Le samedi, 1 septembre 1895, samedi 7 septembre 1895
[" wsm SaMm iaSjgiiâfg ïIISS ' - gçjjip^ ÉSMi =csWhT! ÜWllun^ S^^r^ijjjTsVi l\u2014 P ¦ Bp ¦tps s™»* p§g§S|g sêêêBBê ÜætSÉSÉH mmwm }V*Vy-É ¦ \u2019 |i^iiii:i;;ir|;il;i|i;ii; S* :^îi sn : Wmmk (MÊM WSm m s Wmâ mm wm$mt W «SIS ifeSPii 'SV**-^ SÉfg A LA MARÉE MONTANTE $2.50 PAR ANNEE LE NUMERO 5 CTS MONTREAL, 7 SEPTEMBRE 1835 VOL.VII.\u2014NO 14 ZMiVN AA iMN DU FLEUVE LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE ET SOCIALE, X)-CT POTEB DOMESTX5XTB.REDACTEUR: LOUIS PERRON Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AYANCE) PvlaE du STtuuevo, B Oeutina.S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces à MM.Poirier, Bessette & Cie, Editeurs Propriétaires, No 516 RUE CRAIG, Montréal.MONTRÉAL, 7 SEPTEMBRE 1895 A nos Lecteurs et Abonnés Notre roman, LE FILS DE L\u2019ASSASSIN, touche à sa fin, après avoir tenu sous le charme que dégage sa lecture, tous les lecteurs du \u201cSamedi \u2019.Les nombreuses félicitations qui nous sont parvenues nous engagent à offrir à nos lecteurs un autre chef-d'œuvre littéraire, non moins intéressant, dû à la plume autorisée de M.Louis Letang.LE GRIME D\u2019ORGÈRES tel est le titre de cet attachant feuilleton qui place sous les yeux du lecteur les principaux épisodes d'un drame poignant, celui du crime anti-patriotique du traître Dreyfus, dont tous les échos de la presse française ont entretenu leurs lecteurs, il y a quelques mois.Nous sommes persuadés que LE GRIME D\u2019ORGÈRES ne sera pas jugé inférieur au FILS DE L'AS-ASSSIN, et que nous recevrons, à ce propos, les \u2022memes encouragements que par le passé.Pensées d\u2019un Ebéniste MOT D\u2019ENFANT \u2014Pouvez-vous me citer un mot en ail dont le pluriel soit en aux ?\u2014Oui, monsieur : marmaille, marmots.AU TRIBUNAL Un nègre comparaît devant le juge à Chicago : \u201c Qu\u2019est ce qui vous a amené en prison 1 demande le juge.\u2014Massa, ce sont deux policemen.-\u2014J\u2019entends bien, mais n\u2019est-ce pas pour cause d\u2019ivrognerie 1 \u2014Oh ! oui, Massa, bien sûr ils étaient ivres tous les deux.CHEZ LE COIFFEUR J\u2019ai un ancêtre, dit l\u2019artiste à son client, qui a rasé Bonaparte ; vous voyez que j\u2019ai de qui tenir.\u2014Peuh ! fait le patient, moi j\u2019ai un aïeul qui a aidé à raser la Bastille.LE CHIEN INTELLIGENT \"\u2022*\u2022*?*: j*'7-' - __ A \u2018 JT ( ! Y ,æ^4'v SOURIANTE (Pour le Samedi) Souriante aux clartés lointaines Du bonheur qui doit naître un jour Pour nos deux âmes incertaines De l\u2019avenir et de l\u2019amour ; Souriante aux lueurs premières D\u2019un astre qui brille à demi, Et de qui bien des fleurs trémières N\u2019ont pas voulu pour leur ami ; Souriante au printemps des roses, Des roses que des papillons Ont laissé mourir, moroses D\u2019amour en leurs riches sillons ; Souriant a à toute espérance Qui naît d\u2019un sourire frivol, Et n\u2019engendre que la souffrance Du cœur qu\u2019il a su prendre au vol ; Souriante à tout ce qui rêve : A l\u2019oiseau qui refait son nid ; Au flot qui vient b user la grève D\u2019un baiser toujours rajeuni ; Souriante, toujours fidèle A l'amour des temps de jadis, Parlons, oiseaux à tire d\u2019aile, Pour nos anciens paradis ; Souriante aux clartés prochaines Du bonheur qui doit naître un jour, Pour nos deux âmes plus certaines De l\u2019avenir et de l\u2019amour.Jean Ga-Hij.Juillet 1895.UN BIBLIOTHÉCAIRE DANS L\u2019EMBARRAS Un bibliothécaire d\u2019une petite ville du Centre, trouvant un livre hébreu et ne sachant sous quel titre le classer dans son catalogue, mit tranquillement, après quelques minutes d\u2019hésitation : Fins, un livre dont le commencement est à la fin.BIZARRERIES DU LANGAGE Quand le vin tourne, il aigrit ; quand l\u2019homme est gris, il tourne.CHEZ LE PEINTRE ft-J- U \u201c Enfin ! le voilà donc fini, mon portrait ! \u2014Pas tout à fait, je vais y mettre la dernière main.\u2014Comment, la dernière main ?elles y sont déjà toutes les deux ! \u201d Il y a des cœurs avec lesquels on pourrait tailler des diamants.L\u2019opinion publique est souvent le lien le plus fort de l'union conjugale.L\u2019Etat se g irda bien de décourager ceux des vices qui lui rapportent.\t'ffff' C\u2019est toujours li vieille fille qui donnera à sa sœur mariée, un avis utile sur la manière de conduire son mari.L\u2019homme tient au milieu social par un réseau de liens intimes, comme la plante au sol par celui des racines qui la nourrissent.Quand tout e3t fini, combien nous aimons entendre le dentiste nous affirmer que c\u2019est la plus mauvaise dent qu\u2019il ait jamais tirée.Quand un homme a besoin de mettre l\u2019amitié à l\u2019épreuve, il s\u2019aperçoit presque toujours qu\u2019il s\u2019est trompé dans le choix de ses amis.Un homme est toujours orgueilleux de ses enfants, il les trouve extraordinaires pour leur âge, spirituels et de belle taille, jusqu\u2019au jour où il s\u2019agit de le3 faire passer à demi-place dans un train de chemin de fer.JSlJ T3 -ata |Ç> %: Ou un mariage manqué.PARC BACK RIVER Si les amateurs de grande villégiature commencent à revenir qui de Cacouna, qui du Saguenay, qui de plus loin encore, ceux qui affectionnent les campagnes immédiatement adjacentes ^ à la ville et n\u2019abandonnent pas l\u2019Ile de Montréal, ne se dérangent pas encore.Beaucoup, même, prennent leurs mesures pour passer une grande partie de l\u2019automne, quelques-uns l\u2019hiver même, dans leurs confortables cottages.Dans quelques années, ceux qui continueront à habiter la ville seront la très rare exception, et les facilités vraiment merveilleuses qui sont données à tout acquéreur des terrains du Parc Back River, n\u2019y auront pas été étrangères.En effet ceux qui ont acquis des lots l\u2019année dernière se sont construit des habitations chaudes et commodes.Les acquéreurs, beaucoup plus nombreux, de cette année, se disposent à faire la même chose l\u2019année prochaine.Avis aux amateurs pour les quelques lots qui restent encore dans cette magnifique localité.Petite Correspondance du \u201cSamedi\u201d E.Barcelo.\u2014On a bien reçu votre lettre qui s\u2019est malheureusement égarée.Veuillez indiquer le nombre de solutions de jeux d\u2019esprit et d\u2019échecs et on vous en tiendra compte.'v 5?.£ s iSt±.¦ - :- LE SAMEDI DUPLICITÉ MASCULINE \\fw *FF fyT| 0, J I LJ imvw ni A#'*.- / Madame Galantin.\u2014 Qu\u2019est-ce que c\u2019est que Ça * monsieur (xul ) un cheveu blond sur votre habit.Je parie que cela vient de votre typewriter.Si cela se renouvelle, je demanderai le divorce.II Monsieur Galantin (au visiteur).\u2014Oui, je sais bien que cette coiffure paraît originale, mais si vous saviez ce que cela me sauve de trouble à la maison.LES YEUX DE L\u2019AIMEE (Pour le Samedi) FANTAISIE ARABE Pille altière du Cheik, l\u2019étrange charme de ton regard impénétrable affole mon cœur éperdu d\u2019amour : tels les oiseleurs de ton père quand ils lâchent sur la gazelle les faucons de chasse au regard fascinateur.Devant tes beaux yeux si durs, je sens que je tremble, moi qui n\u2019ai jamais connu la peur des fauves ni de l\u2019étranger envahisseur ! Mais toi, digne fille du Cheik qui ne sait plus le nombre de ses esclaves, tu n\u2019as même pas un regard pour celui que tu as ainsi asservi ! Pour forcer l\u2019attention de tes yeux à la désespérante indifférence, j\u2019ai risqué ma vie \u2014 lors de la dernière Fantasia \u2014- en faisant exécuter à NOS BONS DOMESTIQUES , -1 .I I F -Às' m *-\t, .f*\t; \"J) GALANTERIE SUSPECTE Elle.\u2014Je suis satisfaite que vous admiriez ce peignoir, mon cher ami ; mais moi je ne l\u2019aime pas du tout, je trouve qu\u2019il me fait paraître beaucoup plus vieille que je ne suis.Lui (galamment).\u2014C\u2019e3t impossib\u2019e, ma chère Clara.CHRONIQUE MONDAINE Ce qu\u2019on voyait ! Ce qu\u2019il y avait ! L\u2019INFLUENCE DE LA GYMNASTIQUE VISITES DE CONVENANCES Ce sont celles que l\u2019on fait à intervalles trop éloignés pour qu\u2019elles aient couleur d\u2019intimité, et pourtant à distances assez rapprochées pour établir des relations.Pour préciser, c\u2019e3t aller voir les gens tous les deux ou trois mois, à leur jour.Ces visites doivent être rendues avec exactitude.y i/* Mabel.