Le samedi, 1 décembre 1895, samedi 7 décembre 1895
[" ¦v **! liiÉÉ j^sip É5iɧ IpJP mzm '«mm.v lmm mÊmm i « Mllli « sBi samfe §«§ « A»ÀJtRL mm ¦V*ff.SWlg L> \u2022' MKm w?^IMIiimm $2.50 PAR ANNEE LE NUMERO 6 CTS VOL.VII.\u2014NO 27 MONTREAL, 7 DECEMBRE 1895 INSOUCIANTE JEUNESSE \"\u201crails, t« ini j( 1 \u2018\u2018PPilitfl *1 '(»»«, MES CHATS. 2 LE SAMEDI $cmsdi (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE ET SOCIALE IDTJ\" POTEK DOMESTIQUE REDACTEUR! LOUIS PERRON ABOmSTEIÆEIsrT - TT 1ST -A-UST, $2.50; Six MOIS, $1.25 (Strictement payable d'avance) I*ri3E du.HTuixiero, 5 Centius S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces à MM.Poirier, Bessette & Cie, Editeurs-Propriétaires, No 516 RUE CRAIG, MONTRÉAL MONTRÉAL, 30 NOVEMBRE 1895 LE CONFORT DE LA MODE L\u2019utilité des grosses manches.li VU y~pvM .,y ¦mmw; , lit* Cffl/vtr.)* WM Voyez en derniere page le curieux Casse-tete Chinois du \u201cSamedi\u201d.Une prime de $2 50, espèces, ou un abonnement de un an au \u201c Samedi \u201d est affectée à sa solution.Au tirage du 30 novembre, la prime de $2.50, espèces ou un abonnement de un an au Samedi, affectée à la solution du Problème Nô 1, a été gagnée par M.J.Z, Nadon, rue de Chateauguay 48, Pointe St Charles, M.J.Z.Nadon est prié de passer le plus tôt possible au bureau du journal, réclamer sa prime.Pensées Philosophiques , U est toujours plaisant d\u2019entendre la vérité \u2014 sur votre prochain.Philosophe.L\u2019univers et le temps, voilà les deux seuls juges des grands hommes.Ducis.Un homme intelligent en affaires doit toujoirs tenir devant les rois___ quand il a les as.A Paris, l\u2019esprit court les rues ; aussi est il parfois crotté.\u2014Petit-Senn.Il suffit, au sculpteur que sa statue soit belle ; a-t-il besoin d\u2019être beau lui-même 1 \u2014 Schopenhauer.La satire ment sur les gens de lettres pendant leur vie, et l\u2019éloge ment après leur mort.\u2014 Philosophe.On a plutôt fait de s\u2019accommoder à autrui, que de plier chacnn à nos opinions.\u2014 Saint François de Sales.Le pain est bien bon à la vie, mais un beau morceau de mouton fait bien mieux passer la journée.\u2014 Philosophe, Le premier personnage de l\u2019empire est celui qui me parle, et seulement pendant que je lui parle.\u2014 Le Czar Nicolas.Petite Correspondance M.B.de F.¦\u2014Reçu envois.Vous écrirai.Mme A.O.(Nouvelle-Orléans).\u2014Essaierai de vous contenter.Une abonnée (Montréal).\u2014Même réponse.E.Aubuchon (Montréal).\u2014Adressez au journal ce que vous avez.BIOGRAPHIE \u2018\u2018CHERCHEZ\u2019\u2019 REMINISCENCE Paroles et musique de D.Tagliafico (i) Nous accusons réception à M.Edmond Hardy de cette charmante nouveauté musicale qui fera, cet hiver, la joie des salons Montréalais.Chacun connaît l\u2019exquise délicatesse de touche qui distingue les productions de Tagliafico.\u201c Cherchez \u201d sera accueilli par toutes nos jeunes cantatrices, avec la même faveur que les précédents morceaux du maître.QUAND IL REVIENDRA La maman (orgueilleusement).\u2014Mais tu n\u2019as pas embrassé bébé ! L\u2019oncle (célibataire endurci) \u2014Tiens, c\u2019est vrai ; ça sera pour la prochaine fois, quand je reviendrai de la Chine où je m\u2019en vais.La maman.\u2014Et quand penses-tu revenir 1 L\u2019oncle.\u2014Voyons, mettons 12 à 15 ans.IL S\u2019ÉTAIT MARIÉ HIER \u2014J\u2019ai quinze horloges à vendre, monsieur, en prendrez vous quelqu\u2019une 1 \u2014Je n\u2019achète jamais de marchandise dont je ne connais pas la prove nance.Qui me dit que ces horloges n\u2019ont pas été volées 1 \u2014Volées ! mais non, monsieur, je me suis marié hier, tout simplement.ILS SORT AU MIEUX Mlle Elisa.\u2014J\u2019avais grand peur que papa ne soit fâché lorsque vous lui avez demandé ma main.Ne l\u2019était-il pas un peu 1 M.Joseph.\u2014Pas du tout, ma chère ! Il m\u2019a demandé si je n\u2019avais pas, parmi mes amis, cinq jeunes hommes respectables qui prendraient vos cinq sœurs.Nous sommes au mieux.SIGNE CERTAIN M.Sansoin.\u2014Allons bon, voilà que tu as encore tout rangé dans notre chambre.Mme Sansoin.\u2014Oui ; mais qui te l\u2019a fait penser ?M.Sansoin.\u2014Je ne peux pas mettre la main sur mes pantoufles.UNE SEULE CHOSE Le touriste.\u2014Il y a une chose, une seule, aux chute3 de Niagara, que les hôteliers n\u2019ont pas l\u2019audace de compter sur leurs notes.L\u2019ami.\u2014Qu\u2019est-ce donc 1 Le touriste.\u2014L\u2019eau.IMPOSSIBILITÉ Le professeur.\u2014Si ton père connaissait ta mauvaise conduite et ta paresse, se3 cheveux deviendraient blancs.L\u2019élève.\u2014Ah, quand à ça, monsieur, c\u2019est pa» possible, mon père n\u2019a pas un seul cheveu sur la tête.(1) En vente chez Edmond Hardy, éditeur.Prix, 50 Cts.DEVINETTE APRÈS LE THÉÂTRE Il pleut à verse et je ne vois pas Catherine qui devait venir m'attendre avec un para pluie.La voyez-vous ?Est-elle arrivée ?wmsm a A» J LE SAMEDI 4 W\t^ t -*%\t* 5 JF- \u201c ' ¥W\\ - Chronique Mondaine un peu d\u2019ingé-sans taire une La saison des bals et des soirées étant commencée, j\u2019ai presque l\u2019intention, chères lectrices, de vous parler aujourd\u2019hui, des toilettes de cérémonie.Si je vous entretiens de ces hautes élégances, ce n\u2019est pas pour vous enseigner ou vous donner le goût d\u2019une coquetterie exagérée.Bien loin de moi cette pensée ; mais je veux vous tenir au courant n\u2019est-ce pas mon devoir ?\u2014 de tout ce qui se fait, de tout ce qui se «porte, de toutes les créations nouvelles qui paraissent : en un mot, de la Ivraie mode.Elle vous enseigne l\u2019art d\u2019être toujours charmante, quels que soient ill\u2019âge et la position sociale ; elle vous permet aussi, avec iniosité et d\u2019économie, de vous habiller au goût du jour, itrop grande trouée à votre bourse.En effet, avec des renseignements, donnés à point, vous pouvez faire fi ou refaire d\u2019élégantes toilettes à peu de frais.Ainsi avec la mode actuelle des petits corsages demi bouffants, les (guimpes, les empiècements et les revers d\u2019une autre étoffe que celle de la »robe, permettent bien des combinaisons pour donner un ton de nouveauté à une robe ancienne que l\u2019on portera encore toute une saison, peut-être davantage.Ce qu\u2019il faut, avant tout, c\u2019est rechercher le genre qui convient, qui soit en harmonie avec votre personne, avec votre entourage ; enfin il faut |savoir se mettre à \u201c l\u2019air de son visage \u201d, C\u2019est là une science que vous acquerrez bien vite en vous étudiant un peu et en observant beaucoup autour de vous.Il ne faut pas que je perde de vue mon sujet dans des digressions (interminables, revenons à ces toilettes de bal dont j\u2019ai promis de vous rjentretenir.Jusqu\u2019à présent les décolletés sont plutôt ronds ou ovales que carrés ; jmais on peut, si cette dernière façon va mieux, retenir le corsage sur ill\u2019épaule par des bretelles ou des rubans de satin terminés par de gros choux.Yoilà que pour les bals et les dîners, on parle de la forme princesse, et, [dans ce cas, la robe s\u2019agrafe par derrière.Il est probable que ce genre va venir à s\u2019introduire pour tout de bon, car les journaux de modes y sont arevenus, à plusieurs reprises, et, s\u2019il vous en souvient, je vous l\u2019ai déjà rjannoncé, dans une de mes dernières chroniques.Les robes de velours noir, velours de soie s\u2019entend, se portent beaucoup ilpour toilettes du soir.Pour rompre la monotonie du tout noir, on orne les devants du corsage Ide bouillonnés de mousseline de soie et de revers de faille ou de satin de Jcouleur claire, ou bien on fait une blouse en dentelle blanche avec les man-jches en velours noir.Naturellement, cette toilette sied plutôt à une femme mariée qu\u2019à une Ijeune fille ; je ne saurais jamais trop recommander aux jeunes filles une 1 simplicité dans la mise, qui n\u2019exclut ni l\u2019élégance, ni le bon goût.Quand on a la jeunesse pour ornement, on peut se passer de tous les jautres.J\u2019ajouterai même qu\u2019il est tout à fait de mauvais goût de sur-icharger de frêles épaules de soieries trop épaisses ou de dentelles trop (dispendieuses.J\u2019ai entendu, il n\u2019y a pas bien longtemps encore, des remarques que jl\u2019on faisait sur deux toilettes de jeunes filles dans une salle de bal : l\u2019une ^portait une magnifique robe de soie et velours garnie de vraie dentelle de I fil, l\u2019autre n\u2019avait simplement qu\u2019une robe de crépon blanc attachée par des nœuds en rubans et quelques ornements en perles blanches.C\u2019était très simple mais si gentil à la fois, cela respirait tant de fraîcheur, de îjpoésie et de grâce que spontanément tous les suffrages lui furent décernés.De bijoux, une jeune fille doit ne pas trop en mettre, le moins possible i|même.On disait de Melle Consuelo Vanderbilt, aujourd\u2019hui, madame la duchesse de Malborough, qu\u2019elle oubliait souvent ses bagues et ses (bracelets dans son écrin.C\u2019est un exemple qui part d\u2019assez haut pour qu\u2019il vaille la peine d\u2019être imité.Je ne dois pas changer de sujet avant de vous prémunir contre une faute assez commune.Autant une toilette claire est jolie quand elle est fraîche let propre, autant la même robe est détestable quand sa première fraîcheur est passée et qu\u2019elle est ternie par la poussière.Ceci s\u2019applique plus spécialement aux toilettes blanches.Ainsi, par exemple, à l\u2019Opéra Français, à la première des Huguenots, j\u2019avais devant moi une fillette avec un corsage-blouse en crépon blanc d\u2019une pureté plus que douteuse.En vain, avait-on essayé d\u2019établir un contraste avec des rubans de couleur tranchante, on ne pouvait dissimuler que non-seulement le corsage était fané mais qu\u2019il était sale.Horreur ! Le blanc est une couleur qui demande la plus parfaite pureté, c\u2019est pourquoi on a donné à l\u2019hermine cette devise que voici : Plutôt la mort qu'une tache ! Cette devise, chères lectrices, devrait être la nôtre également, non-seulement dans le sens propre du mot, mais au figuré aussi.Allons, je ne suis pas ici pour vous faire des sermons.Qa\u2019est-ce que diraient les prédicateurs de retraite de me voir usurper leur place dans des colonnes qui ont pour titre : Chronique Mondaine ! Enfin, pour terminer mes remarques sur les robes de soirée, j\u2019ajouterai que la toilette des femmes mariées ou de celles qui ne sont plus dans leur première jeunesse se compose également de soieries, velours, brocart, taffetas, en un mot de tissus plus épais et partant plus dispendieux.Lus jeunes filles, elles, devront se contenter de gaze, de mousseline, de crépons à teinte pâle et de soie aussi, pourvu toutefois que celle-ci ne soit pas épaisse ni trop lourde.Parlons un peu chapeaux maintenant.Je lisais hier dans un journal de New-York que les chapeaux \u201c sailor \u201d en feutre ou en velours étaient très en vogue dans la grande métropole américaine et qu\u2019ils se portaient en avant sur le front.