Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 7 mars 1896
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le samedi, 1896-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" - ,v~v:qC./ « VOL.VII.-No 40 $2.50 PAR ANNEE LE NUMEROS CTS MONTREAL, 7 MARS 1896 LA JOIE DE LA MAISON MMHHI ifisi®! i hi1:- .v ; : Ésœ* s Us m m m wÊÈ é-sm& f- ; ¦ llffilllil I.m wmgmmimmsmm mie\" N \u2018 ,,.\u2018l 1 \"\"\t\u2019\t1 iSÎL .\t,\t,\t\u201e , illllg;: ,\t1 «\t\u2019.\t.\t, >i ' \u2019 h .¦ i i1.! l'i H 'i MÊm .feii P I il if lii Nli p l j i 1\u2018lli 1 nKiiÜV' :: B llIBiiiiai Mllilll wMëêèêmë a;:: « y ?Ah iEiiSiiiii:* fffsüii ¦M Sfean^SB ijuiiinnu mSssata Saiiaiia SÜ2S Mademoiselle Pinson est déjà, croyez-moi, une petite femme bien raisonnable.8405 43 0193 0 2 LE SAMEDI S& Samedi/ (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE ET SOCIALE ID'CT FOTEH DOMESTIQ-CTB Rédacteur: LOUIS PERRON -A.BOisrnsrE!iÆEinsrT = TT:rsr -A.nsr, $2.50 - SixlMois, $1.25 (Strictement payable d'avance) 3E*3trA:ae ^c3Lt».^STuinero, 5 Ceutius Tarif d\u2019annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.POIRIER, BESSETTE & CIE, Editeurs - Propriétaires, No 516 Rue Craig, Montréal MONTRÉAL, 7 MARS 1896 INGÉNIOSITÉ .Wf WP?V/Æk Madame Taupin ne sachant ni patiner ni monter en bicyclette, son ' mari trouve le moyen, sans danger, de lui procurer tous ces plaisirs.Pensées Philosophiques Avec toute sa poésie, Virgile n\u2019est que la lune d\u2019Homère.Victor Hugo.Lo3 intérêts soutiennent le3 principes tant qu\u2019ils en vivent.G.-M.Valtour1 Pour que le pauvre soit digne de l\u2019aumône, il suffit de sa pauvreté.Saint Jean Chrysostome.Il n\u2019y a d\u2019autre avarice permise que celle du temps.\u2014Le roi Stanislas.Il ne suffit pas de ne pas faire de mal, il faut faire tout le bien qu\u2019on peut.On peut partir d\u2019en bas et descendre toujours ; on peut partir d\u2019en haut et monter toujours.\u2014Rivarol.Plus je vois décroître le nombre de mes amis, plus je deviens sensible au peu qui m\u2019en reste.\u2014Racine.Bâtir est la plus innocente, mais non la moins dangereuse des passions du parvenu.\u2014Un Architecte.Le vieillard ne se fait pas moins d\u2019illusions sur le passé que le jeune homme sur l\u2019avenir.\u2014 G.M.Valtour.Le droit et le devoir sont comme deux palmiers, qui ne portent point de fruits s\u2019ils ne croissent à côté l\u2019un de l\u2019autre.\u2014Lamennais.Tout luxe nouveau est bientôt, dans notre vie, une nécessité de plus, aussi tyrannique que nos plus anciens besoins.\u2014 G.-M.Valtour.Les recherches de la science ont ce privilège que, plus elles sont désintéressées, mieux elles servent les intérêts de l\u2019humanité.\u2014 Berthelot.L\u2019homme qui joue sa vie pour venger une injure n\u2019a que du courage ; pour pardonner il faut une vertu plus haute : l\u2019abnégation.\u2014G.Sand.ON N\u2019A RIEN SANS PEINE La visiteuse.\u2014Ta mère, Ernest, a acheté de bien beaux meubles?Ernest.\u2014Oui, madame, mais l\u2019ennui c\u2019est que le collecteur vient tous les lundis en réclamer le montant.APRÈS LE CONCOURS Celui qui a été primé.\u2014A la bonne heure ! Voilà c\u2019que j\u2019appelle un jury.Parlez-moi d\u2019être jugé par des gens ccmplétents.Celui qui n'o, rien décroché.\u2014N\u2019en v\u2019ià des injustices ! N\u2019en v\u2019ià des infamies ! On appelle ça un jury !.des gens qui n\u2019y connaissent rien en tout !.BONNES AMIES Mademoiselle Pasjeune (en badinant).\u2014Je suis de beaucoup plus vieille que vous le croyez.Mademoiselle Caustique.\u2014J\u2019en doute fort, ma chère.UN MOYEN ÉCONOMIQUE DE SE CHAUFFER EN HIVER Vous prenez une bûche.et la montez .au dernier étage de la maison que vous habitez ; vous la faites rouler du haut en bas.vous remontez ensuite les cinq étages avec la bûche sur votre épaule.Au bout d\u2019une dizaine de fois que vous avez répété cet exercice, vous êtes tout à fait réchauffé ! FATAL OUBLI \u2014Fichtre, j\u2019ai oublié mon portefeuille sous mon oreiller.\u2014Oh, bien, ta fille de chambre est honnête, j\u2019espère ?\u2014C\u2019est là qu\u2019est le malheur, Elle va le remettre à ma femme.CANDEUR COMMERCIALE Lu dans une vitrine, où l\u2019on annonçait des chemises à bon marché : \u201c Elles ne dureront pas longtemps à ces prix.\u201d NOS DOMESTIQUES La dame.\u2014Je vous l\u2019ai déjà dit, Victoire, je ne veux pas que vous receviez votre amoureux dans la cuisine ! Victoire.\u2014Ben, alors,.que madame me prête le salon ! Il est rare que le malheur vous attire des amis, mais lorsque cela arrive on les voit toujours se regarder et vous dire : \u201c Je vous l\u2019avais bien dit.\u201d SUIVEZ LES CONSEILS PATERNELS : La mère.\u2014Voyons, Louis, sois donc gentil.Pourquoi ne donnes-tu pas la moitié de ta pomme à ton petit frère ?Louis.\u2014Pense pas, maman ! Papa y dit tout le temps de n\u2019 jamais faire les choses à moitié.71^874 LE SAMEDI 3 Vr-:\u2019 V \"\" Echos des Modes Parisiennes â I 2 I P ; I \u2014 i S»4\\ Paris, 18 février 1896.Parlons aujourd\u2019hui, chères lectrices, des chapeaux qui continuent à être, malgré tout ce qu\u2019on a pu dire et faire, ce qu\u2019ils sont, c\u2019est-à-dire énormes, et cependant pour une observatrice, leur allure semble se modifier quelque peu.L°s premiers chapeaux Louis XVI étaient lourds, surchargés, massifs, si vous voulez, tandis que les formes actuelles ont des nœuds plus légers, des fouillis de tulle, couvrant d\u2019autres fouillis également de tulle, des petits tuyautés bien mignons, bordant l\u2019éternel ruban, et lui donnant un aspect jeunet, sentant le renouveau.A côté de cela, le velours a fait place au fleurs, les panaches semblent plus légers, et tandis que le chapeau de l\u2019entrée de l\u2019hiver était l\u2019enfance de l\u2019art, on sent bien que le goût s\u2019est mêlé à l\u2019engouement et qu\u2019il y a vraiment de nombreuses ressources dans cette reprise du passé.D\u2019ailleurs, tout magasin se piquant de suivre le courant de la mode, a, à sa devanture, beaucoup de bibelots et d\u2019objets de cette époque, fertile surtout sous le rapport artistique.Ce qui fait pièce au grand chapeau, c\u2019est le turban, qui a bien son charme sans avoir autant de prétention.L9 turban consiste en un drapé de velours avec fond mou, brodé de paillettes, et d\u2019une teinte claire pendant que le drapé est uniforme.L\u2019aigrette, nous nous hâtons de le dire, est l\u2019ornement de première nécessité du turban on de la toque.Elle se place de préférence à gauche et se fait d\u2019une seule ou de deux teintes.Pour le printemps, la fleur semble devoir dominer : on voit des capotes faites de violettes et de roses, de feuillage et de violettes doubles, giroflées, etc.Ce qui domine, cependant, c\u2019est le clinquant ; le tulle brodé de petites paillettes fines comme les lentilles à la reine, les boucles artistiques où le strass tient le premier rôle, à côté de perles noires de fabrication parisienne et de pierres précieuses en verroterie.On dirait que nous avons besoin, pour plaire, de tout un arsenal d\u2019oripeaux.C\u2019est une griserie de couleurs, une débauche de choses éblouissantes, un trompe-l\u2019œil incroyable, depuis l\u2019enflure de nos jupes et de nos manches, depuis la richesse de nos costumes scintillants, depuis l\u2019envergure démesurée de nos chapeaux.Nous voulons que la mode reste splendide, qu\u2019elle ne ménage ni l\u2019étoffe, ni les garnitures, ni le total de la note de la couturière.En définitive, lorsqu\u2019on songe au temps que les pauvres ouvrières emploient à broder ce que nous considérons comme un simple galon, enfin, que nous avons payé et que nous n\u2019estimons que parce qu\u2019il ne ressemble pas à ceux que nous voyons tous les jours, on doit se trouver heureux de faire, malgré un grand luxe, un peu de philanthropie.Ce luxe tant décrié donne du pain aux ouvrières, un pain honnête, gagné aridement, mais bien gagné.Est-ce en vue du carême que les costumes de rue qu\u2019on édite dans le moment aflectent une simplicité de style telle que le genre tailleur en est dépassé 1 Certes on ne pouvait pas lui reprocher de céder à la fantaisie, car s\u2019il pèche par un excès, c\u2019est en outrant cette simplicité d\u2019une manière très sensible, et en faisant de nos costumes une copie qui les rapproche de la mode masculine, chose qui n\u2019a rien de gracieux.Le mérite de la femme, son plus grand charme, étant d\u2019être femme dans i?ses toilettes comme dans ses habitudes, y toucher, c\u2019est lui enlever toute poésie.Cette critique n\u2019implique pas le costume tailleur dans sa forme pratique et correcte, lorsqu\u2019elle n\u2019exagère rien.La jupe bordée de piqûres, la petite veste ouverte sur une chemisette en mousseline de soie ou en surah, ou la jaquette aux devants droits fermés sous des brandeboursg avec olives, forment un ensemble aussi simple que seyant ; mais je m\u2019insurge contre