\u2014Oh ! Georges, regardez-moi lever cette haltère de 50 livres.Georges (cinq minutes après en s\u2019enfuyant) \u2014Penser que dans un temps il était question d\u2019elle pour ma femme.l\u2019accouchée ne doivent faire qu\u2019une apparition, pour ne pas la fatiguer.Une visite d\u2019une certaine durée serait contraire à la politesse.Blanche de Savigny.au papier visites de digestion Elles ont lieu dans les huit jours qui suivent un dîner ou un bal auquel on a été invité, et alors même qu\u2019on n\u2019y a pas assisté.Elles ne sont pas rendues par les amphitryons auxquels on les devait.visites de condoléances Le laps de temps qui s\u2019écoule entre un événement douloureux, survenu à une personne de connaissance, et la visite qu\u2019on lui doit, varie selon le degré des relations.Ordinairement c\u2019est six semaines.Le visiteur est tenu à une certaine gravité, à une grande simplicité de couleurs et d\u2019ajustements, il ne parle pas du mort le premier, mais écoute avec complaisance tout ce qu\u2019on lui en dit.VISITES INTIMES Elles se mesurent sur le plus ou moins de sympathie, d\u2019amitié ; elles échappent aux règles.VISITES DE NOCES Déjà indiquées aux chapitre spécial des noces.VISITES A UNE ACCOUCHÉE Dès qu\u2019on a reçu l\u2019annonce d\u2019une naissance dans une famille amie, on va se faire inscrire chez l\u2019accouchée et serrer la main du père.Les femmes entrent chez la jeune mère et lui apportent un petit présent pour le nouveau-né, une babiole faite de leurs mains, à laquelle elles ont travaillé dès qu\u2019elles ont connu les espérances de maternité de leur amie.La robe de la mère est à la couleur de l\u2019enfant (bleue pour un garçon, rose pour une fille).La nourrice ou la bonne (si la mère a le bonheur de nourrir elle-même), se tient à portée pour montrer l\u2019enfant et porte également la livrée du nouveau-né.Les tentures du berçeau sont aussi roses ou bleues.L\u2019enfant est tout de blanc vêtu.Ces visites ont lieu de trois à cinq heures, et les dames admises auprès de La mode revient aux albums, cette plaie des salons dont on se croyait définitivement débarrassé.De quelques uns des infortunés \u201c gens de lettres \u201d victimes de CR traquenard, nous avons réuni les \u201c pensées \u201d.Et d\u2019abord une jolie boutade d\u2019Edouard Ourliac, appelé à écrire sur une page blanche : \u201c Maxima debetur reverentia.\u201d blanc.Et la suivante : \u201c Quand vous parlerez d\u2019un grand homme, dites volontiers : \u201c Ce pauvre grand homme ! \u201d Ce témoignage de pitié est le seul qui puisse être toujours joint justement à l\u2019admiration,\u201d Alexandre Dumas.Puis la pièce imitative de l\u2019auteur de la Chanson des gueux.\u201c Dans le ciel Qui s\u2019effiloche Eu neige floche Chante Noël.O cloche, cloche, Noël ! Noël ! \u201d Jean Richepin.Dominus vobiscum ! Dieu vous délivre des albums ! disait Jules Janin.Victor Hugo serré à la gorge, dans une soirée, par un sieur Guillot, lequel portait comme vous voyez, le même nom que le loup, devenu berger, de La Fontaine.Qu\u2019il aurait volontiers écrit sur son chapeau.Pour se délivrer de cette importunité d\u2019un homme chez lequel il vient de prendre une tasse de thé, écrit à l\u2019imitation du bonhomme : Il aurait volontiers écrit sur son chapum : \u2014C\u2019est moi qui suis Guillot, berger de cet album.La Soeiété Artistique Canadienne Les tirages de cette société continuent chaque semaine en attendant l\u2019ouverture des cours qui aura lieu en septembre.Cette semaine encore le gros lot de $1,000 est sorti et c\u2019est le numéro 79,683 qui en est l\u2019heureux gagnant.Sont également sortis les lots de $400 et de $150, c\u2019est-à-dire deux heureux de plus.La Société Artistique Canadienne est toujours la favorite du public Montréalais et ses scrip-turns s\u2019écoulent régulièrement, presque toujours souscrits par la même clientèle fidèle à cette déjà vieille institution.Avec les cours nous allons entrer dans une ère nouvelle et les mesures prises pour en assurer le parfait fonctionnement nous sont une garantie que de ce côté, comme de celui purement administratif, tout se passera tel que prévu, avec la parfaite régularité qui a toujours accompagné les opérations de cette institution.Si vous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL.25 ets la bouteille, en vente partout / 1È SAMEDI LES NOUVELLES FEMMES 13»- '\\ V-** ¦g?2>i rü «&' \u2018*\u20220 II Voici des jeunes filles du 20e siècle, arrivées à être lument comme des hommes, du moins le croyaient-elles.abso- Une petite souris sortie de son trou s\u2019est chargée de leur démontrer le, contraire.LA SEMAINE FANTAISISTE (Pour le Samedi) MIRON LAUTRAN GANTRY UNE PROMENADE Tous trois de 22 à 80 ans, employés chez MM.Coco et Cie.Un dimanche après-midi \u2014 On se paie le luxe d\u2019une promenade en carosse autour de la montagne, à Montréal.Miron.\u2014Nous sommes auiourd\u2019hui très à o notre aise, savez-vous ! Lautran.\u2014Le fait est que nous ne nous privons de rien.Gantry.\u2014Ce qui ne nous arrive pas souvent, mais quand ça nous arrive !.Lautran.\u2014En avant la bigousse !.Gantry.\u2014Et au diable la maison Coco et Cie.Miron.\u2014Chut ! que dites-vous là ?N\u2019allez pas mépriser une maison célèbre.Gantry.\u2014Peuh ! Miron.\u2014-Oui, une maison célèbre dirigée par les non moins célèbres MM.Coco et Cie.Lautran.\u2014Ouais ! Miron, indigné \u2014Taisez-vous Lautran !.Où seriez vous sans la maison Coco et Cie 1 Lautran.\u2014Où je serais 1 ah bien, je serais.je serais.Miron.\u2014Vous seriez à la dêche, mon ami.GantrY.\u2014 Expliquez-vous, Miron,.diable, vous me paraissez bien drôle aujourd\u2019hui.Miron.\u2014Laisse, laisse, j\u2019ai l\u2019air de ce que j\u2019ai l\u2019air.mais je proclame la maison Coco et Cie comme très utile.à nos bourses.Lautran.\u2014Ah ! Gantry.\u2014Aurais-tu par hasard été payé pour nous faire la morale 1 Miron, éclatant de rire.\u2014Yoilà qui est drôle, mes bons.Tout simplement.Gantry.\u2014Eh bien 1 Miron.\u2014Tu sais, hier soir, le patron m\u2019a envoyé faire une commission importante et, au retour, il m\u2019a remis un morceau de papier.Or, ce morceau de papier \u2014 chapeau bas, monsieur, \u2014 ce délicieux morceau de papier était un billet de vingt dollars.Lautran, ému.\u2014Yrai ?Gantry, se croisant les bras et soupirant.\u2014 Comme il y a des chançards sur cette machine ronde !.pour moi, débine complète !.Miron.\u2014N\u2019allez pas vous attrister, que diable ! car, vous savez, on ne reçoit pas un vingt dollars sans en avertir ses amis.Aussi, je me propose de.Gantry, se découvrant.\u2014.de mouiller ça !.Miron.\u2014Juste, tu devines bien.Lautran.\u2014Yive Miron ! Gantry.\u2014Paix, Lautran, il nous reste un bout de chemin à parcourir avant d\u2019arriver chez Lumkin\u2014divisons, il y a quelque chose qui me.Miron.\u2014Qui te chiffonne ?Gantry.\u2014Oui, qui me chiffonne.c\u2019est que je ne reçois pas de vingt dollars moi, en récompense de mon travail.(s'animant) Cette mai- son Coco et Cie, je la hais, je la déteste.que le diable l\u2019emporte.Lautran.\u2014Ça va être difficile.Gantry.\u2014Comment 1 Lautran.\u2014Certes, nous tirons, nous, le diable par la queue, comment veux-tu qu\u2019il emporte la maison Coco et Cie 1 Miron.\u2014On ne peut être plus logique que l\u2019est Lautran en ce moment.Gantry, très agité.\u2014C\u2019est égal.quel gui-gnon !.et dire qu\u2019il nous faut, à chaque jour de la semaine nous rendre à la maison Coco et Cie et y travailler comme des nègres ! Lautran.\u2014Que veux-tu, c\u2019est la vie.Miron.\u2014Et il ne sert à rien de regimber.Gantry.\u2014C\u2019est égal, nous sommes bien bêtes.Miron,\u2014Je ne dis pas non.Lautran.\u2014Ni moi non plus.Gantry, s'étirant les jambes.\u2014Il serait Miron.\u2014Je ne dis pas non.Lautran.\u2014Ni moi non plus.(Les trois commis font une halte chez Lumkin.Une heure s'écoule, puis ils reprennent leur route ) Miron\u2014Nous venons d\u2019ingurgiter du picolo qui gratte agréablement le tuyau d\u2019orgue.Lautran.\u2014Ah ! oui, par exemple.Gantry, très gris.\u2014Dites ce que vous voudrez, moi je suis comme sur les petits chevaux de bois du Parc Sohmtr.vive la maison Coco et Cie.Miron\u2014Tiens ! Lautran.\u2014Tu n\u2019is plus bête ?Gantry.\u2014 Qui vous parle de , ça ?Yive la maison Coco et Cie, vousdisje.sans elle.parbleu.nous serions très bêtes, ma foi.Miron et Lautran, riant aux éclats.\u2014Hi ! hi ! ça c\u2019est drôle ! (se penchant tous deux ci la portière, et s'écrient :) Fouette, cocher ! Z.Paquin.THEATRE-ROYAL /f' f£=7 agréable de passer sa vie à faire le tour montagne ! Lautran.\u2014 Pour une idée rococo, ça c\u2019est une idée rococo.Miron.\u2014C\u2019est l\u2019impossible que tu rêves là, cher Gantry.Gantry.\u2014 Pas du tout, il suffirait d\u2019être riche, voilà tout.Miron.\u2014 Si j\u2019étais riche, moi, j\u2019emploierais autrement mes richesses.Gantry.\u2014Y oyons.Miron.\u2014 D\u2019abord, j\u2019aurais un bicycle ! Lautran.\u2014Bien ! Miron.\u2014Je ne serais pas chiche avec les amis.Gantry.\u2014Bon ! Miron.\u2014 J\u2019irais à l\u2019exposition de 1900 à Paris.Lautran.\u2014Parfait ! Miron \u2014Puis, lorsque je n\u2019aurai plus rien à souhaiter, je ferais une grande bêtise.\t/ m Gantry.\u2014 Quoi donc ?Miron, sérieux.\u2014Je me marierais ! Lautran.\u2014S uperbe !\t\u201e.-x,-^ superbe ! Miron.\u2014 Mais je suis pauvre, or il me faut me priver d\u2019un bicycle, etc., etc., et travailler à la maison Coco et Cie.Gantry.