\u201cIl n\u2019y a pas une femme fashionable, ajoutait ce journal, qui rêverait pour un instant de porter son chapeau en arrière de la tête comme le font les Canadiennes.\u201d On pourrait bien répondre à ces grandes Américaines que les Canadiennes ayant un joli minois à offrir aux regards des passants, ne songent pas à le cacher derrière les rebords d\u2019un chapeau comme le font celles que la nature a moins favorisées.Le voile s\u2019enroule très ample autour du chapeau et on doit laisser tomber les bouts en arrière flottants à la manière d\u2019un rideau.Ceci est tout à fait nouveau, mais dans six mois d\u2019ici, nul ne songera à s\u2019habiller autrement.Les rubans larges et de toute nuance sont portés autour du cou et forment un nœud immense en arrière.Le ruban de satin blanc surtout est la rage actuellement à New York.L9 fichu Marie-Antoinette est, aussi fortement achalandé ; on peut le faire en dentelle, en soie et même en velours, s\u2019attachant en un nœud gracieux en avant du corsage ou se croisant sous les bras pour se nouer en arrière.Les fichus en dentelle sont d\u2019un effet magnifique, le soir, sur une blouse en soie.Les cheveux se portent à la Marie-Antoinette aussi, c\u2019est-à-dire relevés en haut de la tête sur un petit coussin.Les personnes à qui cette mode dégage trop la figure feront bien de laisser retomber deux ou trois petites frisettes de chaque côté du front.Madame Wurtele a donné un agréable five o'clock tea, mercredi dernier, à sa résidence de l\u2019avenue Union.Sa fille, Mlle Estelle O\u2019Brien, a secondé Mde Wurtele dans ses hospitaliers devoirs.Mlle Lucie Taschereau est de retour de son voyage à Québec.Melle Cécile Gagnon, fille de M.Gustave Gagnon de Québec, est, en ville, l\u2019hôte de M.et Mde Arthur Gagnon, avenue Laval.Melle Antoinette Gagnon de Ste-Rose est venue passer une semaine à la ville chez sa tante, Mde Letondal, rue Ste-Catherine Melle Kate Lemoine de Québec, est venue respirer l\u2019air de Montréal chez son amie, Melle Steele, avenue Church.Mlle Anna-Marie Lebel, une autre gentille québecquoise, est l\u2019hôte du Dr Raymond.Madame Ls Bourgeois, d\u2019Acton-Vale, est depuis quelques jours, chez sa sœur Mme Henry Hamilton, rue Mansfield.Il y a plusieurs mariages à l\u2019horizon, mais je n\u2019ose vous en dire plus long, d\u2019abord, parce que j\u2019ai promis à quelques-uns d\u2019en garder le secret, et lorsque j\u2019ai promis quelque chose, c\u2019est fini, il n\u2019y a plus à y songer.Quant aux autres, je ne veux pas faire d\u2019indiscrétion ; c\u2019est vilain d\u2019avoir la langue trop longue.Puis, pourquoi donner une publicité prématurée à ces gracieuses idylles qui n\u2019ont plus le même charme tout à fait, une bonne fois que la curiosité désagréable d\u2019un grand public y a aussi voulu lire.Donc, je ne dirai rien, pour le moment, du moins.Quand j\u2019en aurai la permission vous saurez tout, tout.Le château de Ramezai doit faire l\u2019inauguration de son Musée au mois de janvier.La Société Numismatique se propose de donner un bal ou un conversazione pour célébrer d\u2019une façon extraordinaire un événement de ce genre.M.et Mde G.Couture ont lancé des invitations pour une soirée musicale qui aura lieu dans leurs appartements de la rue Université.Très gentille réunion, lundi dernier chez madame Ls Beaubien, à sa jolie résidence à Outremont.Remarqué parmi les invités : Mesdemoiselles Adèle de Beaujeu, Marie Terrony, Blanche et Justine Lacoste, de Sala-berry, Masson, Strathy, Annie Murphy, Rita Thibaudeau, Marie Masson, Gabrielle Hubert, Antoinette Lajoie, Gabrielle Lajoie, Hortense et Mina Dansereau.Le vicomte des E-ûangs, le vicomte de St-Phalle, M.M W.Murphy, C.Watherspoon, A!fred Ray, de Blois Thibaudeau, Eugène Langlois, Ed.Surveyor, C.Smith, G.G.Smith, Strathy, Aimé Geoffrion, Paul Lacoste, W Custer, D meet, A.Piank, J.B.Sincennes et autres.M R.S M Bouchette et madame Bouchette, née Dillon, sont de retour de leur voyage de noces, Mme Bouchette reçoit les visiteurs au No 191, rue Mansüeld.\tFrançoise.LATIN ET FRANÇAIS Le patient.\u2014Je supposa, Docteur, que vous ne faites vos prescriptions en latin qu\u2019afin d\u2019empêcher vos clients d\u2019y rien comprendre 1 Le docteur.\u2014C\u2019est bien possible.Le patient.\u2014Et par contre vous faites vos comptes en français, afin que chacun sache bien ce qu\u2019il vous doit.Le docteur.\u2014Exactement. 4 LE SAMEDI La Récolte du \u201c Samedi \u201d (A travers les journaux Parisiens) Madame demande un verre d\u2019eau.Baptiste le lui apporte.\u2014Un verre d\u2019eau se sert sur une assiette, lui dit la maîtresse de la maison.Baptiste revient, apportant le contenu du verre qu\u2019il avait répandu sur l\u2019assiette.Comment veux tu que Madame boive cela, imbécile?lui dit la femme de chambre.\u2014C\u2019est ce que j\u2019étais en train de me demander, répondit Baptiste.LE LANGAGE DES GANTS SUR LE BOULEVARD Le cocher, qui vient d'avoir une explication avec son voyageur.\u2014Quand j\u2019vous disais qu\u2019il est enragé, c\u2019 bourgeois ! V\u2019ià qu\u2019il m\u2019 montre 1\u2019 poing ?! ! (Le bourgeois est simplement en train de brosser avec sa manche son tuyau gravement endommage au cours de V \u201c explication \u201d qui a motivé Vintervention du paterne gardien de la paix ) Un \u201c oui \u201d se dit en laissant tomber un de se3 gants.On les roule dans la main droite pour dire \u201c non \u201d, Si l\u2019on est devenue indifférente, on dégante à demi la main gauche.Pour être suivie, on se frappe l\u2019épaule gauche de ses gants.\u201c Je ne vous aime plus du tout \u201d se prouve en se donnant de petits coups avec les gants sur le menton.Pour \u201cJe vous hais \u201d, on retourne ses gants à l\u2019envers.\u201c Je souhaiterais d\u2019être auprès de vous \" se dit en lissant ses gants.Si l\u2019on veut faire ce charmant aveu : \u201c Je vou3 aime \u201d, on laisse tomber les deux gants à la fois.Si l\u2019on veut témoigner que l\u2019on est fâchée, on frappe de se3 gants le dessus de sa main ; \u201c furieuse \u201d, on les éloigne, etc.etc, Logique des mots : \u2014Est-ce vous qui vous rasez ?\u2014Oui, pourquoi ?\u2014Vous vous êtes coupé à trois endroits.\u2014 Que voulez-vous ?ce n\u2019est pas ma faute.mon rasoir ne coupe pas.IL SERVAIT D\u2019EXEMPLE A A propos de Sarasate, qui joue en ce moment chez Colonne (et ceux qui connaissent l\u2019étonnant violoniste savent que ses mots sont rares.) On lui demandait l\u2019autre Le banquier X.voit arriver, l\u2019autre jour, dans son cabinet, Z., le plus célébré emprunteur de Paris.Z.ne le fait pas languir \u2014Mon vieux, j\u2019ai compté sur toi.Pi ête-moi dix mille francs.\u2014 Hum I dit le banquier, c\u2019est que.c\u2019est que.Pourquoi ne t\u2019adresses-tu pas à R.?\u2014R.! Ah bien oui ! c\u2019est un muffle ! \u2014Ah ! dit le banquier en se rapprochant de son interlocuteur ; eh bien ?regarde-moi bien en face, moi aussi le suis un muffle ! Lqs surprises du style administratif.Le registre des naissances d\u2019une mairie de Saône-et Loire contient la perle suivante : \u201c Ce jour, 5 juillet 1895, la femme Antoinette Durand, âgée de vingt-cinq ans, a donné le jour à un enfant aveugle .\u201d soir : \u2014Vous qui avez joué devant tous les souverains du monde, n\u2019en n\u2019avez vous pas un que vou3 préférez ?\u2014Je ne saurais pas trop lequel ; ils m\u2019ont tous posé la même question.\u2014Laquelle ?\u2014\u201c A quel âge avez-vous commencé à jouer du violon?\u201d On commente en famille le bulletin scolaire de Toto.\u2014Pas fameuse ton année scolaire, mon girçon! médiocre partout.quand ce n\u2019est pas \u201c mauvais \u201d, \u2014 Je te demaude pardon, papa, il y a excellente à santé ! Regarde bien ! Vi/,- ^ rntm Lu dans la vitrine d\u2019un entrepreneur de pompes funèbres : Veuillez m'encourager.Monsieur, à Baptiste.-Biptiste, vous pouvez régler votre compte, vous quittez mon service aujourd\u2019hui même.C\u2019est honteux! on vous a ramassé hier ivre-mort dans la rue! deux agents vous ont ramené !.Baptiste.\u2014 Que monsieur se rassure, j\u2019ai loujours des cartes de monsieur dans ma poche ! Enseigne à la porte marchand de vins : d\u2019un ANCIENNE MAISON LARIVIERE BOILEACT Successeur de Fontaine Bébé aime beaucoup petite mère, mais comme petite mère est très fin de siècle, il ne la voit guère ; pourtant, un soir qu\u2019il a le bonheur de dîner en famille, il interpelle petite mère.Un met de femme : \u201cJe n\u2019aime pas porter de perles : cela fait jaunir les dents ! \u201d Le recteur.\u2014 Comment, Pitanchard, j\u2019ai entendu dire que vous faisiez des lectures sur la tempérance ?et je vous trouve dans cet état.Pitanchard.\u2014Non, non ! C\u2019est mon frère qui fait les lectures.Moi je vais avec lui pour.lui servir.d\u2019exemple.Le pèrej François, qui pré sente un cheval à la commission de recensement \u2014 Oui, monsieur le capitaine, il n\u2019avait pas son pareil dans son jeune temp*.Le capitaine.\u2014 Ça se voit ! Les maximes de Muzodor \u2014Dis ! petit mère, quand on e3t sage.on va en paradis, pas vrai ?\u2014Oui, mon ange.Bébé réfléchit en suçant son pouce.\u2014Petite mère, il faut que tu sois bien sage.comme ça, quand nous erons en paradis, papa et moi, nous ne serons pas seuls.\u201c Si deux hommes, dont un bossu, tombent à l\u2019eau, il faut d\u2019abord repêcher le bossu, l\u2019autre ne risque rien : un bienfait n\u2019est jamais perdu.Un prince musulman était tellement laid qu\u2019on avait enlevé toutes les glaces dans ses appartements pour lui épargner l\u2019horrible vue de son Une femme ne connaît pas la dose de patience dont est capable son mari, tant qu\u2019elle ne l\u2019a pas vu à la pêche.visage.A la correctionnelle.Un des témoins, pris d\u2019une extinction de voix, ne paryient pas à se faire entendre.\u2014Vous êtes aphone, mon ami ?lui demande le président.\u2014Non, Monsieur, articule le pauvre diable au prix des plus grands efforts.Je suis ferblantier !.Se trouvant un jour devant un miroir qu\u2019on avait oublié, il se mit à fondre en larmes de se voir si laid.Le grand-vizir pleurait encore plus fort.Au bout de quelque temps, il s\u2019était un peu calmé ; mais le grand-vizir continuait à pleurer de plus belle.