Le samedi, 1 juillet 1895, samedi 20 juillet 1895
[" $2.50 Par Annie UE NUMERO B CTS VOL.VII.\u2014NO.7 MONTREAL» 20 JUILLET 1898 FLEURS DU NORD 1 g IIS UNE BEAUTE NORWEGIENNE ^ 2 LE SAMEDI LE RUSÉ VOLEUR Madame Dixneufcent (apparaissant sur la scène J.\u2014 Arrêtez ! Arrêtez, je vous dis, je vous défend de passer, ou j\u2019appelle la police \u2014 un coup sur ce bouton et vous êtes pris.(A part.) Qui dirait qu\u2019une faible femme peut ainsi arrêter un terrible bandit ?'J.r/ Doigtscrochus.\u2014Excusez, madame, mais j\u2019ai un cadeau à vous faire, c\u2019est un innocent animal que je porte toujours sur moi quand j\u2019opère en ville.III Doigtscrochus (gravement).\u2014 Et maintenant, madame, veuillez accepter mes empressées salutations.EN CAS URGENT BALLADE (Pour le Samedi) Volume par volume, Jean X, s\u2019étaiGgarni une jolie bibliothèque.Par malheur, il s'est blasé sur ses livres.L\u2019argent nécessaire à sa vie en est la cause.Il se décide donc à vendre en liquidation ses jolis volumes.11 est à son comptoir.Par la vitrine, on le voit.11 s\u2019endort en attendant les clients.Regardez-le, ce pauvre Jean, Avec son \u201c stock \u201d il fait un somme.Il aurait besoin d\u2019un agent Pour écouler ce qui l\u2019assomme Autant qu\u2019un bâton de sergent.Pourtant il a besoin d\u2019argent ! Hélas ! c\u2019est ce dieu qui le somme De vendre tout en cas urgent.Il a l\u2019air d\u2019uneUête de somme, 11 s\u2019éveille ; il baille, en changeant De position.Ah ! pauvre homme ! Dit-il, que c\u2019est décourageant ! Il faut, dans ce siècle obligeant, Boire, manger, dormir, en somme.Et vendre tout en cas urgent.Mais, quelqu\u2019un frappe gentilhomme, \u2014 Mademoiselle ! Air engageant.Solitudes, Sully Prud\u2019homme.C\u2019est bien, dit-il, se dirigeant Vers les rayons, tout tn songeant : Quinze sous ! la petite somme ! N\u2019est-ce pas, pour vivre bien, comme 11 faut tout vendre en cas urgt nt ! Envoi.Prince, il faut bien que je consomme, Pour vivre il est bon cet argent ! Et pourtant vrai, cela m\u2019assomme De vendre tout en cas urgent.Jean Ga-Hu.Juin 1895.PAS TOUJOURS SUR LE MÊME Melle Finelame.\u2014Dites, monsieur Paul, me permettez-vous de vous donner un petit conseil à propos de votre manière de valser?M.Goblout\u2014Oh! certainement, mademoiselle, que désirez-vous ?£ Melle Finelame.\u2014Peu de (hose, marchez à f l\u2019avenir sur mon pkd droit, le gauche a tout ce qu\u2019il peut endurer.AFFAIRE SÛRE Madame Vieuxjeu.\u2014 Figurez-vous, madame des Antiques, que j\u2019ai rencontré mademoiselle Landeumille sur la rue St-Laurent, montée sur une bicyclette ! Elle avait un chapeau ciré, un col cassé et des.bloomers.où allons nous, mon Dieu, où allons-nous ?Madame des Antiques.\u2014Ah, bien sûre que les filles seront des garçons avant qu\u2019il soit dix ans.PLUS FORT QUE ÇA Galouchtra.\u2014On prétend que le peintre Appelle avait fait un tableau représentant des fruits si bien faits que les oiseaux essayaient de les manger.Cabassol (de Marseille) \u2014Baste ! z\u2019ai connu à Marseille un peintre dé talent, qui avait fait un bâtiment pendant une tempête et tous ceux qui lé regardaient i's avaient lé mal dé mer.(Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORB3IIQUE ET SOCIALE, IT3B xxr ?ro'X\u2019iEsa ecmesti®ue.REDACTEUR: LOUIS PERRON Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (8TRICTEMENT PAYABLE D\u2019AVANCE) Frlz du Sru.in.ero, S Oeutina.S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces à MM.Poirier, Bessette & Cie, Editeurs Propriétaires, No 516 RUE CRAIG, Montréal.MONTRÉAL, 20 JUILLET 1895 ELijfcft Pensées d\u2019un Ebéniste On n\u2019a d\u2019esprit qu\u2019aux dépens des autres.Il y a des \u201c gaffes \u201d inévitables pour certains imbéciles.\tm Ce n\u2019est pas la méchanceté qui fait le plus de mal, c\u2019est la bêtise.J\u2019aime mieux les méchants que les imbéciles, parce qu\u2019ils se reposent.L\u2019idéal sera toujours le refuge inviolable des esprits et des âmes d\u2019élite.L\u2019Ecole normale fait des professeurs de philosophie, l\u2019école de la vie fait seule des philosophes.Il y a, dans le présent, des choses\u2019que le passé seul fait comprendre ; ce qui a étéjexplique ce qui est.Les hommes sont si lâches et si serviles que, si leurs tyrans leur ordonnaient de s\u2019aimer, ils s\u2019adoreraient.Les pressentiments réalisés ne seraient-ils qu\u2019une marche en avant de notre pensée \u2014 tombant juste ?On voit des gens intelligents, sains et sceptiques \u2014 qui ne se lanceraient pas dans une affaire \u2014 un vendredi.Une seule coutume anglaise me plaît : l\u2019habitude de ne point parler aux gens qui ne vous ont point été présentés.Ceux que nous aimons et que nous avons perdus, ne sont plus où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.Que les femmes gravent bien ceci dans leur mémoire : Celui-là seul est digne de leur amour qui les a jugées dignes de son respect.Je n\u2019ai jamais compris le droit que prend un voisin de table d\u2019hôte en me causant.Je trouve cela aussi singulier que s\u2019il prenait ou mettait quelque chose dans ma poche.EXPLICATION Rouleau.\u2014Comment se fait il que l\u2019honorable Parvenu soit si intéressé à faire passer l\u2019impôt sur les célibataires ?Bouleau.\u2014Pas malin à deviner.Il a encore cinq filles à marier.\u2014Je vous ai demandé du pain, \u2014 s\u2019exclamait amèrement le tramp, \u2014 et vous m\u2019avez fait mordre dans une brique.\u2014Ça n\u2019est rien, ça, mon ami, \u2014 répondit mélancoliquement le mari en désignant sa femme,\u2014 si vous aviez demandé du pudding, vous m\u2019en diriez des nouvelles.Petite Correspondance du \u201cSamedi \u201d Charlotte.\u2014Vous avez donné le No 225 au lieu 2252 \u2014 la bande a été faite à cette adresse et le journal retourné.J.B.(Paris).\u2014Recevrez les numéros demandés en même temps que celui-ci, sinon réclamez à la poste \u2014 Reçu envoi \u2014 Merci.Sphinx \u2014Dans le dernier numéro, justice a été faite de votre juste réclamation.Armandine.\u2014Fait droit à votre réclamation du No précédent dans celui-ci ; vous aviez négligé de signer votre envoi.Nota.Prière à nos correspondants de bien vouloir bien, quand ils adressent des problèmes, solutions, etc., insé-réea dans des lettres, signer chaque envoi afin d\u2019éviter des recherches fort difliieiles. LE SAMEDI ILLUSION D\u2019OPTIQUE sa?: (?S'o lennelle-ment), qu\u2019elle se souvienne qu\u2019avant tout je ne veux pas modifier mes habitudes : lever à sept, chocolat à huit.(Il se retire, murmurant à la cantonade ) Ministère à dix.R Trémadeur.m DIFFERENCES v Boireau.