l\u2019introduction des modes anglaises dans nos costumes : ce besoin d\u2019originalité qui les distingue et qui leur fait préférer, au chiffonnage gracieux de nos chemisettes, le plastron plat et le col d\u2019homme rabattu sur une étroite cravate en soie noire, qu\u2019accompagne même parfois le petit chapeau de feutre mou ou en cheviotte, simplement jarreté d\u2019un ruban, trouvent à mon gré trop d\u2019imitateurs, et je voudrais que nos femmes françaises n\u2019abdiquassent rien de l\u2019élégance et du goût qui font leur réputation dans le monde entier.Malgré l\u2019hiver relativement doux que nous avons en France, le triomphe de la fourrure suit son cours, et les plus riches pelleteries ornent à profusion les costumes.Dans ceux que recherchent les femmes élégantes, je citerai une robe en velours damier ; la jupe, formant godets, a le corsage-blouse en zibeline agrafée derrière, avec petites basques découpées en languettes.Manches amples en velours damier, col et ceinture drapés en velours vert.Capote de velours vert, avec coquillé de dentelle blanche, roses en velours rubis posées en cache-peigne et queues de martre en aigrette.Avec cette toilette, j\u2019en ai vu une en drap gros bleu.Le bas de la jupe, est cerclé par une bande de zibeline.Corsage-veste à intérieur de zibeline, avec tour de cou fermé par une petite tête empaillée.Le collet, grâce à nos manches de plus en plus amples, poursuit son succès et il s\u2019en fait chaque jonr des modèles d\u2019une élégance extrême où la fantaisie entre peur une bonne part.Je viens d\u2019en admirer un, pour jeune femme, d\u2019un genre pas banal du tout.Ce collet, en velours vert Empire, est souligné de sept rangs de renard bleu, posés par bandes de deux pouces à distances égales, alternant velours et fourrure.Le col est formé d\u2019une grosse ruche tuyautée en velours, doublée à l\u2019intérieur de zibeline.Un autre est en drap bleu Edison, tout brodé de soutache et de ganses noires.De3 bandes d\u2019astrakan ornent les devants, et le col Médicis doublé d\u2019astrakan est brodé dessus.Le jais est toujours en faveur ; on fait avec ces perles brillantes des cols qui donnent à la toilette un air de recherche et d\u2019élégance.On brode sur le velours de beaux dessins du jais ; c\u2019est absolument semblable aux broieries de mohair, de soutache avec des perles, au lieu du fin cordonnet PETIT TAPIS AVEC BRODERIE EN RELIEF Ce tapis, fait en drap mastic clair, ayant deux pieds carrés, découpé en courbes dentelées, est orné d\u2019une broderie en relief ; on le double en soie légère de nuance claire.Les grandes fleurs de la broderie sont exécutées avec des lacets de laine à courbes, blancs et roses nuancés ayant un tiers de pouce de largeur ; les petites fleurs avec des lacets ayant une ligne de largeur ; pour chaque pétale à l\u2019intérieur des fleurs, on réduit 2 courbes par un point.Au milieu des grandes fleurs ayant deux pouces se trouve un anneau de carton ayant environ 1 pouce, brodé nvec des points de différentes longueurs, faits sur le bord intérieur du lacet, avec de la soie rose clair et rose foncé, chenillé vert-de-gris et brun bronze.Le calice de ces fleurs est formé par un bouton de verre, cousu avec des points transversaux en soie jaune et encadré avec de la chenille vert foncé; les petites fleurs entre les feuilles isolées sont brodées avec des points transversaux en fils d\u2019or terminés par de3 points noués ; on les orne au milieu avec un point noué en chenille jaune bronze de différentes nuances.Les tiges des fleurs et les calices des boutons également faits en lacets, sont exécutés partie avec de la ganse de soie vert-de-gris, partie avec de la même ganse brune au point de cordonnet ; les feuillages sont faits au passé avec des soies de différentes teintes vertes : on les garnit de points de cordonnet brun foncé.Vicomtesse d\u2019Aulnay.Une Recette par Semaine Madame Cl.( Valois).\u2014Vous me demandez, chère madame, une recette pour un bon cirage, en voici une que je vous adresse et qui, j\u2019en suis persuadée, vous satisfera.Ce produit, se fabrique de la façon suivante : 2 pintes d\u2019eau ; 4 onces de gomme-laque en feuille ; 1^ once de borax.On chauffe doucement en ayant soin de remuer très souvent.Quand la gomme-laque est complètement dissoute, on ajoute au mélange, pour lui donner la teinte voulue, \\ once de noir à l\u2019eau (nigrosine), ou fuchsine noire à l\u2019eau.On obtient ainsi la brillantine, qui pourra être utilisée pour cirer les chaussures ou harnais en cuir noir.Pour obtenir la brillantine jaune, on ajoute 1/5 d\u2019once de fuchsine jaune à l\u2019eau.Il faut avoir soin, lorsqu\u2019on met la fuchsine, de remuer constamment le mélange et de ne jamais y ajouter d\u2019eau pendant qu\u2019il est chaud, l\u2019addition d\u2019eau ayant pour effet de produire la dissolution de la gomme-laque.\tB.de S. 4 LE SAMEDI TROP DE PRÉCIPITATION Co> r c* it \u2018SCHtfV ~~na«aS55BB535Bi \\ 8) II Ht Le patron.\u2014Pourquoi n\u2019est tu pas accouru au premier coup de cloche ?Le petit garçon.\u2014Je portais un paquet, m\u2019sieu, et.Le patron.\u2014Je me moque pas mal de ton paquet, dorénavant, lorsque tu entendra cette cloche, tu lâchera tout pour accourir ici.Le petit garçon.\u2014Oui, m\u2019sieu.Le petit garçon (une heure plus tard).\u2014Encore cette cloche de malheur,.Lâchons tout et filons.Mais il fila d\u2019une manière imprévue.SOUVENIR D\u2019AMOUR (Poiir le Samedi) Quand Louis d\u2019Hornoy, enseigne de vaisseau, perdit sa femme, son désespoir fut immense.Il avait à peine eu le temps de connaître la chère adorée et de jouir de son bonheur ; car ils n\u2019étaient unis que depuis un mois et faisaient leur voyage de noce en Italie.Il l\u2019avait séduite par son élégance et par la façon langoureuse dont il chantait, d\u2019une belle voix de baryton, cette romance d\u2019amour de Brises des nuits : Envole-toi vers cette femme Avec mon cœur, avec mon âme, si adaptée à la situation.Et il s\u2019était marié sans avoir beaucoup réfléchi : car c\u2019est elle qui l\u2019avait choisi, voulu et exigé malgré son tuteur.Pauvre tuteur ! Il n\u2019avait pas eu le temps \u201c de se retourner,\u201d comme il disait, et sa pupille s\u2019appelait Mme d\u2019Hornoy.Il se consola en voyant le brillant concours d\u2019officiers qui accompagnèrent les jeunes époux à l\u2019autel.Ils partirent pour l\u2019Italie.Ce fut pour tous deux un enchantement.Ils avaient à peu près terminé leur excursion dans le pays \u201cOù fleurit l\u2019oranger\u201d lorsque, à la suite d\u2019une promenade imprudente, un soir de temps humide, Mme d\u2019Hornoy, assez délicate, tomba brusquement malade.Malgré les soins de son mari et de célèbres médecins d'Italie, Mme d\u2019Hornoy était mourante.Elle eut le courage de consoler son mari.\u2014Ce n\u2019était pas possible, vois tu, d\u2019être si heureux et de vivre toujours.J\u2019ai tant de bonheur à t\u2019aimer 1.et comme nous chantions: \u201c Mon âme a conservé les mêmes sentiments \u201c De nos amours des premiers temps.\u201d Mais ne pleure pas, je ne veux pas partir avec la vision de ta figure si triste.Elle souleva son bras avec peine et lui retroussa sa moustache qu\u2019il ne soignait plus, \u2014Je veux que tu aies ton air brave.Je t\u2019ai bien aimé va! Tu verras, une surprise t\u2019attends quand tu retournera en France.Et si tu voulais m\u2019en faire une a moi ?J\u2019ai peur de cette méchante mort qui vous détruit pendant tant d\u2019années.Dis, voudrais tu faire de moi un peu de poussière, pour que tu puisses m\u2019emporter avec toi ?.Je tiendrais si peu de place.Je ne te gênerais pas.Je ne t\u2019empêcherais pas de travailler.tu jetterais quelquefois les yeux sur moi, tu ne m\u2019oublierais pas tout à fait.Lorsque d\u2019Hornoy rentra en France, il était méconnaissable.Son épaisse chevelure noire avait blanchi.Ses yeux avaient perdu leur éclat et étaient entourés d\u2019un cercle noir, ses joues creuses et il marchait tout voûté.Il ne ramenait pas le corps de sa femme, elle avait demandé, assura-t-il, que son corps ne quittât pas l\u2019Italie, et il avait respecté sa volonté.Elle reposait dans le Campo-Santo de Milan.Au service funèbre qu\u2019il fit célébrer, il excita la pitié de tous les assistants, meme celle du tuteur de sa femme qui, cependant était furieux depuis que son notaire lui avait appris qu\u2019avant de partir pour l\u2019Italie, Mme d Hornoy avait secrètement fait son testament en faveur de son mari.\u2014Du courage, morbleu ! dit son commandant à d\u2019Hornoy.\u2014Sois donc un homme ! lui disaient ses camarades.Apres la cérémonie, il ne permit à personne de l\u2019accompagner dans le petit hôtel qui attendait les deux époux, et où il revenaiUseul vivant.Il repoussa meme tuteur qui tenait \\ lui donner des dé tails sur son héri tage.Il ne voulait pas de témoins à sa è douleur.Son ordon-; d nance si disait poui l\u2019aider à déballer la boîte qu\u2019il avait apportée lui-même de puis Milan, une jolie boîte en cuir dans laquelle était enfermée une urn en malachite d\u2019u dessin délicat.