\u2014Pourquoi pleures-tu encore, lui dit-il, lorsque, moi, je commence à me résigner ?\u2014Ah ! répond le vizir, c\u2019est que votre seigneurie ne s\u2019est vue qu\u2019une fois, tandis que moi je la vois tous les jours. LE SAMEDI » 5 A SOUHAIT i Le tramp.\u2014Allons, mes amis, donuez-moi à manger N\u2019importe quoi, quand ça serait de la viande de chien.Emaux et Camée PETITS CHEFS-D\u2019ŒUVRE LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES On ne doit pas davantage parler de ses propres imperfections physiques.On les voit bien sans que vous les indiquiez.Si vous dites : \u201c J\u2019ai de petits yeux, ma main est horrible \u201d, vous forcez les* personnes bienveillantes qui vons écoutent à protester ou trouver des atténuations qui, au fond, sont contre leurs convictions, s\u2019ils ne peuvent se résoudre à confirmer votre dire par leur silence.Ne faites intervenir votre moi que le moins possible ; c\u2019est toujours un sujet gênant et ennuyeux pour autrui.Une des grandes qualités des gens du monde, c\u2019est de rester impassibles en entendant les plus fortes balourdises.Le mieux est, effectivement, de ne pas relever des erreurs historiques ou scientifiques, à plus forte raison ne doit-on pas se moquer, sourire.Si, pour une cause quelconque, il f illait redresser une assertion fausse, que ce soit avec toutes sortes de précautions oratoires, afin de ne pas blesser son amour propre ni le déconcerter.Si, au contraire, vous réfutiez l\u2019erreur d\u2019un ton et d\u2019un air ne souffrant pas de réplique, vous humiliez l\u2019ignorant, s\u2019il est sensible, et, s\u2019il était confiant en vous, vous avez, du coup, détruit le plus grand charme des relations, l\u2019abandon qui fait penser tout haut.La pitié méprisante du savant envers l\u2019humble d\u2019esprit, a pour effet de faire se replier ce dernier sur lui-même ; votre brusquerie, votre impolitesse, votre manque de charité, font que, désormais, son intelligence est fermée pour vous.Par contre, le3 savants eux mêmes se trompent quelquefois.Il faut donc toujours être chiritable pour ceux qui en savent moins que nous.Blanche de Savigny.PAS CORRECT La gouvernante.\u2014Voyons un peu, Louis, si je donnais douze poires à Julie, six à Maud et trois à toi, qu\u2019est ce que ça ferait ! Louis (6 ans).\u2014Ça ferait ! Ça ferait, que ça ne serait pas correct.MYSTÈRE Un des mystères les plus incompréhensibles delà vie, disait Guibol-lard, c\u2019est qu\u2019il soit aussi difficile de trouver une position confortable quand on se met au lit, tandis que tontes celles qu\u2019on peut occuper avant de se lever le sont toutes, sans exception.xxxx LAPINS Les petits Lapins, dans le bois, Folâtrent sur l\u2019herbe arrosée Et, comme nous le vin d\u2019Arbois, Ils boivent la douce rosée.Gris foncé, gris clair, soupe au lait, Ces vagabonds, dont se dégage Comme une odeur de serpolet, Tiennent à peu près ce langage : Nous sommes les petits Lapins, Gens étrangers à l\u2019écriture Et chaussés des seuls escarpins Que nous a donnés la Nature.Nous sommes les petits Lapins, C\u2019est le poil qui forme nos bottes, Et, n\u2019ayant pas de calepins, Nous ne prenons jamais de notes.Nous ne cultivons guère Kant ; Son idéale turlutaine Rarement nous attire.Quant Au fabuliste La Fontaine, Il faut qu\u2019on l\u2019adore à genoux ; Mais nous préférons qu\u2019on se taise, Lorsque méchamment on veut nous Raconter une pièce à thèse.Préférant les simples chansons Qui ravissent les violettes, Sans plus d\u2019affaire, nous laissons Les raffinements aux belettes.Ce ne sont pas les gazons verts Ni les fleurs, dont jamais nous rîmes Et, qui pis est, au bout des vers Nous ne dédaignons pas les rimes.Eu dépit de Schopenhauer, Ce cruel malade qui tousse, Vivre et savourer le doux air Nous semble une chose fort douce, Et dans la bonne odeur des pins Qu\u2019on voit ombrageant ces clairières, Nous sommes les tendres Lapins Assis sur leurs petits derrières.Théodore de Banville.Usages du Monde LA CHARITÉ DANS LA CONVERSATION Les femmes bien élevées ne médisent jamais d\u2019aucune de leurs connaissances; elles ne les ridiculisent pas et doivent, au contraire, dire tout le bien possible de leurs amis et les défendre, si on les attaque, absents ou présents.Si les critiques sont trop justes pour être réfutées, on répond : \u201cQue voulez vous, je les aime ainsi.\u201d L\u2019interlocuteur, \u201c s\u2019il a du monde\u201d, se taira immédiatement, comprenant qu\u2019il vous désobligerait en continuant ses satires.Gardons-nous des personnalités dans toute conversation et n\u2019imitons pas ces gens assez sots pour détailler votre personne physique, comme ils feraient d\u2019un absent.\u2014\u201c V03 yeux sont beaux, mais vo3 sourcils sont trop épais.\u2014\u201cVous paraissez plus grande que moi, mais c\u2019est que vous avez les épaules hautes, etc.\u201d Rien d\u2019aussi désobligeant, d\u2019aussi bête, que ces compliments, suivis d\u2019une critique.Ce sont les mêmes êtres qui vous diront encore : \u201c Vous êtes, comme moi, pas trop leste, pas trop léger, pas trop instruit, etc., etc.\u201d Les gens bien élevés, de même qu\u2019ils ne se permettent la plus légère critique, ne font jamais de compliments tout à fait directs, par cette raison qu\u2019il est embarrassant de répondre à une louange décochée de tout près.La Société Artistique Canadienne 1 Enfin le grand jour s\u2019approche, le 19 décembre viendra bientôt nous apporter le plus grand événement de la saison, le fameux tirage extraordinaire des scriptums à $1.et du gros lot de $15,000.Cet événement, attendu avec impatience par tous, va bouleverser le monde des tirages qui, depuis quelque temps, se partagent la faveur du public.$15,000 ! Quel rêve et quelle chance que celle qui peut, du jour au lendemain, transformer un pauvre homme en un riche capitaliste.On rendra strictement à la Société Artistique Canadienne la justice qui lui est dûe en constatant le travail énorme accompli depuis sa fondation.Pas de vaines promesses, rien que de3 faits accomplis, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019organisation méthodique des tirages, de la marche du Conservatoire, enfin de tout ce qui compose le programme de la Société Artistique Canadienne.A SOUHAIT\u2014 Suite) II AS-VJ~\"' Lejeune Erastus, ouvrant la porte.\u2014Sevez-vous, massa.Si tous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL, 25 ets la bouteille, en vente partout 6 LE SAMEDI LA DIFFÉRENCE y.l&U, v 4 S* Je J nui UwiLtUt P' ~SSÊi m 1 DEVINETTE Kl ,:(iHH(Uil üï mî 'w: S\u2019IL AVAIT SD L'aveugle.\u2014Je n\u2019ai pas toujours été comme je suis maintenant, monsieur.Le passant.\u2014Ça c\u2019est vrai ! ce matin vous étiez sourd-muet, au lieu d\u2019être aveugle, et vous D\u2019avioz que trois enfants au lieu de cinq.LA SEMAINE FANTAISISTE (Pour le Samedi) COCHER FIN-DE-SIÈCLE M.LOUPES, riche financier, cinquante ans.LE MAT, jeune cocher de vingt-cinq ans, affilié à plusieurs sociétés ouvrières, etc.A la gare Dalhousie.M.Loupés, avisant Lemat.\u2014Monsieur, auriez-vous l\u2019obligeance de me conduire au No.XX, rue Sherbrooke ?Lemat, dédaigneux.\u2014Hé ! vous me paraissez un homme honnête,.je ne dis pas.mais je ne vous connais pas.S'il me fallait conduire tous les voyageurs que je ne connais pas !.Est-ce que vous conduises, vous, les étrangers à travers les rues.Ça serait beau, ma foi.Je ne suis pas moins que vous.Je suis cocher, vous êtes.je ne sais quoi !.M.Loupés.\u2014Voici ma carte.Lemat, regardant la carte et le monsieur alternativement.\u2014Pouvez vous donner des références ?M.Loupés, confus.\u2014Hum ! hum ! Lemat.\u2014Voyons, connaissez vous Barlo ?M.Loupés.\u2014Non.Lemat.\u2014Connaissez-vous Miflon ?M.Loupés.\u2014Non.Lemat.\u2014Connaissez-vous Glimard ?M.Loupés.\u2014Non plus.Lemat.\u2014Connaissez vous Liston ?M.Loupés.\u2014Pas davantage.Lemat.\u2014Peste ! c\u2019est ennuyeux.M.Loupés.\u2014Voyons, pour une fois !.Lemat, indigné.\u2014L\u2019étiquette aura tort, ah ! ah ! (se calmant).Au fait, une fois n\u2019est pas coutume.Montez et en route ! M.Loupés, seul.\u2014Ces gredins de cochers.ils prennent le devant aujourd\u2019hui.Halte là un peu, un financier n\u2019est pas une poule mouillée et j\u2019aurais bien voulu que ce cocher.On doit le respect à la vieillesse, Ce monsieur, qui a un peu trop hu, est tombé sur le trottoir et dans sa chute, a laissé tomber la clef de sa maison.Où est-elle ?«j\u2019ai cinquante ans.ah ! bigre, f il faudra abolir ces sociétés ! ouvrières, ces.(se croisant les bras) Oui, j\u2019y songerai, nous y songerons.Lemat, seul.\u2014Faut il que je sois brute pour conduire ainsi les gens.Que suis-je?IJn homme comme un autre.Je pourrais aussi bien être financier que cocher.Pourquoi suis-je cocher ?J\u2019éclaircirai ce mystère.J\u2019ai de la fierté, je l\u2019avoue, et si je me qualifie de brute, c\u2019est que je mérite.quoi?.je ne me rappelle pas bien ce que nous a dit le directeur hier soir.(Ils arrivent.) M.Loupés, lui donnant un dollar.\u2014Tenez pour la course et le pour boire.Lemat.\u2014Me payer, moi !.Pour qui me prenez-vous ?Est-ce que l\u2019on vous paie, vous, qnand vous menez quelqu\u2019un.et suis je un homme qui se fait payer par nécessité !.Holà! monsieur, entrez chez vous, je suis pauvre, mais je suis fier.M.Loupés, tournant le dos.\u2014Comme il vous plaira, monsieur.Lemat, indigné.\u2014Quoi donc, vous ne connaissez pas les nouvelles lois.Un financier !.Voici, j\u2019accepterai, par exemple, de vous ma course.-Mais, accepter de l\u2019argent,.allons donc, y pensez-vous !.M.Loupés \u2014Et bien, jouons.Lemat \u2014Bien, montez de nouveau.M.Loupés \u2014Monter ! mais je suis arrivé et.Lemat\u2014Montez, vous dis-je, puisque nous allons jouer.M Loupés, résigné.-*\u2014 Eh bien, je monte.mais que diable.(On arrive chez Lemat, on joue à l\u2019écarté et le cocher gagne 10 doltars à M.Loupes.) M.Loupés.\u2014Maintenant, reconduisez-moi.Lemat.\u2014Oui, oui.(Lemat ouvre la porte, conduit M.Loupés sur la rue.) Lemat \u2014Tenez, prenez cette rue ci qui monte, rendez-vous jusqu\u2019à la rue St-Laurent.M.Loupés.\u2014Ah ! traître.gredin.Lemat.\u2014Bien bonsoir, monsieur, enchanté d\u2019avoir fait votre connaissance.M.Loupés, seul sur ia rue.\u2014Ah ! mille millions.un financier rusé n\u2019est souvent qu\u2019un loir.Oh ! patience ! Z.Paquin.Santa Claus.\u2014Je n\u2019aurai jamais guéri mon rhume pour Noël !.Aussi voilà ce que c\u2019est de se croire toujours jeune ! Si j\u2019avais été chez Ste-Marie, rue Ste-Catherine, 2e porte Est de la rue Amherst, m\u2019acheter un Paletot en Chat Sauvage, cela ne me serait pas arrivé.CEUX QUI GAGNENT TOUJOURS AUX COURSES La parieuse aux courses.