\u2014Alors, nous restons bien bêtes.de DELMONICO AT 6 Apparait *au Théâtre Royal cette semaine avec une compagnie d\u2019artistes de première classe.La pièce est toute nouvelle et interprétée par des artistes de talent tels que les soeurs Hart, danseuses anglaises ; Mile Nellie Dunbar, la grande chanteuse baryton ; Mlle Ollie Evans, soubrette, Mlle Clara Bell, artistes absolument spécialistes.MM.Chs.Jerome et Chs.Stine, comédiens ; F.W.Caldwell, artiste de grand talent qui s\u2019est fait une spécialité dans \u201c Delmonico at 6 \u201d.Nous engageons le public à faire comme nous et à assister à cette superbe représentation.LA MÊME CHOSE ilfvj A y m, \u2018N m .i !\u2022 ^ 1:! i i H! !\u2022 f> \u2022' 77 W/, ri////.ï\\' ¦II, ^ y *3r Grand-papa.\u2014 N\u2019aie pas peur, Jules, on va lui donner à manger.Ce qui le fait sauter et rugir ainsi c\u2019est qu\u2019il a faim.Jules.\u2014Ah ! je n\u2019ai pas peur de lui, grand-papa, c\u2019est la même chose pour papa quand le dîner est en retard.LE BAUME BHUMAL périt les Bhumes obstinés, le Croup, la Coqueinehe, la Consomption, etc., etc, 26 ets, en vente partout LE SAMEDI 7 SON HEURE EST ARRIVÉE .4 v4 iül m h i Monsieur Jeunemarié.\u2014Regarde, ma cherie, la cruauté des Peaux-Rouges, et comme les pauvres Squaws travaillent pendant qu eux s\u2019asseyent et fument.\t_______________________ HP.m ii Le même (deux ans après).MENUS ÉPICURIENS EN GRAS Potage Cr'ecy Moules au gras Selle de mouton aux rissoles Saucisses au vin blanc Purée de chicorée aux croûtons Omelette soufflée Mordes au gras.\u2014 Nettoyez les moules (daims) avec soin et sans les laisser séjourner dans l\u2019eau, car alors elles s\u2019ouvrent et perdent leur qualité, Mettez-les sur le feu dans une casserole pour les faire ouvrir, en y ajoutant une pincée de gros sel si ce sont des moules d\u2019eau douce; détachez entièrement l\u2019intérieur des coquilles et réservez l\u2019eau qu\u2019elles auront rendue.Passez au lard fondu de petits champignons, saupoudrez d\u2019un peu de farine, mouillez-les avec du bouillon trè3 réduit, ajoutez bouquet garni et poivre et laissez cuire à petit feu ; dégraissez, ajoutez alors les moules et un peu de leur eau, faites chauffer et servez.SAUCES Sauce à la bourgeoise.\u2014Faites blanchir une cuillerée à bouche de persil, cerfeuil et estragon hâchés bien fin, égouttez et délayez avec une cuillère à pot de consommé dans lequel vous aurez fait dissoudre une cuillerée à bouche de glace de viandes, ajoutez deux cuillerées à café de moutarde de Dijon, une égale quantité de sucre en poudre et, avant de servir, une pincée de poivre fin et un jus de eitron.Sauce diplomate.\u2014Mélange d\u2019une sauce béchamel à la erême, avec un coulis d\u2019écrevisses.Sauce à la Duxelle.\u2014Mettez dans une casserole deux cuillerées de champignons hâchés et une seulement de persil et échalottes hâchés ; ajoutez pointe d\u2019ail, un peu de lard râpé, une pincée d\u2019épices, laurier, thym, sel et poivre, passez au feu avec un peu de beurre ; mouillez avec un verre de chablis, laissez réduire, passez au tamis, puis mêlez avec de la sauce allemande et conservez pour les entrées en papillotes de volaille ou de gibier.Sauce aux groseilles vertes.\u2014Après avoir ouvert et retiré les pépins de deux poignées de groseilles à moitié mûres, faites-les blanchir dans de l\u2019eau de sel, égouttez-les, jettez-les dans de la sauce au beurre, à laquelle vous ajoutez un peu de crème double et un peu de muscade râpée.Autre sauce aux groseilles vertes.\u2014Mettez dans un peu de beurre chaud, quelques groseilles vertes échaudées, un peu de jus d\u2019oseille, un peu de gingembre, sel et poivre.Nota.\u2014La première de ces recettes appartient à la cuisine française, elle est fort ancienne ; la deuxième à la cuisine anglaise.Baron Brisse.TRAIN DE PLAISIR Plumeau.\u2014Ah ! ça, t\u2019as pas bientôt fini de ramasser des galets 1 Balanchard.\u2014 Que veux tu, mon vieux, j\u2019ai habitué mon épouse à ne jamais rentrer les mains vides ! L\u2019ENFANT DE L\u2019OMNIBUS Chipolet ; \u2014 Le conducteur ; \u2014 Le controleur ; \u2014 Un sergent de ville ; \u2014 Voyageurs.La scène se passe dans l\u2019omnibus Batignolles-Clichy-Odéon.Le conducteur, à Chipolet, avisant un petit enfant, assis à côté de lui.\u2014Vous ne prenez pas l\u2019enfant sur vos genoux 1 Chipolet.\u2014Je ne prends pas l\u2019enfant sur mes genoux.Le conducteur \u2014Comme vous voudrez, mais alors payez-moi sa place.Chipolet \u2014Je ne paierai pas sa place.Le comducteur.\u2014Eh bien, Monsieur, vou3 allez d scendre.Chipolet \u2014Je ne descendrai pas.(Le conducteur saisit Chipolet par le bras ) Ne me touchez pas, ou je vous casse la figure.Le conducteur \u2014Très bien, nous nous expliquerons au prochain bureau.L\u2019omnibus arrive au bureau.Le conducteur, au contrôleur, désignant Chi-polet et Venfant.\u2014Voilà un monsieur qui refuse de payer la place de cet enfant et qui ne veut pas le mettre sur ses genoux.Le controleur, à Chipolet.\u2014Monsieur, c\u2019est le règlement : payez la place de cet enfant, ou mettez le sur vo3 genoux.Chipolet.\u2014Je ne paierai pas la place de cet enfant et je ne le mettrai pas sur mes genoux.Le controleur.\u2014Eh bien, monsieur, vous allez descendre.Chipolet.\u2014Je ne descendrai pas.(Le contrôleur saisit Chipolet par le bras.) Ne me touchez pas, ou je vous casse la figure.Le controleur,\u2014Très bien, nous nous expliquerons devant un sergent de ville.Advient un sergent de ville.Le controleur, au sergent de ville, désignant Chipolet et l\u2019enfant.\u2014Voila un monsieur qui ne veut pas payer la place de cet enfant et qui ne veut pas le mettre sur ses genoux.Le sergent de ville, à Chipolet.\u2014 Allons, allons, que c\u2019est obligatoire ; de trois choses l\u2019une, ou que vous donnerez six sous, ou que vous ficherez le camp.Chipolet.\u2014Je ne donnerai pas six sous, je ne prendrai pas le gosse sur mes genoux, et je ne ficherai pas le camp.(Le sergent de ville empoigne Chipolet.) Ne me touchez pas, ou je vous casse la figure.Le sergent de ville.\u2014Très bien, mais alors que vous allez avoir l\u2019obligeance de venir vous expliquer chez le commissaire de police.Chipolet.\u2014Soit, j\u2019y vais.Du reste, c\u2019est mon chemin.(Il descend de l\u2019omnibus.) Le conducteur, le contrôleur, le sergent de ville, les voyageurs.\u2014Et l\u2019enfant ! Et l\u2019enfant ! Vous oubliez l\u2019enfant ! Chipolet.\u2014Tas d\u2019idiots ! C'est l\u2019enfant de la grosse dame qui dort sur la banquette ! Parisien.ASINUS ASINUM FRICAT Un mince auteur disait à son mince confrère : \u2014\u201c Tes écrits, franchement, n\u2019ont point de caractère ; Us ressemblent à tout.\u201d L\u2019autre dit : \u201c J\u2019en convien : Mais les tiens, à leur tour, ne ressemblent à rien.\u201d PLACEMENT FTN DE SIÈCLE Le prince de Baladèche a liquidé fin courant le tombeau de ses aïeux.__Bien quoi, dit-il à l\u2019un de ses familiers, ça t\u2019épate, toi l J\u2019ai placé ma famille à fonds perdus, voilà tout.PLUS CHANCEUSE Lui.\u2014Regarde vite ! Jacques est entrain d\u2019embrasser ta sœur.Me (soupirant j.\u2014Elle a toujours été plus chanceuse que moi.I JM -i K mm mÊSmR zrsr ÜiÜ LË SA.MKDt Changement de spectacle / Pourquoi Emilienne ne vient-elle pas au rendez-vous ?Ces fleurs vont se faner, disait mélancoliquement le jeune Charles.II Bonne idée ! Cela les tiendra fraîches.111 \u2014Oh ma chère Emilienne, que ce tribut d\u2019amour vous peigne les sentiments que.IV ,.le crabe inopportun a terminé la déclaration.Il parait que Vengagement est rompu.LE VIEIL ORGANISTE (Pour le Samedi) Depuis cinquante ans, il touchait l\u2019orgue dans la vieille église de son vieux village.Aussi quand le bon curé vint lui dire : \u201c Monsieur, je vous ai trouvé un remplaçant, vous vous faites vieux, vous n\u2019êtes plus fort comme au bon jeune temps, cela se conçoit, deux fois déjà nous avons manqué de musique à l\u2019église, etc., le pauvre Guillaume crut qu\u2019il allait mourir.Cependant, il ne dit pas un mot pour se plaindre, il comprenait toute la justesse de ces paroles.Il ferma seulement les yeux, comme pour comprimer les sanglots qu\u2019il sentait monter tout-à-coup de son cœur bouleversé.Il demanda comme faveur la permission de parler encore une fois à l\u2019orgue qu\u2019il avait tant aimé.Quand le prêtre fut parti, le vieux musicien se rendit à l\u2019église, et là, dans un long tête-à tête avec son vieil ami, il nota chacun des sons joyeux, chacun des accords lugubres que l\u2019orgue rendit comme l\u2019écho des excès de gaieté folle, ou de noire tristesse dont l\u2019âme du vieillard s\u2019enivra tour à tour.Puis, il attendit, avec cette angoisse pleine d\u2019impatience, qui nous empoigne à l\u2019approche d\u2019un jour de fête qui doit parler de séparation.Enfin, il arriva ce jour tant appréhendé.C\u2019était la Toussaint.Déjà la foule des pieux villageois se presse dans l'église illuminée.Le jeune organiste est en haut prêt à remplacer l\u2019autre s\u2019il allait manquer.Mais le vieux musicien est là.lui aussi et quand les petits garçons en surplis blancs commencent à defiler dans le chœur en fête, il