\u2014C\u2019est unnouvea sac de voyage?de mande l\u2019ordonnance.\u2014Imbécile.Il ouvrit la boîte et en retira l\u2019urne, \u2014-S\u2019il t\u2019arrivait jamais d\u2019y toucher .\u2014Mon cap\u2019taine peut être tranquil le.C\u2019est un sou venir de sa femme?\u2014 Oui.un sou venir.ijWG |ir ipffl I** Il renvoya son ordonnance, puis contempla longuement cette urne qui contenait les restes de sa femme.Il n\u2019avait voulu dire son secret à per sonne.Et il pleura tout seul devant celle qui n\u2019était plus.Il plaça l\u2019urne sur la cheminée de sa chambre.Il la verrait ainsi en s\u2019endormant et en s\u2019éveillant.Peu de jours après, il reprenait son service et l\u2019accomplissait très exactement Les camarades essayèrent de l\u2019entraîner, il résista ; il rentrait chez lui et vivait avec le souvenir de l\u2019adorée.Li morte tenait sa promesse : elle n\u2019était pas gênante.Mais peu à peu d\u2019Hornoy changea, son service fut moins régulier, il ne parlait plus, puis il dut démissionner.Il se renferma chez lui et n'en sortit plus.Il devint d\u2019une maigreur extrême, livide, enfin il n\u2019y eut plus d\u2019espoir; il se mourait.La morte lui manquait, en mourant elle avait emporté son cœur.Un jour son ordonnance le trouva mort près de la cheminée ou, dans un suprême effort, il s\u2019était traîné pour dire un dernier adieu au reste de la petite brune qu\u2019il avait tant aimée.11 fut enterré avec son secret, l\u2019on vendit le petit hôtel qui lui appartenait.L\u2019urne se trouva rester avec divers objets au nouveau propriétaire.Il la trouva jolie mais pleine de poussière.Par la fenêtre il jetta cette poussière qui s\u2019envola au vent sur le parterre du jardin.Quelques mois après, au commencement des beaux jours, sur ce parterre il poussa une jolie fleur, fraîche et dont la corolle s\u2019ouvrait comme une bouche de jeune fille.«pitanti : ïoiciïCX: Près de la fleur, il poussa un cyprès, et l\u2019on vit souvent, quand le vent ' soufflait, la fleur et le cyprès s\u2019agiter, se rapprocher comme s\u2019ils eussent voulu s\u2019embrasser.: iâskà A.Lecomte du Nouy.DEVINETTE ' Iv -A 0iM j'Pj \\\\ .\tUP****:V KVVUU JUj 'Mi 'Sj/j ¦p'~ 'JPU, U VP \\N.ï 11 kffltKCi kfer.taatenn levin* \u2022; Wère,duC ] i« ; Rios 1| r I®, militant ii toe,oad( jPlfs ; plnscit r \u2014Sauvons-nous ! Sauvons-nous ! voilà la mère Giraud qui accourt avec un bâton.-\u2014Où donc \u2019 LE SAMEDI x :>* 5\u201ct Àü FIGURÉ rfu ¦le ( Sjî ee une - :*s ie**in u «?,\"N .;;otïritiat 'en refira l\u2019n XI c .1 .1 writ J Je tram, t-esti \u2022,c d/' \u2019jim '//¦fill \\ I > «tten Madame:\u2014Alors, tu trouves que mon chapeau est trop haut ?Monsieur.\u2014Oui, ma chère, de dix dollars au moins.Usages du Monde LE MENU \u2022xiff.ilJj ni et t(M: ücee on, i m an rest ]ui lui appt :onieau pial il jetta cettf| , snrcep trait «ai land le s\u2019ils eossd ! A Paris, le menu e>t plutôt délicat et varié qu\u2019abondant ; dans la campagne, en province, c\u2019est le contraire, mais tout dépend, le plus souvent, des ressources que présente le lieu où l\u2019on se trouve.Le poisson est de rigueur dans un dîner un peu cérémonieux.S\u2019il est de belle taille, on le sert sur un plat, dont les bords sont couverts des fleurs de la saison ; il est toujours accompagné de deux sauces différentes afin de satisfaire à tous les goûts.Les entrées sont composées à l\u2019aide des viandes de boucherie, volailles et gibiers à plume ou à poil.Le rôti, comme le poisson, est, autant que possible, de belles dimensions.Le3 légumes sont aussi de la saison.Les entremets sucrés sont confectionnés avec le plus grand soin, même les plus simples d\u2019entr\u2019eux qui ont leur valeur, s\u2019ils sont très fins et très délicats.Le dessert est abondant, si faire se peut.Les fruits sont très mûrs et sans tache.Les hors-d\u2019œuvre sont proscrits des dîners, on ne les retrouve qu\u2019au déjeuner de midi.Voici l\u2019ordre dans lequel se servent les plats.Le ou les relevés : poisson d\u2019abord.S\u2019il y en a un autre, filet de bœuf par exemple, il ne vient qu\u2019en second lieu.Les entrées ensuite : deux pour un relevé, quatre pour deux relevés, elles se composent de ragouts, tels que poularde à la financière, salmis de perdreaux, ris de veau, lièvre en civet, etc.Puis le rôti : Un seul suffit, mais on peut en servir jusqu\u2019à trois.Cela varie depuis le simple poulet, mais bien blanc et bien tendre, jusqu\u2019aux gelinottes de Russie, jambons d\u2019York à la gelée etc.La salade, qui ne parait pas sur la table.Les légumes, un ou deux.Les entremets sucrés, deux ou quatre, ou un seul.Les glaces, elles ne sont pas indispensables.Le dessert : d\u2019abord, les fruits crus, puis les compotes et confitures ; viennent ensuite les gâteaux, bonbons et fruits confits.Les vins sont présentés dans l\u2019ordre suivant : après le potage, vin de Madere, du Cap ou de Sicile, \u2014 ou le vin ordinaire.Pendant le premier service, les deuxièmes crus de Bordeaux ou de Bourgogne, \u2014 ou continuation du vin ordinaire.Durant le rôti, les châteaux Yquem on du Rhin, nullement obligatoires, du reste.Pendant le second service, les grands crus de Bordeaux ou de Bourgogne, ou du vin un peu supérieur à l\u2019ordinaire.Avec les entremets sucrés, le vin de Xèrès ; pendant le dessert, les vins de Muscat, d\u2019Alicante blanc, de Malvoisie, de Constance, de Tokay, etc., \u2014 ou de Grenache, de Banyuls, etc.Dans bien des maisons, les vins de Champagne sec et doux sont présentés dès le début du dîner, frappés ou non, mais, dans les maisons où l\u2019on a de véritables traditions gastronomiques, les vins sont parfaits, mais non variés à l\u2019infini.Vin du Cap, deux sortes de vin de Bordeaux et deux sortes de vin de Bourgogne, du vin de Chypre et, à la fin, le dessert presque terminé, du vin doux de Champagne, cette étincelante boisson du vieux sol gaulois, semblant indispensable pour bien terminer un dîner français.Blanche de Savigny.m PAS DE BRETELLES Très bon et très fin, le général Riu était adoré des soldats.On raconte à l\u2019appui l\u2019anecdote suivante : Il commandait à Blois.Fréquemment il se promenait dans les rues de Si tous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL.la ville et il se plaisait à échanger quelques mots avec les troupiers qu\u2019il rencontrait.Un jour il avise l\u2019un deux et, d\u2019un air un peu narquois : \u2014Viens donc ici, mon ami.Le b\u2019eu s\u2019avance et s\u2019arrête, en prenant l\u2019attitude militairë, assez émü de se trouver ainsi devant ion général, celui-ci l\u2019examinait de la tête du£ pieds sans mot dire.Puis soudain, relevant là tunique : \u2014Eh ! oh ! je l\u2019avais bien vu, tu n\u2019as pas de bretelles.Le tourlourou devient rouge de honte et roule un œil effaré.\u2014Tu sais pourtant, continue le général Riu, qu\u2019on doit avoir des bretelles.Le soldat songe à la prison, à toutes les punitions qui vont lui grêler sur le crâne.Il n\u2019ose, il ne peut dire un mot.\u2014Eh bien, conclut le général après un silencé, ça ne fait rien.Je devrais te punir j mais je ne le ferai pas pour cette fois, du reste, tiens : Soulevant sa propre tunique : \u2014Moi non plus, je n\u2019ai pas de bretelles.TROP HONNÊTE L'agent d'assurance.\u2014Comment se fait il que votre mari soit mort si vite après s\u2019être assuré pour un montant aussi élevé ?La veuve.\u2014Le pauvre cher homme ! Il s\u2019est fait mourir à force de travailler pour rencontrer ses paiements.FAMILLES ANGLAISES Les familles les plus marquantes et les plus aristocratiques de la vieille Angleterre semblent rivaliser entr\u2019elles quant au nombre de leurs enfants.Pour ces familles-là, plus le nombre des enfants est grand, plus elles sont heureuses et fières.Sa Majesté la Reine est mère de sept enfants ; la princesse de Galles en compte six.Lord Abergavenny montre avec orgueil ses dix enfants, tandis que le duc d\u2019Argyll lui rend des points avec douze.La belle et célèbre comtesse de Dudley est mère de sept enfants.Le comte d\u2019Etlesmer en compte onze.Le comte d\u2019Inchiquin en a douze et le duc de Westminster, ODze ; mais l\u2019homme le plus fier, le plus orgueilleux de tous est sans contredit le comte de Leicester, qui est l\u2019heureux père de 15 enfants.A BOB Pour Bob, les morceaux les meilleurs ! Et pourquoi le gêner, d\u2019ailleurs ?Jouer franc jeu, carte sur table, C\u2019est le devoir du vrai constable.Société Artistique Canadienne Il est absolument décidé que, dans la première quinzaine de mars, nous aurons, au Monument National, un concert qui rencontrera toutes les approbations canadiennes.Il s\u2019agit en effet des élèves de notre Conservatoire de Musique, lesquels, sous la direction de leurs habiles professeurs, ont réalisé des progrès suffisants pour qu\u2019il fut possible de les produire en public.Ce ne sont pas les éléments de succès qui nous manquaient ; il s\u2019agissait tout simplement de les coordonner de façon à en faire un tout compact.C\u2019est la tâche qu\u2019a assumée la Société Artistique Canadienne en créant le Conservatoire et elle a pleinement réussi grâce au talent des professeurs qu\u2019elle a su réunir, grâce aussi à l\u2019habileté et à la loyauté de son administration.Au public de l\u2019encourager suffisamment pour lui permettre de développer son programme et nous sommes sûrs qu\u2019il n\u2019y faillira pas.RASSURÉ J y\" mm issu Le père (entr' ouvrant la porte).