leur passage devant le comité et nous en avons beaucoup.G.de S.\u2014Impossible de faire paraître, revoyez la pièce soigneusement.Julia.\u2014Même réponse pour les pièces envoyées.Sphinx d'Ottawa.\u2014Merci ; abonnement est inscrit.LE NEC PLUS ULTRA DU SARCASME ci Quand on est sûr d\u2019avoir commis une bêtise, on met plus d\u2019ardeur à la faire approuver que si c\u2019était un acte raisonnable.Le monde, qui passe pour le plus changeant des théâtres, joue toujours les mêmes pièces en variant le décor et renouvelant les acteurs.Lorsqu\u2019un peuple est las ou incapable d\u2019être libre, il ne pardonne pas à la vertu de refuser de le servir jusque dans ses instincts d\u2019esclave.Si les amants n\u2019éprouvaient plus le besoin de se plaindre de leur maîtresse, le nombre des volumes de vers diminuerait considérablement.ECONOMIE POSSIBLE \u2014Maman, disait Freddy.C\u2019est $50 que vous donnez à Jenny pour avoir soin de moi ?\u2014Non, mon chéri, $60, mais c\u2019est une fille bien dévouée et qui les mérite, je ne les regrette pas.\u2014Eh bien, maman, donnez-moi $30 et j\u2019aurai soin tout seul de moi-même.Si nous tenons de nos pères les traits qui marquent fortement la personnalité, c\u2019est de nos mères que nous vieüt le meilleur de nous-mêmes.ENTENDU SUR UN STEAMER o.Les chardons sont des peines et les papillons des joies.Les chardons ont des racines ; les papillons ont des ailes.Une petite fille de quatre ans, très malade du mal de mer, disait à sa mère : \u2014Oh maman, fais donc marcher le bateau au lieu de le laisser courir.\\3 G Madame Grosbidon (qui toujours imite en toute chose sa grande amie, madame Bientournée).\u2014Ma chère, quelle coïncidence qui nous a fait choisir le même costume?Tout le monde va nous prendre pour les deux sœurs.Madame Bientournée.\u2014 Oui, même pour deux jumelles.Y y' LE SAMEDI THÉORIE DE L\u2019ÉVOLUTION 'S ?c OLLE1 r r/4.\u2022'*1 II ri Du chien au Kancjurou.IDYLLE (essai de prose décadente) (Pour le Samedi) La scène ; au bocage, à Terrebonne.Une lune très-pâle et très poétique mirée dans la translucidité très pure d\u2019une onde limpide, cristalline et chantante sur un lit de cailloux.De très altiers et très superbes peupliers au feuillage diapré par les reflets lunaires, musiciens de la nuit par le tremblement de leurs feuilles dans l\u2019air, en frissons d\u2019amoureuse volupté.A leurs pieds, des bancs rustiques, rabougris, prolétaires d\u2019individus, témoins mystiques et silencieux de3 quintescences de l\u2019amour palpable et de3 effervescences d\u2019une passion passagère, transitoire entre les précédentes et celles devant suivre.Un tapis mi-verdure et mi-sable confondant avec le sombre de sa couleur les crapauds et autres indigènes des jardins, exotiques des humides bords baignés par des sources ; la nuit.Sur l\u2019un de ces bancs deux silhouettes enlacées, et dialoguant à mi-voix.\u201c T'aime, t\u2019adore \u201d (bruissement d\u2019un baiser.) \u201c Encore, dis.\u201d \u201c Toujours \u201d (deux bruissements confondus en un seul.) Et la si tendre, la très assoiffée d\u2019amour confond ses caressants murmures avec le beau sentimental, dilettante des fêtes de nuit de Watteau, tant inconstant pourtant.Une fauvette dans les branches touffues, réveillée en sursaut, eût peur et lança trois notes à la brise énamourée : \u201c Minuit, minuit, minuit.\u201d Le couple s\u2019en alla enlacé toujours, et se perdit dans la profondeur de la nuit.Les lys couchés dans l\u2019eau, au bord de l\u2019écluse avaient levé le front pour les voir passer.Assis sous le balcon du spacieux et richissime hotel Bernardin, l\u2019auteur de ee3 lignes en style décadent avait vu une idyle vécue, et en avait fait un sujet pour le Samedi.A.D.L.CARNET DU DOCTEUR III extrêmement vives.On débarrasse la plaie de ces lambeaux d\u2019épiderme en les coupant avec des ciseaux et on étend à même une pâte semi - fluide, en consistance de pommade obtenue par le mélange de sous nitrate de bis- ____\tmuth et d\u2019eau bouillie.Cette pâte forme, en séchant, une sorte de croûte protectrice qui calme vite les douleurs, en mettant la plaie à l\u2019abri de l\u2019air et permet la cicatrisation sans accidents.Si cette croûte se fendille ou se crevasse, il n\u2019y a qu\u2019à ajouter un peu de pâte nouvelle.En dix ou quinze jours, la plaie est cicatrisée.Ajoutons que, si l\u2019on a sous la main, tout simplement, un siphon d\u2019eau de seltz, cette eau projetée sur la brûlure, en raison de la couche d\u2019acide carbonique qu\u2019elle y dépose, atténue d\u2019une façon complète les souffrances