redresse ses épaules voûtées, il lève bien haut son front nu, et attaque le morceau d\u2019ouverture.C\u2019est comme un chant de victoire, pareil à celui du grand jour de triomphe, où l\u2019orgue neuf ébranla de sa voix puissante les colonnes blanches de l\u2019église neuve.Ce sont des accords cadencés qui s\u2019entre croisent et retentissent dans un rythme sonore.C\u2019est le prélude d\u2019un morceau de maître naïf dans sa grandeur, majestueux dans sa simplicité.Puis, la messe commence.C\u2019est cette messe des jours de fête qu\u2019il montra jadis à ses amis, et plus tard aux enfants de ses amis.Ensuite, c\u2019est l\u2019offertoire.Tout est silence dans le saint lieu.La clochette du chœur a fait entendre son petit bruit argentin.L\u2019orgue, de sa voix la plus douce, reprend le morceau du maître, commencé tout à l\u2019heure.Les doigts du vieux musicien glissent souples et légers, sur le clavier flexible, c\u2019est une mélodie qui coule douce et tendre comme a coulé la vie paisible de Guillaume, l\u2019organiste.Et puis c\u2019est le pater, l\u2019agnus dei, l\u2019itemissa est, et la foule recueillie se dispose à partir.Guillaume attaque la marche finale.D\u2019abord, l\u2019orgue ricane, comme font les vieillards pour s\u2019étourdir, quand la réalité leur apparaît fade et cruelle.Docile à la pression du maître, la voix de l\u2019orgue s\u2019enfle petit à petit, jusqu\u2019au ronflement sonore de ses notes de contrebasse, c\u2019est un concert entraînant, délirant, qui se calme tout à coup pour se changer en un air triste et déchirant dont les variations s\u2019enchaînent et s\u2019enchaînent toujours comme les derniers mots d\u2019un dernier adieu.On dirait que l\u2019*âme du maître veut se river au clavier d\u2019ivoire dans un éternel baiser.Mais l\u2019orgue, étouffé par un secret chagrin, baisse soudain la voix, et les dernières symphonies se perdent, confuses et imperceptibles, avant d\u2019atteindre la route étoilée du saint lieu.Cependant les pieux villageois quittent l'église un à un.L\u2019organiste, avec un geste confidentiel, se penche à l\u2019oreille du jeune parisien : \u201c Mon ami, dit-il, à demi voix, je vous cède la place que je voudrais garder toujours.Puissiez-vous goûter toujours dans ce village le bonheur d\u2019une vie calme et heureuse comme la mienne ! Puissiez- Vous garder toujours cet amour tie la musique qui suffit à l\u2019âme bien née i Je vous confie mon œuvre, puisse le vieil orgue, parler longtemps du vieux maître quand il ne sera plus.Il n\u2019en put dire plus long, un sanglot lui coupa la voix.Lejeune homme, dans ses courtes leçons n\u2019avait rien entendu de cette musique pure et suave, .que le vieux musicien savait si bien rendre dans l\u2019humble église du village.Le jeune homme pauvre qui s\u2019était fait organiste, non pas pour répondre aux instincts de son âme musicienne, mais bien pour satisfaire aux cris puissants de sa bourse vide, eut un geste ennuyé.\u201cC\u2019est bien, dit-il, j\u2019étudierai votre morceau, j\u2019essaierai d\u2019en faire quelque chose de bien, quelque chose de moderne, et il se perdit dans la foule des pieux campagnards.Guillaume rentra chez lui, l\u2019âme en proie à mille sentiments opposés.Un petit vent d\u2019automne soufflait, glacial et pénétrant ; le feu pétillait dans la cheminée.A bout de forces le vieillard se laissa choir dans le vieux fauteuil de chêne, devant la bûche flamboyante.Dans ses doigts ^T; A, crispés, il serrait convulsivement ^ les précieuses feuilles qu\u2019il allait livrer au caprice erroné de ce jeune pédant, dont la science stérile n\u2019aurait su que faire d\u2019un pareil chef-d\u2019œuvre.Le vieillard ne pleure plus, il a versé tant de larmes amères depuis le jour fatal, où la terrible vérité sortant de la bouche du prêtre, est venue jeter la tristesse et l\u2019ennui dans son âme abattue.Ce feu qui pétille là, le fascine.Pourquoi ne confierait-il pas à cette flamme pure son trésor qu\u2019elle garderait bien, dans ses cendres plus discrètes et plus simples que les cartons festonnés du citadin prétentieux.Il étendit la main.La petite flamme bleue lécha avidement les feuillets qui tremblèrent au contact du feu.Le vieillard ricana comme l\u2019avait fait l\u2019orgue tout à l\u2019heure.Il ricana parce qu\u2019il ne pouvait plus pleurer.Il retira instinctivement les papiers qu\u2019il eut voulu détruire et laisser vivre tout à la fois.Il étendit de nouveau la main.La petite flamme avide se grandit pour saisir sa proie.Le papier brûlait et brûlait toujours.Le vieillard sourit.Il riait maintenant de son malheur, comme il riait jadis aux jours de joie.Il laissa tomber les derniers débris de son œuvre, son dernier bien sur la terre, son dernier amour.Dans ses mains tremblantes, il cacha sa tête blanche.Une larme dont il ignorait l\u2019existence, coula furtive, dans le large sillon que son dernier sourire imprimait tout à l\u2019heure à son visage pâle et glacé.C\u2019était sa dernière larme.Elle roula lente et déserte entre ses doigts amaigris, et alla rejoindre dans les cendres du foyer, les restes encore fumants de ce chef d\u2019œuvre dédaigné de l\u2019organiste méconnu.Primevère.Du Domino : A la brasserie, entre peintres : \u2014Je te dis que Chose vend ses tableaux comme on vend du pain.\u2014Dame ! ce sont des croûtes.LA LOGIQUE DE TAUPIN La marquise vient de faire l\u2019acquisition d\u2019un superbe toutou, sanglé aux épaules de lanières de cuir verni.\u2014Comment trouvez-vous mon chien ! demande-t-elle à Taupin, qui partage les idées d'Auguste de Chatillon sur les levrettes en paletot.\u2014Très joli, madame la marquise, très joli ! Mais pourquoi, diable, lui mettez-vous des bretelles et pas de pantalon 1 LE SAMEDI 0 Emaux et Camées malgré PETITS CHEFS D\u2019ŒUVRE LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS \u2022 ET DE TOUTES LES ÉPOQUES XXVII LE ROSSIGNOL Comme un vol criard d\u2019oiseaux en émoi, Tous mes souvenirs s\u2019abattent sur moi, S\u2019abattent parmi le feuillage jaune De mon cœur mirant son tronc plié d\u2019aune Au tain violet de l\u2019eau des Regrets Qui mélancoliquement coule auprès, S\u2019abattent, et puis la rumeur mauvaise Qu\u2019une brise moite en montant apaise, S\u2019éteint par degré dans l\u2019arbre, si bien Qu\u2019au bout d\u2019un instant on n\u2019entend plus rien, Plus rien que la voix célébrant l\u2019Absente, Plus rien que la voix \u2014 ô si languissante !\u2014 De l\u2019oiseau qui fut mon premier Amour, Et qui chante encor comme au premier jour ; Et dans la splendeur triste d\u2019une lune Se levant blafarde et solennelle, une Nuit mélancolique et lourde d\u2019été, Pleine de silence et d\u2019obscurité, Berce sur l\u2019azur qu\u2019un vent doux effleure L\u2019arbre qui frissonne et l\u2019oiseau qui pleure.Paul Verlaine.HYMNE BLANCHE Àu grand jour, ces photographes privés de lalumière qui s\u2019éti-quettent libres-penseurs, au grand jour où, sûrement, le cœur est en son plus délicieux épanouissement Comme elles sont gentilles, les petites tilles toutes blanches, toutes blanches.Qu\u2019elles ont de charme et de grâce en leur audacieuse timidité, avec leurs beaux grands yeux étonnés et curieux!\t___ Combien touchante leur pâleur qu\u2019un rien vient roser.Quels rêves dans ces petites têtes, quels pen-sers sous ces jeunes fronts, quelles émotions et quelle tendre ardeur en ces jeunes cœurs naissants ! Quel philosophe saisira ce soliloque ! Songez donc ! C\u2019est le premier pas ! Hier, gamine ; aujourd\u2019hui, demoiselle.Demoiselle, la rose blanche est là pour l\u2019attester comme, dans quelque temps, bientôt, le moins tard possible, une autre robe blanche an- FACILE A COMPRENDRE Il existe un froid entr'eux.Festival Champêtre Français Avant les noires hirondelles, les blanches colombes.Tantôt sous le soleil et tantôt sous la pluie, les rues de Paris sont charmantes, semblant pa-voisées, pavoisées de blancs voiles.Un peu partout, on rencontre des envolées de jeunes filles émues et radies sous la sainte mousseline dont l\u2019Eglise revêt ses catéchumènes au grand jour de la Communion première, prétexte à robe.prétexte.L\u2019Union Nationale Française de Montréal organise, au Parc Royal, pour les 8 et 9 septembre, et au bénéfice de sa Maison de Refuge, une grande fête champêtre qui, selon nous, est appelée au plus grand succès.Beaucoup d\u2019attractions entièrement nouvelles y figureront et, quoique le programme ne soit pas définitivement arrêté on peut, dès à présent, ujuiuo oaiu puooiuiv,\tw\t\u2014 ¦\u2014-\u2014 annoncer une curieuse Fete Foraine avec Bal noncera que la demoiselle est en train de passer champêtre, danseurs et chanteurs ambulants, i- i- \u2022-£ii\u201e£-ta oonmrlo des tableaux vivants d\u2019une composition toute nouvelle, Rouget de Lille chantant la Marseillaise devant le maire de Strasbourg.Les Dernières Cartouches {de Neuville).U Apothéose de la France, grande démonstration pyrotechnique ; embrasements ; enlèvement de ballons et figures grotesques, etc., etc.On parle également d\u2019une cavalcade historique qui parcourrait la ville le samedi 7 septembre, annonçant la fête.Nous tiendrons soigneusement les lecteurs du Samedi au courant de cette intéressante manifestation.dame, la jeune fille femme.Seulement la seconde robe sera en satin ou lieu d\u2019être en mousseline, et, comme le cœur aura poussé, une blanche fleur ornera le corsage.Et, avant le jour nuptial, en attendant la fleur d\u2019oranger, que de marguerites à effeuiller, que de bouquets à respirer, que de joies à cueillir, que d\u2019espoir à espérer ! Oh ! les découvertes aux pays ignorés ! Oh ! le vertige du premier bal.Oh ! l\u2019éblouissement de l\u2019inconnu ! UN MARIAGE EN II fv Oui, jeune fille, va, rêve ! Un bientôt te guette dont tu seras la proie.Puisse ne pas te brûler comme flamme d\u2019enfer, le premier de tes baisers qui ne sera pas pour ta mère.Aujourd\u2019hui, dans toute la gloire de la Giâce et dans toute la grâce de ta gloire, dans tout l\u2019innocent triomphe de ta pureté, marche à travers la vie sans rien voir que le ciel.Et nous, nous qui te regardons passer, enfant, nous déjà en demi-deuil de nous-mêmes, nous serons consolés, délicieusement rafraîchis et comme purifiés du parfum de vertu s\u2019é-pandant sous tes pas.Silvio.A LA CASERNE Sergent, voici ce qui se passe A l\u2019instant Pitou, devant moi, S\u2019est enfoncé dans la mélasse.Jusqu\u2019à la cheville.\u2014 Eh bien quoi?Est-ce une bien grave affaire Et ne peut-il sortir de là Sans mon concours.\u2014 C\u2019est que, voilà ! Il est tombé tête première.VIEILLE NOBLESSE Madame Parvenue (minaudantJ.\u2014Il y a-t-il eu des hommes célèbres parmi vos ancêtres, monsieur du Cynisme ?M.du Cynisme.\u2014 Oui, madame, et je puis le dire, l\u2019un d\u2019eux fut même le plus grand amiral de son temps et commanda, à un moment, la marine du monde entier.Madame Parvenue (avec admiration).\u2014Vraiment ! monsieur du Cynisme ! Quel était son nom ?M.du Cynisme.\u2014Noé, madame.COMME CHEZ LUI M.et Mme Sansgène sont invités à dîner chez des amis, sans façon, à la fortune du pôt.Au dessert, Sansgène se met à faire une scène à sa femme et la menace même de la gifler.Et comme l\u2019amphytrion le rappelle doucement -\tau sentiment des convenances, Sansgène lui Le propriétaii e.\u2014 riposte d\u2019un air pincé : i\t\u2014Qe n\u2019était pas la peine, alors, de me dire de me mettre à mon aise, de faire ici comme chez moi !.Bonne précaution \u2014Excusez-moi ! Lequel est le marié de vous deux ?M.Capalsous, nous sommes le premier août et je vous apporte votre quittance.Le locataire.\u2014Ah ! parfaitement, M.Kal-sac.Eh bien, gardez-là, je vous prie, de crainte qu\u2019elle ne s\u2019égare ! RECOMMENCEZ ÇA La maman.\u2014 Mais, malheureux enfant, ce coiffeur t\u2019a coupé les cheveux beaucoup trop court ; retourne vite chez lui, et qu\u2019il recommence ça ! 10 LE SAMEDI A BON MARCHÉ I K ' X.Charles.\u2014Ma chère petite colombe, que demandez-vous à votre bien-aitné pour le baiser qu\u2019il vient de prendre sur vos lèvres roses ?\\.Le petit frère.\u2014 Pour vous, M.Charles, ce ne sera que cinquante cents.ISBf *!¦' -\u2022 .)f*.: ECHECS PROBLÈMES D\u2019ÉCHECS ET JEUX D\u2019ESPRIT PROBLÈME No 26.Par J.Ohquist noirs BLANCS Les blancs jouent et font mat en deux coups.Jeux d\u2019Esprit No 148 \u2014 CHARADE Par X.Y.Z.Mon un est note de musique.Mon deux simplement est un ton Mon tout est cet onguent unique Qui, lecteurs, ne fait rien de bon ; C\u2019est aussi un objet utile, Mais, euh ! qu\u2019aux dames seulement ! \u2014 Pour ça, faites vous pas de bile, Devinez-moi plutôt gaiement.X No 149 \u2014 ACROSTICHE Par Maud Fille de Servius Tullius Roi d\u2019Ithaque Premier ministre de Louis XIII Roi d\u2019Angleterre Fameux astrologue Français Grand opéra de Verdi Epouse du roi Assuèrus Avec les initiales des mots précéden's, formez verticalement, le nom d\u2019un grand capitaine français.x No 150 \u2014 CARRÉ MAGIQUE Par A.Güérette Disposer, en carré de 7 chiffres de côté, les nombres de 1 à 49, de manière à former, par addition, un total de 175 dans toutes les colonnes horizontales et verticales, ainsi que dans les deux grandes lignes diagonales du carré.x No 151 \u2014 MOTS EN VOYELLES Par Sphinx d\u2019Ottawa.Avec les les voyelles a, e, i, o, u, composer cinq mots exprimant : violon.Gros oiseau de basse-cour.Liquide inodore.Particule affirmative.Interjection.Ouverture pratiquée à la table supérieure d\u2019un No 152 \u2014LOSANGE AVEC ENCADREMENT Par Lady Sion PROBLÈME No U2 Félicité, x PROBLÈME No US Usage \u2014 Sage \u2014 Age.X PROBLÈME No 1U \t\t\t\tX\t\t\t\t\tFin\tI\tFin \tX\t\tX\tX\tX\t\t\tX\tLie\tN\tLie X\tX X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX X\tFil\tS\tFil \tX X\tX\t\t\t\tX\tX\tX\tCou\tT\tCou \tX X\t\t\tX\t\t\tX\tX\tPeu\tR\tPeu X\tX\t\tX\tX\tX\t\t\tX X\tPar\tU\tPar X X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\t\tXXX\tBan\tC\tBan X\tX\t\tX\tX\tX\t\t\tX X\tToi\tT\tToi \tX X\t\t\tX\t\t\tX\tX\tSem\tI\tSem \tX X\tX\t\t\t\tX\tX\tX\tSol\t0\tSol X\tX X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX X\tFoi\tN\tFoi X XXX X X Horizontalement : Consonne ; aspiré ; hareng frais mis en caque ; consonne ; science qui détermine l\u2019humidité de l\u2019air ; maréchal de France sous Louis XI ; rivière de Suisse ; note de musique ; voyelle ; adjectif possessif ; rivière d\u2019Italie; allié; adverbe; patriarche; sorte de léopard ; canton de Suisse ; pronom démonstratif ; mon-tagae de Messinie, article ; pronom possessif ; voyelle ; préposition ; animal nuisible ; touffu ; merveilleuse ; voyelle ; colère ; voyelle ; voyelle.Tous les mêmes mots se Usant verticalement.x No 153 \u2014 MOT ET CROIX Par Laetitia L.(Québec) Composer une croix avec le3 21 lettres suivantes : IIOOOOMMPPPPPHHEEAATT x No 154 - MOT EN LOSANGE Par J.E.Gauvin Consonne \u2014 Bruit \u2014 Liqueur noirâtre provenant d\u2019un poisson \u2014 Grand Vizir de Mahomet IV \u2014 Fille de Tantale \u2014 Sorte de bière anglaise \u2014 Voyelle.Adresser les solutions à Philidor, journal le Samedi.SOLUTIONS DES PROBLEMES ET JEUX D\u2019ESPRIT DU NUMÉRO PRÉCÉDENT ÉCHECS Solution du problème No 25 Blancs\tNoirs 1\u2014F 8 T 2\t\u2014 C 6 C (échec) 3\t\u2014 R suivant le coup 1\t\u2014 R prend T.2\t\u2014 R n\u2019imports lequel 3\t\u2014 Echec et mat Nota.\u2014 La solution du No 13 n'a été donnée que par erreur, la véritable est : Blancs\tNoirs 1\u2014\tT 3 R\t1 \u2014 P 5 T 2-\tC7F\t2 \u2014 T prend F 3 \u2014 D 8 F\t3 \u2014 Echec et mat x PROBLÈME No 12/.1 La barbe.PROBLÈME No U5 V E R I N N i C i G Y P laChe I L L drOme pimPant orviEtans manDrin M O I N E A S A E T E E L E A U h u s Sard PROBLÈME No U6 Sonnet \u2014 Bonnet, x PROBLÈME No lift Qhartres - Régnier - Elégies - Mathurin - E pitres - Satires.x Ont trouvé les solutions du No 12 :\u2014 ECHECS (Problème No 2If Solutions justes : MM.Asselin (Montréal) ; Gill (Québec) ; Sphinx d\u2019Ottawa.Autres solutions justes: MM.Galimard, F.Weber (Montréal) ; Stevens (Winnipeg.JEUX D\u2019ESPRIT (Problèmes de 121 à 133) Ont trouvés 7 solutions : M.Primevère (Montréal).Ont trouvé 6 solutions : MM.G.M.A.M.G., Rosa, Armandine (Montréal).Ont trouvé 4 solutions : MM.E.Barcelo, (Montréal) ; Marie Blanche (Terrebonne).Ont trouvé 3 solutions : MM.Sphinx d'Ottawa, E.Gaudet (Woonsocket).Ont trouvé 2 solutions : M.Jean Canada (Montréal).Ont trouvé 1 solution : M.Marie Germain (Montréal).Si vous êtes chez un barbier un jour de pluie, regardez bien les têtes de tous les clients quand l\u2019un d\u2019eux se dirige vers le porte-parapluie avant de sortir.¦ LE SAMEDI 11 FEUILLETON DU SAMEDI LE FILS DE_L\u2019ASSASSIN QUATRIÈME PARTIE X - LE DROIT DE PARDONNER (Suite ) \u2014Toi ! Je ne comprends plus : __Si, mon oncle, vous allez comprendre.Et vous tous, écoutez-moi ! Elle eut un long regard vers le ciel.__C\u2019est mon père, dit elle, qui parle par ma voix.Mon père était bon et juste ; il ne veut pas qu\u2019un enfant supporte la faute qu\u2019il n\u2019a pas commise ! Je suis son héritière ; je ne suis plus une petite fille puisqu\u2019un homme me prend pour sa femme ; je n\u2019ai plus besoin de tutelle, je ne m\u2019incline plus devant la volonté des autres, même devaat celle d\u2019un oncle chéri qui m\u2019a si tendrement servi de père.A moi seule appartient le droit de venger mon.père.Oui, à moi seule ! Elle domina d\u2019un geste énergique son oncle qui allait l\u2019interrompre.__Depuis le jour où j\u2019appris 1 horrible mort de mon père, je n\u2019ai pas cessé de le consulter ; car Dieu a permis que nos âmes pussent communiquer.Chaque nuit, il descendait sur la terre et venait visiter mon sommeil.Et c\u2019est sa volonté que je veux exécuter.Quiconque marcherait contre ma volonté marcherait contre la volonté de mon père.__Madeleine ton cœur te trompe sur ton devoir, s\u2019écria l\u2019amiral.