\u2014Position peut être pas absolument correcte! Mais, pour la presser comme ça, il faut qu\u2019il ait terriblement envie de l\u2019épouser, 25 ets la bouteille, en vente partout lE SAMEDI SECOURS AUX FAIBLES Si vous craignez de salir vos souliers lors- .ne craignez pas de vous adresser au quil y a de la boue plein la rue.\tpoliceman, il vous aidera à franchir ce »#,Ü m '-.I mauvais pas.HYiMEN (Pour le Samedi) Le muguet disait à la pâquerette : \u201cJe suis toujours seul daus le jardinet ; \u201c Le printemps est doux et l\u2019amour renaît, \u201c Tu me parait bonne, aime-moi, fleurette.\u201d Et la pâquerette au muguet disait : \u201cJe suis seule aussi, je suis bien pauvrette ! \u201c Hier j\u2019ai pleuré d\u2019entendre.discrète, \u201c Un merle amoureux qui, bien gai ! jasait.\u201d Alors les deux fleurs, pleines de tendresse, Changèrent leur peine en la même ivresse, En un seul sourire, en un seul bonheur.Et passant par là, poète flâneur, J\u2019ai vu le muguet et la pâquerette.Oh ! j\u2019ai regretté n\u2019être pas fleurette ! Enry d\u2019Els.RIRE.TOUJOUBS RIRE! (En collaboration avec Lucien Rosemberg) (Pour le Samedi.) Dans les coulisses de cet Hippodrome où tout est lumière, le clown Harry s\u2019est arrêté, très sombre.Sa grande robe constellée d\u2019étoiles, son petit chapeau pointu, campé drôlement sur le sommet du crâne, contrastent étrangement avec son attitude morne et désolée.Sous ce masque douloureux aux lèvres plissées, aux sourcils crispés, qui reconnaîtrait la large face joyeusement épanouie de celui qui, tous les soirs, met en joie tout un peuple d\u2019enfants et de militaires.Par instants, ses yeux où brille l'impatience de l\u2019attente fixent désespérément la porte de la loge d\u2019où Miss Maud, la célèbre écuyère, tarde tant à sortir ! Il songe que, depuis quelques soirs déjà, elle ne vient plus comme jadis, avant de paraître en scène, lui demander si gentiment les derniers conseils et quêter le compliment souriant du maître.Déjà ingrate ! quand on pense que, fillette abandonnée un soir près les tentes du cirque, ce fut lui qui, malgré ses vingt ans et sans plus réfléchir, l\u2019adopta : que de cette petite fille adoptive, il fit son élève : de cet élève, une étoile ! Oui, de la petite Maud il avait fait cette merveilleuse écuyère qu\u2019un directeur de l\u2019Hippodrome avait arrachée à prix d\u2019or à ce cirque de foire où elle et lui, l\u2019inimitable clown, végétaient tous les deux.Maintenant, il le regrettait presque cet engagement qui, s\u2019il lui procurait gloire et fortune, valait aussi, hélas, à Maud bouquets et bijoux d\u2019une légion d\u2019adorateurs.Des adorateurs ! à l\u2019idée que son é'ève lisait peut-être leurs déclarations d\u2019amour dans cette loge devant laquelle lui, le Maître, se morfondait douloureusement, le clown ne se contint plus, et, poussant la porte, entra presque brutalement.Mais, voyant sa petite Maud qui tranquillement lissait, devant une glace, ses beaux cheveux au noir d\u2019ébène, toute la fureur du clown tomba, et, presque honteux de sa violence, il ne put que balbutier avec un sourire contraint : \u201c Je ne te dérange pas ?\u201d \u2014\u201c Comment, reprit l\u2019écuyère étonnnée ! est-ce que tu me déranges jamais?ne suis je pas toujours ta petite fille?\u201d\u2014 \u201c Ah, c\u2019est juste, j\u2019oubliais ! reprit amèrement le clown.Eh bien, non ! vois-tu Maud, j\u2019aime mieux tout te dire : je suis encore trop jeune et toi trop grande et belle fille pour qu\u2019un autre amour qu\u2019une affection paternelle ne m\u2019ait attaché à toi.J\u2019en avais pu douter jusqu\u2019au jour de tes débuts dans cet Hippodrome : mais, depuis qu\u2019avec la gloire, les déclarations d\u2019amour te sont venues, j\u2019en ai trop souffert pour n\u2019avoir pas eômpris alors combien je t\u2019aimais ! OublieJésj 1 ma chérie, toutes ces menoongères protestations des beaux messieurs des \u201c Premières \u201d : songe que moi, qui en ai assez de cette vie d\u2019amuseur et que j\u2019aspire à un foyer, à une famille.Moi seul puis t\u2019aimer\u2014comme tu lç mérites : sérieusement \u201d.\u2014 \u201c Sérieusement ?reprit, avec une gravité nar-i i quoise, l\u2019écuyère.Tiens, mon pauvre Harry, tu me fais rire.\u201d \u2014Ah toi aussi, s\u2019exclama douloureusement le clown, je te fait rire /.J J Mais le régisseur entra précipitamment : le public s\u2019impatientait du retard de ses artistes favoris.Miss Maud, sans plus se soucier de sor :n T maître, sauta sur le cheval que, depuis plus de dix minutes, dans la coulisse on lui préparait.Derrière elle, entra en scène le lamentable clown que son inconscience d\u2019amour précipitait sur les pas de l\u2019Adorée.L\u2019égarement de ses traits, le désordre de son costume le rendaient, hélas, plus comique encore ! Une ovation lui fut faite, immense : rappelé ainsi à son rôle, le pauvre artiste, reprenant le \u201c collier de misère,\u201d lança sa phrase de tous les soirs que les circonstances rendaient atrocement cruelle : \u201c Mademoiselle, vôlez-vô jouer avec moâ ?\u201d Jules Bongrand, ('Correspondant français du Samedi.) LE PORC-ÉPIC (Petit conte Kabyle) Autrefois le porc-épic était un homme.Cette créature de Dieu appartenait à la religion musulmane, et exerçait le métier de forgeron.Un jour, la guerre éclata entre les Chrétiens et les Musulmans ; alors, cet homme, qui était âpre au gain, fabriqua des flèches qu\u2019il vendit secrètement à ses ennemis.Mais Dieu, pour le punir de sa trahison, le métamorphosa en porc-épic.Et depuis cette époque il porte à ses flancs de longs piquants, et ces piquants sont les flèches qu\u2019il avait vendues.Djabadoüli.L\u2019ESPRIT D\u2019AUTREFOIS Le comte Jaubert poursuivait sans relâche de ses épigrammes, le maré-! chai Soult.Le rencontrant un jour à une réception à la Cour de Louis-! Philippe, le maréchal tourna dédaigneusement le dos au moment où le comte s\u2019approchait pour lui parler.Cette insulte eue pour témoins toute la Cour.\u2018f Monsieur le Maréchal,\u201d dit tranquillement Jaubert, \u201c j\u2019avais entendu dire que vous me rangiez au nombre de vos ennemis, et je suis heureux de constater qu\u2019il n\u2019en est rien.\u201d \u2014\u201c Expliquez-vous, monsieur,\u201d répliqua Soult.\u2014\u201cParce que, monsieur le Maréchal, chacun sait que vous n\u2019avez pasi l\u2019habitude de tourner le dos à l\u2019ennemi.\u201d Cette spirituelle réponse désarma le maréchal, qui s\u2019empressa de tendre la main au comte, aux applaudissemens des spectateurs qui, un moment, avaient craint un tout autre dénouement.IL NE LUI MANQUAIT RIEN Le directeur.\u2014Ainsi donc vous avez tout ce qu\u2019il faut pour faire un acteur accompli.Cambournac.\u2014Je dois, pour être véridique, vous dire que je suis un peu sourd.Mais cela, c\u2019est dû aux applaudissements frénétiques que l\u2019on m\u2019a prodigués partout.I B Le et-'*' I icosp IrW B * ¦îareec H sur t v' - I l-f ¦\tjar:: afj ¦\tenlisé- ¦ ç Aa 0C-.1 /b \u2019 I Ybr B n [ Inreserr J Una:,- Le colcit.I Le h:-z I « 1 I MU-.