\u2014Que la femme est un être changeant et diffé- l\u2019une \u2022 3\t* .¦' Gomme nt il était.Gomment on le voyait.MONOLOGUE qu\u2019il a de rence entre et l\u2019autre.Muzeaulon.\u2014 Comment cela?Boireau.\u2014 Eh bien, hier soir étant en tramway-dans la rue 3t Denis, j\u2019ai offert mon siège à une dame qui m\u2019a remercié et ne l\u2019a pas accepté et aujourd\u2019hui, dans la même rue, un autre dame à laquelle je l\u2019ai également offert, l\u2019a accepté et ne m\u2019a pas remercié.CARNET DU DOCTEUR LES APÉRITIFS A l\u2019une des dernières séances de l\u2019Académie de Médecine, M.Lancereaux, agrégé à la Faculté ,\t,\t.\tet médecin des hôpitaux, a fait une longue com- quelques rentes, bien apparente, bref, J| étais un municati0n sur l\u2019alcoolisme et le danger des apé-bon parti.On me recheichait, et je n étais pas un célibataire endurci.Au contraire ; je rêvais une femme à moi, gentille, aimable, cossue.UN MONSIEUR QUI NE VEUT PAS CHANGER SES HABITUDES Vous vous demandez peut être pourquoi je suis resté garçon?Non?Eh bien ! je vous le dirai tout de même ! J\u2019étais grand.je le suis encore ; mince, je le suis encore, joli garçon, je le suis enc.jeune, ah çe ! je ne le suis plus ! Rond de cuir, 6.000 francs d\u2019appointements, L\u2019intoxiqué par les liqueurs à essences (et pour produire l\u2019intoxication il ne faut souvent qu\u2019un à deux apéritifs par jour) éprouve des douleurs épidermiques singulières : la peau devient d\u2019une sensibilité exagérée et ne souffre pas sans crispation le plus léger contact, l\u2019appétit est nul, l\u2019estomac ne fonctionne plus ; les vomissements, les pituites le matin, sont ordinaires.La tuberculose pulmonaire atteint presque fatalement l\u2019intoxiqué.Les troubles nerveux et mentaux sont variés : phénomènes hystériques, attaques de nerfs, pseudo-paralysie, perte de la mémoire, fureurs sans cause, folie, etc.M.Lancereaux, pour enrayer le mal, a proposé des mesures radicales ; nous doutons qu\u2019elles soient admises ; eussent-elles plein succès, le mal ne serait endigué qu\u2019en apparences ; le flot des apéritifs continuerait à couler en cachette.Ce qu\u2019il faudrait, c\u2019est non pas employer la force, non pas même s\u2019adresser à la raison des buveurs d\u2019apéritifs, mais leur présenter un breuvage inoffensif qui produirait sur l\u2019organisme cette stimulation du système digestif et circulatoire, stimulation qui se traduit par une recrudescence d\u2019appétit et une douce gaieté.Ce stimulant existe, il est bien connu déjà comme reconstituant, digestif, tonique, car c\u2019est le mélange de trois substances, le kola, la coca et le quinquina.La coca produisant une sédation de la fatigue stomacale, une hypersécrétion du suc gastrique, excite considérablement l\u2019appétit et met en état de faire, et, bien mieux, de digérer un bon repas.La kola rend la circulation régulière, ferme ; on sait qu\u2019une circulation rapide provoque cette gaieté franche et de bon aloi que connaissent seules nos populations vinicoles.C\u2019est le véritable apéritif qu\u2019on doit boire en famille.Docteur Ox.ni noceur Moi, je n\u2019étais ni buveur, ni joueur, une demoiselle, quoi ! Et pourtant, tous mes mariages ont raté, tous ! Pourqnoi ?Parce que je ne voulais pas changer mes habitudes.Je