__Non, car mon père a permis que mon cœur et mon devoir ne fassent qu\u2019un.Et il m\u2019a dieté ma conduite par un seul mot : le pardon ! J\u2019ai le droit de pardonner, et je pardonne en son nom ! Que Viviane et Gilbert soient unis ! C\u2019est ma volonté comme celle de mon père.Sa voix trembla quand elle ajouta : \u2014 Gilbert trouvera en moi une sœur.L\u2019amiral était tombé sur un fauteuil ; et il était si profondément impressionné par l\u2019accent solennel de Madeleine que sa colère ne grondait plus qu\u2019à peine, par soubressauts comme un orage qui s\u2019éloigne.Il s\u2019était plongé la tête dans les mains, et des larme3 coulaient entre se3 doigts.\u2014Ne croyez pas, mon oncle, que ceci soit une conspiration contre vous ; n\u2019allez pas vous imaginer que Viviane m\u2019ait attendrie.Viviane est trop fière pour m\u2019avoir rien demandé ; pour la première fois de sa vie, elle a eu des pensées, des douleurs que je n\u2019ai pas connues.Personne, ni elle, ni Philippe, ni ma chère tante, qui va enfin devenir ma mère, personne n\u2019osait me parler de la situation affreuse où nous a jetés la fatalité ! Personne n\u2019évoquait devant moi le souvenir de mon père.Seule j\u2019ai pensé, seule j\u2019ai agi ! \u2014Noble enfant ! murmurèrent Philippe et Mme de Montmoran.\u2014Viviane devait se cacher de moi, mais je lisais tout sur son visage ; d\u2019abord son désespoir qu\u2019elle ne voulait pas me laisser partager et que mon cœur partageait quand même., puis ses espérances, ses heures de bonheur quand Dieu a replacé Gilbert sur son chemin.Personne ne te devinait, chère sœur ; mais moi, quand je te voyais revenir d\u2019une de ces longues promenades qu\u2019on croyait solitaires, je savais que tu avais rencontré ton bien aimé.Je vivais de l\u2019espérance que je lisais dans ton regard ! Ah ! comme j\u2019aurais voulu que ton beau rêve s\u2019accomplît, que le passé fût reconnu faux ! Ma chérie, je t\u2019aime tant ! Jusqu\u2019alors, Viviane était demeurée froide, un peu hautaine, entre son frère et sa mère.La fierté de Gilbert emplissait son cœur, et elle était presque blessée par le mot de pardon.Cet appel à sa tendresse eut promptement vaincu son orgueil.Elle se jeta avec un entier abandon dans les bras de Madeleine, et elles pleurèrent en se couvrant de baisers.Mme de Montmoran vint placer ses deux mains sur les épaules de son mari.\u2014Cette enfant a pleinement raison, dit elle : c\u2019est à elle seule à nous dicter notre conduite, écoutons-là ! - -Oh, vous ! fit l\u2019amiral, pourvu que vous accomplissiez toutes les volontés de vos enfants ! Et il sut un geste désolé.Madeleine vint alors à lui, l\u2019entoura tendrement de ses bras : -\u2014Allons, cher oncle.cher père, dites bien vite que vous m\u2019approuvez ! \u2014Moi! Approuver une semblable folie! Moi?Non, non! Je veux bien ne pas te blâmer : tu ne recevras aucun reproche sur ta conduite.bien coupable pourtant ! J\u2019oublierai ce que tu as fait.Tu es un tel trésor de tendresse que je suis bien forcé de t\u2019excuser, \u2014Non, mon oncle, non ! Ce n\u2019est pas cela que je veux.Et elle se glissait sur ses genoux ; et, comme elle était restée petite, mignonne, elle semblait une enfant bien câline qui impose ses caprices par deux baisers.Jamais, quand elle s\u2019y était prise ainsi, l\u2019amiral ne lui avait rien refusé.Et il sentait déjà, malgré la gravité de la situation, qu\u2019il ne pouvait plus se défendre.Il avait bien prévu les attaques de sa femme, de Philippe, de Viviane, mais pas ce plaidoyer qui devenait irrésistible dans la bouche de la fille de son frère.Et elle disait avec une telle assurance et une voix si pareille à celle du baron de Montmoran : \u2014Moi seule ai le droit de parler et d\u2019agir au nom de mon père ! \u2014Tout ce que je peux accorder, balbutia l\u2019amiral, honteux de ce commencement de faiblesse, c\u2019est que je ne prends encore aucune décision définitive, je réserve l\u2019avenir.M.de Trénenec a eu une très noble, très héroïque pensée : continuer une expédition que ne put achever son père : tu as forcé le ministre à repousser sa demande, moi je prierai qu\u2019elle soit accueillie avec une haute faveur, que l\u2019expédition soit tentée avec de grandes ressources ; et, lorsque M.de Trévenec reviendra, couvert d\u2019une nouvelle gloire, deux années se seront écoulées.Le temps aura fait son œuvre : peut être serai-je mort ?.On n\u2019aurait plus besoin de me consulter, alors ! __Oh ! père ! prononça Viviane avec un violent accent reproche.__Mon oncle ! fit très câlineœent Madeleine, vous ne pensez pas un mot de ce que vous dites ! Parler de mourir, vous, sans avoir embrassé les beaux petits enfants que nous vous donnerons ! L\u2019amiral, à cette pensée, fut profondément ému.__Ah ! s\u2019écria Madeleine, si nos frontières étaient menacées et que, pour sauver notre Patrie, il fallût la vie de mon epoux, je la donnerais avec résignation, comme Viviane donnerait celle de Gilbert.Mais nos frontières ne sont pas menacées ; nous pouvons être heureux.Tous réunis, mon oncle Et loin de Paris, loin des fêtes que vous n\u2019aimez guère.Dans votre Bretagne, nos maisons seront si voisines ! Et nous ne connaîtrons pas d\u2019autre chemin que la mer ! Ah ! mon oncle, ne repoussez pas le bonheur que Dieu nous donne.Nous le donnerait-il plus tard?XI \u2014 LES VOLONTÉS DUN ANGE Il était plus de minuit lorsque Roger Gardain reparut chez M.Morel.Depuis plus d\u2019une heure, M.Delalande, déclarant qu il avait besoin de repos, avait semblé s\u2019assoupir sur son fauteuil, évitant ainsi de répondte aux questions angoissées que Gilbert lui posait sans cesse.Il avait eu beau lui affirmer dix fois que 18 vieux cure ne lui avait rien révélé que Gilbert ne sût déjà, le malheureux enfant ne pouvait se résoudre à le croire : \u2014Vous me trompez, disait-il, vous avez de nouvelles espérances, et vous me les cachez.Vous me faites souffrir bien inutilement ! L\u2019abbé Gardain vous a dévoilé son secret, et vous ne voulez pas l\u2019avouer ?Mon Dieu ! Quand va t-il donc revenir ?Que peut-il faire en ce moment ?* M.Delalande avait fini par fermer les yeux ; M.Morel, désolé, l\u2019avait imité ; et seul Gilbert semblait veiller, fixant un regard fiévreux sur le feu qui se mourait.Roger Gardain arriva enfin, montrant un visage calme, souriant.Et avant que Gilbert l\u2019eût interrogé : \u2014Pourquoi m\u2019avoir attendu !\t.\t,\t.__Mon vieil ami, pourrai-je dormir tant que je n\u2019aurai pas 1 explication de votre agitation, de votre émotion de tout à 1 heure ?La bouche du curé s\u2019ouvrit en un large rire :\t.\t.\u2014Mais je vous l\u2019ai déjà dit, mon enfant, rien de plus simple.Ges indispositions me prennent tout d\u2019un coup, lorsque je manque d\u2019air.Il faut que je me surveille, l\u2019apoplexie me guette.J\u2019étoutfiis^ dans votre appartement- J\u2019ai marché toute la soirée, à travers le Bois, à travers Paris.Et maintenant, je me sens beaucoup mieux.La diète et une bonne nuit, et demain il n\u2019y paraîtra plus.U s\u2019en tenait obstinément à sa première explication, et, comme il paraissait très tranquille, que sa voix ne tremblait plus, que son regard était doux, qu\u2019il avait bien toute son allure coutumière, Gilbert n osait plus \u2019interroger.\t, , .\t.\t\u201e __Ah ! murmura-t-il avec un geste décourage, dois-je vous croire .Roger Gardain lui mit la main sur le front et, le dominant, lhypnoti- __Allez vous reposer, mon enfant, la nuit est faite pour le sommeil.Demain, nous serons dispos pour recommencer la, lutte.La volonté, l\u2019énergie de Gilbert avaient subi tant de secousses qu il ebéit à cette âme, en ce moment plus puissante que la sienne.Le curé le conduisit dans sa chambre, lui ordonnant encore de dormir ; et, malgré ses préoccupations, Gilbert dormit.\t,, M.Morel avait fait dresser deux lits dans une meme chambre pour M.Delalande et l\u2019abbé Gardain.Il les y conduisit, puis demanda timidement .\t.\t, ______Et à moi, à moi, ne direz-vous donc rien ?Mon fils est jeune, il dormira ; moi je n\u2019ai plus de sommeil.D\u2019an seul mot, vous me rendriez le ______Allez et priez Dieu, mon ami ; cela vous donnera la confiance nécessaire, répondit Roger Gardain.Yis-à vis de Gilbert et de M.Morel le prêtre avait repris une magnifique assurance ; mais dès qu\u2019il se trouva en tête à tête avec M- Delalande, il évita le regard de l\u2019ancien juge d\u2019instruction : il ne voulait plus se laisser deviner ; et il sentait bien que s\u2019il permettait à son compagnon d\u2019attacher ses yeux profonds sur les siens, son âme serait promptement mise à nu, et son secret, le secret de la confession ! lui serait dérobé sans qu\u2019il eût parlé.\t( .Il se mit à lire très attentivement son bréviaire.Au bout de quelques instants, M.Delalande vint a lui.\"1\tV\t___ _ 1.__ 4- /J /-v m o t vyï a n Cl m T DGI 11 rtnohû»* PP ftllfi je sais aussi bien que vous.\u2014Moi !.mais.