des personnes brûlées.Elle leur donne des périodes d\u2019accalmie qui les font patienter et contribuent d\u2019une façon certaine à la rapidité de la guérison.Docteur Ox.Plusieurs de nos lecteurs nous demandent ce qu\u2019il y a à faire, en attendant le médecin, dans le cas de brûlures plu3 ou moins graves.Voici un traitement simple de3 brûlures, celles extrêmement graves du second degré, si douloureuses et si fréquentes dans l\u2019industrie : Dans ces brûlures, l\u2019épiderme est à moitié détruit ; les phlycènes, les cloques sont déchirées et le derme est à nu, occasionnant des douleurs Ce qu\u2019on entend à un repas de noees La mariée\u2014Mon Dieu, que je suis serrée ! Le marié.\u2014Cristi.mes souliers me font un mal ! Un invité \u2014Tl ne vaut rien, leur champagne ! Quel lavement !.La petite quêteuse.\u2014J\u2019étais belle ! belle.plus belle que Louisette ! Un des beaux pères \u2014Les filles, c\u2019est comme les plâtres ! ça coûte pour qu\u2019on les enlève !.Une jeune blonde.\u2014Quand je me marierai, je veux de la musique.Un invité.\u2014Voulez vous me passer un sandwich ?Une vieille dame.\u2014Pauvre petite ! Ah ! je me mets à sa place.Le notaire.\u2014Ça leur fait 13.000 francs de rente.et puis une tante paralysée.Un des beaux-pères.\u2014Enfin ma femme a voulu ce mariage !.La mariée.\u2014.Mon Dieu, que je suis serrée ! Le marié.\u2014Cristi ! mes souliers me font un mal !.Le jeune Toto.\u2014Je veux encore du gâteau, na ! Une invitée.\u2014Quelles robes ! sont-elles assez fagotées ! Un vieux monsieur.\u2014C\u2019est un grand jour, mademoiselle.pardon ! je veux dire madame.Une petite brune.\u2014En a-t-elle mis assez de fleur d\u2019oranger ! Un invité.\u2014C\u2019est vrai que le marié était trè3 bien avec la jeune Clara?Une mère.\u2014Où ont-ils déniché ce gendre ?Un jeune quêteur.\u2014Quelle scie de traîner ma cousine ! Un invité.\u2014Voulez vous me passer du homard 1 Un général.\u2014Vous souvenez-vous du mariage de la mère 1 Une des belles-mères.\u2014Je n\u2019aimerai jamais cette petite-là ! Une des belles mères.\u2014Je ne peux pas souffrir ce garçon ! Un ancien prétendant.\u2014 C\u2019est ça qu\u2019elle épouse ?Ah bien ! ce n'était pas la peine de tant faire la mijaurée !.Le concierge.\u2014100 francs de pourboire.c\u2019est maigre ! La mariée.\u2014Mon Dieu ! que je suis serrée ! Le mariée.\u2014Cristi ! mes souliers me font un mal ! Une ancienne.\u2014Il me reviendra vite.Une amie de pension.\u2014Elle a toujours été très maigre, je vous assure.Moustique.LISETTE (Pour le Samedi) A Mademoiselle L.S.Si j\u2019étais Lisette, Je serais coquette Et par ma beauté Je serais charmante; Mais, pour une amante, J\u2019aurais ma fierté.Avec un sourire Je saurais souscrire A l\u2019amour sacré, C\u2019est une folie D\u2019être que jolie Comme un\u201cIys nacré ! Si j\u2019étais Lisette ! Gentille fillette J\u2019aurais dans le cœur Un feu dont la flamme Irait jusqu\u2019à l\u2019âme D\u2019un amant vainqueur.Lisette ! amoureuse, On peut être heureuse ! Même la douleur Sur tes yeux en larmes Peut mettre ces charmes Qu\u2019on voit à la fleur.Si j\u2019étais Lisette, Comme la fleurette Aime le soleil Avec la rosée, J\u2019aurais la pensée D\u2019un amour pareil.Jean Ga-Hu.17 juin 1895.DANS UN SALON Deux invités sont réfugiés dans l\u2019embrasure d\u2019une fenêtre; une dame qui chante faux occupe le piano.Premier invité.\u2014Si nous échangions quelques idées ?Deuxième invité.\u2014 Merci, monsieur, je perdrais au change.THEATRE-ROYAL Cette semaine, au Théâtre Royal, nul doute que tous les habitués de la salle de la rue Côté ne viennent manifester leur sympathie à ce théâtre qui leur a procuré tant de distractions durant toute cette saison.Au nombre des attractions qui défileront devant le public, citons en première ligne la repré-sentation de Drink, adaptation de la célébré pièce de E Zola, Y Assommoir, par Chs Reade.Cette pièce sera jouée par toutes le3 étoiles de la Cie Dramatique Lyons et Gruenwald, qui compte dans son sein plusieurs artistes déjà très populaires à Montréal.On y verra également les deux gommeux Irlandais, Miner frères, Edmond Varney dont les récitations ont toujours tant de succès.Germaine Duvernay, la chanteuse canadienne populaire dans un répertoire entièrement nouveau.Hard-mann, Joe Swisland, etc.En foule au Royal toute la semaine ! J\u2014 LE SAMEDI APPRÉCIATIONS DIVERSES Angeline (pensant aux chapeaux).\u2014N\u2019est-ce pas un rêve ?Edouard (pensant au prix).\u2014Je crois que c\u2019est un cauchemar.-
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