¦ liiîi I %:;.:: DEVINETTE Il parait qu'il y a un canard quelque part.Le voyez-vous ?if \u201e LS BAUMS RHU1AL guérit les Rhumes obstinés, le Group, la ' ' , la Consomption, etc., oie.25 ois, eu vente partout 099 LE SAMEDI 7 Emaux et Camées PETITS CHEFS - D\u2019ŒUVRE LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES LUI v\tLA SAINTE LOI A un enfant.Enfant, la sainte Loi, c\u2019est la Loi du Devoir.Que la raison proclame et que le cœur devine ; C\u2019est l\u2019astre rayonnant, la lumière divine Pour éclairer tes pas, ta force et ton vouloir.C\u2019est l\u2019exemple Sacré du père qui, le Soir, Te rappelle la route où sa fierté chemine ; C\u2019est la voix du foyer que l\u2019espoir illumine, Ou la paix du travail en chantant vient s\u2019asseoir.Enfant, la sainte Loi, c\u2019est, dans la lutte amère, L\u2019honneur de ta famille et l\u2019amour de ta mère Gardant, comme un drapeau, la vertu des aïeux ; C\u2019est ton œuvre féconde et ta jeunesse pure, Ta probité sans tache et ton front sans souillure, Ta patrie adorée et son nom glorieux ! Frédéric Bataille.INSTANTANÉS vm VOYAGEUR PERDU Le ciel, d\u2019un gris bleuâtre, tamisé de roseurs insensibles, s\u2019ouvre tout à coup sous une brise légère qui bientôt pique, aux arbres décharnés, des flocons de neige errants.Un vent plus fort tourbillonne en tourmente des flocons tombant plus nombreux, plus drus, plus denses qui, après s\u2019être posés tout d\u2019abord à terre en impalpables astériques, aussitôt fondus, prennent vivement racine sur le terrain, s\u2019y entassent et le couvrent d\u2019un grandiose manteau blanc.Le voyageur perdu ne sent rien, et, appesanti au sommeil qui vous assomme de toutes les fatigues passées, il demeure sans un mouvement, enlisé bientôt en la neige qui l\u2019ensevelit lentement.Au matin, il est inerte.Un gai soleil d\u2019hiver, tout pâle, mais tout vibrant comme un lever de malade, scintille au firmament et, dans la neige, se trouve sculptée comme une vague forme humaine.C est le tombeau grandiose du voyageur perdu.Silvio.Vingt-huit jours.Un réserviste perd son porte-monnaie à la caserne.Un camarade, l\u2019ayant trouvé, le remet à l\u2019adjudant.Le colonel donne à ce brave garçon une permission de minuit., Le lendemain, six porte-monnaie sont perdus et retrouvés.La même recompense que la veille est accordée.Seulement, le colonel décide que tout homme ayant retrouvé un porte-monnaie aura vingt-quatre heures de congé, mais celui qui l\u2019aura égaré aura quarante-huit heures de salle de police.Depuis lors, on n\u2019a pas retrouvé un seul porte-monnaie.Chez le concierge : Moi, voyez vous, madame Gribou, je suis bien contente de ma petite.\u2014Pour ça, Madame Pitoi, vous avez bien raison.Elle est d\u2019une propreté extraordinaire ; tellement qu\u2019à l\u2019école elle emprunte toujours le mouchoir de sa petite amie pour ne pas salir le sien.PROPOS MONDAINS At Sl A j.\u2014 A % \"i i a- ¦ Lui.-Elle.y//f\u2018 i., Il est certain que mademoiselle Lagamme chante comme un oiseau, -Oui, comme un hibou.QUEEN\u2019S THEATRE .^timÊêËÊÊÊÊ : lfe| : ¦ .i sp .A\" » I mM ftWÊ U % -B» j HS W / i*ll ü w I f £ \u2022 1/ 1 ; .Ipfj CAMILLE D\u2019ARVILLE.La présence à Montréal de la troupe d\u2019opéra-comique de Camille d\u2019Ar-ville et l\u2019exécution, par cette troupe, de Madeleine on le Magic Kiss sont de véritables événements qui feront date dans la saison théâtrale de 1896.Camille d\u2019Arville a obtenu un succès éclatant dans toutes les villes où elle a joué et son rôle de Madeleine est celui dans lequel elle apparait avec le plus de brio.La pièce a été écrite par Stanislas Stange.L\u2019idée d\u2019où est sortie cet opéra-comique est charmante.Le baron de Grim, un centenaire, s\u2019est laissé dire que s\u2019il pouvait obtenir un baiser d\u2019une jeune fille qui n\u2019en aurait encore accordé à qui que ce soit, il rajeunirait de vingt cinq ans et qu\u2019à chaque baiser subséquent il gagnerait toujours un qnart de siècle.Le baron comme bien on pense se met à la recherche de cette merveille, et la trouve en Madeleine.Bref au second acte le centenaire est devenu un beau jeune homme de 25 ans que Madeleine aime éperdument, mais qu\u2019elle n\u2019ose même plus regarder car on lui a dit qu\u2019un baiser de plus serait mortel pour le baron.Comment tout cela finit, c\u2019est ce que le Samedi ne veut pas dire à ses lecteurs de peur de gâter leur plaisir.Mlle d\u2019Arville est une artiste douée au superlatif de tout ce qui constitue une prima-dona : jolie femme, chanteuse émérite, actrice de talent, elle possède, de plus, la délicatesse de ne pas accaparer, à elle seule, l\u2019attention du public et de laisser, à chacun des artistes de talent dont elle a su s\u2019entourer, la légitime part de succès à laquelle, il a droit.Les noms de ces artistes sont populaires parmi nous, citons : MM, George C.Boniface, Frank Turner, W.G.Stewart, Horace M.Raven-scroft, Miss Hilda Hollins, Miss Alice Gaillard, Miss Maud Hollins, Cute McDonald et un chœur de 50 voix parfaitement entrainé.La musique, qui est délicieuse, est de Julian Edwards.Les costumes sont neufs et très beaux.Matinées : Mercredi et Samedi.*** THEATRE .ROYAL Les populaires gérants de ce théâtre nous donnent, cette semaine, une comédie qui a pour titre : Rush City.C\u2019est une comédie des plus populaires qui ait paru sur les scènes américaines ; les scènes les plus comiques s\u2019y succèdent et personne ne peut s\u2019empêcher de rire.Oklahoma a été choisi comme étant la meilleure place pour une comédie comme Rush City ; cette place a été adoptée par \u201c Rush \u201d, un génie spéculateur de l\u2019Est, qui ne rougit pas d\u2019avouer que tous les moyens sont bons pour parvenir.Il amène un certain nombre de personnes dans cette ville, qui placent tout l\u2019argent qu\u2019ils ont sur des terres et il s\u2019accapare du tout à son profit.Il assume tous les rôles municipaux et conduit cette ville à sa guise, mais au moment où il atteint le but de ses ambitions, un cyclone passe qui emporte le tout dans une ville voisine.Il est vraiment prodigieux de voir cette scène, cela est si réel qu\u2019on se croirait transporté dans l\u2019Ouest.Les situations sont très amusantes, les chansons et danses fin de siècle.Les artistes sont tous à la hauteur de leur rôle.La semaine prochaine : Side Walks.\u2014.\u2014 8 LÊ SaMedî AVEU N AIE aâi */v.'.l&vf&Sè'/Ævk DBH âg - ~ - âBSlgS^æ _- r/W rf/umi Le 'patron.\u2014Pourquoi arrives-tu si tard, ce matiD, Harry?Harry.\u2014Je.,, ne.m\u2019attendais pas que vous seriez venu d\u2019aussi bonne heure.CAUSETTE (Pour le Samedi) Chères lectrices, fai tant de choses à vous dire, aujourd\u2019hui, que je ne vous dirai rien du tout.Chaque fois que je viens causer avec vous, M.le Rédacteur du Samedi soupire pendant dix minutes ; il s\u2019apitoie sur le sort de son journal en constatant le bavardage, la faconde de sa petite collaboratrice.Il m\u2019accorde une colonne, mais vous savez comment je me fais scrupule d\u2019enjamber sur la colonne voisine, et.Quand la borne est franchie, il n\u2019est plus de limites.C\u2019est comme au couvent.Les bonnes sœurs permettent quelquefois de franchir la barrière,\u2014- après s\u2019être bien assurées qu\u2019il n\u2019y a aucun danger, \u2014* mais elles gloussent éperdument, quand survient tout à coup un oiseau de malheur, elles tournent longtemps et s\u2019excitent fort avant de rassembler tous leurs petits poulets sous leurs ailes protectrices.mais tant pis ! il ne fallait pas laisser dépasser la barrière ! Il faut être sage et ne pas empiéter sur le champ du voisin.Alors je ne saurais tout écrire dans le petit espace qui m\u2019appartient, et, comme j\u2019aime mieux ne rien dire plutôt que de m\u2019exposer à omettre quelque chose, je ne dirai rien.C\u2019est paradoxal, mais c\u2019est vrai, comme tout paradoxe est vrai d\u2019ailleurs.Donc, chères lectrices, je ne vous dirai rien aujourd\u2019hui, mais j\u2019ai un mot pour vous, lecteurs.Chacun son tour : c\u2019est juste.Savez-vous quelle est la dernière mode.en fait de vengeance?une vengeance fin-de-siècle ?Non, n\u2019est, ce pas ?C\u2019est inouï, inconcevable ! Nulle part, dans l\u2019histoire des siècles, nous voyons chose semblable ; les peuples les plus sanguinaires, les plus féroces, les plus sauvages, n\u2019ont jamais atteint ce raffinement de cruauté.Vous ne vous imaginez pas ce que cela peut être ?Ecoutez bien et, surtout, tenez vous ferme : ça fait frémir !.Un jeune homme se brouille avec un camarade, pour une futilité quelconque.\u2014 Prenons des noms pour distinguer les deux héros : Fildefer Lebleme et Taupin Sansouci.Ce dernier qui croit avoir le plus raison (dans toute dispute, chaqne disputeur a raison) et dont les arguments ne secondent pas la bonne cause, emploie, pour réduire l\u2019autre, le moyen suprême, la fameuse vengeance instituée tout dernièrement.C\u2019est maintenant, lecteurs, qu\u2019il faut me suivre : ça devient compliqué.Maître Sansouci s\u2019enquiert des relations de Fildefer Leblême, de ses amitiés et de ses amours défuntes, etc., etc.Au bout d\u2019une quinzaine de jours, quand Taupin a découvert quelle est la jeune fille qui déteste le plus.(non, soyons charitable) qui aime le moins le dit Leblême, il se rend chez un fabricant de sonnets et un marché y est conclu.\u2014Vous faites des vers, Monsieur ?\u2014Oui, mon ami ; les sonnets sont ma spécialité.\u2014Tant mieux ; c\u2019est plus chic qu\u2019une ballade.J\u2019ai besoin d\u2019un sonnet, une déclaration d\u2019amour.\u2014J\u2019excelle dans le genre, mon ami, et je ne demande que cinquante sous pour une poésie amoureuse.\u2014Peu m\u2019importe le prix pourvu que vous me fassiez quelque chose de passionné, d\u2019enflammé, d\u2019emporté, quelque chose qui la prenne d\u2019assaut, vous comprenez ?\u2014Oh ! par exemple, s\u2019il vous plaît, quelque chose d\u2019aussi enflammé, c\u2019est soixante-quinze sous : le feu coûte cher cet hiver ! \u2014Soit ! mais rappelez-vons que de Y intensité (sic) de votre sonnet dépend tout mon bonheur.