\u2014Ne me répondez pas, je ment que je sais exactement ne vous demande rien ! Je vous dirai simple-d\u2019où vous venez et ce que vous avez fait ce \u2014Mais.je me suis longuement promené.Ma tête était en feu.La fraîcheur du Bois de Boulogne m\u2019a calmé.U me manque ici le vent de mer.Si vous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL 25 ets la bouteille, en vente partout .sftlfôEBSÉârtfiiSfc * \"îiWit\t.) >Z 12 LE SAMEDI \u2014\tOui, vous êtes allé au Bois de Boulogne, je le crois ; mais ensuite vous êtes descendu dans Paris pour vous assurer que le baron de Kernizan avait bien réellement reparu chez sa femme.Peut être même avez-vous essayé de le voir, mais vous ne l\u2019avez pas vu : vous seriez autrement agité que vous ne l\u2019êtes.Et c\u2019est pour demain votre grande tentative, n\u2019est-ce pas ?.Moi aussi, je vais préparer la mienne.\u2014La vôtre ?\u2014\tOui, celle que vous m\u2019avez conseillée vous-même et pour laquelle j\u2019avais d\u2019ailleurs réuni, depuis longtemps, les pièces nécessaires, la demande en revision du procès du marquis de Trévenec, sa réhabilitation.\u2014Sans doute, sans doute.l\u2019idée est excellente, murmura Roger Gardain.Il était bouleversé par le puissant esprit de divination de M.Delalande, car il avait exactement fait ce que celui-ci venait de dire.\u2014D\u2019autant plus excellente, reprit l\u2019aucien juge, que maintenant je sais le nom du véritable assassin.\u2014Vous savez ?\u2014Et vous aussi, Monsieur le curé ! Seulement, vous ne voulez pas le dire parce que c\u2019est le secret d\u2019une confession.Ne me répondez rien.Le curé avait eu comme un semblant de protestation.M.Delalande alla s\u2019asseoir et se mit à écrire.Le curé avait recommencé la lecture de son bréviaire ; mais comme ses yeux se brouillaient, cela dura très longtemps.Au moment où il se décida à se coucher M.Delalande écrivait encore.\u2014Mais je ne pourrai rien sans vous, Monsieur le curé, dit-il en lui donnant une dernière poiguée de main.Il n\u2019y a que vous qui puissiez faire entrer le repentir dans l\u2019âme du pécheur et, avec le repentir, le besoin absolu de racheter sa faute.Roger Gardain ne répondit rien.Le lendemain, quand Gilbert s\u2019éveilla, Roger Gardain et M.Delalande étaient déjà sortis.La sortie du curé n\u2019étonna Gilbert qu\u2019à moitié ; elle s\u2019expliquait tout naturellement par le besoin de dire sa messe.Mais pourquoi M.Delalande s\u2019était il absenté.\u2014Et il ne t\u2019a rien dit, père ?\u2014Il m\u2019a assuré qu\u2019il avait de longues courses à faire pour lui-même.Gilbert secoua la tête.\u2014\tNon.C\u2019est pour moi, n\u2019en doute pas.Ces deux amis sont si dévoués qu\u2019ils veulent m\u2019éviter l\u2019angoisse de leurs tentatives.M.Delalande se reproche de m\u2019avoir laissé espérer il y a quelques mois.Et maintenant il me cache ses nouveaux efforts, parce qu\u2019il redoute de nouvelles désillusions.Cela me fait pourtant plus de mal d\u2019attendre sans rien, rien savoir.\u2014\tÉcris une bonne lettre à ta mère et à ta grand\u2019mère.\u2014Mais que leur dire ?\u2014Que tu les aimes! Répètes cela à toutes les pages.Ya, obéis-moi comme lorsque tu étais petit ! Et M.Morel, souriant, installa lui-même son fils à sa table ; et, tandis que Gilbert commençait à écrire, il semblait trè3 calme, lisait son journal auprès de lui, en bourgeois bien paisible.Mais bientôt, sentant des frémissements dans les bras, dans les jambes, tout secoué par de grand coups d\u2019impatience, il se leva et se promena de pièce en pièce, faisant le tour de son appartement comme s\u2019il eût été dans un jardin.Et, il se trouvait, vers onze heures, dans le vestibule, quand on sonna.Pensant que ce devait être M.Delalande ou ie curé Gardain, il ouvrit lui-même et demeura stupide en voyant l\u2019amiral de Montmoran et sa nièce Madeleine.Les deux hommes se regardèrent quelques instants sans parler, certainement aussi embarrassés, aussi émus l\u2019un que l\u2019autre.Et ce fut Madeleine qui dut demander : \u2014Monsieur Gilbert ?\u2014Vous voulez?Mademoiselle! Vous! Le pauvre M.Morel perdait; complètement la tête.\u2014Oui, moi ! dit elle bien doucement, je veux le voir.Et elle entra résolument.\u2014\tAllons, mon oncle, fit-elle, en attirant par la main l\u2019amiral qui ne pouvait se décider.Il finit par entrer lui aussi.Et M.Morel, les ayant fait passer dans le salon, bégaya, d\u2019une voix bien peu distincte, qu\u2019il allait prévenir Gilbert.Il n\u2019osa d\u2019ailleurs rien dire à son fils, que : \u2014Viens ! Mais Gilbert avait à peine fait deux pas dans le salon qu\u2019il s\u2019arrêtait, cloué sur place, balbutiant : \u2014Mademoiselle Madeleine.Vous! Monsieur! Et, comme la jeune fille lui tendait les deux mains, il se demandait s\u2019il n\u2019était pas le jouet d\u2019un rêve.M.Morel se retirait.\u2014Oh! restez, Monsieur dit gracieusement Madeleine.Je veux que celui qui a servi de père à M.Gilbert soit témoin de ce que j\u2019ai à dire à son fils.Au même instant, M.Delalande, qui rentrait san3 avoir sonné, ayant trouvé la porte de l\u2019appartement ouverte, pénétra dans le salon.Comme M.Morel, il voulut se retirer; mais Madeleine l\u2019avait aperçu dans une glace.Elle alla à lui ; \u2014Vous n\u2019êtes pas de trop, Monsieur le juge d\u2019instruction; je veux des témoins, beaucoup de témoins ! M.Delalande demeurait sur le seuil du salon, interdit, tremblant.Il se passa la main sur les yeux.\u2014Je suis bien éveillé, murmura-t il avec stupéfaction.\u2014On peut être éveillé, dit gentiment Madeleine, et voir ss réaliser de beaux rêves.Elle accomplissait tout simplement, comme une chose absolument naturelle, le devoir qu\u2019elle s\u2019était tracé.Les quatre hommes, même son oncle, la regardaient avec égarement, et elle agissait en souriant, avec une grâce inexprimable, méritant bien ce que lui avait dit Philippe : \u201c Tu es un ange descendu sur la terre.\u201d Elle revint vers Gilbert.\u2014Donnez-moi votre main.Il levait à peine le bras ; il était tout raidi, il respirait lourdement.Madeleine lui prit la main.\u2014Ne suis-je donc plus votre amie?\u2014Vous avez conservé une grande place dans mon cœur, balbutia-t-il ; mais tant que la fatalité nous sépare.\u2014\tJe ne crois pas à la fatalité, moi! Je crois au bon Dieu qui est indulgent et veut avant tout pardonner ! Gilbert, lentement, retira sa main.Madeleine continuait : \u2014\tOui, messieurs, mes amis, car vous êtes tous ici mes amis, j\u2019ai demandé conseil à Dieu, et Dieu a permis que ce conseil me fût donné par mon père lui-même.Peut-être n\u2019allez-vous pas me croire?Mais si le curé de Trévenec était auprès de vous, il vous dirait que Dieu permet fort bien des choses semblables.Le visage de Gilbert se plissait douloureusement.\u2014Mon père, ajouta Madeleine, idéalement douce, comme une vierge des fresques de Memmi, nous a vus tous malheureux à cause d\u2019un passé maudit et il m\u2019a dit : \u201cJe ne veux pas qu\u2019on souffre pour moi!\u201d Mou père ne veut qu\u2019une vengeance : le pardon ! C'est en son nom, Gilbert, que je vous tends maintenant la main : votre héroïsme et votre bonté parfaite ont effacé tout ce qui aurait pu vous séparer de nous.Gilbert.Le malheureux jeune homme se détournait peu à peu; une seconde fois, il semblait ne pas voir la main de Madeleine.Il alla tomber sur un siège, se cacha le visage et éclata en sanglots.\u2014Mon oncle, s\u2019écria Madeleine toute angoissée, parlez-lui, vous ! \u2014Moi ! Iïamiral eut un mouvement de colère, il était venu, malgré lui, victime d\u2019une promesse que sa nièce avait fini par lui arracher, mais bien décidé à ne jouer qu\u2019un rôle muet.\u2014Allons, mon oncle, je le veux ! Il eut bien quelques haussements d\u2019épaules, mais s\u2019avança vers Gilbert.\u2014Monsieur le marquis.Il se retournait vers Madeleine, lui demandant du regard ce qu\u2019il fallait dire ; car vraiment il ne savait pas.D\u2019un geste, Madeleine le ramena à Gilbert.Il obéissait comme un enfant.Et il dit : \u2014Je comprends, lieutenant, combien notre présence ici.est peu naturelle.Vous devez deviner, n\u2019est-ce pas?que je ne suis pas responsable.Mais à mon âge la volonté s\u2019affaiblit.Cette chère enfant a réussi à m\u2019imposer la sienne.Sans doute a t-elle raison ?.Bref, Monsieur, on m\u2019a vaincu.\u201cJ\u2019approuvais votre conduite vraiment héroïque; mais ma nièce ne veut pas que vous quittiez la France dans de semblables conditions.Et la meilleure raison qu\u2019elle m\u2019en ait donné, c\u2019e3t que vous n\u2019avez pas le droit d\u2019imposer un sacrifice inutile à votre mère, à votre grand\u2019mère ! Donc, Monsieur, restez!.Et sachez attendre!.Comme nous ne pourrions nous tromper ni l\u2019un ni l\u2019autre, je ne vous dirai pas que je me suis encore habitué à cette idée d\u2019oubli, de pardon.Excusez-moi de m\u2019exprimer avec cette brutale franchise.\u2014Je vous en remercie pleinement, Monsieur, dit Gilbert en se relevant.