suis méthodique, très méthodique ; lever à huit heureSj chocolat à neuf, ministère de dix à onze, déjeuner à midi, cigare et sieste ; de trois à quatre, re-ministère, quatre à cinq, promenade, cinq à sept, pure comme une goutte d\u2019eau.pas de la Seine.Je tenais essentiellement à ne pas modifier ce programme; aussi chaque fois qu\u2019on a dû me marier, ça a été la même chose\u2014je suis méthodique\u2014 on me présentait, la demoiselle me trouvait agréable, sans être joli, joli, j\u2019étais gentillet, je m\u2019informais si la dot était solide, après une semaine de cour\u2014je suis méthodique\u2014je soumettais mon programme à ma fiancée, et pstt ! elle m\u2019envoyait promener !.Les femmes sont bêtes.c\u2019est bien facile à à comprendre, pourtant.si j\u2019avais eu des vices.ou même des défauts, je me serais corrigé.oh ça ! tout de suite ! mais j\u2019avais beau m\u2019interroger, m\u2019analyser, me fouiller, je ne trouvais rien à changer en ma personne ni en ma vie simple, réglée, harmonique, si j\u2019ose m\u2019exprimer ainsi.les femmes sont bêtes.je disais : \u2014\u201c Mademoiselle, voici le détail de mon existence, je n\u2019y changerai pas un iota.pas un.cinq heures sonnent, le moment de mon journal, vous réfléchirez, mademoiselle, à demain.\u201d Et le lendemain.va te faire fiche ! je n\u2019avais plus de fiancée ! A la première, je me suis dit : \u201c C\u2019est une pécore.\u201d A la deuxième : \u201c Mais elle est rasante ! \u201d A la troisième !.je me suis demandé le pourquoi de ces deux refus ?.A la quatrième.j\u2019ai continué à chercher.A la cinquième.je n\u2019ai pas trouvé.A la sixième.hum 1.il n\u2019y a pas eu de sixième.et si d\u2019aventure l\u2019une de vous, mesdemoiselles (poétiquement) désirait : Changer de son nom la charmante douceur,.ritifs.On connaît cette longue liste des apéritifs : tous les amers, les absinthes, les bitters, tous contenant, avec une forte dose d\u2019alcool, une essence, un extrait aromatique de plantes.Ces apéritifs produisent des effets redoutables sur l\u2019organisme tout entier, en donnant lieu a des symptômes qui frappent principalement l\u2019appareil nervenx et l\u2019appareil pulmonaire.PAR INTÉRIM \u2014Est-ce vous le propriétaire demandait un tramp.\u2014Oui, répondit l\u2019interpellé, je moins que je le suis en ce moment, la est en congé et ma femme est sortie.de la maison ?pense du cuisinière NOS TRAMWAYS ÉLECTRIQUES Ifti N1 ?l/i HT 3 0 Cd thçv- l 1» (« (A f fü (n 0) > Z s O r > 3 l Z Q O\t2e6 l4B Sup s É?c*.O O\t1 A 6 in eee -so\to Sup = fco O O < * 5 o\tIR a o ^\t0 * tt 0 ¦'\tt*>\t206 0 /f\t// 0 '3 .\t(P e i\to // ^ o \u201e\t'5\t?e\t«» ^\t0 /V\t/«< (P 0 \" ^\tA*\tSS\t01 0 l/l 0\t1 O\t2 O %\tW 0 (P (L s/\ttf\tes\tw .\t0 V\to 0 \u201e B\tec,\tw ~\t\u201e\to (T» 0 ^ -*\u2022\tAt\t(R 0 U> 0 fc .\tfc 8e»\to ^\t - 5\t« S c» p Co 5\t*5\tB,\t\u2022 e© a\tf1 u-*-\tSu; pi > c s c*.S SO U L | o f 226 Sup\tC 8 B .s C ^ o o\t88Ô S o p .\t- C *7\tf aao o m 0 /V\tC.£ A L o o o\t\t(R C7 A 0 5 o*o o 0\tc e\t\tIR ^.*7 8 0 \ta\tSt\tAt ô j»\tC, i //\t£> o\t w 0\tAO A/\tAt\t0 0> 0 as\tA\tAt\t5o\t» o ir 0\t35\tAt\tSi\to (j) 0\tS'?\tAt\tse » {T 0\tSfc\t~\t**> 0 At * 50\t3 6 At\tAt\t* S S' 0 0 in 0 CP 60\tO' .C -0 « r s 0 vS 0 ROa\t\to\tL 50
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