\u2014Ses amis jouent pour elle ; gagne toujours puisqu\u2019elle ne paie pas quand elle perd.Le garçon de café.\u2014A tellement crié : Bourse 1 qu\u2019il gagne régulièrement une extinction de voix.Le bookmaker.\u2014Gagne quelquefois une nuit au poste.Le collégien.\u2014Fume tellement qu\u2019il gagne huit jours d\u2019infirmerie.Le cheval vainqueur.\u2014Regagne son écurie.L\u2019agent de police.\u2014Prouvez-lui qu\u2019il n\u2019a pas gagné sa journée.Le ramasseur de bouts de cigares.\u2014Ramène trois fois plus de mégots que devant les cafés.La vendeuse de pronostics.\u2014Gagne la pratique des provinciaux, qui la prennent pour une diseuse de bonne aventure.Le soldat de garde.\u2014 Gagne une insolation et souvent du clou.M.Prud\u2019homme.\u2014S\u2019il a tout perdu le montant de son portefeuille, gagne sûrement une scène avec son épouse en rentrant.M.O\u2019Rice.UN FUTUR AVOCAT Dernièrement, en Angleterre, à Bradford, une demi-douzaize de petits garçons comparaissaient devant le tribunal de police sous l\u2019accusation d\u2019avoir brisé des vitres à coups de pierres.L\u2019un d\u2019eux interrogea en ces termes le policeman qui déposait contre toute la petite bande : \u2014Combien de vitres, dites-vous, que nous avons brisées ?\u2014Quatre.\u2014Et combien de pierres, dites-vous, que nous avons lancées ?\u2014Trois.\u2014Ainsi, vous accusez six petits garçons d\u2019avoir brisé quatre vitres avec trois pierres ! ! L\u2019accusateur fut si interloqué par cette question qu\u2019il ne trouva rien à répondre et que le magistrat dut acquitter les prévénus.Notez qu\u2019en aucun pays du monde six galopins ne seraient embarrassés pour casser quatre carreaux avec trois pierres.Mais combien nous regrettons d\u2019ignorer le nom de ce jeune gentleman, qui nous paraît destiné à donner un jour à sa patrie un avocat célèbre ! LE BAUME BHUMAL périt les Bhnines obstinés, le tap, le Copeloehe.la Consomption, etc., ete.BS ets, en vente partout .LE SAMEDI SILENCIEUSE (Pour le Samedi) A Delle Bosemonde D.Quand sans dire un seul mot, dans le profond mystère D\u2019un rêve somnolent, tu penches ton front pur Et que tes yeux fermés cachent leur tendre azur, Dis-moi si tu souris à l\u2019amour solitaire ?En rêve somnolent, tu penches ton front pur ; Mais, dis-moi, je le veux et je n\u2019en puis me taire, Quel penser soucieux te retient sur la terre, Ou quel espoir sacré fait ton bonheur futur ?Mais, dis-moi, je le veux et je n\u2019en puis me taire, Si ton avenir n\u2019a pour lui d\u2019objet plus sûr Que la foi de mon âme ou le vœu déjà mûr Qu\u2019entretient dans mon cœur mon esprit volontaire.Si ton avenir n\u2019a pour lui d\u2019objet plus sûr, Pourquoi rêver toujours ?Car moi dépositaire, Par mon désir, je crois deviner le mystère Qui voile tes beaux yeux et ton bonheur futur.Jean Ga-Hu.JèA mm UNE RÉVOLTE m j & INSTANTANES v MAISON PAUVRE Une maison pitoyable, croulante ; une cahute avec l\u2019unique fenêtre sans volets.En contre bas du chemin qui file dans les seigles, elle se tient accroupie honteusement, telle une mendiante à ses débuts.Dans l\u2019étroite cour, un vieux et sa femme sont assis l\u2019un en face de l\u2019autre.La femme épluche des pommes de terre et le vieux, inactif, la regarde.Et les deux êtres, au bruit des pas, n\u2019ont pas même levé les yeux vers les étrangers du chemin.Ils ont continué leur partie de silence, de ce silence fait d\u2019accablement et de résignation : la mort étant proche.Silvio.IL S EXERÇAIT DEPUIS 19 JOURS George.\u2014Je voudrais bien savoir ce que votre père me répondra, demain, quand je vous demanderai en mariage.Juliette.\u2014Ne vous tourmentez pas de cela, mon cher, il s\u2019exerce avec moi tous les matins depuis 19 jours et il commence à aller très bien.LES MYSTÈRES DD COMMERCE Mme Bonmarché.\u2014Pourquoi me comptez-vous une piastre pour ces marchandises au lieu de quatre-vingt dix-neuf cents ?Le commis.\u2014Pourquoi, Miditne ?C est que vous êtes forcée de penser à quelque autre chose dont vous avez besoin pendant que vous attendez votre monnaie.IL N\u2019EST QUE TEMPS La mère.\u2014Supposons, ma fille, que le jeune Oscar te fasse une offre de mariagp, il te faut simplement lui répondre de s\u2019airesser à moi.La fille\u2014Oui, maman ; mais s\u2019il ne le voulait pas ?La mère {vivement).\u2014Dan3 ce cas je lui parlerais moi même.x\\ A Bébé.\u2014Suis-je un garçon, ou une fille ?La maman.\u2014Tu es un garçon.Bébé.\u2014Alors, pourquoi ne me mets-tu pas des habits de garçon ?DEVINETTE M LA v l: jk iDOCUtM MOU VA«- ONstarATioiNtf jVI\u2022*f\t8 U G.*3 Uï M\" 1 -v\\ Le docteur.\u2014Après cela vous devrez dormir comme un bébé.Le malade, anxieux.\u2014J\u2019espère que vous ne voulez pas dire comme mon bébé, docteur ? ' v \u2019\u2022 LE SAMEDI LE PAREüM A une que j'aime.Que de roses dans votre main ! \u2014Pauvres petites fleurs jolies, Que pour vous seule on a cueillies, Et qui mourront pour vous, demain ! » Si l'humble rêveur s\u2019apitoie Devant ce massacre joyeux, Que la tristesse de ses yeux N\u2019enlève rien à votre joie ; Mais laissez au bouquet défunt Un peu de votre cœur de femme ! Je crois que les fleurs ont une âme Qui réside dans leur parfum ; Et, puisqu\u2019il en est temps encore, (Tout bonheur tient dans un moment) Respirez, bien profondément, L\u2019âme des fleurs qui s\u2019évapore.Elle laisse et fait voltiger, Du cœur des roses enlacées Au cœur des lys et des pensées, Un autre parfum plus léger ; Retrouvez-en la sainte ivresse ! Elle flotte et rayonne autour ; Ce n\u2019est pas encor de l\u2019amour, Mais c\u2019est presque de la tendresse ! René-Marie Lefebvre.A propos de l\u2019homme jugé par les femmes Monsieur le rédacteur du Samedi.Il est évident que l\u2019on ne prend pas la part des hommes, dans votre journal.Je vais alors me faire honnir à jamais par vos distinguées collaboratrices, car j\u2019ai un mot à dire en faveur du sexe fort : La femme s\u2019émancipe et veut tout conduire ; elle veut atteindre les hauteurs et remplacer l\u2019homme ; dans son ambition, elle veut le supplanter partout.C\u2019est donc qu\u2019elle constate que le rang de l\u2019homme est supérieur à celui de la femme.Au contraire, l\u2019homme n\u2019a jamais voulu se mettre au rang de la femme, \u2014 sauf Wagner, mais il est bien entendu que tous les grands artistes ont leurs travers, leur petite folie, folie douce qui fait qu\u2019ils sont artistes.Si la femme veut dominer l\u2019homme, c\u2019est peut être parce qu\u2019m ce siècle de décadence il est dégénéré.et qu\u2019elle s\u2019est perfectionnée : affaire de contradiction naturelle, tout simplement.S\u2019il en est ainsi, je me rétracte et je reviens à l\u2019opinion de mes \u201c consœurs\u201d bien que je trouve l\u2019homme admirable de se résigner à son sort et de garder son rang, sms protester, quant il voit la femme le surpasser en capacités et lui témoigner sa supériorité, à elle.Il devrait, ce me semble, s\u2019émanciper à son tour.C\u2019est par galanterie, dit-il ! Peut être, mais la galanterie le perdra.Eglantine.Carnet du Docteur Monsieur Val.(Québec), me demande un remède contre la courbature à laquelle il est fréquemment sujet.Voici quelques conseils qui lui permettront de se procurer un soulagement, le ca3 échéant.La courbature s\u2019annonce par un sentiment de lassitude, de faiblesse générale, avec douleur contusive dans les membres et la région lombaire, douleurs ou simplement pesanteur de tête, peau brûlante, pouls fréquent, langue chargée, inappétence.La cause se trouve dans une fatigue excessive, des écarts de régime, une suppression de transpiration, l\u2019action prolongée d\u2019un soleil ardent, etc.Elle peut durer d\u2019un à huit jours.La diète (absolue ou simplement végétale), le repos, un bain chaud d\u2019une heure, ou tiède plus prolongé suffisent le plus souvent à avoir raison d\u2019une courbature légère.Dans le cas contraire, il faut se mettre au lit, prendre des tisanes adoucissantes, sudorifiques ; quelquefois des purgatifs doux.Applications chaudes sur les reins.Docteur Ox.MAUVAISE MÉMOIRE Rouleau.\u2014Que fais-tu donc en ville à cette heure de la nuit ?Bouleau.\u2014Ma femme m\u2019avait dit quelque chose que je ne puis parvenir à me rappeler.Je cherche inutilement, impossible.Rouleau.\u2014Ne serait-ce pas du pain ?Bouleau.\u2014Non ! Rouleau.\u2014Quelque chose pour le bébé ! Bouleau.\u2014Non ! Rouleau.\u2014Des billets de théâtre 1 Bouleau.\u2014Non ! Mais je viens justement de le retrouver.Rouleau.\u2014Ah ! et c\u2019était ?Bouleau.\u2014De revenir de bonne heure à la maison, car il y avait du monde à souper.NOS CHÉRUBINS wîP'l/ hlütiùj/ Nft t La dame de la maison.\u2014C\u2019est un bien triste dîner que je vous offre là, mais ma cuisière est grippée.L'enfant terrible.\u2014Oh ! maman, tu dis toujours ça !\t* Une Recette par Semaine MOYEN DE SE PROCURER EN HIVER DES PLEURS NATURELLES, ÉCLOSES LE JOUR QUE L\u2019ON VEUT Il faut choisir sur la tige les boutons les mieux formés, près de s\u2019ouvrir ) on les coupera avec des ciseaux, en leur laissant, s\u2019il est possible, une queue longue de 3 pouces ; on couvrira l\u2019endroit coupé avec de la cire d\u2019E-pagne, et après avoir laissé faner ces boutons, on les enveloppera chacun à part dans un morceau de papier bien sec ; on les mettra dans une boîte dans un endroit sec.D ms que que temps de l\u2019hiver que ce soit qu\u2019on veuille les faire éclore, on ies prend, on coupe le bout où est la cire d\u2019Espagne, on les met tremper dans de l\u2019eau dans laquelle on a mis un peu de nitre ou de sel : alors elles s\u2019épanouissent.B.de S, COMME VOUS L\u2019ENTENDREZ Lui.\u2014Ma chère amie, est-ce la première fois qu\u2019un jeune homme vous courtise 1 Elle.\u2014Oui, mon ami ; mais c\u2019est si beau que j\u2019espère bien que ce ne sera pas la dernière.FACILE A CONTENTER Le père (d'un air peu agréable).\u2014Et pensez vous, jeune homme, que vous serez en mesure de donner à ma fille tout ce dont elle a besoin ?Le prétendant {timidement).\u2014Je.le.pense.bien.Elle dit qu\u2019elle.ne veut que.moi.Menus Epicuriens mon.sieur.Potage à la purée de pois Bouchées aux huitres Côtelettes de pigeons aux petits pois Oreilles de porcs braisées Pommes de terre farcies Poudding à la Cowlay.Pommes de terre farcies.