\u2014 Soyez sans crainte et repassez demain matin, il sera prêt.\u2014.Nous nous sommes brouillés, cet automne, après s\u2019être aimés comme des pigeons, il faudra faire allusion à cela.Et, surtout, n\u2019oubliez pas de placer adroitement son nom : Rosalie, dans le sonnet, ça fera de l\u2019effet.\u2014Je crois pouvoir vous satisfaire, mon ami.Huit jours plus tard, on voit sur un journal :\t* L' DERNIER EFFORT A ma doilce amie : Rosalie Schaunard.Oh ! que l\u2019amour est dur pour celui qui s\u2019y livre ! On se fait en pleurant de suprêmes adieux, On lâche d\u2019oublier les infidèles yeux Mais sans cesse le cœur se prend à les poursuivre.O mon cruel amour, ton souvenir m\u2019enivre, Le souvenir touchant des soir délicieux.Unissons-nous encor sous le voile des cieux, Nourrissons-nous d\u2019amour, puisque l\u2019amour fait vivre ! Que des baisers la pluie assainisse mon cœur Qui languit et s\u2019éteint, objet de la douleur,., Dans la nuit de mon cœur, luis, ô douce aurore ! Rosalie ! oh ! reviens, déesse que j\u2019adore ; Je t\u2019aime ! Est-ce un péché?Si tu veux m\u2019en punir Que ton cœur soit l\u2019enfer où je doive souffrir ! Fildeeer Leblême.Les lignes blanches sont chargées de peindre la pâli ur qui inonda l\u2019épi-dtrme de Fildefer, lorsqu\u2019il lut \u201c Dernier Effort\u201d.Quant à Taupin, je renonce à vous dire sa jubilation.Il faudrait un poète lyrique pour reproduire ses accents, accents d\u2019Iroquois fin-de-siècle, savourant sa vengeance.Cependant on s\u2019en fera peut-être une faible idée quand on saura que Fildefer est le plus affreux cauchemar de Mlle Rosalie.Oh ! c\u2019est qu\u2019elle a raison de mépriser, de dédaigner ce jeune étudiant 1 Elle est la fille aînée d\u2019un avocat très distingué et très en vue, tant par ses dettes que par ses vertus ; elle cherche un parti riche et noble, elle rêve un marquis, ni plus ni moins.Or, un soir, à un bal des plus fashionables, voilà qu\u2019un veuf \u2014 dont les écus compensent d\u2019emblée le vain marquisat, et devant lequel Mlle Rosalie fait la roue depuis deux mois, \u2014'présente à la jeune fille la fameuse poésie, en bénissant cette occasion de rompre avec la pimbêche : \u2014Mademoiselle, vous me cachiez ce coin de votre passé ; c\u2019est mal à vous de nous tromper ainsi, de vous laisser courtiser quand vous aimez ce jeune homme !.Ici, le lecteur peut admirer à loisir les nuances qui enluminèrent les joues de Mlle Rosalie, durant ce moment psychologique.Et il est inutile de dire, je suppose, quel plat s\u2019apprêtait pour l\u2019infortuné Fildefer, cause de l\u2019évanouissement des rêves dorés de Mademoiselle.M.Schaunard, justement indigné de l\u2019outrecuidance de Leblême, le somrrfe de rétracter publiquement, et d\u2019envoyer copie de sa rétractation au ci-devant cour- DISTINGUO mmâ mm m wstmm Madame.\u2014Je te dis qu\u2019il y a des voleurs en bas, tiens prend ce pistolet et descend vite.Monsieur (qui n'est pas du tout rassuré).\u2014Comment.ma chère.tu voudrais que je plonge.mes mains dans.le sang de mes semblables ?Madame.\u2014Je ne t\u2019ai jamais dit ça ! Qui te demande de tremper tes mains dans le sang.tu ne vois plus clair tellement tu as peur.C\u2019est un pistolet que je t\u2019apporte et non un poignard. LE SAMEDI 9 tisan de sa fille ; sans quoi, il serait invité, d\u2019une façon fort civile, à des petits repos en cabinet particulier, à I l\u2019hôtel du Pied du Courant, chez l\u2019hôtelier bien connu, M.Vallée.Alors, le jeune Fildefer de tomber successivement dans le saisissement, le tressaillement, l\u2019ébahissement, l\u2019ébau-bissement, l\u2019eflondrement, l\u2019évanouissement, tandis que le cruel Taupin écoute, radieux, les échos de son contentement, de son soulagement, de s?s applaudissements, de son épanouissement.La vengeance a réussi ! ! ! O sonnets vengeurs ! ! ! Est-il possible que nos législateurs n\u2019aient pas prévu un semblable forfait?Mais l\u2019oubli peut se réparer et il est temps encore d\u2019ajouter à la liste des peines et des amendes, un châtiment pour ceux qui se rendraient coupables d\u2019une telle cruauté, qui emploieraient une vengeance aussi hideuse.Et si l\u2019on me demande mon avis là-dessus, je pense que le délinquant mérite, au moins, de se faire pendre par le cou jusqu\u2019à ce que mort s\u2019en suive.Oui, voilà les jeunes gens qui posent aux hommes sérieux ! On pardon-semblable férocité aux Mais, que voulez-vous, Tous les jouis on voit sur les journaux on s\u2019appelle ânons blêmes, ânons noirs, ânons rouges .Oh ! déesse du Bon Sens, et vous, déesse de la Charité,\t\u2014 revenez, revenez parmi les hommes qui sont surpris qu\u2019on annonce la fin du monde.En vérité, je vous le dis, la fin du monde est proche.Si vous n\u2019en êtes pas encore convaincus, relisez avec moi l\u2019entrefilet suivant, cette fleur que je cueille dans un journal parisien : \u201c Perdu, sur les boulevards, de la Madeleine à la Bastille, un petit \" chien, \u2018 Griffon \u2019, portant couverture de flanelle bleue doublée de satin \u201c piqué rose ; collier or ; monogramme R.de S.; bracelet d\u2019or à la patte ; u faux-col ruban rose ; mouchoir parfumé dans une petite poche.\u201d Si les lectrices du Samedi doivent bientôt aller à Paris, qu\u2019elles ne manquent pas de chercher le regretté Griffon, le cher perdu.Le retrouver serait, à cour sur, rendre la vie à sa maîtresse et s\u2019assurer son éternelle reconnaissance.Eglantine.P.S.Réponse à \u201c Un gars lent \u201d.pardon, Un galant.Mon correspondant s\u2019est piqué les doigts ?J\u2019en suis peinée, mais tant pis.Ça lui apprendra que les pétales frais et soyeux d\u2019églantine ne durent pas tout l\u2019hiver.Si on veut trop frôler l\u2019églantier, surtout en décembre, on s\u2019y blesse.\u201cEglantine, tu nous cachais un dard sous ta nerait à peine jeunes filles !.c\u2019est la mode, ces choses là ; PAS DE TAILLE k Monsieur.\u2014Encore pas de bouton à ma chemise.Veux-tu bien monter de suite, Lucie.II Lucie (apparaissant).\u2014Qu\u2019est-ce que tu as encore à crier.Monsieur.\u2014Rien, bobonne, rien.fatale rose et, \u201c présumant \u201d de la galanterie de celui que tu dis galant, aujourd\u2019hui \u201c il \u201d s\u2019en sert pour te juger, lui aussi.\u201d C\u2019est mon galant qui souligne et c\u2019est moi qui guillemette.Brrr ! ! il vente tellement dehors que je ne puis comprendre cette phrase.C\u2019est malheureux qu\u2019il y ait tant de bruits dans l\u2019espace.\u2014 Sans rancune, tout de même.\tE.A KALLIDICE Fraîche, tu viens de la fontaine sous les saules.La démarche légère est bienveillante au sol Et, sur la nudité de tes jeunes épaules, Le col pur de l\u2019amphore est moins pur que ton col.Que les vierges, tes sœurs, t\u2019appellent auprès d\u2019elles O Kallidice, vierge oublieuse aux bras blancs, Tu t\u2019arrêtes, inattentive, et tes yeux lents Contemplent le grand ciel rayé des hirondelles.Eugène Fayolle.IL AVAIT FAIT SES PREUVES DEVINETTE ¦rif i ü srs&kf&t Wjlf) iv'; .JJA/ Ce OUVÛiySCM, ?I- QUI \u2022\u2019 ar«F- c Le rédacteur du Samedi.\u2014Croyez-vous, mon cher monsieur, avoir assez d\u2019empire sur vous-même, assez de nerf, assez de front pour faire un reporter de première classe dans un journal humoristique comme le nôtre?\u2014 J\u2019en suis convaincu, monsieur.\u2014Et sur quoi vous basez-vous pour cela ?\u2014Eh, sur ce que, ayant à peine vingt anp, j\u2019ai déjà eu deux duels ; j\u2019ai assisté à plus de vingt, j\u2019ai fait naufrage une fois, j\u2019ai essuyé cinq déraillements de chemin de fer et j\u2019ai reçu cinq demandes en mariage.Rédacteur (affectueusement).\u2014Vous pouvez commencer de suite, mon ami, vous êtes digne d\u2019entrer chez nous.FACILE Ar FAIRE 8- Elle.\u2014Ne m\u2019as-tu pas dit plus de mille fois que tu étais prêt, en aucun temps, à risquer ta vie pour me faire plaisir?Lui.\u2014 Sans deute et je ne demande qu\u2019une occasion favorable.Elle.\u2014 En ce cas, descends à la cuisine et rapporte moi de quoi maDger.IL ÉTAIT AGUERRI Grand-père.\u2014N\u2019aie pas peur, mon petit Charles ; le tigre va prendre sou repas.C\u2019est pour cela qu\u2019il saute et fait tant de tapage.Petit Charles (naïvement).\u2014 Oh, moi pas peur, grand-père.Papa fait bien plus de bruit que ça quand son dîner n\u2019est pas prêt.Anglais exentrique (dont le chien est tombé à la mer).\u2014 Capitaine, arrêtez le vaisseau.Le capitaine.\u2014 Il ne m\u2019est pas permis de le faire à moins que ça ne soit un homme qui tombe à l\u2019eau.Anglais exentrique (sautant à la mer en criant).\u2014Arrêtez donc maintenant.ttee Les furoncles, plaies et ulcères indiquent un sarg vicié.La Salsepareille d\u2019A.yer expulse toute humeur malsaine. LE SAMEDI R camx et ce nie CL Jjt =2\t^t£| O J s ^ e\u2014i WC±\\ siii M H failli y k»v>Vi »Vs5.iv\u2019v.* \u2022¦ îr \u2022>; 1 SC CW-i'CVlviu* ¦\u2022\u2022 \u2022 :¦ :\u2022 .