\u2014En résumé, Monsieur, je me blâme d\u2019agir comme je le fais en ce moment, mais j\u2019agis tout de même parce que cet ange me conduit, qu\u2019en l\u2019entendant parler, je m\u2019imagine entendre mon frère.Peut-être elle et ma fille finiront-elles par me convaincre entièrement.Aujourd\u2019hui, je ne puis que vous empêcher de commettre un acte désespéré.Et je n\u2019ose plus présager l\u2019avenir qui n\u2019appartient qu\u2019à Dieu.L\u2019amiral avait prononcé son petit discours d\u2019une voix pénible ; il trouvait ses mots difficilement.Et plusieurs fois, il se serait arrêté si les yeux de Madeleine ne l\u2019avaient soutenu.Il ne disait pas exactement ce que Madeleine aurait voulu, mais enfin il parlait amicalement à Gilbert, prononçait des paroles de paix.Aussi quelle cruelle désillusion lorsque Gilbert, étouffant ses larmes, répondit : \u2014Je vous remercie de toute mon âme, Mademoiselle, de votre intervention, de votre bonté vraiment divine, car votre cœur dépasse les limites habituelles du cœur humain ! Merci, Monsieur de Montmoran, d\u2019avoir vaincu votre colère qui n\u2019était que trop juste.Merci du pardon que vous m\u2019apportiez tous les deux, Mais permettez moi de ne pas l\u2019accepter, car je veux croire encore que ni moi ni mon père n\u2019en avons besoin ! Il eut un beau geste vers le ciel et sembla démesurément grandi.\u2014Mon père, qui nous écoute en ce moment, ne veut pas que je désespère encore.En acceptant votre pardon, je reconnaîtrais aux yeux de tous que mon père fut coupable, et je ne le reconnaîtrai jamais ! \u2014Bien, cela, murmura l\u2019amiral.\u2014Mon Dieu ! s\u2019écria Madeleine en se tordant les mains, mais venez à mon secours ! Echouer après tout ce que j\u2019ai fait ! \u2014Mademoiselle, demandez plutôt à Dieu de me protéger, moi et ceux qui poursuivent avec un dévouement inaltérable une tâche qui semble impossible! Non, mon père ne fut pas un assassin.Demandez à Dieu qu\u2019il vous permette enfin de retrouver le véritable criminel ! 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En ce moment, le timbre de l\u2019entrée retentit ; puis, la servante vint remettre une carte à Gilbert.\u2014Mon cousin de Kernizan ! prononça-t-il tout étonné.Qu\u2019il entre, il ne sera pas de trop, puisqu\u2019il a été l\u2019ami de mon père ! \u2014Kernizan ! s\u2019écrièrent à la fois M.de Montmoran et M.Delalande bouleversés.La servante introduisait le baron de Kernizan.Il ne vit d\u2019abord que Gilbert, et, lui serrant la main : \u2014Mon cher cousin, j\u2019ai voulu que ma première visite fût pour vous.Excusez-moi donc de forcer votre porte dès le matin.\u2014Je suis particulièrement heureux de votre visite ; car il se passe ici quelque chose qui ressemble à un Conseil de famille ; et vous avez le droit d\u2019en faire partie.Tl le mena à l\u2019amiral : \u2014M.de Montmoran.Et sa nièce, Mlle de Mmtmoran.M.Dala-lande.Il voulait le présenter aux personnes présentes Mais le baron s\u2019était arrêté, comme stupéfié, devant Madeleine.Il était devenu soudainement livide, ses dents claquaient.\u2014Qu\u2019avez-vous donc 1 demanda Gilbert.\u2014Mais.rien, rien ! balbutia-t-il.Seulement.vous devez comprendre ma surprise.Cette rencontre inattendue avec M.de Montmoran, qui m\u2019a connu alors que j\u2019étais un enfant.Et j\u2019ai été aussi l\u2019ami du .du père.de Mademoiselle.Il saluait difficilement ; et il resta longtemps incliné, essayant de reprendre son calme.Et il ne tendit la main ni à l\u2019amiral, ni à sa nièce.Il finit cependant par se dominer, et se-3 lèvres ébauchèrent un sourire.(A suivre.) 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I 11 !l ! 111 ! 11 ! 11! 11 i IIIII 111 I II 111111111111 li 11111111111 [ 11111 llllllllll|llllllll|llllllll|||||l||||||||||||||||||||||||||||||||||i;|| Ils possèdent une saveur particulière les rendant chers aux fumeurs.ii!iiiiiiiiiiii!iiiii!i!!iiiiilii:Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii:iinii]|iiii!iiiiiiiiiiiiliiii:iiliiiini:!iniiiiiiiiiiiiiiiiiii:iiMiiii!!illiiiii!iiiii!ii:iiiiiiiiiriii!iiiiiiii!iniiiiiii[ 111 iiiiiiiiiiiii[iiiiiiniiiiiiii En les essayant, vous vous associez aux milliers de fumeurs s\u2019en servant exclusivement et qui les proclament les meilleurs.Ce sont les.\u201cCrème de la Crème\u201d (10e) et \u201cLaFayette\u201d (Se) CIGARES ET CIGARETTES DE FORTIER LE SAMEDI 15 TT A MTLiTQN Nous aurons cette semaine des BARGAINS SPECIAUX dans les lignes suivantes : Velements de Garçons et de Jeunes Filles Habillements de Garçons Sous-Vetements de Garçons Chapeaux de Garçons Sous-Vetements de Filles Robes de Filles Tabliers de Filles En un mot, tout ce qui est nécessaire pour l\u2019école, les couvents et collèges.Nous avons le plus gros assortiment et ce qu\u2019il y a de mieux dans la ville en fait de VÊTEMENTS D\u2019ENFANTS, et chaque article dans ce département est marqué à des prix excessivement bas pour cette semaine.Amenez vos enfants chez HENRY &, N.E.HAMILTON GRAND FESTIVAL DE L\u2019UNION NATIONALE FRANÇAISE Samedi, 7 Septembre 2 hrs à 5 hrs du soir Défilé par les principales rues do la ville de la Cavalcade historique.\u2014 Les étapes de la France, 40 personnages historiques, chars et bannières: la France ancienne, la Fiance moderne, la France au Canada, Dimanche, 8 Septembre Après-midi et soir Lundi, 9 Septembre Soir seulement Attractions extraordinaires, spécialement engagées pour cette fête.UNE FETE FORAINE Le bal guinguette.\u2014 Buffet-français.\u2014 Les Clodoches.\u2014 Ascensions dè figures grotesques.Le soir : Illumination \u201ca giorno\u2014Embrasements.\u2014 Rouget de Lille chantant la Marseillaise devant le maire de Strasbourg.\u2014 La Marseillaise avec chœur.\u2014 La sonnerie au drapeau.\u2014 Les dernières cartouches (de Neuville).\u2014 L\u2019Apothéose de la République.\u2014 Grande démonstration Pyrotechnique.\u2014 Ballons, etc.THEATRE ROYAL Semaine commençant lundi, 2 septembre.Après-midi et soir.RIEN QUE DU RIRE .DMONICO AT 6.VARIETES JOLIE MUSIQUE JOLIES FILLES Admission: 10c, 20c et 30c.Sièges réservés 10c extra.Plan de la salle au théâtre de 9 hrs du matin à 10 hrs du soir.Semaine prochaine : THE WHITE RAT.ARTHUR PELTIER Tailleur-Fashionable Les meilleures coupes et les dernières modes du printemps.GRAND .CHOIX .D\u2019ETOFFES .DE .SAISON 1837 Rue Ste-Catherine *VlN de VlAL PHOSPHATE DE CHAUX, VIANDE ET QUINA Tonique puissant pour guérir :\u2022 ANÉMIE, CHLOROSE, PHTHISIE ÉPUISEMENT NERVEUX Aliment Indispemable dani les CB01SSANCE3 DIFFICILES,.Longues convalescences et tout état de langueur caractérisé par la perte de l\u2019appétit et des forces.J.VIA L, - Chimiste, - Lyon, France.ÉCHANTILLONS GRATUITS ENVOYÉS AUX MÉDECINS.S'Adresser à, C.ALFRED CHOUILLOU,\tM Agent Général pour le Canada, MONTREAL.Compagnie ^Exposition DE MONTREAL LA PLUS GRANDE EXPOSITION .DE LA PROVINCE DO 12 au 21 Septembre\u201995 EXHIBITS DE PREMIERE CLASSE : Bétail, Horticulture, Agriculture, Exposition de Chiens Primes du \u201cSamedi\u201d Jiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiüiiiiiiiiiniiiiiikiiiiiiiiiiiiiiiii1 iniMiiiiiiiiiiimiiif COUPON No 41 I 10 coupons consécutifs, avec $1.50, l pour une montre ; 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ANALYSE INTÉRESSANTE De M.JOSEPH BEMROSE, F.C.S., F.I.C., Chimiste Analyste, Membre de la Société des Analystes, Membre de la Société Pharmaceutique de Londres.Compagnie d\u2019Approvisionnements Alimentaires de Montréal (Limitée) MESSIEURS \u2014 J\u2019ai terminé l\u2019analyse du Cognac JOCKEY CLUB Carte Or V.S.O.P.et je vous en soumets les résultats suivants : GRAVITÉ SPÉCIFIQUE 0 935 Alcool de raisin.pourcent.41.950 Total des matières solides.pour cent.1.903 Eau par d ifférence.pour cent.56.147 DETAIL DES MATIERES SOLIDES : 100.000 Acide acétique.pourcent.0.017 Acide tartrique.pour cent.0.330 Sucre.pourcent.0.673 Cendres.pour cent.0.812 Ethers odoriférants.pour cent.Un soupçon Alcool amylique ou\tmethylique .Aucun (et par conséquent pas d\u2019alcool impur) Caramel ou sucre brûlé.Aucun Cayenne.Aucun Acide sulfurique.Aucun Cette analyse démontre que ce Cognac est sain et tout a fait approprie aux usages medicaux.J.BEMROSE, Analyste.Cette analyse est d\u2019autant plus concluante que M.Bemrose est très apprécié dans le corps médical pour ses capacités tchniques et son inte-griié absolue.En conséquence les consommateurs doivent touj ou-s éviter d\u2019acheter un Cognac d\u2019une marque inconnue ou souvent frelaté qu\u2019on leur offre au môme prix que le pur Brandy JOCKEY CLUB V.S.O.P.qui se vend à $1.25 la bouteille dans toutes les bonnes maisons de vins et d\u2019épiceries.Lee détailleurs qui manquent en stock de cet excellent Cognac apprécié par les consommateurs le trouveront dans toutes les bonnes maisons de gros ou chez les agents pour le Canada, La Compagnie d'Approvisionnements Alimentaires de Montreal (Limitée) 87 et 89 RUE ST-JACQUES, MONTREAL "]
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