\u2014 Prenez de belles et grosses pommes de terre, pelez-les, faites-les cuire à demi à l\u2019eau de sel.Retirez-les, creusez adroitement dans chacune un trou assez grand, remplissez ce trou d\u2019une farce composée de chair à saucisse, de mie de pain trempée dans du lait, beurre, jaunes d\u2019œufs, persil haché, poivre et sel.Si vous avez du jus mettez-en, et à défaut de jus mouillez votre farce avec du bouillon et arrosez-en chaque pomme de terre ; faites cuire à feu doux sous le four de campagne et servez.SAUCES Sauce hollandaise.\u2014Mettez dans un bol : 4 onces de beurre bien frais, trois jaunes d\u2019œufs frais, du sel blanc et une cuillerée de vinaigre, faites chauffer au bain marie jusqu\u2019à consistance épaisse.Au moment de servir, additionnez le jus d\u2019un citron.Sauce mousquetaire.\u2014Pilez ensemble dans un mortier une petite échalotte, cerfeuil, cresson alénois et estragon, de tout une poignée ; ajoutez une cuillerée à bouche de glace de viande, sel, poivre, muscade râpée, moutarde fine ; passez au tamis et délayez ensuite avec deux cuillerées à bouche de bonne huile et une cuillerée de vinaigre à l\u2019estragon.Baron Brisse, s.;*:-ù .¦ PROBLÈME No 236 Les traits de la médisance et de la calomnie sont acérés par les deux bouts : ils blessent souvent la main qui PROBLÈME No 237 Consonnes Tu n\u2019estimes les gens que des siècles passés ; Pardonne mon aveu sincère et légitime ; Je ne t\u2019estime pas assez Pour vouloir, par ma mort, mériter ton estime.LE SAMEDI JUSTE COMME ELLE LE DISAIT Arete longitudinale supérieure : Un royaume de la 'péninsule Ibérique.Arête longitudinale inférieure : Qui compose deslivres.Arête latérale droite : Qui sert à lier \u201c gauche : Blême.Montant droit de derrière : Vallée gauche : Ouverture devant : Colonie Anglaise au Sud de VA frique.Montant gauche de devant : Métal blanc les enfonce.ri No 246 \u2014 MNÉMOTECHNIE Par Miss Terre Avec les initiales des mots suivants, former le nom d\u2019un Troyen égorgé par Pyrrhus.Aumônier de Napoléon 1er \u2014 Fondateur de la Mo narchie Russe \u2014 Ville consacrée à Vénus \u2014 Arme dont se servaient les Francs \u2014 Chef de la religion Mahomé tane.No 267 \u2014 MOT EN COUPE George.\u2014Vouhz-vous venir vous asseoir sur mes genoux, mon cher amour ?ECHECS PROBLEMES D\u2019ECHECS ET JEUX D\u2019ESPRIT PROBLEME No 39.Par P.H.Williams Mm.mk pif iü mm.m il Él^jfc ^ m Par Rosa\t\t\t\t\t\t\t\t x\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX X x\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX X x\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX X\tX\tx\tX\tX\tX\tX\tX\t X\tX\tx\tX\tX\tX\tX\t\t X\tX\tx\tX\tX\tX\t\t\t \tX\tx\tX\t\t\t\t\t \tX\tx\tX\t\t\t\t\t X\tX\tx\tX\tX\t\t\t\t X\tX\tx\tX\tX\tX\t\t\t X\tX\tx\tX\tX\t\t\t\t \tX\tX\tX\t\t\t\t\t X\tX\tX\tX\tX\t\t\t\t X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\t\t X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX\t X\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX\tX PROBLÈME No 238\tPROBLÈME No\t\t Cher \u2014 cher\tN\topa\tL Chat \u2014 ain\tI\tndr\tA Fort \u2014 une\tC\taïe\tU Trou \u2014 peau\t0\tbie\tR \tL\t.uin\tI \tA\tcid\tE \tS\tale\tR NOIRS Les blancs jouent et font mat en trois coups.Jeux d\u2019Esprit No 241 \u2014 LOGOGR1PHE Par Sphinx d\u2019Ottawa Sur quatre pieds (comme aucnn quadrupède) Je vais partout semant l\u2019effroi ; Mais à ce mal, il existe un remède : C'est.moins mon dernier, par ma foi ! Car ma frayeur, devient alors moins raide.x No 242 \u2014 PENSÉE INCONNUE Par Jean Canada El leze nass eugenmjt te3 mocem nu euf tond no en tupe terrare al hecram ; li ecumons ec uiq ste onb ne emme mepts ueq ec iuq tes man-het.x No 243 \u2014 ANAGRAMME Par A.Güérette Trouver, par la décomposition de la phrase suivante, le nom d\u2019une ville du Canada.Votre Eden demi las ! x No 244 \u2014 HOMONYME Par Miss Terre Dans les phrases suivantes : Accomplit \u2014 Qui jouit \u2014D\u2019une substance précieuse.Les homonymes formant un nom qui intrigue beaucoup les lecteurs du Samedi.x No 245 \u2014 MOT PERSPECTIF EN TABLE Par Maud xxxxxxxx XX\tx xx\tx x\txxxxxxxx XXX\tx XX\tX X\tx X\tx PROBLÈME No 240 CLAIRON TERTIO FUSIL M ER I DA STANLEY Ont trouvé les solutions du No 25 : ECHECS (Problème No 37) MM.F.Weber, Asselin, Guilmot (Montréal) ; GiU (Québec) ; Labourdonnais (Ottawa).JEUX D\u2019ESPRIT (Problèmes de 227 à 233) Ont trouvé 5 solutions : MM.G.M.A.M.G., (Montréal) ; Marguerite des Près (Québec).Ont trouvé 4 solutions : Mikado (Lévis).Ont trouvé 3 solutions ; MM.Jean Canada, G.J.W.Ducharme, Miss Terre (Montréal) ; Eva Héroux (Yama-chiche).Ont trouvé 2 solutions : MM.Muguet des Bois, Primevère (Montréal).A trouvé 1 solution : M.P.Brouillet (Fall River).Son amour.-petit.-Je veux bien, mais rien que pour un Horizontalement : Auteurs d\u2019un fameux dictionnaire \u2014 Qui marque la jouissance d\u2019un bien \u2014 Décoiffer \u2014 Criminel \u2014 Polypiers \u2014 Dignitaires de l\u2019Eglise \u2014 Petite enclume portative \u2014 Fleuve d\u2019Allemagne \u2014 Pièces assemblées pour maintenir une charpente \u2014 Couleur \u2014 Poisson de mer \u2014 Jamais \u2014 Lépreux \u2014 Anciennes bières \u2014 Ouvrier qui tresse le fer \u2014 Effrontément.Verticalement : Célèbre érudit Italien.x Adresser les solutions à Philidor, journal le Samedi.AVIS IMPORTANT A la suite d'un grand nombre de réclamations et beaucoup de nos lecteurs n'ayant pas cru qu'il était ouvert un troisième concours aux Jeux d'Esprit, nous avons pensé qu'il était de toute justice de reporter la date d'ouverture au 1er décembre.Nous prions donc nos lecteurs de bien prendre en noie cette date, ainsi que celle du 20 février, clôture du concours.Nous rappelons par la même occasion que le Samedi ouvre un concours chaque trimestre et que la date de clôture d'un de ces concours est toujours celle du commencement du suivant.CIRCONSTANCE ATTÉNUANTE Solations des Problèmes et Jeux d\u2019Esprit DU NUMÉRO PRÉCÉDENT M.Enjôleur.\u2014Tous allez venir à mes noces d\u2019or la semaine prochaine?M.Naïf \u2014 Comment, vos noces d\u2019or ! mais, mon cher, vous n\u2019avez pas encore trente-cinq ans.M.Enjôleur.\u2014 C\u2019est vrai ; mais j\u2019ai mis la main sur une riche héritière.ÉGHEGS Solution du problème No 37 Blancs 1\t\u2014 T 8 D 2\t\u2014 F 3 T 3\t\u2014 F 7 D 4\t\u2014 F 8 F Noirs 1 \u2014 P 7 D 2-P7R 3\t\u2014-P prend le C 4\t\u2014 Echec et mat PROBLÈME No 234-Loire.X PROBLÈME No 235 CHÈRE 3e Acte \u2014 C\u2019est donc ici d\u2019Esther le superbe jardin, 2e \u201c\t\u2014Hé quoi! lorsque le jour ne commence qu\u2019à luire, 1er \u201c \u2014Est-ce toi chère Elise ?O jour trois fois heureux ! Racine.Esther.Ill .moment. LË SAMEDI feuilleton du samedi CRIME D\u2019ORGÈRES Par Louis Létang PREMIÈRE PARTIE LE LIEUTENANT DARBOIS YII \u2014 LE PETIT LEVER DE MADAME DE RAISMES ( Suite.) L\u2019honnête figure de Moreau exprima une rouge indignation.\u2014Eh bien ! ils ont une singulière façon de comprendre la jalousie, ces gueux-là! Ah ! mais.Ah ! mais, ça ne peut pas durer comme ça.Je l\u2019étranglerai tout net, moi, l\u2019oncle Frank.\u2014Patience, mon ami, l\u2019heure n\u2019est pas à la violence, et nous devons éviter soigneusement tout scandale.Ce n\u2019est pas en conquérants et en voyageurs que nous pénétrons aujourd\u2019hui au château de Raismes, et hormis quelques mots, que je me propose de glisser dans l\u2019oreille de M.Frank Hilson, la consigne est de ne rien savoir.Après, nous verrons.\u2014Compris, mon lieutenant.Mais comptez sur moi pour veiller au grain sans en avoir l\u2019air.Faire la bête, c\u2019est de que je sais le mieux, et j\u2019y réussis tout naturellement, sans le moindre effort, avec l\u2019aide de la drôle de figure dont le Créateur m\u2019a gratifié.\u2014Je compte sur vous, Moreau, comme sur le meilleur de mes amis.Il n\u2019y a que peu de temps que je sais ce que vous valez par l\u2019esprit et par le cœur, mais je vous jure que je le sais bien ! \u2014Oh ! mon lieutenant ! Oh ! mon lieutenant, balbutia Moreau tout confus.Pour se donner une contenance, il se mit à fouailler la Bichonne qui dormait quasi dans les brancards, profitant de ce que depuis un quart d\u2019heure on ne surveillait plus son allure.La voiture arrivait justement au bout de la montée et la route suivait désormais le plateau, plane et rectiligne jusqu\u2019à la base du monticule sur lequel se dressait le château de Raismes.Vers deux heures et demie, Darbois mettait pied à terre devant le grand perron du château, en fer à cheval, copiant celui du palais de Fontainebleau, tout en pierre de l\u2019Echaillon, blanche et polie comme le marbre.\u2014Je vais fureter par tout le château, dit Moreau en l\u2019aidant à descendre, et je trouverai bien moyen de vous faire connaître en temps utile ce que j\u2019aurai découvert.\u2014Merci et soyez prudent, mon bon Moreau.\u2014N\u2019ayez aucune crainte, mon lieutenant.Darbois pénétra dans le vestibule et demanda au valet de pied qui faisait faction si M.de Raismes était visible.Le domestique répondit qu\u2019il le pensait bien : M.de Raismes avait déjeuné dans son appartement et n\u2019était certainement pas sorti.\u2014Bon, ne vous dérangez pas, je sais le chemin.Et par des couloirs détournés, il gagna un escalier desservant une des tourelles qui flanquaient les angles droits de la partie centrale du château, la plus éloignée des salles de réception, de tout mouvement, de tout bruit importun.Il y avait au second étage une seule grande pièce, très haute de plafond, dont les murs disparaissaient sous une multitude de cartes et de plans, meublée d\u2019une longue table massive, pourvue d\u2019une vaste cheminée où des troncs d\u2019arbres entiers pouvaient se consumer.C\u2019était là que travaillait, pensait, rêvait et fumait le maître du château, en compagnie du fidèle Charland.C\u2019est à la porte de cette salle que Darbois vint frapper.\u2014Entrez ! dit la voix grasseyante de Charland.Darbois entra.M.de Raismes et Charland étaient assis l\u2019un à côté de l\u2019autre sur des fauteuils de cuir, à haut dossier de chêne noir.Une boîte de cigares était ouverte devant eux et ils fumaient de concert.La pièce, si vaste qu\u2019elle fût, s\u2019obscurcissait d\u2019un brouillard opaque, odorant.Aucune conversation engagée entre eux ne paraissait avoir été interrompue par l\u2019arrivée du lieutenant.Le visage de M.de Raismes était d\u2019une pâleur de cire ; sa longue figure semblait plus allongée encore, ses yeux meurtris avaient un regard atone, sans rayonnement.En reconnaissant le jeune officier il tressaillit et se leva à demi, hésitant, comme honteux, à prendre la main que Darbois lui tendait.\u2014Vous.vous.monsieur Darbois ?Oh ! merci d\u2019être venu ! \u2014C\u2019est toujours pour moi plaisir et honneur de pouvoir passer quelques moments avec vous, dit l\u2019officier en serrant énergiquement la main du vieillard.