-pi#::» taiii ¦ ; [i:-Æ m0$ IRSIHCSISI ÉSff OSftrtlKBJtVltfll îyims; KrilKl.tMSKftK'! 1^558 ¦ ^VI»«££*«£» w< t* .v v \"iiJ mm -m W\tVVAM.VIlJll -LT' UWIIMîlvVW.WM»'» Uli.'tS w»«sâecas&su& ss iàVriM Ü?KSSSSî5SSSS!?SS8S?r!S! mm Wll!S4\"iPw5*X4'«l.\u2019«»^«^,^iSKt3lilSWv'5ï Il'1t ÎV^ kft'\u2022*'** ,K,\u201c V****^*?^1 Éspiæ^^ mài mm MM qqmmj mttNMa U.>ç «ipHi mmmm ÿSÈÊmm « .\u2018«\u2022.Vr>»> r»v;.\u2018A?K: >¦¦ 'Vv!^a£&;î m# lm\u2018M mi f la a ESSias 12 LE SAMEDI PINCE! VARIÉTÉS Lq jeu de dames était connu des anciens Egyptiens et les parties donnaient lieu a des disputes et à des querelles, tout comme de nos jours, ti l\u2019en s\u2019en rapportera certaines gravures ou tableaux qui datent d\u2019audelà\u2019de 4000 ans.4 ~ 9 Plus de 17,000 brevets, dans la Grande Bretagne seule, ont été accordés jusqu\u2019à ce jour pour fabriquer l\u2019encre.P4 Une seule hirondelle, d\u2019ajrès les savants, peut dévorer six mille mou» ches par jour.6 \u2022 Des momies, découvertes à Thèbes, démontrent clairement qu\u2019au temps des Pharaons, il existait des dentistes qui savaient confectionner des dentiers en or.m Lne fabrique d\u2019objets en porcelaine à Moscou, vient de recevoir une commande pour 400,000 vases imitation de Chine, sur lesquels devront etre graves les portraits du Czar et de la Czarine, et qui seront offerts en cadeaux lors des fêtes du sacre.Toutou se sent la patte pincée comirepar un étau.Voilà déjà longtemps que Bébé a prédit à son incorrigible Toutou qu\u2019fl lui arriverait malheur ! Ça devait être ! Toutou est bien le petit chien le plus téméraire, le plus désobéissant, le plus touche-à-tout qui se puisse voir ! C\u2019est ce que lui répète chaque jour en gémissant sa petite maîtresse ! Mais que voulez-vous ?Toutou s\u2019obstine à n\u2019en faire qu\u2019à sa tête ; cette bonne grosse tête carrée qui renferme malheureusement plus d\u2019idées biscornues que d\u2019idées raisonnables.Mais, c\u2019est égal, Toutou devrait être plus docile ! On ne me fera jamais croire qu\u2019avec un peu de bonne volonté il n\u2019eût pas évité la désagréable histoire qui lui est arrivée ! Jugez-en : Ce matin encore sa maîtresse lui a répété d\u2019être bien sage, de ne rien voler à la cuisinière, et surtout de ne rien toucher ! Toutou a écouté ces excellents conseils avec attention.Il n\u2019est pas contrariant, Toutou ! Jamais il ne dit non ! Mais à quoi cela sert il, puisqu\u2019il ne tient pas compte des avertissements.Le voilà parti ! Il fait d\u2019abord son petit tour habituel à la cuisine.R Tiens ! qu\u2019est.ce qui remue donc là-bas dans cette bourriche ?Toutou n\u2019a jamais rien vu de ce genre.C\u2019est vivant, puisque ça remue ! Toutou voit d\u2019abord une longue corne qui se meut de côté et d\u2019autre.Puis, peu à peu, sortant avec peine de la bourriche, une grosse patte formant comme une pince ; enfin un corps noirâtre et une queue qui se replie sur elle-même.Toutou est très intrigué ! Vous croyez qu\u2019il va battre en retraite ?Pas du tout ! Il commence par japper, il fait de petits bonds de côté et d\u2019autre, se baissant sur ses pattes d9 devant.Ma parole, il croit que les écrevisses vont faire une partie avec lui ! Mais celle-ci ne se soucient nullement de ses bonds.Elles sont sorties de la bourriche, à présent, et elles marchent de droite et de gauche avec des mouvements maladroits.Comme c\u2019est drôle ! Toutou les regarde avec stupéfaction.S\u2019il avançait la patte?peut-être ne l\u2019ont-eîles pas vu et seraient-elles bien aise de faire une petite partie ?Ouah ! ouah ! hi ! hi ! Entendez-vous la jolie musique 1 C\u2019est Toutou qui se sent la patte pincée comme par un étau ! Crie, mon ami ! Cela t\u2019apprendra une autre fois à être plus obéissant.On ne meurt pas d\u2019une bonne pincée et, si celle-ci peut te guérir de toucher à tout, nous dirons : Tant mieux ! J.N.AU COCHON Grognon, mais familier comme si nous t\u2019avions gardé ensemble, tu fourres le nez partout et tu marches autant avec lui qu\u2019avec les pattes.Tu caches sous des oreilles en feuilles de betterave tes petits yeux de cochon.Tu es cylindrique et ventru comme une groseille à maquereau.Tu as de longs poils comme elle, comme elle la peau claire et une courte queue bouclée.Et les méchants t\u2019appellent : \u201c Sale cochon ! \u201d Ils disent que si rien ne te dégoûte, tu dégoûtes tout le monde et que tu n\u2019aimes que l\u2019eau de vaisselle grasse.Mais ils te calomnient.Qu\u2019ils te débarbouillent, et tu auras bonne mine.Tu te négliges par leur faute.Comme on te fait ton lit, tu te couches, etGa malpropreté n\u2019est que ta seconde nature.Jules Bénard.Bien n\u2019égale la Salsepareille d\u2019Ayer pour purifier le sang.C'est la médecine du printemps.La consommation du vin diminue de plus en plus chaque année et l\u2019oa attribue cette diminution à l\u2019usage du tabac qui devient de jour en jour plus prononcé.Avec le gout du tabac dans la bouche, il est impossible d\u2019apprécier pleinement toute la finesse, tout l\u2019arôme des vins de premier cru.Les eaux du Bhin coulent avec trois fois plus de vitesse que celles de la Tamise.PBUDENCE La comtesse (à son jardinier).\u2014Pourquoi ne te maries-tu donc pas?Antoine.Tu as une très jolie maison, meublée avec goût.Tu as tout le confort possible et ton bonheur serait parfait si tu avais une femme pour avoir soin de toi.Tu ne dois pas ignorer que le premier jardinier du paradis terrestre avait une femme.Antoine.\u2014Tout cela, madame la comtesse, est bien vrai; mais sauf votre respect, notre aïeul à tous, après avoir pris femme, ne garda pas longtemps sa place, son maître finit par le mettre à la porte.O GALANTEBIE sgi i1 i ÿ- .-/U\u2019 i , 1.il il i A: 'U /b ' // /, ////,/ //, f/P ,JtrÆ AU y / % W\\\\ V a Voyageur poli \u2014Pardon, monsieur, ne pouvez vous vous reculer une petite place à cette dame qui est chargée et paraît fatiguée?Voyageur sans gêne.\u2014 Ah bien ! en voilà une bonne ! Mais, c\u2019est sieur.un peu et faire ma femme, mon- - . LE SAMEDI IS diplomate: en serbe Mi Alice (six ans).\u2014Je crois que je ne t\u2019aime plus, grand père ! Grand'père.\u2014Oh ! pourquoi cela, Alice ?Alice.\u2014Parce que je t\u2019aimais tant déjà que je ne crois pas t\u2019aimer davantage.Dis, veux-tu me donner cinq sous ?LARMES D\u2019AUTOMNE A Mlle Lison.Regarde, regarde Ninette,\tEt tu pleures pour quelques feuilles La feuille qui pleut dans le bois,\tQu\u2019au lointain, emporte le vent ; Voici venir les premiers froids,\tTu restes pensive, rêvant Cache-toi bien sous ta cornette :\tAux roses qu\u2019en été tu cueilles : Vois, c\u2019est comme des larmes d\u2019or\tD\u2019autres naîtront, sèche tes pleurs : Que le ciel pleure encor, encor.\tLes roses ne sont pas des cœurs- Sous tes pieds, écoute-les bruire\tTu pleures et, pourtant, ma chère, Comme des âmes qu\u2019on broierait,\tQue de cœurs fripés dans tes doigts.Pleurant leur sang dans la forêt\tQue d\u2019amours vivants autrefois Avec des chants tristes de lyre :\tEfleuillés, par toi mis en bière, Sous le soleil éblouissant\tEt tu riais si follement C\u2019est comme un grand tapis de sang.De chaque triste enterrement.Demain, tu fouleras mon âme Comme ces feuilles sous ton pied, Mais, sans larmes et sans pitié, C\u2019est spectacle pour une femme Si doux que le spasme d\u2019un cœur Qui meurt d\u2019amoureuse douleur.Jean Sauvigny.Carnet du Docteur PROPRIÉTÉS HYGIÉNIQUES DES LÉGUMES (Suite) Quelques personnes boivent, dans le même cas, des infusions de feuilles fraîches ou desséchées, à raison de \\ à 1 once par pinte d\u2019eau bouillante.D\u2019autres font bouillir la racine d\u2019artichaut dans du vin blanc et boivent cela pour combattre l\u2019hydropisie et la jaunisse.L\u2019asperge jouit partout d\u2019une grande réputation pour ses propriétés apéritives, diurétiques et calmantes.La soupe aux asperges soulage dans les affections de la vessie et dans certains rhumes.lies racines sont également diurétiques, les jeunes pousses ont une action calmante sur la circulation du sang et particulièrement sur les mouvements du cœur.La bette ou poirée sert dans les fermes à en velopper le beurre.Ses larges feuilles sont émollientes et adoucissantes ; elles entrent dans la confection des bouillons d\u2019herbes.On en fait aussi des boissons employées contre les inflammations des intestins.Chacun sait que les feuilles s\u2019emploient au pansement des plaies des vésicatoires.La bettterave à salade est un aliment sain et rafraîchissant.On en fait des salades excellentes dans les fermes.La carotte ou racine jaune est un légume bienfaisant contre les maladies de foie.Râpée ou écrasée et appliquée sur les dartres, la carotte apaise les douleurs et les fortes démangeaisons.Le céleri est une plante à salade peu cultivée dans les fermes.Elle est saine/ agréable, aperitive et diurétique.Les graines sont excitantes et carminatives.Le cerfeuil est excitant et diurétique.On l\u2019associe à toutes sortes de mets.On l\u2019emploie surtout pour aromatiser les bouillons.La chicorée amère ou sauvage est tonique, laxative, fébrifuge et dépurative.