\u2014Même.après ce que vous savez?Après l\u2019affreux scandale d\u2019hier ?\u2014Surtout après ce que vous appelez le scandale d\u2019hier.Riëïï\" dans ce qui a été dit ne vous obligeait à vous accuser comme vous l\u2019avez fait.Peu d\u2019hommes ont l\u2019âme aussi scrupuleuse et aussi forte.Les fautes de votre frère, à demi effacées par le temps ne sauraient vous créer une responsabilité.Et je ne comprends, aucunement que vous puissiez en ressentir autre chose qu\u2019un peu d\u2019ennui, gardant par devers vous la conscience d\u2019avoir fait infiniment plus que le devoir ne vous commandait.\u2014C\u2019est ce que je me tue à lui répéter depuis ce matin, dit Charland.\u2014Vos paroles me font du bien, M.Darbois, et je vous remercie de me les avoir apportées.M.de Raismes alluma un nouveau cigare et retomba dans sa sombre rêverie.Il y eut un silence assez long, très péniole pour Darbois qui ne savait comment aborder le délicat entretien qui l\u2019amenait avant tout à Raismes.Pour rompre ce silence, Charland essaya de lui parler de ses travaux, mais le lieutenant était à cent lieues d\u2019une discussion scientifique et il ne répondit que par monosyllabes.A la fin, voyant que la situation s\u2019éternisait et qu\u2019aucune transition naturelle ne venait lui fournir une occasion propice, il prit son courage à deux mains et aborda sa demande de front.\u2014M.de Raismes, dit-il, d\u2019une voix haute qui tremblait un peu, j\u2019aime Mlle de Briais, votre pupille, et je viens vous demander sa main.Le grand vieillard se leva tout droit, mû comme par un ressort.Se peut-il ?.Mon Dieu ! Que pense l\u2019enfant ?Que dit Blanche ?.\u2014Mlle de Briais m\u2019a autorisé à faire cette démarche près de vous et elle m\u2019a demandé de la faire aujourd\u2019hui même.\u2014Alors vous êtes d\u2019accord tous les deux ?Elle vous aime ?\u2014J\u2019ose le croire, monsieur.La sombre figure de M.de Raismes s\u2019éclaira soudain et un soupir de soulagement s\u2019échappa de sa poitrine.\u2014Ah! monsieur Darbois, je suis bien heureux! s\u2019écria-t-il; bien heureux ! Voyez-vous, cette enfant, c\u2019est presque l\u2019unique préoccupation de ma vie.qui sera courte désormais, je le sens.Il m\u2019eût été bien pénible de partir sans la certitude que ma petite Blanche avait un bon et loyal protecteur, un compagnon aimant et dévoué pour la conduire à travers les difficultés et les embûches de la vie.Ah ! marcher à deux, la main dans la main, quand on s\u2019aime, quand on s\u2019estime mutuellement, quand on a les mêmes goûts, les mêmes pensées, les mêmes désirs, quelle destinée, monsieur Darbois ! Il est donné à bien peu d\u2019êtres humains de l\u2019accomplir.Et le grand vieillard eut un geste d\u2019accablement.\u2014Mais vous l\u2019accomplirez, vous, reprit-il, en relevant son regard sur Darbois.Je me connais en hommes et je sais ce que vous valez.Les rudes et studieux labeurs de votre jeunesse vous ont fait l\u2019âme saine et le cœur libre ; la vie vous semble utile et bonne et vous attendrez légitimement de l\u2019avenir la récompense de vos généreux edforts et de votre intégrité morale ! Ah !.monsieur Darbois, j\u2019en sais des jeunes gens de votre âge qui ont l\u2019âme pervertie, le cœur gangrené et qui n\u2019emploient les jours que Dieu leur donne qu\u2019à satisfaire leurs passions.Les malheureux, quelle triste existence ils se préparent ! M.de Raismes, qui s\u2019était levé en prononçant ces paroles et qui marchait à grands pas s\u2019interrompit Soudain ; il revint vers le lieutenant et lui posant la main sur l\u2019épaule : \u2014Mlle de Briais a raison de vous aimer, monsieur Darbois, je l\u2019approuve.\u2014Infiniment merci, monsieur, de l\u2019estime que vous me témoignez, de l\u2019honneur que vous me faites.Je n\u2019ose croire que j\u2019en suis digne.Mais vous ne savez peut-être pas au juste quelle est ma position ?J\u2019ai le devoir de ne vous rien cacher et de vous avouer que toute ma fortune consiste dans mon grade et que.\u2014Riche de science et d\u2019honneur, mais pauvre d\u2019argent, telle est votre formule, n\u2019est-ce pas, monsieur Darbois ?fit Charland en riant.\u2014C\u2019est exact, monsieur.\u2014L\u2019argent ! l\u2019argent ! s\u2019écria M.de Raismes avec une ironie méprisante.Qu\u2019importe l\u2019argent ! Tenez, jeune homme, il a passé dans nos mains, Charland peut le dire, des milions et des millions.En suis-je plus heureux ?Ma vie én a-t-elle été meilleure ?A quoi a servi, à quoi servira l\u2019immense effort que nous avons fourni depuis plus d\u2019un quart de siècle ?Tout cela a été semé sur la route sans but utile, a coulé sur les tables de jeu, a disparu en futilités, en caprices, en folies de toutes sortes.Et en sondant ma conscience, je me trouve coupable, méprisable, lâche, d\u2019avoir consacré ma vie entière à tirer, du travail de mes ouvriers, de l\u2019argent et encore de l\u2019argent ainsi gâché et sali.Et je rêve de réparations éclatantes.Le visage de M.de Raismes s\u2019était éclairé, ses yeux luisaient, ses lèvres avaient un frémissement continu et une exaltation grandissait en lui.\u2014Allons, allons ! fit Charland en riant pour le calmer, ne nous 25 ets la bouteille, en rente partout Si vous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL LE SAMEDI emoarquons pas dans la question sociale, noils en aurions pour le restant de la journée à discuter sans peut-être nous entendre.Ce n\u2019est pas pour cela que M.Darbois est venu.\u2014Vous avez raison, mon ami.C\u2019est folie de parler de remords, de réparations et de pénitence à qui rêve d\u2019amour et de félicités sans bornes.Pardonnez-moi, mon cher Darbois, j\u2019ai subi ces jours-ci de si rudes secousses que mon pauvre être en est tout ébranlé.Je suis maintenant tout à vous et à vos projets.Mais il nous manque quelqu\u2019un pour causer efficacement de toutes ces choses.Il appuya sur le bouton d\u2019une sonnerie électrique.Au domestique qui vint à cet appel : \u2014Veuillez prier Mlle de Briais de venir me parler, commanda-t-il.\u2014Mais vous n\u2019y pensez pas, mon cher Olivier, dit Charland lorsque le valet se fut retiré, Mlle Blanche dans cette tabagie ! Si elle n\u2019était suffoquée dès l\u2019entrée, la pauvrette ne pourrait distinguer de nous trois lequel est son fiancé, tellement la fumée est épaisse ! Permettez-moi de corriger votre ordre et de donner rendez vous à Mlle de Briais dans un endroit où l\u2019on respire un air plus pur.sur la terrasse par exemple.à l\u2019endroit où l\u2019amoncellement des orangers forme comme une chambre de verdure.Ce sera d\u2019ailleurs logique et plein d\u2019à-propos, et puis prendre l\u2019air vous fera du bien, \u2014Faites, Charland, vous êtes la sagesse même et vous pensez à tout.L\u2019ingénieur sonna do nouveau le valet et lui donna des instructions dans le sens indiqué.Les trois hommes quittèrent la vaste salle enfumée et descendirent au rez-de-chaussée.Au coin d\u2019une galerie, ils trouvèrent l\u2019ami Moreau qui, très correct, les salua militairement.Sous prétexte de demander des ordres à son officier, le soldat retint Darbois un instant.\u2014Mon lieutenant, sa\\ez-vous ce qu\u2019il a fait l\u2019oncle Frank ?Oh ! très malin ! Mais pour nous malice cousue de fil blanc.\u2014Parlez vite.\u2014Eh bien ! aussitôt rentré au château, je saurai comment, tout seul dans sa chambre, en jouant avec un révolver, il a fait partir la' détente et, soi-disant, s\u2019est envoyé une balle dans le gras du bras, laquelle balle après avoir traversé les chairs a filé par la fenêtre, le diable sait où ! Dame ! cris, appels, bouleversement général ! Il est avéré maintenant que ce pauvre oncle Frank s\u2019est blessé avec son revolver.Pas de chance! Fatale imprudence! etc., etc.Nul doute, même pour le médecin, qui ne saurait guère s\u2019imaginer que le petit séton rectiligne qu\u2019il a pansé à été fait à six cents mètres de distance par la gentille et coquette balle de fusil Lebel ! \u2014En effet, répondit Darbois à voix basse, la comédie est habile ! \u2014Nous avons affaire à forte partie.\u2014Oui, certes.\u2014Baison de plus pour ouvrir l\u2019œil.-;r-Soyez prudent, Moreau.\u2014N\u2019ayez crainte, mon lieutenant.Seulement, je regretterai toute ma vie de n\u2019avoir pas tiré huit ou dix centimètres plus à gauche; au lieu de traverser le bras, sans même rencontrer l\u2019os, la petite balle eut perforé de part-en part la carcasse de ce vilain magot ! Ah ! si jamais je retrouve la pareille comme je viserai juste ! Le lieutenant Darbois avait laissé Moreau à ses regrets et à ses réflexions, et il avait rejoint M.de Raismes, décidément très affaibli et qni s\u2019appuyait sur le bras de Charland.Ils s'installèrent tous trois sur des sièges d\u2019osier, à l\u2019ombre des orangers et des grands figuiers intentionnellement amoncelés en ce coin de terrasse.Tout aussitôt un pas léger fit crier le fin gravier pailleté de mica qui saupoudrait les dalles et Blanche parut.Vêtue d\u2019une simple robe blanche serrée à la taille par un large ruban cerise, un chapeau de paille blonde sur ses cheveux rebelles qui formaient au front et à la nuque toutes sortes de petits frisons dorés, rose d\u2019émoi, les yeux brillants et inquiets, elle était divinement jolie, \u2014Bonjour, mon bon oncle, fit-elle en s\u2019inclinant pour présenter son front à M.de Raismes.\u2014 Bonjour, Charland.\u2014Bonjour, monsieur Darbois.Et elle tendit sa main au lieutenant.Elle lut dans son regard tant de joie, elle sentit tant de bonne assurance au serrement de sa main qu\u2019elle comprit que tout était décidé déjà.Ce fut donc d\u2019un petit ton très ferme et avec le plus clair, le plus radieux de tous les regards quelle demanda à M.de Raismes.\u2014Vous m\u2019avez fait demander, mon oncle ?\u2014Oui, petite.Je veux savoir ce que tu penses de la demande que M.Darbois vient de me faire ?\tj \u2014Mais, mon oncle, c\u2019est moi qui l\u2019ai prié de venir aujourd\u2019hui.\u2014Voyez-vous cela.Tu l\u2019aimes donc ce garçon-là?\u2014Oui.Je l\u2019aime.\t\u2022 \u2014Ma chère enfant, il faut bien réfléchir avant de s\u2019engager pour toujours.Quand on se trompe, c\u2019est l\u2019irréparable.\u2014Je le sais, reprit-elle gravement, Mais \u2014 et elle tournait vers Darbois son beau visage tout rayonnant de confiance et d*amour \u2014* je suis sûre d\u2019être heureuse, longtemps, toujours ! \u2014Oh ! chère Blanche ! s\u2019écria Darbois, je jure que cette conviction bénie.Elle l\u2019interrompit d\u2019un joli geste de sa main retournée : \u2014Ne jurez pas, Édouard, c\u2019est inutile.Un attendrissement profond avait saisi M.de Raismes, une larme tremblait au coin de sa paupière.Charland grommelait pour lui tout seul : \u2014Voilà où les mathématiques perdent leurs droits ! \u2014Oh ! mes enfants, dit M.de Raismes d\u2019une voix qui tremblait, restez toujours tels que vous êtes en ce moment : loyaux, croyants et sincères.Et le bonheur sur lequel vous comptez ne vous échappera pas.Blanche, quand veux-tu t\u2019appeler Mme Darbois ?\u2014Mais.le plus tôt possible, mon bon oncle ! s\u2019écria-t-elle en se jetant confuse dans les bras du vieillard.\u2014Ce sera le mieux.J\u2019ai hâte, moi aussi, d\u2019être débarrassé de ta tutelle, petite, \u2014Oh ! la vilaine phrase.\u2014Elle n\u2019explique que très imparfaitement ma pensée.Tu le sais bien, enfant.\u2014Je vous ai compris, allez ! mon bon oncle.Elle appuya cette parole d\u2019un regard expressif, puis, changeant soudain d\u2019attitude : \u2014Et ma tante de Raismes que nous n\u2019avons pas consultée ! s\u2019écria-t-elle.La figure d\u2019Olivier se rembrunit.\u2014Point n\u2019était absolument nécessaire.commença-t-il.\u2014Mais, si, mais si, interrompit la jeune fille.Pensez, il n\u2019y a que ma tante qui puisse fixer avec autorité la date du grand jour.à cause des toilettes ! Dites, si nous allions le lui demander, tous, en ambassade ?Elle est dans son petit salon, tout à fait remise des émotions que lui avait causées hier le récit de ce lourdaud de Gauthier, car elle était habillée de grand matin.Malgré tout, le moment n\u2019est peut-être pas favorable, en raison de l\u2019accident arrivé à M.Frank; vous ne savez pas, monsieur Darbois, je vous expliquerai.Mais peut-être vaut-il mieux lui révéler tout de suite le grand complot.Allons, c\u2019est dit Je vous emmène.Et avec autorité, elle prit le bras de M.de Raismes et l\u2019entraîna vers le château.\u2014Vous autres, suivez! dit-elle à Darbois et à Charland.Et tout en marchant, sans en avoir l\u2019air, par son bavardage primesautier, elle traçait à son oncle, dont elle ne connaissait que trop la faiblesse et l\u2019irrésolution, sa ligne de conduite et lui apprenait son petit discours.Félicienne, bien qu\u2019elle s\u2019y attendît, parut très surprise de recevoir l\u2019ambassade conduite en apparence par son mari, en réalité par Mlle de Briais.Elle tomba de son haut en apprenant la demande de Darbois et adressa les plus aimables reproches au jeune homme qui avait manqué de confiance et qui aurait dû la prendre pour confidente.Au fond elle était prête à pleurer et se contenait à grand\u2019peine.Quant à la date qu\u2019on lui demandait, elle ne pouvait la fixer que d\u2019une matière approximative.Mais elle pensait qu\u2019un mois suffirait à toutes les exigences.Justement la température baissait, le séjour à Raismes commençait à n\u2019être plus agréable, et l\u2019on pouvait commencer immédiatement lès préparatifs de départ.M.de Raismes était abasourdi de voir combien les dispositions de sa femme étaient conciliantes.Blanche ne reconnaissait plus sa tante.Darbois plaignait très sincèrement la pauvre femme, qui devait beaucoup souffrir dans sa coquetterie froissée, son amour-propre humilié, et qui ne cherchait pas à se venger par un accueil maussade et des paroles facilement perfides.D\u2019ailleurs, aucune effusion.Charland qui avait le sentiment des situations, et qui jugeait celle-là assez pénible, y mit fin par quelques paroles banalement spirituelles.On sourit du bout des lèvres, et après salutations et compliments, l\u2019ambassade se retira.Darbois et Blanche étaient, quand même, transportés de bonheur et d\u2019espoir.Il leur était maintenant permis de se dire tout haut v qu\u2019ils s\u2019adoraient et de former ensemble les plus enivrants projets.Olivier partageait leur joie ; et à les voir si jeunes, si beaux, confiants dans l\u2019avenir, l\u2019ingénieur Charland se riait à lui-même et tenait des propos qui n\u2019avaient rien de commun avec les théorèmes de Bernouilli et les lois de Képler.Nos quatre personnages revinrent causer sur la terrasse et ; bavardèrent avec le plus charmant abandon.|vi Le mariage aurait lieu à Paris, sans tapage et sans éclat, mais f avec toute la solennité, tout le luxe désirables.Darbois qui serait à Grenoble dans trois jours, quatre au plus, demanderait bien vite un congé suffisant et rejoindrait aussitôt sa fiancée.Vers quatre heures, le jeune officier prit congé d\u2019Olivier et de Charland.LE BAUME BHUIAL périt tontes les sffeeüons de la gorge et des Ponnoos.26 ets, en vente partent LE SAMEDI 17 \u2014A demain, monsieur ! dit Blanche en faisant une cérémonieuse révérence, car j\u2019espère bien que vous ne manquerez pas de venir faire votre cour à mademoiselle votre fiancée ! Et avec une légèreté d\u2019oiseau, elle s\u2019enfuit, laissant Darbois tout déconcerté de son brusque départ, de la gaieté malicieuse de ses yeux et du rire mystérieux et prometteur de sa bouche.Aussitôt qu\u2019il fut seul, Moreau, qui guettait le moment, accourut.\u2014Si vous voulez faire votre petite commission à l\u2019oncfe Frank, je puis vous conduire à sa chambre, mon lieutenant, je sais où.\u2014Faisons vite.Seulement il y a un grand laquais qui s\u2019embête à mourir devant la porte.C\u2019est une façon de garde-malade d\u2019antichambre.L\u2019imbécile n\u2019a pas besoin de vous voir entrer.Je vais m\u2019arranger de façon à l\u2019éloigner cinq minutes.Vous savez mon lieutenant, il est très fort, notre oncle Frank, continua Moreau à voix basse.Personne ne l\u2019a vu sortir cette nuit, ni ce matin.Ce diable de château doit, comme tous ses pareils, avoir ses souterrains, ses issues secrètes.En somme, il serait bien difficile de faire la preuve juridique des deux attentats que nous savons pertinemment avoir été perpétrés par le petit vieux.\u2014Nous n\u2019y songeons nullement.\u2022\u2014Sans doute, sans doute, mais c\u2019est égal.\u2014Que voulez-vous dire, maître Moreau ! \u2014Que c\u2019est un peu.inquiétant d\u2019avoir affaire à un citoyen qui prend si joliment toutes ses précautions.\u2014Bah ! qu\u2019importe, dit Darbois avec un geste plein d\u2019indifférence.\u2014Ah ! bien ! Ah ! bien ! faisait Moreau en secouant sa tête glabre, si cela n\u2019importe pas, tout est pour le mieux, mon lieutenant, dans le meilleur des mondes, comme disait Pangloss.Pure cérémonie alors que le petit entretien que vous désirez avoir avec notre bon oncle Frank ?\u2014Pure cérémonie, mon cher Moreau.\u2014Si nous rebroussions chemin ?\u2014Du tout.Un avertissement est bon à donner.\u2014Comme vous voudrez, mon lieutenant.Alors, permettez-moi de prendre les devants pour débarrasser l\u2019antichambre de M.Hil-son, laquelle se trouve justement au bout de cette galerie, du valet qui s\u2019y tient en permanence par ordonnance du médecin, et qui s\u2019y ennuie ferme, je vous assure ! \u2014Faites comme vous voudrez.Moreau prit son air le plus niais, enfonça son képi jusqu\u2019au ras de ses longues oreilles, et traînant sur le tapis ses godillots ferrés au bout de ses longues jambes, il s\u2019avança dans la galerie, pendant que Darbois s\u2019arrêtait devant une vitrine qui renfermait une très complète collection d\u2019animaux naturalisés appartenant à la faune des Alpes.Le dialogue entre Moreau et le valet fut assez court.Darbois comprit que son ordonnance se prétendait perdu dans les couloirs et escaliers du château et qu\u2019il se proclamait incapable de retrouver son chemin tout seul.Il suppliait donc son interlocuteur de le conduire jusqu\u2019à l\u2019office où l\u2019attendait M.Auguste, le maître d\u2019hôtel, en face d\u2019une bonne bouteille de pale ale que l\u2019on partagerait assurément en trois bons bocks, appuyés de trois autres pour faire passer les premiers.Le laquais, alléché par la perpective de boire un bon coup, convaincu par l\u2019air ahuri et effaré de Moreau qu\u2019on ne se moquait pas de lui, accepta de rendre le service demandé.\u2014Deux minutes seulement, mon bon monsieur.\u2014Bah ! cinq si vous voulez ! Pour ce à quoi je suis utile ici ! Et ils s\u2019en allèrent l\u2019un derrière l\u2019autre, Moreau ne tarissant pas en remerciements et en exclamations sur l\u2019immensité du château de Raismes.Darbois s\u2019élança aussitôt.En quelques secondes, il fut à l\u2019extrémité de la galerie ; il traversa la pièce que venait de quitter le laquais, poussa une porte et se trouva dans la chambre où l\u2019oncle Frank était couché.Celui-ci, en le voyant entrer tout à coup, se leva à demi d\u2019un mouvement automatique.Sa figure grimaçante devint livide, ses yeux s\u2019arrondirent comme des yeux de hibou, se firent vacillants, s\u2019emplirent de noirceurs et tout son* être chétif, usé, vieillot, exprima une terreur folle, une angoisse éperdue.Ses lèvres remuèrent, mais aucun son ne voulut sortir d^ sa gorge aplatie.\u2014Misérable ! dit Darbois, je sais ce que tu as fait cette nuit et ce matin.Je devrais t\u2019étrangler comme un vil chien que tu es ! Mais souviens-toi bien que ce que je promets je le tiens.Si jamais, entends-tu ?si jamais tu tentes quelque chose, si jamais tu dresses quelque lâche embûche contre Mlle Blanche de Briais ou contre moi, je te tue comme un chien, moi-même, de cette main que voilà ! Tu as compris, Frank Hilson ?Sur mon honneur d\u2019officier, je jure que je te tuerais snns pitié ni remords ! Et maintenant, garde à toi ! Et tournant les talons, Darbois sortit de la chambre, tandis que l\u2019oncle Frank à demi mort d\u2019épouvante s\u2019affalait sous ses couvertures en poussant des petits gloussement de poule étranglée.Dans la cour du château, le lieutenant dut attendre quelques moments le fidèle Moreau qui tenait tête au maître d\u2019hôtel dont il s était fait un ami, et au valet, sa victime, pas pressé du tout de rejoindre son poste.Enfin, il parut.\u2014Nous pouvons partir, Moreau, c\u2019est fait.\u2014Bien, mon lieutenant.Us remontèrent dans la voiture qui les avait amenés et ils quittèrent le château.Darbois était radieux.Toutes choses avaient marché au gré de ses désirs.Une seule petite ombre cependant à sa félicité sans bornes.Blanche l\u2019avait quitté un peu brusquement.Mais avec un si joli sourire.Enfin.Le chemin qu\u2019ils suivaient formait d\u2019abord une allée droite au travers d\u2019un grand jardin à la française, puis se pliait en courbes molles pour gagner sur la plaine inférieure, dégageant peu à peu le monticule rocheux sur lequel le château était bâti.'La terrasse naturelle ainsi formée à l\u2019aplomb de la route n\u2019était pas une des moindres beautés du domaine de Raismes.Une branche de roses tomba soudain dans la voiture de Darbois.Lejeune homme poussa un cri de surprise et leva les yeux.Penchée sur la balustrade, à une vingtaine de mètres de hauteur, la fine silhouette de Blanche de Briais.