# -^e chou a eu autrefois une grande réputation hygiénique.Les Romains, disait-on, se sont passés de médecins pendant plusieurs siècles ; mais alors ils consommaient beaucoup de choux.Le chou rouge a des propriétés pectorales.Pour les personnes robustes, les choux sont un aliment très sain, et à la campagne on en fait une grande consommation.Ils passent pour être gras par eux-memes, probablement parce qu\u2019on les fait cuire habituellement avec du lard, du bœuf ou des volailles.La.courge fournit un aliment sain, adoucissant, qui apaise la chaleur et 1 irritation des viscères.Les tartes à la courge sont un vrai régal à la campagne.Le cresson a des propriétés connues partout.C\u2019est, eh eflet, une planté dépurative, diurétique et expectorale.Le cresson excite l\u2019appétit et fortifie l\u2019estomac.Toutefois, les personnes nerveuses doivent en usét modérément.L\u2019échalotte a des propriétés analogues à celles de l\u2019ail, mais elle a une saveur moins forte, ce qui la fait préférer à l\u2019ail par bien des personnes.L\u2019épinard est sain, rafraîchissant et laxatif.Oa en met dans les\u2019bouiï-lons rafraîchissants, avec de la laitue et du cerfeuil.La fève est un aliment recherché, agréable.La farine de fève s\u2019emploié en bouillie contre les diarrhées persistantes.Cbi en fait aussi des cataplasmes légèrement résolutifs.Le fraisier est diurétique, apéritif et astringent par sa racine.Cette racine sert à faire des décoctions qui rendent des services dans les hémor^ ragies.Les fraises conviennent aux tempéraments sanguins.On prétend que des personnes ont été guéries de îa goutte en mangeant des fraises matin et soir.Le haricot est un légume sain et appétissant quand il est bien cuit et bien préparé.Les haricots verts sont aqueux et peu nourrissants ; l\u2019enveloppe du haricot, appelée parchemin, le rend plus ou moins indigeste et venteux pour certains estomacs délicats.La laitue est un aliment qui tempère la soif et procure du sommeil.Les feuilles servent à faire des cataplasmes émollients.La mâche ou levrette, ou encore doucette, est adoucissante; pectorale, rafraîchissante et laxative.Docteur Ox.Menus Epicuriens Potage purée de perdrix, Barbue sauce diplomate, Pièce de bœuf sauce tomates, Poulets rôtis à la peau de goret, Pommes de terre soufflées, Flan d'amandes à la Descars.Potage à la purée, de perdrix.\u2014Faites rôtir une perdrix récemment'tuée, et épluchez une cinquantaine de marrons rôtis que vous remettez à cuire dans de bon bouillon.Otez la peau de la perdrix, désossez-la complètement et pilez-en bien les chairs ; égouttez ensuite les marrons, mettez-les dans un mortier avec la chair déjà pilée de la perdrix, amalgamez le tout ensemble, passez à l\u2019étamine, mélangez ensuite du pain à potage mitonne avec ce résidu qu\u2019il faut servir chaud.Pommes de terre soufflées.\u2014Pour obtenir des pommes de terre souffléee, coupez-les d\u2019un X de pouce d\u2019épaisseur, puis faiter-les cuire aux trois-quarts dans une friture modérément chaude, afin de ne les pas saisir trop vigoureusement, et qu\u2019en les retirant l\u2019extrémité ne soit pas sèche.Faites ensuite fortement chauffer la friture, le replongez-y les pommes de terre, en les agitant sans discontinuer jusqu\u2019à ce qne e gonflement, qui a lieu à vue d\u2019œil, soit complet ; retirez-les alors définitivement, salez-les, laissez-les égoutter et servez-les vivement.SAUCES Roux blond.\u2014Le roux est la base de presque toutes les sauces brunes.Mettez dans une casserole du beurre mêlé à de la farine fine et à la consistance de pâte ferme, placez la casserole sur un fourneau assez vif et laissez-là, eu ayant soin de remuer toujours, jusqu\u2019à ce que le roux soit d\u2019un blond clair ou foncé suivant le besoin.Mouillez alor3 avec eau ou bouillon tout en continuant à remuer et au premier bouillon retirez du feu.Roux blanc.\u2014Procédez comme pour le roux blond, seulement ne laissez nullement prendre de couleur à la farine.Ce blanc, improprement appelé roux, sert à lier les sauces non colorées.Les roux ont quelquefois de l\u2019âcreté qui provient d\u2019une cuisson trop prompte ou trop avancée.On l\u2019évite, en retirant la casserole de dessus le fourneau lorsque le roux commence à blondir et en la mettant au-dessous, sur la cendre chaude, de manière à ce que la cendre rouge du fourneau tombe sur le couvercle qui la couvre, et en remuant l\u2019appareil toutes les cinq minutes jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit d\u2019un beau roux.Retirez alors la casserole et mouillez comme ci-dessus.Baron Brisse.DEVINETTE \u2022\u2014Ils prétendent que Gaspard est tombé dans la crevasse ! Le vois-tu ?mê:i mm iZujf/m mm 14 LE SAMEDI AVIS Afin que nos lecteurs aient le temps nécessaire pour l'étude des Echecs, Jeux d\u2019E sprit et Casse-Tête, les Solutions ne seront publiées que 15 jours après l\u2019énoncé du problème.Exemple : Les solutions des problèmes du No du 15 février ne seront publiées que dans le No du 29 et devront nous être parvenues au plus tard le jeudi 20 à midi.Rappelons une dernière fois que les solutions du Casse-Tête doivent être collées sur une feuille blanche, lè nom et l\u2019adresse écrits lisiblement, en bas et non derrière.ECHECS PROBLÈMES D\u2019ÉCHECS ET JEUX D\u2019ESPRIT PROBLÈME No 50.Par J.V.Hauerland noirs BLANCS Les blancs jouent et font mat direct en trois coups.Jeux d\u2019Esprit No 310 \u2014 ANAGRAMMES Par Josèphe lo Sur huit pieds Africain ; mêlez, je suis au bagne.2o Femme célèbre : D\u2019une torche n\u2019ai envie.x No 311 \u2014 MÉTAGRAMME Par Josèphe Sur six pieds, on me dit insecte malfaisant ; Si tu changes ma tête, on me redoute autant.Ils ont bien mérité des musiciens \"2sU Edouard.\u2014Venez-vous essayer votre adresse au tir, Mlle y irtuose ?Mlle Virtuose.\u2014Merci bien, monsieur Edouard, je suis venu respirer un peu l\u2019air frais sur le pont, mais je descend de suite jouer la \u201c Villanelle \u201d de Chaminade, sur mon piano Earn.Quel merveilleux instrument que ce piano.Edouard.\u2014Ça c\u2019est vrai, et MM.Thibault et Smith ont bien mérité des musiciens en le leur faisant connaître.No 312 \u2014 LOGOGRIPHE Par Miss-Terre Avec mon cœur, je me compose de graminées, Otez-le, j\u2019appartiens aux onomatopées.x No 113 - ARCHITECTURE ETYMOLOGIQUE Par Jean Canada 1.\tPlacer une voyelle devant et après une consonne pour avoir un nom de femme ; une consonne devant et après ce nom de femme pour avoir : penser d\u2019une manière vague.2.\tPlacer une voyelle devant et après une consonne pour avoir un ouvrage rempli d\u2019anecdotes ; une consonne devant et après cet ouvrage pour avoir une friandise.3 Placer une voyelle devant et après une consonne pour avoir une époque ; une consonne devant et après cette époque pour avoir le nom donné aux peuples les plus orientaux de l\u2019Asie.x No 114 \u2014SYNONYMES ET CONTRAIRES Par F.Weber SYNONYMES Commencement d\u2019un Proverbe : Vaisseau ;\u2014 Auteur \u2014 Pierre \u2014 Tentative \u2014 Certain \u2014 Rêve \u2014 Éternel \u2014 Spectacle \u2014 Cavalier.CONTRAIRES Fin du Proverbe : Travailleur \u2014 Départ \u2014 Là \u2014 Rien \u2014 Critique \u2014 Obéir \u2014 Reconnaissant.X No 315 \u2014COMBLE Par X.Y.Z.Quel est le comble de l\u2019ennui pour un bavard à table ?x No 316 \u2014 ACROSTICHE Par Muguet des Bois Remplacer les points par des lettres formant le nom de deux fleurs.UN MODÈLE D\u2019ÉCONOMIE Adresser les solutions à Philidor, journal le Samedi.Solutions des Problèmes et Jeux d\u2019Esprit DU NUMÉRO 39.ÉGHEGS Solution du problème No 49 Blancs\tNoirs 1\t\u2014C 5 F 2\t\u2014 Suivant le coup 1\t\u2014 N\u2019importe lequel 2\t\u2014 Echec et mat Nota.\u2014Nous avons donné, dans le dernier numéro, une solution fausse du problème No 48.La voici rectifiée.BLANCS 1\t\u2014 F 5 T R 2\t\u2014 D 4 F R 3\t\u2014 D suivant le coup NOIRS 1\t- R 7 R 2\t\u2014 N\u2019importe lequel 3\t\u2014 Echec et mat PROBLÈME No 303 Pois\u2014 Son.x PROBLÈME No 304 CONSONNES ÉPITAPHE DE SARRASIN Pour écrire en styles divers, Ce rare esprit surpassa tous les autres ; Je n\u2019en dis plus rien, car ses vers Lui font plus d\u2019honneur que les nôtres.Pellisson.VOYELLES Mon imitation n\u2019est point un esclavage ; Je ne prends que l\u2019idée, et les tours et les lois, Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois.La Fontaine.CONSONNES ET VOYELLES On sait un peu de tout quand on a voyagé x PROBLÈME No 305 Faîne \u2014 Geste \u2014 Maire \u2014 Parti \u2014 Tapis.Ain \u2014 Est \u2014 Air \u2014 Art \u2014 Api.rh - EMubi™ ^le-\u2019 Louis Blais, J A Genest (Sherbrooke) ; H Cusson, SÆ-J Bocan (St Boniface, Man) ; Mlle Malvina Geoffroy (St Félix de Valois) ; Honorius Leduc Fthw%rio qmÎ\"
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.