\u2014Halte ! commanda la jeune fille, heureuse de la surprise qu\u2019elle causait et riant à pleines lèvres.Darbois était déjà à terre.Il allait se jeter sur la muraille de rochers, et tenter de s\u2019élever jusqu\u2019à son sommet en s\u2019accrochant aux maigres touffes de troènes et d\u2019ajoncs poussées dans les fissures d\u2019une ravine.\u2014Édouard! cria-t-elle alarmée, je vous en supplie, abandonnez cette folle tentative ! Ce serait me faire repentir d\u2019avoir voulu vous jeter un bonsoir moins sommaire et moins sec que celui de tout à l\u2019heure.La! Bien! Soyez raisonnable et dites-moi quelque chose de très gentil.Vite ! Vite ! Il faut que je retourne tout de suite au château, c\u2019est l\u2019heure de la promenade de ma tante et je serais bien confuse si l\u2019on s\u2019apercevait de mon absence.Alors Darbois dit gravement avec, une ardente conviction : \u2014Blanche je vous aime ! Elle répondit de même : \u2014Édouard, je vous aime ! Et tout aussitôt, avec un geste gracieux de la main, commencé bien près de ses lèvres : \u2014Je me sauve.A demain.De bonne heure, n\u2019est ce pas ?Et, sans attendre la réponse de son fiancé, elle s\u2019envola comme une céleste apparition.Lorsque Darbois se fut rendu maître du ravissement indescriptible dans lequel cette scène aussi rapide qu\u2019imprévue l\u2019avait plongé et qu\u2019il eut repris sa place dans sa voiture : \u2014Ah! s\u2019écria-t-il, que je suis heureux ! Cette journée est la plus belle, la plus radieuse de ma vie ! \u2014Bien oui! Bien oui! mon lieutenant, fit Moreau avec un scepticisme qui n\u2019eut pas de prise sur l\u2019âme extasiée de Darbois, mais faut peut-être pas trop se fier à tout ce bonheur-lâ.Ça a trop bien marché pour qu\u2019il n\u2019y ait pas à craindre quelque retour du bâton ! FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DEUXIÈME PARTIE LE SUPPLICE D'UN PERE I.\u2014 l\u2019homme A LA BARBICHE Environ trois semaines après les événements que nous venons de relater, Gaston de Raismes arrivait vers dix heures à la gare de Paris-Lyon, tout emmitouflé dans un magnifique pardessus de fourrures, muni d\u2019une couverture de voyage, et demandait un billet de première classe pour la gare d\u2019Issoire, ligne du Bourbonnais.On l\u2019avertit que l\u2019express n\u2019allait pas tarder à se mettre en marche et il passa tout aussitôt sur le quai.Comme il arrivait, le chef de service donnait en effet le coup de sifflet de départ et Gaston se fit ouvrir le compartiment qui se trouvait devar t lui.Il n\u2019eut que le temps de monter en wugon.L\u2019employé poussa la porte.Le train démarra.Gaston fit une moue très désagréable en constatant qu\u2019il n\u2019était pas seul dans son wagon.Tout au fond de la voiture, adossé dans un coin, les pieds allongés sur la banquette qui lui faisait face, déjà enveloppé dans sa couverture, coiffé d\u2019une casquette de voyage à visière, un homme de grande taille et de forte corpulence était installé.On n\u2019apercevait de son visage que l\u2019extrémité d\u2019un nez aquilin, une lèvre supérieure sans moustaches et une longue barbiche grise.Pas plus que Gaston l\u2019homme à la barbiche ne parut satisfait d\u2019avoir un compagnon de voyage. 18 LE SAMEDI \u2014Voilà bien les intrus qui arrivent au dernier moment et qu\u2019on ne peut éviter ! maugréa-t-il.Gaston n\u2019entendit pas.Il était d\u2019ailleurs occupé à maugréer lui-même : \u2014Que le ciel patafiole le3 gêneurs fourrés dans les coins et qu\u2019on ne voit pas ! Ceci dit, il s\u2019installa dans l\u2019angle de gauche parallèlement et à peu près de la même façon que le premier voyageur.Le train roula prenant de l\u2019allure.Au bout de cinq à six minutes l\u2019homme à la barbiche se leva, vint d\u2019une enjambée jusqu\u2019au milieu du compartiment, puis sans mot dire, tira sur la lampe les deux demi-calottes d\u2019étoffe brune destinée à intercepter totalement ses rayons.L\u2019obscurité faite, il retourna s\u2019asseoir à sa place et reprit son attitude première.Gaston s\u2019irrita de cet acte, qui pourtant répondait à ses plus intimes désirs, lesquels étaient de ne pas se faire remarquer et de dormir si possible.En toute autre occurence, il se fut levé à son tour et eut été débarrasser la lumière de ses enveloppes Mais réprimant un premier mouvement de colère, il se tint coi, se contentant de donné* libre cours à sa mauvaise humeur en des réflexions furieuses : (A suivre.) « CAPITALISTES SPECULATEURS Vous ferez bien d\u2019 ACHETER par l\u2019entremise DE FRED.R.ALLEY 116 Rue St-Jacques TELEPHONE 1251\tMONTREAL THEATRE ROYAL Semaine commençant lundi, le 2 décembre.Après-midi et soir.Première apparition à Montréal du célèbre ii The Vaudeville Club \u201d Sous la direction de Weber & Fields VOUS SAUVEREZ DE L\u2019ARGENT PETIT DUC, LA FINE CHAMPAGNE, LA CHAMPAGNE R.Y.B.JAn as.Curling Cigar \u201d, fait à la main, valant 10c pour 5c.CkpagH Couvert 0 3 CT La CO E 0 \u2014\u2022 +* in 0 il O 3 (D ü T3 (/) 0 C C *-U) 5 CO O a ^ c w I § o-g 0 N 0 ai X LU C 3 Q.CD W 3 CD CD\" W Ç S W CD N m 3 ¦a \u2014 o i g- CD 0) C O Q} 3 0J CL 0) EN VENTE PARTOUT EN GROS CHEZ LAPORTE, MARTIN & CIE Montréal, seuls agents Est un des rares journaux de Montréal qui s\u2019attache à bien RENSEIGNER SES LECTEURS et à ne publier que des NOUVELLES VRAIES \u201cLE MONDE\u201d S\u2019adresse a toutes les classes bien pensantes.Il suint de le lire une fois pour l\u2019adopter de préférence.cor.Ct aig & Beaudry Streets ZBAAXHNT RUSSE \u201c\tTURC \u201c\tzp:rxa7~:é LEÇONS DE NATATION Ouvert depuis 6 hrs A.M.a 10 hrs F.M.Dimanche, 6 hrs A.M.a 10.hrs A.M.Un Excellent Journal \u201d Parlant de l\u2019excellent journal anglo-allemand, THE REVIEW de Chicago, La Vérité s\u2019exprime comme suit : \u201cNous engageons ceux de nos lecteurs qui veulent suivre l\u2019idée allemande en Amérique et qui ne peuvent pas lire l'allemand, de s\u2019abonner à ce journal.The Review, dont l\u2019éditeur est M.Arthur Preuss.Adresse, 145 Schiller Street, Chicago, Ill.Prix de l\u2019aboDnement, $1.50 par année.\u201d \u2014De la Vérité, Québec, 31 août 1895.NOUVELLE ÉDITION DU JEU DE POKEfl ! 10 CENTS LE VOLUME, 10 CENTS La première édition étant épuisée, les éditeurs ont résolu d\u2019en publier une édition populaire, le format, le papier êt la reliure restant semblables à ceux de la première édition.10 CENTS LE VOLUME, 10 CENTS Franc de port.Le \u201c Samedi,\u201d 516 rue Craig Comprenant les artists américains bien connus : Sam Bernard, Meers Bros., Lizzie Raymond, Will.H.Fov, McIntyre et Heath, les sœurs Burt, les Fensons, et la Comédie de McIntyre et Heath, \u201cTHE WORL\u2019S BALLOON.\u201d Admission : 10c, 20c et 30c.Sièges réservés 10c extra.Plan de la salle au théâtre de 9 hrs du matin à 10 hrs du soir.Semaine prochaine: Shaft No.2.S VOULEZ-VOUS RIRE ?OUI\u2014Eh bien ABONNEZ-VOUS ¦¦¦ AU ¦¦¦ CANARD Journal Humoristique Illustré Abonnement :\t-\t50 Centins Payable d\u2019avance S\u2019adresser à 3ES03XT Administrateur 1786 RUE STE-CATHERINE MONTRÉAL IMPRIMERIE POIBIEB, BESSETTE & CIE 516 RUE CRAIG, MONTREAL Nous exécutons, à bien bon marché, toute espèce d\u2019ouvrages, tels que : Circulaires, Livres, Brochures, Pamphlets, A ffiches,\tProgrammes, Cartes de visite, Cartes d'affaires Entêtes de comptes, Pancartes, Annonces d'encan, Etiquettes, Blancs de toutes sortes, etc.Commandes Promptement exécutées, caractères de luxe.A meilleur marché que partout ailleurs LE SAMEDI 19 Aucun \" 1 ' Étranger ne Peut Exclure mes 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convalescences et tout état de langueur et d\u2019amaigrissement caractérisé par la perte de l\u2019appétit et des forces.Pharmacie J, VIAB, rue, de Bourbon, 14, LTOAT.- Toutes Pharmacies.Nous allouons une prime de $2.50 en especes ou un Abonnement de un an au \u201c Samedi \u201d, à celle des solutions qui, la première, sera tirée au sort, parmi toutes celles justes qui nous serons parvenues, au plus tard le samedi 14 décembre, à midi.INSTRUCTIONS A SUIVRE Découpez les pièces teintées en noir; rassemblez-les de manière à ce quelles forment; par juxtaposition : lo La Reine de Saba ; So Le galant jakdinier.Adressez, sous enveloppe fermée avec votre nom et votre adresse, à \u201c Philidor\u201d, journal le Samedi.\t\u2022 Æ^Un nouveau problème paraîtra dans le numéro du'15 décembre, ainsi que la solution du Problème No 2, pour continuer ensuite à raison de un problème et une solution par semaine.Une prime de $2.59 en espèces, ou un abonnement de un an au \u201cSamedi\u201d, étant toujours affectée à chacun de ces problèmes.ANALYSE INTÉRESSANTE De M.JOSEPH BEMROSE, P.G.S., P.I.C., Chimiste Analyste, Membre de la Société des Analystes, Membre de la Société Pharmaceutique de Londres.Compagnie d\u2019Approvisionnements Alimenlaires de \" 1 ' '\t; MESSIEURS \u2014 J\u2019ai terminé l\u2019analyse du Cognac JOCKEY CLUB Carte Or V.S.O.P.et je vous en soumets les résultats suivants : GRAVITÉ SPÉCIFIQUE 0 935 Alcool de raisin.pourcent.41.950 Total des matières solides.pour cent.1.903 Eau par différence.pour cent.56.147 DETAIL DES MATIERES SOLIDES : 100 000 Acide acétique.pourcent.0.017 Acide tar trique.pourcent.0.330 Sucre.pourcent.0.673 Cendres.pour cent.0.812 Ethers odoriférants.pour cent.Un soupçon Alcool amylique ou methylique .Aucun (et par conséquent pas d\u2019alcool impur) Caramel ou sucre brûlé.Aucun Cayenne.Aucun Acide sulfurique.\u2022.Aucun Cette analyse démontre que ce Cognac est sain et tout a fait approprie aux usages medicaux.J.BEMROSE, Analyste.Cette analyse est d\u2019autant plus concluante que M.Bemrose est très apprécié dans le corps médical pour ses capacités tchniques et son intégrité absolue.En conséquence les consommateurs doivent toujours éviter d\u2019acheter un Cognac d\u2019une marque inconnue ou souvent frelaté qu\u2019on leur offre au même P HT Brandy JOCKEY CLUB V.S.O.P.qui se vend à $1.2o la bouteille dans toutes les bonnes maisons de vins et d\u2019épiceries.Les détailleurs qui manquent en stock de cet excellent Cognac apprécié par les consommateurs le trouveront dans toutes les bonnes maisons de gros ou chez les agents pour le Canada, La Compagnie d'Approvisionnements Alimentaires de Montreal'(Limitée) 87 et 89 RUE ST-JACQUES, MONTREAL 19 7226 0019 "]
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